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Donc Maurane est morte (et non pas Marrane comme j’ai vu, écrit par erreur). Mais comme je ne savais même pas qu’elle vivait, que cette personne existait, je comprends mal que toutes les gazettes pipole et non pipole en fassent tout un foin et une information à la une. À chaque seconde dans le Monde meurt, sans doute, quelqu’un ou quelqu’une quand dans le même temps naît quelqu’une ou quelqu’un.

Il faut dire que je suis totalement ignare en sous-culture « à la mode » ou « dans le vent » comme on disait en ma jeunesse. Et aussi que je n’ai rien contre elle, Maurane. Elle était belge, me dit-on ; déjà je ne connais pas tout ce qui est français ou prétendu français…

On me dit également que ce n’est pas de la sous-culture, qu’elle allait chanter Brel. Or, c’est lui-même qui affirmait que ses chansons étaient faites pour être dites et partagées de visu. Et il avait raison. Or, à mon humble avis, les chansons de Brel (qui avait quand même un fort penchant macho, ou disons mâle pour moins choquer) ne peuvent pas faire un bon répertoire féminin.

 » Dans le port d’Amsterdam », par exemple, une chanson d’homme, crue, presque une chanson de marins, chantée par une femme est aussi ridicule que si elle était chantée par les Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Ce qui ne serait pas le cas avec ses premières chansons très cathos, du temps où Brassens l’avait surnommé « le révérend père Brel » ou « l’abbé Brel » et que ce dernier chantait, dans les cabarets parisiens, habillé d’une sorte de soutane, djellaba ou burnous.

Ou « ne me quitte pas » qui suinte le mâle. Ou « les bourgeois, c’est comme les cochons » qui me semble marqué par une tournure d’esprit masculine. D’ailleurs, les tours de chant de Brel sentaient la sueur du mâle excité. Certes Barbara, à la voix délicate, a chanté Brel… et Brassens, mais il faut savoir que Brassens n’appréciait pas ses chansons dans la bouche de Barbara, et le lui fit savoir.

Mais passons…

C’est contre la mort que j’ai quelque chose. Et en particulier contre les morts injustes. « Les morts injustes », je veux dire « les morts » pluriel de la mort et non pas pluriel du mort. Certes, on peut dire que toute mort est injuste, mais il est bon de nuancer en ce domaine.

Maurane aura été chanteuse, me dit-on, c’est toujours mieux que maîtresse-chanteuse. Et moi j’en connais une de maîtresse-chanteuse (si l’on veut bien admettre ce féminin), prétendue « écrivaine » (itou), tout juste écrivassière, qui aura tout fait pour que la mort d’un artiste de grand talent soit ravalée au rang d’un sordide fait divers, manipulé par toute la maffia médiatique de France et de Navarre (à l’exception de quasiment personne).

Je veux parler de la mort de David Hamilton consécutive à la diffamation qu’il a subie venant de Flavie Flament et compagnie, artiste (lui, l’artiste) dont on ne sait toujours pas à ce jour s’il s’est réellement suicidé ou si on ne l’a pas un peu aidé (matériellement, physiquement, concrètement) à se suicider.

Maurane serait morte de manière naturelle (répètent unanimes les media perroquets), mais elle devra quand même subir une autopsie. Donc il semble que l’affaire soit entendue avant même les conclusions des médecins-légistes, ce qui me fait penser immédiatement à ce qui s’est passé avec David Hamilton, « suicidé » dans les media dès avant autopsie.

Mais il y a tellement de Maurane sur Terre, apparemment, que les media ne semblent pas avoir le temps d’étudier des sujets, finalement, annexes et dérangeants pour eux. J’attends encore une enquête sérieuse de gazette sur les causes réelles de la mort de David Hamilton. Qui ne viendra probablement jamais, si ce n’est dans dix, vingt, cinquante ans, quand moi-même je serai ad patres.

Lorsque l’on a passé son temps et dans l’unanimité délirante et totalitaire à diffamer, cracher sur un homme, l’insulter, il est difficile ensuite de chercher à en savoir, ou en dire plus ou mieux, qui ne conforterait pas le dogme et le mensonge.

David Hamilton: un doigt d’honneur souriant à l’épouvantable bêtise humaine!

***

Il faut être très bête, il faut être très inexpérimenté, il faut être très partial, il faut être très moderne pour ignorer que l’homme réputé le plus « méchant » peut démontrer des trésors de sensibilité; Villon le poète était un assassin.

Il faut être très bête, il faut être très inexpérimenté, il faut être très partial, il faut être très moderne pour ignorer de quel côté se trouvèrent, dans l’Histoire, les plus vrais et les plus grands, les plus sympathiques des anarchistes.

Il faut être très bête, il faut être très inexpérimenté, il faut être très partial, il faut être très moderne pour ignorer que l’homme réputé le plus « gentil » peut être une parfaite crapule.

Il y a deux sortes de gens qui me font rigoler, en ce qui concerne David Hamilton.

Ceux qui croient aux fables grotesques déversées à son sujet.

Et puis les dames ménopausées atteintes de sensiblerie, et qui croient qu’il était kitch ou éthéré.

David Hamilton était un poète, un grand poète, un immense poète, un être d’une extraordinaire sensibilité. Dans le même temps, il traitait de « putains » beaucoup de photographes; et il envoyait se faire voir les mémères de quarante ans aux jupes à mi-cuisse.

David Hamilton parlait clair.

Il n’est en rien réductible à ses photographies de jeunes filles. Ses photographies de jeunes filles aux chapeaux de paille dans des jardins d’été ne sont qu’une partie, une infime partie de son œuvre. Ce n’est ni de sa faute, ni de la mienne, si son œuvre et sa personne sont méconnues, ou si presque personne n’en a une vision complète et totale.

Ce n’est pas de ma faute si aucun éditeur, en France, n’a le courage et le bon goût de me demander d’écrire une vraie biographie de David Hamilton.

Chez les grands, les sentiments sont purs. Et l’expression de leurs sentiments est pure et directe. Ils ont en eux un mélange détonant de violence et de tendresse, et ce mélange ne peut étonner que les abrutis sans expérience et sans aucune connaissance psychologique. René Benjamin, par exemple, a expliqué merveilleusement tout cela dans plus d’un de ses livres.

Voici une photo rarissime, prise à Ramatuelle pendant l’été de 1973, en compagnie de Mona. Vous ne l’avez sans doute jamais vue.

Eté 1973, Ramatuelle. David Hamilton et Mona. Photographie rare / blog « En défense de David Hamilton »

Il faut être très bête, il faut être très inexpérimenté, il faut être très partial, il faut être très moderne pour ignorer que l’homme le plus distingué du monde peut faire un doigt d’honneur.

David Hamilton, pendant toute sa vie a fait un doigt d’honneur à la laideur, à l’absence de poésie, à la médiocrité, au conformisme. Et c’est ce qu’il fait encore, je le crois, dans les domaines de la mort.

La connerie humaine mérite un droit d’honneur. Nous nous joignons à François Villon, à Rabelais, à Pierre l’Arétin, à Pierre Louÿs, à Céline et à ses récits de cunnilingus, à Alphonse Boudard, à Frédéric Dard, à tous les grands écrivains érotiques et salaces, et à David Hamilton, pour répéter ce doigt d’honneur à toute médiocrité, à toute pruderie bigotte, à tout conformisme, à tout mensonge, à tout lieu commun, à toute laideur.

Si tu rencontres un de tes pairs, salue-le comme il convient.

Si tu rencontres un connard, rends-lui un hommage… majeur!

La vraie vulgarité est l’apanage des aristocrates de l’esprit.

Si un vulgaire fait un doigt d’honneur, il reste vulgaire.

Un aristocrate est toujours un aristocrate, en tout.

Ah! Sourire!

Un sourire!Un doigt d’honneur souriant, face à la plèbe!

Sensible. Anti-conformiste. Rebelle. Lucide. Voilà ce qu’était David Hamilton.

Olivier Mathieu

PS La photo de David Hamilton n’est pas même une photo « cachée ». Elle a été publiée en 1974 dans un magazine international.

Rappel. *** Curiosités cinématographiques hamiltoniennes sur le blog « En défense de David Hamilton »

Première série :

 https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/04/27/david-hamilton-raretes-cinematographiques-premiere-serie-avec-une-photographie-inedite-de-dawn-dunlap/

Deuxième série:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/04/28/david-hamilton-raretes-cinematographiques-seconde-serie-avec-des-photographies-rares-de-bilitis/

Troisième série:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/05/01/curiosites-cinematographiques-hamiltoniennes-troisieme-serie-article-pour-vrais-cinephiles-hamiltoniens/

Quatrième série : le 11 mai 2018 sur le blog « En défense de David Hamilton »

Pourquoi nos souvenirs sont-ils si éloignés de la réalité? — article recopié de MSN.COM

source :

https://www.msn.com/fr-fr/actualite/technologie-et-sciences/une-bonne-partie-de-vos-souvenirs-sont-faux/ar-AAwMdvy?li=BBoJvSH&ocid=mailsignout

Cet article est publié en partenariat avec Quora, plateforme sur laquelle les internautes peuvent poser des questions et où d’autres, spécialistes du sujet, leur répondent.

***

La question du jour : «Pourquoi nos souvenirs sont-ils si éloignés de la réalité?»

La réponse de Fabian van den Berg neuroscientifique et psychologue [dont la devise est : « An alleged scientific discovery has no merit unless it can be explained to a barmaid. » Une découverte scientifique alléguée n’a aucun mérite sauf si elle peut être expliquée à une serveuse ; ce qui n’est pas très gentil pour les serveuses]:

La mémoire est un mécanisme bien étrange. Pour commencer, les faits et les aptitudes relèvent d’un type de mémoire différent de celui des souvenirs que nous avons des événements que nous vivons. Il est donc parfaitement normal que vous soyez capable de me dire ce que signifie ADN et de me donner les cent premières décimales du nombre pi [si ces connaissances correspondent à votre secteur d’activité, ndlr], et pourtant d’oublier ou de vous tromper à propos de ce que vous avez fait le mois dernier.

Quant au décalage entre votre souvenir et la trace écrite d’un événement, il n’y a rien de très étrange à cela non plus. En fait, cela arrive à presque tout le monde. La différence, c’est que la plupart des gens ne gardent pas de trace écrite des événements; il n’est donc pas possible d’effectuer une comparaison ou de vérifier les souvenirs en question.

Le souvenir est un tableau

Un souvenir n’est pas une représentation parfaite d’un événement. Ce n’est pas une photo ou un film de nos vies. Lorsque nous «encodons» quelque chose, nous emmagasinons les principaux aspects, ceux qui se démarquent et nous semblent importants. Le choix de ces aspects dépend également de nous, de nos expériences passées et de nos connaissances, et varie en fonction des personnes.

Si vous avez besoin de vous souvenir de la position des pièces sur un échiquier, vous essaierez sans doute de vous souvenir de leur position exacte. Un champion d’échecs, quant à lui, mémorisera également la façon dont les pièces sont placées les unes par rapport aux autres. Son souvenir sera plus précis, car il aura enregistré des aspects plus saillants du jeu d’échecs. Pourquoi cela? Car la position relative des pièces sur le plateau de jeu est importante, et le champion le sait.

Ces pièces importantes forment le squelette des concepts mémorisés. Lorsque nous nous souvenons de quelque chose, nous reconstituons le souvenir dans son intégralité à partir de ce squelette, en comblant les vides. Pas comme un film ou une image, mais plutôt comme un tableau. En l’absence de l’original, nous sommes obligés de peindre à nouveau le tableau, dont nous mémorisons à nouveau des aspects importants… et ainsi de suite.

Tellement d’erreurs dans nos souvenirs

Le problème, c’est que des erreurs font leur apparition, nous devons combler les trous et le processus n’est pas parfait. Vous oublierez sans doute des détails importants, que vous devrez «deviner» ou «extrapoler» à partir de ce que vous savez maintenant. Au fil du temps, ces détails se superposent les uns aux autres, des éléments sont ajoutés, modifiés, supprimés. Si vous vous entretenez avec une personne ayant vécu le même événement, il est probable que vous vous approprierez une partie de son souvenir.

Mais ce changement se fait progressivement et, en l’absence de l’original, nous ne sommes pas en mesure de nous en rendre compte. Il n’existe pas de négatif du souvenir initial, pas de référence pour corriger les erreurs que nous commettons. Des erreurs qui s’accumulent et finissent par créer un souvenir bien loin de la réalité. Ce dont vous vous rendrez compte si vous en avez conservé une trace écrite.

Nos souvenirs sont imparfaits, j’en ai bien peur, et nous n’en sommes même pas conscients. Et je pense pouvoir dire sans crainte que la plupart des choses dont nous nous souvenons sont fausses. Pas étonnant, donc, que les récits de témoins oculaires soient considérés comme de très mauvaises preuves…

*** fin de l’article ***

    En conclusion, à trop vouloir prouver, on ne prouve plus rien… N’est-ce pas Flavie Flament ? N’est-ce pas gourou Muriel Salmona, « psychiatre-psychotraumatologue » (sic), présidente de l‘association « Mémoire Traumatique et Victimologie » ? N’est-ce pas gourou David Gourion ? Niveaux psychologique, psycho-sociologique, sociologique : l’ensemble des approches est concerné. Oui, ceci se joue également collectivement, par effet de mimétisme, goût de l’extraordinaire, esprit grégaire au sein même des communautés humaines et des peuples. D’où l’existence de rumeurs infondées, de mythes tenaces ou savamment entretenus pour raisons diverses ; par soucis religieux, idéologiques et/ou politiques de tous temps, tous lieux ou du moment.

     D’où la nécessité première et légitime d’avoir toujours à l’esprit la prégnance invisible ou trop visible des mensonges dominants et de la manipulation médiatico-spectaculaire comme système totalitaire de domination prêt à tout. Ce que les dominateurs collabos de l’Empire mondialiste (heureusement chancelant) nomment : complotisme, conspirationnisme, qui ne sont que simples reflets de leur propre réalité complotiste et conspirationniste prête à toutes les barbaries.

Ainsi est-il extrêmement difficile de faire accepter certaines vérités basées sur la Raison et l’analyse des faits, témoignages (toujours aléatoires et propres à chaque individu), documents d’époque, mœurs et coutumes des temps passés, des lieux autres. La base même des contes, légendes et mythologies, ou poétisation des faits historiques en épopées diverses, ou encore des grandes figures ou grands faits collectifs constitutifs des nations.

     Doute cartésien, scepticisme pascalien devraient d’ailleurs être constamment appliqués à tous les domaines des sociétés; et en tout premier lieu dans celui de l’histoire ancienne ou plus encore contemporaine ; et à ce qui se joue au présent, comme au Moyen-Orient. L’Histoire sérieuse n’est faite que d’approximations affirmées et non cachées, approches diverses et rapprochements progressifs, révisions perpétuelles ; dégagements, gangue après gangue, des idéologies passées et originelles, des préjugés vulgaires ou pseudo-scientifiques qui ont présidé à leur naissance et à leur maintien.

    Quelques exemples « collectifs » du côté « amerloque » :

— Le complot qui a présidé à l’assassinat de Kennedy dont il serait trop long de parler ici ;

— Les « marches sur la Lune » de quelques cow-boys, les quelques pas de rien du tout propres aux studios hollywoodiens ; pas plus ni moins éloignées de la réalité que le monde magique de Tintin ;

— Les chutes mortifères grotesques de trois tours d’armature métallique provoquées par deux avions y entrant comme dans du beurre, suivies de deux incendies à la fois minuscules et ridicules ; la troisième tour tombant d’ailleurs « toute seule » par la simple opération du Saint-Esprit (probablement par bombinettes atomiques déjà en place) ; toutes trois chutant « tout droit » et en si peu d’instants, à l’image similaire d’immeubles abattus par charges explosives savamment placées ;

    Et du côté français (je suis ici Franck Ferrand qui dans son livre L’Histoire Secrète a compilé quelques exemples intéressants, parmi eux ) :

— Le fait qu’Alésia ne se situerait pas en Bourgogne mais dans le Jura ; ne serait pas l’Alise-Sainte-Reine du mont Auxois, affaire montée de toute pièce par Napoléon III, avec même à l’époque de l’Empire, étalage de fausses découvertes et faux restes archéologiques ; mais sans doute l’oppidum de Chaux-des-Crotenay surplombant la plaine de Syam ; cf. ici les travaux d’André Berthier;

— Jeanne d’Arc, 1/ ou plutôt Jeannette Dart, ou plus communément La Pucelle, 2/ qui n’était pas d’origine lorraine, mais barroise (vosgienne) 3/ dont le père était doyen de Domremy ce qui en faisait, entre autres, le percepteur de la cité, 4/ qui n’a jamais été bergère, 5/ qui était lettrée, 6/ qui n’a pas entendu des voix, mais prétendit avoir eu des visions, 7/ qui n’avait pas pour but de « bouter les anglois » hors de France mais apparemment de réintroduire fermement le lignage français sur le trône de France, 8/ a été manipulée par Yolande d’Aragon, reine de Sicile, belle-mère de Charles VII et son entourage, 9/ puis abandonnée à son sort, œuvre achevée, sans aucun état d’âme. Cf. ici les travaux de Philippe Erlanger;

N.B. Jeanne d’Arc eût comme compagnon d’armes Gilles de Rais (ou de Retz), promu maréchal de France le 17 juillet 1429, jour du sacre royal de Charles VII à Reims, futur Barbe Bleue de la légende en compagnie d’Henri VIII d’Angleterre, puis du conte de Perrault, et dont l’histoire est elle-même controversée de nos jours encore;

— À compter de 1658, Corneille ou plutôt, tel qu’on peut logiquement le penser, l' »Atelier Corneille », c’est-à-dire Pierre Corneille, Thomas Corneille et quelques autres versificateurs ou prosateurs de théâtre moins connus, est l’auteur de l’essentiel des pièces dites de Molière ; à quelques lignes ou vers près, courtes scènes de transition ou ajouts de quelques passages comiques ; ou rares travaux collectifs reconnus;

C’est alors qu’il atteignait trente-six ans que, comme par miracle, Molière et avec lui le répertoire propre de l’Illustre Théâtre, changent du tout au tout et passent, pour le dire en raccourci du Barbouillé à Sganarelle, des farces de foire aux comédies tout à la fois de caractères, de mœurs et de situations;

Déjà un premier passage quelques années auparavant, pour six mois au Jeu de Paume de Rouen, avait vu toute la troupe se rendre chez le notaire de Pierre Corneille, et Poquelin se métamorphoser en Moliere sans accent ; ce pseudonyme que Molière s’est toujours refusé à expliciter, même auprès de ses amis, mais qui semble venir d’un vieux verbe « molierer » signifiant « légitimer », pourrait donc avoir le sens de : Légitime, que l’on pourrait mettre en parallèle avec l’expression de l’édition d’alors : « avec privilège du Roy » ; ici il ne s’agirait pas d’un privilège royal mais d’un arrangement qui ferait de Molière et de sa troupe les acteurs privilégiés, légitimes des pièces de Corneille;

La place des représentations du théâtre de Corneille, reconnu et dramatique, devint alors très important dans le répertoire de la troupe que Molière dirigeait ; et qui lui ôtait d’ailleurs le temps de composer lui-même des pièces, comme il en était de même des autres directeurs de troupe, et comme il en fut de même très probablement de Shakespeare, plus haut dans le siècle (mais c’est ici encore un autre sujet).

Cf sur ce sujet les articles de Pierre Louÿs parus en 1919 dans Le Temps et Comoedia, le livre de Henry Poulaille Corneille sous le masque de Molière (1957) ou près de nous les ouvrages de Denis Boissier.

J.-P. F.

Curiosités cinématographiques hamiltoniennes (troisième série), article pour vrais cinéphiles hamiltoniens

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Document rarissime, publié pour la toute première fois par le blog « En défense de David Hamilton »: AFFICHE DU FILM « Les jeunes filles en fleurs » de David Hamilton, présenté à Cannes en 1972 (hors compétition).

Le blog « En défense de David Hamilton » publie deux documents inédits en exclusivité sur Internet.

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Nous sommes en 1972. Le mercredi 17 mai.

Au festival de Cannes, projection du film « Abattoir n° 5 ».

Mais aussi (hors compétition), projection de « Les jeunes filles en fleurs » de David Hamilton. Un court métrage en couleurs (35 mm).

C’est sa collaboratrice, la fameuse Marita Coustet, qui s’occupe de beaucoup de choses, notamment à Cannes.

Sur le document qui précède, l’affiche du film: nous avons simplement caché l’adresse et le téléphone qui sont indiqués sur l’original.

 

Document rarissime, sans doute inédit sur Internet, au sujet du film « Les jeunes filles en fleurs » de David Hamilton (17 mai 1972)

Quelques considérations:

  • nous avons contacté Cannes: ils ne savent rien sur ce film…
  • c’est donc le blog « En défense de David Hamilton » qui publie pour la première fois sur Internet, aujourd’hui, ces deux documents pratiquement inédits.

Une question :

  • il est donc possible, dans la France de Macron, qu’un film présenté au Festival de Cannes en 1972 soit complètement oublié, que les services du Festival de Cannes ignorent tout à son sujet, et que ce film ne se trouve dans aucune bibliothèque, médiathèque, cinémathèque…!!!

Ma question:

c’est ça, la « culture », en France?

*

Le blog « En défense de David Hamilton » publie donc pour la première fois sur Internet ces deux documents inédits, et d’autres suivront.

Je remercie les collaborateurs de David Hamilton qui m’aident actuellement, en leur suggérant de prendre et de reprendre contact avec moi, dans le but notamment de sauver et de diffuser ce film.

Je remercie enfin les gens qui possèdent ce film, qui savent quelque chose à son sujet, qui ont participé à son tournage, de prendre contact avec moi.

*

A lire:

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2016/12/21/david-hamilton-et-son-film-une-nomination-au-festival-de-cannes-1972-les-jeunes-filles-en-fleur/

 

Moi, « témoin » pas autorisé de Mai 1968…

Publié le 1 mai 2018 par defensededavidhamilton

 

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Curieux, ce monde qui ne cause que de « témoins » mais où les vrais témoins ne sont jamais écoutés…

Curieux, ce monde qui va déverser son habituelle logorrhée journalistique sur Mai 1968, mais sans qu’aucun journal ait l’élémentaire intelligence, l’élementaire curiosité, l’élementaire originalité de me demander, à moi, mon « témoignage ». Je ne suis pas un témoin? Un témoin comme il faut? Un témoin qui dit ce qu’on lui dit de dire?

Curieux, ce monde où les « témoins » doivent être autorisés.

*

Je sens qu’en ce mois de mai 2018, je vais beaucoup m’amuser à lire toutes les crétineries que l’on va pondre (pondre est un terme très poli) sur Mai 1968.

1968, campus de l’Université de Nanterre: déjà à l’époque, c’était pas le moment de venir me raconter des conneries.

Cette photo de moi a été prise sur le campus de l’Université de Nanterre, le 1er mai 1968. Il suffira, à toute personne (s’il en reste) en possession d’un cerveau en état de fonctionnement, de regarder cette photo pour comprendre que je n’étais pas un jeune garçon « moderne » (de ceux qui, aujourd’hui, ne savent ni lire ni écrire à l’âge de dix ans, à celui de vingt non plus d’ailleurs, et passent leur temps à tuer des zombies en jouant à des jeux vidéo dont le but et le résultat sont de les abrutir).

Sur cette photo j’ai sept ans, je parle déjà trois ou quatre langues, ayant eu la chance de ne jamais aller à l’école j’ai un quotient intellectuel supérieur, et je suis très au courant de ce qui se passe à Nanterre et à la Sorbonne (où enseigne mon père). Je suis d’autant plus au courant que j’habite pendant tout le mois de mai 1968 à Nanterre, où ma mère enseigne et où je fréquente Pierre Grappin, doyen de la faculté de Nanterre, ou des enseignants (collègues de ma mère) comme Jean Beaujeu et Guy Serbat. Et bien d’autres protagonistes encore de mai 1968 (je n’ai connu en revanche que dix ans plus tard certains des membres de l’ultragauche d’alors) …

Je passe tout Mai 1968 entre Nanterre et la Sorbonne, aux toutes premières loges. (Et 24 heures sur 24 puisque, n’étant pas scolarisé, je ne perdais pas mon temps sur les bancs de l’école gratuite (?), laïque (????????) et surtout obligatoire.

Et je connais donc sur Mai 1968 des anecdotes, depuis cinquante ans, visiblement inconnues à tous les abrutis d’intellos.

Merci donc à eux, les abrutis d’intellos et de sociologues du trou du Q.I., qui vont se répandre, dans les journaux, au sujet de qu’a été – selon eux – mai 1968…

Bémol, les andouilles! Bémol!

À PROPOS DE LA NOUVELLE GUERRE DES SEXES.

          Molière, ou plus exactement celui ou ceux qui ont versifié Le Tartuffe, ou l’Imposteur (i.e. très probablement Pierre et Thomas Corneille et compagnie, mais c’est un autre sujet), pièce publiée dans sa version définitive en 1669 par le libraire Jean Ribou, fait dire à Elmire — la jeune épouse d’Orgon, vieillard bigot et naïf — courtisée par Tartuffe * :

Est-ce qu’au simple aveu d’un amoureux transport,

Il faut que notre honneur se gendarme si fort ?

Et ne peut-on répondre à tout ce qui le touche

Que le feu dans les yeux, et l’injure à la bouche ?

Pour moi, de tels propos je me ris simplement ;

Et l’éclat, là-dessus, ne me plaît nullement.

J’aime qu’avec douceur nous nous montrions sages ;

Et ne suis point du tout pour ces prudes sauvages

Dont l’honneur est armé de griffes et de dents,

Et veut au moindre mot dévisager les gens.

Me préserve le ciel d’une telle sagesse !

Je veux une vertu qui ne soit point diablesse,

Et crois que d’un refus la discrète froideur

N’en est pas moins puissante à rebuter un cœur.

           « Et ne peut-on répondre à tout ce qui le touche [l’amoureux transport] / Que le feu dans les yeux, et l’injure à la bouche ? » « Et ne suis point du tout pour ces prudes sauvages / Dont l’honneur est armé de griffes et de dents, / Et veut au moindre mot dévisager les gens. » « Dévisager » au sens ancien de : « déchirer le visage avec les ongles ou les griffes » (le Littré).

           Je crois y lire ici une critique affirmée du « t’es un bel enc…, connard » d’un certain Ardisson, du #MyHarveyWeinstein, ou encore du #balancetonporc imbécile et autre #Metoo, les slogans des brebis bêlantes et perroquets de raison perdue.   

           Je trouve que nos viragos castratrices exacerbées et féministes hystériques feraient bien d’en prendre de la graine, de cette sentence d’il y a quelques siècles, siècle galant (du moins en certains milieux), certes écrite par un ou plusieurs mâles, mais non dénuée d’esprit tout féminin. À l’inverse de ces curieux êtres, souvent invertis, qui refusent leur état naturel de femelle et prétendent faire la nouvelle loi des sexes. Pouvant aller jusqu’à la non-mixité assumée et revendiquée dans des domaines jusqu’alors uniquement reconnus, ou plus exactement imposés, dans les pays les plus attardés et intolérants au point de vue des mœurs.

           Le simple bon sens est mis à l’envers, rayé des cartes plutôt, réduit à néant. Il y a un côté fou, ou loufoque si l’on veut encore sourire sans trop voir les conséquences parfois dramatiques que cela peut donner dans la vie de tous les jours.

           Folie, oui, comme celle de ces pauvres lycéennes québécoises qui s’affublent d’un carré jaune sur la poitrine en réclamant, intransigeantes, l’abolition du code vestimentaire « trop décent » en vigueur pour les filles dans les écoles, lequel serait sexiste et misogyne, car pas assez permissif. « On revendique le droit de s’habiller comme à la plage », pousse un peu une gazette, mais on y est presque. Et ceci pour combattre « la culture du viol », expression en soit débile. Comme s’il s’agissait d’une culture, d’une coutume ou d’une tradition. Selon elles, interdire certains types de vêtements trop cachant, trop longs « attise la curiosité malsaine des garçons ». « Curiosité malsaine », il y en aurait à dire sur cette expression également…

           Eh bien ! qu’elle doit être attisée la « curiosité malsaine » dans les pays où tchador, ou hijab, ou burqa, ou niqab sont imposés par les préjugés moins religieux que patriarcaux, machos, féodaux. Ou bien dans les monastères. Et que penser également de ces (jeunes) femmes portant burqa, ou (jeunes) hommes portant une sorte de tenue monastique d’où dépassent les bouts de tissus de ladite « modernité », tout droit sortis d’une friperie « made in USA » ? Époque perdue en tout.

           Nouvelle « révolution sexuelle » mais inversée, pire même : au nom de l’interdit et de la liberté mêlés ! Jérôme Blanchet-Gravel écrit dans Causeur :

          Ceci étant, si le discours de la nouvelle génération est anachronique, il est surtout rempli de contradictions, ce qui s’explique moins par leur manque de maturité que par l’emprise du néo-féminisme sur eux. Un courant qui oscille constamment entre le puritanisme et le renversement total de la réalité sexuelle.

           Ou pour le dire autrement notre monde médiatico-spectaculaire a intégré, en chaque domaine de la société, tout et son contraire dans une fusion, ou plus exactement une confusion du haut et du bas, du blanc et du noir, du vrai et du faux, du « progressiste » et du « réactionnaire », du libertaire et du totalitaire ; dans une bouillie de la « Pensée-non-pensée » inextricable et dénuée de sens. Si ce n’est de lieux communs très sots et tout autant contradictoires et hasardeux.

           « Un se divise en deux« , disait le marxiste de pacotille et à la petite semaine Mao, à la dialectique primaire et très mortifère. Pour parler un peu comme lui, nous dirons, qu’à notre époque, deux s’unissent en un, autrement dit les illusions, réifications, chosifications des extrêmes s’unissent en un charabia idéologique glauque et une praxis déshumanisante sidérante qui raison a perdue.

          Société bien malade.

« Laura les ombres de l’été », 1979 (deux affiches rares)

Publié le par

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QUI PERD LE PLUS LE NORDHAL ?

Passant devant une émission de la chaîne de télévision LCI il y a deux heures environ (vers 16 heures 10) je vois et j’entends Muriel Salmona, grand gourou en Mémoire traumatique et victimologie (c’est l’intitulé de l’association dont elle est la fondatrice et la présidente depuis 2009) donnant son avis sur l’ancien militaire (réformé en raison de troubles d’ordre psychologique), « dealer » à l’occasion, incendiaire condamné et psychopathe Nordhal Lelandais qui a reconnu, il n’y a pas très longtemps, deux meurtres (« accidentels » dit-il et tout en s’excusant, mazette ! dont celui de la petite Maëlys qui a longtemps tenu l’actualité nationale), et que la Justice soupçonne d’être un tueur en série.

Je suis juste tombé au moment où grand Gourou évoquait, avec son ton enflammé et sa verve militante, son dada obsessionnel, j’ai entendu des bribes : « la mémoire traumatique… blabla… gnagna… » et « revivre la scène ». Je me suis dit que vient-elle faire ici, encore ? Je n’ai pas voulu en savoir plus, mais je me dis que si l’on demande son avis à Salmona, elle va sans doute nous expliquer que les victimes ne sont pas celles que l’on croît, mais ce pauvre Lelandais qui revit d’une manière mortifère un lourd passé. Ou quelque chose de cet ordre.

Ou alors je ne sais pas ce qu’elle pourrait dire de la mémoire traumatique des deux malheureuses victimes tuées par un fou apparent. Il faut savoir, qu’à sa demande, et après tout c’est un très bon système de défense, Lelandais est actuellement au sein d’un établissement psychiatrique, ce qui est toujours mieux que la préventive, comme on disait autrefois — la provisoire dit-on maintenant, ce qui ne change rien au fond.

Ajouté au choix par Lelandais d’un conseil « prestigieux » diront certains, rien de moins qu’Alain Jacubowicz, ex-président de la Licra de 2010 à 2017, personnage lui-même hanté (que l’on pourrait qualifier de paranoïaque obsessionnel) et souvent très maladroit (il a déjà été l’auteur de plusieurs bourdes à propos de l’Affaire Maëlys), cela ne va pas améliorer, à mon avis, sa défense. La dernière répartie de Jacubowicz vaut son pesant de dérèglement mental à lui aussi. En effet, « l’intransigeant avocat », comme le dénomment les journaleux complaisants, s’est dit rien moins que «fier d’assister un homme qui a été traîné dans la boue». 

Et quel homme ?! ajouterons-nous… Ou plutôt : quelle boue ?! la sienne, non ?

Fermez le ban !

Quand je pense que David Hamilton, innocent de toute éternité, et lui réellement traîné dans la boue et la fange de la diffamation médiatique et internétale, n’a pas eu le milliardième de tout cela de la part du corps des avocats ! Il est vrai qu’il faut payer pour être défendu… les accusés ne sont jamais que des clients.

David Hamilton: raretés cinématographiques, seconde série (avec des photographies rares de Bilitis)

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Raretés cinématographiques hamiltoniennes (seconde série).

 

Bilitis (1977)

Quelques affiches rares, quelques documents plus ou moins rares au sujet  du film « Bilitis » (1977)

Photo extraite de : SUNDAY TIMES MAGAZINE, 11 JUIN 1978

Bilitis, 1977, photo assez rare

 

Bilitis, 1977, photo assez rare

Une affiche du film Bilitis (1977)