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Moi, « témoin » pas autorisé de Mai 1968…

1 mai 2018

Publié le 1 mai 2018 par defensededavidhamilton

 

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Curieux, ce monde qui ne cause que de « témoins » mais où les vrais témoins ne sont jamais écoutés…

Curieux, ce monde qui va déverser son habituelle logorrhée journalistique sur Mai 1968, mais sans qu’aucun journal ait l’élémentaire intelligence, l’élementaire curiosité, l’élementaire originalité de me demander, à moi, mon « témoignage ». Je ne suis pas un témoin? Un témoin comme il faut? Un témoin qui dit ce qu’on lui dit de dire?

Curieux, ce monde où les « témoins » doivent être autorisés.

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Je sens qu’en ce mois de mai 2018, je vais beaucoup m’amuser à lire toutes les crétineries que l’on va pondre (pondre est un terme très poli) sur Mai 1968.

1968, campus de l’Université de Nanterre: déjà à l’époque, c’était pas le moment de venir me raconter des conneries.

Cette photo de moi a été prise sur le campus de l’Université de Nanterre, le 1er mai 1968. Il suffira, à toute personne (s’il en reste) en possession d’un cerveau en état de fonctionnement, de regarder cette photo pour comprendre que je n’étais pas un jeune garçon « moderne » (de ceux qui, aujourd’hui, ne savent ni lire ni écrire à l’âge de dix ans, à celui de vingt non plus d’ailleurs, et passent leur temps à tuer des zombies en jouant à des jeux vidéo dont le but et le résultat sont de les abrutir).

Sur cette photo j’ai sept ans, je parle déjà trois ou quatre langues, ayant eu la chance de ne jamais aller à l’école j’ai un quotient intellectuel supérieur, et je suis très au courant de ce qui se passe à Nanterre et à la Sorbonne (où enseigne mon père). Je suis d’autant plus au courant que j’habite pendant tout le mois de mai 1968 à Nanterre, où ma mère enseigne et où je fréquente Pierre Grappin, doyen de la faculté de Nanterre, ou des enseignants (collègues de ma mère) comme Jean Beaujeu et Guy Serbat. Et bien d’autres protagonistes encore de mai 1968 (je n’ai connu en revanche que dix ans plus tard certains des membres de l’ultragauche d’alors) …

Je passe tout Mai 1968 entre Nanterre et la Sorbonne, aux toutes premières loges. (Et 24 heures sur 24 puisque, n’étant pas scolarisé, je ne perdais pas mon temps sur les bancs de l’école gratuite (?), laïque (????????) et surtout obligatoire.

Et je connais donc sur Mai 1968 des anecdotes, depuis cinquante ans, visiblement inconnues à tous les abrutis d’intellos.

Merci donc à eux, les abrutis d’intellos et de sociologues du trou du Q.I., qui vont se répandre, dans les journaux, au sujet de qu’a été – selon eux – mai 1968…

Bémol, les andouilles! Bémol!

From → divers

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