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8 mai 2018

Donc Maurane est morte (et non pas Marrane comme j’ai vu, écrit par erreur). Mais comme je ne savais même pas qu’elle vivait, que cette personne existait, je comprends mal que toutes les gazettes pipole et non pipole en fassent tout un foin et une information à la une. À chaque seconde dans le Monde meurt, sans doute, quelqu’un ou quelqu’une quand dans le même temps naît quelqu’une ou quelqu’un.

Il faut dire que je suis totalement ignare en sous-culture « à la mode » ou « dans le vent » comme on disait en ma jeunesse. Et aussi que je n’ai rien contre elle, Maurane. Elle était belge, me dit-on ; déjà je ne connais pas tout ce qui est français ou prétendu français…

On me dit également que ce n’est pas de la sous-culture, qu’elle allait chanter Brel. Or, c’est lui-même qui affirmait que ses chansons étaient faites pour être dites et partagées de visu. Et il avait raison. Or, à mon humble avis, les chansons de Brel (qui avait quand même un fort penchant macho, ou disons mâle pour moins choquer) ne peuvent pas faire un bon répertoire féminin.

 » Dans le port d’Amsterdam », par exemple, une chanson d’homme, crue, presque une chanson de marins, chantée par une femme est aussi ridicule que si elle était chantée par les Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Ce qui ne serait pas le cas avec ses premières chansons très cathos, du temps où Brassens l’avait surnommé « le révérend père Brel » ou « l’abbé Brel » et que ce dernier chantait, dans les cabarets parisiens, habillé d’une sorte de soutane, djellaba ou burnous.

Ou « ne me quitte pas » qui suinte le mâle. Ou « les bourgeois, c’est comme les cochons » qui me semble marqué par une tournure d’esprit masculine. D’ailleurs, les tours de chant de Brel sentaient la sueur du mâle excité. Certes Barbara, à la voix délicate, a chanté Brel… et Brassens, mais il faut savoir que Brassens n’appréciait pas ses chansons dans la bouche de Barbara, et le lui fit savoir.

Mais passons…

C’est contre la mort que j’ai quelque chose. Et en particulier contre les morts injustes. « Les morts injustes », je veux dire « les morts » pluriel de la mort et non pas pluriel du mort. Certes, on peut dire que toute mort est injuste, mais il est bon de nuancer en ce domaine.

Maurane aura été chanteuse, me dit-on, c’est toujours mieux que maîtresse-chanteuse. Et moi j’en connais une de maîtresse-chanteuse (si l’on veut bien admettre ce féminin), prétendue « écrivaine » (itou), tout juste écrivassière, qui aura tout fait pour que la mort d’un artiste de grand talent soit ravalée au rang d’un sordide fait divers, manipulé par toute la maffia médiatique de France et de Navarre (à l’exception de quasiment personne).

Je veux parler de la mort de David Hamilton consécutive à la diffamation qu’il a subie venant de Flavie Flament et compagnie, artiste (lui, l’artiste) dont on ne sait toujours pas à ce jour s’il s’est réellement suicidé ou si on ne l’a pas un peu aidé (matériellement, physiquement, concrètement) à se suicider.

Maurane serait morte de manière naturelle (répètent unanimes les media perroquets), mais elle devra quand même subir une autopsie. Donc il semble que l’affaire soit entendue avant même les conclusions des médecins-légistes, ce qui me fait penser immédiatement à ce qui s’est passé avec David Hamilton, « suicidé » dans les media dès avant autopsie.

Mais il y a tellement de Maurane sur Terre, apparemment, que les media ne semblent pas avoir le temps d’étudier des sujets, finalement, annexes et dérangeants pour eux. J’attends encore une enquête sérieuse de gazette sur les causes réelles de la mort de David Hamilton. Qui ne viendra probablement jamais, si ce n’est dans dix, vingt, cinquante ans, quand moi-même je serai ad patres.

Lorsque l’on a passé son temps et dans l’unanimité délirante et totalitaire à diffamer, cracher sur un homme, l’insulter, il est difficile ensuite de chercher à en savoir, ou en dire plus ou mieux, qui ne conforterait pas le dogme et le mensonge.

From → divers

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