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ENFIN UNE CANDIDATE MACRONISTE HONNÊTE

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Pauvre banlieue parisienne, paillasson devant la ville où chacun s’essuie les pieds, crache un bon coup, passe, qui songe à elle ? Personne. Abrutie d’usines, gavée d’épandages, dépecée, en loques, ce n’est plus qu’une terre sans âme, un camp de travail maudit, où le sourire est inutile, la peine perdue, terne la souffrance, Paris «le cœur de la France», quelle chanson ! quelle publicité ! La banlieue tout autour qui crève ! Calvaire à plat permanent, de faim, de travail, et sous les bombes, qui s’en soucie ? Personne, bien sûr. Elle est vilaine et voilà tout. Les dernières années n’ont pas arrangé les choses. On s’en doute. Banlieue de hargne toujours vaguement mijotante d’une espèce de révolution que personne ne pousse ni n’achève, malade à mourir toujours et ne mourant pas. Il fallait une plume ardente, le don de vaillance et d’émoi, le talent de haute chronique pour ranimer ces pauvres sites, leurs fantômes, leurs joies évadées, leurs grandeurs, leurs marbres, leurs souffles à méchante haleine.

La banlieue souffre et pas qu’un peu, expie sans foi le crime de rien. Jamais temps ne furent plus vides.

Extrait de la préface de Céline au livre d’Albert Sédouille édité en 1944 : Bezons à travers les âges.

AFFAIRE MATZNEFF, ON-DIT ET MÉDIATEUX GÂTEUX

Ayant un fort préjugé contre ladite littérature contemporaine comme tout ce qui est contemporain en Art (cinéma, peinture, sculpture, musique, opéras « revisités »…), j’ai lu peu de contemporains, ou du moins peu de romanciers de mon temps, et parmi ceux-ci, je n’ai jamais lu une seule ligne de Matzneff.

Mais, si l’on me dit que c’est un mauvais, je vais peut-être me mettre à le lire. J’ai un certain esprit de contradiction. Et puis, dans le monde réellement inversé, le vrai est un moment du faux. Enfin, j’aime bien les mauvais et les infréquentables : Barbey, Bloy, Céline… pour ne citer que quelques vieux morts d’importance.

Certes, j’ai fait quelques exceptions (des bonnes et des mauvaises). Par exemple j’ai lu l’intégralité de la production de Flavie Flament (Lulu, Les Chardons et les deux éditions de La Consolation). Difficile de critiquer un livre sans le lire, bien que cela se fait beaucoup de nos jours. Par nécessité j’ai lu et relu cette gnognotte littéraire.

Par contre, je ne compte pas lire le Consentement de Vanessa Springora qui paraît-il, lorsqu’elle était âgée de quatorze ans fellationnait ou phallussionnait (comme on veut) Gabriel Matzneff alors cinquantenaire dans quelque chambre d’hôtel… Cela fait bis repetita inutile. Seule originalité, il est maintenant question de viol buccal. Et on y mêle même, au détour d’une page, Mitterrand et Cioran ! C’est probablement jugé plus classe et plus iconoclaste ! Comme autant de preuves de vérité…

Cf. https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/12/24/gabriel-matzneff-logre-dune-nouvelle-ogrerie/

Et d’une : c’est de l’histoire ou de la légende ancienne, on ne sait si les faits sont avérés ou pas, mais de toute façon prescrits. En parler, et encore plus le répéter à satiété par media interposés, en mettant un nom s’appelle diffamation et est condamnable.

Et de deux : cette jeunesse, devenue dame depuis bien longtemps, n’était pas séquestrée, retenue de force à ce qu’il en est dit ;

Et de trois : elle avait très probablement des parents. Où étaient-ils ? Qu’en disaient-ils ? Acquiesçaient-ils ?

Et de quatre : elle avait en son temps 20 ans au-delà de sa majorité pour porter plainte contre son « ogre ». Donc jusqu’à 38 ans non révolus.

Et de cinq : il faut être d’une extrême lâcheté et d’esprit infiniment bas pour s’en prendre aux vieillards. Ce qui semble être devenu une mode au sein d’un certain féminisme insupportable. Ou plus généralement d’un certain conformisme politiquement correct, autrement dénommé propagande médiatique et d’État. Idéologie dominante, mais fort heureusement de plus en plus grotesque et chancelante, de manière manifeste.

Et ceci en tous domaines. Je ne fais aucune différence, car il n’y en a pas, entre cette mamie maghrébine marseillaise visée à sa fenêtre par un tir de grenade policière et qui en est morte, et David Hamilton très probablement assassiné par quelques « justiciers » ou « justicières », des suites d’une campagne odieuse de diffamation et de harcèlement médiatique. Ou bien ses quasi centenaires poursuivis et condamnés à quelques années de prison en Allemagne pour avoir été encore tout jeune, et peut-être même enrôlés de force, quelques sous-fifres, subalternes, lampistes de vingt-cinquième zone dudit régime nazi. Et je ne développe pas sur les condamnés pour délit d’opinion relativement au non-respect de la doxa, de la Vulgate, de l’idéologie politique concernant la Seconde guerre mondiale.

Tout ça est digne d’une civilisation minable, quasi moribonde.

ALAIN BELLEC* dit BARRIERE — NOSTALGIE

Elle était si jolie (1963)

Ma vie (1964)

Emporte-moi (68)

Tu t’en vas (1974)

Un poète (1974)

 

* Beleg / Belek : prêtre, prêtreau (variété d’éperlan) ou bergeronnette ; au choix, en breton.

 

 

LA RETRAITE DE NOËL OU LA BÉRÉZINA MACRONIENNE ?

*

*

NOTULES COMPLÉMENTAIRES À UN PRÉCÉDENT ET MIEN ARTICLE

À la suite d’un précédent article sur la Bande des Trois, autrement dénommée « Les Trois Grâces Violées » (cf. la photographie © d’Antoine Flament, visible à tire larigot sur Internet, deux de face et non anonymes, la troisième de dos à l’identité partiellement levée) autrement dit les trois incitatrices au moins indirectes de l’assassinat de David Hamilton, je reviens sur quelques approximations.

***

Miss OK ! en plein bonheur post-traumatique,

quelques mois seulement après son « viol hamiltonien »

Mais comme elle sait le répéter de nos jours :

« … elles ont au fond des yeux cet étrange éclat brisé

que nous sommes les seules à connaître. »

J’ai évoqué l’existence dramatique pour leurs patients et leur entourage « des gourous pseudo-psychiatres hyper-freudonneurs. » Mon expression «  hyper-freudonneurs » est ambiguë, je voulais dire que, de Freud, ces « thérapeutes » ont retenu ce qui les arrangeait, des bribes pour en faire un salmigondis dogmatique. Ici, pour l’occasion ils ont retenu la sexualisation extrême de tous les malheurs mentaux. Mais j’aurais dû écrire, peut-être : supra ou péri-freudonneurs.

Flavie Flament suite au décès d’un grand-père aimant et aimé, et abordant difficultueusement la quarantaine, entrée « normale » chez son « psy » avec une dépression (également normale, je suppose) en est ressortie, bien manipulée par ce dernier, cataloguée « traumatisée mémorielle » et … « anormale », puisqu’il paraît que des images IRM montreraient qu’elle aurait quelques cases de vides au cerveau ; du moins c’est elle qui le dit ; quant à savoir réellement pourquoi elle a ce défaut cérébral, c’est une autre histoire que je ne mettrais certainement pas sur le dos de David Hamilton.

Je crois avoir assez répété que le mal pour David Hamilton (qui n’avait aucunement envie de déjà mourir) fut que le grand-père de Flavie Flament ne meure au temps même d’une quarantaine mal assumée par cette dernière. Je crois l’avoir assez répété dans divers articles ; le livre d’Olivier Mathieu le signale également. Pour ce qui concerne ce blog je renvoie aux articles du 4 janvier 2018, du 1er février 2018, du 1er septembre 2019, et j’en oublie certainement. Dans l’article du 4 janvier 2018 j’évoquais, par exemple, « le virage redoutable de la ride – une quarantenaire haineuse à pattes d’oie et double menton bien engagée et non assumée. »

https://lequichotte.com/2018/01/04/flavie-flament-petit-malheur-davance-ou-gros-malheur-passe/

https://lequichotte.com/2018/02/01/flavie-flament-voue-david-hamilton-a-la-gehenne-eternelle/

https://lequichotte.com/2019/09/01/nous-voila-bien/

De plus, j’ai rappelé que Flavie Flament semblait faire une fixation sur les belles blondes (on n’est jamais si bien servi que par soi-même), Et, ce qui leur était prétendument arrivé, à elles trois, avec David Hamilton me paraissait avoir été « plus grave pour elles que si elles étaient « brunes et moches » ». Du moins en ai-je le désagréable ressenti. J’ai également évoqué le fait que Flavie Flament pouvait ou avait pu être entourée de « boudins » (c’est son mot) ; ce fut ainsi le cas pour sa propre cousine Caroline, comme on peut l’entendre dans le téléfilm La Consolation déjà évoqué par ailleurs.

Ce qui bien évidemment ne peut que chagriner (le mot est faible) sa famille d’origine au sens large, et sa mère en particulier, ainsi que l’entourage de cette dernière. Un boudin, c’est pour Flavie avant tout une personne qui n’a pas réussi un examen de passage devant l’objectif de David Hamilton. Pour diverses raisons : manque de photogénie, type physique étranger aux goûts du photographe, peau qui prend mal la lumière, etc. Ce qui montre encore une fois l’aspect totalement contradictoire (schizophrénique si on peut dire) de sa haine encore présente à l’encontre de notre photographe.

Je crois même qu’il fut un temps où Missoké (déité du petit journal OK!) lui avait décerné le titre de « Miss Boudin ». Cela montre clairement le côté garce de cette Flavie, l’infatuée d’elle-même dont toute la « carrière » médiatique s’est faite sur son physique, son seul bien et unique talent… passant. Car sa littérature…

Enfin, on peut quand même une nouvelle fois se poser la question de la place réelle occupée, en ce moment même encore, par David Hamilton tout au fond de l’esprit tordu de cette dernière (esprit à qui il manque quelques cases, selon ses dires et les examens pointus d’IRM, comme je viens de le signaler). De celle qui en plusieurs occasions a su utiliser les photographies d’elle prises par ce dernier. Pour le concours de Miss OK !, pour la couverture de son livre indigne, et de nos jours encore pour son compte Instagram. Et pire encore : pour se faire mousser. « Regardez ma beauté passée ».

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La deuxième « violée » en compagnie complice de son « violeur »

 

Der 73-jährige britische Fotograf David Hamilton geht am Freitag (21.04.2006) im Park von Gut Altenkamp in Aschendorf (Kreis Emsland) zusammen mit seiner Muse Elodie Durand aus St. Tropez spazieren.

Le photographe britannique de 73 ans David Hamilton, se promène vendredi 21 avril 2006 dans le parc du Gut Altenkamp à Aschendorf (Emsland) en compagnie de sa muse Elodie Durand de Saint-Tropez.

Photo Ingo Wagner

Mais comme l’a dit Élodie :

« Je n’allais quand même pas sauter

par la fenêtre en petite culotte ! »

J’ai écrit également : « Élodie ignorant l’existence des deux autres ». Moi qui ne suis pourtant pas chiche d’adjectifs, d’adverbes, d’expressions j’aurais dû écrire : « ignorant jusque-là », ou plus précisément : « ne s’étant jamais affichée en compagnie des deux autres ». C’est Poupette qui explique en long en large et en travers comment c’est par Internet qu’Élodie a pris contact avec « Flavie et compagnie se montant le bourrichon» très peu de jours avant la mort de David Hamilton. Certains voulant voir dans cette nouvelle téléphonée en harcèlement peu d’heures avant la fin de David Hamilton (« Élodie est avec elles ») par une « journaliste » comme la raison ultime de son « suicide ».

*

J’ai déjà dit ce que je pensais de cette Élodie qui, semble-t-il, a dû subir une très forte pression de son entourage et de sa famille dès ses premiers pas avec David Hamilton, puisqu’il apparaît, selon certaines sources, qu’elle est déprimée depuis longtemps, instable psychologiquement, et qu’elle a subi la pression de son propre père qui ne voulait pas de sa relation avec David Hamilton. Enfin le grand mystère pour cette dernière est le côté caché, secret, interdit (refus d’Élodie ?) de probables photos d’elle en tant que modèle prises par David Hamilton. Mais aussi tout simplement parce qu’il n’y avait plus à cette époque de parutions d’albums. L’inverse, l’absence de photos artistiques, serait étonnant.

De l’article 2 août 2019 du blog en défensededavidhamilton qui a pour titre : David Hamilton et les fantômes (lecture indispensable), j’extrais ici ces passage :

« Le pire n’a pas de limites. Le cocasse non plus. […] Elodie Durand, cette ex-modèle, ex-maîtresse et accusatrice de David Hamilton, a travaillé comme serveuse, l’été, au moins jusqu’en 2011, dans un «club» célèbre [… de la côté azuréenne] où David Hamilton allait fréquemment et notamment tous les étés. Elle travaillait dans le bar de plage du club.» [David fréquentant le côté restauration jouxtant le bar.] En 2006, plusieurs sites Internet et agences de presse présentaient Elodie Durand comme la « compagne de vie » de David Hamilton. [la presse allemande par exemple]. Un peu plus tard, elle a porté plainte contre lui. La justice française a rejeté sa plainte (non lieu à poursuivre David Hamilton). Ce qui ne l’empêchait pas […] de continuer à le poursuivre de son ire et à le menacer de plaintes jamais déposées. »

Voir également certains détails révélés dans Un grand article sur David Hamilton et « Miss P. » (1986, Sud de la France) du même blog en défensededavidhamilton en date du 18 novembre 2019.

Que dire encore de cette dernière ? Que refusant d’assumer ses choix de vie, ayant peut-être eu plus jeune une extrême incapacité à savoir ou pouvoir dire « non », « tannée » par un entourage hostile tout le temps où elle vécu avec David Hamilton, très probablement poussée par sa famille, elle a fini par porter plainte sans suite pour un viol ou des viols très hypothétiques (tellement hypothétiques que tout a été clos en non-lieu comme il vient d’être écrit). Dans un refus, de sa part, d’assumer la réalité finalement.

Et même dans un déni total, puisqu’elle elle va de nos jours encore jusqu’à décrier, comme un perroquet conformiste et moralisateur puritain, toute l’œuvre de David Hamilton, qu’elle ne semble même pas trop connaître d’ailleurs. C’est pathétique. Et triste. (Je le note ici, mais je pourrais le dire de même pour les deux autres « grâces » et compagnie : l’ignorance et la médiocrité ne conviennent pas à l’Art, l’art réel, l’art de métier).

Et je me demande également si ce n’est pas tout bêtement la honte qui submerge Élodie. Que veut dire une telle phrase d’elle, rapportée (dès 2016 je crois) dans la presse : «  Je n’allais quand même pas sauter par la fenêtre en petite culotte ?! ». Si elle voulait le dénoncer publiquement, alors que faisait-elle avec David Hamilton ? il ne la retenait pas de force ; pourquoi l’accompagnait-elle jusqu’à Paris ou en Allemagne si c’était « un monstre » ? « Un bourreau » comme ont aimé à écrire ou à dire – David Hamilton juste mort et pas encore enterré – le trio formé par Flavie (la meneuse), Alice et Élodie, car …

« On en revient – lit-on page 77 de la seconde édition de David Hamilton suicidé… mais par qui ? – aux deux ou trois mêmes jeunes ex-jeunes filles, toujours les mêmes, qui se sont monté le bourrichon les unes les autres. Et dont les témoignages ont été considérées comme nuls et non avenus par la Justice. »

Je crois déjà avoir fait remarquer que ces trois grâces (non, je ne ferai aucun jeu de mots sur ça jusqu’à la fin de ce gros billet) sont, il semble bien, des françaises de souche. Pourrait-on voir en leur action commune à la fois un fait de culture (David Hamilton a toujours trouvé les françaises plus coincées que les nordiques, il y voyait la force encore bien active d’une certaine morale catholique) et un fait réactif, directement lié à la propagande médiatique et politique massive, en notre pays, d’un féminisme très douteux et malsain – et carrément grotesque en certaines circonstances – qui finit par submerger tous les esprits, même les plus sains et les plus raisonnables ?

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Mais poursuivons … Par un mauvais raccourci j’ai écrit : « Manon a disparu, comme Lucie », et j’ai précisé que les gazettes s’embrouillaient et nous embrouillaient dans les pseudonymes. En fait, il ressort que Manon et Lucie sont la même personne qui depuis, comme toutes les autres sauf la tête pensante, a disparu de la circulation médiatique. Sur ces confusions de pseudonymes voir le livre d’Olivier Mathieu : David Hamilton suicidé, mais par qui ? (pp. 76-77 de la seconde édition).

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Enfin, j’ai également écrit qu’Alice et Gertrude formaient un couple de modèles très amies et complices. J’ai cité l’Île Maurice et l’île de Guam pour l’occasion ; j’aurais pu citer aussi tout simplement le Cap d’Agde en rappelant, par exemple, cette photographie-ci – qui n’est sans doute pas la seule de ce type – sortie des archives de Hérault Tribune le journal d’informations locales établi à Agde même.


Photographie prise par les photographes Manens, figures du Cap d’Agde. On y voit à gauche une Alexia détressée (et non stressée) et à droite une Gertrude qui porte encore les cheveux longs de ses jeunes années tout en étant vêtue d’une sorte de marcel et d‘un bandeau rose pivoine.

 

Gertrude Hamilton – La pivoine rose

(aquarelle et/ou gouache)

la berceuse des anges (musiquette)

  

HUMOUR DU JOUR

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David Hamilton: la sublime beauté azurine du «Prédateur»

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Carte postale fameuse de David Hamilton, représentant un homme nu se livrant à la pratique de la pêche – raison pour laquelle nous lui donnons ici pour titre: « Le prédateur ».

Prédateur, du  latin praedator, de praeda « proie prise à la chasse ou à la pêche ». Substantif masculin: individu pratiquant l’économie destructrice (chasse, pêche, cueillette). Exemples de prédateurs : les pucerons, les acariens, la teigne des fleurs du cerisier, la libellule, les oiseaux de proie, les chèvres sont, dans la nature, des prédateurs.

David Hamilton, carte postale fameuse – et de toute beauté – pour laquelle nous proposons le titre: « Le prédateur »

FLAVIE FLAMENT PRÉFACIÈRE

Vous allez croire que ma potesse Poupinette est mon obsession, mais elle correspond si bien à notre époque décatie que je ne me lasse pas de la « dénigrer », ou pour le dire plus exactement : de contester la réalité de ses dires impunis (diffamatoires et incitateurs à un très probable assassinat par un malade ou un roublard auto-justicier) qui ont donc quand même été responsables de la mort d’un homme ; d’autant qu’en ce moment elle revient en force et « en toute innocence » pour nous rappeler ses « patents » (ou plutôt : ses pas tant) malheurs traumatiques passés, ancrés en elle par des gourous pseudo-psychiatres hyper-freudonneurs.

L’autre jour, je me suis dit : « mais au fait, ma Poupinette a republié en 2017 une seconde édition de son œuvre immortelle et je ne l’ai pas encore consultée (ou plutôt : auscultée) ». L’ayant glanée d’occasion, au prix le plus réduit qui soit, sur Internet, j’ai donc lu cette mesquine et lucrative version dite « non censurée » en quatrième de couverture . « Non censurée », c’est-à-dire où Poupette nomme en toutes lettres le « vieux photographe » ; chez elle et chez son piètre éditeur (paix à son âme!), « censuré » veut donc dire « interdit par la loi » qui s’oppose à la diffamation des vivants ; ou « sans risques », car très probablement jamais les héritières de David Hamilton ne porteront plainte pour « atteinte à la mémoire d’un mort ».

Et j’ai lu en particulier son « complément d’informations ». Et là j’ai pu constater encore une fois que cette Flavie Flament n’est absolument pas fiable dans ses dires (je pense que personne ne donnera la vertu d’un roman à une préface de livre disant, rappelant, énonçant le « vrai réel »). J’ai donc trouvé dans cette préface de quelques pages, quelques perles rares ou mieux, quelques perles difformes en phrases tordues qui disent par exemple :

Tout de suite, j’ai pensé à Manon, à Lucie, et à Alice. Celles dont je pressentais l’existence […] celles qui, avec un courage extraordinaire, sont sorties les premières de leur interminable silence pour venir jusqu’à moi… Découvrir nos visages est à chaque fois un choc : incrédules, nous nous observons comme des sœurs qui ignoraient leur existence. (pp. 12 et 13 de l’édition de poche illustrée d’une photographie de Lou Gable – jeune actrice du téléfilm éponyme du livre diffusé sur FR3 quelques mois après la mort du « méchant » – et dont la première réédition « revue et augmentée d’une préface » date de juin 2017).

À la lecture d’innombrables pages pipole dont certaines illustrées, je suis arrivé à la conclusion que la cohorte des accusatrices affirmées s’est réduite finalement à trois personnes : Flavie Flament, Alexia X. alias Alice (à moins que ce ne soit l’inverse, on ne sait plus) qui est déjà citée sous ce nom dans La Consolation comme je l’ai déjà évoqué dans un précédent article, et Élodie Durand. Les deux premières se connaissant parfaitement depuis la fin des années 80, puisque c’est par l’intermédiaire d’Alice et renseignements pris au préalable auprès de ses parents (comme il est expliqué dans l’un des articles du blog EnDéfensedeDavidHamilton) que Flavie a posé pour David Hamilton. Élodie ignorant l’existence des deux autres pour la simple raison qu’il y a plus ou moins une génération entre les deux premières et celle-ci. Pour être complet ajoutons que la dénommée Alice a quelques années de plus que Flavie.

Manon a disparu, comme Lucie, qui, si j’ai bien lu les gazettes, y est devenue Clémence, jeunette au début des années soixante (et ne voulant pas s’exprimer finalement) alors que Lucie (peut-être Manon précédemment citée) aurait été une fille de l’âge et de l’époque photographique de Flavie qui elle n’apparaît pas, non plus, sur la photographie répétée sur Internet et dans la presse des Trois Grâces « violées » : Flavie, Alexia et Élodie. Alexia de dos. Photographie d’Antoine Flament, le fils aîné.

Si Flavie pressentait, selon ses termes, l’existence de ses Manon et Lucie et autres (réelles ou pseudonymiques), elle ne pouvait « pressentir » l’existence d’Alexia-Alice puisqu’elle la connaissait depuis bien longtemps et qu’elle utilise même son pseudonyme pour la nommer dans son livre. L’une des rares jeunettes de son temps dont elle cite le prénom ou pseudonyme. D’ailleurs, on peut lire quelques lignes plus bas une sorte de demi-aveu à propos d’Alice lorsqu’elle écrit :

En échangeant nos photos, nous réalisons que nous sommes allées aux même endroits, que nous avons posé dans le même lit, que nous avons porté les mêmes robes, pris les mêmes poses… (idem, p. 13)

Et plus nettement encore quand elle affirme :

Alice, Manon et moi avons été violées [sic] par David Hamilton, à la même période, à la fin des années 80, au Cap-D’Agde.

J’ai déjà dit quelques mots, dans un précédent article, sur le statut très particulier d’Alexia et d’Élodie. Et je persiste à écrire qu’Alexia – longtemps et souvent modèle de David Hamilton, du moins apparaît-elle souvent sur les photos de David Hamilton – fut la déchue (au moins c’est ainsi qu’elle a dû le ressentir) du couple de modèles très amies et complices (selon des témoins amis de David Hamilton) qu’elle formait, aux temps des voyages à l’île Maurice où à l’île de Guam, avec Gertrude. Elle est la première (de ce que l’on en sait) qui a porté plainte contre David Hamilton ; je ne crois pas me tromper en disant qu’elle le fit après le mariage de David avec Gertrude (mais ça serait à vérifier). Dossier de plainte clos « sans suite » après enquête.

De même, Élodie Durand a fréquenté et apparemment a vécu plusieurs années, volontairement, avec David Hamilton, et a été présentée dans la presse comme sa jeune (et souriante) compagne, avant de porter plainte, ça serait la seconde, pour viol contre lui (viol classé en « non-lieu » également). J’ai déjà écrit que le cas de cette dernière du temps des dernières années de David Hamilton, qui semblent avoir été assez chaotiques, en termes financiers du moins, relève de la psychiatrie. Et je le dis sans me moquer car cette jeune femme, qui approche la trentaine, fait réellement pitié ; elle semble complètement « coincée », perdue. Et l’on peut se demander si son état mental a réellement quelque choses à voir avec David Hamilton ou de prétendus viols.

Avant de finir je noterai à nouveau la variabilité d’esprit de celle qui évoque encore en 2017, en cette préface comme en ses remerciements, en terme d’amour son fameux et fabuleux Vladimir (« que j’aime tant ») qui en cette fin d’année 2019 ne semble déjà plus exister (du moins dans ses dits et contre-dits de presse), comme il en fut de tous les autres et nombreux depuis sa jeunesse.

Enfin, la modestie et l’humilité n’ont jamais été le fort de Flavie Flament car je lis une fois de plus en cette préface (en page 13), en parlant d’elle et de ses compagnes « d’infortune » : Elles sont blondes, elles sont belles… Ce qui est sans doute plus grave pour elles que si elles étaient « brunes et moches ». Ou « boudins », mot dont elle aimait – dit-on – autrefois affubler certaines personnes de son entourage.

Pas toucher, pas regarder, pas siffler: c’est la liberté de la société moderne, le musée des zombies

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A gauche, la statue du film « Laura les ombres de l’été », au centre l’actrice américaine Dawn Dunlap, à droite le sculpteur.

Jusqu’à présent, l’inscription « ne pas toucher » était principalement réservée aux musées. Il ne fallait pas toucher les oeuvres d’art. Cela peut se comprendre, en tout cas pour les tableaux (en ce qui concerne les statues de marbre ou d’airain, la chose est peut-être plus discutable: dans l’Antiquité, les populations les touchaient, voire les caressaient avec dévotion). Aujourd’hui, j’ai un peu l’impression que le « pas touche » se réfère aux femmes.

Naturellement, que le viol soit condamnable, voilà une telle évidence – un tel lieu commun, même – qu’il est à peine besoin de le souligner.  Il est extrêmement clair que personne n’a envie de se faire toucher, contre son gré, dans le métro. Je comprends les femmes (ou les hommes) victimes de « frotteurs » (ou de « frotteuses », je suppose que cela existe).  Au fait, ma propre expérience du métro parisien me pousse à dire qu’aux heures de pointe, mieux vaudrait choisir d’autres moyens de transport. Plus d’une fois, il m’est arrivé – comme à tout un chacun – de me retrouver dans la situation d’une sardine dans sa boîte, entre les bedons, les fesses ou les aisselles à la fragrance pas forcément inébriante de mes voisins ou voisines, et sans qu’il m’ait vraiment été possible de décider auprès de qui j’allais me trouver dans tel ou tel wagon. Je suis ainsi entré en contact, à mon corps défendant, avec des anatomies d’autres usagers  de la RATP. Je reconnais que c’est plutôt désagréable. Les parfums des uns ou des autres, ou leurs haleines, ne sentent pas forcément l’eau de rose. « L’air du temps », le parfum de le grande Nina Ricci cher à David Hamilton, n’est plus qu’un très lointain souvenir. C’est dommage.

Publicité de David Hamilton pour sa grande amie Nina Ricci

Ne pas être touché dans le métro par un « frotteur » est, je le répète, le droit de tout le monde. Mais il me semble que depuis une quarantaine d’années, les gens perdent l’habitude de se toucher tout court. Il deviendrait kafkaïen qu’un homme (ou une femme) n’ait plus le droit de toucher une femme (ou un homme) sur l’épaule pour attirer son attention, ou lui marquer de l’intérêt. Ou, pourquoi pas, de poser un doigt sur un genou. Si tout le langage gestuel devait être vilipendé, censuré, interdit, condamné, on en arriverait à une société où chacun évoluerait dans sa bulle. Ce serait une société privée de sensibilité, inerte, inanimée. Une société en catalepsie. Où les âmes aussi finiraient vite par se trouver dans l’état où sont nos gencives quand un dentiste nous anesthésie.

Et les sifflements! Ces sifflements, lancés à une fille qui passait, étaient monnaie courante il y a trente ou quarante ans. Depuis les lois édictées sous l’égide de Marlène Schiappa, le sifflement est devenu répréhensible. Il est heureux que ce délit ne soit point rétroactif car, dans ce cas, ce sont des centaines d’auteurs et d’interprètes de chansons (où l’on parle de siffler des filles), des centaines de cinéastes et d’acteurs sifflant des filles, des centaines d’écrivains qu’il faudrait condamner. Ici, je prendrai un et un seul exemple: « J’allais parmi cette foule, avec des envies de faire mimi sur la joue des enfants, de siffler les femmes, de poser la main sur la tête des chiens, d’interpeller les fleurs des fleuristes », écrivait Montherlant en 1929 dans  son roman La petite infante de Castille. Il serait vaguement inquiétant qu’un écrivain, en 2019, soit condamné pour avoir avoué publiquement, ne fût-ce que par l’intermédiaire d’un personnage de roman, des « envies » de « siffler les femmes« . Faut-il donc vraiment étouffer toute manifestation d’une idée, d’un sentiment, d’une admiration?

Une société où l’on ne doit plus se toucher, où l’on ne peut plus siffler une fille, quelle est cette société? C’est la société de 2019. Et en plus, c’est la société où chacun, dans la rue, a désormais les yeux fixés sur l’écran de son téléphone, ne regarde plus son voisin (ou sa voisine) et ne lui adresse plus guère  la parole. Les réseaux sociaux, loin de favoriser la convivialité, isolent les humains de leurs semblables.

Interdiction de toucher. Interdiction de siffler. Silence généralisé. Les regards s’évitent. On ne communique qu’à travers les réseaux sociaux. C’est un monde immobile, menacé par l’immobilité de la mort. Où seuls les pouces de nos contemporains courent, dans le silence, avec une vertigineuse rapidité, avec virtuosité même, sur les claviers des téléphones.

Dans les musées, ou dans les magasins, on peut regarder, mais pas toucher. Dans la société, je ne suis pas certain que l’on puisse non plus regarder, encore très longtemps, sa voisine. Parce qu’elle pourrait porter plainte contre vous pour regard « trop appuyé », un viol oculaire en quelque sorte, ayant lu dans votre oeillade je ne sais quelle « obscénité », je ne sais quels sous-entendus. Peut-être des lois et des décrets viendront-ils fixer, un jour pas si lointain que ça, le nombre ou la durée ou la nature des regards que l’on sera (ou pas) en droit de porter sur une personne de l’autre sexe.

Oui, cette société ressemble et ressemblera de plus en plus à un musée. Un musée où déambulent des gens qui se croient « libres » et emploient les réseaux sociaux. Amusant paradoxe, puisque tout un chacun devrait savoir que des milliards d’usagers d’Internet, pour ne pas dire la totalité d’entre eux, sont surveillés.

Cette société de « l’information », de la « liberté », de la « liberté de la presse », de « Wikipédia », du « partage de la culture », et autres blagues grossières, cette société est aussi une société d’illettrés. L’Italie (la nouvelle est tombée aujourd’hui) se rend compte que… les étudiants italiens ne savent plus lire ( https://www.ilgazzettino.it/italia/primopiano/ocse_scuola_italiana_2018_news_lettura_scienze-4902458.html  ).

Euh, en France, vous croyez qu’ils savent? Parce qu’en France, les Français savent parler français, selon vous? Vous appelez peut-être « parler français » construire des phrases dont 99,99 % finissent par « …quoi! », dont presque toutes contiennent deux ou trois mots d’anglais, et dont la structure à l’architecture plus inimaginablement complexe est: sujet verbe complément?…

Cette société où des milliards d’individus croient employer les algorithmes de la technologie mais qui, en vérité, sont eux-mêmes les esclaves de ces algorithmes. Pire encore, nos contemporains sont les créations de ces algorithmes. Ce sont des zombies aveugles et sourds. Sans réactions. Des morts vivants incapables d’émotions, de sentiments, de sympathie, d’empathie.

Dans les musées, quoique de plus en plus rarement, il y a des choses belles. Pas dans ce musée-ci. La société contemporaine est muséographique. Le musée des horreurs modernes, on est en plein dedans. Pas touche. Bas les pattes. Abaisse le regard, petit homme. Silence. Ta gueule! Voilà, c’est bien, tu es libre. Susucre.

Nostalgie de la beauté david-hamiltonienne. Photo David Hamilton.