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HUMOUR DU JOUR

dessin : Alx.

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L’incendie de Notre-Dame de Paris, symbole et électrochoc.

article du 16/4/2019, extrait du site de l’U.P.R.

les mots entre [ ] sont des ajouts de moi J.-P.F.

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L’Histoire a des ruses souvent inattendues. En ce lundi 15 avril 2019, les médias avaient chauffé à blanc l’opinion publique en commentant à-qui-mieux-mieux le discours que devait tenir Macron à 20h00. Ce discours devait être l’annonce des premières mesures tirées du pseudo-« Grand débat », prétendument en réponse aux revendications du mouvement des Gilets jaunes. Ce discours télévisé devait marquer, nous avait-on dit, le « tournant » du quinquennat. Hélas ! À 18h43, alors que l’intervention de Macron avait déjà été enregistrée et que la télévision se mettait en ordre pour le diffuser à 20h00, un terrible incendie a éclaté à Notre-Dame-de-Paris, détruisant la célèbre flèche faîtière et faisant disparaître en fumée des charpentes des XIIIe et XIXe siècles.

Certains ont imaginé aussitôt un attentat. Mais la piste accidentelle est privilégiée à ce stade : le feu semble avoir pris à partir des échafaudages des travaux actuellement en cours, et qui venaient tout juste de retirer – le 11 avril – de précieuses statues de cuivre, lesquelles sont donc ainsi miraculeusement préservées.

Il est probable que cet incendie est dû à la négligence des agents qui travaillaient sur les échafaudages. Le parquet de Paris a ouvert une enquête sous le chef de « destruction involontaire par incendie ». La presse de ce 16 avril évoque l’hypothèse d’un foyer provoqué par un travail de soudure sur la charpente en bois et annonce que les ouvriers qui travaillaient sur ce chantier ont été convoqués pour audition par la police judiciaire qui a mobilisé près de 50 enquêteurs à cette fin. L’incendie de ce monument a aussitôt suscité une émotion nationale et mondiale.

Car Notre-Dame de Paris est, avec le Mont Saint-Michel et le Château de Versailles, l’un des symboles mêmes de la France aux yeux des peuples du monde. Son spectaculaire embrasement au coucher du soleil – et l’effondrement de la flèche de ce haut-lieu de la France catholique – ont horrifié les milliers de personnes présentes, parmi lesquelles des touristes venus des quatre coins du globe. La consternation et la stupéfaction ont aussitôt gagné les salles de rédaction des médias de la planète. Saisissant l’occasion de tacler Macron une nouvelle fois, le président américain Donald Trump a déclaré qu’il fallait ne pas rester les bras ballants et se précipiter pour agir, quitte à employer des Canadair… [une bêtise, le poids de l’eau pouvant entraîner la chute de murs ou plus encore de la voûte]

Dans l’esprit de millions de personnes, sur place ou devant leurs télévisions, ce spectacle grandiose et tragique a revêtu quelque chose de barbare, surnaturel et menaçant.

Commentaires : UN SYMBOLE ET UN SENTIMENT DE HONTE

Pour certains esprits, froids et rationnels, ce tragique fait divers n’est qu’un terrible, triste et malencontreux concours de circonstances.

Pour d’autres esprits, croyants ou enclins à l’irrationnel, il s’agit d’un châtiment divin contre une France en perdition, un ultime avertissement au peuple français avant que la nation de Saint Louis ne disparaisse dans l’abîme.

À mi-chemin entre ces deux visions, le plus grand nombre éprouve un sentiment de malaise et de honte. Croyant ou non-croyant, tout un chacun ressent au fond de soi que cet événement est un mauvais présage, qu’il revêt la dimension d’un symbole – celui d’un « pays qui fout le camp » – et qu’il se teinte d’un sentiment de honte.

Dans de nombreuses conversations ce 16 avril au matin, les gens, tristes et désabusés, font remarquer avec amertume que cette destruction partielle de Notre-Dame de Paris est malheureusement cohérente avec ce sentiment de destruction généralisée de tout ce qu’est la France.

Puisque l’on a bradé Gec Alstom et Technip aux Américains, le TGV aux Allemands, une centaine de châteaux viticoles dans le Bordelais et des milliers d’hectares de terre de la Beauce aux Chinois, puisque Macron laisse sans réagir les Allemands revendiquer « au nom de l’Union européenne » notre siège permanent au Conseil de sécurité de l’Organisation des Nations unies et bientôt notre armement nucléaire, puisque Macron s’apprête à vendre à l’encan et à des fonds de pension étrangers EDF, nos barrages hydroélectriques, Engie, la SNCF, nos aéroports et bientôt nos routes nationales, puisque Macron s’apprête à défaire l’unité nationale en promouvant une « collectivité ‘‘européenne’’ d’Alsace » contre le référendum de ses habitants, puisque l’État laisse des centaines de monuments historiques se délabrer et des églises être rasées, l’incendie de Notre-Dame n’apparaît finalement aux yeux de beaucoup que comme l’un des nouveaux chapitres de ce suicide national

On notera d’ailleurs que, dès ce 16 avril au matin, les architectes et les historiens de l’art on dénoncé le manque cruel d’entretien dans les bâtiments du patrimoine français [et l’incurie ; pour eux, c’est l’incendie de trop].

Là comme ailleurs, les restrictions budgétaires dues à notre appartenance à l’UE et à l’euro provoquent des désastres. La France n’a pas assez d’argent pour entretenir ses monuments historiques, mais elle en a toujours assez pour lâcher 9 milliards d’euros par an à la Pologne, la Hongrie, les Pays Baltes, l’Ukraine, etc.

Quel que soit le point de vue, force est en tout cas de constater deux choses :

➡️ 1°) – même si la structure de Notre Dame de Paris et les chefs-d’œuvre qu’elle contient sont heureusement sauvés, la destruction de toute sa charpente représente une tragédie patrimoniale et artistique qui étreint le cœur et fait venir les larmes aux yeux de tous les amoureux de la France.

➡️ 2°) – en notre monde d’images et de symboles médiatiques, cet incendie ravageur ne pouvait pas plus mal tomber pour le locataire de l’Élysée

d’une part, l’éborgneur en chef des Gilets jaunes a été contraint, sous la pression de l’événement, de remballer piteusement son discours « en réponse aux Gilets Jaunes » dans lequel il s’apprêtait encore et toujours à enfumer le peuple français.

La fumée de Notre-Dame a empêché l’enfumage concocté par l’Élysée, on ne saurait imaginer un symbole plus ironique et destructeur pour l’autorité de Macron !

d’autre part, les liquidateurs en chef de notre patrimoine national, Macron et Édouard Philippe, qui n’ont de cesse que de tout brader à l’étranger sur injonction des rapports annuels des GOPÉ de la Commission européenne et en application des traités européens, ont été forcés de venir jouer misérablement les pleureuses devant Notre-Dame de Paris en flammes.

Les fossoyeurs du patrimoine national contraints de venir se lamenter hypocritement de la destruction de notre patrimoine national, là aussi, quel symbole narquois et amer !

Conclusion : UN ÉLECTROCHOC HISTORIQUE ?

L’incendie de Notre-Dame de Paris du 15 avril 2019 en rappelle un autre : l’incendie de la charpente de la Cathédrale de Chartres survenu le 20 septembre 1914, au tout début de la Première guerre mondiale.

Cet incendie, provoqué par des bombardements allemands, créa un choc considérable dans toute la France. Très vite des polémiques se développèrent, sur le côté intentionnel du bombardement d’une part et sur l’ampleur des dégâts d’autre part.

Du point de vue français, le bombardement avait été effectué en toute connaissance de cause et portait la marque de la barbarie et du vandalisme allemands.

De leur côté, les Allemands tentèrent d’établir des contre-feux en accusant les militaires français d’avoir utilisé les tours de la cathédrale comme observatoire, ce qui aurait justifié leur bombardement. De même, ils minimisèrent largement les dégâts alors que la presse française eut tendance à les exagérer en écrivant que le monument n’était plus qu’un tas de ruines

Mais l’essentiel de l’évènement fut ailleurs. L’incendie de la Cathédrale de Reims constitua un fait nouveau, que rien ne raccrochait à une expérience passée. Il fixa l’image de « la cathédrale martyre » et du « crime de Reims ».

Cet incendie agit alors comme un électrochoc sur le peuple français et le motiva pour résister de toutes ses forces à l’envahisseur allemand et à l’asservissement de la patrie.

Il nous reste à espérer que le tragique incendie de Notre Dame de Paris de ce sinistre 15 avril 2019 va provoquer un électrochoc de même ampleur que celui de la Cathédrale de Reims le 20 septembre 1914.

Car le « tournant » tant annoncé du quinquennat se révèle bien différent de ce qui était prévu par Macron. Il faut espérer que ce tournant va être celui où le peuple français va enfin sortir de sa torpeur.

Il faut espérer que les Français vont soudain réaliser, comme sous l’effet d’un électrochoc, que l’incendie de Notre-Dame est le symbole même de la déchéance de la France, à cause de leur passivité collective face à une caste et une idéologie européistes qui sont en train de détruire sous leurs yeux le pays de Saint Louis, Jeanne d’Arc, François Ier, Henri IV, Louis XIV, Robespierre, Napoléon, Gambetta, Jaurès, Clemenceau et Charles de Gaulle.

François Asselineau.

D’un 15 avril, l’autre: de Notre-Dame à David Hamilton

Publié le 16 avril 2019 par defensededavidhamilton

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Hier, un incendie a éclaté, à Paris, sur le toit de la cathédrale de Notre-Dame. Voici ce que, personnellement, j’ai à en dire.

Est-ce un « symbole de la France » qui a été (partiellement) dévoré par les flammes? Non, pas vraiment. La cathédrale fut construite à partir de 1163, mais que reste-t-il de cette époque? Rien ou presque. Une grande partie de Notre-Dame est fort récente puisqu’elle date des années 1844 à 1864, quand Viollet-le-Duc y effectua quelque chose qui était davantage qu’une « restauration ».

Considérant qu’il se trouvait ici, autrefois, un temple païen gallo-romain, je peux simplement constater qu’un monument en pérenne reconstruction a été endommagé. En 1756, les hommes d’Eglise jugeant l’édifice trop sombre exigèrent que fussent… détruits les vitraux du Moyen  Âge pour les remplacer par… du verre blanc. Exemple parmi tant d’autres! Où serait le scandale? Rien n’est éternel. L’édifice des années 1160 avait succédé, de la sorte, à l’on ne sait combien (trois, quatre, cinq) d’autres monuments.

Si l’homme moderne est assez imbécile pour barder le toit d’un édifice d’installations électriques (et cela, au risque d’un court-circuit), et d’un échafaudage évidemment construit dans des matériaux qui ont favorisé la progression des flammes; si l’homme moderne est assez imbécile pour prétendre aller sur Mars mais ne pas songer à payer des gardiens diurnes et nocturnes pour surveiller Notre-Dame, moi à l’imbécillité humaine je ne peux rien. Ce n’est nullement Notre-Dame d’autrefois qui a été victime d’un incendie. C’est celle d’aujourd’hui. C’est celle de l’imbécillité humaine d’aujourd’hui. Il y a longtemps que Notre-Dame n’existe plus!

Que reste-t-il de la sacralité de Notre-Dame? Que dalle. Le sens du sacré a crevé, depuis longtemps. Il y a longtemps que Notre-Dame n’est plus qu’une attraction pour des millions de touristes (13 à 14 millions de personnes par an, me dit-on) qui jaillissent au pas de charge de leurs autocars et font leurs trois petites photos sans seulement savoir ce qu’ils voient, avant d’y remonter. Un lieu de consommation sous-culturelle de masse, parmi les autres. Non, Notre-Dame n’est plus un symbole de quoi que ce soit. Notre-Dame n’est plus, depuis longtemps, que l’un des symboles du néant moderne et contemporain. 13-14 millions de touristes par an, au fait, où vont les sous? (On ne pouvait pas payer des gardiens?)

On a vu, hier, des touristes se faire des « selfies » devant l’incendie. On a vu les politiciens sortir de leurs poches leurs habituels petits discours de petits Maires de Champignac. On a  vu aussi des touristes, ou des Parisiens, tomber à genoux et se mettre à prier devant les photographes de presse. Curieuse humanité moderne… Personne ne prie plus, sauf devant les drames (ou les drames présumés), à condition qu’il s’agisse de drames collectifs. Tous ces gens sont tombés à genoux devant Notre-Dame, alors que la plupart ignorent très probablement tout de son histoire. Tous ces gens sont tombés à genoux, mais pas vraiment devant Notre-Dame. Ils sont tombés à genoux devant le dernier événement d’émotivité planétaire mis en scène ou largement relayé par le Système médiatique. Leur slogan sera certainement d’une originalité rare, et des millions ou des milliards de moutons vont se mettre à psalmodier: « Je suis Notre-Dame ».

A quelque chose malheur est bon, on va sans doute parler davantage de Notre-Dame que des gilets jaunes. Certains doivent en caresser l’espoir. Macron a promis de « reconstruire Notre-Dame » alors que, de toute évidence, si cette reconstruction advient, elle adviendra lorsque ledit monsieur ne sera plus président depuis longtemps. Des milliardaires vont offrir leur petite obole (quelques millions d’euros, ce sont des miettes, pour eux), ce qui leur fera de la publicité. Ils passeront, une fois de plus, pour des « bons ». Et nul doute, évidemment, quant au fait que la reconstruction de Notre-Dame ne  fasse circuler beaucoup, beaucoup, beaucoup de pognon. En 2017 déjà, l’archevêché avait lancé un appel à des dons pour un montant (espéré) de 100 millions d’euros en vingt ans afin de réparer la fameuse flèche de Viollet-Leduc… qui s’est, justement, effondrée hier.

Hier, c’était le 15 avril. Jour anniversaire de la naissance (en 1933) de David Hamilton. Pauvre David Hamilton. Personne ne parlait plus de lui, quand il est mort (par « suicide »). Le monde moderne s’est remis à parler un peu de David Hamilton, vers la fin de 2016, juste parce qu’une ex Miss OK avait pondu un p’tit bouquin où le plus grand photographe de la fin du XXe siècle était la cible d’accusations improuvables au sujet de faits censés avoir eu lieu des dizaines d’années auparavant…

Puis, le nom de David Hamilton est retombé dans le silence. Il y serait complètement, sans le blog « En défense de David Hamilton », et sans mes livres. Et sans les articles et les vidéos de Roland Jaccard, aussi.

C’est que David Hamilton était une personnalité isolée. Un artiste. Une personnalité de l’élite véritable, celle du coeur et de l’esprit. Un solitaire. Un poète voué à l’émotion.

Rien à voir avec le troupeau des masses, qui camouflent leur absence d’émotions nobles dans ce qui est le contraire de l’émotion: l’émotivité grégaire et médiatique de la « Comédie du spectacle » jadis admirablement décrite et dénoncée par Guy Debord.

Dans l’affaire David Hamilton, un homme est mort. Mais c’était un homme seul. Il n’y avait pas là matière, pour l’appareil servile de la « grande » presse, à créer du buzz.

Les mass media, qui obéissent aux ordres qu’ils reçoivent, déversent dans les cervelles du gros public des tonnes d’images destinées à la fois à capter et à influencer leur attention. Les images ne servent pas qu’à illustrer les « informations », qui sont soigneusement sélectionnées. On ne met à la une que ce qui doit s’y trouver.  Le journalisme est devenu une sous-branche de la publicité. Le monde moderne ne raconte plus ce qui se passe. Il cherche à persuader les gogos, chose très facile.  Et à infléchir les comportements et les attitudes des masses. Avec un complet succès.

Pour qu’en France on recause de Notre-Dame d’une façon qui ne soit pas exclusivement « touristique », il a fallu un incendie, des images diffusées en boucle par les téloches du monde entier, une sorte de 11 septembre à la française. Chacun sait ou devrait savoir que les images collectives – à l’époque des « réseaux sociaux » – conduisent rapidement les masses dans des voies émotives, tandis que le matériel artistique de qualité, qui jouit d’une moindre diffusion (livres; photographies…) n’a quasiment plus aucun effet.

La mort de David Hamilton, à mes yeux, est certainement un drame plus profond qu’un incendie dans le toit de Notre-Dame. Lequel a eu lieu suite à la probable incurie des responsables de la restauration dudit édifice (quelqu’un sera-t-il amené à rendre des comptes?), qui n’avaient semble-t-il point songé à mettre en place des systèmes technologiques ou humains de surveillance. Curieux, curieux…

NOTRE DAME DE LA CITÉ : UN NOUVEAU SIGNE DES DIEUX ?

Parmi le foisonnement de commentaires et réflexions prévisibles, concernant l’affligeant incendie de Notre-Dame de Paris, qui avait échappée jusqu’ici à plusieurs révolutions et deux guerres mondiales (mais qui n’avait pas échappé à de multiples modifications, reconstructions, restaurations parfois poussées, propres au XIXe siècle, comme il en fut du Mont Saint Michel par exemple) j’ajoute mon petit couplet.

Je note que c’est la deuxième fois en peu d’années que Notre Dame est malmenée, violentée.

Tout d’abord, Notre Dame des champs et des prés, ou si l’on préfère Notre-Dame-des-Landes, petit pays haut-breton qui pour moi a un charme particulier puisqu’il est le pays de naissance de ma grand-mère paternelle. Notre-Dame qui a échappé à un aéroport inutile, né de la folie des grandeurs de pseudo-progressistes, et qui est la Notre-Dame, si l’on peut dire, des Gilets Jaunes.

Et maintenant Notre Dame des villes et des cités, ou si l’on préfère Notre Dame de Paris, de la mégapole des bobos où la religion en général et catholique en particulier ne fait plus recette, et est particulièrement décriée et malmenée, et où des laïcards anticléricaux tiennent les rênes du pouvoir local. Notre Dame qui baigne au milieu du mondialisme et de la pollution urbaine qui lui font autant de tort et de mal qu’un incendie, mais plus sournoisement.

De cet incendie, que Victor Hugo a décrit d’une manière prémonitoire, j’y verrais un signe des temps.

Sortie comme tout grand monument des siècles passés et de tant de châteaux et manoirs, de la main de l’ouvrier, artisan ou artiste, des architectes et compagnons, sans beaucoup d’aide de machines, sans que ceux qui en firent les fondations n’en virent la flèche – ce qui en fait toute la grandeur – Notre Dame, comme toutes les grandes cathédrales d’Europe (beaucoup l’on dit bien avant moi), est la synthèse symbolique d’une société qui faisait renaître la grandeur humaine et la civilisation après des siècles de décadence.

Né de la foi et d’une volonté un peu folle, temples du Sacré et indubitablement somme des arts de la construction et de l’architecture, elles réunissaient en leur sein, comme la plus simple des églises ou des chapelles d’ailleurs, ce qui élevait l’Homme : la sculpture, la peinture, l’art du vitrail, la musique et le chant, sans oublier le décorum, le cérémonial, le sermon, l’emphase des lieux en un tout de communion esthétique et éthique, émotionnelle propre à ces temps qui ne sont plus.

Et c’est là que je voudrais en venir en un premier point ; la technique dite moderne, le technologisme modernisme vient de procurer à Notre Dame beaucoup de malheur. Victime sans doute d’un court-circuit, d’une flammèche de chalumeau égarée sur du bois ou du plomb, ou d’un mégot négligemment jeté, il suffisait de regarder quelques secondes l’embrasement, véritable boule de feu, qui planait au-dessus des toits de Notre Dame, pour se rendre compte que tout un tas de produits modernes ne faisaient qu’attiser le feu du Diable. Il est arrivé la même chose à l’église Saint-Donatien de Nantes il y a peu d’années et à la cathédrale de Nantes au tout début des années soixante-dix, et dans les mêmes conditions : restauration, rénovation. N’y aurait-il pas un problème à ce niveau ?

On ne peut pas jouer à Dieu ou au Diable sans se brûler les doigts, ou détruire le patrimoine. C’est un peu comme la bombe atomique, si je puis dire. La Technique moderne (fruit d’un technicisme ou technologisme débridé) qui se retourne contre ceux-là mêmes qui la créent et la mettent en branle. Autrement iconoclastes et ignifères d’ailleurs, qu’un quarteron imbécile de Femens hystériques. Le dit Moderne et le dit Ancien ne font pas nécessairement bon ménage. À chaque époque sa technique, le mélange n’est jamais bon.

Et je voudrais ajouter, en un second point, que notre époque est à la fois technologiste et décadente. La mort de Dieu ne serait pas dramatique si elle était remplacée par d’autres valeurs sacrées ou d’autres vertus. Je précise que c’est un athée ou polythéiste poétique, qui écrit ceci. Et je crois bien que Nietzsche ne disait pas autre chose : l’élévation de l’Homme.

Malheureusement, qu’attendre de grand des machines et des gadgets ? Certes des avancées partielles et transitoires, mais aussi un incommensurable recul des vraies valeurs humaines. Et qu’attendre de beau, de bon, de bien de l’autre versant actuellement indissociable de la société : le Veau d’Or ? Rien d’autre sans doute que le dit Art Contemporain, tarte à la crème des fats friqués et des anartistes subventionnés, amoureux du laid, du vil, de l’esbroufe. De la mort de l’Art. De l’art massacré. J’ajouterai que dans ce mouvement, la Vérité, la Raison, et même le simple bon sens partagé par la masse des hommes, sont ravalés au niveau de la désuétude et de l’anachronisme d’une cathédrale.

Ceci pour dire que l’on se trouve face à une curieuse contradiction : les plus rapides à s’apitoyer sur le sort de cette vieille dame qu’est Notre Dame de Paris sont ceux qui sont les plus modernistes et les plus éloignés du sacré et de l’art véritable (qui de plus en plus est un art de musées et d’artistes morts en tous genres). Les bobos parigots qui n’oublient quand même pas de penser tourisme et pognon en l’occasion. Les politicards.

Le plus gluant est sans aucun doute Mélenchon, franc-maçon intolérant bouffeur de curés, ennemi juré de la religion, surtout catholique (sauf de celle de sa secte), qui se fend d’une page mi-littéraire / mi-philosophique sur son amour de Notre-Dame. Certes, elle est le résultat du travail des hommes, mais elle ne peut s’expliquer que par son inscription dans la chrétienté. Dans la foi et l’union du Sacré avec l’Art. D’un certain sacré (mi-chrétien, ni-païen) avec des talents artistiques véritables. Que cela plaise ou non.

Cet incendie est peut-être un signe des dieux ! ou un signe de Dieu, celui de Notre Dame.  Une confirmation que tout part en morceaux dans notre société actuellement ? Notre Dame de la Cité : Notre Dame de lassitude ?

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Un très bon article sur le même sujet :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2019/04/16/dun-15-avril-lautre-de-notre-dame-a-david-hamilton/

Virez-moi ces nymphes que je ne saurais voir !

Article de Caroline Artus paru sur Boulevard Voltaire le 1er avril dernier

Hylas et les Nymphes, le tableau du peintre John William Waterhouse (1849-1917) dans la salle appelée « Recherche de la beauté » de la Manchester Art Gallery, au Royaume-Uni, est remisé. Le temps, pour le musée, d’écrire, à sa place, un texte de « contextualisation ».

On vit vraiment une époque formidable ! D’un côté, elle ne voit rien à redire à des femmes (des « artistes ») à quatre pattes à poil dans les rues ou à poil encore tournant autour d’un cheval à vociférer sur la scène d’un théâtre [cf. articles à venir]. Notre époque ne s’offusque pas, non plus, quand une « performeuse », dans la rue, fait toucher ses parties intimes aux passants ni qu’une autre, nue dans un musée, écarte les cuisses devant L’Origine du monde. Mais, de l’autre, elle fait une poussée d’urticaire géant à la vue de jolies jeunes filles dont on ne voit que les seins nus, hypnotisées par un beau jeune homme. La mythologie dont s’inspiraient des peintres comme John William Waterhouse, la conservatrice du musée, connaît pas ? 

Alors, qu’est-ce qui la gêne, Clara Gannaway, dans ce tableau – mais aussi dans tous les autres exposés à ses côtés ? C’est qu’ils présentent « le corps des femmes en tant que forme passive et décorative, soit en tant que femme fatale ». C’est sûr que les énergumènes susnommées, adeptes d’un spectacle vivant dépouillé (de tout vêtement) sont tout sauf passives dans l’expression de leur art. Mais passons. Et donc, continue la dame, comme on vit dans « un monde traversé par des questions de genre, de race, de sexualité et de classe qui nous affecte tous (sic), il devient impératif de faire parler ces « œuvres d’art d’une façon plus contemporaine et pertinente ».

Ah, on se disait bien : au diable la mythologie, place à l’idéologie ! À l’aune des cinquante nuances d’identités de genre, il devient inadmissible, impensable d’avoir peint, il y a plus d’un siècle (en 1896), montré des jeunes filles et un homme, dans le plus simple appareil, sans avoir vu que dans le futur (en 2019), le monde serait « traversé » par toutes ces « questions de genre, de race, de sexualité et de classe ».

Alors, elle cogite. À une « contextualisation » de cette œuvre. À réécrire son histoire, quoi ! Hylas, fils d’un roi grec ? Tiens, Hylas, fils d’un salaud de riche entraîné dans les profondeurs à jamais – bien fait pour lui – par de pauvres jeunes filles innocentes qu’il rêvait d’abuser. John William Waterhouse ? Un mâle dominant de presque cinquante ans, un réac qui se rinçait l’œil en peignant ses modèles, qu’il exploitait. Évidemment. Et les nymphes : des jeunes filles en voie de transition, revues et coloriées ? Toutes les idées sont les bienvenues, l’imagination idéologique ne connaît pas de limites…

J.W. Waterhouse s’inspirait donc des grands peintres italiens du mouvement préraphaélite du XVe siècle. La conservatrice, elle, ce qui semble l’avoir inspirée, pour le décrocher, cet horrible tableau, c’est le mouvement… MeToo ! Un Hylas, blanc, hétéro, enlevé par de jolies jeunes filles folles de son corps, c’était déjà dur à avaler mais que l’auteur de cette infamie soit un homme, encore plus !

Clara, coupée à la garçonne, tempête. Tellement insupportable que « seulement des artistes hommes s’intéressent à des corps de femmes », alors, elle veut un débat. Mais un débat sur le genre, la race, la sexualité, tout ça, les visiteurs, ça ne les intéresse pas ! Ils veulent qu’on leur rende Hylas et les Nymphes, basta !

Tous les autres tableaux de nus exposés dans cette même salle seront bientôt passés sous le crible de la contextualisation. Et, en conséquence, exit richesse et grandeur des émotions. Et tous les tableaux de nus dans tous les musées de notre continent à contextualiser ? Films, livres, bandes dessinées, chansons, sculptures, enfin, tout, absolument tout doit donc y passer ? Il va en falloir, des Clara Gannaway, pour se taper le boulot !

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Commentaire d’un correspondant :

C’est un texte du 1er avril qui n’est plus en ligne  (blague ?) Il me semble mal présenter (« du mouvement préraphaélite du XVe siècle »  oups ! du XIXème  oui !)  une avanie arrivée en février à la suite d’une œuvre d’Art Contemporain, mais le problème de fond semble réel lui, hélas !

 

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14/4/19

En compléments au « poisson d’avril » précédent, parfaitement plausible et plus vrai que nature ; du même auteur, sur le même site et finalement le même thème :

Les remarques en bleu sont de moi. J.-P. F.

I – Nus dans les rues de Zurich : pas de panique, c’est de l’art, pas du cochon !


25 août 2018

Des jeunes, des moins jeunes, des hommes, des femmes, des beaux, des pas très beaux, des même très vilains si vous voulez mon avis : tous à poil dans les rues de Zurich. Leur message ? “Qu’on est tous des humains, qu’être humains n’est pas quelque chose qui est déjà là […] ». Aussi, à quelles “performances” se sont-ils livrés pour confirmer cette admirable pensée ?

Eh bien, pour marquer tout le respect que les hommes leur doivent, on voit des femmes, immobiles à quatre pattes sous le crépitement des appareils photos de bidochons en goguette qui, eux, se contorsionnent pour effectuer la meilleure prise afin d’immortaliser la scène sans que Maman n’ait à redire, puisque c’est de l’art. Pour révéler leur grâce, d’autres, debout, se fourrent un papier dans l’entrejambe et, pour évoquer toute leur poésie, certaines s’offrent, assises les jambes écartées, à quelques centimètres du nez de badauds ébahis… Enfin, pour bien faire comprendre qui porte désormais la culotte, en occurrence qu’en cette occasion elles ont passé par-dessus la jambe, une autre encore, l’œil mauvais, penchée en avant, tire sur la laisse passée autour du cou d’un pauvre type allongé sur le bitume, qui se tortille, en essayant de ne pas se râper le derrière ou, pire, le devant.

Quant aux bonshommes – ceux qui ne sont pas tenus en laisse -, l’air fièrement niais, le nez au vent, ils se dandinent le bazar à l’air. Ou ils prennent la pose : couchés, assis, debout, à quatre pattes. Eux aussi ! Décidément, c’est une manie à quatre pattes. Un retour aux sources, peut-être. Mais que nous disent-ils donc, ces chevaliers d’un genre nouveau, là, dans leur plus simple appareil ? Qu’ils n’ont “pas peur”. Des pudiques et rigoristes islamistes qui pourraient passer par là ? Non, des “policiers et des autorités” qui les arrêteraient… alors qu’elles ont pourtant donné leur accord.

Et du côté de l’organisation du festival, comment voit-on la chose ?

Avec leurs corps nus, les artistes internationaux [oui, car nous avions oublié de préciser que ces tout nus urbains sont des artistes [et internationaux ! enfin dudit monde occidental]] réalisent des vues d’ensemble intégrant les passants et l’architecture environnante. Ils rendent en outre visible l’exposition et la vulnérabilité du corps humain. Ils montrent aussi sa force et son rayonnement dans le contraste existant entre l’urbanité civilisée et la nature brute”, écrit le festival.

Un retour à la nature brute ! Sauf que, dans sa grotte, la Néandertalienne se dépêchait de réchauffer son nouveau-né en le couvrant de peaux de bête et que les actuels peuples primitifs protègent toujours leur bijoux de famille avec un cache-sexe…

Que voulez-vous ! S’exhiber publiquement les fesses à l’air en prenant des positions aussi impudiques qu’improbables donne “une sensation extraordinaire” ! Enfin, il paraît. Car c’est tellement formidable de “perdre [son] identité quand [on] enlève [ses] vêtements”, explique, sérieux comme un pape, un performer [sic] velu et barbu. C’est vrai, aussi, qu’on devient “une personne différente” que “les gens [vous] regardent différemment”, s’étonne-t-il. C’est vrai, on n’y avait pas pensé !

Nous y voilà. Catapultés dans un « nouveau monde » peuplé d’hommes nouveaux. Après la perte de tout sentiment national ou patriote, celui d’une certaine hiérarchie des valeurs tant sociétales que civilisationnelles. Après des siècles de progrès quand les générations cherchaient avec avidité à dépasser les précédentes, le nouveau Sapiens sapiens, lui, ne rêve que régression. Nu comme un ver, muet comme une carpe, il commencerait même “une nouvelle sorte de communication”, explique l’un d’eux. Remarquez, à une époque où intelligence concrète, logique, bon sens ne peuvent plus se manifester librement, peut-être bien qu’il “a besoin de liberté avec [son] corps pour [s’]exprimer”… En tout cas, avec un tel spécimen à poil dans sa tête et dans son corps, la civilisation qui a mis des siècles à émerger n’en mettra pas autant à se barrer…

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II – A pied, à cheval, à poil : Laetitia Dosch fait son rodéo

 


30 août 2018

Mardi dernier, les téléspectateurs de RTS (Suisse), en regardant le journal de la mi-journée, n’en sont pas revenus : la rédaction a autorisé, sans avertissement préalable, la diffusion d’un extrait de Hate, pièce dans laquelle Laetitia Dosch s’exhibe à poil. Décidément, à poil devient une manie ! Mais, cette fois, avec un cheval. On progresse.

Hate ? “Haine”, en français : drôle d’appellation pour un metteur en scène qui promeut un “rapport à la paix” (P.A.I.X., précise-t-elle sottement), l’égalité des espèces, l’antispécisme, donc, avec son corollaire, l’arrêt de « la domination de l’homme sur l’animal ». “Et si, une fois, c’était l’animal qui considérait l’être humain ?”, s’est-elle interrogée avant de monter son truc.

Pauvre cheval ! Planté comme un piquet au milieu du manège à subir les éructations d’une bipède hystérique, il rêve probablement d’aller manger tout son saoul l’herbe tendre de la prairie, de galoper crinière au vent ou de piquer de petits roupillons, tranquille peinard, dans son box douillet. Il s’en prend tellement plein les oreilles, le stoïque équidé ! Ni charitable, ni spéciste, son attitude, à Laetitia Dosch.

Fantoche, c’est son drôle de nom, à la brave bête. Avec lui, “la givrée magnifique” qui n’hésitait pas, sur scène, à se vautrer dans son urine avant de proposer une bise à un spectateur (si, si) veut donc démontrer la possible égalité entre espèce animale et espèce humaine. Mais Fantoche, de plus en plus souvent, se rebiffe, explique l’actrice à la journaliste de la RTS. Il s’émancipe. Il devient « tout fou, il fait des bêtises, il fait des bisous, on est contents » : chouette ! Laetitia pouffe. Fantoche piaffe. Ou le contraire.

Quelle “Hate”, en tout cas ! C’est qu’elle est très en colère, le pubis à l’air ! Le monde part à vau-l’eau et personne ne fait rien ! « Le climat » sous lequel on va bientôt tous griller, « le chômage » et les gens qui « crèvent », les migrants qui fuient « le chaos de la guerre », tout y passe. Tout ? Et le terrorisme islamiste, les couteaux fous, les viols de « déséquilibrés » ? Silence radio.

Oh, quelle grâce toute féminine, à crier, hurler, vociférer, gesticuler, débiter son texte à une allure qui hésite entre trot et galop, chez cette écuyère, plus anatomique qu’académique, qui a tout fait dans sa vie. “Manger, dormir, tué sa psychanalyse, se mettre sur Instagram, torcher des enfants”, etc. Elle aurait même fait congeler ses ovules en Espagne (2.500 euros, les salauds !), et ceux qui ont fait ça « ont intérêt à lui donner des perspectives avant ses 42 ans ». Et le reste du même tonneau. « On est vraiment dans la merde ? » Avec semblable représentation de l’espèce humaine, on ne le lui fait pas dire. On serait à la place du cheval, on hésiterait sacrément avant de prendre en pension un humain.

Alors, après tout ce contre quoi elle ne peut rien faire (chômeurs, migrants, tout ça dont, si vous voulez mon avis, en réalité elle se contrefout), elle se « demande encore ce qu'[elle] fait là ». Le pauvre Fantoche et nous aussi ! Un ami me rappelait cette phrase du pape Pie X : “L’âme d’une civilisation se révèle tout naturellement dans sa culture équestre.” Il en pense quoi, Fantoche ?

On remarquera que les temps estivaux facilitent ce genre d’ébats « artistiques ».

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Ajout du 15/4/19.

En parallèle avec son concitoyen John Waterhouse, trois photos, parmi d’autres, d’une séance de poses (du 8/11/2011) consacrée au Songe de Poliphile (celui qui est aimé de plusieurs, ou celui qui en aime plusieurs).

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JULIAN ASSANGE VENDU POUR 10 MILLIARDS DE DOLLARS

De différentes dépêches de presse.

Article écrit hier pour l’essentiel.

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Je ne présenterai pas ici, je pense que tout le monde sait qui il est, l’australien, programmateur de formation et (selon l’expression consacrée) lanceur d’alerte et fondateur de WikiLeaks Julian Assange, réfugié près de sept ans dans l’ambassade d’Équateur à Londres. Rappelons juste les éléments essentiels du moment.

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En 2010, il révèle de nombreux documents militaires et diplomatiques secrets américains obtenus par des lanceurs d’alerte avec l’aide de l’analyste militaire anglo-américain Bradley Edward Manning (aujourd’hui dénommé Chelsea Elizabeth Manning), ce dernier s’étant fait prendre par la Justice.

En 2012, suite à son arrestation consécutives a son inculpation en Suède pour viol et agression sexuelle (faits qu’il nie intégralement), en liberté sous caution en Grande-Bretagne, la justice britannique lance un mandat d’arrêt à son encontre, au motif qu’il n’a pas respecté les règles ; depuis elle a toujours refusé de lever ce mandat.

Peu de temps après, Assange se réfugie à l’ambassade londonienne de l’Équateur. Non seulement il y obtient l’asile mais bientôt la citoyenneté équatorienne lui est octroyée par le gouvernement socialiste d’Équateur.

Mai 2017 : les poursuites en Suède contre Julian Assange sont abandonnées.

15 novembre 2018 : WikiLeaks annonce que Julian Assange a été inculpé aux États-Unis. «Le département américain de la Justice révèle « accidentellement » l’existence de chefs d’accusation secrets (ou de projets de tels chefs d’accusation) contre le directeur de WikiLeaks Julian Assange, dans ce qui semble être une erreur de copier-coller [sic] dans une autre affaire également instruite dans le district Est de la Virginie» (WikiLeaks sur Twitter).

Depuis on a appris (AFP, Reuters, communiqué du Département américain de la Justice) que Julian Assange a été inculpé aux États-Unis, de «piratage informatique» et de « conspiration » dans l’affaire Manning qui a été condamné(e) et incarcéré(e) pour trahison, et libéré bien avant la fin de sa peine par Obama. Assange est soupçonné par la justice américaine d’avoir aidé Manning à obtenir un mot de passe pour accéder à des milliers de documents américains classés secret-défense. De son côté, ces temps derniers Manning a été placé(e) en détention en raison de son refus de témoigner dans une enquête fédérale sur WikiLeaks. Julian Assange encourrait 5 ans de prison maximum selon ces chefs d’inculpation.

Février 2019 : Scandale des INA papers, du nom d’une société extra-territoriale d’optimisation fiscale (doux euphémisme) créée par le frère de Lenin Moreno, l’actuel président de l’Équateur, et dénoncé… par WikiLeaks.

Février 2019, également : «  »L’Équateur obtient 10,2 milliards de dollars de crédits de la part d’organismes internationaux, principalement le Fonds monétaire international (FMI) [pour 4,2 milliards] et la Banque Mondiale, avec lesquels le gouvernement précédent [2007-2017] avait rompu », a annoncé mercredi le président Moreno », nous dit la presse d’alors.

Ajoutons à la liste :

la Banque Inter-américaine de Développement (BID), la Banque de Développement d’Amérique Latine et le Fonds de Réserves Latino-américain ;

La Banque Européenne d’Investissement (BEI) et… l’Agence Française de Développement (AFD) ! La France ex-pays d’asile politique.

« … Le fait que le monde ait confiance en nous et nous croie démontre que nous sommes sur la bonne voie », s’est félicité le président. (la presse)

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Ce matin, 11 avril à 11 heures : Julian Assange a été arrêté par la police britannique, au sein même de l’ambassade équatorienne, après que Moreno (pas Dario, mais Lenin, ironie de l’Histoire) a révoqué son asile. L’arrestation a été menée en vertu du mandat de juin 2012, délivré par le tribunal londonien de Westminster Magistrates, pour « non présentation au tribunal ».

Julian Assange, vieilli avant l’âge, quasiment porté, trainé hors de l’ambassade, a été placé en garde à vue dans un commissariat londonien et sera « présenté au tribunal de Westminster dès que possible ». Le triste sire et larbin des gringos Moreno, s’en est félicité.

Wikileaks a également réagi en accusant le pays d’Amérique du Sud d’avoir mis fin « de manière illégale » à l’asile de son fondateur en « violation de la loi internationale ». Mais peut-on encore parler de droit alors qu’il est bafoué tous les jours et ceci dans lesdites « démocraties ». Dont la France.

Le ministre d’État britannique pour l’Europe et les Amériques (sic), ci-nommé Sir Alan Duncan, a déclaré : « Nous sommes très redevable envers le président équatorien pour son initiative et nous réjouissons d’une future relation bilatérale forte pour les années à venir. » «Merci à l’Équateur et au président Lenin Moreno pour votre coopération», a ajouté le chef de la diplomatie britannique sur Twitter.

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Aujourd’hui même Assange a été reconnu coupable par une juge britannique d’avoir violé les conditions de sa liberté provisoire. Et à l’issue de sa comparution devant le tribunal de Westminster, il a fait savoir, par son avocate Jennifer Robinson, qu’il s’opposerait à la demande d’extradition américaine. Tandis que le sénateur démocrate yankee Joe Manchin s’est félicité de l’arrestation de Julian Assange. «Il est notre propriété. Nous pourrons obtenir de lui les faits et la vérité», a-t-il déclaré. À quand son extradition vers les États-Unis. ? Trump l’attend déjà, lui qui disait en 2016 : j’adore Wikileaks ; mais qui prétend maintenant ne pas en savoir grand chose.

Et du coup, une accusatrice suédoise de Julian d’Assange demande la réouverture d’une enquête pour viol «Nous allons tout faire pour que les procureurs rouvrent l’enquête suédoise et qu’Assange soit remis à la Suède et traduit en justice pour viol», a déclaré son avocate.

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Rafael Correa (peut-être pas exempt, lui non plus, en son temps de corruption), président de l’Équateur de 2007 à 2017, année où il ne s’est pas représenté et a décidé de s’exiler en Belgique, a déclaré : «C’est une vengeance personnelle du président Lenin Moreno parce que WikiLeaks il y a quelques jours a publié un cas de corruption très grave». Il fait allusion ici a ce qui a été dévoilé par WikiLeaks en février. Tandis que le gouvernement équatorien déclare qu’une personne proche de Julian Assange est impliquée, avec des pirates informatiques russes (ah ! ces inévitables Russes malfaisants !), dans un plan de déstabilisation (sic) du président (carpette) Lenin Moreno.

Sur twitter Correa vient d’écrire : « El traidor más grande de la historia ecuatoriana y latinoamericana, Lenín Moreno, permitió que la policía británica entre a nuestra embajada en Londres para arrestar a Assange. Moreno es un corrupto, pero lo que ha hecho es un crimen que la humanidad jamás olvidará ».

« Le traître le plus grand de l’Histoire de l’Équateur et de l’Amérique latine, Lenin Moreno, a permis que la police britannique entre dans notre ambassade de Londres pour arrêter Assange. Moreno est un corrompu, mais ce qu’il a fait est un crime que l’humanité, jamais, n’oubliera. »

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Par ailleurs, le « rapporteur de l’ONU sur les exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires » Agnès Callamard a déclaré que l’Équateur faisait courir à Julian Assange, en l’expulsant de son ambassade à Londres. «Un risque réel de graves violations de ses droits fondamentaux».

Tandis que le « rapporteur spécial des Nations unies pour le droit au respect de la vie privée », Joe Cannataci, qui devait rencontrer Julian Assange le 25 avril prochain à l’ambassade d’Équateur à Londres, a de son côté fait savoir aux media qu’il n’entendait pas annuler son voyage et prévoyait de rendre visite au fondateur de Wikileaks «dans un poste de police ou partout ailleurs au Royaume-Uni où il pourrait être détenu».

« Enfin », l’autre lanceur d’alerte bien connu Edward Snowden (celui que notre président normal ne voulait pas chez nous, le pitre pitoyable) a déclaré quant à lui : « Images of Ecuador’s ambassador inviting the UK’s secret police into the embassy to drag a publisher of – like it or not – award winning journalism out of the building are going to end up in the history books. Assange’s critics may cheer, but this is a dark moment for press freedom ».

« Des images de l’ambassadeur de l’Équateur invitant la police secrète du Royaume-Uni dans l’ambassade afin qu’ils traînent un éditeur – que ça plaise ou non – d’un journalisme primé, hors du bâtiment vont se retrouver dans les livres d’histoire. Les critiques d’Assange peuvent applaudir, mais c’est un moment sombre pour la liberté de la presse ».

Anecdote finale : des gens se sont déjà posé la question sur le livre que tenait en main Julian Assange lors de son arrestation. Plusieurs particuliers ou organes de presse ont déjà répondu à la curiosité ambiante, tel Sean Rossman d’USA TODAY :

« The WikiLeaks founder Julian Assange held on to a book about America author Gore Vidal as he was arrested Thursday in London. The book entitled « Gore Vidal: History of the National Security State » focuses on the « historical events that led to the establishment of the massive military-industrial-security complex, » according to the book’s description. The book features interviews conducted with Vidal by Paul Jay, senior editor of the Real News Network, on a number of political topics ».

« Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, tenait en main un livre sur l’auteur américain Gore Vidal, quand il a été arrêté jeudi à Londres. Le livre intitulé « Gore Vidal: Histoire de l’État de sécurité nationale » porte sur « les événements historiques qui ont conduit à l’établissement de l’énorme complexe militaro-industrielo-sécuritaire », selon la description du livre. Le livre contient des entretiens menés avec Vidal par Paul Jay, rédacteur en chef du Real News Network, sur un certain nombre de sujets politiques ».

Rappelons, ce qui n’est pas inutile en l’occasion, qu’Eugene, dit Gore, Vidal (1925 – 2012) fut un prolifique romancier, scénariste, dramaturge, acteur et essayiste nord-américain qui, particulièrement dans les dernières années de sa vie, était devenu très critique vis-à-vis de la société américaine. Voir :

Decline and Fall of the American Empire (1992) ;

Perpetual War for Perpetual Peace or How We Came To Be So Hated (2002) ;

– Dreaming War : Blood for Oil and the Cheney-Bush Junta (2002) ;

Imperial America: Reflections on the United States of Amnesia (2004).

Il a également émis des doutes concernant la version officielle desdits Attentats du onze septembre 2001 et a participé au documentaire Zero – Inchiesta sull’11 settembre du journaliste italien, député européen de 2004 à 2009, russophile et russophone, ancien membre du PCI et actuel membre de la Sinistra Democratica (Gauche Démocratique), Giulietto Chiesa. Zero – Pourquoi la version officielle sur le 11 septembre est fausse, est également un ouvrage collectif paru en 2007, en même temps qu’un autre ouvrage collectif de Chiesa et al. intitulé : Les prisons secrètes de la CIA en Europe. Zero est aujourd’hui dépassé par les progrès de la critique, mais a eu en son temps un impact très fort dans la remise en cause des dires officiels américains.

Donc ceci (Vidal) expliquant parfaitement cela (Assange lisant Vidal).

En attendant, espérons que Julian Assange ne meure pas prochainement, d’un « cancer » ou d’un « suicide », dans quelque geôle occidentale.

JUSTE À PROPOS DU BIEN NOMMÉ NABOT (Marc-Édouard Nabe)

On vient de me signaler qu’Alain Zannini, le fils de « Tu veux, ou tu veux pas ?! », guitariste, peintre et accessoirement écrivain, aurait commis l’irréparable : « causer sur » les Gilets Jaunes en tant qu’homme de plume. Je recopie de son site : « Marc-Édouard Nabe publie le premier livre d’écrivain sur les Gilets Jaunes ! »

Il n’est que le troisième à sortir un livre sur le sujet, du moins à ma connaissance, les deux précédents et de concert, universitaires je crois, ont cherché à rendre compte de l’originalité de ce mouvement qui est contrairement à ce que disent les biens-pensants et Nabe lui-même, autre chose que de la bouillie pour chat ; mais une totale remise à plat du système politique présent, totale remise en cause de la pseudo-démocratie et de la prison des peuples nommée Union européenne, déjà contestée lors du référendum de 2005, avec un NON majoritaire, résultat sur lequel la quasi totalité de la caste de la pourriture politicienne s’est assise, trois ans plus tard, à l’instigation de l’assassin de libyens Sarközy.

Son « pamphlet » (sic), Aux rats des pâquerettes (sic idem), son œuvrette de 100 pages à 22 euros, soit à 22 centimes la page, entend être « un constat colérique et terrible sur un rendez-vous loupé du « peuple » avec l’Histoire. À se tordre de rire… jaune ! »

J’en donne la bonne page livrée par sa réclame :

« Ça partait bien tout ça, putain !… Et puis pschitt. Les Gilets se sont dégonflés. De semaine en semaine (déjà, c’est quoi cette soumission à ne manifester qu’hebdomadairement et à endroit fixe et déclaré?), « le mouvement s’est essoufflé » comme disent, en s’en réjouissant, ces ordures de médias. Les révoltés du samedi ne pouvaient pas aller bien loin dans la « révolution ». C’est plutôt une révolte d’employés : manifs dans des lieux et à des heures autorisés par la préfecture, toujours le même jour, le samedi, parce qu’ils ne travaillent pas, et avec dispersion à 19 heures pour aller manger… Le dimanche, on panse ses plaies et le lundi on reprend son boulot d’esclaves… Non, la Révolution, c’est pas ça, les mecs ! »

Je ne vais pas tout commenter, mais juste l’essentiel :

« Les Gilets se sont dégonflés » : va dire ça à la dizaine de morts autour des « événements », à la mémé morte des suites d’un tir de grenade lacrymogène au travers de sa fenêtre ouverte au quatrième étage de son immeuble, aux centaines de blessés, dont certains graves, à la vingtaine d’éborgnés, à la demi-douzaine de mains en moins, etc. Aux tabassés sans raison. Pour la plus grande part non violents, totalement désarmés, pacifiques. Manifestant, occupant la rue, des lieux publics souvent même en chansons.

Il ne faut pas être dégonflé pour affronter nombre de flics qui ont largement dépassé le seuil de l’acceptable, de la disproportion, de l’agression volontaire, sans parler de la lâcheté ; sans doute bien mis en condition par la hiérarchie qui, elle-même, se croit probablement chef d’une milice macronienne.

La BAC en premier a été, est particulièrement odieuse : incapable (volonté politique ?) de remettre de l’ordre face à la racaille des banlieues, complaisante manifeste vis-à-vis des prétendus « anars » (!) « antifascistes » et « antiracistes », milices du mondialisme, elle a su et sait encore faire du mal aux plus démunis, les Gilets Jaunes, et, parmi ceux-ci, aux femmes, aux personnes très jeunes et âgées…

« Manifester uniquement le samedi » et « après déclaration à la préfecture ». Là encore tu déconnes, plus d’une manifestation s’est faite, se fait encore sans autorisation, divers lieux ont été occupés ou bloqués en semaine, et les ronds-points, en toute illégalité, des semaines entières, la nuit y compris dans le froid ou la pluie. Divers lieux symboliques ont été visés. La parole s’est libérée, l’entraide développée, la solitude ruinée. Des gens de tous bords se sont réunis et librement parlés, sans tabou.

« Une révolte d’employés », quel mépris, quel mépris de classe. Tu dérailles ! Et d’une, les Gilets Jaunes sont des pauvres ou des personnes des couches moyennes paupérisées par la dictature européenne, ou bien des intellos humanistes (il en reste encore quelques-uns). Et de deux, qui es-tu donc, toi ? Je ne sais pas si tu as jamais travaillé, salarialement parlant, de ta vie ; si c’est le cas, tant mieux pour toi,, mais quand tu écris le mot « esclave » j’y sens moins la compassion que la quasi injure.

Sont-ils trop « de chez nous », trop « de souche » dans l’ensemble, trop « pops », trop indigènes, autochtones, « du cru », trop anonymes, pour les dénigrer de la sorte ?

Tu as le raisonnement type du gauchiste, même si tu peux prétendre ne pas l’être, tu en as les stigmates, ou plus généralement les stigmates de ceux qui nous « dirigent » : le peuple est con, le peuple est bête, le peuple se dégonfle, le peuple n’est pas révolutionnaire. Alors qu’attends-tu, mariole, pour sortir les armes et tirer dans le tas, abattre la canaille qui nous dirige ?

Je n’ai jamais eu de sympathie pour Lénine, mais il a écrit un jour une phrase pas idiote, je la répète encore une fois, et de mémoire : les révolutionnaires qui attendent une « pureté » révolutionnaire pourront l’attendre éternellement ; la Révolution ne peut se faire que par l’union des prolétaires et de la petite-bourgeoise, par l’union des gens plus ou moins conscients avec tous les révoltés, les mécontents, déçus et râleurs du moment, sans distinction politique ou idéologique ou religieuse.

C’est justement ça la force, la mentalité, la conscience Gilet Jaune. Seuls les crétins peuvent parler de populisme (ce qui, dans leur esprit, est totalement négatif), de beaufs fumant gros tabac et roulant en diesel, ou carrément de fachos (!). Ah, le mot est lâché, et j’oubliais : « antisémite ». Te rends-tu compte de la connerie des prétendues « zélites », des prétendus « zintellos patentés » du pouvoir (de tous les pouvoirs) :

– Macron démission ! R I C / R I P ! Démocratie directe !

– Antisémites !

Je ne préfère pas approfondir cette « logique », du moins pas aujourd’hui, pourtant elle est éclairante et ne peut que donner du grain à moudre au dit, au prétendu « antisémitisme ».

Te rends-tu compte que nombre de gens des milieux populaires, dans la rue ou dans l’esprit, viennent, et continuent, de cracher à la figure d’un gouvernement, d’une classe politique dans son ensemble, d’une caste médiatique de propagandistes mondialistes, non sans développer le plus grand mépris à l’encontre des syndicats devenus inaudibles. À « conscientiser » toute la société.

N’as-tu pas entendu leur mépris de l’Union Européenne, leur volonté de reprendre, pour ne pas dire, enfin prendre le pouvoir par l’usage de véritables référendums, respectés et sur tous les sujets importants de société ?

J’ajoute encore que tes « Gilets dégonflés », et cela va très bien avec tout le reste, n’ont pas le goût artistique totalement frelaté puisqu’ils ne se sont pas gênés pour détériorer ou annihiler quelques-unes de ces « œuvres » modernes ; tu sais, celles que des fumistes subventionnés plantent sur certains ronds-points, par exemple.

Tu me diras que c’est intolérant, que ce n’est pas respecter la liberté d’expression, sauf que tu oublies que c’est leur contribution Gilets Jaunes, en tant qu’artistes spontanés, à l’art éphémère des rues (non?), et que l’on peut difficilement parler de liberté d’expression quand il s’agit de l’expression du totalitarisme du pseudo-art contemporain archi dominant et subventionné, propre à la dictature mondialiste de la décadence.

Tu vois, les Gilets Jaunes font une critique globale du système. On est bien loin d’une simple histoire de taxes. Pas mal pour des « ploucs », des « bouseux », des ruraux, des provinciaux pour beaucoup ; pour des gueux. C’est ta tête à toi qui devrait dégonfler. En attendant, la Vieille Taupe creuse à son rythme.

Je crains (façon de parler, car ta littérature m’importe peu, j’en ai lu des passages pour en penser tout le mal, je veux dire toute sa décadence) que tu ne sois qu’un bobo comme les autres. Un beau-beauf, comme il m’arrive d’écrire. Le plus comique est lorsque tu évoques « ces ordures de médias », toi qui les a fréquentés et fréquentes peut-être encore.

CHANGEMENT DE CABINET AU SEIN DE L’UNION EUROPÉENNE

Il me souvient d’avoir lu il y a quelques années que l’Union Européenne entendait réglementer la dimension des fenêtres européennes. Cela venant après la réglementation des semences, où l’interdiction de « brûler » son propre alcool à l’alambic, pour ne parler que de ça.

Quand on sait que l’Europe est faite de milliers de petits pays ayant leurs spécificités architecturales, diversités locales (je ne parle pas ici des villes et autres mégapoles de plus en plus uniformisées et interchangeables, mais de nos contrées rurales ou de nos petites villes ayant encore « un certain cachet »). Il y aurait où rire si c’était encore risible. *

Finalement, je ne sais ce qu’il est advenu de cette mesure; si elle a été réellement préconisée. Tout est possible vu que l’on est dirigé par des tarés.

Et plus encore que des tarés, par des gens qui n’ont que quelques mots dans la tête : rentabilité, profit, uniformisation. D’où normes, interdictions, interdits de toutes sortes ; à respecter, du moins pour la masse humaine, tant le paysan ou l’artisan du coin que le Populo en général qui subissent. Et de préférence du côté occidental, le plus docile et formaté, de ladite Europe (Pauvre mère !).

Derrière la standardisation des produits en tous genres, l’interchangeabilité des êtres humains, esclaves du Veau d’Or, l’avilissement médiatique généralisé des consciences, ravalant tout au niveau de la consommation, de préférence béate et décadente, se tient le mondialisme capitaliste : l’internationale de la racaille exploiteuse et destructrice dont l’un des larbins (besogneux) n’est autre que le petit Macron, ou le grand Micron, comme on veut, et toute cette bande de « rigolos » de ladite opposition de gauche, droite, extrême-gauche, extrême-droite, extrême-centre, écolos d’opérette et autres nantis de la bourgeoisie.

Je m’arrêterais là si je ne venais de découvrit que la taille elle-même des cuvettes, lunettes, etc. de nos latrines a été normalisée l’été dernier :

— Mais jusqu’où s’arrêteront-ils ? me demande Coluche.

— Oh, là, je crois qu’ils ont atteint les bas-fonds de la civilisation. Il faut bien se résoudre à le dire, l’Union Européenne a, d’une manière générale, un côté fiente et zone d’épandage. Et jte dis pas, les problèmes en perspective, si les Turcs entrent dans ladite Europe. Quid des toilettes « à la turque » ? On sera encore dans une belle m…

* D’un terrorisme urbanistique qui doit beaucoup aux « progressistes » architectes allemands du Bahaus autour de Walter Gropius, et au « génial » cageapouleur helvéto-français Charles, Édouard Jeanneret-Gris, plus connu sous son nom d’ « artiste » : Le Corbusier ; tous ennemis jurées des rues, des places, de la vie des cités. Entasseurs, dans du glauque, de producteurs-consommateurs anonymisés.

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HUMOUR

PROPOS TIMIDE D’UN ANTIMITE ANTI-MYTHE – Critique ad feminam

Pauvre gardienne des sots !

Telle sera ma femmage.