27 février dernier, lors d’une visite de Manu Marcon à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) :
François Salachas (médecin neurologue) : « L’hôpital public est en train de flamber à la même vitesse que Notre-Dame a failli flamber, ça s’est joué à rien et, là, en ce moment, ça se joue à rien… ».
L’abruti présidentiel : « Je compte sur vous. »
François Salachas ; « Vous pouvez compter sur moi, l’inverse reste à prouver… ».
du site de l’UPR de ce jour (enregistré dimanche soir)
article du 10 mars 2020 de Bruno GUIGUE paru sur le site : legrandsoir.info
Je ne suis pas en accord avec tout ce qui est écrit ici, il n’y a aucun socialisme réel en Chine qui est une société capitaliste à sa manière mêlant surexploitation des travailleurs, sur-pollution, sur-destruction d’espaces naturels, par un capitalisme tant extérieur qu’intérieur, initiative privée et poids d’un État monolithique et impérial qui ignore totalement la démocratie, y compris la démocratie représentative. La fameuse ultime « modernisation » qui n’est jamais venue. Mais l’analyse générale demeure cependant intéressante.
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On aura tout lu, tout vu, tout entendu : « le régime chinois a fait faillite », la Chine est « au bord du gouffre », le « système s’écroule », Xi Jinping est « politiquement en danger » et « pris au piège », la « dictature est chancelante », le « totalitarisme est ébranlé » et « avoue son échec », « rien ne sera plus comme avant ».
Une chose est sûre en effet, c’est que rien ne sera plus comme avant, et pour une bonne raison : la République populaire a manifestement vaincu l’épidémie en deux mois. Les oiseaux de mauvais augure diront que c’est faux, que les chiffres sont truqués, que l’épidémie peut rebondir. Mais les experts internationaux disent le contraire, et les faits parlent d’eux-mêmes. Le nombre quotidien de nouvelles contaminations est désormais 50 fois plus élevé dans le reste du monde qu’en République populaire de Chine. Sur les 80 000 cas recensés depuis janvier dans ce pays, 70 000 patients sont déjà guéris. Les restrictions aux déplacements sont levées progressivement et l’activité économique redémarre.
On comprend que cette réalité attriste les ennemis de la Chine qui pullulent dans les médias du monde libre, mais il va falloir qu’ils s’y fassent. La Chine a réussi ce qu’aucun pays n’a jamais réussi à faire : vaincre une épidémie par une mobilisation massive de la société et de l’Etat. Après avoir signalé le virus à l’OMS le 31 décembre 2019, la Chine s’est mise en ordre de bataille. Sans précédent dans l’histoire, le confinement de 50 millions de personnes, dès le 23 janvier, a ralenti la progression de l’épidémie. Apparu masqué à la télévision le 8 février, le président Xi a décrété « une guerre du peuple contre le nouveau démon ». Des dizaines de milliers de volontaires ont afflué au Hubei, des dizaines d’hôpitaux ont été construits en quelques semaines, des milliers d’équipes ont été envoyées pour tracer les contacts entre les malades et leur entourage. Un seul exemple : à la fin des festivités du Nouvel An chinois, 860 000 personnes sont rentrées à Pékin. Le gouvernement leur a ordonné de rester chez elles pendant deux semaines et la municipalité a mobilisé 160 000 gardiens d’immeubles pour s’assurer du respect de cette consigne.
Si l’épidémie est en recul, ce n’est pas parce qu’on a fait tourner des moulins à prière, c’est parce que le peuple chinois a fait des efforts gigantesques. En Europe on critique la Chine, on tergiverse, on « privilégie l’économie », et en attendant la pandémie se répand. En 2009, le virus H1N1 apparu au Mexique et aux EU a infecté 1 600 000 personnes et en a tué 284 000 dans le monde entier. Washington a brillé par sa nullité dans le traitement de cette pandémie, et les médias occidentaux ont préféré regarder ailleurs. Aujourd’hui, il va falloir admettre que notre système est inopérant, tandis que le socialisme [sic] chinois a fait une nouvelle démonstration de sa supériorité. Car pour combattre une telle menace, encore faut-il avoir un Etat. Mais le nôtre, où est-il ? La santé publique est-elle sa priorité ? Serait-il capable de construire de nouveaux hôpitaux, alors même qu’il s’acharne à détruire ceux qui existent ?
Dans un pays où la propriété publique est négative, où l’on a privatisé et démantelé les services publics, où l’Etat est l’otage volontaire des milieux financiers, serions-nous capables d’effectuer 10% de ce que les Chinois ont fait ? Il est vrai qu’à Pékin on n’applique pas les consignes néolibérales, les banques obéissent au gouvernement, la propriété publique pèse 50% de la richesse nationale, l’Etat a une obligation de résultat, il est jugé par 800 millions d’internautes sur sa capacité à régler les problèmes, il sait qu’il est comptable de l’intérêt national, que son mandat n’est reconduit que s’il fait ses preuves dans les faits et non en paroles. Dictature totalitaire, ce système ?
Etrange dictature où le débat est permanent, les erreurs dénoncées, les manifestations fréquentes, les institutions soumises à la critique. Ce serait un régime totalitaire, parce qu’il astreint des populations entières au confinement massif dont tous les experts disent qu’il est la seule mesure efficace ? C’est un système imparfait sans doute, mais qui fonctionne et tient compte de ses erreurs. Tandis que chez nous, l’autosuffisance tient lieu d’autocritique, le dénigrement des autres remplace la prise de responsabilité et le bla-bla permanent l’action efficace. L’éditorialiste du « Monde », ce coryphée de la science, a bien raison : « c’est la faillite d’un système ». Sauf que le système en faillite n’est pas celui qu’on croit.
URL de cet article 35761
https://www.legrandsoir.info/covid-19-la-faillite-d-un-systeme.html
Très larges extraits de l’article du mardi 17 mars 2020 paru sur Agora Vox et Initiative Communiste d’un certain taktak, membre du Parti Communiste Révolutionnaire Français.
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Comment la pandémie du covid-19 fait voler en éclat le mythe de « l’Union européenne protectrice » et met en évidence toute la pertinence de « l’État-Nation » souverain
Tous ceux qui croyaient aux chimères des grands slogans pro-européens de « L’Europe de la paix », « de cet espace de solidarité », « d’une Europe qui nous protège, qui nous rend plus fort » et autres blabla ressassés depuis des décennies par les Monnet, Schuman, Giscard, Delors en passant par les Hollande, Sarkozy, Macron et bien d’autres, doivent tomber de haut en voyant la totale absence de leur « sacro-sainte Europe » dans la gestion de la pandémie que nous vivons !
[…]
On ne peut en effet que constater l’inutilité chronique de cette institution, qui n’aura strictement rien fait et n’aura strictement servi à rien dans la crise du covid-19.
Ainsi, les Italiens, premier pays d’Europe touché par l’épidémie, ont dû se débrouiller tout seuls pour gérer la crise. Enfin, pas tout à fait, puisqu’ils ont heureusement reçu l’aide précieuse… de la Chine, du Venezuela et de Cuba qui envoient leurs médecins en Lombardie, ces pays aux économies planifiées détestés par l’idéologie dominante et dénigrés dans sa presse aux ordres. Et ce tandis que l’Allemagne, pourtant moins touchée, refusait de faire parvenir des masques de protection…
Par suite, les Français, les Espagnols, les Belges, entre autres, prenaient, dans le cadre de leurs frontières, des mesures pour endiguer la pandémie :
– la France en prenait enfin toute la mesure en annonçant, avec retard, le jeudi 12 mars, que toutes les écoles seraient fermées à partir du lundi 16, le surlendemain était annoncé que tous les commerces autres que de premières nécessités devaient à leur tour fermer leurs portes ;
– en Belgique, cette mesure était prise 2 jours avant la France ;
– en Espagne tous les déplacements autres que professionnels sont interdits à compter du lundi 16 ;
– le Portugal, quant à lui, ferme l’ensemble des établissements scolaires à partir de ce même lundi.
D’autres pays de l’UE, eux, ont décidé de fermer totalement leurs frontières aux ressortissants des pays les plus touchés par le covid-19 ; comme le Danemark, l’Autriche, la Pologne, la Slovaquie …
Il est donc démontré par les faits qu’aucune concertation n’a eu lieu, chaque pays prenant des mesures uniquement dans le cadre de ses frontières, alors que la gravité du moment nécessiterait, au contraire entente et solidarité.
Cette absence de concertation se manifeste par des aberrations totales, à l’image de la frontière franco-italienne, où quasi aucune personne ne peut rentrer en Italie pendant que les Italiens peuvent, eux, entrer en France ! Bref, du grand n’importe quoi.
Dans ce processus l’UE est donc totalement absente.
D’ailleurs les peuples ne s’y trompent pas, aucun d’entre eux n’attend quoi que ce soit de « l’Europe ».
Au contraire, l’Union Européenne du Capital [est] l’une des causes de la catastrophe.
Est-ce réellement surprenant ? En tous cas, par pour les militants communistes du PRCF [qui] n’a eu de cesse depuis maintenant plus de 15 ans […] de dénoncer la construction européenne comme étant une création du grand capital tournée uniquement vers les profits des entreprises multinationales et contre les peuples. Divisés, mis en concurrence pour être mieux exploités.
C’est dans ce cadre que les services publics, notamment de la santé, ont été démolis. C’est, en effet, bien à cause des directives européennes et du respect des critères de l’euro-austérité du traité de Maastricht, qu’ont appliqué avec zèle les différents gouvernements, Macron/Philippe en tête, que notre pays a été mis à sac et que ses finances publiques ont été réorientées en soutien des profits du CAC40, au lieu de financer nos services publics et notre protection sociale. Au nom de l’euro a été appliqué le dogme des 3% de déficit public maximum, étranglant les hôpitaux publics. Il y a tout lieu de penser que l’absence de renouvellement du stock de masques de protection a tout à voir avec cette logique financière qui a conduit partout à faire des “économies” sur le dos de la santé publique. Avec à la clé des fermetures massives d’hôpitaux et de lits. Ce sont plusieurs dizaines de milliers de lits qui seraient si utiles ces jours à venir qui ont été supprimés. Des milliers de médecins, des dizaines de milliers d’infirmiers et infirmières qui n’ont pas été formés et recrutés ! Rien que cette année, le régime macron proclamait avec morgue “il n’y a pas d’argent magique” à la figure des soignants, réclamant des moyens pour des urgences au bord de l’effondrement avant même que n’arrive le coronavirus, pour réduire de près d’un milliard d’euros le budget de l’hôpital public.
Voilà un effet concret de l’Euro et de l’Union Européenne.
Dans cette même logique, peut être également citée la Loi travail, voulue par la Commission européenne de Bruxelles, qui, en plus de précariser encore plus durement la vie des salariés, a supprimé également les organismes paritaires qu’étaient les comités d’hygiène, sécurité et des conditions de travail (CHSCT) dans les entreprises, qui auraient été un atout majeur dans la gestion de cette crise.
Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que l’UE du grand patronat ne fasse et ni même n’annonce quoi que ce soit pour protéger les peuples du coronavirus et qu’au contraire elle soit la première à annoncer des mesures de soutien aux profits capitalistes, en débloquant tout de suite un fonds de 25 milliards d’euros « en soutien à l’économie ». S’il n’y a pas « d’argent magique » pour l’hôpital public, il en va autrement pour le CAC-40 !
D’ailleurs, dans son allocution, si E. Macron appelait « à faire nation », il tentait désespérément de fabriquer dans ses mots l’introuvable UE dans les faits, en ressassant « Europe », « Europe » et encore « Europe ». Mais comme le disait Spinoza « le mot chien n’aboie pas » et les euro-béats auront beau répéter « Europe » à tout bout de champ, rien ni fait : l’UE est totalement absente dans la gestion de la crise sanitaire. […]
Cette crise sanitaire aura le mérite, non seulement de voir l’UE pour ce qu’elle est, mais également de démontrer toute la pertinence du concept « d’État-Nation ».
Dans cette crise, il est de démonstration que le concept de nation n’est pas archaïque, qu’il n’entraîne pas automatiquement le nationalisme […] C’est bien ce qu’ E. Macron a compris dans son discours de jeudi soir, bien obligé, malgré lui, de prendre des mesures dans le cadre de l’État-nation France, mais tout en fustigeant le nationalisme. À quoi faisait-il référence ? À ces pays de l’UE qui ferment tour à tour leurs frontières et cela non seulement pour protéger leur population mais également pour protéger les autres populations […]
D’ailleurs, la France fait figure de dernier pays d’Europe à ne pas avoir fermé ses frontières, ce qui est totalement irresponsable, aussi bien pour notre peuple que pour toutes les personnes qui entrent sur notre territoire. La faute à qui ? Précisément à l’européisme idéologique, dogmatique et sectaire d’E. Macron et du gouvernement Philippe. Rejoints dans cette course absurde par Ursula Von der Leyen qui, en tant que présidente de la Commission européenne, déclarait que « les interdictions de voyage générales ne sont pas considérées comme très efficaces par l’Organisation mondiale de la Santé » et ajoutant « de plus elles ont d’importantes conséquences sociales et économiques, elles perturbent la vie de la population et des entreprises ». Comment être plus cynique ? Comment ne pas voir la nature intégralement capitaliste et résolument tournée contre les peuples de l’UE ? On lui répondra que s’il est pertinent, pour lutter contre la propagation du coronavirus, de mettre en confinement des villes, des départements ou des régions, il ne saurait l’être à moins, concernant des pays ! L’exemple chinois est à ce titre plus que révélateur. Aussi, il ne peut qu’être constaté qu’à part le gouvernement français, aucun pays n’écoute les « recommandations » de la Commission européenne, à commencer par l’Allemagne qui a annoncé la fermeture de toutes ses frontières ce dimanche 15 mars. […]
Cette argumentation du risque « nationaliste » est donc totalement risible. Il ne s’agit que de propagande pro-européenne de la libre circulation des populations, cache-sexe de la libre circulation des capitaux responsables des délocalisations et de la concurrence entre eux de tous les travailleurs de l’UE.
Une libre circulation des capitaux et des biens qui ne donne en réalité qu’une pénurie de masques et des gels hydroalcooliques, l’incapacité de fabriquer le grand nombre de respirateurs dont nous avons maintenant besoin. En effet, pour maximiser les profits, la libre circulation et la libre concurrence, dogme fondamental du dumping anti-social, ont conduit à démolir l’outil de production industriel à coups de désindustrialisation.
Non, ni la main invisible du marché ni l’euro, ni l’UE ne soigneront le coronavirus.
Cet épisode doit ouvrir les yeux à tous les progressistes [sic] qui continuent de croire à « l’Europe sociale » qui est tout autant un mythe que celui de « l’Europe qui nous protège ».
Au contraire, cette crise révèle que c’est bien le cadre de la nation qui fait sens […] Et cette réappropriation [nationale] ne passera bien sûr que par les quatre sorties : OTAN, Union Européenne, €uro et capitalisme.
« Nous sommes en guerre sanitaire » (Macron)
Non, nous sommes en guerre tout court, ou si l’on préfère en guerre bactériologique! Ou plutôt virusologique !
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Second article extrait du site MONDIALISATION.CA du Centre de recherche sur la mondialisation
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COVID-19: Des preuves supplémentaires que le virus trouve son origine aux Etats-Unis
Par Larry Romanoff
Mondialisation.ca, 16 mars 2020
Région : Asie, États-Unis
Thème: Science et médecine
Il serait utile de lire préalablement cet article à titre d’information de base :
Coronavirus chinois, une mise à jour choquante: le virus vient-il des USA?, publié initialement en anglais le 4 mars 2020
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Comme les lecteurs de mon précédent article (ci-dessus) s’en souviendront, des épidémiologistes et pharmaciens Japonais et Taïwanais ont déterminé que le nouveau coronavirus trouve presque certainement son origine aux Etats-Unis, étant donné que ce pays est le seul à disposer de tous les cinq pathogènes types, qu’on peut considérer par analogie comme une sorte de « branche » qui ne peut exister d’elle-même mais a du être reliée à un « arbre » (un tronc commun).
Le médecin Taïwanais a remarqué qu’en août 2019, les Etats-Unis ont connu une vague de pneumonies pulmonaires ou pathologies similaires, que les Étasuniens ont attribué au « vapotage » des cigarettes électroniques, mais dont, selon le scientifique, les symptômes et les caractéristiques ne peuvent être attribués aux cigarettes électroniques. Il a dit avoir écrit aux autorités sanitaires des Etats-Unis en leur disant qu’il soupçonnait que ces morts étaient probablement dus au coronavirus. Il assure que ses avertissements ont été ignorés.
Immédiatement avant, le CDC avait totalement fermé le principal laboratoire biologique militaire de Fort Detrick dans le Maryland, en raison de l’absence de précautions contre des fuites de substances pathogènes, en adressant une mise en demeure aux militaires de cesser toute activité. C’est immédiatement après que l’épidémie des « cigarettes électroniques » a surgi.
Une unité de recherche sur les germes mortels est fermée dans un Laboratoire de l’Armée en raison de problèmes de sécurité
Des problèmes de traitements de substances dangereuses ont conduit le gouvernement à suspendre la recherche dans le principal centre de défense bactériologique militaire.
Extrait du The New York Times du 8 août 2019
Nous avons également eu des citoyens Japonais infectés en septembre 2019 à Hawaï, des gens qui ne s’étaient jamais rendus en Chine, ces infections se sont produites sur le sol étasunien bien avant l’éruption à Wuhan, mais seulement peu après la fermeture de Fort Detrick.
Puis, sur les réseaux sociaux chinois, un autre article a été publié tenant compte de ce qui précède, mais comportant des précisions supplémentaires. Il déclarait notamment que cinq athlètes « étrangers » ou d’autres personnes en visite à Wuhan pour les Jeux Militaires Mondiaux (du 18 au 27 octobre 2019) avaient été hospitalisées à Wuhan pour une infection indéterminée.
http://www.xinhuanet.com/english/2019-10/15/c_138473332.htm
L’article explique plus clairement que la version de Wuhan du virus n’aurait pu provenir que des Etats-Unis parce qu’il s’agit de ce qu’ils appellent une « branche » qui n’aurait pu être créée en premier lieu parce qu’elle n’aurait pas eu de « germe ». Cela ne peut provenir que d’une nouvelle variété dérivée du « tronc » d’origine, et ce tronc n’existe qu’aux Etats-Unis. (1)
Il y a eu beaucoup d’hypothèses dans l’opinion publique selon laquelle le coronavirus aurait été délibérément transmis en Chine, mais selon l’article Chinois, il existe une alternative bien moins sinistre.
Si certains membres de l’équipe étasunienne des Jeux Militaires Mondiaux (18-27 octobre) avaient été infectés par le virus en raison d’une éruption accidentelle à Fort Detrick, il est possible que, compte-tenu d’une longue période d’incubation, leurs symptômes aient été bénins, et ces personnes auraient facilement pu « faire une visite touristique » de la ville de Wuhan au cours de leur séjour, infectant potentiellement des milliers de résidents dans différents endroits, dont beaucoup allaient par la suite se rendre au marché de gros de fruits de mer d’où le virus se serait répandu comme un incendie de forêt (et cela a été le cas).
Cela expliquerait également l’impossibilité pratique de localiser le célèbre « patient zéro » qui en l’occurrence n’a jamais été découvert parce qu’il y en aurait eu plusieurs.
Ensuite, Daniel Lucey, un expert en maladie contagieuse de l’Université de Georgetown à Washington, a déclaré dans Science magazine que la première infection humaine a été confirmée comme s’étant produite en novembre 2019 (pas à Wuhan), en suggérant que le virus provenait d’ailleurs et s’est ensuite répandu vers le marché aux fruits de mer et de poissons. « Un groupe situe l’origine de l’éruption au 18 septembre 2019 ». (2) (3)
China’s New Coronavirus: An Examination of the Facts (Le nouveau Coronavirus en Chine : Un examen des faits)
Le marché aux fruits de mer et poissons de Wuhan pourrait ne pas être la source d’où le nouveau virus s’est répandu dans le monde.
La description des premiers cas laisse entendre que l’éruption s’est produite ailleurs.
L’article dit :
« Comme des cas confirmés d’un nouveau virus émergent dans le monde entier à une vitesse préoccupante, tous les regards se sont tournés sur un marché aux poissons de Wuhan en Chine, comme étant l’épicentre de l’éruption. Mais une description des premiers cas cliniques publiée dans The Lancet vendredi, remettent en question cette hypothèse ». (4) (5)
L’article, écrit par un grand groupe de chercheurs Chinois appartenant à plusieurs institutions, donne des précisions sur les 41 premiers patients hospitalisés qui ont eu des infections confirmées de ce qu’on a appelé le nouveau coronavirus 2019 (2019-nCoV).
Dans le premier cas, le patient est tombé malade le 1er décembre 2019 et n’avait aucun lien avec le marché aux poissons, selon les auteurs du rapport.
« On n’a pas découvert de lien épidémiologique entre le premier patient et les cas suivants », déclarent-ils. Leurs données montrent également qu’au total, 13 des 41 cas n’avaient aucun lien avec le marché. « C’est un nombre important, 13 cas, sans lien », affirme Daniel Lucey … (6)
Des rapports précédents des autorités sanitaires Chinoises et de l’Organisation Mondiale de la Santé avaient affirmé que le premier patient présentait des symptômes le 8 décembre 2019 – et ces rapports se contentaient de déclarer que la « plupart » des cas étaient liés au marché aux poissons, qui a été fermé le 1er janvier. (7)
« Lucey affirme que les nouvelles données sont exactes, les premières infections sur l’homme ont dû avoir lieu en novembre 2019 – sinon plus tôt – parce qu’il y a une période d’incubation entre l’infection et l’apparition des premiers symptômes. Si tel est le cas, le virus s’est répandu en silence chez les habitants de Wuhan – et peut-être ailleurs – avant que l’ensemble des cas provenant de cet infâme Marché en gros aux poissons de Huanan soit découvert fin décembre. « Le virus est arrivé au marché avant de se répandre en-dehors dudit marché », selon Lucey.
« La Chine doit avoir compris que l’épidémie ne trouve pas son origine au marché aux poissons de Wuhan Huanan », a déclaré Lucey au Science Insider. (8)
Kristian Andersen est un biologiste évolutionnaire à l’Institut de Recherche Scripps qui a analysé les séquences de 2019-nCoV pour essayer de clarifier son origine. Il a dit que le scénario était « tout à fait plausible » que des personnes infectées venant de l’extérieur aient propagé le virus dans le marché aux poissons. Selon l’article de la revue Science : « Andersen a publié sur un site de recherche de virologie son analyse des 27 génomes disponibles du 2019-nCoV le 25 janvier. Celle-ci suggère qu’ils avaient un « ancêtre commun très récent » – ce qui signifie une source commune – datant du 1er octobre 2019 ». (9)
Il est intéressant que Lucey ait également remarqué que l’on croyait à l’origine que le MERS* (SRMO) provenait d’un patient d’Arabie Saoudite en juin 2012, mais que des études ultérieures plus précises avaient pu remonter jusqu’à une éruption antérieure inexpliquée de pneumonie dans un hôpital Jordanien en avril de la même année. Lucey a affirmé qu’à partir des échantillons conservés des personnes décédées en Jordanie, les autorités médicales avaient confirmé qu’elles avaient été infectées par le virus MERS. (10)
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*Le syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS) est une maladie respiratoire virale due à un nouveau coronavirus (Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient – MERS‐CoV) détecté pour la première fois en 2012 en Arabie saoudite.
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Les coronavirus constituent une vaste famille de virus pouvant provoquer des maladies diverses, allant du rhume banal au syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS).
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Parmi les symptômes habituels du MERS figurent la fièvre, la toux et des difficultés respiratoires. La présence d’une pneumonie est fréquente, mais pas systématique. Des symptômes gastro-intestinaux, dont la diarrhée, ont également été signalés. Certains cas confirmés en laboratoire d’infection par le MERS-CoV sont notifiés comme asymptomatiques, ce qui signifie qu’ils ne présentent pas de symptômes cliniques tout en donnant un résultat positif à un test de laboratoire mettant le MERS en évidence.
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Environ 35% des cas notifiés d’infection par le MERS-CoV ont abouti au décès du patient.
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Bien que la majorité des cas de MERS chez l’homme soient attribuables à une transmission interhumaine dans les établissements de soins, les données scientifiques actuelles semblent indiquer que le dromadaire est un hôte réservoir majeur du MERS-CoV et une source animale de l’infection chez l’homme. Toutefois, le rôle précis que jouent ces animaux dans la transmission du virus et le mode exact de transmission ne sont pas connus.
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Le virus ne semble pas se propager aisément d’une personne à l’autre, à moins d’un contact étroit avec une personne infectée, par exemple lorsque des soins sont prodigués sans protection à un patient. Des irruptions liées aux soins de santé se sont produites dans plusieurs pays, les plus importantes ayant été observées en Arabie saoudite, aux Émirats arabes unis et en République de Corée.
https://www.who.int/fr/news-room/fact-sheets/detail/middle-east-respiratory-syndrome-coronavirus-(mers-cov)
Cela pourrait inciter le public à être prudent avant d’accepter « la version officielle de base » que les médias Occidentaux veulent toujours propager – comme ils l’ont fait avec le SRAS, le MERS, et ZIKA, dont toutes les « versions officielles » se sont plus tard avérées entièrement fausses.
Dans ce cas, les médias Occidentaux ont inondé leurs pages pendant des mois sur l’hypothèse que le virus COVID-19 trouvait son origine au marché aux poissons de Wuhan, provoqué par des gens ayant mangé des chauves-souris et des animaux sauvages. Tout cela s’est révélé faux.
Non seulement le virus ne trouve pas son origine au marché aux fruits de mer et poissons, mais il n’est pas du tout originaire de Wuhan, et il a désormais été prouvé qu’il ne provient pas de Chine non plus, mais a été apporté en Chine venant d’un autre pays. Une partie de la preuve de cette assertion, réside dans le fait que les variétés du génome du virus en Iran et en Italie ont été séquencées et ne faisaient pas partie de la variété qui a infecté la Chine et doit, par définition, provenir d’ailleurs.
Il semblerait donc que la seule possibilité soit que son origine se trouve aux Etats-Unis parce que c’est le seul pays à disposer du « tronc commun » à toutes ces variétés. Et il est donc vraisemblable que la source originale du virus du COVID-19 soit le laboratoire de guerre biologique de Fort Detrick. Ce ne serait pas une surprise, étant donné que le CDC a complètement fermé Fort Detrick, mais également parce que, comme je l’ai mentionné dans un article précédent, entre 2005 et 2012, les Etats-Unis avaient connu 1059 cas où des agents pathogènes avaient été volés, ou s’étaient échappés des laboratoires biologiques étasuniens au cours des dix années précédentes – une moyenne d’un cas tous les trois jours.
Larry Romanoff
Article original en anglais :
COVID-19: Further Evidence that the Virus Originated in the US, publié le 11 mars 2020.
Traduit par Patrick T., revu par Isabelle, pour Mondialisation.ca
Source de la photo en vedette : health.mill
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Notes
(1) https://mp.weixin.qq.com/s/CjGWaaDSKTyjWRMyQyGXUA
(2) https://science.sciencemag.org/content/367/6477/492.full
(3) Science; Jon Cohen; Jan. 26, 2020
https://www.sciencemag.org/news/2020/01/wuhan-seafood-market-may-not-be-source-novel-virus-spreading-globally
(4) https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30183-5/fulltext
(5) https://www.thelancet.com/journals/lancet/article/PIIS0140-6736(20)30183-5/fulltext
(6) http://wjw.wuhan.gov.cn/front/web/showDetail/2020011109036
(7) http://wjw.wuhan.gov.cn/front/web/showDetail/2020011509040
(8) https://sciencespeaksblog.org/2020/01/25/wuhan-coronavirus-2019-ncov-qa-6-an-evidence-based-hypothesis/
(9) http://virological.org/t/clock-and-tmrca-based-on-27-genomes/347
(10) http://applications.emro.who.int/emhj/v19/Supp1/EMHJ_2013_19_Supp1_S12_S18.pdf
Voir également l’article de Larry Romanoff sur la Covid-19 :
Le Directeur du CDC étasunien Robert Redfield reconnaît que des morts du Coronavirus ont été attribuées à tort à la grippe
Larry Romanoff est un consultant en management et un homme d’affaires à la retraite. Il a occupé des postes de direction dans des entreprises de consulting internationales et possédait une société d’import-export internationale. Il a été professeur invité à l’Université Fudan de Shanghai, présentant des études de cas en commerce international aux classes de management d’EMBA. M. Romanoff vit à Shanghai et travaille actuellement à la rédaction de dix livres traitant des relations entre la Chine et l’Occident. Il peut être contacté sur : 2186604556@qq.com. Il apporte fréquemment sa contribution à Global Research.
La source originale de cet article est Mondialisation.ca
Copyright © Larry Romanoff, Mondialisation.ca, 2020
« Nous sommes en guerre sanitaire » (Macron)
Non, nous sommes en guerre tout court, ou si l’on préfère en guerre bactériologique ! Ou plutôt virusologique !
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Premier article extrait du site MONDIALISATION.CA du Centre de recherche sur la mondialisation
Centre de recherche sur la mondialisation (CRM)
Boite postale 55019
11 Notre-Dame Ouest,
MONTREAL, Qc, H2Y 4A7
CANADA
Coronavirus chinois, une mise à jour choquante: le virus vient-il des USA?
Rapports du Japon, de la Chine et de Taïwan sur l’origine du virus
Mondialisation.ca, 16 mars 2020
Région : Asie, États-Unis
Thème: Science et médecine






