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ITALIE : DES AMENDES POUR LES CLOCHARDS !

16 mars 2020

Come fanno a restare a casa le persone che una casa non ce l’hanno?

Comment font pour rester chez eux les gens qu’un chez soi, ils n’ont pas ?

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De La Repubblica de ce jour.

L’associazione Avvocato di strada chiede ai sindaci di tenere ancora aperti gli spazi che ospitano i clochard durante l’inverno

BOLOGNA – E’ già successo a Modena, Verona, Milano, Siena e altrove. In Italia « stanno iniziando a fioccare i verbali redatti ai senzatetto per violazione dell’articolo 650 del Codice penale », non avendo rispettato l’obbligo di restare in casa per contenere la diffusione del coronavirus, ma i destinatari sono clochard, che per definizione non possono restare a casa perché una casa non hanno. A denunciarlo è l’associazione Avvocato di strada, con un appello indirizzato al premier Giuseppe Conte, ai presidenti di Regione e ai sindaci « perché intervengano al più presto, ognuno in base alle proprie competenze, e nessuno venga lasciato solo. Per il bene di tutti ».

Per Avvocato di strada « bisogna occuparsi, e in fretta, di chi non ha un tetto sulla testa ed è costretto a vagare per le città. Diciamo da più di 20 anni che chi vive in strada ha bisogno di una casa e di una residenza per potersi curare ma oggi, ai tempi del coronavirus, queste necessità assumono una drammatica urgenza. Ad aggiungere un carico su una situazione già paradossale stanno iniziando a fioccare i verbali redatti ai senza tetto », scrive l’associazione nella nota diffusa per segnalare l’appello: « Siamo a lavoro per chiedere le archiviazioni ma intanto continuiamo a porre la nostra domanda. Come fanno a restare a casa le persone che una casa non ce l’hanno? ». L’appello è firmato dal presidente Antonio Mumolo e da una sessantina di legali che fanno parte del direttivo o operano per Avvocato di strada nelle città di tutta Italia. « Io vorrei restare a casa… ma se una casa non ce l’ho? », è l’incipit della lettera: « Questa e’ la situazione in cui si trovano circa 50.000 persone in Italia ».

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L’association Avocat de rue demande aux maires de garder ouverts les espaces accueillant les clochards pendant l’hiver.

BOLOGNE – Cela s’est déjà produit à Modène, Vérone, Milan, Sienne et ailleurs. En Italie « les procès-verbaux établis à l’encontre des sans-abri pour violation de l’article 650 du code pénal commencent à affluer », n’ayant pas respecté l’obligation de rester chez eux pour contenir la propagation du coronavirus ; mais les verbalisés sont des clochards, qui par définition ne peuvent rester chez eux, parce qu’un chez soi, ils n’en ont pas. L‘association Avocat de rue a dénoncé ce fait par un appel adressé au premier ministre Giuseppe Conte, aux présidents régionaux et aux maires « pour qu’ils interviennent le plus tôt possible, chacun selon ses compétences, et que personne ne soit laissé seul. Ceci pour le bien de tous ».

Pour Avocat de rue, « il faut s’occuper, rapidement, de ceux qui n’ont pas de toit au-dessus de leur tête et qui sont contraints de sillonner les villes. Nous disons depuis plus de 20 ans que ceux qui vivent dans la rue ont besoin d’un chez soi et d’une résidence pour s’en sortir, mais aujourd’hui, au moment du coronavirus, ces besoins prennent une urgence dramatique. Ajoutant une peine sur une situation déjà paradoxale, les procès-verbaux établis contre les sans-abri commencent à affluer », écrit l’association dans la note publiée pour signaler l’appel. : « Nous sommes au travail pour demander les archives [des procès-verbaux] mais en attendant nous continuons à poser notre question. Comment les personnes qui n’ont pas de logis restent-elles chez elles? ». L’appel est signé par le président Antonio Mumolo et par une soixantaine d’avocats qui font partie du conseil d’administration ou travaillent pour Avocat de rue dans les villes de toute l’Italie. « Je voudrais rester chez moi … mais si je n’ai pas de chez moi? » est le début de la lettre: « C’est la situation dans laquelle environ 50 000 personnes se retrouvent en Italie ».

From → divers

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