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COURT BILLET DU JOUR

16 mars 2020

C’est la guerre contre un ennemi presque invisible. Ennemi imprévisible ou prévu, programmé ; autre sujet de questionnement. C’est un temps de guerre et, pourquoi ne pas le dire, avec moments de fort relent de fin de civilisation : celle du capitalisme mondialiste qui infeste toute la planète. Allié objectif du virus. Criminel capable de tout.

Puisse venir un temps de décroissance, de relocalisation, d’auto-suffisance, de dépollution, de « vie au pays », de démocratie directe, de fin de la Bourse, d’une monnaie uniquement d’échange et non spéculative, autour de nations et de cultures nationales et régionales retrouvées, de fin de l’Union Européenne (dont une majorité de Français ne voulait pas dès 2005), de l’euro et de l’OTAN.

Oui ! Je sais je rêve ! Mais je crois que le simple bon sens populaire est de mon côté. Malheureusement très pollué le bon sens par les media aux ordres ou la naïveté de tant et plus…

Pour l’heure, des bruits venant des « hauts lieux » de l’incompétence européiste macronienne nous disent que le nabot, le pas-fini de L’Élysée (qui, en ce moment, doit jouir dans sa suffisance de petit monarque) « prônera » pour dès mercredi le confinement obligatoire chez soi (au moins pour Paris et son agglomération, et sans doute tout le pays) pour qui ne va pas au boulot ou a une « sérieuse » raison de sortir. Avec couvre-feu dès 18 heures.

En attendant, par chez moi, tout se passe bien comme d’habitude ; du moins pour l’instant. Dès hier soir, et pour fêter les quasi vacances scolaires exceptionnelles qui commencent, des voitures ont été brûlées rituellement à Rezé banlieue sud de Nantes et même à Saint-Nazaire, minuscule ville de province. Comme quoi dans les petites villes, on n’est pas plus attardés ou ploucs que ça ! On est modernes nous aussi, non mais. Et j’affirme que chez nous la vie suit encore son cours tout à fait normalement.

Enfin du moins pour le vandalisme coutumier, habituel, courant. Car pour les « érections » (sic, cf. Coluche) municipales il en a été autrement hier. Déjà que ça votait de moins en moins (« un pour tous et tous pourris », « blanc bonnet et bonnet blanc », fausse démocratie…) là (avec le coronavirus omniprésent en plus du reste) cela a atteint des sommets, enfin plus exactement des abysses : à Lorient comme à Saint-Nazaire (deux villes encore en partie ouvrière) les deux tiers des inscrits sont restés chez eux ou ont voté blanc ou nul.

Pour le second tour – qui va être probablement annulé pour dimanche, ou reporté (par une loi exceptionnelle votée à la va-vite par la-république-godillot-en-marche-arrière et probablement les oppositions d’opérette, tous unis) – les trois listes qui demeurent en lice (trois listes de la « « « gauche » » » socialo-communo-solidaro-écolo-animaliste européiste et un tantinet macronienne – le maire sortant « socialiste » a voté Macron dès le premier tour de la présidentielle et s’est représenté cette fois-ci comme tête d’une liste « sans étiquette » (sic!) dénommée : « Pour Saint-Nazaire » (resic)) ont, au total, reçu les voix de moins de 24 % des inscrits. Enfin, ça ne les gêne nullement.

J’en connais au moins deux qui auraient été « heureux » (pour leurs thèses qui sont, en grande partie, aussi les miennes) de vivre ce que nous vivons présentement – pardon : subissons. C’est Cioran et Debord.

From → divers

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