Il y a quelques jours, Régis Debray expliquait que le coronavirus révèle que
l’Union européenne n’est qu’un “pieux mensonge”.
La réalité est bien plus grave encore que cela : les européistes constituent une mafia arrogante, incompétente et criminelle qui entraînent tout le continent dans le désastre.
Le coronavirus apporte jour après jour que la sortie de l’UE est bien l’impératif national n°1, en Italie comme en France.
Non seulement, nous y retrouverons notre niveau de vie, nos libertés publiques et notre démocratie, mais nous pourrons rétablir nos services publics, à commencer par le service hospitalier. Et nous y retrouverons nos amitiés mondiales, en dehors de toute idéologie mortifère.
François Asselineau, le 22 mars 2020, président de l’UPR, parti de la sortie de l’Union Européenne – du Frexit, mais aussi de la sortie de l’euro et de l’Otan.
Publié le 23 mars 2020 par defensededavidhamilton
***
Que personne ne croie qu’il n’y aurait aucun rapport entre l’Affaire David Hamilton et la crise du coronavirus.
La France est un pays où l’opinion publique n’a pas réagi le moins du monde en faveur de David Hamilton alors que celui-ci, désormais un vieillard de 83 ans, accusé de « viol » par une starlette de la téloche qui alléguait hors délais légaux, et qui alléguait non pas devant les tribunaux mais dans les colonnes de la presse pipole des faits (présumés) remontant à des dizaines d’années, David Hamilton a été insulté à la télévision, n’a pas eu droit à la présomption d’innocence qui est pourtant l’un des fondements du droit, a été diffamé par presque tous les journaux, puis a été retrouvé mort dans des circonstances tragiques et extrêmement troubles, « suicidé » un mois après avoir déclaré publiquement et sur Internet qu’il craignait pour sa vie, et deux jours après avoir révélé qu’il allait porter plainte pour diffamation, alors qu’il existe en outre des témoignages de personnes qui indiquent (par exemple le photographe allemand Max Stolzenberg) que, le jour même de son « suicide », il faisait des projets d’avenir…
La France est aussi un pays où l’on peut donc se demander comment l’opinion publique désormais « confinée » va réagir face à la suppression de sa liberté de circulation.
CHIFFRES DU CORONAVIRUS.
Les autorités disent que, à ce jour, 23 mars, il y aurait 339.000 cas de personnes contagiées par le coronavirus, dans le monde entier. Les morts seraient 14.706, et le total des personnes hospitalisées 98.836.
CHIFFRES DE LA GRIPPE.
Donc, je répète, des chiffres infiniment inférieurs à ceux de la grippe, puisque 3 à 5 millions de personnes sont affectées par le virus de la grippe chaque année (470.000 en meurent). Il y a eu plus de morts – en France – en 2003-2004 à cause de la grippe qu’il n’y en a eu – dans le monde entier – pour le coronavirus, à cette heure.
LA GRIPPE ITALIENNE DE 1969
Et puis, dans ce monde qui s’honore d’avoir tant de mémoire, mais qui de mémoire n’a que dalle, faut-il rappeler (et les exemples abonderaient) qu’en Italie, en 1969, une épidémie de grippe (« la Spaziale ») avait déjà vidé les rues, puisqu’elle avait conduit 13 millions d’Italiens au lit?
Macron parle de la « plus grave crise sanitaire », ce qu’il a certes le droit de dire en tant qu’opinion subjective, mais les chiffres (et pas que les chiffres) le démentent.
On dit que les morts vont diminuer en Italie. C’est très possible. Je dirais même que c’est probable. Les morts, dans ce pays, auront été très nombreux. C’est hélas, il faut le rappeler, le pays d’Europe dont la population est la plus vieille.
UN CONFINEMENT INUTILE ?
La question qui se pose, celle qui va se poser, est celle du confinement et de la durée de ce confinement. Je l’ai posée sur ce blog encore avant que le confinement ne soit décrété et imposé en France.
D’abord, est-ce que ce confinement est seulement utile? Quel sens y a-t-il, par exemple, à autoriser les gens à aller travailler dans la journée, pour ensuite les obliger à se confiner chez eux le soir?
ET LA CONTAGION CHEZ SOI ?
On dit, ou on a dit, que le virus ne survivait pas dans l’air. En est-on certain? Non. Que dit la science (dans laquelle croit Macron, et il s’en vante à la télé)? « La » science, qui n’existe pas, ne dit rien. Les scientifiques se contredisent.
Pourtant, les autorités ont imposé le confinement total avant de savoir – entre autres – combien de temps survit le coronavirus entre quatre murs. Et s’il survivait, par exemple, trois heures? Comment respecter « la » distance de sécurité, dans un appartement? Est-on certain que cette distance soit suffisante? Comment une famille, disons, de trois, quatre ou cinq personnes, vivant dans un appartement comme en ont des millions de citoyens en France, peut-elle dès lors échapper à la contagion intra muros? Rassurez-vous, ce n’est pas moi qui le dis. C’est par exemple la thèse du professeur Carlo Signorelli, enseignant universitaire fameux et respecté d’Hygiène et de Santé publique.
QUE VA-T-IL RESTER DE LA LIBERTÉ ?
Je le répète, il n’y a sans doute qu’un seul moyen de lutter contre le coronavirus, à l’éclectisme duquel personne ne semble échapper, d’Albert de Monaco à Harvey Weinstein.
La stratégie consisterait à soumettre tout le monde à des tests (c’est ce que va faire la Vénétie, en Italie), puis à confiner SEULEMENT les malades, tout en laissant LIBRES DE LEURS MOUVEMENTS les gens qui ne le sont pas (ou qui ne le sont plus, parce qu’ils auront développé des anticorps).
Mais dans le monde à l’envers, le monde d’aujourd’hui, (1) on confine les gens sains tandis que (2) on ne soigne pas les malades (ou du moins, pas tous puisque, dans trop de pays d’Europe, il n’y a pas de place dans les structures hospitalières). L’Italie, par ailleurs, se rend compte (mieux vaut tard que jamais) du fait qu’il faudrait nettoyer les conduits d’aération des hôpitaux (et pas seulement), parce que le coronavirus pourrait y pulluler.
Macron, qui « croit dans la science », sait-il que c’est dès décembre 2019 que le virus a fait ses premières victimes en Chine? Macron, qui « croit dans la science », et les autorités, se voulaient rassurants. Trop rassurants alors, trop alarmistes aujourd’hui? Pourquoi donc?
Macron, qui « croit dans la science », a-t-il usé de son pouvoir pour engager la France à fabriquer des masques et autres protections indispensables au personnel médical, ou encore du gel hydroalcoolique?
Macron, qui « croit dans la science », a-t-il usé de son pouvoir pour engager les chercheurs à mettre au point sinon des vaccins, du moins des tests de diagnostic rapide ? Macron, qui « croit dans la science », a-t-il usé de son pouvoir pour donner aux hôpitaux des crédits ? Macron, qui « croit dans la science », a-t-il écouté les voix de ceux qui étaient parfois en grève depuis des mois afin d’alerter l’opinion publique et les gouvernants sur l’état critique du service de santé?
Macron, qui « croit dans la science », doit avoir une responsabilité dans le fait d’avoir envoyé chercher des Français à Wuhan. Et cela a-t-il été fait dans le respect d’élémentaires mesures de prévention?
Le confinement, en d’autres termes, pourrait favoriser la contagion à l’intérieur de ces murs domestiques où, selon la croyance de Macron dans la « Science », on y échapperait.
Le confinement pourrait n’avoir aucune utilité – ou qu’une utilité limitée et éphémère – puisque des scientifiques savent et disent que l’épidémie pourrait ralentir, mais ensuite recommencer (mutations du virus).
Ni la Corée du Sud, ni Taiwan, ni Singapour, ni le Japon n’ont mis en œuvre un confinement global de la population…
Quand est-ce que des hommes politiques, en Italie ou en France, vont avoir le courage de poser des questions au sujet de l’efficacité mais aussi de la légitimité de ce confinement? Et de sa légitimité, je répète, surtout s’il se prolongeait à outrance? En Italie, Matteo Renzi (PD, partito democratico, ex premier ministre) ou Maria Elisabetta Alberti Casellati (FI, Forza Italia), présidente du Sénat, viennent d’engager vivement le premier ministre Giuseppe Conte à consulter le Parlement.
En 1969, il y avait 13 millions d’Italiens au lit à cause de la grippe. Aujourd’hui, en Italie, tout le pays est reclus de par la volonté d’un décret au sujet duquel le Parlement n’a pas eu son mot à dire. Exactement comme en France.
Quelle que soit la provenance du coronavirus, et quoi qu’il se soit passé dans les coulisses de la haute finance internationale, des industries pharmaceutiques et de la politique, saura-t-on jamais qui et pourquoi, au plus haut niveau, a décidé le confinement entier d’un continent?
Combien de temps les peuples européens trouveront-ils cela « démocratique »?
Quel est le réel projet de nos éminences? De saisir le prétexte ou l’opportunité d’un coronavirus pour tester les indéniables progrès dans le conditionnement de la population à la perte de ses libertés?
Olivier Mathieu
Aujourd’hui on est le 22 mars. Il y a 52 ans naissait le Mouvement du 22 mars, qui après des prémices dès la fin de l’année 1967, à Strasbourg et à Nantes (sur une question de mixité dans les cités universitaires) annonçait à Paris, Mai 68.
On allait voir ce que l’on allait voir. C’était la lutte finale. Et l’on a vu : la plupart des gauchistes, anarchistes, membres de l’ultra-gauche et autres pro-situs de l’époque, qui fut aussi celle de mon adolescence – du moins ceux qui y voyaient un moyen de promotion sociale, pendant que tant d’autres se sont éteints, ou suicidés de désespoir – on fait de l’Internationale (inter+nations) un rêve mort auquel s’est substitué avec le temps, leur adoration en un nouveau Veau d’Or ou Bœuf Gras : le mondialisme capitalisme, impérialiste, belliciste, ultralibéral, uniformisant, totalitaire.
Et on les vit, tournant leurs vestes, mais ont-il vraiment tourné leur vestes d’arrivistes ? se lancer extatiques dans le militantisme américano-sioniste, dans celui d’une Europe anti-européenne de la destruction des peuples, des cultures, de la civilisation, en compagnie des éternels traîtres au Peuple (je veux parler des « « « socialistes » » ») ou des derniers représentants du stalinisme pseudo-communiste qui depuis une éternité n’ont plus le couteau entre les dents et ne mangent plus les petits enfants ; sans oublier le centre et la droite (le tout formant ce conglomérat d’idéologues dépassés se retrouvant peu ou prou dans le macronisme finalement).
Avec pour uniques mots d’ordre totalement déconnectés de la réalité : non au fascisme, non au racisme, non au populisme, non à l’antisémitisme. Crachant sur les peuples, les petites gens, les Gilets Jaunes, les exclus, les pauvres, contre une puissante volonté d’une réelle démocratie (directe, référendaire impérative, et non sur laquelle on s’assoit, etc)… Ayant un ennemi pratique pour assurer les réélections : le diable en personne le Rassemblement National, lui-même capitaliste, libéral, pro-européiste, donc concurrent.
Je n’oublie pas non plus parmi tous les crétins du mythe mondialiste et européiste, les têtes étroites des indépendantistes de diverses régions, dont on imagine qu’ils seraient laissés totalement à l’abandon en ce moment si ces régions étaient indépendantes, quand les « grandes nations « ou grands « état-nations » d’Europe sont eux-mêmes bien mal en point, grâce au trente ou quarante ans de dictature financière, de déclin, de restriction, et de paiement d’une dette irréelle et usurière sur du néant.
Mais je ne développe pas. Juste à dire que dans « Internationale », il y a deux mots « Inter » et « nationale ». Et je constate que l’Italie est aidée, connaît « la solidarité internationale effective » non pas avec les pays d’Europe, ou plus étroitement les pays latins quand eux-mêmes sont dans un caca monstre ; mais avec la Chine, le Venezuela et Cuba, La Russie (ou encore l’Inde) pays dont on (les media dominants) nous dit qu’ils seraient la lie du Monde.
Il est grandement temps de quitter cette triste sinécure, ce fléau pire qu’un virus dirigé par une véritable maffia ; et d’en finir avec tous ces partis également maffieux ou imbéciles, ou les deux, qui sont imprégnés de l’idéologie mortifère européiste.
Il serait tant de mettre en place le FREXIT. La majorité des électeurs, contre l’avis pratiquement de tous les partis d’alors, a voté NON en 2005 à ce qui préludait au désastre présent. Rappelons-nous !
***
À LIRE, extrait du site de l’UPR :
22 mars 2020
Les Tchèques ont volé 680 000 masques et respirateurs que
la Chine avait donnés à l’Italie pour sauver des milliers
d’Italiens en urgence absolue !
Alors que le nombre de morts du coronavirus en Italie a
enregistré un nouveau record de décès hier samedi
21 mars (793 personnes décédées en 24 heures, soit 4 825
morts depuis l’apparition de l’épidémie de l’autre
côté des Alpes), le grand quotidien La Repubblica a révélé,
également hier soir, une information proprement
inimaginable.
À savoir que la République Tchèque a été contrainte
de reconnaître avoir détourné… 680 000 masques et
respirateurs de réanimation faisant partie d’envois
d’aide humanitaire chinoise d’urgence à destination de
l’Italie !
Cette ignominie a été révélée par un étudiant tchèque,
qui a envoyé des photos aux médias italiens. On peut
y voir en effet des caisses d’aide humanitaire chinoises
dans des voitures de police tchèque. À l’intérieur, en
plus des masques et des respirateurs, des messages de
soutien du gouvernement chinois aux Italiens….
Sources : La Repubblica et RTL
Pourtant, les Italiens versent chaque année 300 à 400
millions € aux Tchèques via les « aides européennes »
Ce scandale absolu révèle toute l’horreur, le cynisme,
la crapulerie et le mensonge de la prétendue « solidarité
européenne ».
Pour information, on peut estimer en effet que :
– l’Italie est contributrice nette de quelque 5,5 milliards
d’euros par an à l’Union européenne ;
– la République tchèque est bénéficiaire nette de quelque
3,4 milliards d’euros par an en provenance de l’Union
européenne (en réalité, versés par les pays “contributeurs
nets”) ;
– compte tenu du poids de l’Italie dans le budget
européen, les contribuables italiens versent chaque
année 300 à 400 millions d’euros aux Tchèques
via le système des “aides européennes”.
Les vrais amis de l’Italie sont ailleurs que dans l’UE
C’est dans le malheur que l’on reconnaît ses vrais amis.
Or, jour après jour, les Italiens découvrent la triste
vérité :
– d’une part, leurs prétendus “partenaires européens”
-dont les pays de l’est qu’ils ont tant aidés – ferment
leurs frontières, ne leur donnent aucune aide, et pire
encore leur volent les aides médicales d’urgence
venues de Chine pour sauver des milliers de vies !
– d’autre part, ce sont des pays constamment méprisés,
ridiculisés, calomniés et insultés par les européistes
qui leur viennent en aide pour lutter contre l’hécatombe !
On a ainsi appris il y a quelques jours que ce sont la
CHINE, CUBA et le VENEZUELA qui ont envoyé des
masques, des respirateurs, des médicaments et des
médecins à nos voisins italiens.
On apprend aujourd’hui que l’Italie attend maintenant
3 millions de masques en provenance d’INDE et de
RUSSIE.
CONCLUSION : sortir de l’UE est bien l’impératif national
N°1, en Italie comme en France.
Il y a quelques jours, Régis Debray expliquait que le
coronavirus révèle que
l’Union européenne n’est qu’un “pieux mensonge”. *
La réalité est bien plus grave encore que cela : les
européistes constituent une mafia arrogante,
incompétente et criminelle qui entraînent tout le continent
dans le désastre.
Le coronavirus apporte jour après jour que la sortie
de l’UE est bien l’impératif national n°1, en Italie comme
en France.
Non seulement, nous y retrouverons notre niveau de
vie, nos libertés publiques et notre démocratie, mais
nous pourrons rétablir nos services publics, à
commencer par le service hospitalier. Et nous
y retrouverons nos amitiés mondiales, en dehors
de toute idéologie mortifère.
François Asselineau
22 mars 2020 –
*
Un chacun me dit que, devant le scandale je suppose,
« les Tchèques ont rendu les masques ».
Et que « par ailleurs, les Chinois aident, mais se font
payer ». Certes, mais quand on sait qu’une usine italienne
qui fabrique des masques ou un objet sanitaire similaire
(je ne sais déjà plus) en a envoyé un avion entier aux
États-Unis (pas gratuit sans doute), il y a peu de jours !
On voit bien que l’Union Européenne, c’est de la foutaise totale,
un instrument de déclin programmé de l’Europe ; que le
libéralisme marche sur la tête ; et que les capitalistes n’ont
pas de patrie, ni de morale d’ailleurs. Aucune humanité.
Comme disait Lénine : « Les capitalistes nous vendront
jusqu’à la corde pour les pendre… ». Je rappelle qu’il disait
cela dans le cadre des premières années d’une « révolution »
financée par les banquiers allemands et aidée par l’industrie
états-unienne. Mascarade que tout ça. Et sur le dos du
prolétariat ouvrier que Trostsky fusillait à l’occasion comme
à Kronstadt, ou du prolétariat paysan comme en Ukraine.
De Sputnik du 20-3-2020 :
Des sources au sein de la police en région parisienne ont communiqué à Sputnik des instructions relatives au maintien de l’ordre dans les Hauts-de-Seine (92). Selon le document auquel nous avons eu accès, les policiers «éviteront les quartiers sensibles comme Pablo Picasso, Petit Nanterre, Zilina ou Vieux Pont». Ils ne devraient donc voir aucun contrôle policier… au risque d’y voir la contamination progresser.
Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, a affirmé sur BFMTV qu’«il n’y a pas de moindre respect du confinement en fonction de la catégorie sociale ou des origines»… »
SOURCE TWITTER

CORONAVIRUS :
Très bon article du mercredi 18 mars 2020 de Jean-Dominique Michel.
http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html

Il est un homme d’exception qui se nomme Julian Assange, prisonnier politique du monde occidental (et plus particulièrement suédo-anglo-américain) qui est confiné depuis 2012.
En ce temps de notre propre confinement (le nôtre avec sorties certes surveillées mais autorisées),
En ce temps où les media qui se sont servis de ses informations, se taisent ou pour la plupart lui tournent le dos et le laisse à son malheur (rare exception : RussiaToday),
Prenons le temps de le soutenir.
Aux dernières nouvelles, victimes de véritables tortures morales, mesures d’isolement délirantes, diverses formes de brimades et d’humiliations, il semblerait se diriger, inéluctablement, vers les États-Unis, pour y trouver une mort intellectuelle précoce.
On peut lui écrire ici, où se trouve sa geôle d’un temps arbitraire et barbare :
Mr Julian Assange
Prisoner # : A9379AY
HMP Belmarsh
Western Way
London SE28 0EB
UK
- Envoyez uniquement des lettres (de 4 pages maximum)
- Pas de cartes postales ou colis
- Photos et dessins sur papier autorisés
- Indiquez au dos de l’enveloppe votre Nom, Prénom et adresse complète
- bon à savoir : Tous les courriers sont ouverts et lus par les autorités de la prison
voir toutes les consignes (en anglais) ici : https://writejulian.com/
Publié le 20 mars 2020 par defensededavidhamilton
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Si les choses tournent mal, on se souviendra (peut-être) dans l’avenir d’une société occidentale moderne qui ne roulait plus carrosse (trop aristocratique, le carrosse) mais roulait bagnole (démocratique à souhait, ça, la bagnole), alors que les poudres subtiles augmentent la diffusion du coronavirus. L’espèce humaine est certes la seule qui ressente l’impérieux besoin d’asseoir ses précieuses fesses dans des machines qui cancérisent tout le monde, y compris ses propres enfants.
Si les choses tournent mal, on se souviendra (peut-être) dans l’avenir d’une société occidentale moderne qui payait grassement (à millions d’euros) des fouteballeux pour taper dans une baballe, la même société qui, frappée par le coronavirus, n’a déjà plus de place dans ses hôpitaux (en Espagne, les médecins doivent effectuer une sélection parmi ceux qui sont soignés, ou pas) et est contrainte de faire appel (c’est le cas en Italie) à des médecins cubains et à des importations de masques protecteurs chinois.
Si les choses tournent mal, on se souviendra (peut-être) dans l’avenir d’une société occidentale moderne qui, jusqu’à la fin, aura été régie et dirigée par le pognon. La ville de Brescia, en Italie, est particulièrement exposée. En Italie, les « tampons » (les tests pour diagnostiquer le coronavirus) manquent. Heureusement, une entreprise italienne vient d’en produire un demi-million. Malheureusement, cette entreprise, qui s’appelle Copan Diagnostics, les a vendus aux Etats-Unis. Les tampons sont partis par la base aérienne américaine d’Aviano (« Italie »)…
Tout démontre l’impuissance et l’incapacité des gouvernements de « l’Union européenne ». Ils n’ont rien prévu, ils agissent au mieux avec retard et de façon contradictoire ou absurde, ils pédalent littéralement dans la purée mais ils restent à leur place. L’ex-première dame de France, Carla Bruni bling-bling, qui est d’origine italienne, fait quant à elle semblant de tousser et d’asphyxier. C’est vraiment d’un goût exquis. Le Botox ne protège pas du coronavirus, mais plus probablement, du sens de la décence.
La société occidentale moderne, société d’une parfaite superficialité, société sans aucune épaisseur intellectuelle ou spirituelle, a emprunté à la Chine jusqu’à son système de « confinement » des populations.
En Italie, on parle d’encore réduire les horaires d’ouverture des magasins. Seuls ceux qui vendent des produits alimentaires de première nécessité demeureront ouverts, par exemple exclusivement le matin.
Vingt mille militaires, pour lutter contre les assemblements de citoyens dans la rue, vont être déployés… dans les rues. Espérons qu’ils n’attraperont pas le coronavirus. En tout cas, ils auront le droit – eux – de faire des tests. Contrairement à la très grande majorité de la population italienne.
La course à pied dans les parcs et les promenades vont être interdites. Les écoles ne rouvriront probablement pas avant septembre. Dans plusieurs communes du Sud de l’Italie, les autorités emploient des drones pour vérifier que les gens ne sortent pas de chez eux. Dans toute l’Italie, les téléphones portables sont espionnés, dans le même but. Si tu sors de chez toi, Big Brother le sait. Quant au maire de la ville de Palerme, il s’énerve: « Restez à la maison, c’est un ordre« . Ouh là là, nos Zéminences s’énervent.
Quelle est – au fait – la constitutionnalité de mesures interdisant à des populations entières de sortir de chez elles et cela, surtout, si ces mesures se prolongent? Je me pose la question. Il n’est pas exclu que des citoyens finissent par adresser des recours à la justice, jusqu’aux plus hautes instances de celle-ci.
On parle du « pic » de l’épidémie. En vérité, personne ne sait quand il arrivera. Les autorités italiennes disent qu’il arrivera dans une semaine, dans deux semaines « peut-être ». Oui, p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non, je veux mon n’veu. Comme dirait l’autre, gouverner c’est prévoir.
En attendant, on a dépassé 10.000 morts (chiffres officiels, ceux des statistiques; les chiffres réels sont sans doute supérieurs, sans doute au moins 250.000 contagiés en Italie) dans le monde. L’Italie est le pays le plus touché. L’OMS n’hésite pas à parler de scénarios qui aboutiraient à la mort, dans le monde entier, de millions de personnes. On évoque aussi 25 millions de chômeurs.
On a confiné les gens chez eux, mais j’ai peur que bientôt on leur annonce qu’ils ne peuvent pas non plus tenir un blog, ou jouer à des jeux vidéo, ou regarder – si tel est leur bon plaisir – des vidéos porno ou des vidéos tout court. Parce qu’il va falloir réserver Internet au « télé-travail ». Le travail c’est la santé, pas vrai?
Voilà une société où les gens ne peuvent d’ores et déjà plus se serrer la main ou se faire la bise, où chacun doit rester chez soi, où de savants et doctes psychanalystes s’interrogent sur les « dangers du sexe » et où, bientôt, Internet fermera ou subira des limitations impressionnantes (en Italie, le ralentissement d’Internet a déjà atteint, à ce jour, 10 %).
En Italie toujours, la presse raconte l’histoire d’une fille de 17 ans qui a bravé les gouvernementaux décrets pour rejoindre son copain. Lequel a appelé la police. Ou encore, des parents ont été verbalisés parce qu’après des jours d’enfermement, ils avaient osé consentir à leurs enfants de moins de dix ans une petite promenade à l’air libre. Verbalisé, aussi, un jeune garçon qui, contrôlé dans la rue, a déclaré qu’il allait donner à manger aux pigeons. Et en effet, me demandé-je, pourquoi les pigeons devraient-ils mourir de faim?
Le capitalisme et le libéralisme ont délabré les hôpitaux européens, les fouteballeurs décampent dans leurs avions privés, l’Union européenne a confiné ses habitants (sauf les Pays-Bas, pour l’instant) mais ayez confiance, braves gens: les forces armées déployées dans les rues ne permettront en aucun cas que l’on donne à manger aux pigeons. L’ordre régnera, je vous le dis, dans l’Europe de Coronavirus Land.
Des études scientifiques (ou présumées telles) ne vont pas tarder, à mon humble avis, à affirmer que la quarantaine doit être plus longue que les quatorze jours initialement prévus. Les politiciens disent (et diront) kif kif. Le consensus, comme ils causent. Le gouverneur de la Campania (Naples) vient de le dire: « Il faut tout militariser« . Je ne pense pas que les populations italiennes auront le droit de sortir de chez elles avant la fin du mois de juin, et je me veux optimiste.
Espérons qu’il ne s’agisse pas d’une quarantaine à vie. Parce qu’une quarantaine comme celle qui est déjà en cours, il n’y en a pas d’exemples – à ma connaissance – dans l’Histoire.
Notes (de J-P F)
Botox : un dérivé à très faible dose de la toxine botulique (utilisée comme arme bactériologique dès les années trente du siècle dernier, que c’est beau le progrès!) connu avant tout comme produit « esthétique » remodeleur des muscles, atténuateur des rides.
Certains disent que son inventeur en aurait été Botul, l’un des auteurs de référence de BHL. Tiens ! qu’est-ce qu’il devient celui-là au fait ?
*
Je cite : «… des médecins cubains et à des importations de masques protecteurs chinois ». On doit aussi ajouter les vénézuéliens. Cuba, Chine, Venezuela : trois ennemis jurés du mondialisme ultralibéral (belliciste, liberticide et mortifère) occidental. Trois pays décriés en tout, tous les jours, par la triste mascarade financiéro-politico-médiatique « européiste ». Enfin, pas intégralement en tout pour la Chine puisque sa main d’oeuvre, à très bon marché, fait encore exploser les dividendes de nombre de sociétés capitalistes « libérales » occidentales et entretien notre propre chômage et notre propre déclin industriel et autres.
Encore un paradoxe de notre temps, non ?
Ce matin, moi : – Mais qu’est-ce que tu fais exactement ?! Tu tournes, tu vires ! (en blaguant, mais je doute que ç’ait été pris pour une blague) Tu serais bien mieux à l’école !
M. cinq ans, bientôt six : – Non ! Y a pas d’école… Grâce au virus…
Un texte de Félix Niesche paru sur le site d’E&R le dimanche 15 mars courant.
*

