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PENSÉE DU JOUR … ET DE TOUJOURS

                                                     

Comme on a cessé de bien faire,

  Aux Poètes fallut se taire ;

  Nul en besogne ne les met ;

  Ailleurs on mit leur fantaisie ;

  La nue et pauvre Poésie,

  Rien que d’espoir ne se promet.

 

Ni la mesure, ni la rime,

  Aujourd’hui n’est plus en estime ;

  Vulgaire, est vulgaire du tout.

  Qui veut plaire, se faut déplaire ;

  Faut se rendre bas et vulgaire

  En sens et mots de bout en bout.

Poésie est donc terrassée

                                                   

* * *

Jean-Antoine de Baïf

in Quatrième livre des Mimes, Enseignements et Proverbes

(1581)

Une fille de 19 ans séquestrée, torturée et affamée pendant des mois par une famille entière

Article paru sur E&R le vendredi 6 mars 2020

***

« “Le 24 février, sur décision du magistrat instructeur de Béziers, la section de recherches de Montpellier du groupement de l’Hérault et la compagnie de gendarmerie de Pézenas ont interpellé deux frères (22 et 24 ans), leur mère âgée de 44 ans et un homme âgé de 32 ans. Un troisième frère âgé de 25 ans demeurant dans un autre logement a, lui aussi, été arrêté”, a confirmé le procureur de la République de Béziers, Raphaël Balland. […] Ils sont tous mis en cause dans une affaire de séquestration en vue de faciliter des actes de torture et de barbarie et d’autres faits très graves sur une jeune femme qui avait été découverte, le 2 novembre, inconsciente, avec un pronostic vital engagé, sur le bord du canal du Midi, à Vias. Elle était alors non identifiée. » (Midi Libre)

Des signaux très inquiétants nous viennent de la France située sous les radars des médias et des services sociaux. La désagrégation du tissu social, de la famille et de l’instruction sous l’impact du néolibéralisme à l’américaine produit des individus sans conscience, sans morale, sans empathie. Dans cette triple misère, ils passent à l’action, histoire de récupérer la moindre parcelle de pouvoir, et ce sont les plus faibles qui trinquent. Une sorte de guerre pauvres/pauvres mais de la pire espèce, une guerre civile sans gloire, sans idéal, sans rien.

« La jeune femme était en hypothermie (22°), légèrement vêtue malgré de basses températures, pesant moins de 40 kg et le visage tuméfié. Elle doit sa vie au passage d’un vététiste qui avait aussitôt appelé à l’aide. Elle avait été hospitalisée en état d’urgence absolue. »

La fracture sociale chère à Jacques Chirac, dont il se foutait comme de sa première bière, une fois qu’il partait en vacances payées par le milliardaire Pinault, produit aujourd’hui des sadiques à la chaîne. Des sadiques à l’image de certains dominants qui n’ont aucune conscience sociale, par définition, aucune morale, aucune empathie. On en trouve dans les cités, qui torturent leurs camarades de deal, on en trouve aussi dans les campagnes, frappées par une misère économique silencieuse. Nos élites taillent dans la chair du pays pour leur propre intérêt et leur propre bonheur. Ils découpent et vendent des quartiers entiers de notre économie au plus offrant, créant un chômage massif et une détresse existentielle dans des villes entières. Ce sont des tueurs sociaux en série.

« Des déclarations recueillies, en garde à vue, par les enquêteurs, il résultait que les relations entre la jeune femme et le frère de 22 ans se sont dégradées rapidement. À partir du mois de septembre 2019, il l’aurait maltraitée, enfermée dans un cagibi cadenassé, attachée, bâillonnée, régulièrement battue, vivant dans un état de saleté permanent, privée d’aliments et de soins et même parfois forcée à manger des excréments de chats. Il l’aurait également obligée à lui reverser ses prestations sociales, notamment pour s’acheter des jeux vidéos. » (Le procureur).

La multiplication des faits divers avec actes de barbarie est un signal à prendre très au sérieux. Il dit que le paquebot France est en train de passer, pour sa partie dite socialement inférieure, sous le niveau de flottaison. Or, ce n’est pas à la justice, ce pansement sur une jambe de bois, de réparer cette désagrégation sociale. La justice est dépassée, la police aussi : le problème est politique. Le système politique qui met les hommes en concurrence, donc fondé sur le meurtre symbolique, fabriquera de plus en plus de millionnaires et de malheureux. Il serait temps que les Français comprennent, au lieu de se chamailler entre partis politiques, entre confessions, entre sexualités, entre genres, qu’il y va de l’équilibre de notre pays.

Les grands comptes, le PIB, les exportations, le niveau du CAC40, tout ça c’est très bien, mais ce qui compte avant tout, c’est la santé mentale de la Nation. Des individus capables, en famille – et quelle famille ! – de faire ça à une jeune fille fragile sont des déclassés sociaux de premier ordre. Ils sont un symptôme, celui d’une dégradation plus générale, celle d’un Système qui devient de plus en plus impitoyable pour les pauvres, les fragiles, les isolés. Un tiers des SDF, un tiers des taulards devraient être pris en charge par la psychiatrie. Mais la psychiatrie française applique les lois du néolibéralisme, ferme des lits, réduit les budgets, les effectifs, les soins : la bombe sociale, malgré le soulèvement des Gilets jaunes, n’a pas encore vraiment éclaté. Quelque chose nous dit que ça ne va pas tarder.

Notre presse mainstream crie partout au danger djihadiste, mais les hordes d’individus déclassés et détruits moralement seront autrement dangereux : c’est toute une couche sociale, la base de la pyramide, qui s’enfonce.

Ce sont nos cannibales, nos zombies.

Article 49-3 sur les retraites : François Asselineau demande à l’opposition de lancer la destitution de Macron.

upr.fr/actualite/article-49-3-sur-les-retraites-francois-asselineau-demande-a-lopposition-de-lancer-la-destitution-de-macron/

— Communiqué de presse du 1er mars 2020 – 09h30 —

ARTICLE 49-3 SUR LES RETRAITES : FRANÇOIS ASSELINEAU DEMANDE À L’OPPOSITION DE LANCER LA DESTITUTION DE MACRON.

François Asselineau demande aux partis se réclamant de l’opposition parlementaire de lancer la destitution de Macron, en réponse à l’emploi de l’article 49-3 de la Constitution par le gouvernement pour imposer, sans vote, sans délai et sans débat approfondi, la « réforme » – comprendre le saccage – des retraites que la grande majorité des Français refuse.

Il faut viser Macron et l’UE, pas Édouard Philippe qui n’est qu’un lampiste

Les énièmes motions de censure que les partis d’opposition – LFI, le PS, le PCF, le RN et LR – comptent déposer ou soutenir n’ont évidemment aucune chance d’aboutir et seront balayées en quelques minutes à l’Assemblée nationale.

Surtout, en focalisant l’attention sur Édouard Philippe et le gouvernement, « l’opposition » dédouane Macron de ses responsabilités et le protège de facto.

Quant au rôle déterminant de l’Union européenne, qui est la véritable commanditaire de la réforme des retraites par le biais des « Grandes orientations des politiques économiques », il n’en est jamais question dans les discours de M. Mélenchon, de M. Faure, de M. Roussel, de Mme Le Pen ou de M. Jacob.

C’est le non-dit fondamental de cette réforme que les Français n’ont jamais demandée, que plus personne ne comprend et qui est socialement injuste, financièrement infondée et politiquement déraisonnable.

Le summum d’hypocrisie atteint par LR

Le summum du spectacle d’hypocrisie offert par «l’opposition» est atteint par LR qui a annoncé déposer une motion de censure contre le gouvernement Philippe, tout en ayant noué « en même temps » des dizaines d’alliances avec LREM à l’occasion des élections municipales à venir.

L’exécutif et les partis dits « d’opposition » semblent s’être accordés pour prendre grossièrement les Français pour des imbéciles.

Or les Français, vexés, s’en rendent compte de plus en plus.

Les avantages politiques essentiels du lancement de la procédure de destitution

Bien différente d’une banale motion de censure est la procédure de destitution de Macron, qui peut être enclenchée par seulement 58 députés ou 35 sénateurs en application de l’article 68 de la Constitution, et qui permettra :

  • de faire connaître aux Français et au monde les violations multiples de notre loi fondamentale auxquelles Macron, et plus largement l’exécutif, se livrent sans vergogne,

  • d’obliger la macronie, ainsi mise en accusation, de s’expliquer sur ces violations,

  • d’installer durablement un débat dans l’opinion sur l’inaptitude de Macron à exercer sa fonction de Président de la République,

  • d’ouvrir la voie à la satisfaction de l’une des revendications fondamentales des « Gilets jaunes » qui est le départ de Macron,

  • de mettre un coup d’arrêt à la désinvolture, désormais évidente aux yeux des Français, avec laquelle leur Constitution est traitée par la classe politique française, et en particulier par le Président de la République, garant en théorie de nos institutions.

Voici 14 mois que l’Union populaire républicaine (UPR) a publié un dossier répertoriant 13 violations de la Constitution par Macron, et que nous sommes en train de mettre à jour avec 2 nouvelles violations flagrantes intervenues entretemps :

  • la cession d’un morceau de territoire français à Andorre sans l’accord des populations concernées, en violation de l’article 53 de la Constitution,

  • la présence au gouvernement de Jean-Paul Delevoye qui détenait, « en même temps », des mandats dans des structures extérieures, et bénéficiait d’une rémunération privée, se cumulant avec sa rémunération ministérielle, en violation de l’article 23 de la Constitution.

Conclusion : la déchéance de l’opposition d’opérette

Si l’abaissement constant des droits du Parlement et les entorses graves à notre Constitution commises par l’exécutif ne conduisent pas LFI, le PS, le PCF, le RN et LR à lancer la destitution de Macron, alors ces partis politiques achèveront de montrer aux Français qu’ils ne sont rien d’autre qu’une opposition d’opérette, sous contrôle, dépourvue de tout crédit, de tout courage et de tout projet alternatif pour la France.

J’AI DE SÉRIEUX DOUTES – RÉFLEXION DU JOUR

Emmaüs, La Croix-Rouge Française, L’Armée du Salut, Médecins du Monde et que sais-je encore sont de curieux organismes.

Sur Internet, il y a la possibilité (du moins la possibilité apparente) de les contacter par courriel.

Lorsque tu leur écris, ou les relances (peu importe l’organisme de charité, l’unité centrale ou l’unité locale de celui-ci) pour expliquer ton cas, ou celui d’une autre personne, le silence le plus lourd et le plus long te répond.

Je ne parle même pas de l’absence d’une réponse, mais de l’absence, tout court, d’un simple accusé de réception.

Il faut donc éviter d’appeler au secours. Car ça sera en vain.

Je suppose que ces adresses de contact sont surtout destinées à leur indiquer qu’on a quelque chose à leur donner : pognon ou matériel de récupération divers.

Enfin quelque chose servant à les entretenir. À faire tourner la baraque, leur administration, les permanents…

J’aimerais me tromper.

Curieuse époque en tous domaines.

Humour du jour

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ARDISSON … ANIZON … « LIBÉRATION » … TOUJOURS DANS LE SENS DU VENT DOMINANT.

Saint-Cyran lui dit qu’il lui avoit fait beaucoup d’honneur de le croire digne d’être à la tête de tant d’habiles gens, mais qu’il étoit obligé en conscience de lui dire que ce n’étoit point la voie du Saint-Esprit, que c’étoit plutôt la voie de la chair et du sang, et qu’il ne falloit convertir les hérétiques que par les bons exemples qu’on leur donneroit.

(in Les Historiettes de Gédéon Tallemant Des Réaux)

Gros billet aujourd’hui en lien avec l’actualité récurrente « pédophilique et assimilée».

On me signale qu’une vidéo très commentée (sic) circule sur lesdits réseaux sociaux en ce moment. Il s’agit de l’extrait d’une émission qui montre Frédéric Beigbeder (Belvédère, le béarnais de Neuilly qui se « sent morveux » tout en étant la lavette hypocrite que l’on sait), Gabriel Matzneff (qui par ses goûts et ses penchants très contestables ne m’inspirait pas la sympathie, mais qui, assumant pas si mal son rôle de pestiféré, finit par « faire pitié » – je hais la grégarité imbécile des masses et la gérontophobie) et Thierry Ardisson, qui ironisent sur des gamines de 12 ans et demi. Ce dernier se demande « si c’est mieux de passer des soirées avec des filles de 12 ans et demi plutôt qu’avec des prostituées de 62 ans ». Comme si il n’y avait pas d’autre chose, ou rien d’autre à faire aurait pu dire Devos, en ajoutant : « c’est qu’on vous met devant un choix !».

Braguettes XVIe siècle.

Ce qui m’amuse (façon de parler) est que ce même Ardisson, ne sachant rien du fond d’une prétendue affaire de mœurs très ancienne remontant à plus de trente ans (les accusations invérifiables de viol énoncées par la mythomane Flavie Flament) a pu insulter (dans une émission enregistrée, donc sciemment montée et diffusée de cette manière) une personne que tout le monde a reconnu ; dans le plus pur style de l’injure publique gratuite et de la diffamation, en cette fin d’année 2016 qui a conduit à la mort David Hamilton, discret vieillard qui était quasi oublié de tous.

« T’es un bel enc., connard ! » a-t-il lancé à David Hamilton, et plus encore à la vindicte populacière friande de victimes expiatoires auréolant pour une courte heure tant de vies médiocres.

« T’es un beau salaud d’avoir dit ce que tu as dit autrefois sur les gamines de douze ans et les « vieilles » prostituées, en te gaussant, en gloussant la gorge chaude (et sans doute aussi autre chose) » pourrions nous lui renvoyer. Mais tel n’est pas l’objet principal de ce billet.

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Comme je l’ai déjà écrit plus d’une fois, mais il est essentiel d’appuyer sur ces points, il est quelques caractéristiques essentielles de la société des hommes  : le conformisme collectif, la lâcheté également collective, la bêtise généralisée surtout en groupe, l’esprit de mode, l’inculture modélisée, l’esprit justicier (mais sans danger).

Sans oublier : l’adéquation au sens du vent dominant, autrement dit à ceux et celles qui détiennent les « bonnes idées » de la société : les pensées du moment estampillées conformes, des media dominants, ou si l’on préfère des oligarchies et de leurs larbins, chefs d’équipe, contremaîtres, chefs de service… jusqu’au pantin élyséen.

Et bien entendu : l’absence de toute nuance et de raison qui fait que celui qui, hier, chantait les vertus des lendemains qui chantent se fait, aujourd’hui, le pire thuriféraire de l’ultra-libéralisme, où celui qui, hier, entendait jouir sans entraves, se convertit maintenant aux « valeurs » des sectes bien établies de l’hypocrisie puritaine.

Comme l’écrit fort justement un certain Robin Guilloux (un professeur de lettres, dans un article paru sur Agora Vox le 21 février : Pitié pour Gabriel Matzneff!) : « Le mouvement d’indignation autour de Gabriel Matzneff ne fait que confirmer le rôle que joue l’imitation dans les collectivités humaines et qui explique ces mouvements de balancier entre apologie et condamnation, aussi violents qu’irrationnels. » Dans ce permanent et éternel effet de balancier vers les extrêmes comme en connaît l’Histoire tant politique, que sociale, religieuse ou morale, etc.

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Donc pour en revenir à Ardisson, lorsque la mode était encore disons très libérale, pour ne pas dire très débridée, dans le domaine de la sexualité, il était de bon ton que le journaleux de service, Ardisson en l’occurrence, en rajoute une couche en ce domaine. Puis, quand la mode est venue de voir des viols très anciens (ou prétendus tels) comme faits établis (par rien du tout dans le cas qui nous occupe), le même qui nous demandait de choisir entre une prostituée de soixante-deux ans ou une gamine de douze ans et demi pour passer nos soirées, a crié « au viol !», sans ne rien connaître des accusations, ou de leur véracité ; et quand bien même, a diffamé, insulté un vieillard, l’a montré du doigt, l’a désigné comme indigne à la société entière. Par esprit de mode, par esprit de caste (ou de corporation comme on voudra le dire). Pour faire sa pub, un coup de réclame, le « buzz » pour employer un mot du moment. Pour être toujours au goût du jour, et peu importe ce goût, cette absence de goût ou ce dégoût du jour.

En fait, il y a en notre pays un vrai problème d’information, de déformation, de manipulation, de propagande, d’abêtissement programmé. Avec des journalistes qui semblent persuadés « de sortir de la cuisine de Jupiter » comme disait Coluche. Grassement payés, serviles à souhait, et pour les « amuseurs » et « animateurs » poussant toujours plus vers le bas et la vulgarité complaisante.

En attendant, si on dit encore « les paroles s’envolent, mais les écrits restent », il serait nécessaire d’actualiser cette expression. Les images vidéos, les photographies aussi demeurent, sur Internet en particulier, ou au fond d’un ordinateur comme on vient de le voir avec l’affaire Griveaux. (Remarque en passant : la dénommée Alexandra avait décidé de garder copie des envois du bellâtre « au cas où » la femme de Griveaux, avocate (elle a écrit la partie « justice » du programme de Macron) viendrait lui chercher des poux dans la tête, mais Alexandra n’avait pas pensé que son russkoff d’« artiste » allait fouiller dans son électronique).

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On peut mesurer le degré de « déontologie » (« Terme didactique. Science des devoirs. » le Littré) des journaleux à l’aune de l’activité des pitres les plus connus de ce milieu (« milieu », comme on dit « maffia »), les plus publicités et plébiscités du spectacle quotidien de la médiocrité sociale.

Je viens de dire quelques mots d’Ardisson, l’insulteur, injurieur, diffameur (ou diffâmeur, comme infâme?). Je pourrais évoquer à suivre une certaine Anizon, Emmanuelle, mais dans le rôle de la harceleuse de David Hamilton.

Comme l’a résumé tout récemment Olivier Mathieu sur son blog en defensededavidhamiltonblog (La mort de David Hamilton n’a-t-elle donc suscité AUCUNE enquête? POURQUOI? ; Publié le 20 février 2020) :

En 2016, David Hamilton déclare craindre pour sa vie. Il envoie à l’AFP un communiqué et y déclare ne pas vouloir de contacts avec les journalistes. Madame Emmanuelle Anizon, journaliste, ou bien ne comprend pas le français ou bien estime unilatéralement qu’elle appartient à une caste supérieure – celle des journalistes – et passe outre à la volonté exprimée par un homme de 83 ans: elle entre dans son immeuble et glisse [de son propre aveu] des billets sous sa porte. On ignore (en tout cas, le grand public ignore) la teneur de ces billets. Ont-ils été versés à une éventuelle ENQUETE de police au sujet de la mort de David Hamilton?…

Pour arriver à la porte du grand photographe, il fallait (1) posséder le « digicode » de la première porte de verre, puis (2) se faire ouvrir par quelqu’un (qui?) ou posséder une clé magnétique.

Or que fait la Police ? Que fit la Police ? Elle n’est, elle ne fut guère curieuse, ne trouvez-vous pas ? Anizon, encore une en qui l’on peut avoir confiance, et qui nage dans la déontologie. Cette anecdote a déjà été évoquée, mais rappelons-la une nouvelle fois, juste pour le plaisir de « dire du mal » :

Cette Dame Anizon donc s’est signalée en l’an de grâce 2005, le 31 octobre, en passant dans une émission de la télé-poubelle : deux personnes se retrouvent sur un plateau séparé par un rideau ; la première a invité la seconde (ici rôle joué par Anizon) pour lui annoncer quelque chose d’important ; là la seconde apprend qui l’a invitée (mais ici encore elle le sait déjà puisque tout a été monté entre elles). Ça discute et à la fin, si les deux sont d’accord, le rideau est levé et ils se retrouvent.

Sur la base d’une histoire totalement inventée (« Il y a 17 ans, Emmanuelle a couché avec le petit ami de sa meilleure amie, Patricia. Après coup, elle le lui a avoué, confuse, devant une pizza quatre fromages et ne se sont jamais revues. ») cette dernière en fera un article dans Télérama :  Comment mon faux témoignage chez Bataille et Fontaine est devenu vrai. Bataille et Fontaine étant les deux producteurs et animateurs de l’émission Y’a que la vérité qui compte qui passa de 2002 à 2006 sur TF1.

Je ne sais pas ce qu’elle – une journaliste – voulait prouver ; mais si elle est capable de monter des bobards, elle est aussi capable de bien d’autres manipulations dans et hors de son « métier ». À savoir que faisait-elle au téléphone avec David Hamilton juste avant que ce dernier ne décède ?

En quoi serait-elle de la catégorie fiable ou recommandable ? Que vaut cette apparatchik des media interchangeables de la pensée dominante, passée par L’Événement du jeudi, La Croix, Le Quotidien de Paris, Télérama (tout kif-kif bourricot, conformisme uniforme et même mélasse bourgeoise) où elle fut « grand reporter » à moins que ce ne fût grand rapporteur, puis chef du service des médias, puis chef du service « société » à l’Obs, hormis canulars ou harcèlement ?

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Je reprends ici un autre passage de l’article de Robin Guilloux et résume ma pensée même sur ce que je pense des journaleux et assimilés (monde du spectacle en général) :

Ce qu’il faut bien appeler une campagne de lynchage médiatique autour de la personne de Gabriel Matzneff prend une tournure qui en dit long sur le milieu intellectuel parisien en particulier et sur l’opinion publique française en général.

Après s’être rendu complice d’un écrivain qui faisait l’apologie de la pédophilie et du tourisme sexuel, la quasi totalité du milieu éditorial, journalistique, littéraire et intellectuel, avec une hypocrisie et une lâcheté qui donnent la nausée, se détourne désormais de lui en se bouchant le nez et laisse, quand elle ne l’incite pas, l’opinion publique qu’elle a contribué à égarer, réclamer sa mort sociale, voire son élimination physique.

Comme exemple patent, on ne peut s’empêcher de citer Libération qui n’ont seulement a viré ultra-libéral et mondialiste (c’est sans doute ce que ces gauchistes d’alors entendaient par « internationalisme prolétarien » et Lutte Finale) mais quasi puritain et en rajoutant sur la pédophilie ou prétendue pédophilie (je maintiens mes dires passés : l’Affaire Springora n’est pas une affaire de pédophilie, à la limite et si la Justice s’en était mêlée, ce qu’elle n’a pas fait, il aurait pu s’agir de détournement de mineur, rien de plus, rien de moins.) Mondialiste et puritain hypocrite, en bon larbins de l’Empire vieillissant et croupissant.

Et pire encore : professant la « noble pratique » du coup de pied de l’âne, ou du coup pied en vache. Du genre de celui de Cécile Dutheil de la Rochère qui s’en prend à Gabriel Matzneff, « tout en avouant qu’elle n’en a lu (tout récemment) que trois livres (mais les a-t-elle vraiment lus ?) sur la cinquantaine qu’il a écrits, mélangeant allègrement les considérations littéraires (« c’est répétitif ») et les accusations morales ». (Robin Guilloux, o.c.).

230203Couverture de Libération en 2020

Honte de rien cette feuille de choux (lu autrefois et aujourd’hui par qui ? Créé par qui ? Financé par qui ?, mais c’est un autre sujet). Elle aime bien en ce moment rappeler le passé de Matzneff, mais il semble qu’en ces temps-là, il n’en avait rien à dire (de mal). Peut-on rappeler son passé à elle, celle de ses « célèbres » petites annonces dont voici deux ou trois exemples (datables de la fin des années 70 ou des début des années 80), époque où, malgré tout, mais bien mollement, elle a été poursuivie par la Justice ; comme ici pour cette illustration du collectif Bazooka (qui ne comprenait pas le rectangle noir lors de sa publication).

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Page intérieure de Libération en 1979

Libération a été condamné pour cela à 3000F d’amende, prix d’amis (sic) somme dérisoire. Elle avait commenté la décision judiciaire en ces termes, dans ses colonnes du 3 mai 1979 : « LUTTE ANTITABAC. Il est interdit de faire une pipe à son papa » ; Sans commentaire. On raconte, il est dit et écrit qu’en cette époque et en ces milieux que l’on n’appelaient pas encore bobos, il n’était pas rare de se « prêter » ses enfants pour usage sexuel. J’ai entendu parler de ce que sont devenus les deux enfants d’un grand contestataire, un enseignant qui aura passé sa vie à « glander » dans l’Éducation Nationale largement encouragé et soutenu par la « gauche » au niveau gouvernemental ; si l’un est normal (enfin normal à la sauce présente puisqu’il est homosexuel), l’autre est séropositive et traîne sa misère ; j’ai également cru comprendre qu’elle ne porte pas ses parents dans son cœur.

La feuille de choux du bon goût et de la distinction a également été poursuivie pour un « reportage » sur

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Ou encore pour « des publications d’annonces attirant l’attention sur des occasions de débauche ». J’ignore si cette dernière en a fait partie :

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PEDOPHILE J’ai plus de 40 ans, je recherche coopérant expérimenté, calme et serein pour partage après entente. Je recherche aussi sur Paris local pouvant me recevoir afin de réaliser aventure rapide à partager.

Pour finir, tout en revenant à notre propos initial, et concernant la tolérance (notion floue et fluctuante qui peut virer aux tollés rances), je mets ici une image extraite d’une émission toute récente qui avait pour objet, justement : Quand Matzneff, Ardisson et Beigbeger ironisaient sur « des gamines de douze ans et demi ».

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Je ne suis pas bégueule, je n’ai rien contre les jolies intervenantes (celle-ci détonne par rapport aux autres personnes que l’on voit derrière elle), mais je me dis, quand même, qu’il est un peu trop facile de tout mettre sur le dos des méchants mâles – qui ne sont pas encore de marbre – quand on prêche en actes, devant des milliers ou des millions de gens, le « m’as-tu-vue ? » de la séduction.

Et il me revient à l’esprit ce scandale qui avait – comme l’on dit – défrayé la chronique, oh, il y a bien longtemps, un dimanche après-midi de l’année 1964 (à une époque où les chansonniers du Grenier de Montmartre, Le Gorille de Brassens ou Mon Général de Ferré étaient le summum de l’impertinence) lorsque les téléspectateurs purent voir les genoux dénudés de Noële Noblecourt (de son vrai nom : Danièle Cron) la présentatrice de Télé Dimanche, l’émission de Raymond Marcillac. En un temps d’ailleurs, où d’autres jeunes filles ou jeunes femmes commençaient à circuler dans la rue en mini-jupes.

La petite histoire officielle de la télévision nous a longtemps berné en répétant que Noële Noblecourt avait été licenciée le jour même par la direction générale de la télévision d’État à cause de son laxisme genusial. Les téléspectateurs les plus prudes s’en réjouirent, mais le plus grand nombre s’en indigna. Puis beaucoup plus tard a circulé une seconde version, suite à la sortie d’un livre de souvenirs de Raymond Marcillac en 1994 : À vous, Cognacq-Jay ! Les dessous de la radio et de la télévision. Marcillac y déclarait que c’était lui qui avait mis fin à la collaboration de Noële Noblecourt pour « manque de professionnalisme et de ponctualité » (sic). S’élevant contre une « campagne de fausses informations qui dure encore aujourd’hui », ajoutait-il.

Ce qui ne manque pas d’être comique quand on connaît la version probablement finale et véridique de ce qui fit d’autant plus scandale alors qu’il n’y avait qu’une seule chaîne de télévision et que celle-ci était très familiale (tant de l’intérieur – les gens de télévision – que de l’extérieur – les téléspectateurs). Interrogée par un journaliste, l’année suivante de la sortie du livre de Marcillac, Noële Noblecourt donnera une toute autre version de la cause de son licenciement : elle aurait été renvoyée manu militari non pas pour une histoire de genoux découverts, mais plutôt l’inverse, le jour même où elle avait refusé les avances sexuelles de Raymond Marcillac. Comme quoi on n’en sort jamais, de ce genre d’historiettes.

En morale de ce petit fait de société, il faut savoir que Raymond Marcillac, cet ancien résistant, franc-maçon et gaulliste distingué, a reçu le chien de sa chienne, en 1972, lorsqu’il a été licencié de la télévision nationale pour « publicité clandestine ». À l’époque où l’on se préoccupait encore de ne pas trop mélanger émissions et publicité payée en bakchich.

Voilà ! Pour l’heure, je crois avoir bouclé la boucle.

La mort de David Hamilton n’a-t-elle donc suscité AUCUNE enquête? POURQUOI?

Publié le par

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Fin (très provisoire) de cette petite promenade boulevard du Montparnasse.

En 2016, David Hamilton déclare craindre pour sa vie. Il envoie à l’AFP un communiqué et y déclare ne pas vouloir de contacts avec les journalistes. Madame Emmanuelle Anizon, journaliste, ou bien ne comprend pas le français ou bien estime unilatéralement qu’elle appartient à une caste supérieure – celle des journalistes – et passe outre à la volonté exprimée par un homme de 83 ans: elle entre dans son immeuble et glisse des billets sous sa porte. On ignore (en tout cas, le grand public ignore) la teneur de ces billets. Ont-ils été versés à une éventuelle ENQUETE de police au sujet de la mort de David Hamilton?…

Pour arriver à la porte du grand photographe, il fallait (1) posséder le « digicode » de la première porte de verre, puis (2) se faire ouvrir par quelqu’un (qui?) ou posséder une clé magnétique.

Quand vous avez passé la deuxième porte, vous avez à votre gauche les escaliers qui mènent à la porte qui fut celle du photographe. Voir la photo suivante.

Juste après la deuxième porte, les escaliers (vus du bas vers le haut)

Les escaliers vus du haut vers le bas

Vous arrivez alors à la porte, cette porte sous laquelle la dame Anizon – de son propre aveu – glissait des billets sous la porte de David Hamilton, sans l’accord et contre la volonté de ce dernier.

A qui donc a pu s’adresser la dame Anizon pour entrer dans cet immeuble?

La porte voisine de celle qui fut celle de David Hamilton est celle de la loge de la gardienne (photo suivante).

La porte de David Hamilton (à gauche) et celle de la loge de la gardienne (à droite). Toute la presse française a raconté que le cadavre de David Hamilton avait été trouvé par le mari de cette gardienne.

Toute la presse française a écrit que le corps de David Hamilton avait été découvert par la gardienne et / ou par son époux, policier de profession (selon la presse, toujours). On remarquera, au passage, que ce corps aurait été découvert en dehors des horaires de la loge.

On concevra l’importance qu’a sans doute eue le témoignage de la gardienne et de son époux policier, dans une ENQUETE au sujet de la mort de David Hamilton. (A supposer, ça va de soi, qu’une ENQUETE ait eu lieu).

Le corps de David Hamilton aurait été trouvé, selon la presse, par la gardienne et / ou par son époux policier; que les deux portes sont vraiment très voisines (voir photo); que Madame la gardienne et Monsieur son époux policier étaient forcément à connaissance du code d’entrée de la première porte de verre, et des clés magnétiques de la seconde; et qu’en outre, la fonction de Madame la gardienne est certainement entre autres celle de surveiller l’immeuble.

Encore une question, qui a accès aux images de surveillance 24 heures sur 24? Combien de temps ces images sont-elles archivées? Qui a le droit de les consulter? De les  détruire? Au bout de combien de temps?…

Par malheur, la télévision a interrogé (juste après le 25 novembre 2016) certain(e)s voisin(e)s de David Hamilton, mais en revanche Madame la gardienne et son époux policier n’ont pas été interrogés par les journalistes. En tout cas, des déclarations de leur part n’ont pas été diffusées.

La presse a fait parler, par exemple, des serveurs ou serveuses de bar des restaurants voisins. Mais les témoins principaux, eux, donc l’homme censé avoir découvert le corps de David Hamilton, a gardé de Conrart le silence prudent. Le « dernier visiteur » de David Hamilton , lui aussi, n’a pas fait de déclarations publiques. Quelle louable modestie.

Bref, un homme de 83 ans déclare craindre pour sa vie, est retrouvé mort dans des circonstances très troubles MAIS les témoins de ses dernières heures ne sont pas interrogés, tandis que la presse publie par exemple les déclarations inintéressantes de serveuses de bars voisins qui racontent qu’elles ne trouvaient pas David Hamilton sympathique…

Curieuse, la façon dont la police et la presse font leur boulot, en France…

Après la deuxième porte, en se tournant vers le boulevard du Montparnasse

La police, découvrant le cadavre de David Hamilton avec « la porte de son studio ouverte » et un « sac de plastique » sur le chef, un mois après qu’il avait déclaré publiquement craindre pour sa vie, a-t-elle ou n’a-t-elle pas demandé à consulter les images de toute la journée du 25 novembre 2016?…

La police a-t-elle par ailleurs cherché à savoir qui avait donné le code d’entrée de la première porte de verre à la dame Anizon, journaliste et proche de Flavie Flament?

La police a-t-elle cherché à savoir qui avait autorisé la dame Anizon, journaliste et proche de Flavie Flament, à passer la deuxième porte de verre?

Si la police n’a pas consulté, archivé, examiné les images du 25 novembre 2016 (et des jours précédents, ceux où la dame Anizon glissait des billets sous la porte de David Hamilton), peut-on dire que la mort de David Hamilton ait vraiment suscité une ENQUETE ?

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Bien. Parmi des centaines de photographies en notre possession, nous publions aujourd’hui celles-ci. Nous avons beaucoup d’autres informations. Nous les publierons quand tel sera notre bon plaisir.

En attendant, nous remercions les personnes du boulevard du Montparnasse qui nous informeront désormais, jour après jour si nécessaire, y compris photographiquement, de tout ce qui pourrait se révéler utile à ce que le blog « En défense de David Hamilton » fasse éclater la vérité.

L’ENQUETE sur David Hamilton, c’est nous qui la menons. Nous sommes les seuls. Elle aboutira.

Photo février 2020

David Hamilton, Jeffrey Epstein et les caméras qui cessent mystérieusement de fonctionner lors des «suicides»

Continuons notre petit voyage au 41 boulevard du Montparnasse.

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Donc, une porte en verre, pour commencer. Fermée, protégée par un mystérieux « digicode ».

En octobre et novembre 2016, David Hamilton fait publier sur Internet, et envoie à l’AFP, un communiqué selon lequel il ne désire pas de contacts avec la presse. Ce qui est son droit. Et pourtant, Emmanuelle Anizon, journaliste, et amie ou proche de Flavie Flament, censée savoir lire puisqu’elle écrit dans le Nouvel Observarteur (mazette), déclare avoir « glissé des billets » sous la porte de David Hamilton. De deux choses l’une: ou bien la dame Anizon ne sait pas lire, ou encore elle sait lire mais ne comprend pas ce qu’elle lit, ou encore, lorsqu’un vieux monsieur de 83 ans dit ne pas vouloir de rapports avec la presse, elle, la dame Anizon, s’en fiche et entre malgré tout dans les immeubles pour y glisser des billets sous les portes de qui elle veut.

Qui avait donné le code de la (première) porte à la dame Anizon? Cette question aurait pu intéresser la police, lors de la mort de David Hamilton. A supposer, naturellement, que la police ait effectué la moindre investigation après la mort (par « suicide ») du photographe et immense artiste britannique.

Bien. Mais si quelqu’un pianote le fameux code, que se passe-t-il? Il entre. Il parvient entre la première et la deuxième porte de verre!

Sur sa gauche, cette porte.

Sur sa droite, contre la deuxième porte de verre, il aperçoit les sonnettes. Inutile de chercher le nom HAMILTON. En ce moius de février 2020, il n’y est plus.

Sur la photo que voici, naturellement, nous avons caviardé tous les noms.

Si vous vous trouvez entre les deux portes et que vous vous tournez vers le boulevard du Montparnasse, voici ce que vous voyez.

Entre les deux portes de verre, en vous tournant vers le boulevard du Montparnasse

Entre les deux portes de verre, en vous tournat vers le boulevard du Montparnasse, la plante verte

Mais ensuite, il y a beaucoup plus intéressant. Parce que, toujours une fois que vous vous trouvez entre les deux portes de verre, il vous faut encore en franchir une. Donc, sonner chez quelqu’un qui vous ouvre (ou encore, posséder une clé magnétique qui sera votre Sésame: en ce mois de février 2020, ainsi, des ouvriers sont actuellement chargés de travaux dans tout l’immeuble et possèdent, eux aussi, de telles clés magnétiques).

Qui a ces clés? Qui les avait, le cas échéant, en novembre 2016?

Et là, on se demande: la dame Anizon, par exemple, une fois entre les deux portes, a été obligée de sonner chez quelqu’un. Chez qui?

Toujours entre les deux portes, on lit, ici, cette passionnante information.

Photo février 2020 / en noir sur fond bleu : IMMEUBLE SOUS SURVEILLANCE ET ENREGISTREMENT 24 h / 24…

Ah! Cet immeuble serait sous surveillance et enregistrement 24 heures sur 24.

Mais alors, le 25 novembre 2016 ou les jours précédents, il a certainement été très facile (élémentaire, mon cher Watson) à la police de savoir qui est entré dans l’immeuble et qui a rendu visite à David Hamilton.

En d’autres termes, un homme de 83 ans, visé par une campagne de presse, insulté à la téloche, diffamé dans la presse, a été retrouvé mort, « un sac de plastique » sur le chef, avec « la porte de son studio ouverte », alors qu’un mois avant il craignait pour son existence.

Peut-on imaginer que, dans de telles circonstances, la police n’ait pas examiné et archivé les images de surveillance du 41 boulevard du Montparnasse, (notamment) le 25 novembre 2016 ? Si la police n’a pas examiné ces images, diable, pour quelle raison? Parce qu’elle a reçu l’ordre de ne pas les examiner? Ou, qui sait, parce que les caméras étaient « en panne », comme lorsque Epstein s’est (tiens! lui aussi!) « suicidé »?…

HUMOUR

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« Je vais pouvoir pécho » : je vais pouvoir « emballer ».

Cf. Le Dictionnaire de la zone – tout l’argot des banlieues ; Pécho : 1- prendre, récupérer, se procurer ; 2 – attraper, arrêter ; 3 – séduire une personne du sexe opposé ; 4 – se procurer de la drogue par un revendeur ; du verlan « choper ». Et peut-être aussi par l’influence de « pêcher »… mais pas de « pécher ».

David Hamilton et d’inactuelles mais éternelles questions au sujet de sa mort

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Voici l’immeuble (photo prise à Paris le 10 février 2020, vers 16 heures) où est mort le célèbre photographe David Hamilton. Un immeuble dont toute la presse avait divulgué, avant sa mort et après, l’adresse. D’ailleurs, David Hamilton était aussi sur les pages blanches de l’annuaire.

Cet immeuble a été photographié par des dizaines d’organes de presse, toujours en relation avec David Hamilton.

Pour entrer, il faudrait avoir le code secret (toujours à cette date du 10 février, un code de quatre chiffres, supposé-je par pure imagination). Toujours par pure imagination, tiens, je m’amuse à songer qu’il pourrait contenir les chiffres 6 et 9 (69 année érotique, ce serait très david-hamiltonien non?)…

En tout cas, le numéro de l’immeuble (41) ne peut certes échapper à personne, quant à lui, se trouvant à la fois à droite mais aussi au haut de la porte. Face aux « révélations » de la presse au sujet de cette adresse, il était donc très facile à qui que ce soit de trouver les lieux où habitait David Hamilton. Eventuellement, de le harceler (ce qui est un délit).

Et en effet, un mois avant sa mort, David Hamilton avait fait noter qu’il craignait pour sa vie.

Il y a deux portes à l’immeuble. La première, celle où il faut un code d’accès pour entrer. Et puis encore une autre – derrière laquelle s’ouvrent, sur la gauche, les escaliers qui mènent directement à l’ancien studio de (Petula Clark puis de) David Hamilton. Entre les deux portes, il y a un hall – et, sur le mur de droite, les sonnettes.

Bref, le 25 novembre 2016, ou aussi durant les mois d’octobre et de novembre 2016, prenons l’exemple de la journaliste, amie de Flavie Flament, qui a déclaré noir sur blanc dans son journal « avoir glissé un billet » sous la porte de David Hamilton. Vu que ce dernier avait publié un communiqué indiquant ne pas vouloir de contacts avec la presse, on peut assez aisément supposer qu’il ne lui a pas ouvert. Et donc, on peut subodorer que cette dame possédait le code secret de David Hamilton. Tiens tiens! Qui le lui avait donné? Mystère et boule de gomme. Qui sait si la police s’est intéressée à des « détails » de ce genre? Pourtant, ce code (dans un immeuble fort bien protégé), qui est en sa possession sinon les résidents et le(s) gardien(s) de l’immeuble?

Le gardien d’immeuble, en outre, est un policier (comme l’a largement révélé la presse) et c’est également lui qui aurait (toujours selon la presse) trouvé David Hamilton agonisant.

Pourquoi et comment une journaliste arrivait-elle à passer les deux portes, pour aller « glisser un billet » sous la porte du photographe?… Qui lui ouvrait? Au nom de quoi?

Quant au dernier visiteur qui aurait vu David Hamilton en vie (avant le gardien de l’immeuble), il devait lui aussi avoir le code, forcément, puisque c’était quelqu’un au service (ou censé se trouver au service) de David Hamilton.

J’ai interrogé pas mal de voisins. Relativement élevé, le nombre de personnes qui m’ont affirmé ne pas avoir été présentes le 25 novembre 2016. Certaines croient (ou disent croire) au « suicide » de David Hamilton. D’autres ont tout bonnement refusé de me répondre. J’ai conseillé, à toutes, la lecture du blog « En défense de David Hamilton ».

Puis je me suis aventuré parmi les commerçants du quartier. Les réponses ont été à peu près identiques. Le temps a passé. La plupart des gens ne sont doués ni de curiosité, ni d’esprit critique. Ils sont emportés par le tourbillon de l’actualité – ou, pour le dire comme Nietzsche, de l’inactualité.

J’ai en tout cas fait de la « pub » au blog. Quatre ou cinq des personnes par moi rencontrées ont aussi fini par m’accorder, après avoir entendu mes arguments, qu’il y avait en effet de quoi se poser des questions.

Et moi, qui suis un inactuel, j’ai continué mes investigations.

(A suivre)

O.M.