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Il y a confinement et confinement

28 mars 2020

Le mardi 4 février, « par mesure de précaution » la Direction des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire a fait passer un « test » aux cinq cents personnes qui allaient embarquer pour quelques jours, en vue d’essais en mer, à bord du tout nouveau paquebot Celebrity Apex (Sommet de la Célébrité !).

Le « test » consistait à voir si ces personnes (ouvriers, techniciens, ingénieurs des Chantiers et de sous-traitants, représentants d’équipementiers…) avaient de la fièvre et si le mois précédent ils n’avaient pas séjourné en Chine ou à Hong Kong, ou côtoyé quelqu’un qui y avait séjourné. Et ces derniers devaient faire une déclaration sur l’honneur en ce sens.

Il semble que personne ne fut refusé.

Depuis – et cela fait déjà plusieurs semaines, bien après le début février, en pleine pandémie mais aussi bien avant la mesure de confinement national tout l’équipage du navire (1463 personnes) est arrivé sur place en vue du voyage de livraison du bateau à son armateur états-unien. Son départ était fixé au 20 mars. Puis il a été reporté à aujourd’hui, 28 mars. Mais il semble que le bateau n’ait pas bougé du port. En effet, on a appris avant-hier 26 mars que sept « cas » de coronavirus avaient été confinés à bord, dans leur cabine ; et le soir même leur nombre est passé à 78 ! Puis le navire a été désinfecté, du moins son système de ventilation a-t-il été branché sur l’extérieur. Hier, on a appris que des tests (tiens, on a des tests pour eux, mais pas pour la population) qui avaient été réalisés jusque là uniquement sur les personnes du navire présentant des symptômes, allaient être étendus à l’ensemble de l’équipage.

Pour l’heure, il n’y aurait qu’un seul malade hospitalisé, à Saint-Nazaire. Second cas d’hospitalisation de la région après celui de La Baule il y a plusieurs jours, cas qui lui avait été dirigé vers l’hôpital de Nantes. Et on ne sait trop combien d’infectés au total : on devrait le savoir bientôt. Si l’on s’en tient au taux que rencontre l’équipe du Professeur Raoult à Marseille (10 % environ) on peut s’attendre à 140, 150 contaminés, sans doute plus puisqu’ils étaient confinés ensemble ! En plus, il y a quelques jours, on a su que l’équipage confiné comme le reste de la population, avait eu la bonne idée d’organiser une fête dans la discothèque du navire ! Il y en aurait des preuves vidéo.

Tous ceux dont le test reviendra négatif seront autorisés à quitter le bateau, nous dit-on, mais à la condition d’observer une période « de confinement strict » d’au moins 14 jours. Puis rapatriés. Mais comment ? Et là, il faut savoir qu’il y a 65 nationalités sur ce navire, avec une présence de 291 Pakistanais, ainsi que de nombreux Philippins ; et 3 français seulement.

Il est dit que, hors les membres d’équipage, tous ceux qui ont fréquenté le navire ces dernières semaines, voire ces premiers mois de l’année sont confinés chez eux. Mais pendant ce temps là, au lieu d’être totalement fermés, les chantiers continuent de tourner plus ou moins au ralenti, pendant que les syndicats et les salariés réclament des tests sur les personnes présentes. Dont certains n’ont pas été sans côtoyer les 500 personnes précédemment citées. Le maire « socialiste » macronien se veut vigilant tout en étant incapable de taper du poing sur la table pour imposer la fermeture des chantiers pour confinement ! Il est vrai qu’à très peu de kilomètres de là, Airbus est ouvert également. Quelle mascarade !

J’ignorais que les paquebots et les avions étaient une urgence vitale dans la « guerre » au virus que mène le petit Macron. (On aura vraiment tout eu et tout vu avec cet individu). Encore un exemple du deux-poids, deux-mesures. Il est vrai que les bateaux et les avions sont des sortes de machines de guerre, du moins sont-elles celles du coronavirus ! Et puis on est déjà assez crétin au gouvernement pour demander aux chômeurs confinés (avant peut-être de les réquisitionner) d’aller faire les travaux des champs (en laissant le virus chez eux sans doute) ; la main-d’œuvre étrangère sous-payée étant absente.

Enfin, en ville on est « content » quand on sait que les membres d’équipage, avant de rester à demeure sur le navire en quarantaine, n’ont pas été sans fréquenter la cité, faire des emplettes, consommer dans des bistrots et restaurants…

Membres d’équipage que l’on a laissé venir en pleine pandémie, sans doute pour complaire à l’armateur… qui lui-même a dû annuler, depuis, la première croisière de ce navire.

Encore une belle illustration des méfaits et du non-sens du mondialisme.

From → divers

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