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Que serait « une œuvre d’art pédo-criminelle » ?

28 mars 2020

En pleine crise de civilisation et de mise à plat de l’exploitation mondialiste des petits hommes, où l’argent révèle son insignifiance, où la science et les techniques sanitaires bafouillent leurs savoirs et avouent leurs limites, où les rois et leurs cours de salopards et d’incompétents sont nus, où l’Union Européenne part en vrille déliquescente (enfin!), où se révèlent brusquement au grand jour et au niveau mondial les vraies valeurs et les vrais êtres de valeur, la minuscule Flavie Flament, ex-starlette de la téloche franchouillarde, l’insignifiante amuse-populace sur le retour, en sa propre quarantaine et bientôt cinquantaine (en 2024) a expliqué l’autre soir (sur France 5, le mercredi 25 mars, dans un documentaire « sur la représentation du corps de l’enfant dans l’art ») aux rares courageux ou bêtas non encore blasés de ses élucubrations, qu’il conviendrait d’interdire les œuvres d’art – je cite – « pédo-criminelles ».

Des « œuvres pédo-criminelles », mais quoi-t-est-ce que c’est-i’ don’ ?

Tout d’abord, « art » est une façon de parler dans l’esprit de la « spécialiste du viol » (dixit Laurence Rossignol) Flavie Flament. Spécialiste du viol ? Le Parisien écrit : « L’interview de Flavie Flament, violée à 13 ans par le photographe David Hamilton et qui se dit favorable à l’interdiction des œuvres « pédo-criminelles », fait partie des moments forts .»

Il ne vient évidemment pas à l’esprit de beaucoup de monde de remarquer qu’il faudrait écrire, en bon français : « L’interview de Flavie Flament, QUI DIT AVOIR ETE violée à 13 ans par le photographe David Hamilton… »

Mais non, le journaliste de service du Parisien prend pour argent comptant, pour vèrité révélée, pour dogme intangible le fait que Flavie Flament A ETE VIOLEE par David Hamilton, puisque Flavie Flament le dit. Mais que ne l’a jamais dit aucun jugement émanant de la justice.

En cela, Flavie Flament est sur la même longueur d’onde que cette Élodie Durand qui s’indigne de photographies hamiltoniennes de jeuens filles, photos sans aucune once de vulgarité et qui – selon l’autorité d’Elodie – « ne seraient pas de l’art », et dès lors à interdire ; alors que la vulgarité, celle-là parfaitement tangible et manifeste, est à tous les coins de rue et au sein même de nos « élites » financiéro-politico-médiatiques dégénérées, la femme-objet et convenue omniprésente dans la publicité, la pornographie autant en veux-tu et en libre-service sur Internet  ; art où tout, y compris le plus sordide, peut-être montré « en faisant mine ». Tout cela venant d’Élodie Durand qui a vécu plusieurs années avec David Hamilton avant de porter plainte (en vain) contre lui pour… « viol ».

Et alors que l’absence de tout art (dit « art contemporain ») est glorifié par la caste présentement aux abois (pognon et gloriole n’empêchent pas de crever comme n’importe quel animal).

Certes, on ne peut pas demander à une mythomane traumatisée de la mémoire (c’est-à-dire victime d’une escroquerie thérapeutique de la part de gourous freudo-délirant) de s’y connaître, au moins un peu, en Art.

Il faut dire que ses goûts tiennent plus dans des dessins érotico-pornographiques (voir son compte Instagram) que dans une Madone à l’Enfant Jésus des siècles passées au sein d’une église catholique ou orthodoxe. Ceci à l’inverse de l’hypocrisie puritano-pornographique protestante ou juive qui ne vénère officiellement ni la Déesse Mère et la maternité, ni la nudité anodine et naturelle.

Jolie madone poitrine à l’air, tenant dans ses bras un Petit Jésus tout nu nous exhibant sa zézette, le tout sans arrière-pensées salaces. Madonna, en italien : Dame, Madame. Noble, sainte et belle femme. On est dans le sacré. Il s’agit de la Virgo post paritura, à l’exact opposé de la Madonna du spectacle décadent du Monde.

Pour ce qui est de l’art littéraire, est-il nécessaire de rappeler qu’il n’est finalement qu’une mise en forme, une mise en style, du moins le meilleur art littéraire, de ce qui existe, subodoré ou rêvé, de la triste ou sordide réalité du monde, et de la société des hommes en particulier. Il n’est que de considérer les meilleurs, de Rabelais à Céline. Certains s’indignent des propos tenus par Matzneff dans un style impeccable, voire érudit.
Mais que connaissent de l’érudition Poupette et ses semblables ? Laissons les admirateurs des écrits de Matzneff les lire en toute tranquillité, laissons lire Sade par les admirateurs de Sade (qui fut tout autant un moraliste qu’un immoraliste). Si ce n’est pas autorisé, ce sera lu d’autant plus sous le manteau, en samizdats avec un parfum d’interdit. Et qui n’aime pas, s’en dispense. Moi le premier quand je n’aime pas, sauf pour des analyses critiques essayant d’expliquer pourquoi je n’aime pas.

En fait, je ne la connais pas, Flavie Flament, critique d’art ou critique littéraire, mais je l’imagine tout à fait autrefois, et la vieillesse venant, hurler avec les loups en dénonçant les « ordures » d’un Baudelaire à en « dégoûter » les autres. Ou plus haut encore les « ordures » d’un Claude Le Petit à en réclamer la mort pour le mécréant.

L’obscénité absolue, le crime absolu, pour moi, n’est pas le sexe (y compris le plus vulgaire) ou la vie, mais le malheur, la pauvreté, la misère, les guerres, la simple condition humaine et la mort. Les premiers et pires « pédo-criminels » sur Terre sont tous ceux qui entretiennent les guerres et la mort des innocents. Vieille histoire, que celle des Saints Innocents. Je vous renvoie au Nouveau Testament.

S’il y a un sens à donner à cette expression « pédo-criminalité » elle n’est pas à chercher du côté de David Hamilton. L’enfance ne relève pas du domaine de David Hamilton. Secondement, ce dernier ne s’est jamais rendu coupable d’aucun crime quand bien même il a été diffamé.

Ce que l’on doit appeler un pédo-criminel, c’est celui qui tue pour n’importe quelle raison des enfants. Ou plus précisément celui qui les assassine : je compte parmi eux les détraqués du haut qui dirigent des pays fauteurs de guerre, et leurs alliés, grands consommateurs de morts toujours innocentes et de tous âges, et les détraqués du sexe.
J’y reviendrai. David Hamilton était tout, sauf un détraqué du sexe. Sur son blog « En défense de David Hamilton », dont je republie parfois des articles sur le mien, il y a trois ans que l’écrivain Olivier Mathieu le prouve avec talent.

Jean-Pierre Fleury

From → divers

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