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Préparez-vous au DEBUT de la quarantaine…

Publié le 30 mars 2020 par defensededavidhamilton

L’EUROPE EN QUARANTAINE. Le « coronavirus » Covid-19 a eu pour effet que l’Europe, expression géographique servant à indiquer ce continent, soit mise en quarantaine. Les gens ne peuvent plus sortir de chez eux. Des dizaines, voire des centaines de milliers d’amendes ont été infligées. Dans certains cas, en Italie, qui sort de chez soi risque jusqu’à douze ans de prison. Je mettais en garde, sur ce blog, contre les risques liberticides que cela contenait, et je le faisais avant même que cette quarantaine ne soit imposée aux populations de toute l’Europe. Et maintenant? Et demain? Ira-t-on vers un renforcement de la quarantaine? Ou vers son allégement?

STATISTIQUES.  La grippe normale, chaque année, fait 470.000 morts dans le monde, en moyenne. Est-ce que l’on met la planète entière en quarantaine? Non. Dès lors, est-ce que le nombre actuel de morts officiellement imputées au coronavirus légitime une telle mise en quarantaine? Le nombre, non. Aujourd’hui, lors de la parution de cet article de blog, les chiffres officiels du coronavirus sont : 34.018 morts attribuées au Covid-19. 723.700 malades et 152.032 guéris. Je dis bien les chiffres officiels, qui pourraient aussi avoir été minimisés (par exemple en Chine), ou alors exagérés. Qui sait?De toute façon, pourquoi mettre la planète en quarantaine pour un coronavirus qui, à cette heure, tue (coronavirus, officiellement 34.000 morts) moins que la grippe (470.000 morts)? Les puissants de ce monde sauraient-ils des choses que le populo ne sait pas? Sinon, à quoi rime tout ceci?

FOLIE HUMAINE. On sait que la Chine, depuis longtemps, étudie et a songé à créer « pour des motifs d’étude » des SUPERVIRUS susceptibles de s’attaquer aux poumons humains. Tout le monde le savait. On en parlait par exemple, dans ce journal télévisé italien, dès novembre 2015.

https://www.youtube.com/watch?v=Ffye53MGyV4&feature=youtu.be

Aujourd’hui, d’autres savants, ou des experts assurent que ce virus-là n’avait rien à voir avec le coronavirus. Ah bon, tant mieux! On ne demande bien entendu qu’à les croire, mais il n’en reste pas moins qu’il est démontré et indéniable que maints laboratoires au monde – dont les laboratoires chinois de Wuhan – s’intéressaient à de telles questions. La réalité a-t-elle dépassé la fiction? La « science » a-t-elle fait, ces dernières années, des progrès? Qui sait?

ORIGINE ET DATE DE NAISSANCE. Ne parlons que très rapidement, ici, de la question de l’origine du coronavirus. Le coronavirus est-il « né » en décembre 2019? Non, probablement pas, et il est envisageable qu’il ait existé depuis des dizaines d’années. Que son origine, ensuite, soit humaine (laboratoires) ou que cette origine soit animale, elle est de toute façon humaine, comme ce blog l’a dit depuis le début (voire avant le début, en France, de la crise du coronavirus). Et comme il est confirmé ici :

https://www.lemonde.fr/idees/article/2020/03/29/coronavirus-la-pandemie-demande-que-nous-re-definissions-un-contrat-naturel-et-social-entre-l-homme-et-la-nature_6034804_3232.html

LE CORONAVIRUS EST PARMI NOUS. D’ACCORD. ET ENSUITE? Le coronavirus, qu’il se soit échappé d’un laboratoire, ou de plusieurs laboratoires; qu’il ait été inoculé à de malheureux animaux ensuite vendus et mangés sur des marchés (par exemple chinois); qu’il ait été transporté par des maladroits ou des mal intentionnés; le coronavirus  est là. Les hypothèses que nous venons d’énumérer ne sont d’ailleurs nullement les seules. Il y en a d’autres. Pires encore, si je puis dire.

JUSQUES A QUAND ? La quarantaine aussi est là. C’est bien là le problème,  jusques à quand?… En Italie, les mesures de quarantaine sont officiellement prolongées jusqu’au 15 avril. En Allemagne, sauf erreur de ma part, jusqu’au 19 avril. Seulement, voilà, d’autres parlent d’un été complet en quarantaine.

PAS DE FOUTEBALLE!?  N’a-t-on pas d’ores et déjà annulé la grand-messe des fouteballeux milliardaires tapant dans la baballe lors du défunt « Euro 2020 » de fouteballe? Insistons sur ce fait, véritablement miraculeux: les instances footballistiques ont annulé la source à pognon de l’Euro 2020 (qui devait avoir lieu en juin). Tandis que les pouvoirs publics ont décidé et mis en œuvre une quarantaine appelée à durer seulement, officiellement, jusqu’au mois d’avril. Ils savaient donc d’avance qu’en juin, la situation ne permettrait pas la tenue de l’Euro 2020 de fouteballe?

JUSQUES A QUAND ? D’autres voix affirment (à tort ou à raison?) que la quarantaine durera jusqu’au printemps 2021. Devant tant de confusion, il ne reste qu’à espérer qu’elle ne dure pas pour l’éternité. J’aurais tendance à supposer que les différents pays de l’Union européenne, désunis plus que jamais, choisiront des dates de sortie différentes – si tant est que cela advienne – de la quarantaine. Et si l’Union européenne existe toujours lorsqu’on sortira (on peut toujours espérer)  de la quarantaine.

L’Italie a imité la Chine et a imposé une quarantaine, Macron et les autres ont imité l’Italie. On dit que la quarantaine a fonctionné en Chine. Il ne reste à espérer que ce soit vrai. Il ne reste qu’à espérer qu’elle fonctionne en Italie comme en Chine. Il ne reste qu’à espérer qu’elle fonctionne sous d’autres latitudes, et cela alors que (ne l’oublions pas) le virus pourrait – entre autres – muter, s’il ne l’a pas déjà fait.

Ce confinement, dont on affirme qu’il a fonctionné dans la lointaine Chine, on ignore scientifiquement s’il fonctionne vraiment, et surtout combien de temps il fonctionne. Un présumé guéri du coronavirus peut encore être contagieux pendant un certain temps: une contagion peut recommencer dès la fin de la quarantaine. Dès lors, on ne peut absolument pas exclure que, suite à des recommandations émanant d’experts (ou présumés tels), certains pays ne prolongent à outrance la quarantaine.  D’autant plus qu’on annonce déjà une, voire deux probables et futures nouvelles vagues de coronavirus.

Si – toujours sous de vertueux prétextes scientifico-sanitaires –  l’on « trace » (comprenez, si l’on suit à la trace grâce au GPS de leur téléphone portable) toutes les personnes ayant eu ou soupçonnées d’avoir eu des contacts avec des malades de coronavirus, cela va faire du monde et bonjour, la liberté; et si la date de l’hypothétique fin des quarantaines varie de pays à pays, et donc si l’épidémie s’arrête ici pour recommencer là, ou encore si l’on contraint par exemple certaines catégories de citoyens (surtout les personnes âgées?) à observer des périodes plus longues (voire beaucoup, beaucoup plus longues…) d’isolement, on peut dire -vraiment – qu’on n’est pas sorti de la quarantaine.

SEDUCTION. On n’en est pas sorti non plus du point de vue du très peu qui restait, et de l’encore moins qui restera, de la séduction. Je crains fort que la « distanciation sociale » ne continue à être imposée, y compris après une fin officielle (ou provisoire), que les Zautorités qualifieront sans doute pudiquement « d’échelonnée », de la quarantaine. Plus probable encore, les populations (ou des majorités d’icelles) mettront elles-mêmes cette « distanciation sociale » en oeuvre. Bonjour le mariage monogamique, bonjour la fidélité obligée, bonjour l’ennui, bonjour l’ordre moral.

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Reflets. Photographie, en noir et blanc, de David Hamilton.

Ce sera le comble de la distanciation amoureuse et érotique qui sévit déjà, pour un grand nombre de raisons et à tout point de vue, depuis des dizaines d’années, sur nos sociétés.

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Portrait de jeune fille, par David Hamilton.

L’acharnement du lynchage médiatique contre David Hamilton, l’un des plus grands photographes européens du XXe siècle, et sa mort tragique, en ont été un signe, que très peu ont été capables de comprendre.

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NOUREEV, par David Hamilton.

On cause beaucoup de la fin de la globalisation. Blabla. Reste à se demander si la quarantaine globalisée n’en est pas tout au contraire l’aboutissement.

On cause aussi beaucoup de la « fin » de la quarantaine. Blabla. Un monde – le monde occidental moderne – qui n’a jamais commencé grand-chose de noble doit sans doute nécessairement toujours disserter de la « fin » des choses.

Voilà, je vous le dis, en vérité: ne songez pas à la fin de la quarantaine. Préparez-vous à ce qu’elle commence.

Olivier Mathieu

 

PS (J.-P.F.) Le virus a effectivement muté ; assez rapidement on a parlé de 5 ou 6 mutations ; et il a une semaine ou deux, une étude islandaise a répertorié une quarantaine de mutations..

Venezuela: La réponse au Covid-19 pourrait vous surprendre…

SOURCE :

https://venezuelainfos.wordpress.com/2020/03/29/venezuela-la-reponse-au-covid-19-pourrait-surprendre/

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Publié par Venezuela infos dans comités populaires d’approvisionnement, commune, conseils communaux, Guerre économique, histoire de la révolution bolivarienne, Médiamensonges / désinformation / propagande, missions sociales, santé publique 29 mars 2020

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Par Leonardo Flores  /  Global Research

Quelques heures après son lancement, plus de 800 Vénézuéliens aux États-Unis se sont inscrits pour un vol d’urgence de Miami à Caracas par le biais d’un site web géré par le gouvernement vénézuélien. Ce vol, offert gratuitement, a été proposé par le président Nicolás Maduro lorsqu’il a appris que 200 Vénézuéliens étaient bloqués aux États-Unis suite à la décision de son gouvernement d’arrêter les vols commerciaux à titre de mesure préventive contre les coronavirus. La promesse d’un vol s’est étendue à deux vols ou plus, car il est apparu clairement que de nombreux Vénézuéliens aux États-Unis voulaient retourner au Venezuela, mais la situation n’est toujours pas résolue en raison de l’interdiction américaine sur les vols à destination et en provenance du pays.

Ceux qui se fient uniquement aux médias grand public pourraient se demander qui, dans leur bon sens, voudrait quitter les États-Unis pour le Venezuela. Le Time, le Washington PostThe Hill et le Miami Herald, entre autres, ont publié des opinions au cours de la semaine dernière décrivant le Venezuela comme un cauchemar chaotique. Ces médias ont brossé le tableau d’un désastre dû au coronavirus, de l’incompétence du gouvernement et d’une nation au bord de l’effondrement. La réalité de la réponse du Venezuela aux coronavirus n’est pas du tout couverte par les médias mainstream.

De plus, ce que chacun de ces articles résume, c’est le dommage causé par les sanctions de l’administration Trump, qui a dévasté l’économie et le système de santé bien avant la pandémie de coronavirus. Ces sanctions ont appauvri des millions de Vénézuéliens et ont eu un impact négatif sur des infrastructures vitales, comme la production d’électricité. Le Venezuela est empêché d’importer des pièces de rechange pour ses centrales électriques et les pannes qui en résultent interrompent les services d’eau qui dépendent des pompes électriques. Ces problèmes, ainsi que des dizaines d’autres implications de la guerre hybride contre le Venezuela, ont provoqué une baisse générale des indicateurs de santé, entraînant 100 000 décès à la suite des sanctions.

En ce qui concerne les coronavirus en particulier, les sanctions augmentent le coût des kits de dépistage et des fournitures médicales, et interdisent au gouvernement vénézuélien d’acheter du matériel médical aux États-Unis (et dans de nombreux pays européens). Ces obstacles semblent placer le Venezuela sur la voie du pire des scénarios, comme l’Iran (également frappé par les sanctions) ou l’Italie (frappée par l’austérité et le néolibéralisme). Contrairement à ces deux pays, le Venezuela a pris très tôt des mesures décisives pour faire face à la pandémie.

Grâce à ces mesures et à d’autres facteurs, le Venezuela se trouve actuellement dans son meilleur scénario. Au moment où nous écrivons ces lignes, 11 jours après le premier cas confirmé de coronavirus, le pays compte 86 personnes infectées, avec 0 décès. Ses voisins n’ont pas fait aussi bien : Le Brésil compte 1 924 cas avec 34 décès ; l’Équateur 981 et 18 ; le Chili 746 et 2 ; le Pérou 395 et 5 ; le Mexique 367 et 4 ; la Colombie 306 et 3 (à l’exception du Mexique, ces gouvernements ont tous participé et contribué activement aux efforts de changement de régime menés par les États-Unis au Venezuela). Pourquoi le Venezuela fait-il beaucoup mieux que les autres pays de la région ? (1)

Les sceptiques prétendront que le gouvernement Maduro cache des chiffres et des décès, qu’il n’y a pas assez de tests, pas assez de médicaments, pas assez de talents pour faire face de manière adéquate à une pandémie. Mais voici les faits :

Premièrement, la solidarité internationale a joué un rôle inestimable pour permettre au gouvernement de relever le défi. La Chine a envoyé des kits de diagnostic de coronavirus qui permettront de tester 320 000 Vénézuéliens, en plus d’une équipe d’experts et de tonnes de fournitures. Cuba a envoyé 130 médecins et 10 000 doses d’interféron alfa-2b, un médicament qui a fait ses preuves en aidant les patients atteints de COVID-19 à se rétablir. La Russieenvoyé le premier de plusieurs envois de matériel et de kits médicaux. Ces trois pays, que la politique étrangère américaine qualifie régulièrement de malfaisants, offrent leur solidarité et leur soutien matériel. Les États-Unis offrent davantage de sanctions et le FMI, dont on sait qu’il est sous contrôle américain, a rejeté une demande vénézuélienne de 5 milliards de dollars de financement d’urgence que même l’Union européenne soutient.

Deuxièmement, le gouvernement a rapidement mis en œuvre un plan pour contenir la propagation de la maladie. Le 12 mars, un jour avant les premiers cas confirmés, le président Maduro a décrété l’urgence sanitaire, a interdit aux foules de se rassembler et a annulé les vols en provenance d’Europe et de Colombie. Le 13 mars, premier jour, deux Vénézuéliens ont été testés positifs ; le gouvernement a annulé les cours, a commencé à exiger le port de masques dans le métro et à la frontière, a fermé les théâtres, les bars et les boîtes de nuit, et a limité les restaurants à emporter ou à livrer. Il convient de répéter que c’était le premier jour où un cas a été confirmé ; de nombreux États américains n’ont pas encore pris ces mesures. Au quatrième jour, une quarantaine nationale a été mise en place (équivalent à des ordonnances de confinement) et un portail en ligne appelé « Plan pour la Patrie » a été réorienté pour enquêter sur les cas potentiels de COVID-19. Au huitième jour, 42 personnes étaient infectées et environ 90 % de la population se conformait à la quarantaine. Au onzième jour, plus de 12,2 millions de personnes avaient répondu à l’enquête, plus de 20 000 personnes ayant déclaré être malades ont reçu la visite de professionnels de la santé à leur domicile et 145 personnes ont été orientées vers un test de dépistage du coronavirus. Le gouvernement estime que sans ces mesures, le Venezuela compterait 3 000 personnes infectées et un nombre élevé de décès.

Troisièmement, le peuple vénézuélien était en mesure de faire face à une crise. Au cours des 7 dernières années, le Venezuela a vécu la mort d’un leader très populaire, de violentes manifestations de droite, une guerre économique caractérisée par des pénuries et une hyperinflation, des sanctions qui ont détruit l’économie, un coup d’État en cours, des tentatives d’insurrections militaires, des attaques contre les services publics, des coupures de courant, des migrations massives et des menaces d’action militaire américaine. Le coronavirus est un défi d’un autre genre, mais les crises précédentes ont instillé une résilience chez le peuple vénézuélien et renforcé la solidarité au sein des communautés. Il n’y a pas de panique dans les rues ; au contraire, les gens sont calmes et suivent les protocoles de santé.

Quatrièmement, l’organisation de masse et la priorité donnée aux personnes avant tout. Les communes et les communautés organisées ont pris les devants, en produisant des masques, en maintenant le système d’approvisionnement alimentaire CLAP en marche (ce paquet alimentaire mensuel atteint 7 millions de familles), en facilitant les visites de médecins dans chaque maison et en encourageant l’utilisation des masques en public. Plus de 12 000 étudiants en médecine en dernière ou avant-dernière année d’études ont demandé à être formés aux visites à domicile. Pour sa part, l’administration Maduro a suspendu le paiement des loyers, a instauré un gel des licenciements à l’échelle nationale, a accordé des primes aux travailleurs, a interdit aux télécoms de couper le téléphone ou l’internet des gens, a conclu un accord avec les chaînes hôtelières pour fournir 4 000 lits au cas où la crise s’aggraverait, et s’est engagée à payer les salaires des employés des petites et moyennes entreprises. En pleine crise de santé publique – aggravée par une crise économique et des sanctions – la réponse du Venezuela a été de garantir la nourriture, de fournir des soins de santé gratuits et des tests de dépistage à grande échelle, et d’alléger encore la pression économique sur la classe ouvrière.

Le gouvernement américain n’a pas répondu à la demande de l’administration Maduro de faire une exception pour Conviasa Airlines, la compagnie aérienne nationale sous sanctions, afin de ramener à Caracas les Vénézuéliens bloqués aux États-Unis. Étant donné tout ce qui se passe aux États-Unis, où le traitement par COVID-19 peut coûter près de 35 000 dollars et où le gouvernement pèse la possibilité de donner la priorité à l’économie sur la vie des gens, peut-être que ces Vénézuéliens qui attendent de rentrer chez eux comprennent que leurs chances de survivre au coronavirus – tant physiquement qu’économiquement – sont bien meilleures dans un pays qui privilégie la santé aux profits.

(1) au 29 mars, les chiffres de contagion dans la plupart des pays mentionnés par Leonardo Flores ont fortement cru, alors que le Venezuela réussit toujours à « aplatir la courbe » de la progression. On y compte en effet 10 nouveaux cas de Covid-19, ce qui porte à 129 le nombre de patient(e)s atteint(e)s du virus. 87 patient(e)s restent sous surveillance médicale. 3 personnes sont malheureusement décédées mais 39 se sont rétabli(e)s. Près de 20.000 professionnel(le)s de la santé sont déployé(e)s dans tout le pays pour suivre les cas qui ont répondu à l’enquête en ligne du gouvernement. (Note de Venezuelainfos)

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Traduction: Bernard Tornare

Source en anglais

Leonardo Flores est un expert politique latino-américain et militant de CODEPINK.

Cette traduction peut être librement reproduite. Merci de respecter son intégrité et d’en mentionner  le traducteur, l’auteur et le blog Hugo Chavez.

URL de cet article: https://wp.me/p2ahp2-5dW

À PROPOS DE MACRON PICROCHOLE ET DE RAOULT GRANDGOUSIER

SUR LE FRONT DE LA GUERRE MACROBIENNE, OÙ EN SONT PICROCHOLE ET GRANDGOUSIER ?

Pendant que le transfert des malades d’une région à l’autre, d’un hôpital à un autre s’accélère vu les capacités limitées d’accueil dans les régions les plus touchées par l’infection, pendant que les établissements privés (malgré leur demande relevant de la solidarité nationale) ne sont toujours pas réquisitionnés, et alors même que certains malades sont pris en charge par des établissements allemands ou suisses (suisses, donc hors Union Européenne) ;

Pendant que l’UE européenne sombre dans la nullité et pour ne pas dire le ridicule en autorisant la surveillance des déplacements des européens à partir de leurs téléphones portables (comme des criminels ou terroristes avérés ou potentiels) – téléphones qu’ils auront l’intelligence, je suppose, d’éteinte ou de laisser à la maison ;

Pendant que les Russes et autres « mauvais sujets » de la Terre viennent en aide aux Italiens, à la place de l’UE totalement défaillante, inutile, quasi morte (bon débarras!), et qu’ils donnent raison au traitement chinois et à celui du Professeur Raoult de Marseille, et que certains pays d’Europe n’entendent pas aider financièrement les pays de l’UE les plus frappés par la pandémie ;

Macron l’avorton, peu clair, continue à s’empatouiller dans les chiffres en vue de masquer l’ampleur réelle de l’épidémie (du nombre réel des morts et des contaminés, nationalement, régionalement, localement) et de masquer son inaction pendant deux/trois mois et incurie nées de son idéologie à la fois européiste et scientiste imbécile ;

Le pouvoir profond, en l’occasion celui des laboratoires privés de l’industrie pharmaceutique – que soutient à fond le gouvernement et autres maffieux style Buzyn et son époux Lévy qui a dirigé l’INSERM – continue de mettre des bâtons dans les roues d’un traitement français finalement imposé par la Raison, le simple bon sens, mais aussi par le dépôt de plaintes, les pétitions de citoyens, et les pressions considérables d’un milieu médical très largement à cran depuis des années ; qui plus est… pour un moindre coût et une absence de manne financière à voler pour les requins de l’industrie pharmaceutique ;

Le lendemain même de la sortie de l’ordonnance autorisant à nouveau l’usage de la Chloroquine, et alors même qu’une seconde étude de l’équipe du Professeur Raoult montre l’efficacité de son traitement, une nouvelle ordonnance en a réduit l’usage aux cas jugés graves.

Or, il se fait que justement le recours à la chloroquine (un dérivé de la quinine) avec le complément d’un antibiotique, l’azithromycine, « probablement le traitement le moins cher et le plus simple pour traiter le coronavirus Covid-19 » (Didier Raoult) pour être efficace doit être administré précocement lors de la maladie. Le protocole de soins est d’ailleurs très précis et très dosé sachant qu’à trop forte dose la chloroquine peut devenir toxique (comme tout médicament d’ailleurs). De mauvais effets secondaires sur le cœur sont connus depuis que ce médicament « passé de mode pour certains » existe (71 ans !), c’est pourquoi les malades qui le prennent doivent être surveillés au niveau du cœur…

Et aussi (mais cela n’a rien à voir avec le traitement mais avec la maladie elle-même) au niveau des poumons, tant ceux des malades que des guéris, car les médecins marseillais ont constaté que les poumons pouvaient conserver des séquelles de l’invasion des virus qui pourraient amener des difficultés respiratoires ultérieures.

Fort heureusement, la masse des médecins sensés sera passer outre cette volonté de vouloir enrichir l’industrie pharmaceutique, quitte à augmenter le nombre des morts dans l’attente de tests que l’on a plus le temps d’attendre, ou d’un vaccin hypothétique lucratif.

***

Entretien paru récemment dans « Marcelle » organe d’information marseillais présent sur Internet

Covid-19 – Entretien avec celui qui est au cœur des polémiques : Didier Raoult

Par Hervé Vaudoit et Paul Molga

Journalistes

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Le portait du Pr Didier Raoult paru dans Marcelle il y a une semaine a explosé tous nos compteurs (plus de 100 000 lecteurs). Plus surprenant encore, il n’a donné lieu à aucune polémique. Le chercheur est actuellement au cœur de tous les débats pour la solution thérapeutique qu’il préconise. Hier matin, le Canard Enchaîné titrait même sur les menaces de mort dont il a fait l’objet. D’où cet exercice de questions-réponses auquel le virologue aujourd’hui le plus célèbre de la planète a bien voulu se plier car il connaît bien et depuis longtemps les journalistes qui le questionnent.

Vous avez fait savoir mardi que vous ne participeriez plus aux réunions du comité scientifique qui conseille nos autorités sur la conduite à tenir face à l’épidémie, pourquoi ?

Je n’ai pas deux heures à perdre dans des discussions qui ne vont pas à l’essentiel. Ici, nous sommes submergés de travail, nous sommes submergés par les résultats des tests et les données de nos patients. Un tiers de nos 75 lits d’hospitalisation est renouvelé tous les jours, nos équipes sont mobilisées H24… C’est cela qui m’importe, pas les causeries où il ne faut surtout froisser personne.

Les critiques, les mises en cause, cela vous blesse ?

Les critiques et les conversations de bar sur les plateaux télé, je m’en fous à un point que vous n’imaginez pas. Ce qui m’ennuie, en revanche, c’est que la France, mon pays, ne suive pas ce qui est raisonnable et prenne du retard parce que des gens qui se pensent importants ne veulent pas se dédire. Moi, je suis serein, je sais comment cela va se terminer.

C’est ce que certains vous reprochent, de prédire l’avenir.

Il ne s’agit pas de prémonition mais de savoir. Dans le domaine qui est le mien, je sais ce que je dis, je sais ce que font mes équipes, j’accumule des données – donc du savoir supplémentaire – et je mesure tous les jours l’effet clinique de ce que je préconise. Certains ne veulent pas y croire ? C’est leur problème. Les politiques et leurs décisions, c’est l’Histoire qui les juge. On verra très vite ce qu’il en est pour cette crise. On connaîtra la vérité. Un millier de patients ont été déclaré positifs aux tests que nous avons réalisés. Grâce au suivi de leur traitement, nous disposons d’une somme considérable de données. Nous les compilons. Elles nous donneront bientôt une idée plus précise de l’action de l’hydroxychloroquine.

Avez-vous ajusté vos indications thérapeutiques ?

Notre doctrine, c’est de détecter et de traiter le plus en amont. L’hydroxychloroquine fonctionne sur les cas modérés à sévères. Au-delà, quand les patients sont en réanimation, c’est trop tard. Le virus est encore là, mais le malade souffre d’inflammations pulmonaires consécutives.

Justement, l’essai clinique Discovery va être mené sur des patients très atteints…

Si on avait envie de prouver que ça ne marche pas, on ne s’y prendrait pas autrement. Il y aura une enquête parlementaire après tout ça, et elle sera sanglante, autant que l’affaire du sang contaminé. Et ce sera pire si le gouvernement décide de refuser l’accès au médicament.

Mais, même l’Organisation mondiale de la santé (OMS) met en garde contre le traitement que vous préconisez…

Avant toute chose, je suis médecin. J’ai prêté le serment d’Hippocrate en 1981 et mon devoir depuis, c’est de faire ce qui me paraît le mieux pour les malades, en fonction de mes connaissances et de l’état de la science. C’est ce que je fais depuis 40 ans et ce que je fais en ce moment avec mes équipes : soigner le mieux possible les patients qui se présentent. Cela veut dire les tester, évaluer l’état de ceux qui sont positifs et les traiter avec les thérapies disponibles. Aujourd’hui, il n’y en a qu’une qui a commencé à donner des résultats, c’est l’hydroxychloroquine associée à un antibiotique, l’azithromycine. Toutes les données que nous recueillons depuis que nous avons commencé, il y a un mois, après les premiers essais en Chine, vont dans le même sens. Alors, que ça respecte ou non les procédures scientifiques habituelles… Je suis d’accord avec le Président quand il dit que nous sommes en guerre. Une guerre qui justifie de se battre avec toutes les armes dont nous disposons. En tant que médecins, il est de notre devoir de donner aux malades le meilleur traitement disponible à l’instant T. Le reste, c’est de la littérature.

Quels mécanismes entreraient en jeu avec l’administration d’hydroxychloroquine ?

Cette molécule aurait deux effets pour accélérer l’élimination du virus : il modifierait d’abord l’environnement acide de la poche vacuole de la cellule. Ce petit sac de liquide protégé par la membrane sert de nid aux virus. En augmentant son pH (potentiel Hydrogène), l’écosystème tranquille de cet abri est chamboulé et les enzymes, impliquées dans la machinerie cellulaire utilisée par le virus pour se répliquer, sont empêchées d’agir. L’hydroxychloroquine favoriserait également l’apoptose, c’est-à-dire la mort cellulaire programmée, un mécanisme génétique qui protège l’organisme des infections en commandant aux cellules infectées de s’autodétruire. Je vais travailler avec l’expert de renommée mondiale Guido Kroemer, professeur d’immunologie à la faculté de médecine de l’Université de Paris Descartes et directeur de l’unité de recherche « Métabolisme, cancer et immunité », pour approfondir les travaux sur les mécanismes impliqués.

Sans présager de la publication de vos nouvelles observations, que pouvez-vous dire de l’efficacité de Plaquenil ?

Ne vous inquiétez pas : ça marche. Et même mieux que ça : on a deux fois moins de victimes d’infections virales cette année, toutes maladies confondues, aucun pic de surmortalité et pas de résistance aux antibiotiques.

Nombre de vos confrères poussent des cris d’orfraie en évoquant les effets secondaires délétères de la chloroquine…

Tous les médicaments ont des effets secondaires, surtout lorsque l’on ne respecte pas les posologies. L’aspirine, le paracétamol et l’ibuprofène surdosés, c’est beaucoup plus dangereux que l’hydroxychloroquine aux doses où on les administre. Quant à l’azithromycine, un Américain sur huit s’en voit prescrire au moins une fois chaque année. Si cela tuait les gens ou les rendait plus malades qu’ils ne sont, nous le saurions.

Vous avez annoncé dimanche que vous testeriez toutes les personnes fébriles qui se présenteraient à l’IHU. On a vu les queues qui se formaient devant chez vous. Que pouvez-vous nous en dire ?

Depuis lundi, nous avons pratiqué 2 000 tests par jour. Environ 10% des personnes testées étaient positives.

Que se passe-t-il pour les gens que vous dépistez ?

Notre protocole est rodé. Nous regardons s’ils ont des signes cliniques de la maladie et nous leur faisons passer un scanner pulmonaire  « low dose » (1), comme le font les Chinois, car une partie des gens contaminés ne présentent pas de signes cliniques évidents de la maladie mais ont des lésions pulmonaires qui s’aggraveront s’ils ne sont pas traités.  C’est à eux que l’on administre ce que nous considérons comme le seul traitement disponible à ce jour.Deux jours après, ils sont invités à venir réaliser un électrocardiogramme. Le risque cardio-vasculaire est l’effet secondaire le plus important. Ce traitement est ambulatoire mais les patients les plus sérieux sont naturellement hospitalisés.

Qu’est-ce qui, selon vous, empêche de généraliser ces tests et ces examens au scanner à l’ensemble du pays ?

C’est d’abord une question de volonté politique et de mise en place logistique. Les moyens, nous les avons. Entre les laboratoires d’analyses privés, les laboratoires vétérinaires de très grande qualité que nous possédons, les médecins de ville et les infirmières libérales, tous qualifiés pour faire des prélèvements, ainsi que nos ressources hospitalières, il y a de quoi faire. Ici, nous ne sommes pas des extra-terrestres. Si nous arrivons à faire 2 000 tests par jour à l’IHU de Marseille je ne peux pas croire que la France entière ne soit pas capable de faire comme en Allemagne ou en Corée du Sud. 100 000 tests par jour, c’est ce dont nous aurions besoin et nous en sommes capables. Des tests PCR de base, hors épidémie, nous en faisons 300 000 par an à l’IHU. Quant aux scanners, nous faisons face à Marseille, mais cela sera peut-être plus difficile ailleurs, car notre taux d’équipement en scanners est un des plus faibles des pays de l’OCDE. C’est la conséquence des choix politiques et financiers des 30 dernières années. Les conneries finissent toujours par se payer.

Comment expliquez-vous que cette stratégie qui a fait ses preuves ailleurs, ne soit toujours pas d’actualité chez nous ?

En France, malheureusement, avant de se poser la seule question qui vaille, c’est-à-dire « que faut-il faire pour faire face à telle situation ? », on se demande toujours « est-on capables de mettre en place telle ou telle solution ? ». On met la charrue avant les bœufs et ça n’avance pas.

Le ministre de la Santé vous écoute-t-il ?

C’est un homme intelligent, mais il a hérité d’une situation très difficile, très désorganisée.

Que pensez-vous de l’attitude des autorités, politiques et médicales, d’une façon générale ?

Je me contenterai de citer la maxime attribuée à Sénèque : « Errare humanum est, perseverare diabolicum » (ndlr – L’erreur est humaine, persévérer -dans l’erreur- est diabolique) ♦

(1) Un scanner « low dose » (faible dose en français) permet d’obtenir une image de bonne qualité avec un niveau d’irradiation très faible du patient.

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Il y a confinement et confinement

Le mardi 4 février, « par mesure de précaution » la Direction des Chantiers de l’Atlantique à Saint-Nazaire a fait passer un « test » aux cinq cents personnes qui allaient embarquer pour quelques jours, en vue d’essais en mer, à bord du tout nouveau paquebot Celebrity Apex (Sommet de la Célébrité !).

Le « test » consistait à voir si ces personnes (ouvriers, techniciens, ingénieurs des Chantiers et de sous-traitants, représentants d’équipementiers…) avaient de la fièvre et si le mois précédent ils n’avaient pas séjourné en Chine ou à Hong Kong, ou côtoyé quelqu’un qui y avait séjourné. Et ces derniers devaient faire une déclaration sur l’honneur en ce sens.

Il semble que personne ne fut refusé.

Depuis – et cela fait déjà plusieurs semaines, bien après le début février, en pleine pandémie mais aussi bien avant la mesure de confinement national tout l’équipage du navire (1463 personnes) est arrivé sur place en vue du voyage de livraison du bateau à son armateur états-unien. Son départ était fixé au 20 mars. Puis il a été reporté à aujourd’hui, 28 mars. Mais il semble que le bateau n’ait pas bougé du port. En effet, on a appris avant-hier 26 mars que sept « cas » de coronavirus avaient été confinés à bord, dans leur cabine ; et le soir même leur nombre est passé à 78 ! Puis le navire a été désinfecté, du moins son système de ventilation a-t-il été branché sur l’extérieur. Hier, on a appris que des tests (tiens, on a des tests pour eux, mais pas pour la population) qui avaient été réalisés jusque là uniquement sur les personnes du navire présentant des symptômes, allaient être étendus à l’ensemble de l’équipage.

Pour l’heure, il n’y aurait qu’un seul malade hospitalisé, à Saint-Nazaire. Second cas d’hospitalisation de la région après celui de La Baule il y a plusieurs jours, cas qui lui avait été dirigé vers l’hôpital de Nantes. Et on ne sait trop combien d’infectés au total : on devrait le savoir bientôt. Si l’on s’en tient au taux que rencontre l’équipe du Professeur Raoult à Marseille (10 % environ) on peut s’attendre à 140, 150 contaminés, sans doute plus puisqu’ils étaient confinés ensemble ! En plus, il y a quelques jours, on a su que l’équipage confiné comme le reste de la population, avait eu la bonne idée d’organiser une fête dans la discothèque du navire ! Il y en aurait des preuves vidéo.

Tous ceux dont le test reviendra négatif seront autorisés à quitter le bateau, nous dit-on, mais à la condition d’observer une période « de confinement strict » d’au moins 14 jours. Puis rapatriés. Mais comment ? Et là, il faut savoir qu’il y a 65 nationalités sur ce navire, avec une présence de 291 Pakistanais, ainsi que de nombreux Philippins ; et 3 français seulement.

Il est dit que, hors les membres d’équipage, tous ceux qui ont fréquenté le navire ces dernières semaines, voire ces premiers mois de l’année sont confinés chez eux. Mais pendant ce temps là, au lieu d’être totalement fermés, les chantiers continuent de tourner plus ou moins au ralenti, pendant que les syndicats et les salariés réclament des tests sur les personnes présentes. Dont certains n’ont pas été sans côtoyer les 500 personnes précédemment citées. Le maire « socialiste » macronien se veut vigilant tout en étant incapable de taper du poing sur la table pour imposer la fermeture des chantiers pour confinement ! Il est vrai qu’à très peu de kilomètres de là, Airbus est ouvert également. Quelle mascarade !

J’ignorais que les paquebots et les avions étaient une urgence vitale dans la « guerre » au virus que mène le petit Macron. (On aura vraiment tout eu et tout vu avec cet individu). Encore un exemple du deux-poids, deux-mesures. Il est vrai que les bateaux et les avions sont des sortes de machines de guerre, du moins sont-elles celles du coronavirus ! Et puis on est déjà assez crétin au gouvernement pour demander aux chômeurs confinés (avant peut-être de les réquisitionner) d’aller faire les travaux des champs (en laissant le virus chez eux sans doute) ; la main-d’œuvre étrangère sous-payée étant absente.

Enfin, en ville on est « content » quand on sait que les membres d’équipage, avant de rester à demeure sur le navire en quarantaine, n’ont pas été sans fréquenter la cité, faire des emplettes, consommer dans des bistrots et restaurants…

Membres d’équipage que l’on a laissé venir en pleine pandémie, sans doute pour complaire à l’armateur… qui lui-même a dû annuler, depuis, la première croisière de ce navire.

Encore une belle illustration des méfaits et du non-sens du mondialisme.

Que serait « une œuvre d’art pédo-criminelle » ?

En pleine crise de civilisation et de mise à plat de l’exploitation mondialiste des petits hommes, où l’argent révèle son insignifiance, où la science et les techniques sanitaires bafouillent leurs savoirs et avouent leurs limites, où les rois et leurs cours de salopards et d’incompétents sont nus, où l’Union Européenne part en vrille déliquescente (enfin!), où se révèlent brusquement au grand jour et au niveau mondial les vraies valeurs et les vrais êtres de valeur, la minuscule Flavie Flament, ex-starlette de la téloche franchouillarde, l’insignifiante amuse-populace sur le retour, en sa propre quarantaine et bientôt cinquantaine (en 2024) a expliqué l’autre soir (sur France 5, le mercredi 25 mars, dans un documentaire « sur la représentation du corps de l’enfant dans l’art ») aux rares courageux ou bêtas non encore blasés de ses élucubrations, qu’il conviendrait d’interdire les œuvres d’art – je cite – « pédo-criminelles ».

Des « œuvres pédo-criminelles », mais quoi-t-est-ce que c’est-i’ don’ ?

Tout d’abord, « art » est une façon de parler dans l’esprit de la « spécialiste du viol » (dixit Laurence Rossignol) Flavie Flament. Spécialiste du viol ? Le Parisien écrit : « L’interview de Flavie Flament, violée à 13 ans par le photographe David Hamilton et qui se dit favorable à l’interdiction des œuvres « pédo-criminelles », fait partie des moments forts .»

Il ne vient évidemment pas à l’esprit de beaucoup de monde de remarquer qu’il faudrait écrire, en bon français : « L’interview de Flavie Flament, QUI DIT AVOIR ETE violée à 13 ans par le photographe David Hamilton… »

Mais non, le journaliste de service du Parisien prend pour argent comptant, pour vèrité révélée, pour dogme intangible le fait que Flavie Flament A ETE VIOLEE par David Hamilton, puisque Flavie Flament le dit. Mais que ne l’a jamais dit aucun jugement émanant de la justice.

En cela, Flavie Flament est sur la même longueur d’onde que cette Élodie Durand qui s’indigne de photographies hamiltoniennes de jeuens filles, photos sans aucune once de vulgarité et qui – selon l’autorité d’Elodie – « ne seraient pas de l’art », et dès lors à interdire ; alors que la vulgarité, celle-là parfaitement tangible et manifeste, est à tous les coins de rue et au sein même de nos « élites » financiéro-politico-médiatiques dégénérées, la femme-objet et convenue omniprésente dans la publicité, la pornographie autant en veux-tu et en libre-service sur Internet  ; art où tout, y compris le plus sordide, peut-être montré « en faisant mine ». Tout cela venant d’Élodie Durand qui a vécu plusieurs années avec David Hamilton avant de porter plainte (en vain) contre lui pour… « viol ».

Et alors que l’absence de tout art (dit « art contemporain ») est glorifié par la caste présentement aux abois (pognon et gloriole n’empêchent pas de crever comme n’importe quel animal).

Certes, on ne peut pas demander à une mythomane traumatisée de la mémoire (c’est-à-dire victime d’une escroquerie thérapeutique de la part de gourous freudo-délirant) de s’y connaître, au moins un peu, en Art.

Il faut dire que ses goûts tiennent plus dans des dessins érotico-pornographiques (voir son compte Instagram) que dans une Madone à l’Enfant Jésus des siècles passées au sein d’une église catholique ou orthodoxe. Ceci à l’inverse de l’hypocrisie puritano-pornographique protestante ou juive qui ne vénère officiellement ni la Déesse Mère et la maternité, ni la nudité anodine et naturelle.

Jolie madone poitrine à l’air, tenant dans ses bras un Petit Jésus tout nu nous exhibant sa zézette, le tout sans arrière-pensées salaces. Madonna, en italien : Dame, Madame. Noble, sainte et belle femme. On est dans le sacré. Il s’agit de la Virgo post paritura, à l’exact opposé de la Madonna du spectacle décadent du Monde.

Pour ce qui est de l’art littéraire, est-il nécessaire de rappeler qu’il n’est finalement qu’une mise en forme, une mise en style, du moins le meilleur art littéraire, de ce qui existe, subodoré ou rêvé, de la triste ou sordide réalité du monde, et de la société des hommes en particulier. Il n’est que de considérer les meilleurs, de Rabelais à Céline. Certains s’indignent des propos tenus par Matzneff dans un style impeccable, voire érudit.
Mais que connaissent de l’érudition Poupette et ses semblables ? Laissons les admirateurs des écrits de Matzneff les lire en toute tranquillité, laissons lire Sade par les admirateurs de Sade (qui fut tout autant un moraliste qu’un immoraliste). Si ce n’est pas autorisé, ce sera lu d’autant plus sous le manteau, en samizdats avec un parfum d’interdit. Et qui n’aime pas, s’en dispense. Moi le premier quand je n’aime pas, sauf pour des analyses critiques essayant d’expliquer pourquoi je n’aime pas.

En fait, je ne la connais pas, Flavie Flament, critique d’art ou critique littéraire, mais je l’imagine tout à fait autrefois, et la vieillesse venant, hurler avec les loups en dénonçant les « ordures » d’un Baudelaire à en « dégoûter » les autres. Ou plus haut encore les « ordures » d’un Claude Le Petit à en réclamer la mort pour le mécréant.

L’obscénité absolue, le crime absolu, pour moi, n’est pas le sexe (y compris le plus vulgaire) ou la vie, mais le malheur, la pauvreté, la misère, les guerres, la simple condition humaine et la mort. Les premiers et pires « pédo-criminels » sur Terre sont tous ceux qui entretiennent les guerres et la mort des innocents. Vieille histoire, que celle des Saints Innocents. Je vous renvoie au Nouveau Testament.

S’il y a un sens à donner à cette expression « pédo-criminalité » elle n’est pas à chercher du côté de David Hamilton. L’enfance ne relève pas du domaine de David Hamilton. Secondement, ce dernier ne s’est jamais rendu coupable d’aucun crime quand bien même il a été diffamé.

Ce que l’on doit appeler un pédo-criminel, c’est celui qui tue pour n’importe quelle raison des enfants. Ou plus précisément celui qui les assassine : je compte parmi eux les détraqués du haut qui dirigent des pays fauteurs de guerre, et leurs alliés, grands consommateurs de morts toujours innocentes et de tous âges, et les détraqués du sexe.
J’y reviendrai. David Hamilton était tout, sauf un détraqué du sexe. Sur son blog « En défense de David Hamilton », dont je republie parfois des articles sur le mien, il y a trois ans que l’écrivain Olivier Mathieu le prouve avec talent.

Jean-Pierre Fleury

BILLET DU JOUR

 

Si j’ai bien suivi, mais tout se bouscule en ce moment et l’Histoire s’accélère, hier, 27 mars, le Conseil européen par visioconférence, s’est terminé par un échec. Le premier ministre italien Giuseppe Conte a refusé de signer le PV de réunion et a donné dix jours à l’Union européenne pour se reprendre et mettre en place des mesures d’aide face aux conséquences du coronavirus.

Le journal italien Il Fatto Quotidiano a titré : « Conte dit à une Europe morte d’aller se faire foutre ». Conte (pourtant européiste) a déclaré : « Si l’UE ne se met pas d’accord, le projet européen est terminé ».

Hier également, à l’issue de cette réunion à distance, Antonio Costa, chef du gouvernement portugais, face au discours (comme lors de la crise financière de 2008) des néerlandais refusant de mutualiser les dettes des États consécutives au tsunami du coronavirus, a déclaré : « Ce discours est répugnant dans le cadre de l’UE, c’est vraiment le mot « répugnant ». Ce type de réponse est d’une inconscience absolue et cette mesquinerie récurrente mine totalement ce qui fait l’esprit de l’Union européenne et représente une menace pour l’avenir de l’Union européenne. Personne n’est disposé à entendre à nouveau des ministres des Finances néerlandais comme ceux que nous avons entendus en 2008 et dans les années qui ont suivi. »

En clair, après l’humiliation européo-mondialiste faite aux Grecs et la destruction programmée par l’euro de leur pays ; après le départ à point nommé du Royaume Uni ; après la volonté toute récente de faire entrer l’Albanie au sein de l’Union Euréenne, pour ne parler que de lui, pays tenu par des maffias comme au Kosovo ; et tout pendant que divers pays de l’Est européen n’ont que faire de l’Union européenne, si ce n’est pour en soutirer des aides tout en tournant le dos aux propres entreprises européennes ; la partie occidentale semble se briser (disons pour schématiser) entre les pays du Nord marqués par l’idéologie capitaliste protestante (Néerland et Allemagne en tête) et les pays du Sud (Italie et Portugal), catholiques et latins.

Pouvoir extrême du coronavirus qui fait éclater les prétendues solidarité et force européennes. Et qui met sur la place publique, sur l’agora (hellenité), sur le forum (romanité), les préjugés nordiques concernant le farniente sud-européen et méditerranéen. Pendant que Macron, à la ramasse, continue de clamer : Tous unis ! Solidarité ! Le pignouf…

Solide hilarité oui, plutôt. Ou solide déconfiture !

Inanité de ladite Union Européenne confirmée par les faits !

Coronavirus : la France, ce pays du tiers-monde

Extrait du site Panorama Média

*

La gestion désastreuse de la crise sanitaire par le gouvernement français depuis l’apparition du coronavirus fait ressurgir en plein jour un mal profond qui demeurait pourtant présent dans bien des têtes : la France, septième puissance mondiale, se rêve encore en grande puissance alors même qu’elle n’a plus les moyens de son ambition et, disons le tout net, ses dirigeants n’ont manifestement plus la moindre ambition pour elle.

La crise sanitaire laisse apparaître un Etat régalien impuissant, désorganisé. Un Etat qui a capitulé au profit d’une structure européenne désincarnée, illégitime et incapable de répondre aux véritables défis de l’époque. Alors même que le gouvernement se défausse régulièrement de sa responsabilité sur la communauté scientifique en assurant prendre des décisions à partir de constats objectifs, le Président-communicant Emmanuel Macron gère davantage qu’il ne gouverne. A l’image de la lointaine accession au pouvoir de Louis-Philippe en 1830, E. Macron symbolise magnifiquement l’union d’une bourgeoisie de droite et de gauche qui a gouverné dans les faits ce pays pendant plus de quarante ans. Ainsi, s’il n’est pas responsable de la faillite de l’Etat régalien, il en est, par son mandat actuel, le continuateur.

Alors que l’urgence sanitaire semble n’être qu’à ses débuts après une gestion calamiteuse, alors que nous entamons la deuxième semaine de confinement – et que le conseil scientifique vient de se prononcer en faveur d’un confinement jusqu’au 28 avril, la France apparaît plus que jamais aux yeux de tous comme un pays du Tiers-monde. A travers cette crise sanitaire majeure, retour sur des maux profonds.

Le tiers-monde, cette expression fut inventée par le grand démographe français Alfred Sauvy (1898 – 1990) et désignait durant la Guerre froide principalement les pays africains qui n’étaient ni alignés sur le bloc soviétique ni sur le bloc occidental. Ces pays étaient caractérisés par un sous-développement économique chronique mais désireux de s’élever : « Ce Tiers Monde ignoré, exploité, méprisé comme le Tiers-Etat, veut lui aussi, être quelque chose » nous disait Alfred Sauvy dans un article intitulé « Trois mondes, une planète » paru en 1952 dans le journal L’Observateur.

Face à l’émergence du coronavirus en Chine fin décembre 2019, nos dirigeants ont fait preuve dans un premier temps de légèreté face alors à une potentielle menace sanitaire puis enfermés dans leur idéologie, se sont dédouanés de toute responsabilité en invoquant la sacro-sainte « société savante » scientifique. Une fois n’est pas coutume, la communication gouvernementale a pris le pas sur la sincérité des moyens disponibles.

Du règne de la communication à l’absence de décisions

La doctrine française du principe de précaution et de prévention fut mise à mal par la gestion de la crise du H1N1 de la ministre de la santé et des sports de l’époque, Roselyne Bachelot. Du moins, un front politique s’est élevé devant des dépenses jugées massives pour un résultat somme toute modeste. Si la campagne de vaccination au H1N1 fut un échec patent, la constitution d’un stock de masques était bien réel, 6 millions furent d’ailleurs utilisés. Des députés en commission d’enquête « sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) » en 2010 avait alors fortement critiqués la gestion du stock des masques et le coût que cela représentait.

La réalité sur le stock de masques en France

Au sortir de l’épidémie de H1N1, la France disposait d’un stock de masques pléthorique, avec près d’un milliard de masques chirurgicaux et plus de 700 millions de modèles FFP2. Ce stock tournant impliquait alors « la libération (par exemple vers les hôpitaux pour l’usage en soins courants) et la reconstitution régulières d’une partie du stock ».

L’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), créé en 2007 et aujourd’hui intégré au sein de l’Agence de santé publique, cessa de renouveler ses réserves en 2011. En mai 2013, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) qui dépend de Matignon, acte le changement de doctrine et donc le renouvellement des stocks. L’Eprus est délesté d’une partie de la responsabilité de constituer des stocks. Les ministères doivent disposer de leur propres réserves de précaution. Les employeurs (hôpitaux, cliniques privées…) doivent alors« déterminer l’opportunité de constituer des stocks de masques pour protéger leur personnel », en particulier FFP2.

[…]

Alors que l’épidémie de coronavirus commence à se propager au début de l’année 2020, les stocks ont fondu. L’Etat ne dispose d’aucune réserve en masques FFP2, de seulement 117 millions de masques chirurgicaux adultes et de 40 millions de masques pédiatriques enfants. Dans ses entrepôts d’Orléans, l’armée « identifie » quant à elle cinq millions de masques, qu’elle distribue le 19 mars. Face à une demande mondiale importante de plusieurs pays concernés directement par la pandémie, l’Etat tarde à réagir. Le tissu industriel français complètement détruit depuis quarante années se mobilise tant bien que mal.

Citons LVMH notamment qui a débuté le 16 mars dans ses usines françaises une production de gel hydroalcoolique livrée aux hôpitaux puis lance le 21 mars, en résolvant en seulement 48H les difficultés logistiques, la production de masques de protection : 10 millions de masques par semaine pendant au moins quatre semaines. Une opération au coût estimé à 5 millions d’euros financée entièrement par le groupe français. « Le Groupe LVMH assurera ensuite la gestion, la livraison et le dédouanement de l’ensemble des livraisons. Grâce à cette contribution et à la mobilisation de son réseau, LVMH devrait acheminer les premiers masques aux autorités sanitaires françaises en début de semaine prochaine », indique la direction de la communication de la maison.

Si dans une situation aussi exceptionnelle, l’Etat s’en remet, à raison, à notre industrie, il n’en demeure pas moins qu’il est incapable d’organiser lui-même la mobilisation. Pire, il a menti, depuis de nombreuses semaines sur le stock de masques et d’équipements à destination de notre personnel soignant. De nombreuses semaines furent ainsi perdues sur lesquelles il faudra revenir lorsque la crise sera derrière nous. Empêtré dans ses propres mensonges et sa communication hasardeuse, le gouvernement a participé à l’incompréhension des Français et au climat de panique.  […]

Quand l’idéologie européiste se brise sur la réalité des peuples

D’emblée fin janvier, le début de l’épidémie a posé la question d’un contrôle – voire de la fermeture – des frontières par l’arrêt des vols aériens venant des pays asiatiques. La mesure n’apparaissait pas comme le remède miracle mais constituait un premier réflexe barrière devant la menace. Plus tard, lorsque l’Italie est devenue un foyer important du virus en Europe, la question s’est reposée avec insistance. Le gouvernement, qui n’a pas voulu délibéré en faveur de cette mesure jugée extrême, a d’abord mis en place des affiches de prévention dans les aéroports à destination des voyageurs. Aucun contrôle des voyageurs à leur arrivée, aucun dépistage prévu, aucune mise en quarantaine dans l’aéroport …

Devant ce débat qui a animé la classe politique, Emmanuel Macron a d’abord tranché le 12 mars dans une première allocution : « Nous devons aujourd’hui éviter deux écueils, mes chers compatriotes. D’une part, le repli nationaliste. Ce virus n’a pas de passeport. […] Il ne faut céder là à aucune facilité, aucune panique. Nous aurons sans doute des mesures de contrôle, des fermetures de frontières à prendre, mais il faudra les prendre quand elles seront pertinentes et il faudra les prendre en Européens, à l’échelle européenne, car c’est à cette échelle-là que nous avons construit nos libertés et nos protections ». La réponse se veut idéologique, les frontières nationales n’existent plus, la France est dissoute dans l’Union européenne. La France n’a plus de frontières car elle se situe dans un vague espace européen. Il aura fallu attendre l’allocution du Président le 16 mars pour annoncer la fermeture des frontières de l’Union européenne et de l’espace Schengen ainsi que les voyages aériens entre les pays hors de l’Union européenne et ceux de l’U.E. Le Président s’est donc rangé autour d’une décision commune comme si la concertation l’emportait sur l’instinct. Une réponse bien tardive alors que l’Italie et l’Allemagne avaient déjà décidé, de manière unilatérale, la fermeture de leurs frontières respectives.

Là où Emmanuel Macron cherchait un consensus de l’U.E, la réalité brute d’une pandémie fortement contagieuse et relativement meurtrière a fait ressurgir les réflexes archaïques des peuples comme un précepte honteusement oublié : lorsque les citoyens se sentent menacés, ils se tournent d’abord vers l’Etat-nation, ils se tournent d’abord vers les siens. Ainsi s’exprime la dure réalité pour celui qui ne cesse de nous répéter que « nous sommes en guerre ».

L’exemple italien : une solidarité mondiale et pas européenne

Cherchant son salut dans l’Union européenne technocratique, le Président Macron vantait au peuple français une réponse commune. La réalité est toute autre.

L’Italie durement touchée par ce fléau demanda l’aide européenne. Il n’en fut rien. L’U.E s’occupa le 10 mars de résoudre le problème « majeur » de la circulation des vols aériens en suspendant la règle qui oblige les compagnies à faire voler des avions à vide pour conserver leurs créneaux. Pour montrer sa solidarité face à la catastrophe, la Présidente de la Commission européenne publia sur les réseaux le 22 mars une vidéo – sous forme d’un défi lancé à quelques personnes qui se doivent à leur tour de le faire et de proposer ce challenge à d’autres – décrivant les étapes essentielles pour bien se laver les mains et éviter ainsi la transmission du virus. Le 22 mars … Un challenge sur les réseaux sociaux … Le 22 mars … La faillite européenne en une vidéo. Le 24 mars, malgré la gravité de la situation, elle annonce que le processus d’entrée dans l’Union européenne est lancée pour l’Albanie et la Macédoine du Nord.

La Chine, qui a réussi à contrôler l’épidémie, apporte désormais son aide à l’Italie en livrant des masques. L’une des cargaisons de passage en République tchèque a été saisie le vendredi 20 mars par ce dernier ; ainsi des centaines de milliers de masques bloquées déclenchent un incident diplomatique entre les deux pays de l’U.E. Depuis quelques jours, l’aide médicale arrive en Italie afin d’épauler les services d’urgences italiens complètement dépassés par la catastrophe. Cette aide vient de partout sauf de l’Union européenne. La Russie a envoyé le 22 mars 100 personnes, parmi lesquelles des médecins militaires de renom, des virologues, des épidémiologistes, ainsi que des complexes mobiles de désinfection et de diagnostic. Ces spécialistes et ces équipements vont être déployés dans les régions d’Italie les plus touchées par le coronavirus. Plus improbable pour certains, l’aide est aussi cubaine avec l’envoi de médecins qui avaient travaillé – pour trente d’entre eux – sur l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014.

Une revanche tragique et ironique de la France périphérique

Emmanuel Macron fut élu le 7 mai 2017 grâce aux voix des citoyens des métropoles – à Paris, il fit 89,68% des voix au second tour. Il incarne le vote de ces gagnants de la mondialisation, des citoyens intégrés au grand marché, de la société de service face à ceux de la France périphérique magistralement décrite dans ses livres par le géographe Christophe Guilluy. Après les innombrables dérapages du Président-communicant sur cette France d’en bas qui ne trouve pas « de boulot en traversant la rue », le confinement touche finalement son électorat privilégié.

Au réveil du premier jour de confinement et après la fuite des Parisiens retournés contaminer les régions françaises, la réalité réapparait aux yeux de tous : la France d’en bas, la France qui trime nourrit ce pays, agriculteurs, caissières, ouvriers, routiers, etc … Ce sont eux qui tiennent à bout de bras la France.

Il aura fallu attendre le coronavirus pour les remettre dans la lumière. Et c’est sur eux aussi, demain, qu’il faudra compter pour reconstruire l’Etat régalien.

Grégoire Guillemin.

L’ombre de Bérénice (poème)

*

L’ombre de Bérénice

(poème que je voulais publier à l’occasion du jour anniversaire de la mort, à Paris, de Jean Racine le 21 avril 1699, mais que je publie dès aujourd’hui)

 

La fille sans prénom que j’avais aperçue,
Qui avait apparu soudain dans cette rue,
Elle avait les yeux noirs, les cheveux de réglisse,
Et la nuit se penchait sur le grand précipice
Du jour qui s’éveillait, émotion sans caprice.

A l’aube le Soleil d’un jour parmi mes jours
A travers l’océan du temps et des amours
Brillait, la bonne étoile au ciel navigatrice.
J’aurais voulu cueillir de son coeur les prémices,
Humer dans ses cheveux l’odeur rare d’épices.

Une aurore à Paris. Admirant les nuages
Où flottait dans le vent la fuite d’un mirage,
Femme-enfant, fille-fleur, impossible complice,
Incroyable mélange de douceur et supplice,
J’ai vu se dissiper l’ombre de Bérénice.

Olivier Mathieu

« EN MÊME TEMPS »

Macron et sa maffia de bras-cassés, par un laissez-faire criminel pendant deux mois, est actuellement contraint (mais il aime tellement ça) de mettre en œuvre sa doctrine politique du « en même temps ». Restez chez vous ou faites des heures supps ! C’est un ordre.

Et je ponds des ordonnances. Et j’ai quasi les pleins pouvoirs, il doit en jouir, plus que de sa vieille éphébophile, Napoléon (oui, c’est son surnom dans les « hauts lieux »).

Pour l’heure, il paraît que des ministres, secrétaires d’État et autres personnels du « gouvernement » s’échangent des blagues de très bas niveau sur ce que les Français allaient être contraints de faire pendant la quarantaine ou soixantaine, etc. et qui sera peut-être un jour une éternitaine.

Aux dernières nouvelles, après Vigipirate et Sentinelle, on est donc entré dans la phase (avant quoi encore?) «Résilience», sic. Résilience, qu’èsaquo ? Je consulte le Trésor de la Langue Française et j’y lis :

– Substantif féminin. A. Mécanique, physique. Résistance d’un matériau au choc. Coefficient de résilience. [Soit par exemple : mon œil de désarmé Gilet Jaune n’a pas eu la résilience nécessaire face au tir volontaire et sadique d’un salopard de la Bac muni d’un fusil d’assaut (qui n’est pas un fusil Dassault)]. B. Zoologie. Capacité de reproduction d’une espèce animale inemployée en raison d’une ambiance hostile, mais susceptible d’une expansion soudaine si cette ambiance s’améliore. [Dans le cas qui nous occupe, voir l’exemple de la capacité exponentielle du coronavirus à se répandre, dans un contexte optimum pour lui, de fin de civilisation et de mondialisme imbécile]. C. Au figuré, rare. Force morale : qualité de quelqu’un qui ne se décourage pas, ne se laisse pas abattre. [C’est le cas de la masse des Français qui subissent depuis plusieurs décennies la dérive mortelle du mondialisme et de l’européisme imbécile et intégralement rétrograde pour ne pas dire esclavagiste].

« EN MÊME TEMPS »… Cela a commencé – après un premier tour des élections municipales grotesques : si on parlait des scrutateurs « coronavirussés » ? – par l’annonce d’un confinement général sur tout le pays tout en laissant suffisamment de temps et de latitude à des centaines de milliers de Parisiens de s’entasser dans les gares et de se répandre ensuite dans des régions encore très peu frappées par le virus.

Cela continue avec des mesures (obligées, vu l’état des lieux qui fait ressembler la France à un pays du Tiers-Monde) qui favorisent la circulation des malades ou d’équipes médicales (dues à l’imprévoyance et au délabrement de la Santé organisé par l’Union européenne et les européistes criminels) ou de salariés de l’industrie et de l’agriculture d’une région à l’autre. Sachez que l’on embauche partout en ce moment dans l’agriculture qui est en train de manquer de bras. Des malades de Mulhouse et Colmar sont dirigés vers Marseille, d’autres vers Brest et Quimper, zone plus ou moins épargnée. Un TGV armé, c’est-à-dire équipé en personnels soignants et équipements idoines (du moins on ose l’espérer) a été constitué avec des effectifs de Nantes et d’Angers, autre zone moins marquée par le virus, du moins pour l’instant.

Ce qui veut dire que par idéologie anti-humaniste européiste, bêtise et je-m’en-foutisme, manques de moyens criants, organisés depuis des années par la clique des Sarközy-Hollande-Macron larbins de l’UE mortifère, on semble tout faire pour disperser sur tout le territoire français un virus qui au départ ne concernait que l’Oise et le Haut-Rhin, puis la région parisienne.

On voit même comme en Basse-Loire, et en particulier en bordure de l’Océan, des usines occupant des milliers de salariés rouvrir sans rapport avec une quelconque urgence alimentaire ou sanitaire (cf. un précédent article). Donc on semble tout faire pour répandre le virus partout et au maximum. Dérisoires protections individuelles, lorsqu’on en a !

Or il apparaîtrait – du moins en Italie – que les zones qui sont les plus propices à propagation du présent coronavirus sont aussi celles qui ont connu et de loin, le plus de cas de malaria (malaria = mala aria = mauvais air) lors de l’épidémie de cette « fièvre des marais » (d’où son autre nom : paludisme, fièvre des paluds) qui s’est produite entre 2013 et 2017 en ce pays ; i.e. une bonne partie du Nord de l’Italie avec les grands lacs italiens, les marécages du delta du Pô, la lagune vénitienne et alentours, etc. Zone déjà fragilisée il y a peu ? Zone de faiblesse virale endémique ? On peut aussi évoquer le poids possible de l’immigration dans les zones industrielles du Nord de l’Italie, peut-être propice à importation en plus de germes de la malaria.

Il se fait que la Basse Loire est un « pays » avec grande présence de l’eau douce, saumâtre, salée et aux nombreux marais (marais de la Loire et affluents, marais de Campbon, de Grande-Brière et du Brivet, de Donges, du Mès et de la Vilaine, salines de Saillé, etc. ). Malaria locale plus malaria rapportée par des marins au long-cours. Je n’aimerais pas être mauvais prophète. Mais j’aimerais comprendre le lien entre la « fièvre des marais » comme on disait autrefois (fièvre qui était présente en Brière tout le courant du XIXe siècle) et l’actuel coronavirus CODVI-19.

***

Page arrachée de mes souvenirs.

Personnellement c’est ma seconde quarantaine. La première, je l’ai subie ça fait un bail : sauf erreur au printemps 1956, sous René Coty. J’ai été privé de maternelle, confiné à la maison pendant quarante jours. J’avais chopé une scarlatine, et pas d’antibiotiques je crois à l’époque. Je me vois encore griffonnant d’ennui, la tapisserie, le papier-peint de ma chambre. Ne sortant pas, enragé, avec du soleil au dehors. Au trente-septième jour ma mère n’y tenant plus elle-même, me dit : « Retourne à l’école ». Ce que je fis, j’y allais seul, à l’époque il n’y avait aucun danger tangible. Sur la petite hauteur péri-urbaine où j’habitais, je traversais des restes de vignes rendues à la friche d’après-guerre, dans un endroit qui aujourd’hui est une rue et un petit quartier de maisons et d’HLM, empruntais une ou deux rues et me retrouvais à l’école en cinq minutes. Une école dans des baraques, des bungalows comme il y en avait tant après tous les bombardements subis quelques années plus tôt, non pas par les Allemands mais par nos prétendus « alliés » anglo-américains. Là au moment de franchir le portail des petits de maternelle, je me souviens de ma gentille maîtresse qui se trouvait juste à l’entrée et me dit : « Jean-Pierre que viens-tu faire ? Il faut rentrer chez toi, tu ne peux pas encore retourner à l’école, c’est trop tôt ». Plus tard, bien plus tard, ma mère me dit : « Tu sais, ta maîtresse Madame Damandier, m’a dit : « Il me regardait étonné, ne comprenant pas, avec ses grands yeux tout ronds ». Bientôt mes yeux de grands et ronds devinrent petits, presque fermés, j’avais du mal au lire au tableau, j’entrais dans la catégorie (difficile dans la cours de « récré ») des bigleux et autres binoclards ; mes yeux furent munis de lunettes dont les branches à l’époque faisaient très mal aux oreilles.

***

Confiné par des cons finis,

Populo s’interloque :

Sa suffisance Napoléon, le confetti

Et chef des cons, fait-i’

Bien tout et tout bien pour moi, déconfit ?

Que nenni…

Il veut finir de me mettre en loques !

À PROPOS DE L’INCURIE CYNIQUE ET MALIGNE GOUVERNEMENTALE

Du site de l’UPR

*

Des témoignages bouleversants nous parviennent sur le refus gouvernemental de tester tous les patients et d’administrer immédiatement de la chloroquine.

25 mars 2020 Actualité, Coronavirus, Santé

Je reçois des messages de plus en plus bouleversants d’adhérents

ou de sympathisants de l’UPR qui m’écrivent pour me faire part

de leur détresse et du sentiment d’injustice qu’ils ressentent

devant les drames familiaux ou personnels qu’ils vivent.

En voici trois exemples :

1)- C., adhérent UPR dans le Calvados

Il m’écrit :

« Est-ce surfait ? Le grand-père de ma belle-sœur est décédé, le père

d’un ami est dans le coma et mon frère s’en remet après avoir

souffert, il évacue du pus qui sort de très bas dans le système

respiratoire (ils sont tous en Alsace dans le Haut-Rhin).

En tout cas, la crise sanitaire tombe tellement bien pour masquer

les causes profondes de la crise financière et détruire les acquis

sociaux !

Ne voyez-vous pas que le gouvernement fait tout pour empêcher

le déploiement du traitement du Pr Raoult ?

Entendez-vous la détresse des personnels soignants en Italie ?

Savez-vous que des individus testés positifs puis guéris donc

testés négatifs sont parfois réinfectés ? Cela signifie que

l’immunité ne fonctionne pas…

Tout est étrange dans cette affaire et l’accumulation des erreurs

du gouvernement est tellement sidérante que j’ai du mal à

croire à de l’incompétence, il s’agit de cynisme…

Je sais que Raoult est une pointure mondiale, ça n’a pas empêché

Le Monde de le ridiculiser et le ministère de la Santé de l’ignorer.

Mais le fait est que d’après Véran et Salomon, des essais sont

engagés, que pendant ce temps il n’est pas question d’utiliser

le traitement à l’échelle nationale, il est effectivement administré

mais est-il administré par d’autres équipes que celles du Pr

Raoult ?

Par ailleurs il serait scandaleux de procéder à des essais en

utilisant la méthode placebo pour une partie des patients.

Si ma mère meurt à cause du covid-19 alors qu’il y avait une

solution avec la chloroquine, je ne répondrai pas de mes actes. »

2)- S., adhérent UPR en Meurthe-et-Moselle

Il m’a téléphoné ce soir pour m’informer que sa mère,

âgée de 65 ans, qui a commencé à avoir de la fièvre et une

très forte toux dimanche, a été emmenée lundi par le

SAMU au CHRU de Nancy-Brabois où elle a été diagnostiquée

positive au Covid-19 et rapidement placée en réanimation.

Souffrant d’un cancer et ayant subi une lourde chimiothérapie

récemment, sa mère a été placée aujourd’hui en coma artificiel.

Notre adhérent, qui craint une issue fatale, a demandé aux

équipes médicales que sa mère puisse bénéficier du

protocole du Dr Raoult : chloroquine + azithromycine.

Ce qui lui a été refusé au motif que sa mère avait les poumons

trop gravement atteints pour avoir ce traitement.

Pourtant, le CHRU de Nancy a annoncé qu’il allait utiliser

le traitement à la chloroquine sur des patients touchés par

le coronavirus et l’on avait cru comprendre des plus

récentes déclarations du gouvernement que l’usage de la

chloroquine pourrait être facilité justement pour les patients

les plus gravement atteints.

Comment ne pas percevoir le caractère dramatique d’une

telle réponse lorsque le pronostic vital de la patiente est

peut-être engagé et que l’on n’a pas d’autre médicament

disponible ?

J’ai suggéré à notre adhérent de se faire très insistant demain

pour réclamer de nouveau ce traitement.

Il est vrai, cependant, que certains médecins estiment que

la chloroquine est à utiliser avant que les cas ne deviennent

graves car ce médicament ne soigne pas les lésions

pulmonaires ; il fait baisser la charge virale, ce qui justement

empêche que les cas deviennent graves et annule la contagion.

3)- Z., sympathisant UPR

Il a laissé ce soir le message écrit suivant sur le formulaire

de contact de notre site ( https://www.upr.fr/nous-contacter/ ) :

« Je souhaite poser une question que personne n’ose poser :

Pourquoi M. Estrosi et sa femme ont pu avoir de la chloroquine

pour se soigner, alors que moi électricien du bâtiment qui a

plusieurs symptômes du coronavirus, on me demande

de rester chez moi et attendre les complications ? »

Que répondre, si ce n’est que je partage son indignation !

CONCLUSION : le gouvernement doit augmenter massivement

le nombre de tests pratiqués et refuser tout deux

poids-deux mesures dans le traitement de cette épidémie.

La question de bon sens posée par Z. fait écho à la

remarque que je faisais juste auparavant.

Si la chloroquine se révèle particulièrement efficace

chez les porteurs asymptomatiques ou peu symptomatiques

– et avant qu’ils ne développent une forme sévère de

la maladie – il faut impérativement :- développer les tests

sur une grande échelle,- et administrer de la chloroquine

le plus tôt possible aux personnes testées positives.

Il est absolument honteux et inadmissible que ce traitement

semble réservé pour l’instant – de facto – aux patients

les plus riches, les plus éduqués ou les plus connus.

François Asselineau

24 mars 2020

ET PENDANT CE TEMPS, COMME SI DE RIEN N’ÉTAIT…

https://www.upr.fr/actualite/pendant-que-les-medias-occupent-les-francais-avec-le-coronavirus-7j-7-24h-24-la-mafia-europeiste-etend-son-emprise-sur-le-continent-cest-maintenant-au-tour-de-lalbanie-et-de-la-macedoine-du-nor/