
L’ombre de Bérénice
(poème que je voulais publier à l’occasion du jour anniversaire de la mort, à Paris, de Jean Racine le 21 avril 1699, mais que je publie dès aujourd’hui)



PS (J.-P.F.) Le virus a effectivement muté ; assez rapidement on a parlé de 5 ou 6 mutations ; et il a une semaine ou deux, une étude islandaise a répertorié une quarantaine de mutations..
SOURCE :
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Publié par Venezuela infos dans comités populaires d’approvisionnement, commune, conseils communaux, Guerre économique, histoire de la révolution bolivarienne, Médiamensonges / désinformation / propagande, missions sociales, santé publique 29 mars 2020


Par Leonardo Flores / Global Research
Quelques heures après son lancement, plus de 800 Vénézuéliens aux États-Unis se sont inscrits pour un vol d’urgence de Miami à Caracas par le biais d’un site web géré par le gouvernement vénézuélien. Ce vol, offert gratuitement, a été proposé par le président Nicolás Maduro lorsqu’il a appris que 200 Vénézuéliens étaient bloqués aux États-Unis suite à la décision de son gouvernement d’arrêter les vols commerciaux à titre de mesure préventive contre les coronavirus. La promesse d’un vol s’est étendue à deux vols ou plus, car il est apparu clairement que de nombreux Vénézuéliens aux États-Unis voulaient retourner au Venezuela, mais la situation n’est toujours pas résolue en raison de l’interdiction américaine sur les vols à destination et en provenance du pays.
Ceux qui se fient uniquement aux médias grand public pourraient se demander qui, dans leur bon sens, voudrait quitter les États-Unis pour le Venezuela. Le Time, le Washington Post, The Hill et le Miami Herald, entre autres, ont publié des opinions au cours de la semaine dernière décrivant le Venezuela comme un cauchemar chaotique. Ces médias ont brossé le tableau d’un désastre dû au coronavirus, de l’incompétence du gouvernement et d’une nation au bord de l’effondrement. La réalité de la réponse du Venezuela aux coronavirus n’est pas du tout couverte par les médias mainstream.
De plus, ce que chacun de ces articles résume, c’est le dommage causé par les sanctions de l’administration Trump, qui a dévasté l’économie et le système de santé bien avant la pandémie de coronavirus. Ces sanctions ont appauvri des millions de Vénézuéliens et ont eu un impact négatif sur des infrastructures vitales, comme la production d’électricité. Le Venezuela est empêché d’importer des pièces de rechange pour ses centrales électriques et les pannes qui en résultent interrompent les services d’eau qui dépendent des pompes électriques. Ces problèmes, ainsi que des dizaines d’autres implications de la guerre hybride contre le Venezuela, ont provoqué une baisse générale des indicateurs de santé, entraînant 100 000 décès à la suite des sanctions.
En ce qui concerne les coronavirus en particulier, les sanctions augmentent le coût des kits de dépistage et des fournitures médicales, et interdisent au gouvernement vénézuélien d’acheter du matériel médical aux États-Unis (et dans de nombreux pays européens). Ces obstacles semblent placer le Venezuela sur la voie du pire des scénarios, comme l’Iran (également frappé par les sanctions) ou l’Italie (frappée par l’austérité et le néolibéralisme). Contrairement à ces deux pays, le Venezuela a pris très tôt des mesures décisives pour faire face à la pandémie.
Grâce à ces mesures et à d’autres facteurs, le Venezuela se trouve actuellement dans son meilleur scénario. Au moment où nous écrivons ces lignes, 11 jours après le premier cas confirmé de coronavirus, le pays compte 86 personnes infectées, avec 0 décès. Ses voisins n’ont pas fait aussi bien : Le Brésil compte 1 924 cas avec 34 décès ; l’Équateur 981 et 18 ; le Chili 746 et 2 ; le Pérou 395 et 5 ; le Mexique 367 et 4 ; la Colombie 306 et 3 (à l’exception du Mexique, ces gouvernements ont tous participé et contribué activement aux efforts de changement de régime menés par les États-Unis au Venezuela). Pourquoi le Venezuela fait-il beaucoup mieux que les autres pays de la région ? (1)
Les sceptiques prétendront que le gouvernement Maduro cache des chiffres et des décès, qu’il n’y a pas assez de tests, pas assez de médicaments, pas assez de talents pour faire face de manière adéquate à une pandémie. Mais voici les faits :
Premièrement, la solidarité internationale a joué un rôle inestimable pour permettre au gouvernement de relever le défi. La Chine a envoyé des kits de diagnostic de coronavirus qui permettront de tester 320 000 Vénézuéliens, en plus d’une équipe d’experts et de tonnes de fournitures. Cuba a envoyé 130 médecins et 10 000 doses d’interféron alfa-2b, un médicament qui a fait ses preuves en aidant les patients atteints de COVID-19 à se rétablir. La Russie a envoyé le premier de plusieurs envois de matériel et de kits médicaux. Ces trois pays, que la politique étrangère américaine qualifie régulièrement de malfaisants, offrent leur solidarité et leur soutien matériel. Les États-Unis offrent davantage de sanctions et le FMI, dont on sait qu’il est sous contrôle américain, a rejeté une demande vénézuélienne de 5 milliards de dollars de financement d’urgence que même l’Union européenne soutient.
Deuxièmement, le gouvernement a rapidement mis en œuvre un plan pour contenir la propagation de la maladie. Le 12 mars, un jour avant les premiers cas confirmés, le président Maduro a décrété l’urgence sanitaire, a interdit aux foules de se rassembler et a annulé les vols en provenance d’Europe et de Colombie. Le 13 mars, premier jour, deux Vénézuéliens ont été testés positifs ; le gouvernement a annulé les cours, a commencé à exiger le port de masques dans le métro et à la frontière, a fermé les théâtres, les bars et les boîtes de nuit, et a limité les restaurants à emporter ou à livrer. Il convient de répéter que c’était le premier jour où un cas a été confirmé ; de nombreux États américains n’ont pas encore pris ces mesures. Au quatrième jour, une quarantaine nationale a été mise en place (équivalent à des ordonnances de confinement) et un portail en ligne appelé « Plan pour la Patrie » a été réorienté pour enquêter sur les cas potentiels de COVID-19. Au huitième jour, 42 personnes étaient infectées et environ 90 % de la population se conformait à la quarantaine. Au onzième jour, plus de 12,2 millions de personnes avaient répondu à l’enquête, plus de 20 000 personnes ayant déclaré être malades ont reçu la visite de professionnels de la santé à leur domicile et 145 personnes ont été orientées vers un test de dépistage du coronavirus. Le gouvernement estime que sans ces mesures, le Venezuela compterait 3 000 personnes infectées et un nombre élevé de décès.
Troisièmement, le peuple vénézuélien était en mesure de faire face à une crise. Au cours des 7 dernières années, le Venezuela a vécu la mort d’un leader très populaire, de violentes manifestations de droite, une guerre économique caractérisée par des pénuries et une hyperinflation, des sanctions qui ont détruit l’économie, un coup d’État en cours, des tentatives d’insurrections militaires, des attaques contre les services publics, des coupures de courant, des migrations massives et des menaces d’action militaire américaine. Le coronavirus est un défi d’un autre genre, mais les crises précédentes ont instillé une résilience chez le peuple vénézuélien et renforcé la solidarité au sein des communautés. Il n’y a pas de panique dans les rues ; au contraire, les gens sont calmes et suivent les protocoles de santé.
Quatrièmement, l’organisation de masse et la priorité donnée aux personnes avant tout. Les communes et les communautés organisées ont pris les devants, en produisant des masques, en maintenant le système d’approvisionnement alimentaire CLAP en marche (ce paquet alimentaire mensuel atteint 7 millions de familles), en facilitant les visites de médecins dans chaque maison et en encourageant l’utilisation des masques en public. Plus de 12 000 étudiants en médecine en dernière ou avant-dernière année d’études ont demandé à être formés aux visites à domicile. Pour sa part, l’administration Maduro a suspendu le paiement des loyers, a instauré un gel des licenciements à l’échelle nationale, a accordé des primes aux travailleurs, a interdit aux télécoms de couper le téléphone ou l’internet des gens, a conclu un accord avec les chaînes hôtelières pour fournir 4 000 lits au cas où la crise s’aggraverait, et s’est engagée à payer les salaires des employés des petites et moyennes entreprises. En pleine crise de santé publique – aggravée par une crise économique et des sanctions – la réponse du Venezuela a été de garantir la nourriture, de fournir des soins de santé gratuits et des tests de dépistage à grande échelle, et d’alléger encore la pression économique sur la classe ouvrière.
Le gouvernement américain n’a pas répondu à la demande de l’administration Maduro de faire une exception pour Conviasa Airlines, la compagnie aérienne nationale sous sanctions, afin de ramener à Caracas les Vénézuéliens bloqués aux États-Unis. Étant donné tout ce qui se passe aux États-Unis, où le traitement par COVID-19 peut coûter près de 35 000 dollars et où le gouvernement pèse la possibilité de donner la priorité à l’économie sur la vie des gens, peut-être que ces Vénézuéliens qui attendent de rentrer chez eux comprennent que leurs chances de survivre au coronavirus – tant physiquement qu’économiquement – sont bien meilleures dans un pays qui privilégie la santé aux profits.

Traduction: Bernard Tornare
Leonardo Flores est un expert politique latino-américain et militant de CODEPINK.
Cette traduction peut être librement reproduite. Merci de respecter son intégrité et d’en mentionner le traducteur, l’auteur et le blog Hugo Chavez.
URL de cet article: https://wp.me/p2ahp2-5dW
SUR LE FRONT DE LA GUERRE MACROBIENNE, OÙ EN SONT PICROCHOLE ET GRANDGOUSIER ?
Pendant que le transfert des malades d’une région à l’autre, d’un hôpital à un autre s’accélère vu les capacités limitées d’accueil dans les régions les plus touchées par l’infection, pendant que les établissements privés (malgré leur demande relevant de la solidarité nationale) ne sont toujours pas réquisitionnés, et alors même que certains malades sont pris en charge par des établissements allemands ou suisses (suisses, donc hors Union Européenne) ;
Pendant que l’UE européenne sombre dans la nullité et pour ne pas dire le ridicule en autorisant la surveillance des déplacements des européens à partir de leurs téléphones portables (comme des criminels ou terroristes avérés ou potentiels) – téléphones qu’ils auront l’intelligence, je suppose, d’éteinte ou de laisser à la maison ;
Pendant que les Russes et autres « mauvais sujets » de la Terre viennent en aide aux Italiens, à la place de l’UE totalement défaillante, inutile, quasi morte (bon débarras!), et qu’ils donnent raison au traitement chinois et à celui du Professeur Raoult de Marseille, et que certains pays d’Europe n’entendent pas aider financièrement les pays de l’UE les plus frappés par la pandémie ;
Macron l’avorton, peu clair, continue à s’empatouiller dans les chiffres en vue de masquer l’ampleur réelle de l’épidémie (du nombre réel des morts et des contaminés, nationalement, régionalement, localement) et de masquer son inaction pendant deux/trois mois et incurie nées de son idéologie à la fois européiste et scientiste imbécile ;
Le pouvoir profond, en l’occasion celui des laboratoires privés de l’industrie pharmaceutique – que soutient à fond le gouvernement et autres maffieux style Buzyn et son époux Lévy qui a dirigé l’INSERM – continue de mettre des bâtons dans les roues d’un traitement français finalement imposé par la Raison, le simple bon sens, mais aussi par le dépôt de plaintes, les pétitions de citoyens, et les pressions considérables d’un milieu médical très largement à cran depuis des années ; qui plus est… pour un moindre coût et une absence de manne financière à voler pour les requins de l’industrie pharmaceutique ;
Le lendemain même de la sortie de l’ordonnance autorisant à nouveau l’usage de la Chloroquine, et alors même qu’une seconde étude de l’équipe du Professeur Raoult montre l’efficacité de son traitement, une nouvelle ordonnance en a réduit l’usage aux cas jugés graves.
Or, il se fait que justement le recours à la chloroquine (un dérivé de la quinine) avec le complément d’un antibiotique, l’azithromycine, « probablement le traitement le moins cher et le plus simple pour traiter le coronavirus Covid-19 » (Didier Raoult) pour être efficace doit être administré précocement lors de la maladie. Le protocole de soins est d’ailleurs très précis et très dosé sachant qu’à trop forte dose la chloroquine peut devenir toxique (comme tout médicament d’ailleurs). De mauvais effets secondaires sur le cœur sont connus depuis que ce médicament « passé de mode pour certains » existe (71 ans !), c’est pourquoi les malades qui le prennent doivent être surveillés au niveau du cœur…
Et aussi (mais cela n’a rien à voir avec le traitement mais avec la maladie elle-même) au niveau des poumons, tant ceux des malades que des guéris, car les médecins marseillais ont constaté que les poumons pouvaient conserver des séquelles de l’invasion des virus qui pourraient amener des difficultés respiratoires ultérieures.
Fort heureusement, la masse des médecins sensés sera passer outre cette volonté de vouloir enrichir l’industrie pharmaceutique, quitte à augmenter le nombre des morts dans l’attente de tests que l’on a plus le temps d’attendre, ou d’un vaccin hypothétique lucratif.
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Entretien paru récemment dans « Marcelle » organe d’information marseillais présent sur Internet
Journalistes

La gestion désastreuse de la crise sanitaire par le gouvernement français depuis l’apparition du coronavirus fait ressurgir en plein jour un mal profond qui demeurait pourtant présent dans bien des têtes : la France, septième puissance mondiale, se rêve encore en grande puissance alors même qu’elle n’a plus les moyens de son ambition et, disons le tout net, ses dirigeants n’ont manifestement plus la moindre ambition pour elle.
La crise sanitaire laisse apparaître un Etat régalien impuissant, désorganisé. Un Etat qui a capitulé au profit d’une structure européenne désincarnée, illégitime et incapable de répondre aux véritables défis de l’époque. Alors même que le gouvernement se défausse régulièrement de sa responsabilité sur la communauté scientifique en assurant prendre des décisions à partir de constats objectifs, le Président-communicant Emmanuel Macron gère davantage qu’il ne gouverne. A l’image de la lointaine accession au pouvoir de Louis-Philippe en 1830, E. Macron symbolise magnifiquement l’union d’une bourgeoisie de droite et de gauche qui a gouverné dans les faits ce pays pendant plus de quarante ans. Ainsi, s’il n’est pas responsable de la faillite de l’Etat régalien, il en est, par son mandat actuel, le continuateur.
Alors que l’urgence sanitaire semble n’être qu’à ses débuts après une gestion calamiteuse, alors que nous entamons la deuxième semaine de confinement – et que le conseil scientifique vient de se prononcer en faveur d’un confinement jusqu’au 28 avril, la France apparaît plus que jamais aux yeux de tous comme un pays du Tiers-monde. A travers cette crise sanitaire majeure, retour sur des maux profonds.
Le tiers-monde, cette expression fut inventée par le grand démographe français Alfred Sauvy (1898 – 1990) et désignait durant la Guerre froide principalement les pays africains qui n’étaient ni alignés sur le bloc soviétique ni sur le bloc occidental. Ces pays étaient caractérisés par un sous-développement économique chronique mais désireux de s’élever : « Ce Tiers Monde ignoré, exploité, méprisé comme le Tiers-Etat, veut lui aussi, être quelque chose » nous disait Alfred Sauvy dans un article intitulé « Trois mondes, une planète » paru en 1952 dans le journal L’Observateur.
Face à l’émergence du coronavirus en Chine fin décembre 2019, nos dirigeants ont fait preuve dans un premier temps de légèreté face alors à une potentielle menace sanitaire puis enfermés dans leur idéologie, se sont dédouanés de toute responsabilité en invoquant la sacro-sainte « société savante » scientifique. Une fois n’est pas coutume, la communication gouvernementale a pris le pas sur la sincérité des moyens disponibles.
Du règne de la communication à l’absence de décisions
La doctrine française du principe de précaution et de prévention fut mise à mal par la gestion de la crise du H1N1 de la ministre de la santé et des sports de l’époque, Roselyne Bachelot. Du moins, un front politique s’est élevé devant des dépenses jugées massives pour un résultat somme toute modeste. Si la campagne de vaccination au H1N1 fut un échec patent, la constitution d’un stock de masques était bien réel, 6 millions furent d’ailleurs utilisés. Des députés en commission d’enquête « sur la manière dont a été programmée, expliquée et gérée la campagne de vaccination contre la grippe A (H1N1) » en 2010 avait alors fortement critiqués la gestion du stock des masques et le coût que cela représentait.
La réalité sur le stock de masques en France
Au sortir de l’épidémie de H1N1, la France disposait d’un stock de masques pléthorique, avec près d’un milliard de masques chirurgicaux et plus de 700 millions de modèles FFP2. Ce stock tournant impliquait alors « la libération (par exemple vers les hôpitaux pour l’usage en soins courants) et la reconstitution régulières d’une partie du stock ».
L’Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), créé en 2007 et aujourd’hui intégré au sein de l’Agence de santé publique, cessa de renouveler ses réserves en 2011. En mai 2013, le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) qui dépend de Matignon, acte le changement de doctrine et donc le renouvellement des stocks. L’Eprus est délesté d’une partie de la responsabilité de constituer des stocks. Les ministères doivent disposer de leur propres réserves de précaution. Les employeurs (hôpitaux, cliniques privées…) doivent alors« déterminer l’opportunité de constituer des stocks de masques pour protéger leur personnel », en particulier FFP2.
[…]
Alors que l’épidémie de coronavirus commence à se propager au début de l’année 2020, les stocks ont fondu. L’Etat ne dispose d’aucune réserve en masques FFP2, de seulement 117 millions de masques chirurgicaux adultes et de 40 millions de masques pédiatriques enfants. Dans ses entrepôts d’Orléans, l’armée « identifie » quant à elle cinq millions de masques, qu’elle distribue le 19 mars. Face à une demande mondiale importante de plusieurs pays concernés directement par la pandémie, l’Etat tarde à réagir. Le tissu industriel français complètement détruit depuis quarante années se mobilise tant bien que mal.
Citons LVMH notamment qui a débuté le 16 mars dans ses usines françaises une production de gel hydroalcoolique livrée aux hôpitaux puis lance le 21 mars, en résolvant en seulement 48H les difficultés logistiques, la production de masques de protection : 10 millions de masques par semaine pendant au moins quatre semaines. Une opération au coût estimé à 5 millions d’euros financée entièrement par le groupe français. « Le Groupe LVMH assurera ensuite la gestion, la livraison et le dédouanement de l’ensemble des livraisons. Grâce à cette contribution et à la mobilisation de son réseau, LVMH devrait acheminer les premiers masques aux autorités sanitaires françaises en début de semaine prochaine », indique la direction de la communication de la maison.
Si dans une situation aussi exceptionnelle, l’Etat s’en remet, à raison, à notre industrie, il n’en demeure pas moins qu’il est incapable d’organiser lui-même la mobilisation. Pire, il a menti, depuis de nombreuses semaines sur le stock de masques et d’équipements à destination de notre personnel soignant. De nombreuses semaines furent ainsi perdues sur lesquelles il faudra revenir lorsque la crise sera derrière nous. Empêtré dans ses propres mensonges et sa communication hasardeuse, le gouvernement a participé à l’incompréhension des Français et au climat de panique. […]
Quand l’idéologie européiste se brise sur la réalité des peuples
D’emblée fin janvier, le début de l’épidémie a posé la question d’un contrôle – voire de la fermeture – des frontières par l’arrêt des vols aériens venant des pays asiatiques. La mesure n’apparaissait pas comme le remède miracle mais constituait un premier réflexe barrière devant la menace. Plus tard, lorsque l’Italie est devenue un foyer important du virus en Europe, la question s’est reposée avec insistance. Le gouvernement, qui n’a pas voulu délibéré en faveur de cette mesure jugée extrême, a d’abord mis en place des affiches de prévention dans les aéroports à destination des voyageurs. Aucun contrôle des voyageurs à leur arrivée, aucun dépistage prévu, aucune mise en quarantaine dans l’aéroport …
Devant ce débat qui a animé la classe politique, Emmanuel Macron a d’abord tranché le 12 mars dans une première allocution : « Nous devons aujourd’hui éviter deux écueils, mes chers compatriotes. D’une part, le repli nationaliste. Ce virus n’a pas de passeport. […] Il ne faut céder là à aucune facilité, aucune panique. Nous aurons sans doute des mesures de contrôle, des fermetures de frontières à prendre, mais il faudra les prendre quand elles seront pertinentes et il faudra les prendre en Européens, à l’échelle européenne, car c’est à cette échelle-là que nous avons construit nos libertés et nos protections ». La réponse se veut idéologique, les frontières nationales n’existent plus, la France est dissoute dans l’Union européenne. La France n’a plus de frontières car elle se situe dans un vague espace européen. Il aura fallu attendre l’allocution du Président le 16 mars pour annoncer la fermeture des frontières de l’Union européenne et de l’espace Schengen ainsi que les voyages aériens entre les pays hors de l’Union européenne et ceux de l’U.E. Le Président s’est donc rangé autour d’une décision commune comme si la concertation l’emportait sur l’instinct. Une réponse bien tardive alors que l’Italie et l’Allemagne avaient déjà décidé, de manière unilatérale, la fermeture de leurs frontières respectives.
Là où Emmanuel Macron cherchait un consensus de l’U.E, la réalité brute d’une pandémie fortement contagieuse et relativement meurtrière a fait ressurgir les réflexes archaïques des peuples comme un précepte honteusement oublié : lorsque les citoyens se sentent menacés, ils se tournent d’abord vers l’Etat-nation, ils se tournent d’abord vers les siens. Ainsi s’exprime la dure réalité pour celui qui ne cesse de nous répéter que « nous sommes en guerre ».
L’exemple italien : une solidarité mondiale et pas européenne
Cherchant son salut dans l’Union européenne technocratique, le Président Macron vantait au peuple français une réponse commune. La réalité est toute autre.
L’Italie durement touchée par ce fléau demanda l’aide européenne. Il n’en fut rien. L’U.E s’occupa le 10 mars de résoudre le problème « majeur » de la circulation des vols aériens en suspendant la règle qui oblige les compagnies à faire voler des avions à vide pour conserver leurs créneaux. Pour montrer sa solidarité face à la catastrophe, la Présidente de la Commission européenne publia sur les réseaux le 22 mars une vidéo – sous forme d’un défi lancé à quelques personnes qui se doivent à leur tour de le faire et de proposer ce challenge à d’autres – décrivant les étapes essentielles pour bien se laver les mains et éviter ainsi la transmission du virus. Le 22 mars … Un challenge sur les réseaux sociaux … Le 22 mars … La faillite européenne en une vidéo. Le 24 mars, malgré la gravité de la situation, elle annonce que le processus d’entrée dans l’Union européenne est lancée pour l’Albanie et la Macédoine du Nord.
La Chine, qui a réussi à contrôler l’épidémie, apporte désormais son aide à l’Italie en livrant des masques. L’une des cargaisons de passage en République tchèque a été saisie le vendredi 20 mars par ce dernier ; ainsi des centaines de milliers de masques bloquées déclenchent un incident diplomatique entre les deux pays de l’U.E. Depuis quelques jours, l’aide médicale arrive en Italie afin d’épauler les services d’urgences italiens complètement dépassés par la catastrophe. Cette aide vient de partout sauf de l’Union européenne. La Russie a envoyé le 22 mars 100 personnes, parmi lesquelles des médecins militaires de renom, des virologues, des épidémiologistes, ainsi que des complexes mobiles de désinfection et de diagnostic. Ces spécialistes et ces équipements vont être déployés dans les régions d’Italie les plus touchées par le coronavirus. Plus improbable pour certains, l’aide est aussi cubaine avec l’envoi de médecins qui avaient travaillé – pour trente d’entre eux – sur l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014.
Une revanche tragique et ironique de la France périphérique
Emmanuel Macron fut élu le 7 mai 2017 grâce aux voix des citoyens des métropoles – à Paris, il fit 89,68% des voix au second tour. Il incarne le vote de ces gagnants de la mondialisation, des citoyens intégrés au grand marché, de la société de service face à ceux de la France périphérique magistralement décrite dans ses livres par le géographe Christophe Guilluy. Après les innombrables dérapages du Président-communicant sur cette France d’en bas qui ne trouve pas « de boulot en traversant la rue », le confinement touche finalement son électorat privilégié.
Au réveil du premier jour de confinement et après la fuite des Parisiens retournés contaminer les régions françaises, la réalité réapparait aux yeux de tous : la France d’en bas, la France qui trime nourrit ce pays, agriculteurs, caissières, ouvriers, routiers, etc … Ce sont eux qui tiennent à bout de bras la France.
Il aura fallu attendre le coronavirus pour les remettre dans la lumière. Et c’est sur eux aussi, demain, qu’il faudra compter pour reconstruire l’Etat régalien.
Grégoire Guillemin.

***
***
Confiné par des cons finis,
Populo s’interloque :
Sa suffisance Napoléon, le confetti
Et chef des cons, fait-i’
Bien tout et tout bien pour moi, déconfit ?
Que nenni…
Il veut finir de me mettre en loques !
Du site de l’UPR
*
25 mars 2020 Actualité, Coronavirus, Santé
Je reçois des messages de plus en plus bouleversants d’adhérents
ou de sympathisants de l’UPR qui m’écrivent pour me faire part
de leur détresse et du sentiment d’injustice qu’ils ressentent
devant les drames familiaux ou personnels qu’ils vivent.
En voici trois exemples :
1)- C., adhérent UPR dans le Calvados
Il m’écrit :
« Est-ce surfait ? Le grand-père de ma belle-sœur est décédé, le père
d’un ami est dans le coma et mon frère s’en remet après avoir
souffert, il évacue du pus qui sort de très bas dans le système
respiratoire (ils sont tous en Alsace dans le Haut-Rhin).
En tout cas, la crise sanitaire tombe tellement bien pour masquer
les causes profondes de la crise financière et détruire les acquis
sociaux !
Ne voyez-vous pas que le gouvernement fait tout pour empêcher
le déploiement du traitement du Pr Raoult ?
Entendez-vous la détresse des personnels soignants en Italie ?
Savez-vous que des individus testés positifs puis guéris donc
testés négatifs sont parfois réinfectés ? Cela signifie que
l’immunité ne fonctionne pas…
Tout est étrange dans cette affaire et l’accumulation des erreurs
du gouvernement est tellement sidérante que j’ai du mal à
croire à de l’incompétence, il s’agit de cynisme…
Je sais que Raoult est une pointure mondiale, ça n’a pas empêché
Le Monde de le ridiculiser et le ministère de la Santé de l’ignorer.
Mais le fait est que d’après Véran et Salomon, des essais sont
engagés, que pendant ce temps il n’est pas question d’utiliser
le traitement à l’échelle nationale, il est effectivement administré
mais est-il administré par d’autres équipes que celles du Pr
Raoult ?
Par ailleurs il serait scandaleux de procéder à des essais en
utilisant la méthode placebo pour une partie des patients.
Si ma mère meurt à cause du covid-19 alors qu’il y avait une
solution avec la chloroquine, je ne répondrai pas de mes actes. »
2)- S., adhérent UPR en Meurthe-et-Moselle
Il m’a téléphoné ce soir pour m’informer que sa mère,
âgée de 65 ans, qui a commencé à avoir de la fièvre et une
très forte toux dimanche, a été emmenée lundi par le
SAMU au CHRU de Nancy-Brabois où elle a été diagnostiquée
positive au Covid-19 et rapidement placée en réanimation.
Souffrant d’un cancer et ayant subi une lourde chimiothérapie
récemment, sa mère a été placée aujourd’hui en coma artificiel.
Notre adhérent, qui craint une issue fatale, a demandé aux
équipes médicales que sa mère puisse bénéficier du
protocole du Dr Raoult : chloroquine + azithromycine.
Ce qui lui a été refusé au motif que sa mère avait les poumons
trop gravement atteints pour avoir ce traitement.
Pourtant, le CHRU de Nancy a annoncé qu’il allait utiliser
le traitement à la chloroquine sur des patients touchés par
le coronavirus et l’on avait cru comprendre des plus
récentes déclarations du gouvernement que l’usage de la
chloroquine pourrait être facilité justement pour les patients
les plus gravement atteints.
Comment ne pas percevoir le caractère dramatique d’une
telle réponse lorsque le pronostic vital de la patiente est
peut-être engagé et que l’on n’a pas d’autre médicament
disponible ?
J’ai suggéré à notre adhérent de se faire très insistant demain
pour réclamer de nouveau ce traitement.
Il est vrai, cependant, que certains médecins estiment que
la chloroquine est à utiliser avant que les cas ne deviennent
graves car ce médicament ne soigne pas les lésions
pulmonaires ; il fait baisser la charge virale, ce qui justement
empêche que les cas deviennent graves et annule la contagion.
3)- Z., sympathisant UPR
Il a laissé ce soir le message écrit suivant sur le formulaire
de contact de notre site ( https://www.upr.fr/nous-contacter/ ) :
« Je souhaite poser une question que personne n’ose poser :
Pourquoi M. Estrosi et sa femme ont pu avoir de la chloroquine
pour se soigner, alors que moi électricien du bâtiment qui a
plusieurs symptômes du coronavirus, on me demande
de rester chez moi et attendre les complications ? »
Que répondre, si ce n’est que je partage son indignation !
CONCLUSION : le gouvernement doit augmenter massivement
le nombre de tests pratiqués et refuser tout deux
poids-deux mesures dans le traitement de cette épidémie.
La question de bon sens posée par Z. fait écho à la
remarque que je faisais juste auparavant.
Si la chloroquine se révèle particulièrement efficace
chez les porteurs asymptomatiques ou peu symptomatiques
– et avant qu’ils ne développent une forme sévère de
la maladie – il faut impérativement :- développer les tests
sur une grande échelle,- et administrer de la chloroquine
le plus tôt possible aux personnes testées positives.
Il est absolument honteux et inadmissible que ce traitement
semble réservé pour l’instant – de facto – aux patients
les plus riches, les plus éduqués ou les plus connus.
François Asselineau
24 mars 2020
ET PENDANT CE TEMPS, COMME SI DE RIEN N’ÉTAIT…