Yvonne Deknop, dite Yvonne George, née à Uccle, Belgique en 1895, morte à Gênes en 1930 des suites de la tuberculose et de — dit-on — divers excès. A été quelque temps l’amante de Robert Desnos. On a très peu d’enregistrements d’elle.
Pars de Jean Lenoir – 1926
Pars, sans te retourner pars,
Sans te souvenir
Ni mes baisers ni mes étreintes
En ton coeur n’ont laissé d’empreintes
Je n’ai pas su t’aimer
Pas su te retenir
Pars, sans un mot d’adieu pars ;
Laisse-moi souffrir ;
Le vent qui t’apporta t’emporte
Et, dussé-je en mourir, qu’importe !
Pars, sans te retourner
Pars, sans te souvenir.
Ô ! Ne t’excuse pas tu n’es pas coupable
N’aies pas de pitié n’aies pas de regrets
Pour moi seulement je suis pitoyable
Et mon désespoir reste mon secret
Tu peux sans remords briser notre chaîne
Nous ne sommes plus que deux étrangers
Poursuis ton chemin, sans craindre ma haine
Car d’autres sauront bien mieux me venger
Puisqu’à après tout ben ! on te trahira
Et comme moi, tu souffriras
au refrain
C’est de notre amour l’affreuse agonie
Et tout comme lui, vois, le jour se meurt
L’ombre qui descend s’étend infinie
Les voiles du soir cacheront mes pleurs
Tu ne sauras pas toute ma détresse
Tout le vide affreux de ton abandon
Prends dans un baiser l’ultime caresse
Puis, tu t’en iras avec mon pardon
Le souvenir est un chemin très long,
Que l’on parcourt à reculons.
au refrain
***
C’est pour ça qu’on s‘aime
Musique de Charles Borel-Clerc – Paroles de Vincent Telly – pseudonyme de Joseph Vincentelli, 1881-1957) – 1925
***
J’ai pas su y faire de Cartoux – Costil – & Yvain – 1925
J’ai pas su y faire
J’ai pas la manière
J’ai jamais eu d’ veine
J’ me traîne
Et j’ sens bien qu’ ça n’ira jamais
J’ connais qu’ la misère
J’ suis seule sur la Terre
J’ l’ai pas fait exprès
Non, mais…
J’ai pas su y faire
Quand j’avais quinze ans
J’en voyais tout l’ temps
Autour de moi qui étaient heureuses
Avec leur amant
Elles me narguaient souvent
Et pourtant j’étais pas envieuse
On n’ m’a jamais dit de mots tendres
Aucun homme n’a voulu m’ comprendre
Et quand j’ vois passer
Les couples enlacés
J’ me contente de leur chanter
J’ai pas su y faire
J’ai pas la manière
J’ai jamais eu d’ veine
J’ me traîne
Et j’ sens bien qu’ ça n’ira jamais
J’ connais qu’ la misère
J’ suis seule sur la Terre
J’ l’ai pas fait exprès
Non, mais…
J’ai pas su y faire
Plus tard j’ai connu
Un tas de parvenus
Qui jetaient au vent leur fortune
Moi, j’avais pas l’ sou
On me chassait d’ partout
Et mon cœur était plein de rancune
Car ces gens-là, ça vous méprise
Et ça s’ fiche des femmes dans la mouise
Mais j’ai ma fierté
Quand j’ les vois passer
J’ me contente de leur chanter
J’ai pas su y faire
J’ai pas la manière
J’ai jamais eu d’ veine
J’ me traîne
Et j’ sens bien qu’ ça n’ira jamais
J’ connais qu’ la misère
J’ suis seule sur la Terre
J’ l’ai pas fait exprès
Non, mais…
J’ai pas su y faire.
d‘après F. Philippot
Amnesty International (tiens, ça existe encore?!) demande à l’Italie « d’arrêter de discriminer les non-vaccinés » !
#Blanquer refuse de démissionner sur TF1 et le préfet de police de Paris interdit sous un prétexte totalement fallacieux la manif de l’école jeudi (question de délai) !
C’est la définition même d’une dictature ! Tous les Français doivent se mettre debout !
Certes, ce n’est qu’un sondage, mais quand même : l’appartenance de la France à l’UE « à un impact négatif » sur : – le coût de la vie : 52% (contre 32%) – la protection de l’emploi : 52% (contre 29%) – le prix de l’énergie : 51% (contre 28%) Grande lucidité des Français ! Il est temps de partir ! #Frexit
Dans sa vidéo du jour (18-01), le Pr #Raoult se demande comment Véran et Castex peuvent encore croire eux-mêmes au message qu’ils portent sur le covid ! (Au passage il met un coup de griffe à Castex qui avait accusé sa fille de l’avoir contaminé).
Courrier International : Groupe Le Monde: Xavier Niel et Matthieu Pigasse, fait partie de la presse subventionnée.
Petit rappel historico-technique : Anne Frank est celle jeune fille juive qui a écrit ses textes, ou du moins une partie de ses textes pendant la guerre, grâce à un stylo genre crayon BIC, apparu après guerre alors qu’elle était déjà morte. Fait établi depuis très longtemps suite à des analyses.
L’article se demande, à propos du rôle joué par un notaire Juif dans la dénonciation de la famille Frank : « pourquoi [après la guerre] Otto Frank n’a-t-il jamais rien dit ?”. On pourrait également se poser la question, finalement concomitante, du rôle exact que le père d’Anne Frank a joué dans la sacralisation et icônisation de sa fille jusqu’à (très probablement) rédiger, apocryphes, une partie des textes du Journal de sa propre fille.
***
Cinq années d’investigation ont permis de lever le mystère entourant la dénonciation qui a mené la jeune Allemande exilée à Amsterdam et sa famille vers les camps de la mort, en 1944.
Plus de quatre-vingts années de mystère et cinq années d’investigation. “Une équipe internationale d’enquêteurs révèle ce lundi [17 janvier] le nom de celui qui aurait trahi la famille d’Anne Frank en 1944 et transmis l’adresse de la cachette [où elle vivait avec sa famille, à Amsterdam] aux nazis”, relate Le Soir.
“L’adresse de l’annexe secrète avait été révélée par le notaire Arnold van den Bergh, membre du Conseil juif d’Amsterdam”, explique le quotidien bruxellois en reprenant les conclusions de l’équipe, dirigée par un agent du FBI américain, qui “a utilisé les techniques de recherche les plus pointues, examiné des centaines de milliers de documents dans huit pays et interrogé 70 personnes”. Des conclusions retranscrites dans l’ouvrage Qui a trahi Anne Frank ?, publié ce 17 janvier par HarperCollins France.
La famille d’Anne Frank, dont Le Journal représente un témoignage unique de la vie clandestine des Juifs sous l’occupation allemande [sic, voir plus haut], avait fui l’Allemagne en 1933 pour les Pays-Bas, jusqu’à une dénonciation dont l’auteur était jusqu’ici inconnu. La jeune fille, alors âgée de 15 ans, était morte dans les camps nazis, de même que toute sa famille, à l’exception du père, Otto Frank.
“Pourquoi Otto Frank n’a-t-il jamais rien dit ?” questionne à ce sujet Le Soir : Les enquêteurs émettent l’hypothèse qu’il a même cherché à cacher la complicité du notaire, peut-être pour ne pas accabler ses enfants ou pour ne pas attiser la haine antisémite (ils ont ainsi été trahis par un Juif néerlandais respecté et pas par des nazis ou des collabos). Otto Frank aurait pu aussi comprendre que le notaire était confronté à un dilemme horrible : la protection de sa famille contre la dénonciation de membres de sa communauté.”
En effet, “Arnold van den Bergh, membre du Conseil juif d’Amsterdam, […] a sans doute transmis une liste d’adresses de cachettes au Sicherheitsdienst (service de renseignement et de maintien de l’ordre de la SS) en échange de la protection de sa [propre] famille”, précise le quotidien belge.
De quoi faire dire à l’enquêteur du FBI Vince Pankoke que, de toute façon, “ce sont les nazis qui sont responsables de la mort des clandestins, pas le notaire qui a transmis leur adresse”.
***
Curieuse et courte façon de dédouaner Arnold van den Bergh.
Amen.
Selon des gazettes, le ministre des finances israélien demande la fin du Pass sanitaire ! « Il n’y a aucune logique médicale ou épidémiologique dans le pass sanitaire » dit-il !
Anna Marie Dubas, dite Marie Dubas (1894-1972)
Danseuse, comédienne, chanteuse d’opérettes, elle dut réduire l’étendue de son registre dès l’âge de trente-deux ans à la suite d’une défaillance de ses cordes vocales.
Le Tango Stupéfiant (chanson elle-même stupéfiante) de 1936
Après trois semaines entières
De bonheur que rien n’altérait
Mon amant dont j’étais si fière
Un triste matin me plaquait
Pour calmer mon âme chagrine
Je résolus en un sursaut
De me piquer à la morphine
Ou de priser de la coco
Mais ça coûte cher tous ces machins
Alors pour fuir mon noir destin
{Refrain:}
J’ai fumé de l’eucalyptus
Et je m’en vais à la dérive
Fumant comme une locomotive
Avec aux lèvres un rictus
J’ai fumé de l’eucalyptus
Dès lors mon âme torturée
Ne connut plus que d’affreux jours
La rue du désir fut barrée
Par les gravats de notre amour
J’aurais pu d’une main câline
Couper le traître en petits morceaux
Le recoller à la sécotine
Pour le redécouper aussitôt
Mais je l’aimais tant l’animal
Alors pour pas lui faire de mal
{Refrain:}
J’ai prisé d’la naphtaline
Les cheveux hagards, l’œil hérissé
Je me suis mise à me fourrer
Des boules entières dans les narines
J’ai prisé d’la naphtaline
Qu’ai-je fait là, Jésus Marie
C’est stupéfiant comme résultat
Au lieu de m’alléger la vie
Je me suis alourdie l’estomac
J’ai dû prendre du charbon Belloc
Ça m’a fait la langue toute noire
Que faire alors pauvre loque,
Essayer d’un autre exutoire ?
Car le pire c’est que j’ai pris le pli
Et c’est tant pis quand le pli est pris
{Refrain:}
Je me pique à l’eau de Javel
Pour oublier celui que j’aime
Je prends ma seringue
Et j’en bois même
Alors il me pousse des ailes
Je me pique à l’eau de Javel
Gnak gnak gnak gnak
J’ai du chagrin…
***
C’est toujours ça de pris ! (1935)
Musique de Maurice Yvain , paroles de Max Blot 1935 .
Quand on vient au monde
Il ne faut pas vouloir la lune
Ni penser de trouver
Le bonheur rêvé
Vous aimez les blondes
L’occasion vous fait prendre une brune
Dites-vous, c’est très bien
Que c’est le destin
Aujourd’hui l’important
C’est d’prendre du bon temps.
***
C’est toujours ça d’pris
Comme disait ma grand-mère
Moi ça me suffit
Y’a pas d’petits profits
***
Grâce à la loterie
On croit être millionnaire
On gagne deux cents francs
Comment qu’c’est qu’on les prend?
Quand pour une thune aux Uniprix
Vous achetez un beau diamant à votr’ chéri
Elle s’écrie:
***
C’est toujours ça d’pris
Comme disait ma grand-mère
C’est d’la quincaillerie
Mais c’est toujours ça de pris.
***
Lorsqu’ au cinéma
Au théâtre ou bien dans la rue
Un beau gars m’dit tout bas
On se reverra
À son rendez-vous
Les yeux baissés j’arrive émue
Débordante de désir
Et puis de plaisir
J’tends ma bouche de carmin
Il me baise la main.
***
C’est toujours ça d’pris
Comme disait ma grand-mère
Moi ça me suffit
Y’a pas d’petits profits
***
J’rengaine mes ardeurs
Et j’pense tout bas:
Ma chère Pour qu’il s’arrête là,
Sûrement qu’y m’connaît pas
D’vant un porto, j’espère chez lui
En fait d’souper
Qu’il n’aura pas que des biscuits
J’engloutis
***
C’est toujours ça d’pris
Comme disait ma grand-mère
J’pousse pas de p’tits cris
Mais c’est toujours ça de pris.
***
À présent que j’ai fini
D’chanter ma chansonnette
Si cet air peut vous plaire
J’en serais très fière
Mais écoutez-moi
Et ne soyez pas assez bête
Pour laisser fuir ailleurs
Le moindre bonheur
S’il ne dure qu’un moment
Dites-vous gaiement:
***
C’est toujours ça d’pris
Comme disait ma grand-mère
Moi ça me suffit
Y’a pas d’petits profits
***
Car je le prétends
Pour être heureux sur terre
Il faut dans la vie
De la philosophie
Quand chaque soir j’arrive ici
Pour un moment
Je n’ai pas … de mes soucis
Je me dis:
***
C’est toujours ça d’pris
Comme disait ma grand-mère
C’n’est qu’une heure d’oubli
Mais c’est toujours ça de pris.
***
Le Doux Caboulot (1932)
musique de Larmangeat et paroles de Francis Carco (François Carcopino-Tusoli, 1886, 1958)
Le doux caboulot
Fleuri sous les branches
Est tous les dimanches
Plein de populo.
La servante est brune,
Que de gens heureux
Chacun sa chacune,
L’une et l’un font deux.
Amoureux épris
Du culte d’eux-mêmes.
Ah sûr que l’on s’aime,
Et que l’on est gris.
Ça durera bien
Le temps nécessaire
Pour que Jeanne et Pierre
Ne regrettent rien.
Berthe Sylva, pseudonyme de Berthe Faquet (1885-1941)
On n’a pas tous les jours vingt ans, chanson de Léon Raiter, musique et Fernand Pothier (1935)
L’atelier de couture est en fête
On oublie l’ouvrage un instant
Car c’est aujourd’hui qu’ Marinette
Vient juste d’avoir ses vingt ans
Trottins, petites mains et premières
Ont tous apporté des gâteaux
Et Marinette, offrant le porto,
Dit, joyeuse, en levant son verre
On n’a pas tous les jours vingt ans
Ça nous arrive une fois seulement
Ce jour-là passe hélas trop vite !
C’est pourquoi faut qu’on en profite
Si le patron nous fait les gros yeux
On dira « Faut bien rire un peu !
Tant pis si vous n’êtes pas content
On n’a pas tous les jours vingt ans ! »
Le patron donne congé à ses petites
Et comme le printemps leur sourit
A la campagne, elles vont tout de suite
Chercher un beau petit coin fleuri
Dans une auberge, en pleine verdure,
Elles déjeunent sur le bord de l’eau
Puis valsent au son d’un phono
En chantant pour marquer la mesure
On n’a pas tous les jours vingt ans
Ça nous arrive une fois seulement
C’est le plus beau jour de la vie
Alors on peut faire des folies
L’occasion, il faut la saisir
Payons-nous un petit peu de plaisir
Nous n’en ferons pas toujours autant
On n’a pas tous les jours vingt ans !
Tous les amoureux de ces demoiselles
Sont venus le soir à leur tour
Et l’on entend sous les tonnelles
Chanter quelques duos d’amour !
Passant par là, prêtant l’oreille,
Un bon vieux s’arrête en chemin
A sa femme, en prenant sa main,
Lui dit « Souviens-toi ma bonne vieille…
On n’a pas tous les jours vingt ans
Ça nous arrive une fois seulement
Et quand vient l’heure de la vieillesse
On apprécie mieux la jeunesse
De ce beau temps si vite passé
On n’en profite jamais assez…
Et plus tard on dit tristement
On n’a pas tous les jours vingt ans ! »
***
trottin : jeune apprentie
petite main : personne employée à des tâches subalternes
première : employée de « talent » supérieur
***
Les Roses Blanches (1926) de Léon Raiter, musique et de Charles-Louis Pothier
C’était un gamin, un gosse de Paris
Pour famille il n’avait qu’sa mère
Une pauvre fille aux grands yeux rougis
Par les chagrins et la misère
Elle aimait les fleurs, les roses surtout
Et le bambin tous les dimanches
Lui apportait de belles roses blanches
Au lieu d’acheter des joujoux
La câlinant bien tendrement
Il disait en les lui donnant:
C’est aujourd’hui dimanche
Tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches
Toi qui les aimes tant
Va, quand je serai grand
J’achèterai au marchand
Toutes ses roses blanches
Pour toi jolie maman.
***
Au printemps dernier le destin brutal
Vint frapper la blonde ouvrière
Elle tomba malade et pour l’hôpital
Le gamin vit partir sa mère
Un matin d’avril parmi les promeneurs
N’ayant plus un sou dans sa poche
Sur un marché, tout tremblant le pauvr’ mioche
Furtivement vola des fleurs
La marchande l’ayant surpris
En baissant la tête il lui dit:
C’est aujourd’hui dimanche
Et j’allais voir maman
J’ai pris ces roses blanches
Elle les aime tant
Sur son petit lit blanc
Là-bas elle m’attend
J’ai pris ces roses blanches
Pour ma jolie maman.
***
La marchande émue, doucement lui dit:
Emporte-les, je te les donne
Elle l’embrassa et l’enfant partit
Tout rayonnant qu’on le pardonne
Puis à l’hôpital il vint en courant
Pour offrir les fleurs à sa mère
Mais en le voyant, tout bas une infirmière
Lui dit: Tu n’as plus de maman
Et le gamin s’agenouillant
Dit, devant le petit lit blanc…
C’est aujourd’hui dimanche
Tiens ma jolie maman
Voici des roses blanches
Toi qui les aimais tant!
Et quand tu t’en iras
Au grand jardin, là-bas
Toutes ces roses blanches
Tu les emporteras.
***
Frou Frou, de Hector Monréal et Henri Blondeau (1930)
La femme porte quelquefois
La culotte dans son ménage
Le fait est constaté je crois
Dans les liens du mariage
Mais quand elle va pédalant
En culotte comme un zouave
La chose me semble plus grave
Et je me dis en la voyant
{Refrain:}
Frou frou, frou frou par son jupon la femme
Frou frou, frou frou de l’homme trouble l’âme
Frou frou, frou frou certainement la femme
Séduit surtout par son gentil frou frou
La femme ayant l’air d’un garçon
Ne fut jamais très attrayante
C’est le frou frou de son jupon
Qui la rend surtout excitante
Lorsque l’homme entend ce frou frou
C’est étonnant tout ce qu’il ose
Soudain il voit la vie en rose
Il s’électrise et devient fou
{Refrain}
En culotte me direz-vous
On est bien mieux à bicyclette
Mais moi je dis que sans frou frou
Une femme n’est pas complète
Lorsqu’on la voit se retrousser
Son cotillon vous ensorcelle
Son frou frou
C’est comme un bruit d’aile
Qui passe et vient vous caresser
{Refrain}

Leonetto Cappiello
1899
Nils Passedat maire de Lavaurette, commune du Tarn-et-Garonne a renvoyé au préfet il y a quelques jours le portrait présidentiel qui trônait encore du côté de la mairie.
« Depuis l’élection du ci-devant Macron, notre conseil municipal s’est toujours réuni sous le regard de celui qui incarne le chef de l’État. Mais aujourd’hui que des citoyens ont été insultés par celui-là même qui a le devoir de les servir, nous avons décidé de vous retourner son portrait que vous pourrez avantageusement recycler dans les latrines de la République, pour reprendre son registre. Ce portrait sera remplacé par la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789 qui, dans son article premier, affirme que tous les citoyens naissent et demeurent libres et égaux en droit. »
Un crétin local Bernard Pezous, président de l’Association des maires de Tarn-et-Garonne a déclaré : « C’est une décision politique tout à fait personnelle de sa part [oui et alors?] Que chacun apprécie ou pas les termes employés par Emmanuel Macron [est-ce que c’est une question de terme ou bien plutôt d’insulte au peuple? D’entretien de la division ?], je préfère rester neutre. [ben voyons!]» On comprend mieux le niveau général des élus.
L’Ordurerie qui a nom Ouest-France (ce journal ennemi du totalitarisme mais qui a réduit tout la presse de l’Ouest à peau de chagrin) s’indigne aujourd’hui : un rapport du Ministère de l’intérieur montrerait des attaques répétées contre les élus en France.
Comment s’en étonner.
Le plus comique est que ces pitres de journaleux minables osent titrer que ce qui se passe est une attaque contre la démocratie !!!
Elle est où la démocratie ? Mot devenu totalement vide de sens.
Moi, je ne connais plus que la démocrassie, ou la démoncratie. Et ce n’est plus d’hier !
Il annonce sur CNews porter plainte contre le putride Darmanin et des médias complices !
Bravo !
Où l’on voit Darmanin sans aucune vergogne et les salopards des media, dans la grande lignée totalitaire et stalinienne, manipuler au grand jour (!) les images.
Ce sont eux les fachos ! Les stalino-fachos. Sans problème …
1866 – 1934
La plupart des enregistrement de cette chanteuse sont tardifs
À SAINT LAZARE, chanson d’Aristide Bruant (1851-1925) ; dans l’une des diverses versions de cette chanson
C’est de la prison que j’t’écris,
Mon pauv’ Polyte,
Hier je n’sais pas c’qui m’a pris,
A la visite
C’est des maladies qui s’voient pas
Quand ça s’déclare,
N’empêche qu’aujourd’hui j’suis dans l’tas…
A Saint-Lazare !
Vrai, d’te savoir comm’ça, sans l’sou,
Je m’fais une bile !
T’es capab’ de faire un sal’coup,
J’suis pas tranquille.
T’as trop d’fierté pour ramasser
Des bouts d’cigare,
Pendant tout l’temps que j’vas passer,
A Saint-Lazare !
Va-t-en trouver la grand’ Nana,
Dis que j’la prie
De casquer pour moi, j’y rendrai ça
A ma sortie.
Surtout n’y fais pas d’boniments,
Pendant qu’je m’marre
Et que j’bois des médicaments,
À Saint-Lazare !
Et p’is, mon gros loup, bois pas trop,
Tu sais qu’t’es teigne,
Et qu’quand t’as un p’tit coup d’sirop
Tu fous la beigne;
Si tu t’faisais coffrer, un soir,
Dans une bagarre,
Y a pus personne qui viendrait m’voir
A Saint-Lazare !
J’finis ma lettre en t’embrassant,
Adieu, mon homme
Malgré qu’tu soy’ pas caressant,
Ah ! J’t’adore comme
J’adorais l’bon Dieu comme papa, quand j’étais p’tite
Et qu’j’allais communier à Saint’-Marguerite.
1 – décavé : ruiné, sans le sou, sans force.
2 – linvé : « vingt » en verlan ; désigne la pièce de un franc, autrement dit de vingt sous, soit bien peu d’argent.
MA CHANSON de ?
J’ai chanté les gueux et les filles
Tous les purotins (1) du trottoir
Dont le cœur bat, sous les guenilles
D’amour, de jeunesse et d’espoir
Il faut bien que des voix s’élèvent
Parmi les rumeurs et les cris
Pour clamer les joies et les rêves
De la misère de Paris
J’ai chanté comme une cigale
Sœur pauvre des déshérités,
Laissant aux fourmis la fringale,
De l’argent et des vanités.
J’ai chanté de toute mon âme
A l’âge de Mimi Pinson
J’avais donné mon cœur de femme
A la chanson
J’ai, dans les cours faisant la quête,
Rendu tous les pipelets fous
Les coups de balai sur ma tête
Pleuvaient plus souvent que les sous,
Des bobards tombaient des fenêtres
Sans interrompre mon refrain
Car je pensais « De pauvres êtres
Par ma chanson, auront du pain ».
J’ai chanté comme une cigale
Même sous la neige, l’hiver
Et quand je n’avais qu’un vieux châle
Contre les morsures de l’air
Quelquefois s’éraillait ma gamme
Mais je n’avais pas le frisson
Je me réchauffais à la flamme
De ma chanson.
En trinquant à la régalade,
J’ai bu le pinard des poilus,
Je crois bien que plus d’un malade
En m’écoutant ne souffrait plus,
Ils m’ont nommée leur caporale
Les doux et braves petits gars
C’est un titre que rien n’égale
Parmi les honneurs d’ici-bas.
J’ai chanté comme une cigale
Parce que c’était mon destin
Sous le soleil, sous la rafale
Dans le soir et dans le matin
Et quand s’éteindra la camoufle (2)
Telle un oiseau dans le buisson
Je dirai, dans un dernier souffle,
Une chanson.
—————
(1) qui vit dans la misère
(2) chandelle
LA SÉRÉNADE DU PAVÉ, chanson, paroles et musique, de Jean Varney, créée en 1892 (enregistrement de 1929 ou 1933)
Si je chante sous ta fenêtre,
Ainsi qu’un galant troubadour
Et si je veux t’y voir paraître,
Ce n’est pas, hélas, par amour.
Que m’importe que tu sois belle,
Duchesse, ou lorette aux yeux doux
Ou que tu laves la vaisselle,
Pourvu que tu jettes deux sous.
Sois bonne, ô ma chère inconnue
Pour qui j’ai si souvent chanté.
Ton offrande est la bienvenue.
Fais-moi la charité.
Sois bonne, ô ma chère inconnue
Pour qui j’ai si souvent chanté.
Devant moi, devant moi, sois la bienvenue.
L’amour, vois-tu, moi, je m’en fiche.
Ce n’est beau que dans les chansons.
Si quelque jour, je deviens riche,
On m’aimera bien sans façon.
J’aurais vite une châtelaine
Si j’avais au moins un château
Au lieu d’un vieux tricot de laine
Et des bottines prenant l’eau.
Sois bonne, ô ma chère inconnue
Pour qui j’ai si souvent chanté.
Ton offrande est la bienvenue.
Fais-moi la charité.
Sois bonne, ô ma chère inconnue
Pour qui j’ai si souvent chanté.
Devant moi, devant moi, sois la bienvenue.
Mais ta fenêtre reste close
Et les deux sous ne tombent pas.
J’attends cependant peu de choses.
Jette-moi ce que tu voudras.
Argent, pain sec ou vieilles hardes,
Tout me fera plaisir de toi
Et je prierai Dieu qu’il te garde
Un peu mieux qu’il n’a fait pour moi.
Sois bonne, ô ma chère inconnue
Pour qui j’ai souvent chanté.
Ton offrande est la bienvenue.
Fais-moi la charité.
Sois bonne, ô ma chère inconnue
Pour qui j’ai si souvent chanté.
Devant moi, devant moi, sois la bienvenue…