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Une enquête révèle qui a dénoncé Anne Frank et sa famille

19 janvier 2022

https://www.courrierinternational.com/article/pays-bas-une-enquete-revele-qui-denonce-anne-frank-et-sa-famille

Courrier International : Groupe Le Monde: Xavier Niel et Matthieu Pigasse, fait partie de la presse subventionnée.

Petit rappel historico-technique : Anne Frank est celle jeune fille juive qui a écrit ses textes, ou du moins une partie de ses textes pendant la guerre, grâce à un stylo genre crayon BIC, apparu après guerre alors qu’elle était déjà morte. Fait établi depuis très longtemps suite à des analyses.

L’article se demande, à propos du rôle joué par un notaire Juif dans la dénonciation de la famille Frank : «  pourquoi [après la guerre] Otto Frank n’a-t-il jamais rien dit ?”. On pourrait également se poser la question, finalement concomitante, du rôle exact que le père d’Anne Frank a joué dans la sacralisation et icônisation de sa fille jusqu’à (très probablement) rédiger, apocryphes, une partie des textes du Journal de sa propre fille.

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Cinq années d’investigation ont permis de lever le mystère entourant la dénonciation qui a mené la jeune Allemande exilée à Amsterdam et sa famille vers les camps de la mort, en 1944.

Plus de quatre-vingts années de mystère et cinq années d’investigation. “Une équipe internationale d’enquêteurs révèle ce lundi [17 janvier] le nom de celui qui aurait trahi la famille d’Anne Frank en 1944 et transmis l’adresse de la cachette [où elle vivait avec sa famille, à Amsterdam] aux nazis”, relate Le Soir.

“L’adresse de l’annexe secrète avait été révélée par le notaire Arnold van den Bergh, membre du Conseil juif d’Amsterdam”, explique le quotidien bruxellois en reprenant les conclusions de l’équipe, dirigée par un agent du FBI américain, qui “a utilisé les techniques de recherche les plus pointues, examiné des centaines de milliers de documents dans huit pays et interrogé 70 personnes”. Des conclusions retranscrites dans l’ouvrage Qui a trahi Anne Frank ?, publié ce 17 janvier par HarperCollins France.

La famille d’Anne Frank, dont Le Journal représente un témoignage unique de la vie clandestine des Juifs sous l’occupation allemande [sic, voir plus haut], avait fui l’Allemagne en 1933 pour les Pays-Bas, jusqu’à une dénonciation dont l’auteur était jusqu’ici inconnu. La jeune fille, alors âgée de 15 ans, était morte dans les camps nazis, de même que toute sa famille, à l’exception du père, Otto Frank.

“Pourquoi Otto Frank n’a-t-il jamais rien dit ?” questionne à ce sujet Le Soir : Les enquêteurs émettent l’hypothèse qu’il a même cherché à cacher la complicité du notaire, peut-être pour ne pas accabler ses enfants ou pour ne pas attiser la haine antisémite (ils ont ainsi été trahis par un Juif néerlandais respecté et pas par des nazis ou des collabos). Otto Frank aurait pu aussi comprendre que le notaire était confronté à un dilemme horrible : la protection de sa famille contre la dénonciation de membres de sa communauté.”

En effet, “Arnold van den Bergh, membre du Conseil juif d’Amsterdam, […] a sans doute transmis une liste d’adresses de cachettes au Sicherheitsdienst (service de renseignement et de maintien de l’ordre de la SS) en échange de la protection de sa [propre] famille”, précise le quotidien belge.

De quoi faire dire à l’enquêteur du FBI Vince Pankoke que, de toute façon, “ce sont les nazis qui sont responsables de la mort des clandestins, pas le notaire qui a transmis leur adresse”.

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Curieuse et courte façon de dédouaner Arnold van den Bergh.

Amen.

From → divers

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