De François Asselineau
⚠️Selon le Texas Nationalist Movement, un sondage indique que 66% DES TEXANS SERAIENT EN FAVEUR DE L’INDÉPENDANCE DU TEXAS.
⚠️ Comment nos grandes consciences morales peuvent-elles rester silencieuses devant cet outrageant déni de Droits de l’homme ?

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(jpf) J’ai toujours assez méprisé cette contrée dénommée Texas – ce qui veut dire pourtant « allié/ami », en caddo, une des langues amérindiennes des États-Unis. Les armes à feu et les puits de pétrole ne m’ont jamais beaucoup intéressé. Les tueries d’indiens et les films de cow-boys non plus. Et en écrivant ces mots, m’est revenu à l’esprit que c’est à Dallas (Texas) que Kennedy a été assassiné. Kennedy, un « démocrate ».
Les « républicains », on les a vu beaucoup plus libéraux (dans le bon sens du terme) que les « démocrates » lors de la folie covidiste et Il n’est donc sans doute pas si étonnant que ça que cet État nord-américain du Sud de forte tendance républicaine, sur l’aire des latinos, et ayant au moins en partie une aversion pour l’esprit mondialiste destructeur des « démocrates », ait des velléités d’indépendance, de plus en plus fortes.
« Liberty or Death », la Liberté ou la Mort (et non pas : « Freedom or Death » d’ailleurs) est une antienne qui remonte à l’antiquité gréco-romaine et qui traîne, sous cette forme ou d’autres approchantes (comme « mourir debout et non pas vivre couché »), aux temps modernes, dans la littérature anglaise depuis Shakespeare au moins (ou pour être plus précis, des pièces signées : Shakespeare, comme on a en France des pièces signées : Molière) et divers auteurs de théâtre du XVIIIe siècle ; et se retrouve chez Patrick Henry (franc-maçon, avocat, homme politique des premiers temps de l’indépendance américaine, propriétaire d’esclaves et … partisan de l’abolition de l’esclavage), orateur virulent qui conclut l’un de ses discours en 1775, par : « Give me liberty, or give me death ! »
« La Liberté ou la Mort », et son double « Vivre libre ou mourir » ont été également des slogans de la Révolution française, repris par le peuple des Sans-Culottes qui sera rapidement mis sous le boisseau — en particulier les plus virulents — par la bourgeoisie terroriste. La plus grosse arnaque sociale qui fut. Puisqu’on en subit encore les conséquences pseudo-démocratiques, de fait : domination et répression par une caste de parvenus dont les comportements ne semblent pas meilleurs que ceux de la monarchie d’autrefois, et sans doute pire (car possédante et /ou dirigeante) que la noblesse décadente, marginalisée, décatie, dépossédée et amorphisée de la fin de l’Ancien-Régime.
De nos jours « Libertad o Muerte » est la devise de l’Uruguay ; mais dans le genre, la devise que je préfère fut celle de la Makhnovchëtchina (Махновщина).
J’écris Makhnovchëtchina, pour Makhnovchtchina (en l’une des manières latinisées d’écrire le cyrillique). J’ajoute un « e » car autrement c’est imprononçable et d’ailleurs dans les mot slaves en « chtch », prononcés par des nés natifs ukrainiens ou russes, on entend là un « ë », pas très marqué, mais bien présent.
Le mot Makhnovchëtchina est un terme ironique et dépréciateur donné par la mafia bourgeoise bolchevique au mouvement de la paysannerie libertaire, plus précisément anarcho-communiste et partisane de la démocratie directe, dont le centre se trouvait au pays des anciens Cosaques Zaporogues à Gouliaï Polié / Houliaïpole, à l’est de l’actuel oblast de Zaporojié / Zaporijjia. Sur le sujet Makhno, cf. les articles de ce blog des 18 mai 2014, 3 juin 2021, 1er septembre 2021, 28 février 2022, 4 mars 2022 et 13 avril 2022.

Localisation de Gouliaï Polié. Sur l’étymologie de ce toponyme qui signifie « Ville-Marchante », voir mon article du 13 avril courant.
Dans l’article du 4 mars dernier j’écrivais : « je ne saurais dire si le reste du texte est écrit en russe ou en ukrainien. » Depuis j’ai fait l’effort de le retranscrire.

смерть всiм,
хто на пириШкодi
добутья вi льностi
трудовому лЮду
(smertʹ vsim, khto na pyrychkodi dobutʹya vilʹnosti troudovomou lioudou)
Ce qui est apparemment de l’ukrainien, et qui est somme toute normal puisque la Makhnovchëtchina (ou Armée révolutionnaire insurrectionnelle ukrainienne) était en grande partie composée de paysans, donc fort logiquement d’ukrainophones.
La phrase est généralement rendue par : « Mort à tous ceux qui s’opposent à la liberté des travailleurs ! » Je préfère la rendre par : « La mort à tous, pour ceux qui s’opposent à la liberté des travailleurs ! » Il y a une virgule après « смерть всiм » (Smerti vsim) : mort à tous.
Avec la Nouvelle Russie qui s’annonce, Makhno pourra peut-être bénéficier d’un seconde vie dans le domaine des idées. Des idées à creuser. En attendant, je suis étonnement surpris de voir qu’il a sa statue, à défaut de ses statuts révolutionnaires, à Gouliaï Polié. Certes, on est dans une « bonne partie » de l’Ukraine, si je puis parler ainsi. Le reste, du moins des morceaux du reste, surtout vers l’Ouest, n’ont que la haine des autres et l’amour du néant à servir. Qui plus est, en réchauffé.

Pierre-André Taguieff, diplômé de Sciences Po, fait partie intégrante de toute cette génération de dits « intellectuels » qui n’eurent juste qu’à se présenter avec les normes antifascistes propres à l’après-guerre, et suffisamment tôt, pour briguer toutes les bonnes places disponibles au sein d’un monde universitaire et « scientifique » au domaine, en particulier, des dites sciences humaines. Des nouvelles ou dans l’air du temps, telle la sociologie et autres « sciences sociales », par exemple.
De toute cette classe d’âge et de pensée (de « boumeurs ») qui a tenu de ses rênes, en grande partie l’idéologie dominante de la société françaises, disons de la fin des Trente Glorieuses à nos jours. Dans le milieu universitaire et/ou au sein du Centre National de la Recherche Scientifique [sic].
Anti-fascistes et anti-antisémites hier, sionistes et mondialistes de nos jours. J’hésite à employer le terme de « néos-conservateurs », car ils n’ont rien de conservateurs au vrai sens du terme, mais tout de destructeurs. Si ce n’est conservateurs de leur privilèges éditoriaux, même s’ils ne sont plus lus. Comme ils n’ont jamais rien eu autrefois de révolutionnaires, mais tout de profiteurs d’une rente de situation.
Si bien que de nos jours, il n’y a vraiment plus grand-chose à attendre de sérieux de ces faiseurs de livres conformistes depuis toujours ou défonceurs de portes ouvertes. Ou d’opinions sur le monde assez sordides.
Ajoutons encore qu’étroitement liés aux premiers, certains n’ont pas eu même à se prostituer pour un salaire, tel Lévy (BHL) pour en arriver au même résultat. Une forme de néant intellectuel, pire de folie destructrice, pour ce dernier en particulier.
Ceci marchant souvent de pair avec un mépris souverain (en tous domaines), une forme de racisme pour la France et les Français. D’anti- « populisme ».
Pourquoi j’évoque Taguieff ? Pour rappeler que l’on peut être le plus fanatique sioniste qui soit sans avoir aucune judaïté en soi. Sinon une impossible et insatiable soif d’atteindre au Nirvana : être Juif. Il y a une forme de pathologie en cela. Ou pire, une forme de lèche-bottisme qui facilite et assure à vie toute une carrière.
Par ce côté, elle me fait penser à cette pauvre Zigounette sans aucun talent et bête à manger du foin, cette Valérie Igounet, « historienne et politologue » patentée diplômée Sciences [sic] Po, « spécialiste » du « négationnisme et de l’extrême-droite en France ».
Et ennemie jurée, ennemie hystérique de toute forme de complotisme. Un cas même au sein de l’université française, qui est pourtant bien mal en point. En faillite intellectuelle, et qui se meurt des magouilles et copinages.
Je pourrais évoquer un autre personnage — dont j’ai depuis plusieurs mois sous le coude un long article, à lui consacré, qui sortira sans doute bientôt ici — qui, lui, a été illuminé par une portion intellectuelle de la communauté juive, qui a fini par en faire un sioniste anti-musulman (et peut-être anti-arabe), mais disons quand même : du genre (toujours) distingué.
L’explication rationnelle le concernant est qu’il s’est entiché tout jeune de Sigismund Schlomo Freud et de son œuvre, probablement parce que sa mère était d’origine viennoise (mais pourtant catholique, comme quoi).
Donc pour en revenir à Taguieff (père russe, même polonaise), il faut quand même savoir que c’est un auteur de premier plan (sic) qui
« écrit plein de livres judéophiles, passant son temps (rémunéré par l’État) à dénoncer l’antisémitisme, par exemple dans son ouvrage où il révèle au monde entier que les Protocoles des Sages de Sion sont un faux (de la police tsariste). Un sacré découvreur, comme le CNRS en produit par wagons entiers. » (article du 6 août de E&R)
Malheureusement, il ne nous dit rien d’une certaine adéquation entre des présupposés de Dix-Neuf-Cent environ et une certaine réalité sioniste contemporaine. Alors même que cette mystification a été calquée, comme on le sait depuis bien longtemps sur le Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu de Maurice Joly (un pamphlet contre le Second Empire et Napoléon III, dont l’édition originale parut en 1864), écrit qui est lui-même, moins dans l’esprit du pamphlet politique courant, que dans celui d’une partie de la littérature du XIXe français, lorsqu’il lui prend de dépeindre « l’ambition démesurée », « la cupidité intrinsèque », « l’esprit de vengeance », « la rancœur éternelle » et la « haine inexpiable » de la communauté juive à l’encontre des goyim.
Il eut été plus original, mais certes plus compromettant, de voir en quoi ces Protocoles ne faisaient que présager, anticiper, supputer sur l’avenir du sionisme. Comme quoi, dans certains domaines de la politique, il est possible de posséder des talents sinon de divination, du moins quelques qualités rationnelles de prévision.
Comme le rappelle ce même article de E&R :
« Le CNRS, pour ce qui concerne les sciences humaines ou sociales, est ce machin qui se dit scientifique, qui empile les recherches dans les domaines autorisés et qui pond des milliers d’études au contenu identique dont tout le monde ou presque se fout. De ce point de vue, Pierre-André est dans la norme. Il aurait aimé être juif, on le sent bien, mais mauvais sang ne saurait mentir. Du coup il se fait plus royaliste que le roi, ce qui conduit à des dérapages et des énormités. »
Ainsi, l’autre jour une partie des députés de la NUPES, essentiellement des dits « communistes » et des dits « insoumis » ont proposé une résolution condamnant « l’institutionnalisation par Israël d’un régime d’apartheid à l’encontre du peuple palestinien ».
Voici ce qu’en a dit cet « historien des idées », comme le présente Le Figaro :
C’est une affaire qui n’a rien d’étonnant : une nouvelle action de propagande anti-israélienne, tragiquement banale. Il s’agit là simplement de la reprise par des députés néogauchistes d’un thème fondamental de la propagande palestinienne depuis plus d’un demi-siècle. Il s’agit de « raciser » l’État juif, pour le priver de toute légitimité. L’antiracisme est ainsi, une fois de plus, instrumentalisé dans le cadre d’une opération de criminalisation d’un ennemi politique fantasmé. L’antisionisme radical a en effet pour objectif d’éliminer l’État d’Israël, pour crime d’apartheid. Mais l’apartheid dénoncé est imaginaire. L’État d’Israël n’a rien à voir avec le régime raciste qui fut celui de la République sud-africaine de 1948 à 1990.
1 — Il ne s’agit pas de propagande palestinienne, mais d’une réalité palestinienne. Ce qui avait été reconnu en 1948 comme deux entités (déjà décision parfaitement imbécile) s’est transformé en un seul territoire dominés par les sionistes où les Palestiniens sont tenus en laisse dans des villages de Cisjordanie ou en ghetto, ou prison à ciel ouvert à Gaza, que les sionistes ne se privent pas de bombarder. Tuant, détruisant habitations ou récoltes, maintenant un blocus maritime. Voilà la réalité toute crue. Et toute nue. Pas belle à voir. Aucun fantasme là-dedans.
Avec des assassinats quasi journaliers de Palestiniens. Je ne compte pas comme assassinats les meurtres de sionistes en Palestine occupée, c’est ce que peut s’attendre à subir tout colon où qu’il soit à travers le monde. Un acte d’auto-défense. Le terroriste ne saurait être palestinien mais intrinsèquement colonialiste et sioniste, de ce sionisme qui pratique l’apartheid et la chasse ouverte aux Palestiniens. Qui peut dire qu’il n’existe pas, pour le moins de l’apartheid ? Seuls des fous comme Taguieff. Tagueiff chercheur émérite au CNRS ! Ex directeur de recherches !
Et ceci — ce qui est encore plus infect — au nom des souffrances passées, et bien mises en spectacle, des moins sionistes qui furent : je veux parler des petits juifs européens qui n’avaient pas l’argent, ou simplement l’envie de quitter, et bientôt de fuir loin de l’Europe, ou en Palestine dans les années trente et quarante.
Puisque l’implantation de Juifs en Palestine était réservée à la bourgeoisie juive. Les royaumuniens ont su jouer là-dessus, eux aussi. Et alors que des organisations de salauds juifs, bien loin de l’Europe, avaient déclaré officiellement la guerre à l’Allemagne, se moquant éperdument du sort réservé à leurs prétendus coreligionnaires.
Le seul aspect positif est qu’à terme il sera facile de recréer l’entité Palestinienne quand la prison de Gaza et les petites « enclaves » de Cisjordanie seront libérées. J’ai bon espoir. Israël devrait s’écrouler dans la chute de l’impérialisme étatsunien.
2 — Inversion accusatoire type quand Taguieff ose dire qu’ « il s’agit de « raciser » l’État juif, pour le priver de toute légitimité. » Ne serait ce pas « l’État juif » pour reprendre l’expression de Taguieff lui-même, donc un État basée sur l’appartenance à une religion, comme les grandes démocraties qui se déclarent « islamiques », qui serait pour le moins intolérante et qui exclurait tout ce qui n’est pas juif.
Étant entendu qu’il faudra bien un jour que toute clarté soit faite sur ce que recouvre, en notre temps, la réalité juive. Une ethnie ? Et laquelle, ou lesquelles ? Une religion ? Une langue ? Une mafia ? Une consanguinité ? Et plus particulièrement le sionisme. Un colonialisme ? Un racisme ? Une volonté suprémaciste ? …
Et sur ce droit à coloniser un pays, parce qu’il y a deux mille ans des gens professaient le judaïsme, le judaïsme antique, en cette contrée. Alors même que le judaïsme talmudique (autrement dit foncièrement raciste : lisez le Talmud, vous comprendrez) est autre chose. Et alors même encore que l’énorme majorité des Juifs n’a aucun rapport de type ethno-génique avec la Palestine. Ce qui n’est pas le cas des Palestiniens : musulmans, chrétiens et descendants de juifs anciens déjà présents bien avant 1948.
C’est comme si, en risquant cette comparaison, on pouvait dire que seuls des musulmans peuvent prétendre à être Bosniaques.
3 — Taguieff ose prétendre que le sioniste est « un ennemi politique fantasmé » quand tous les jours il tue. Impunément. Que « l’apartheid dénoncé est imaginaire » quand tous les jours on en voit le résultat. Objectif, patent, matériel, destructeur, mortifère. Et que le territoire des Palestiniens se réduit à peau de chagrin, et que les Palestiniens sont objectivement considérés comme des « sous-hommes », des choses dont les sionistes peuvent faire ce qu’ils veulent. Tuer quand ils le désirent et comme bon leur semble.
4 – Il ose avancer encore que l’antisionisme est un « antiracisme instrumentalisé » (mot mis à toutes les sauces de nos jours), or ce n’est pas l’antiracisme qui est instrumentalisé mais le racisme ou le colonialisme comme on veut l’appeler qui est instrumentalisé, en particulier dans des bombes, des avions et des tanks sionistes. Ou dire que dénoncer les forfaits du sionisme relève d’une « opération de criminalisation », quand les criminels eux-mêmes s’affirment tous les jours dans leurs diverses exactions à l’encontre des Palestiniens.
5 — « L’antisionisme radical a en effet pour objectif d’éliminer l’État d’Israël, pour crime d’apartheid. » Bien sûr pour le remplacer par un État Palestinien ouvert à toutes confessions, y compris celles des envahisseurs sionistes. Mais moins pour crime d’apartheid que pour assassinats sans fin de Palestiniens. Et partant, de diverses pratiques génocidaires, ethnocidaires, culturocidaires.
Effectivement « L’État d’Israël n’a rien à voir avec le régime raciste qui fut celui de la République sud-africaine de 1948 à 1990. » Pays alors chéri par le sionisme. Ou plus exactement, il est pire. Les « sous-hommes » non blancs subissaient beaucoup de choses, mais pas des bombardements sur leurs bantoustans ou ailleurs.
Dans son dernier bulletin (n° 95) de Stratpol, Xavier Moreau revient sur les Docteurs Folamour de l’Otan et des États-Unis en particulier, qui sont vraiment prêts à toutes les saloperies pour conserver leur emprise toxique et mortifère sur le Monde, ou plus précisément sur les pays occidentaux, leurs vassaux. Emprise qui fort heureusement part de plus en morceaux, ou se dilue dans l’avancée inexorable du changement de rapport de force international.
Avancée avec ses bons et mauvais côtés, aussi. Du côté bons côtés, je salue les manières de faire du gouvernement russe au niveau international ; et sa manière en particulier de gérer son auto-défense en Ukraine ; du mauvais côté, je ne salue pas les manières de faire de la dictature chinoise sur ses populations, qui se sont épanouies avec le covidisme. Mais, c’est un autre sujet.
Xavier Moreau a parfaitement raison de mettre en relation deux, ou plutôt trois faits liés à l’Ukraine.
Le premier est celui du MH 17, cet avion civil qui a été abattu sciemment par des Ukrainiens en 2014.
Voici comment les petits plumitifs de la maffia mondialiste qui tire, en tant et plus de domaines, les ficelles de cette infecte encyclopédie prétendument « libre » wikipédia résume les faits :
« Le vol 17 de Malaysia Airlines (code AITA : MH17) opéré le 17 juillet 2014 par Boeing 777-200ER reliant Amsterdam à Kuala Lumpur se désintègre en vol au-dessus de la région de Donetsk, au Donbass dans l’est de l’Ukraine, alors occupée par des séparatistes prorusses. La catastrophe, provoquée par un tir de missile des forces séparatistes prorusses [sic!], ne laisse aucun survivant parmi les 283 passagers et 15 membres de l’équipage de l’avion. »
Ce qui ne les gêne pas, plus que ça, d’ajouter plus bas : « L’armée ukrainienne et les séparatistes prorusses, opposés lors de cette guerre du Donbass, s’accusent mutuellement d’avoir abattu l’appareil. »
En fait, il est parfaitement connu de tous les gouvernements du monde que les auteurs de cette tuerie gratuite sont ces mêmes Ukrainiens infectés, infestés par l’idéologie bandériste qui s’accorde si bien à toutes les dégueulasseries étatsuniennes. On les voit à l’œuvre depuis cette époque, et plus encore depuis quelques mois, dans leurs pratiques barbares. Dans le Donbass et le Sud de l’Ukraine, mais aussi ailleurs en Ukraine (voir la tuerie de Boutcha).
Le deuxième est, ces derniers temps, « en désespoir de cause », celui des attaques répétées sur la centrale nucléaire (et sa cité proche) dite de Zaporijjia/Zaporojié et qui se trouve exactement à Enerhodar/Energodar, au Sud de l’Ukraine, sur le Dnipro, et dont les six réacteurs en font la centrale nucléaire la plus puissante d’Europe.
Les minables du G 7 pourront bien réclamer de tout leur soûl que la centrale revienne à l’Ukraine, la Russie va en faire un élément essentiel de la distribution d’énergie sur toute la Novorossia qui se monte jour après jour. Après tout, la Russie ne fait que récupérer tous ces investissements passés en Ukraine.
Tandis que c’est probablement l’Union Européenne, par l’intermédiaire de la Pologne, qui sera amenée à approvisionner en partie ce qui restera de l’Ukraine et qui aura perdu son plus beau fleuron électrique. Donc encore une fois à notre détriment. Et alors même que l’on est déjà dans la panade à cause des sanctions imbéciles, contre-productives.
Bien évidemment, il s’agit de bombardements ukrainiens sur la centrale, puisque depuis les premiers jours de l’opération spéciale, cette centrale a été sous le contrôle de l’armée russe. Odieux individus bandéri-otanesques qui osent mettre sur le dos des Russes des bombardements qui leur reviennent en propre (ou plutôt en très sale).
Ces bombardements sont effectués à partir d’Himars, artillerie étatsunienne, sans aucun doute servie elle-même par la soldatesque étasunienne ou otanesque. Ces bombardements répétés sur la centrale et la cité de ceux qui y travaillent relèvent de la criminalité de guerre, si courante de la part de l’impérialisme nord-américain. Prêt à faire subir à l’Europe entière les conséquences d’une explosion entraînant des fissures dans les réacteurs, et une fuite radioactive. On se souvient encore de l’accident de Tchernobyl, tout au Nord du pays, près de la frontière avec la Biélorussie, et surtout de ses conséquences.
Le troisième est celui de l’attaque, il y a quelques jours, de la prison d’Elenovka dans le Donbass. Prison où se trouvaient réunis un certain nombre de membres du Bataillon Azov de Marioupol qui s’étaient rendus comme l’on sait.
Parmi les conditions de leur reddition : connaître le lieu précis où devait être incarcérés ces personnes avait été réclamé par les Ukrainiens. Ce qui a facilité d’autant … leur bombardement. Il ressort des premiers éléments d’enquête que le « travail » de destruction d’« azovzés » (une cinquantaine de morts, plus encore de blessés) a été effectué par des Himars ici aussi.
Certains rappellent justement qu’il était déjà arrivé ce genre de chose pendant la guerre de Yougoslavie, quand un millier de militaires terroristes du camp des « bons » avaient été enfermés dans une prison, et que peu d’heures après, une partie en avait été éliminée par un bombardement otanesque, avant qu’ils ne passent à table.
Cette manie d’éliminer tous ceux qui ne leur serve plus (de tous genres, y compris la pire racaille, ou les pires mafieux) est, semble-t-il, une constante du camp impérialiste du « bien ». Hier Noriega au Panama, parmi bien d’autres ; il y a quelques jours le chef d’Al-Qaïda qui n’était plus d’actualité ; il y a quelques années Hussein quand il ne servait plus à rien pour contrer l’Iran, mais qui a eu l’ambition malencontreuse de vouloir récupérer le Koweit, pays pourtant fictif ; Khadafi qui avait eu trop de velléités d’indépendance…
Moi, je me dis que zelensky, ce clown sordide et dangereux, devrait se méfier concernant son avenir, archi-grillé comme il l’est déjà.
Pour ceux qui ne peuvent pas imaginer que les étatsuniens (et leurs alliés otanesques) sont capables des pires forfaitures, toujours repenser à Hiroshima et Nagasaki. Ou plus près de nous à ce fameux Onze Septembre où les comploteurs américano-sionistes n’ont pas hésité à sacrifier quelques milliers de citoyens nord-américains pour satisfaire leurs ambitions financières et destructrices au travers du Monde.
Ne jamais oublier non plus que l’entretien de la peur, que la création même des conditions de son expression, reviennent intégralement au camp « du bien » et fait partie intégrante de mise en spectacle permanent du Monde (silences, censures et mensonges compris, ainsi qu’inversion du réel et bobards éhontés) par les media, tant publics que privés, de la domination et de l’endoctrinement ; de la part de la pègre mondialiste.
Bien que ces vaches de bourgeois (bis)
Les appell’nt des filles de joie (bis)
C’est pas tous les jours qu’ell’s rigolent,
Parole, parole,
C’est pas tous les jours qu’ell’s rigolent.
Car, même avec des pieds de grue, (bis)
Fair’ les cent pas le long des rues (bis)
C’est fatiguant pour les guibolles,
Parole, parole,
C’est fatiguant pour les guibolles.
Non seulement ell’s ont des cors, (bis)
Des oeils-de-perdrix, mais encor (bis)
C’est fou ce qu’ell’s usent de grolles,
Parole, parole,
C’est fou ce qu’ell’s usent de grolles.
Y’a des clients, y’a des salauds (bis)
Qui se trempent jamais dans l’eau. (bis)
Faut pourtant qu’elles les cajolent,
Parole, parole,
Faut pourtant qu’elles les cajolent.
Qu’ell’s leur fassent la courte échell’ (bis)
Pour monter au septième ciel. (bis)
Les sous, croyez pas qu’ell’s les volent,
Parole, parole,
Les sous, croyez pas qu’ell’s les volent.
Ell’s sont méprisé’s du public, (bis)
Ell’s sont bousculé’s par les flics, (bis)
Et menacé’s de la vérole,
Parole, parole,
Et menacé’s de la vérole
Bien qu’tout’ la vie ell’s fass’nt l’amour, (bis)
Qu’ell’s se marient vingt fois par jour, (bis)
La noce est jamais pour leur fiole,
Parole, parole,
La noce est jamais pour leur fiole.
Fils de pécore et de minus, (bis)
Ris pas de la pauvre Vénus, (bis)
La pauvre vieille casserole,
Parole, parole,
La pauvre vieille casserole.
Il s’en fallait de peu, mon cher, (bis)
Que cett’ putain ne fût ta mère, (bis)
Cette putain dont tu rigoles,
Parole, parole,
Cette putain dont tu rigoles.
Pépé. N’étant plus au fait de la longue fin de carrière déclinante qu’il a entamé disons depuis les années soixante-dix quatre-vingt, quand il a fini de gouailler, je me suis dis : écoutons donc quand même, il n’est jamais trop tard pour se faire une idée de ses « chansons engagées » que je ne connais pas, ou pire, dont je n’ai pas remarqué qu’elles étaient engagées.
J’ai donc écouté après l’intro (en musique disons « arabe ») de « la femme grillagée » de Pépé, le début de ses propos. Je n’ai pas pu aller au-delà du premier couplet.
C’est effroyablement mauvais et doucereux sans aucun engagement. Tellement facile de critiquer ce qui se passe ailleurs mais jamais ce qui se passe ici. Chez nous, en mal ou en tragique.
C’est l’esprit classique de toute une ribambelle de « progressistes » qui trient les peuples et trient même au sein du leur. Et qui trouvent, à l’occasion, leur petit bonheur parmi des talents étrangers — préférentiellement à des talents locaux. C’est-à-dire, des gens — bons ou mauvais — qui leur ressemblent comme deux gouttes d’eau et qu’ils adulent lorsqu’ils fuient leur pays et viennent faire carrière en Occident.
Est-il utile de ressasser ce que tout le monde sait et n’approuve certainement pas, mais qui existe hors de chez nous ? Ne serait-il pas plus sensé, intelligent, et vraiment engagé de dénoncer d’abord les femmes et les hommes grillagées, engrillagées, dans notre propre pays ? Mais ces chanteurs les voit-ils ?
Avec tous les sens possibles à donner aux mots « grilles » et « grillages » ? Et je pense à bien d’autres choses que le burkini par exemple. Mais tout simplement à la simple — apparemment éternelle — exploitation capitaliste, domination idéologique, politique, culturelle ; et à la bonne vieille répression des nantis à l’encontre des soumis et des gueux ? Ici et maintenant. Ou prévisiblement demain. Non là-bas et hier.
Je peux même dire qu’inciter à la compassion pour l’ailleurs et l’étranger, tout en ignorant les malheurs du voisin ne vaut pas tripette.
C’est l’expression même d’un conformisme, d’un confort « intellectuel » qui se termine, comme chez Pépé, par déclarer (puisque notre société serait quasi parfaite et douée intrinsèquement de raison) en donneur de leçon « à l’américaine » (on voit ce que cela donne de malheurs en plus et subséquents, depuis une éternité, je veux dire plusieurs décennies), non seulement au monde entier mais à certains de ses propres concitoyens, et d’une manière concise et dogmatique : « Celui qui ne se fait pas « vacciner » (chez lui, il n’y a pas de guillemets) c’est un beau crétin ».
Il s’agit d’un boui-boui bien crado
Où les mecs tous foutus collabos
Se rinc’nt la cloison au Pfizer maison,
Un Bercy pas piqué des hann’tons.
Temps en temps, y ’ a un vieux au pognon
Qui nous dit gentillet, tout mignon :
« Qui s’fait pas piquer, piquouser est con
Croyez-en un poteau à macron. »
Au Tord-Boyaux
Le patron s’appell’ Pierrot
Il est baveux du cerveau,
Ce qui en fait un dévot.
Chanteur à œillères, parfaitement intégré à la bourgeoisie dominante, en admiration béate et religieuse devant la Science ou la présupposée science invariablement infaillible, bonne et généreuse, humaine ! Et au sein d’une présente société française, en pleine déliquescence, qui serait encore un bon et valeureux modèle universel à suivre.
Extraits de : Opération de la Russie en Ukraine, 10 août. Jour 168. Sur le site : Histoire et société
https://histoireetsociete.com/2022/08/11/operation-de-la-russie-en-ukraine-10-aout-diffusion-en-ligne-jour-168/
1 — Statistiques :
Correspondant militaire Yury Kotenok :
“L’analyste militaire Boris Rozhin estime que les pertes des formations de Kiev depuis février 2022 atteignent 50-70 mille morts à elles seules. A ce chiffre, il faut ajouter les blessés, les prisonniers de guerre, les déserteurs et les personnes disparues. Leur nombre exact est actuellement impossible à déterminer, que ce soit dans le “bureau” du junkie Zelensky ou dans le SBU et le NSBU [services secrets]. Les données américaines indiquent des dizaines de milliers de mutilés et de fugitifs. Ces chiffres ont depuis longtemps dépassé la barre des plusieurs centaines de milliers.”
*
Service de presse de Rosgvardia :
Des reconnaissances aériennes sont effectuées quotidiennement par les équipes de drones de l’agence. En l’espace de deux semaines seulement, les forces et moyens de reconnaissance opto-électronique aérienne ont détecté 55 cibles – l’accumulation d’équipements de l’AFU, des positions de tir d’artillerie ennemies, des places fortes, des véhicules blindés et légers des nationalistes, dont 13 positions d’AFU et d’artillerie, 6 chars, des places fortes et des lieux d’accumulation d’effectifs. Les coordonnées de la cible ont été transmises aux unités du ministère russe de la Défense pour le tir. Toutes les cibles détectées des forces armées ukrainiennes ont été supprimées avec succès.
*
Le correspondant de guerre Boris Rozhin :
“Le Washington Post estime que la Russie possède plus de 12 000 milliards de dollars de minéraux en Ukraine. Cela représente plus de 60% des gisements de charbon, 20% des gisements de gaz et plus de 40% des gisements de métaux. L’OTAN en souffre horriblement. <…> Et sans ces matières premières, les autres courront vers la Fédération de Russie, car ils n’ont là-bas que des pierres, des champignons et des toilettes polonaises”.
*
Institut républicain de recherche politique et sociologique de Crimée :
Une majorité écrasante de résidents de la région de Zaporojié (77 %) est prête à participer au référendum, 82 % d’entre eux étant favorables à l’incorporation de la région à la Russie.
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Andreï Zakhartchenko :
Selon le ministère russe de la défense, plus de 2.600 mercenaires étrangers ont été tués depuis le début de l’opération spéciale en Ukraine. Les Polonais sont les plus nombreux (643), suivis des mercenaires des Etats-Unis (241) et du Canada (213). Il y a actuellement 2 192 mercenaires en Ukraine, dont la plupart viennent de Pologne, de Roumanie, des États-Unis, du Canada et de Géorgie.
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Au cours de la journée écoulée [du 9 juillet], les unités du génie-sapeur ont débarrassé plus de 7 hectares de territoire des objets explosifs laissés par les nationalistes ukrainiens dans les zones de Loskutovka et Novoivanovka.
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2 – Les pratiques ukrainiennes :
a – Dans le Donbass :
Le chef de la LNR, Leonid Pasechnyk, a déclaré que le régime de Kiev avait inondé toutes les mines de charbon des territoires précédemment sous son contrôle au-delà du point de non-retour, et qu’il n’y avait pratiquement aucun moyen de les relancer.
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Correspondant militaire Boris Rozhin : “L’artillerie de l’AFU continue de bombarder Donetsk”.
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Correspondant militaire Yuri Kotenok : “Donetsk – des frappes violentes sur le district de Kiev”.
“La DNR a compté les frappes depuis les positions ukrainiennes depuis le matin. Il s’agit entre autres de l’artillerie “OTAN” de 155 mm. Plusieurs personnes ont été blessées dans le bombardement du quartier de Kiev à Donetsk. Des décès se sont produits dans le district de Kuibyshev et à Zaitseve. »
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Représentation de la DNR auprès du JCCC [The Joint Centre for Control and Coordination on ceasefire and stabilization of the demarcation line, « machin » mis en place par les accords de Minsk et en rapport avec l’OSCE, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe qui est une organisation qui joue le jeu de l’Otan]:
Les forces armées ukrainiennes ont bombardé le territoire de la république à 50 reprises au cours des dernières 24 heures, tirant 295 pièces de munitions diverses à partir de Grad MLRS et d’artillerie de calibre OTAN. Dix zones peuplées de la république ont été la cible de tirs, notamment Donetsk, Yasynuvata et Gorlovka. Les bombardements ont tué 2 civils de Donetsk, en ont blessé 20, ont endommagé 72 maisons et 9 infrastructures civiles.
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Le maire de Gorlovka, Ivan Prikhodko :
“Ce matin, l’AFU [armée ukrainienne] a complètement détruit l’école 28 dans le village de Bayrak, quatre maisons privées ont également été sérieusement endommagées.
De violents combats ont lieu près de Zaitsevo. L’ennemi bombarde la ville de façon chaotique, essayant de détourner le travail [sic] de l’artillerie des forces alliées. Nous demandons à chacun de rester à l’intérieur des abris et de limiter autant que possible les déplacements dans la ville”.
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b — La centrale nucléaire de Zaporojjia/Zaporojié
Vladimir Rogov, membre du conseil principal de l’administration d’État régionale de Zaporojié, a déclaré :
“Les menaces du chef de la société ukrainienne Energoatom, Petro Kotin, de détruire les lignes électriques desservant la centrale nucléaire de Zaporojié si du courant est fourni à la Crimée confirment la nature terroriste du régime du président Vladimir Zelensky.”
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Correspondant de guerre ukrainien Yuri Kotenok :
“Le chef d’Energoatom (ukrainien), Petro Kotin, a menacé de couper les lignes électriques de la centrale nucléaire de Zaporojié si la Russie commence à la déconnecter du système énergétique ukrainien. Il considère lui-même que c’est “la bonne décision”. Quelque chose me dit qu’il considère également que le bombardement quasi quotidien de la centrale pour perturber les réacteurs et, idéalement, provoquer une catastrophe nucléaire est la bonne chose à faire. »
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Les États-Unis ont demandé à la Russie de rendre au régime de Kiev le contrôle total de la centrale nucléaire de Zaporojié. Washington, selon la porte-parole de la Maison Blanche, Carine Jean-Pierre, a l’intention de travailler avec l’AIEA sur cette question.
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Porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova :
“La décision du département de la sécurité du Secrétariat des Nations unies de bloquer la visite de l’AIEA [Agence Internationale de l’Énergie Atomique] à la centrale nucléaire de Zaporojié était irresponsable et a donné le feu vert à Kiev pour commencer à bombarder l’installation.”
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Premier représentant permanent adjoint de la Russie auprès de l’ONU, Dmitry Polyanski :
“La Russie a demandé un briefing du Conseil de sécurité de l’ONU pour l’après-midi du 11 août en rapport avec les attaques ukrainiennes de ces derniers jours contre la centrale nucléaire de Zaporojié et leurs éventuelles conséquences catastrophiques. Ce sujet mérite une conversation sur le fond avec les autres membres du Conseil de sécurité. Les provocations ukrainiennes ne doivent pas être cachées au grand public.
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3 — Avancées dans le Donbass, et ailleurs :
Correspondant militaire Yuri Kotenok :
“De bonnes nouvelles de Zaitsevo, près de Gorlovka, qui souffre depuis longtemps. Nous délogeons l’ennemi de la partie de la localité qu’il tenait depuis huit ans.
Je suis allé à Zaitsevo plus d’une fois – un endroit très effrayant, constamment sous le feu. Les Ukrainiens répandaient les mines comme des graines. L’école a été abattue par les Ukronazis. Les commandants – “Enragé”, “de Fer” défendaient ces zones clés. Les gens de Zaitsevo sont des martyrs. Une vie sous le feu.
Il y a eu un moment où l’ennemi à Zaitsevo est devenu insolent. Les groupes de diversion sont allés directement à l’arrière de nos forteresses, leur ont tiré dessus, ont fait des prisonniers, ont miné les approches. Zaitsevo était un point important pour l’AFU, ouvrant la voie aux zones résidentielles de l’agglomération de Gorlovka. Maintenant, cette bacchanale bandériste touche à sa fin, espérons-le pour de bon. Nous allons de l’avant. Il y a des prisonniers. L’avant-poste tenu par l’ennemi depuis longtemps est en train d’être liquidé”.
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Milice de DNR :
La défense ennemie dans la direction d’Avdeievka est en miettes. Les soldats de la 1ère brigade de Slaviansk brisent de manière efficace la défense des nationalistes ukrainiens, qui sont frappés par des canons MT-12 (Rapira) de 100 mm, aidant ainsi les unités d’assaut à avancer.
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Correspondant militaire Semyon Pegov :
“Les troupes russes ont pris le contrôle d’une autre installation industrielle à Soledar, l’usine de matériaux réfractaires de Belokamensk. Sous le feu de l’artillerie, l’AFU se replie vers Artiomovsk (Bakhmout)”.
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Correspondant militaire Semyon Pegov :
“La Milice populaire de DNR prend d’assaut Zaitsevo. La 3e brigade du 1er corps de DNR est entrée dans la périphérie. La localité est stratégiquement importante pour atteindre Avdeievka par le nord et contourner Artiomovsk (Bakhmut) par le sud.
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Le chef de la DNR [Donetsk], Denis Pushylin :
Les unités de la milice populaire de la DNR, soutenues par l’armée russe et les forces de la LNR [Lougansk], ont libéré environ la moitié du territoire de la république.
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Le correspondant de guerre Yuri Kotenok sur les perspectives de développement près de Donetsk :
“ Compte tenu des réalités actuelles, des tentatives de l’ennemi d’intensifier et de contre-attaquer, de frapper les dépôts d’artillerie, ainsi que du manque de personnel pour mener des opérations de combat près de Donetsk, le renforcement du groupement de Donetsk des forces armées de la Fédération de Russie est pertinent. À mon avis, cela est nécessaire pour éliminer la forteresse AFU d’Avdeievka, d’où l’ennemi tire chaque jour sur les agglomérations de Donetsk-Makeieka et Gorlovka de la DNR.
… la sécurité de Donetsk ne peut être assurée que d’une seule manière – en vainquant l’ennemi à Avdeievka, Krasnogorovka, Marinka, à la périphérie de Peski, à Pervomayskoye, Vodyane, puis Karlovka, Kurakhove et plus loin, en le repoussant vers l’ouest jusqu’à la frontière avec les régions de Dnipropetrovsk et Zaporojié. Tout le système de forteresses, de nœuds et de zones de défense de l’ennemi, qui a été construit ici pendant huit ans et demi, doit être brisé. Malgré de lourdes pertes, l’AFU tente de tenir bon, survolant [bombardant] Donetsk et terrorisant la population de la DNR.
… des attaques massives à la roquette et à l’artillerie sur des cibles identifiées, l’utilisation de BTG d’assaut [BTG : groupe tactique de bataillon, i.e. un bataillon d’infanterie renforcé par des blindés et par de l’artillerie], la consolidation et le maintien des positions reconquises de l’ennemi, qui, compensant les pertes, se renforce en direction de Donetsk. Sans tout cela, la libération d’Avdeievka et de l’ensemble des territoires de la DNR à l’ouest de Donetsk, attendue ce mois-ci, semble problématique.”
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Le chef tchétchène Ramzan Kadyrov :
“Les combattants des forces spéciales d’Akhmat et le deuxième corps de la milice populaire de LNR ont pris le contrôle de l’usine Knauf à Soledar. <…> Des unités supplémentaires d’unités spéciales sont prêtes à être envoyées à leur secours. Ils sont déterminés, ce qui signifie que tout groupe de Bandera qui résiste sera brûlé dans des flammes bleues. <…> Nous avons l’intention de combattre cette racaille non seulement en termes de position, mais aussi en utilisant des méthodes de guérilla. Nous utiliserons toute tactique susceptible de donner les meilleurs résultats. Neuf mille combattants parfaitement entraînés sont prêts à quitter la République tchétchène en ce moment. Dix mille autres guerriers sont en réserve, attendant d’être déployés. Ils sont prêts à effectuer n’importe quel travail jusqu’à la défaite complète des nazis en Ukraine.”
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Ministère de la défense russe :
L’aviation russe a détruit un dépôt de munitions à Krasnogorovka dans la DNR et jusqu’à 30 soldats ukrainiens, a éliminé jusqu’à 100 nationalistes avec des frappes sur les points de déploiement temporaire des unités de la brigade AFU dans la région de Kharkov. Les moyens de défense aérienne russes ont détruit neuf drones ukrainiens et deux missiles Tochka-U, et intercepté sept [missiles ?] HIMARS et quatre roquettes Smerch.
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Ministère russe de la défense :
Les forces armées russes détruisent jusqu’à 70% du personnel de la 56ème brigade ukrainienne à Pisky (DNR), des désertions massives parmi les militaires ukrainiens sont enregistrées. Les troupes russes ont également détruit un véhicule de combat Gepard fourni à Kiev par l’Allemagne dans la région de Nikolayev et ont abattu trois avions ukrainiens dans le ciel de cette région.
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Le correspondant militaire Semyon Pegov avec des informations sur la situation de l’OSU [Opération Spéciale en Ukraine] à la mi-journée le 10 août :
Près de Seversk, les forces alliées avancent vers l’est de la ville. Dans les combats pour Soledar, l’armée ukrainienne a tenté de contre-attaquer. Les forces aériennes russes ont effectué des frappes contre les positions de l’armée ukrainienne à Krasnohorivka, Avdeievka et Marinka.
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Représentation de la DNR auprès de la JCCC :
Les forces armées ukrainiennes ont bombardé les centres de population de la république à 18 reprises entre 07h00 et 10h00, tirant 113 obus. Donetsk a été particulièrement touchée par les bombardements. La ville a essuyé neuf tirs, 62 obus ont été tirés sur elle, dont 35 par l’artillerie de 155 mm de l’OTAN. Yasynuvata, Makiivka, Holmivskyy, Horlivka, Zaitseve et Mykhailivka ont également été bombardés.
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Un habitant du village libéré de Gladosovo, Andrey:
“L’Ukraine nous a tiré dessus avant et nous tire dessus maintenant. Quand l'[AFU] est arrivée, toutes les maisons ont été pillées. Là où il n’y avait personne, ils ont emporté des lits, des téléviseurs, des machines à laver… Ils ont volé tout ce qu’ils pouvaient. Les Ural-66 [Ural Servers 66] ont tout chassé. Maintenant, nous avons au moins commencé à vivre paisiblement, à dormir et à marcher”.
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Correspondant militaire Boris Rozhin :
” Dans la matinée, on signale que nos troupes avancent à Soledar vers les ruines de l’ancienne usine dans la partie orientale de la ville, du côté de l’usine KNAUF. On signale également quelques avancées près de Zaitsevo, près de Gorlovka. Nous attendons des photos/vidéos”.
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Milice de DNR :
Des soldats de la 3e brigade de la République populaire de Donetsk (DNR) ont chassé les occupants d’un autre village du Donbass, Gladosovo. Les habitants de Gladosovo, reconnaissants, ont raconté les atrocités commises par les nationalistes ukrainiens quand ils ont bombardé et détruit leur village.
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Représentation de la DNR auprès du JCCC :
Les forces armées ukrainiennes ont de nouveau bombardé les districts Kirovsky et Kuybyshevsky de Donetsk avec de l’artillerie de calibre OTAN.
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Bureau du procureur général de la DNR :
L’enquête qualifie d’acte terroriste la frappe de l’AFU sur la prison de Yelenivka.
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Le chef de la DNR, Denis Pushylin :
Le premier tribunal des prisonniers de guerre aura très probablement lieu à Marioupol, il sera organisé avant la fin de l’été. À cet égard, une force de défense aérienne a été renforcée dans la zone des centres de détention où sont détenus les prisonniers de guerre ukrainiens.
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4 — Divers :
Sur le « front » de Taïwan :
Déclarations de Zhang Hanhui, ambassadeur de Chine en Russie, messages clés :
La RPC et la Fédération de Russie sont entrées dans une période de relations interétatiques des plus fructueuses ;
La Chine comprend que les États-Unis souhaitent un conflit prolongé en Ukraine afin d’affaiblir la Russie ;
La Russie et la Chine défendront le principe de la lutte contre la politique de puissance;
L’Occident collectif copie le scénario ukrainien dans la question de Taïwan ;
Les États-Unis veulent jouer la “carte de Taiwan” pour contenir la Chine à tout prix ;
La Chine est consciente de la propagation par les États-Unis de la théorie du “statut indéterminé de Taïwan” dans d’autres pays ;
Les États-Unis doivent confirmer qu’ils ne soutiennent pas la soi-disant “indépendance de Taïwan” ;
Les États-Unis risquent une défaite cuisante s’ils interfèrent avec les objectifs intérieurs de la Chine.
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Porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Maria Zakharova :
” Michael McFaul : ” Tout citoyen russe qui reçoit un visa pour se rendre dans un pays libre doit payer une taxe ou une surtaxe. Les fonds provenant de ces taxes ou redevances spéciales doivent ensuite être versés au Fonds de reconstruction de l’Ukraine.”
« J’ai peur de demander combien les citoyens américains paient en taxes spéciales ou en surtaxe pour reconstruire l’Irak ? Et Belgrade ? Michael, quand l’administration Biden prévoit-elle d’introduire une initiative législative similaire pour commencer à rétablir la justice après la boucherie américaine dans ces pays ? Probablement juste après les élections du Congrès, juste pour être sûr”.
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Les localités prises sous le contrôle des forces armées russes dans la région de Nikolaiv ont été transférées à l’administration de la région de Kherson. La population reçoit déjà une aide humanitaire, ainsi que des prestations sociales et des pensions de retraite.
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Secrétaire américain à la défense, Lloyd Austin :
L’Alliance de l’Atlantique Nord ne cherche pas la confrontation avec la Russie et ne constitue pas une menace pour elle.
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RIA Novosti :
Le président lituanien Gitanas Nausseda a retiré aux patineurs artistiques Margarita Drobiazko et Povilas Vanagas leur récompense d’État – l’Ordre de Gediminas V – en raison de leur participation au spectacle Le Lac des cygnes de Tatiana Navka à Sotchi, et il est question de leur retirer la citoyenneté lituanienne. Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a retiré au patineur artistique ukrainien Viktor Petrenko sa bourse d’études pour sa participation au spectacle sur glace Le Lac des cygnes de Tatyana Navka à Sotchi. La Fédération ukrainienne de patinage artistique l’a exclu de ses membres.
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Médias allemands :
La ministre allemande de l’intérieur Nancy Feather regrette les photos d’elle buvant du champagne et riant avec le ministre allemand du travail et le maire de Kiev [Vitali Klitschko]. Après la parution des photos dans les médias, les utilisateurs des médias sociaux ont critiqué les politiciens pour avoir “bu aux frais des contribuables alors qu’il y a des combats à proximité”. Et leur voyage à Kiev a été appelé “tourisme militaire”.
*
Ambassadeur russe aux USA Anatoly Antonov :
“Washington, sans preuve, nous accuse d’avoir posé des mines sur le territoire [de l’Ukraine]. <…> Dans leur ferveur russophobe, les Américains se sont surpassés en comparant les actions des forces armées russes aux tactiques [des terroristes] en Syrie. Nous avons été accusés, entre autres, de bloquer l’accès aux terres agricoles. Nous rejetons avec véhémence ces insinuations. <…> On n’arrête pas de nous attribuer les actes des voyous de Kiev. Il est grand temps de montrer au monde les crimes du régime de Kiev de manière véridique et de lui demander des comptes pour ses atrocités, avant tout contre sa propre population.
La belle qui couchait
Avec le roi de Prusse (bis)
A qui l’on a tondu
Le crâne rasibus (bis)
Son penchant prononcé
Pour les « ich liebe dich » (bis)
Lui valut de porter
Quelques cheveux postiches (bis)
Les braves sans-culottes
Et les bonnets phrygiens (bis)
Ont livré sa crinière
A un tondeur de chiens (bis)
J’aurais dû prendre un peu
Parti pour sa toison (bis)
J’aurais dû dire un mot
Pour sauver son chignon (bis)
Mais je n’ai pas bougé
Du fond de ma torpeur (bis)
Les coupeurs de cheveux
En quatre m’ont fait peur (bis)
Quand, pire qu’une brosse
Elle eut été tondue (bis)
J’ai dit : « C’est malheureux
Ces accroch’-coeurs perdus » (bis)
Et, ramassant l’un d’eux
Qui traînait dans l’ornière (bis)
Je l’ai, comme une fleur
Mis à ma boutonnière (bis)
En me voyant partir
Arborant mon toupet (bis)
Tous ces coupeurs de nattes
M’ont pris pour un suspect (bis)
Comme de la patrie
Je ne mérite guère (bis)
J’ai pas la croix d’honneur
J’ai pas la croix de guerre (bis)
Et je n’en souffre pas
Avec trop de rigueur (bis)
J’ai ma rosette à moi :
C’est un accroche-cœur (bis)
Il circule sur Facebook un texte de Pépé, Pierre Perret ; qui nous explique en long, en large quelle serait sa France ou plus exactement sa république à lui.
J’en ai pris connaissance par un article de ces jours derniers paru sur E&R : « Ma France à moi : Pierre Perret élevé au grade de Grand Lèche-cul de la République ». (https://egaliteetreconciliation.fr/Ma-France-a-moi-Pierre-Perret-eleve-au-grade-de-Grand-Leche-cul-de-la-Republique-69174.html) Pour l’essentiel (la lettre et l’article), j’y renvoie. Je ne vais pas tout redire.
Mais pour l’accessoire, j’ai quelques mots à ajouter et je voudrais m’attarder sur certains points particuliers qui montrent que ce comique est parfaitement intégré à ce monde ignoble contemporain.
Comme le dit cet article : « On peut avoir été un sympathique chanteur populaire (dans les années 60), pondre des chansons reprises par tous les mômes dans les colos et, l’âge aidant, ou n’aidant pas, sombrer dans le républicanisme le plus vil. Pour cela, il faut redéfinir « la République », dans la bouche des bien-pensants : c’est l’antiracisme, le charlisme, en clair l’idéologie socialo-sioniste. » C’est ce qui ressort des propos de Pépé qui n’est pas la Pépée de Ferré, mais plus prosaïquement un « boumeur » vulgaris qui a toujours été poussé par le vent idéologique dominant.
Facétieux dans les années cinquante/soixante (« Au tord-boyaux, le patron s’appelle Bruno » ; « Tonton Cristobal »), libéré quand c’était la mode (Le Zizi) ; et antiraciste imperturbable depuis. Entendons-nous sur le mot « antiraciste ». Cela ne coûte rien, mais ça rapporte beaucoup d’écrire une chanson comme « Lily », tout en ne dénonçant jamais — étant dans l’aisance soi-même — la misère autochtone et pré-existante même à l’arrivée massive d’étrangers. Et tout empli de « bons sentiments », grassement complaisant pour tout le fumisme du mondialiste ambiant, premier responsable du triste état de notre pays..
Ce type me fait penser, en plus vieux, à « Monsieur Batignolles », je veux parler de Jugnot qui a fait une partie de sa carrière sur les bons sentiments, lui aussi, surtout ceux qui ne coûtent rien et qui n’engagent à rien. Douillettement, facile de pleurer sur des morts. Et d’en faire son beurre.
Pour le dire autrement : facile de faire pleurer sur ce qui est mort depuis longtemps que sur ce qui fait encore grincer des dents. Ou polémique virulente.
Devenu sérieux comme un pape, se prenant très au sérieux, après avoir fait le pitre, Pépé n’a même pas été capable de nous faire une chanson comme « La Tondue » de Brassens. Mais a fini par nous abreuver de bons sentiments, toujours inutiles. On a jamais fait de l’Art avec des bons sentiments. N’est-ce pas Ferdinand (que Perret évite surtout de nommer dans son panégyrique de conformisme français) ?
Comme Monsieur Batignolles a été incapable de réaliser un film tels « La Grande Vadrouille », « La Septième Compagnie », et tant d’autres du même genre, ou encore moins « Uranus », l’adaptation du livre cinglant d’un vrai rebelle (Marcel Aymé) sorti dès 1948, donc « à chaud » encore.
Pépé tient aujourd’hui les propos les plus conformistes qui soient sur le monde présent. En ignorant la misère, les misères présentes et manifestes, non pas celles liées à son antiracisme et antifascisme de pacotille, mais celles réelles de la masse des Français ordinaires, courants et de souche, comme on dit.
Sans parler de son anti-antisémitisme confortable et convenu qui ne mange pas de pain, sans doute lié au pedigree de son épouse. D’ailleurs, il est amusant de constater qu’il dénonce la violence, mais qu’il oublie de parler de celle de ses potes, les prétendus « anti-fa ». Il aura été dit-on favorable aux Gilets Jaunes. Mais depuis, la covid l’a fait rentrer dans le rang définitivement.
Pépé disserte aujourd’hui sur les vertus de Charlie, ou du Canard enchaîné. Mais c’est le type trop fourbe pour reproduire en chanson les çonneries racistes à l’encontre des musulmans et des arabes de Charlie. Titre qui n’a plus rien à voir avec ses origines. C’est le type qui voit même dans le Canard Enchaîné de l’impertinence, alors que cette gazette en est dépourvue depuis plusieurs décennies. Et a sombré au niveau des jeux de mots de l’Almanach Vermot. Et c’est celui qui ose mettre, aux côtés de ces titres médiocres, L’Assiette au Beurre.
C’est le type qui nous fait une liste de tous les poncifs et les pontifes de la littérature consacrée, mais qui oublie de citer les vrais rebelles et vrais « indéfendables » dans l’air du temps actuel. Ce qui montre ses limites et ses lâchetés de conformiste douillet. En cela c’est un rebelle d’opérette, comme il en est des comiques de notre temps terriblement minables. De ce temps contemporain qui interdirait à Coluche et Desproges, ou encore à des gens vraiment impertinents comme Jean Yanne, de réellement s’exprimer.
Dire « zizi » ou « bite » n’a jamais rien eu de rebelle. Raconter la réalité d’un boui-boui non plus. Dire des mots d’argots ou des gros mots, ce peut être cocasse, rigolard, amusant ; mais cela ne va pas plus loin. Du moins chez lui, où s’en est l’alpha et l’oméga. Il évoque les poètes, mais n’en a pas le talent. Et ne conteste en rien la société. C’est tout la différence entre un Pépé ou un Rabelais, par exemple, qui fut bien autre chose qu’un simple amuseur et eu bien des problèmes, un temps, avec les z-autorités.
Un anonyme sur Internet commente : « Pour sa prochaine chanson « engagée », je propose une reprise du « Zizi » en duo avec Zelensky au piano. Z’en pensez quoi ? »
Comme l’écrit ce même article d’E&R :
« Là, le barde de la République sort sa harpe et nous coule un poème à la gloire de la pensée unique, tout en jouant au révolté, à l’insoumis, au résistant. Une posture qui résume parfaitement l’esprit d’aujourd’hui, celui des rebelles soumis au Système, des rebelles systémo-compatibles. »
Je ne vais pas multiplier les exemples.
«Ma France à moi, nous dit Pépé, c’est la France des « Enfants du Paradis » et des « Enfants du Vel d’hiv » […] celle de la paillardise aussi bien que celle du « chant des partisans ». Comme ajoute E&R : « Pépé se place du côté des résistants, mais ça ne vaut que pour hier, pas pour aujourd’hui. C’est nettement plus confortable. »
Et il se targue de parler pour « la France qui combat tous les totalitarismes, tous les racismes, tous les intégrismes, l’obscurantisme et tout manichéisme ».
Vraiment tous et ceux qui sévissent actuellement en France ? Il ne les voit pas, je suppose.
Je ne sais pas, mais pense-t-il sincèrement ce qu’il énonce lorsqu’il ose conclure en disant : « Eh oui ! Ma France est une France libre, fraternelle et éternellement insoumise aux dictats de la « bien-pensance ».
À propos de diktats, reprenons un autre passage de l’article d’E&R :
« Il était où pendant la tyrannie républicaine ? Ah, il a fait une chanson contre, d’accord… Eh bien, on va l’écouter. [ …] C’te violence contre la tyrannie, il y a le mot «couillons» pour qualifier ceux qui ont géré les masques. La tyrannie, avec Pépé, n’avait qu’à bien se tenir, en juin 2020. D’ailleurs, elle s’est très bien tenue. Début 2021, Pépé a tenté une critique du covidisme, mais qui reste au niveau du poil-à-gratter : À l’Élysée, la famille Tuche / Ils nous ont pris, pour des nunuches / Vérantanplan, et Salomon / Ils nous ont pris, pour des couillons ! » Voilà, tout est dit sur le confinement.
Mais ce qu’il a « exprimé » de « mieux », c’est lorsqu’il a déclaré, quand la mode est passée à la piquouse : « Celui qui ne se fait pas vacciner [sic] c’est un beau crétin ». Pas mal pour celui qui condamne la soumission et la bien-pensance ! Et la liberté individuelle, semble-t-il. Contre toutes les tyrannies et les oukases liberticides. Drôle de tendre… Lui, Pépé qui chantait autrefois : « Ouvrez la cage aux oiseaux » !
Ce qui finalement n’est pas différent de l’ex-comique qu’est devenu Bourdon — fort heureusement, le bourdon bourdonne en vain, mais ne pique pas — qui a traité les « non-vaccinés » de « pauvres connards ». Lui sans doute étant de la catégorie d’excellence, celle de « super gros beauf ».
Petite anecdote finale glanée également sur Internet, fournie par un certain Jacques :
« Dans les années 70, un copain de mon frère [qui est plombier comme lui] travailla pour Pierre Perret. Quand il présenta la facture, assez conséquente, le gentil troubadour, si proche du peuple, lui dit : «Hé ! ho ! mon pote pas à moi. Quand tu vas dire que tu as travaillé pour moi, avec la pub que cela te fera, tu vas engranger à la pelle, alors ta note, s’il te plaît, à d’autres que moi».
« Réponse du copain : « hé ! Ho ! le comique, avec les gnons que je vais te foutre, t’es pas près, ni de chanter ni de danser sur les planches, et cela servira d’exemple pour d’autres qui essayeraient de me refaire ».
« Sur quoi le Pierrot sortit son chéquier en grimaçant, en se fendant d’un : « C’était une boutade ; vous n’avez pas le sens de l’humour ».
« Réponse finale de l’artisan : « Peut-être pas le sens de l’humour, mais de mes affaires ; et je ne vous dis pas au revoir ».
« Cette histoire je la connais par cœur, car mon frère aîné la sortait à chaque fois qu’il entendait des louanges sur le bon Pierrot, si populaire et proche du peuple ».
Il faut savoir aussi que derrière sa gueule, non pas de métèque mais d’autochtone, poupon, joufflu, goguenard, il peut se cacher quelqu’un qui n’a pas toujours été fâme (l’inverse d’infâme) avec certains de ses confrères, tel Brassens qui l’a pourtant aidé à démarrer, mais qu’il semble avoir renié par la suite, dans ses souvenirs imprimés, lui accordant une jalousie à son encontre qui n’existait pas et qui s’est terminée au tribunal il y a quelques années, dans un procès en diffamation gagné finalement par Pépé ; Guy Béart ayant mis trop d’ardeur (selon le tribunal) à défendre l’honneur de Brassens.
(Béart, Brassens et Perret, trois « chanteurs à guitare ». La guitare est quasiment le symbole de la chanson des Trente Glorieuses. Dont la gloire est bien éteinte aujourd’hui. Y compris dans le domaine de la chanson)
Mais ceci n’a sans doute pas été vain car cela a permis de dévoiler, en partie du moins, le fond de ce faux gentil, et plus encore faux rebelle. Qui n’en a jamais eu la carrure. Ou qui n’a jamais été qu’un rigolo, dans tous les sens du terme.
Et dont la rébellion ne s’est jamais située qu’au niveau de chansonnettes aux propos cocasses, romances à gros mots et paillardises convenues et ennuyeuses, ou tendres ritournelles (« Mon p’tit loup ») d’une « gluance » trop gentille et trop obséquieuse pour être honnête. Se méfier toujours des obséquieux qui de fait ne sont jamais très loin de la démagogie, ou du mensonge.
« L’adorable, le gentil Perret, tout le monde lui a foutu la paix pendant des années, lui et ses rodomontades. Même lorsqu’il s’attribuait l’étiquette de « Pierrot la tendresse » en la chapardant ailleurs. Jusqu’à ce jour de 2008 où il a publié un livre, A cappella, dans lequel il a dit un peu de mal de tout le monde, de moi compris. Et aussi de Brassens. Perret n’a jamais cessé de mentir sur sa prétendue gentillesse. Et il a fini par se dévoiler. » (Guy Béart cité par Dominique de Laage, in « Béart sans pitié pour Perret » ; Le Nouvel Observateur du 23/03/2011).
Et ces temps derniers, Béart mort, il s’en est dévoilé encore plus clairement.
Retour sur l’audition de l’amiral Vandier, chef d’état-major de la Marine Nationale devant la commission Défense de l’Assemblée Nationale :
« Contre la marine chinoise, nous gagnerons si nous nous battons ensemble, en coalition. »
Au fou !









