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LA MÉDUSE

Yvan Autain dit Dautin (1976)

Vincent Reynouard, embastillé à bas bruit

Source : Association Entre la plume et l’enclume

plumenclume.com

Vincent Reynouard, dissident politique et historien révisionniste, a été arrêté en Écosse le 10 novembre et incarcéré, en vertu d’une requête en extradition de la France où il est sous le coup de condamnations à de la prison pour délit d’opinion.

On aurait tort de croire que seuls les révisionnistes sont menacés, les lois Pleven (1972) et Perben (2004) répriment en effet toute « haine »[1] discriminatoire, notion impondérable et perverse, puisque relevant du sentiment intime, illustration de la décadence du droit, lequel tend de nouveau à se dissoudre dans la morale, après une parenthèse de deux siècles.

Qui d’ailleurs dans nos milieux ne s’autocensure pas, bien en dehors de tout discours révisionniste ?

Bien sûr, et pour l’heure, Reynouard est sous la juridiction britannique, mais il ne faut pas se faire d’illusions sur la qualité de celle-ci, quand on voit comment elle peut martyriser l’Australien Julian Assange, depuis douze ans, sur injonction américaine… Le droit britannique ne connaît pas le délit d’opinion reproché à Vincent Reynouard, ce qui devrait justifier un refus d’extradition. Voire… Peut-être l’ordre moral mondialiste, qui dénature tout, l’emportera-t-il.

Quant à la grande presse, elle ignore l’emprisonnement du Français.

Indifférence et lâcheté ordinaire en France

Les dissidents soviétiques avaient connu une vague de soutiens médiatiques dans tout l’Occident. Rien de semblable aujourd’hui chez nous. Les dissidents contemporains de l’ex-monde libre ne peuvent plus compter sur quelque soutien que ce soit de la part de la grand presse, assujettie au nouvel ordre moral anti-discriminatoire et antifasciste. [ou prétendu tel]

Une crainte révérencielle couvre l’idéologie à laquelle sacrifient, à l’instar de prêtres, tous les acteurs de notre système politique et social, par conditionnement passionnel (à gauche), légèreté ou lâcheté (à droite). Certes, on proclame qu’il n’y a plus de délit d’opinion, mais un ordre moral se fonde toujours sur un impératif catégorique qui rejette la malignité (pour la sauvegarde du Bien). Il ne suffit pas de nommer une opinion délit, au nom d’une nouvelle pudibonderie, pour en changer la nature.

Peu importe ce que l’on pense des idées et thèses de Vincent Reynouard, qui a déjà fait 9 mois d’embastillement en 2010-2011 après avoir été extradé par la Belgique ; peu importe ce que l’on pense des idées et thèses d’Hervé Ryssen qui vient tout juste d’être libéré après avoir séjourné de longs mois à la prison de Fleury-Mérogis ; peu importe ce que l’on a pu penser des idées d’Alain Guionnet qui passa un an sous les verrous français en 1992-1993.

Objectivement, ce qui doit être considéré, c’est qu’ils ont été emprisonnés dans notre pays pour des délits d’opinion. Nous devons protester, même si l’on réfute l’opinion en cause.

Le réveil du courage, c’est pour quand ?

D’aucuns, à droite, appellent au courage, saine ambition à condition qu’elle ne se cantonne pas dans l’abstraction et l’indistinct cotonneux. Par ailleurs, il ne faut pas non plus compter sur l’ultragauche [sic, « prétendue extrême-gauche » serait plus juste comme terme] d’aujourd’hui qui, derrière une logorrhée marxiste, partage le même fonds idéologique que le mondialisme capitaliste, savoir le nouvel ordre moral précité. Jean-Claude Michéa a bien montré la connivence culturelle entre ces soi-disant révolutionnaires et le capitalisme triomphant. Aussi les discours anticapitalistes à la Mélenchon, rentier et bouffon du régime, ne trompent que des naïfs. Tout comme les « black blocs » se plaisent à briser les vitrines des agences bancaires où M. et Mme Michu ont leur épargne sur livret, les mélenchonistes semblent globalement indifférents à la Banque, aux Rothschild ou à Bernard Arnault.

Il nous faut nous mobiliser contre le délit d’opinion et donc pour l’abrogation des lois Pleven, Fabius-Gayssot et Perben. Cette lutte est justifiée, car sinon nous y passerons tous un jour ou l’autre, sauf à se taire. Le général de gendarmerie Jean-Philippe Reiland, à la tête de l’OCLCH, qui s’occupe du cas de Reynouard, a déclaré : « Malgré les difficultés juridiques … le bureau ne lâchera pas les idéologues qui propagent la haine. » [2]

La lutte contre le délit d’opinion en Europe

Il en va de même dans tout l’espace européen, puisque le Conseil de l’Europe (46 États), qui garantit la castration politique de l’Europe, notamment avec la Convention de sauvegarde des droits de l’homme [sic], souples et modelables à souhait pour imposer l’ordre moral anti-discriminatoire et antifasciste. [sic]

Je préfère, au prêchi-prêcha bien-pensant de la Convention, le précepte de Montesquieu : « Les paroles ne forment point un corps de délit ; elles ne restent que dans l’idée (…) Quelquefois le silence exprime plus que tous les discours. Il n’y a rien de plus équivoque que tout cela. » [3]

On emprisonne à bas-bruit dans toute l’Europe pour délit d’opinion, particulièrement en Allemagne, dans les geôles de laquelle est à nouveau enfermée Ursula Haverbeck (94 ans). Aussi, en France comme dans toute l’Europe, Amnesty International s’est-elle toujours refusée à s’occuper des nouveaux immoralistes…

Il est de bon ton d’invoquer Soljenitsyne, mais encore faudrait-il en avoir le cœur.

Libérez-les, libérez Reynouard !

Éric Delcroix, avocat

Notes

[1] Le service de police à la manœuvre est l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine.

[2] Cité par Jeune Nation, n° 1351, 1/12/22.

[3] De l’esprit des lois, Genève 1745 (mis à l’index en 1751), chapitre XII.

***

(jpf) Soljenitsyne soutenu et encouragé de loin ça ne coûtait rien, à une époque où il était de bon ton d’enfoncer le régime soviétique ; et laissé tomber quand il a commencé à défendre et dire haut et fort des « mauvaises idées » dites « conservatrices » et développer des critiques contre non seulement le régime de l’Est, mais également le régime de l’Ouest.

Jean-Claude Michéa (né en 1950) de tradition de gauche (père résistant communiste, lui-même membre du PCF jusque dans les années soixante-dix) se définit de nos jours par rapport à la mouvance du socialisme libertaire, ou encore comme « anarchiste conservateur ». Critique acerbe de la gauche dite progressiste, et connaisseur de l’œuvre de George Orwell. Aujourd’hui retraité de l’éducation nationale (ex professeur de philosophie) il tente à vivre, loin des grandes villes, en auto-suffisance.

Il a écrit plusieurs ouvrages, citons par exemple : Orwell éducateur, et Les Mystères de la gauche : de l’idéal des Lumières au triomphe du capitalisme absolu.

Annexe à l’article précédent.

Ferré, pourtant marqué pour ne pas dire obnubilé par la musique (y compris la musique classique) et une musique si je puis dire tonale et régulière, sans beaucoup de dissonance ou d’audace atonale, avait un gros défaut, une grosse négligence qui a abîmé beaucoup de ses chansons, du moins celles dont les paroles étaient de lui : ces dernières ne relevaient très généralement pas de la prosodie poétique régulière.

Certes, je connais au moins une exception remarquable : La Mémoire et la Mer, dont le titre a été suggéré par l’écrivain Jean-Pierre Chabrol. Et qui est extraite d’une œuvre de longue haleine, celle-ci. Ceci expliquant cela.

Et il allait même jusqu’à saccager les vers réguliers en écrivant parfois des faux alexandrins, et plus généralement en escamotant les « e » qui le gênaient. Même André Breton qui n’était pourtant pas beaucoup marqué par l’esprit classique en était choqué.

Il n’avait pas vraiment le sens de la beauté poétique des mots, et surtout écrivait beaucoup trop vite les paroles de ses chansons. Où l’idée ou l’émotion prenait le dessus sur l’expression orale. Ne se foulant pas toujours pour les rimes. Se contentant souvent de rimes pauvres, voire très pauvres et parfois même approximatives, du type de l’assonance ou de l’à-peu-près.

Et était beaucoup trop lié au langage parlé courant. À la diction relâchée courante. Quand je dis « langage parlé », je ne veux pas dire « langage argotique », les mots d’argot ne me gênent pas en soi, ni les mots dits vulgaires, du moins quand ils sont bien venus, biens sentis ; ce qui me gêne ce sont les faux alexandrins ou faux octosyllabes, etc. ; ou les élisions intempestives de « e » qui font tache par rapport à la musique qui, elle, est toujours sans fausse note.

Il est un peu trop facile d’arranger des phrases pour qu’elles tiennent en mesure, sans trop se préoccuper d’en casser ou pas des morceaux. Je ne vois pas au nom de quoi on s’y autorise, alors qu’on ne s’autorise jamais à faire la même chose avec les mélodies, les rythmes, les harmonies… Ou du moins, quand des variations musicales peuvent se produire, c’est toujours avec un sens musical, un souci esthétique.

Mis à part très peu de ses chansons, celles dont les paroles sont de lui ne sont pas classables comme poèmes. Autrement dit, presque tout ce qui relève de la poésie dans son oeuvre, n’est pas de lui mais de poètes qu’il a mis en musique : Rutebeuf, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Caussimon… Ou relève du poème plutôt dit que chanté comme la Chanson du Mal-Aimé d’Apollinaire qu’il a accompagné de musique.

Il avait un problème avec la diction régulière des poèmes également réguliers, puisque l’on rencontre sur ces disques des poèmes réguliers qu’il arrive parfois à écorcher.

Il se faisait, d’autre part, presque une gloire d’avoir écrit les textes de certaines de ces chansons, parmi les plus connues, sur un coin de table en très peu d’heures. Par exemple, la chanson « Les anarchistes » ou la chanson « Avec le temps ».

Et c’est justement pour ça que, si les musiques passent bien et même trop bien, et prennent même le dessus sur une partie des paroles, ce qui est dit aurait demandé à être repris. Amélioré. Travaillé.

On rencontre même chez Ferré des fautes de goût, des faiblesses. Je ne sais pas qui a écrit que dans toute chanson, il demeure toujours certaines maladresses. Mais alors, pourquoi devrait-il en être toujours ainsi ?

Et ceci le dessert. Comme cela dessert d’autres chanteurs de sa trempe, tel Brassens qui, lui également, a été souventefois négligeant avec la bonne prononciation, ou plus exactement la belle prononciation. Celle de l’Art, et non pas celle de la rue.

Je ne cache pas que ce que je ne remarquais pas trop avant, ou plutôt que je prenais pour argent comptant chez Ferré et les autres chansonniers (c’est ce terme que l’on devrait employer alors qu’il a été réservé a un type particulier de gentils égratigneurs de l’actualité, plus ou moins disparus de nos jours) m’indispose de plus en plus avec l’âge.

Mais je ne suis pas le seul : Ferré lui-même en vieillissant se moquait de certaines de ces chansons anciennes légères et écrites à la va-vite.

Par exemple :

T’es tout’ nue

Sous ton pull

Y a la rue

Qu’est maboule

Jolie môme.

Où le « pull » prononcé : poul’, pour la rime, a été accepté par divers interprètes, alors que Ferré aurait dû se creuser un peu la tête pour arranger ça.

Je ne sais pas : T’es tout’ nue / Ma p’tite poule / Dans la rue / T’es maboule / Jolie môme. Ou : T’es tout’ nue / Dans ta boule / Y a la rue / Qu’est maboule / Jolie môme. Non je blague.

C’était sa période des « vers » courts, comme pour « Grain’ d’ananar ».

Donc comme ses paroles me font mal aux oreilles et aux yeux, je me suis amusé à « restaurer » plus à mon goût sa chanson, mais sans rien tenter ou presque pour améliorer les rimes. C’est encore un autre travail à faire.

Chanson qui, soit dit en passant, a de forts relents de Villon…

*

La vie m’a doublé,

C’est pas régulier ;

Moi pauvre lézard

Qui vit par hasard

Dans la société.

Mais la société

Faut pas s’en mêler

Pour un type à part

Graine d’ananar.

*

J’ai, dit-on, poussé

Dessous un gibet

Où mon grand-papa

Balançait déjà

Avec un collier.

Un collier tressé

De chanvre pressé ;

Un foutu foulard

Graine d’ananar.

*

Y avait des copains

Qui mangeaient leur pain ;

Car le pain c’est fait

Pour le partager

Dans la société.

Celui qui le dit

A nom : Jésus-Christ ;

Un foutu bavard,

Gueule d’ananar

*

Si j’avais des sous,

On me dirait : « Où

Les as-tu gagnés

Sans avoir trimé

Pour la société ? »

Mais je n’en ai pas

Et voilà pourquoi

C’est jamais peinard

Graine d’ananar.

*

On dit : « C’est fini »

Le dit et redit ;

Et qu’on me pendra

Au nom de la loi.

De la société.

Belle société

Qui veut se mêler

De mettre au rancart

Graine d’ananar.

*

Potence d’oubli

L’oiseau fait son nid ;

Messieurs les corbeaux

Passeront ma peau

Comme en un tamis.

Mais auparavant

J’aurai tel le vent

Semé quelque part

Ma graine d’anar.

Nanard, l’ex-anar, sénile !

Tout juste bon à chanter de nos jours dans des nanards de dernière zone (je veux dire des films indignes, de notre époque également indigne) l’ex « chanteur de gauche, bien à gauche, tout à gauche » Lavilliers-le-rebelle vient de sortir, sur l’une des radios sans doute les plus pourries : fRance-Inter(née), que les non-piquousés au covid manifestaient en criant : « On veut un dictateur ! »

Pépé Nanard, va-te coucher, ou rentre en Ehpad et reprend tes médocs ! c’est justement parce qu’il ne voulaient pas d’une dictature que les gens de bon sens, non-moutonniers et les moins lâches manifestaient. Et en prenaient plein sur la tronche de la part des amorphes, idiots et béats à millions.

Non-moutonniers de gauche, de droite, du centre, des extrêmes ou de rien du tout. Qui manifestent encore contre les derniers (j’espère) relents de covidisme ; mais aussi contre l’impérialisme otanien, ou pour remuer les « z-oppositions » qui ne valent pas mieux que le macronisme.

Lavilliers, encore un « antifacho » de première qui va sans doute nous expliquer, du haut d’un talent frelaté, ou pseudo-talent plus exactement, que les « anti-vax » et « anti-mask » étaient, sont des populistes, voire de la populace ; et nous dire par ailleurs, et en prime, que le régime ukrainien bandériste est l’avenir de l’Humanité.

Car, on devine Nanard, ce que tu penses par ailleurs de l’Otan et du mondialisme en parfait gaucho-néo-con. L’un ne va pas sans l’autre. Pas vraiment bonnard ! Tu m’as l’air aussi tordu que l’ex-ananar Val. En voilà deux beaux escrocs.

Ferme-la, triste (ex) « graine d’ananar »… Chanson que tu as eu le culot de chanter (comme un pied d’ailleurs) autrefois.

Moi, à la place de la Villiers qui salope la chanson du Ferré, je préfère la Sauvage dans un arrangement très « djazzique » des années cinquante :

Fini, bien fini le (bon ou meilleur) temps des Sauvage, Renard, Sylvestre, Laforêt, et autres éléments naturels.

Scholz créera-t-il le Quatrième Reich ? par Guevorg Mirzayan

Du courrier des Stratèges

Cet article daté du 12.12.2022  est initialement paru sur  vz.ru.

*

L’Allemagne se débarrasse des dernières entraves morales et éthiques qui lui ont été imposées après la Seconde Guerre mondiale. Elle passe du statut d’Etat « éternellement pénitent » à ce qu’elle fut pendant 75 ans (de la création du IIe Reich à la chute du IIIe) : l’une des principales forces militaro-politiques en Europe. Et c’est bien dans cette direction qu’elle veut aller.

*

Le chancelier [social-démocrate] allemand Olaf Scholz a clairement formulé et argumenté cette idée dans son récent article, publié dans les pages du magazine faisant autorité, Foreign Affairs.  Habituellement, ce genre de prises de position de dirigeants occidentaux dans des publications occidentales est bercé d’idéologie et de pensées manichéennes : pour résumer, « tous les bons contre tous les mauvais ». Cependant, le texte de Scholz fait exception : il est assez simple et direct. Ainsi, le chancelier commence par dire que dans un monde où la « Zeitenwende » (c’est-à-dire le tournant historique) a lieu et où « différents pays et modèles de gouvernement se disputent le pouvoir et l’influence », l’Allemagne est le bastion le plus important de l’ordre et du droit international ! Dès lors, « les Allemands entendent devenir les garants de la sécurité européenne : c’est ce que nos alliés attendent de nous » », écrit Scholz. Il poursuit ainsi : nous sommes « Les bâtisseurs de ponts (c’est-à-dire ceux qui cherchent et trouvent des compromis, rassemblent les participants – ndlr) au sein de l’Union européenne et plaident pour des solutions multilatérales aux problèmes mondiaux ». Et il conclut que « c’est la seule option pour l’Allemagne de surmonter avec succès les failles géopolitiques de notre époque ».

L’Allemagne face à la « terrible menace » qui émane de la Russie

Il y a beaucoup de parties sémantiques importantes dans le texte. Il y a aussi une partie consacrée à la « terrible menace » émanant de la Russie. « Lorsque Poutine a ordonné l’offensive, il a détruit l’architecture européenne et internationale du monde, qui a mis des décennies à se construire », écrit Scholz. Et il précise que l’Allemagne dirigera l’Europe dans la confrontation militaro-politique face à cette menace.

Sur ce point, Herr Scholz est l’héritier direct d’Angela Merkel. Rappelons qu’en 2014, la chancelière de l’époque avait inventé un excellent moyen d’augmenter considérablement l’influence politique de l’Allemagne en Europe, au détriment de la Russie : elle avait décidé simplement de diriger le camp antirusse. Et si avant cela, les Européens avaient peur du pouvoir politique croissant de Berlin de toutes les manières possibles (conscients de ce à quoi ce pouvoir avait conduit au XXe siècle), alors, après le début du conflit russo-ukrainien, ils ont exigé de l’Allemagne de « jouer son rôle » dans l’endiguement de la Russie.

Le loup est venu parmi les « moutons européens »

Il s’agissait alors du rôle politique, du leadership. Mais maintenant, après le début du NWO [Nouvel ordre mondial], les exigences sont liées au rôle militaro-politique. Et Scholz, en bon chancelier, répond à cette demande des « moutons européens » concernant l’irruption d’un loup dans le troupeau. « Le rôle crucial pour l’Allemagne à l’heure actuelle est de devenir l’un des principaux fournisseurs de sécurité en Europe en investissant dans nos forces armées, en renforçant l’industrie de défense européenne, en renforçant notre présence militaire sur le flanc oriental de l’OTAN et en entraînant et équipant les forces armées ukrainiennes », explique le chancelier. En fait, l’Allemagne s’est déjà entendue avec les Polonais sur le déploiement de systèmes de défense aérienne allemands « Patriot » sur le territoire polonais. Il est possible que dans un proche avenir, ils soient complétés par des brigades de la Bundeswehr.

De plus, dans le cadre de la « guerre muette », l’Allemagne entend renforcer sa position de leader au sein de l’Union européenne. Et pas seulement en raison de son implication dans les Balkans occidentaux (pays de la sphère d’influence de l’Allemagne). Berlin est favorable au changement du processus décisionnel, en passant du principe du consensus au principe de la majorité : c’est-à-dire l’abolition du droit de la Pologne, de la Hongrie ou de tout autre pays de bloquer les décisions du Union européenne. Scholz qualifie ce principe d’« égoïste » et assure que, sans son abolition, l’Union européenne n’aura aucune réactivité. « Alors que l’UE s’élargit et devient un acteur géopolitique, une prise de décision rapide sera la clé du succès », écrit-il. Naturellement, sans mentionner que c’est le droit de veto exercé par la Hongrie qui a sauvé l’Union européenne de l’adoption de sanctions suicidaires au gaz contre la Russie. 

Enfin, Scholz essaie d’indiquer que ces grands projets de puissance de l’Allemagne ne contredisent en aucune façon les intérêts des maîtres de l’Europe, c’est-à-dire les États-Unis. « Le partenariat transatlantique a été et reste vital pour relever ces défis … Mais un partenariat transatlantique équilibré et durable exige également que l’Allemagne et l’Europe jouent un rôle actif », assure le chancelier. 

Ainsi, il résout deux problèmes. Premièrement, il positionne l’Allemagne comme le bras séculier de l’Amérique, et non comme un rebelle contre la domination américaine dans le Vieux Monde. Deuxièmement, il neutralise les craintes de certains États que l’exclusion des États-Unis de l’UE et le remplacement de l’Amérique par l’Allemagne ne conduisent à l’élimination du seul contrepoids à la puissance allemande (il n’y a plus d’espoir pour la France, et la Grande-Bretagne a quitté l’UE). 

En même temps, Scholz est bien conscient que l’affaiblissement des positions américaines en Europe est un processus inévitable. Cela va de soi et c’est principalement lié aux processus politiques internes en Amérique. La croissance de l’isolationnisme, le conflit au sein des élites du parti, la fatigue de la population appauvrie face au fardeau des dépenses internationales, etc. Alors pourquoi ne pas prêter maintenant une épaule aux Américains, afin qu’ils bénissent l’Allemagne pour son leadership, et ce d’autant plus puis que les Etats-Unis s’écartent eux-mêmes de cette épaule ?

Berlin pourra-t-il réaliser cette ambition ?

La principale question est de savoir ce qui se passera après le « crawl » américain. Les ambitions allemandes sont grandes. Mais Berlin pourra-t-il les réaliser ? Apparemment non. Et les raisons d’un tel scepticisme sont multiples.

L’un d’eux est la qualité de l’élite allemande. Comme leurs homologues des gouvernements d’autres pays de l’UE, les Allemands ont oublié comment diriger leur pays par eux-mêmes. Comme les enfants de moins de 40 ans vivant sous la garde de leurs parents, ils sont habitués à ce que les États-Unis les gouvernent, résolvent tous les problèmes, assument les principales préoccupations de protection militaire et d’évolution des positions. Oui, à un moment donné, le désir de « liberté » se réveille chez les enfants, et ils commencent à se rebeller, à exiger l’indépendance. Cependant, au moment où ils commencent à ressentir le froid glacial de la responsabilité qui s’ajoute à l’indépendance, les enfants prennent du recul dans la zone de confort. C’est exactement cela, en particulier, qui s’est produit sous Donald Trump, lorsque les Allemands se sont vu proposer de reprendre le flambeau du leader du monde libéral rejeté par le propriétaire de la Maison Blanche. Et ils ont eu peur et ont préféré attendre Biden.

La deuxième raison est l’état de l’économie allemande. On supposait qu’il s’agissait du principal avantage concurrentiel de l’Allemagne dans la lutte pour le leadership militaire et politique. Cependant, les autorités allemandes ont tout fait pour neutraliser cet avantage. En particulier, ils ont abandonné les sources d’énergie russes bon marché, à la suite desquelles les entreprises allemandes vont faire faillite ou vont se déplacer vers d’autres pays (en particulier aux États-Unis).

Toutefois, la principale raison du scepticisme reste les processus politiques internes en Allemagne. Le refus des élites actuelles de suivre les intérêts nationaux, la crise économique, les mensonges totaux dans les médias (par exemple, les tentatives de blâmer Poutine pour la détérioration de la qualité de vie des Allemands) conduisent à une augmentation de la popularité des forces d’extrême droite. En particulier, depuis l’été, la cote nationale des « Alternatives pour l’Allemagne » a augmenté de près d’une fois et demie. Et les autorités répondent à cette augmentation, non pas par un changement de politique, mais par une « chasse aux sorcières » : l’arrestation de l’ancien groupe radical « Citoyens du Reich », imbibé d’agents des services spéciaux, sous la sauce d’une prétendue tentative d’organisation d’un coup d’État. Ainsi, Berlin essaie d’écraser les mouvements de droite, mais à la suite de ces tentatives, il obtiendra encore plus de radicalisation de la droite, avec sa transformation en parti de véritables néo-nazis.

Pendant ce temps, les voisins de l’Allemagne voient parfaitement tous ces processus et les comprennent. Peut-être ne seraient-ils pas contre la création du « Quatrième Reich » sous le règne de la RFA, mais ils ne sont absolument pas satisfaits d’assister à la réincarnation du Troisième.

Une bonne nouvelle pour la caricature

Pour qui ne s’en souvient plus, Michel-Ange Flori est cet « afficheur » facétieux qui chaque semaine à une certaine époque affichait sur le domaine public (Toulon), mais avec répercussion sur twitter, une nouvelle expression de son exaspération à l’encontre des covidistes et des macronistes.

Ironie de la vie.

Je connais quelqu’un qui a « fait des études » (comme on dit), des études universitaires et qui avait également le diplôme requis et attendait qu’on lui proposât un poste de chercheur (éventuellement de trouveur) au CNRS.

Je précise tout de suite que ça fait trois ou quatre décennies qu’il attend encore. En vain. Mais pas en vin, car il s’est dispensé, en cette attente, de « picoler ».

« Picoler »… c’est ce que prétend faussement faire régulièrement mon plus jeune petit-fils. Je précise quand même que « picoler », en son langage, cela veut dire « bricoler ». Et lui aussi, cet universitaire avorté, s’est mis à bricoler.

Ne voyant toujours rien venir, il entra (sic) dans une caisse de retraite, où il eut finalement la joie (par le plus grand des hasards) de s’éclater plusieurs années au sein du service « Recherches ». Tout n’était pas perdu.

Son boulot consistait à rechercher sur des micro-films plus ou moins en bon état, et scotchés pour tenir entre eux les bouts, autrement dit sur les copies pourries de vieilles attestations de Déclarations annuelles de salaire des employeurs, les traces écrites de cotisations « retraites » des uns et des autres.

Son travail, qui par ailleurs lui bousillait les yeux, me disait-il, lui laissait le temps de rechercher, sur ces même documents, diverses personnes de sa famille ou encore des artistes ou de gens connus, des chanteuses et des chanteurs de variétés d’alors, des écrivains.

Comme généralement la date et le lieu de naissance de ces personnes étaient présentent sur ces copies, parfois quasi illisibles de ces papiers, il écrivait aux mairies pour obtenir une copie ou un extrait de leur acte de naissance.

Il faisait la même chose lorsque quelqu’un de connu était mort, ou quelqu’un qu’il appréciait (généralement pas connu ou guère apprécié de la masse) : et il recevait en retour une copie de son acte de décès.

À l’époque, seule une administration quelconque pouvait obtenir ce genre de document. On pouvait écrire également, me disait-il, au service des archives du Ministère des affaires étrangères pour les gens nés à l’étranger ou naturalisés.

De nos jours n’importe qui peut l’obtenir, cet acte de décès, auprès des mairies du lieu de décès des personnes.

Ou bien, il écrivait directement aux vivants, du moins quand il avait leur adresse ou celle de leur agent artistique, en vue d’obtenir d’eux une copie de carte d’identité, de passeport…

Il en avait une petite collection de ces photocopies; et connaissait ainsi leurs vrais noms, ou tous les prénoms de « vedettes » de la chanson, du théâtre, etc. ou jugés tels.

Il avait même trouvé une seconde activité annexe pour amuser ses tristes journées bureaucratiques : il prétextait la recherche d’une personne (nom et prénom, ou nom seul), pour demander au gros ordinateur de sa boîte de balayer les fichiers et de lui ressortir des listes de personnes possédant le même nom (et prénom quand le nom était très courant). Ce qui lui permettait de faire des petites recherches patronymiques, sur certains noms de famille qui l’intéressaient.

Ou quelquefois encore, se souvenait-il, il se préoccupait des salaires de certaines personnes. Il découvrit ainsi un jour que le chef des dockers d’une cité océane avait au moins un salaire de directeur d’entreprise conséquente.

Ce qui était amusant (façon de parler) quand on sait que c’était, alors encore, la CGT qui avait le monopole de l’embauche des dockers professionnels et occasionnels. Cet homme jouait à l’ « homme de gauche » et fut élu autrefois comme conseiller municipal « de gauche » d’une mairie « de gauche ». Mascarade.

Malheureusement, un jour, mon chercheur a dispersé toutes ces traces d’existence dans des boîtes afin « de les archiver » (disait-il) ; mais tellement « enfouies » qu’aujourd’hui, il n’est plus capable de les retrouver sans effectuer, à nouveau, de longues et interminables… recherches.

Quelques nouvelles en vrac de la Marche.

Quand j’écris « Marche » je fais allusion à la marche russe, à la Russie de la marge qui a pour nom, au moins en partie, Ukraïna.

Informations qui datent d’hier.

On devrait arriver bientôt à une vraie guerre de religion entre orthodoxes ukrainiens selon que leur église est affiliée à l’une ou l’autre des obédiences patriarcales. L’ennemi principal étant le patriarcat de Moscou. Étant entendu qu’il y a des divisions même au sein du patriarcat de Kiev. Sans oublier que les plus fanatiques bandéristes sont cathos à la mode orientale.

De @UkraineHumanRightsAbuses

À Ivano-Frankivsk [en Galicie], les paroissiens de l’église orthodoxe ont décidé de venir défendre leur temple et de surveiller la porte après que Zelensky et ses voyous aient commencé à piller des églises dans tout le pays.

Rappel : la Galicie est du point de vue religieux, plutôt uniate, c’est-à-dire rattachée à Rome mais de rite oriental (orthodoxe).

La lente progression militaire des alliés se poursuit dans la région de Donetsk, là où est concentré l’essentiel de l’armée otano-ukrainienne, dans ses casemates et ses blockhaus et ses tranchées « à l’ancienne ». Au prix fort des pertes, en premier lieu ukrainiennes.

Donbass Insider : Les forces armées ukrainiennes ont fait sauter un pont à la périphérie nord d’Artiomovsk.

Cela a été annoncé par l’analyste militaire Boris Rojine. « Le front s’est déjà approché de la périphérie nord-est de la ville, donc l’ennemi sape les infrastructures restantes. »

Donbass Insider : Les forces armées ukrainiennes ont perdu plus de 10.000 combattants en raison des appels du président Zelensky à ne pas abandonner Artiomovsk. Cela a été écrit dans le Daily Telegraph.

« L’Ukraine paie pour les appels politiques de Zelensky à ne pas abandonner Bakhmout (Artiomovsk) avec des milliers de combattants tués des Forces armées ukrainiennes. Le nombre de pertes irrémédiables des Forces armées ukrainiennes dans le hachoir à viande [sic] de Bakhmout dépasse clairement les 10.000 combattants », écrit le journal.

Donbass Insider : En direction de Velikaya Novosselkovka (près d’Ougledar), les troupes de la RPD ont commencé des opérations offensives.

Le commandant du bataillon « Vostok » Alexandere Khodakovsky l’a écrit dans sa chaîne Telegram. «L’ennemi n’a pas pu tenir les positions avancées – il s’est replié sur la deuxième ligne en même temps qu’il a retiré ses réserves, et il a montré la principale résistance sur cette ligne », explique-t-il.

Donbass Insider. Malgré le fait que les heures du jour tirent à leur fin, la bataille tout au long de l’arc Kremennaya-Makeyevka ne s’arrête pas. Des avions rejoignent l’artillerie très active (canon et roquettes), en mitraillage de temps en temps passant directement au-dessus des Ukrainiens et après quelques secondes repart en sens inverse. Il y a une bataille sérieuse qui approche, de très haute intensité. Aujourd’hui, il y aura un coucher de soleil sanglant, d’abord, bien sûr, pour les Ukrainiens. À certains endroits, les nôtres ont déjà réussi à récolter des trophées, le premier soldat ukrainien capturé est apparu aujourd’hui.

Erwan Castel . LA FACTURE DE LA SERVITUDE

Cette énième image de soldats engorgeant les hôpitaux à l’arrière du front d’Artemovsk ne me procure aucune joie même si l’hémorragie qu’elle confirme est le symptôme de la déroute du corps de bataille ukro-atlantiste dans le Donbass.

Ce que je vois d’abord c’est la tragédie d’une Europe fracturée subissant ou dans sa servitude occidentale suicidaire, ou dans sa défense héroïque aux avant-postes de la Russie, l’hégémonie criminelle d’un capitalisme vampirique.

Les forces ukro-atlantistes subissent à Artemovsk environ 600 pertes quotidiennes (tués, blessés, prisonniers, disparus), soit 2 bataillons. Côté russe les pertes s’élèvent à 100 tués, blessés… par jour, soit une compagnie.

Artemovsk c’est un enjeu politique, moral, médiatique, mais surtout stratégique, car c’est la clef de voûte de la défense orientale de Kramatorsk et la porte d’accès vers Konstantinovka, Dnipropetrovsk à l’Ouest et Toresk, Krasnoarmeisk au Sud.

Pour Kiev, Maïdan = servitude = suicide !

Erwan Castel SUR LE FRONT D’ARTEMOVSK

Les forces russes maintiennent une pression meurtrière sur les positions ukro-atlantistes dont les pertes atteignent 70 % des effectifs, selon le colonel Andrew Millburn commandant sur place le groupe des mercenaires étasuniens « Mozart »

Les groupes Wagner ont pris pied à l’Ouest et au Sud de la ville dans la rue Fedor Maksimenko pour attaquer dans le secteur de l’usine de tri des déchets et de l’usine d’asphalte.

Plus au Nord, [le groupe] Wagner contrôle entièrement également l’usine de vins mousseux d’Artemovsk et l’usine « Siniat ».

Actuellement, les combats urbains les plus violents se déroulent dans le village disputé d’Opitnoé dans la banlieue Sud d’Artemovsk, qui est un axe principal d’entrée de la ville.

Au Sud les villages continuent d’être libérés, poursuivant l’encerclement opératif d’Artemovsk, ainsi qu’au Nord, près de Soledar où plusieurs unités ukrainiennes ont été évacuées en raison des pertes trop importantes subies…

Erwan Castel SUR LE FRONT D’ARTEMOVSK
Les combats violents se poursuivent pour le contrôle d’Artemovsk (Bakhmut), une ville qui comptait 70 000 âmes avant le conflit et qui se transforme depuis 1 mois en champ de ruines sous les tirs et les bombardements divers.

Ici, un lance-roquettes multiples ukro-atlantiste de 122mm « Grad » tire depuis un quartier résidentiel de la ville qui, inévitablement, devient un champ de bataille à part entière, voué malheureusement à être détruit par les affrontements.

Dans ces batailles urbaines d’une rare violence, la seule attention pour les civils pouvant survivre au milieu de l’enfer, c’est l’organisation de corridors humanitaires protégés par des cessez-le-feu bilatéraux permettant l’évacuation des habitants et des blessés…

Erwan Castel SUR LE FRONT DE DONETSK

Secteur de Marinka

Depuis la fin de semaine, un succès important à été obtenu par les forces russes dans leurs combats contre les bastions ukro-atlantistes enserrant Donetsk du Nord au Sud-Ouest.

Les combats dans Marinka, au Sud-Ouest de Donetsk ont permis aux forces de la République Populaire de Donetsk de prendre le contrôle de 70% de cette petite ville, mais surtout de couper sa garnison – composée principalement de la 79e brigade d’infanterie de marine – de ses lignes d’approvisionnement et de sa liaison avec Krasnogorovka, le bastion voisin.

Fin novembre, les forces ukro-atlantistes avaient déjà été repoussées des quartiers Sud-Est de Marinka qu’elles occupaient depuis 8 ans (quartier de l’usine de pneus) De leur côté, les troupes russes, en avançant jusqu’à la zone de l’entreprise de transport routier ATP 11420 et jusqu’à la fourche de la route O-0530, ont pu ainsi bloquer toutes les contre attaques ennemies.

Le 8 décembre, la 79e brigade ukrainienne a rendu compte au quartier général du groupe « Est » qu’elle avait perdu l’accès à la rue Géologie conduisant vers Krasnogorovka passée sous le feu des obusiers de 152mm et de l’aviation tactique russes.

Cette encerclement opératif de Marinka sonne le glas de ce secteur du front qui une fois passé sous le contrôle des forces russes va menacer au Nord le bastion de Krasnogorovka, qui fait déjà face sur son flanc Nord à des attaques venant de Peski; et au Sud le secteur d’Ougledar lui aussi attaqué par le Sud.

Soit l’Etat-Major abandonne Marinka et c’est tout le front à l’Ouest de Donetsk qui est fragilisé. Soit il jette dans la bataille ses forces de réserve qui y seront fixées au dépend des autres secteurs.

Erwan Castel BOMBARDEMENTS DE DONETSK

Les marchés, centres populaires de la vie socio-économique par excellence sont devenus les cibles privilégiées de l’artillerie ukro-atlantiste, régulièrement bombardé plusieurs fois par semaine.

Tout le monde sait bien qu’un lieu où se vendent des fromages, des chandails, des téléphones, des livres et des fruits est un objectif militaire prioritaire !

Derniers en date: Marché central, bombardement du 10 décembre ; Marché Mayak, bombardement du 11 décembre

BOMBARDEMENTS DE DONETSK

Résumons : Lorsque les forces russes engagent des combats et des tirs contre les positions militaires ukro-atlantistes du bastion d’Avdeevka, l’Etat-Major ennemi riposte…. en bombardant les zones résidentielles civiles situées 10 km à l’arrière du front.

Si jamais vous êtes à la recherche d’un exemple de lâcheté criminelle…

Erwan Castel AIDES OCCIDENTALES À L’UKRAINE

La France, continuant à racler les fonds de ses stocks militaires va fournir à nouveau des pièces d’artillerie aux forces ukrainiennes:

6 obusiers de 155mm TRF-1 ainsi que des lots d’obus. Ces obusiers conçus par la société Nexter il y a plus de 40 ans avaient été déclassés. Leur portée est de 24 km, avec un cadence faible de 6 coups minute et des tubes qu’il faut changer après 3000 tirs.

Les civils de Donetsk, je suis certain, seront avertis immédiatement de l’arrivée de ces nouveaux obusiers français aidant Kiev à commettre ses crimes de guerre dans le Donbass.

Les collabos français devront un jour rendre compte de leur complicité criminelle!

Erwan Castel SUR LE FRONT NORD

Les forces ukro-atlantistes qui se sont avancées au cœur du dispositif russe, à l’Est de Kharkov en septembre sont en train de s’apercevoir qu’elles n’ont pas gagné du terrain mais des « sacs à feu » dans lesquels leurs unités sont écrasées ou brûlées comme dans le secteur de Svatovo avec des TOS 1 A russes (lances roquettes multiples thermobariques).

Erwan Castel SUR LE FRONT DE ZAPORODJE

Les forces russes ont augmenté l’intensité de leurs tirs de barrage dès qu’une concentration ennemie est repérée sur ce front de Zaporodjé où plane la menace d’une autre offensive de Kiev.

Erwan Castel SUR LE FRONT DE KHERSON

Les services de sécurité ukrainiens dans leur opération de filtration des populations de la région de Kherson ont abattu 20 civils à Berislav, accusés d’avoir collaboré avec les forces russes.

Selon des informateurs locaux une nouvelle mise en scène serait préparée pour accuser les forces russes (parties du secteur il y a 1 mois) d’un nouveau massacre dont le charnier viendrait d’être découvert…

Erwan Castel LES CONS ÇA OSE TOUT

Jens Stoltenberg, le Secrétaire général de l’OTAN, cette alliance militaire aux ordres de Washington et qui ne cesse de provoquer la Russie depuis 1995 et particulièrement depuis 2007, vient de déclarer sans honte ni vergogne craindre que le conflit russo-ukrainien ne dégénère en guerre entre l’OTAN et la Russie….

Dans une interview à la télévision norvégienne NRK, Stoltenberg à déclaré que le conflit qui se radicalise et s’il devient incontrôlable, « peut devenir une guerre à part entière qui se transformera en guerre majeure ente l’Alliance et la Russie ».

Et cet incendiaire russophobe de rajouter: « Nous œuvrons tous les jours pour éviter cela ».

Donc, après avoir soutenu le Maïdan et l’agression contre le Donbass, les déclarations bellicistes de l’OTAN, les milliards d’aides militaires envoyés à Kiev ne sont que des actions en faveur d’une résolution diplomatique du conflit et en faveur de la paix ?

Ça me rappelle l’histoire d’une souris qui jouait avec la queue du chat…

Ambassade de Russie en France

​💬 Points forts de la conférence de presse de la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova

🔹 Les États-Unis contrôlent l’Ukraine et la considèrent comme un outil pour réaliser leurs propres intérêts géopolitiques dans une confrontation avec la Russie. D’après des documents sur les livraisons d’armes au régime de Kiev, les États-Unis prévoient d’alimenter les combats en Ukraine au moins jusqu’à la fin de 2025;

🔹 La Suède et le Danemark continuent de refuser de coopérer avec la Russie dans le cadre de l’enquête sur les explosions des gazoducs Nord Stream 1 et 2;

🔹 L’instabilité des prix de l’énergie est une conséquence directe de la décision de l’Occident d’entraîner le secteur énergétique dans une confrontation politique avec la Russie (et l’Europe), à laquelle Moscou s’est toujours opposée;

🔹 L’introduction du soi-disant « plafond de prix » du pétrole russe est une mesure artificielle qui perturbera les chaînes d’approvisionnement et peut aggraver davantage la situation sur les marchés mondiaux de l’énergie. Une fois de plus, notre pays ne fournira pas de pétrole aux pays qui soutiennent ce projet provocateur anti-russe;

🔹 Dans son interview, l’ex-chancelière allemande Angela Merkel a ouvertement reconnu que les Accords de Minsk ont été signées afin de donner à l’Ukraine le temps de se préparer à une confrontation militaire avec la Russie.

TARKOV T.ME/RUSSOSPHERE — LA FOURNITURE D’ARMES PAR LA FRANCE À L’UKRAINE SUR FOND D’ÉPUISEMENT DE SES PROPRES STOCKS D’ARMES EST UNE FOLIE.

Cette opinion a été exprimée sur Twitter par le chef du parti français « Patriotes » Florian Philippot, commentant un article du journal L’Opinion.

Erwan Castel :

CRÉTIN D’ÉLITE !

Yakovleff est un général « micro » qui, sur les plateaux télé de la bien-pensance, confirme que la connerie humaine est la meilleure illustration de l’infini.

Commentant les attaques à l’intérieur de la Russie, ce mercenaire français de l’OTAN a déclaré:

« Dans la portée, ce que les ukrainiens ont montré dans leurs tirs c’est qu’ils auraient pu tirer sur Moscou aussi. Par exemple, ils pourraient très bien dire ‘le prochain grand défilé à Moscou, c’est une cible militaire’. Eh bah voilà, vous faites un grand défilé, et moi, je tape au milieu du bataillon qui défile ».

Tout bien réfléchi, rien ne saurait mieux mobiliser tous les Russes pour la destruction radicale de l’Ukraine car le défilé du 9 mai n’est que l’écume d’une immense vague patriotique sacrée et volontaire autour le l’Histoire, de la Liberté et des Traditions des peuples de Russie.

Le sénateur russe Alexeï Pouchkov réagissant, a qualifié Yakovleff d’ »idiot politique » qui « ne se rend pas compte des possibles conséquences ».

LA DIPLOMATIE DANS UNE IMPASSE

Même si un dialogue subsiste entre les belligérants comme le prouvent les réguliers échanges de prisonniers, l’évolution du conflit ne donne aujourd’hui aucune perspective pour d’éventuelles négociations:

D’un côté Zelensky, répétant à qui veut l’entendre que le conflit ne se terminera qu’après la conquête de la Crimée, et de l’autre Poutine qui marque toute attaque contre la péninsule comme un casus belli inadmissible. C’est d’ailleurs l’attentat sur le pont de Crimée qui avait déclenché la campagne de destructions des centrales électriques ukrainiennes.

Dans l’OTAN, si les politiques ne veulent pas se prononcer sur le sujet laissant Kiev décider seul, en revanche les militaires aident systématiquement Kiev pour ses opérations dans la péninsule.

Voici autre chose (avec du contenu) que le monde moribond LGBTXYZ

Extraits de E&R du lundi 12 décembre 2022

« Le Mondial de la haine », a titré le plus important quotidien israélien Yediot Aharonoth, faussement étonné que la politique de répression des Palestiniens puisse susciter une telle condamnation.

Cerise sur le loukoum, jamais dans les déclarations de victoire des joueurs il n’est question du Roi, de victoire dédiée au Roi Mohammed VI… De quoi mettre en rage la presse sioniste internationale, qui pensait le drame palestinien oublié, enterré, dégagé en touche. Le onze marocain vient rappeler avec fracas et pour une audience mondiale que les peuples arabes ne pensent pas exactement comme leurs dirigeants…

Du site Orient XXI :

Le lundi 28 novembre 2022, lors de la rencontre du premier tour de la Coupe du monde de football entre le Portugal et l’Uruguay, un homme surgit des tribunes et galope quelques secondes sur la pelouse avant d’être plaqué au sol par le service d’ordre du stade de Lusail, à quinze kilomètres au nord de Doha, la capitale du Qatar. La Fédération internationale de football (FIFA) interdisant la diffusion d’images des irruptions de streakers (personnes qui perturbent les rencontres), les téléspectateurs qui suivaient le match en mondovision ne voient rien ou presque des messages délivrés par Mario Ferri, un habitué de ce genre de happening depuis 2009. Mais le soir même, les agences de presse diffusent les photographies détaillant sa cavalcade. D’abord, un drapeau arc-en-ciel avec dessus le mot « pace » (paix en italien) pour signifier sa solidarité avec les LGBTQ+ et son vœu de paix dans le monde. Ensuite, sur son tee-shirt de Superman, deux messages de soutien, l’un aux femmes iraniennes et l’autre à l’Ukraine. Banni des stades pour le reste de la compétition, Ferri explique à moult médias avoir voulu protester contre la censure imposée par les autorités du Qatar et la FIFA sur ces sujets.

Si « Il Falco » (« le Faucon », surnom de Ferri) a eu droit à une belle couverture médiatique pour son acte de bravoure, tel n’a pas été le cas d’un autre streaker qui, lui, a choisi la rencontre Tunisie-France pour accomplir un beau numéro d’acrobate sur le gazon de l’Education City Stadium à Al-Rayyan. Sous les hourras d’une grande partie du public acquis à la Tunisie et scandant « Falastine ! Falastine ! », l’homme brandissait dans sa course un drapeau palestinien et plusieurs joueurs tunisiens ont même tenté d’intervenir en sa faveur quand le service d’ordre l’a raccompagné sans ménagement en dehors du terrain. On ne connaît pas le nom de ce streaker, et aucun grand média occidental n’a cherché à l’interroger… Quelques jours plus tard, le joueur marocain Jawad El-Yamiq a célébré la victoire de son équipe sur le Canada et sa qualification pour les huitièmes de finale avec un drapeau palestinien agité devant les photographes de presse, mais seuls quelques titres et sites arabes ont diffusé le cliché. Et c’est ce même drapeau que l’équipe marocaine a brandi sur la pelouse puis dans les vestiaires après sa victoire aux tirs au but contre l’Espagne et sa qualification historique [sic] pour les quarts de finale.

Bon ! Ben ! En v’là d’un truc qu’est pas-d’ dans l’temps !

Je vous raconte ceci, sans truc et pas truqué.

J’étais tout à l’heure dans le tout petit centre commercial de mon quartier et j’attendais mon épouse ; et il y avait là deux vieilles dames encore alertes (enfin je veux dire des dames de mon âge environ) qui avaient l’air de bien se connaître, peut-être bien depuis l’école, s’appelaient par leur prénom ; et qui allaient se séparer enfin… presque, bientôt : « Bon ! Ben ! … » disait l’une d’elle en effectuant un ou deux pas en arrière.

Enfin tout ça pour dire que quelques minutes après, elles étaient encore au même endroit en train de discuter ; et c’est alors que j’ai entendu une phrase dite par l’une de ces deux personnes, que j’aurais pu entendre dire autrefois par mes parents : « Ça, c’est des trucs de dans l’ temps ».

« Dans l’temps » est une expression que j’emploie encore d’ailleurs. J’allais écrire que les jeunes eux disent plutôt : « autrefois ». En fait ils ne parlent pas du passé. « Dans le passé » n’a pas de sens pour eux qui vivent de plus en plus «  dans l’instant » uniforme, et déjà dans un « demain » plus prisé.

« Dans le passé » n’a PLUS de sens. Les vieux n’ont rien à raconter aux jeunes. Du moins de remarquable. Ce qui ne fut pas le cas de mes parents qui avaient la guerre du côté des civils et des bombardements alliés et du camp en baraques de soldats allemands qui jouxtait alors leur maison avant qu’elle ne fût détruite quinze jours avant « la libération », à me raconter. En long, en large.

« La libération » ? « Le débarquement des « alliés » » conviendrait mieux comme expression, puisque ce sont les Russes qui nous ont libérés, tout là-bas à l’Est et au prix fort et le plus sanglant. Ce que l’on ne dit pas assez.

Mais bon ! (tiens, moi aussi je m’y mets) Je voulais dire que le mot passe-partout « truc » est quand même un drôle de truc, machin, bidule…

En voilà d’un mot qui est encore à la mode par contre. Surtout à notre époque de déconfiture lexicale. Mon petit-fils de trois ans tout juste passé, qui commence à avoir bien du vocabulaire (camion, grue, voiture, garage, pistolet, tourne-vis, marteau, scie, dégage, ouais…) l’emploie, lui aussi à l’occasion. Par contre, dans sa bouche (surtout quand il y traîne une tétine) c’est encore un « cruc ». Il a su dire très jeune notre « r » national particulier, et chez lui cela peut devenir carrément une jota très marquée. Mais il préfère, plus facile à dire, « tr » à « cr », vu le second « c » qui suit. Il ne dit jamais un « trut ».

Cela me fait penser à une petite Italienne croisée, pas vraiment autrefois, car autrefois c’est loin, pas vraiment dans le temps, car dans le temps c’est vraiment très loin, mais juste il y a quelques années, qui paraissait étonnée par ce mot « truc » que j’employais pour tout et pour rien. Et qu’elle semblait découvrir.

Un « trrruc » disait-elle avec au moins une demi-douzaine de roulements de « r » italien. Ou espagnol, si l’on veut. Et avec un très bon « u » bien rendu ; mais il est vrai que certains dialectes, du Nord de l’Italie, connaissent le « u » qui semble être une spécificité de populations qui « dans le temps » parlaient gaulois comme en Gallia.

Traduction de « truc » fut donnée en italien. Son « r », elle m’a montré, sa langue marchait facile à le dire ; mais pour moi … plus dur à reproduire. Du moins spontanément, sans effort. Comme lorsque je parle, ou plutôt parlait « autrefois » espagnol au lycée.

Nos sommes passés par une boulangerie-pâtisserie, pris du pain, et en sortant elle était contente de me dire qu’elle avait entendue une jeune femme dire ce fameux « truc » en désignant, à une autre, un gâteau dont elle ne savait dire le nom.

Ou peut-être simplement par flemme de le rechercher, comme moi lorsque, quelques minutes auparavant, j’avais appelé « truc » une guirlande qui m’étonnait par sa présence presque incongrue ; je veux parler d’une décoration de Noël déjà installée courant du mois de novembre dans une rue du centre de la ville où j’habitais alors.