On l’attendait…
Depuis le coup d’État des nationalistes pro-Union-Européenne et des ultra-nationalistes russophobes et plus généralement xénophobes, il ne se passe pas de jour au sud-est du pays (mais aussi ailleurs dans l’est ou au sud) sans des manifestations des habitants pro-russes (russophones ou russophiles) majoritaires, du moins dans les villes, de la contrée la plus industrielle et la plus rebelle du pays.
Dans la journée, les manifestants pro-Russie ont pris le contrôle de bâtiments administratifs à Donetsk, Kharkov et Lougansk et le Conseil de Région du sud du Donbass a déclaré la création d’une République populaire de Donetsk avec tenue d’un référendum à la criméenne dans le mois qui vient. Mais sera-ce sans coup férir, cette fois-ci ? Des contre-manifestants, moins nombreux semble-t-il, occupent également le pavé. Et l’on sait qu’il y a déjà eu divers affrontement entre les deux camps, si on peut appeler deux camps ceux qui d’un côté et de l’autre ont été floués d’un changement anti-oligarchie au profit d’un coup-de-main antirusse et otanien et du FMI.
Ce jour également, reproduisant une source anonyme des organes de sécurité ukrainiens, La Voix de la Russie nous apprend que les trois unités « policières » « militaires » «anti-émeutes» (au choix) qui vont se déployer dès maintenant dans la région de Donetsk, Kharkov et Lougansk sont aux mains :
– pour une, de policiers (ministère de l’Intérieur) ;
– pour une autre, de miliciens de Praviy Sektor (parti et organisation paramilitaire d’extrême-droite) ; alors même qu’il y a moins d’une semaine les gazettes nous annonçaient que le Parlement ukrainien avait voté le désarmement des groupes paramilitaires et expulsé Praviy Sektor du Maïdan à Kiev ;
– pour une autre encore, de mercenaires Blackwater USA (société militaire privée à immunité quasi-totale qui a été ou est encore très présente en Irak et en Afghanistan), portant l’uniforme de la police anti-émeute Sokol.
Ne manque à l’appel qu’une unité ouvertement sioniste au tableau ; mais que fait BHL ? Au fait, il semble devenu muet!*
Et l’armée que fait-elle ? Que dit-elle ? Que pense-t-elle ?
Jolie chienlit en perspective comme en Irak, Lybie, Syrie et j’en passe.
Dans tous les domaines (financier, économique, social, militaire, policier…) en Ukraine comme par chez nous, on est revenu au temps du féodalisme.
* cf. » Dans les violents affrontements avec les forces gouvernementales, “Delta” a dirigé les “Casques Bleus du Maidan”, 40 hommes et femmes, dont plusieurs vétérans de la Force de défense israélienne […] Delta [est] le nom de guerre du commandant d’une milice dirigée par les juifs ayant participé à la révolution ukrainienne. » (JTA, The ex-Israeli soldier who led a Kiev fighting unit, Haaretz, 28 février 2014)
Au bord de l’apoplexie, les grands démocrates «de gauche» du torche-Q bien connu (cher et de mauvaise qualité) entre en résistance (sic !). On croit rêver :
Le sous Hérisson-Marius-Cent Blagues gaucho, ne sachant plus quoi faire face à « la remontée nauséabonde de prurit franchouillard des heures les plus sombres » fait un prix pour ses improbables lecteurs de province soumis au diktat de la mauvaise démocratie majoritaire (enfin, majoritaire vite dit ; vu le taux des abstentionnistes + des votes blancs et nuls).
Après avoir été le journal officiel antimusulman pour la plus grande joie des beaufs de gauche (n’est-ce pas Cabu ?) et de droite et de leurs extrêmes, Charlot-Hebdo devient donc l’organe officiel (et peut-être bien subventionné, je l’ignore) de la RAAS, la Résistance Antifasciste, Antiraciste et Sioniste. Également connue sous le nom de : RACE : Résistance Anti-antisémite Cosmopolite des Élites. Avant même, d’ailleurs, que le Conseil Antinational, Cosmopolite, Apatride, Interlope et Mondialiste de la Résistance ne se mette en place. Bien loin donc du Front National, je parle évidemment du Front National de Lutte pour la Libération et l’Indépendance de la France créé, après la rupture entre le gentil stalinisme et le méchant hitlérisme, par le Parti dit Communiste Français.
Le torche-Q propose donc aux gogos et autres pigeons des abonnements à mi prix aux habitants des mauvaises cités franchouillardes.
Je trouve que c’est aussi intelligent que la menace proférée par le petit salarié « directeur » du Festival d’Avignon d’aller voir ailleurs si le maire d’Avignon était un « méchant facho » ; ou que de déplacer un festival de la ville de Beaucaire (soit dit entre parenthèses, seuls en pâtiront les commerçants du coin tandis qu’une bonne partie des habitants diront « ouf » à cause de l’indigence de cette «animation» comme les criméens rigolent devant la fermeture des Mac Do’ chez eux) ; ou que d’annuler, comme l’a fait le pitoyable propriétaire du club de Toulon, une rencontre amicale de rugby entre Béziers et Toulon sous prétexte que les gens de Béziers avaient mal voté. «Amusant» quand on sait qui dirigeait il n’y a pas si longtemps la ville de Toulon.
Petite digression (enfin pas tant que ça).
Ce Mourad Boudjellal, propriétaire et président du club de Toulon, par ailleurs connu pour avoir magouillé et fait son fric dans le milieu de l’édition de la bande dessinée, a coutume de se prendre pour le centre du monde. Le club de Toulon, l’un des plus friqués de France et possédant diverses vedettes « z-internationales », ne peut que gagner et est très jalousé, vous pensez bien. C’est pourquoi – prétend-il – les arbitres lui fait perdre des matches exprès; ce que Boudjellal appelle des « sodomies arbitrales ». C’est pourquoi également la Fédération Française de Rugby devrait être aux ordres de ce type et ne lui ôter des joueurs pour l’équipe de France (dont il n’a rien à faire) que selon son bon vouloir.
Avec Bernard Laporte, ex entraîneur contesté de l’équipe de France de rugby et ex ministre de droite des Sports, totalement inexistant et incompétent, et aujourd’hui manager du club de Toulon, ils font la paire de pauvres mecs. Actuellement, Laporte est sous le coup d’une interdiction de banc, de vestiaire, et même de contact téléphonique pendant les matches, jusqu’à la fin de la saison (décision prise par la Fédération et confirmée tout récemment par le Comité Olympique français) pour avoir une nouvelle fois dénoncé comme incompétents les arbitres qui s’ingénient à faire perdre son club chéri.
Enfin, pour en revenir à Charlot : « votre ville vient de passer à droite ou à l’extrême droite? Vous n’envisagez pas de déménager ? Charlie vous soutient dans cette épreuve : on vous offre le tarif réduit pour tout abonnement pris jusqu’au mardi 8 avril inclus », explique les pantins et autres bobos de cette officine « humoristique » en voie disparition. Quelle misère ! C’est aussi drôle que «l’humour juif» d’un Bouvard ou que «l’humour homosexuel» d’un Ruquier. Je dirais même que c’est dans la droite ligne de notre grand humoriste quenello-merguezien, le petit Nicolas (Bedos).
Eh, ne nous y trompons pas : « c’est un acte militant », affirme le Charlot qui ajoute : «on a fait ça aussi pour faire rire, pour détendre l’atmosphère». Personnellement, ça ne me fait pas rire, ni même sourire ; je ne vois pas en quoi ça détend l’atmosphère, bien au contraire. Et je crois, comme beaucoup, que le vrai problème présentement c’est la gauche au pouvoir – tout ce bloc historique de gauche politico-médiatico-cultureux – et plus généralement la clique mondialiste UMPS, pour ne pas parler des autres.
De toute façon, cet abonnement discriminatoire à demi-tarif est illégal. Et qui plus est : « nous n’avons pas remarqué une hausse de nos abonnements suite à cette offre », conclut le Charlot.
Évidemment, même à demi-tarif, et pour les méchants fachos eux-mêmes (c’est-à-dire l’énorme majorité des français selon les salonards « de gauche »), Charlot est encore trop cher et trop râpeux pour un bon usage dans leur cabane au fond du jardin.
De croah.fr
Assignation en référé pour Joe le Corbeau : la pègre veut faire un exemple !
Non content de m’avoir mis en examen et placé sous contrôle judiciaire, la pègre sioniste, incarnée par la LICrA, me fait transmettre à mon domicile, ce mardi 18 mars, une assignation en référé par un huissier de justice.
Leur objectif est simple : censurer au plus vite et définitivement le site Croah.fr, en me condamnant par la même occasion à une lourde peine, pour avoir eu l’outrecuidance de remettre en question, par dessin ou par écrit, la légitimité de l’État d’Israël et l’influence néfaste de leurs représentants sur les institutions de notre pays, la France.
Pour ce faire, ils emploient toujours le même procédé : c’est celui de l’esclavagiste qui prétend que son esclave incite à la haine lorsque celui-ci refuse de se soumettre à sa domination et à sa vision de l’histoire et de la politique.
Le public qui me suit est de toutes les origines ethniques, confessionnelles et nationales, et je m’en réjouis. Nous sommes animés par la colère face aux injustices quotidiennes dont sont victimes la grande majorité des Français ; la seule haine que nous percevons émerge d’associations communautaristes et tribalistes qui attaquent en justice et ostracisent tout opposant politique via l’ensemble des médias de masse, où seul leur avis (celui du CRIF, de la LICrA, de l’UEJF, etc.) est considéré comme recevable. Ils menacent de mort, séquestrent, passent à tabac et tuent par le biais de leurs milices (BETAR, LDJ, Antifa…), et avec la complicité évidente de l’appareil d’État… des méthodes qui s’apparentent à celles d’une mafia très puissante et qui nous rappellent « les heures les plus sombres de notre histoire ».
Ce jeudi 27 mars, je serai donc entendu à 14h00 par le juge des référés à Toulouse, comme un vulgaire criminel.
Ma présence n’étant pas indispensable, je serai représenté par deux avocats. Merci pour votre soutien !
Afin de mettre à exécution leur projet, la LICrA convoque également l’ensemble des opérateurs internet (SFR, Bouygues, Free, Orange, etc.) pour les condamner à de très lourdes amendes dans le cas où il ne censureraient pas mon site web ; une procédure totalitaire qui fait tache dans un pays dont les « représentants » sont si prompts à donner des leçons de morale et de liberté d’expression à des pays comme la Chine ou la Russie.
À l’heure où les émissions télé sont de plus en plus dégradantes et avilissantes, les films, séries et jeux vidéo de plus en plus violents, à l’heure où tous les repères moraux des sociétés occidentales sont délaissés au profit des idéologies néfastes d’une poignée de milliardaires, nos institutions ne trouvent rien de mieux à faire que de m’assigner en justice afin de protéger et de satisfaire une petite minorité d’argent, tout cela pour quelques dessins et écrits potaches tournant en dérision cette mafia.
Vidéo explicative, tournée début février, à propos de ma mise en examen :
http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Hr6GsHsaXrI
Le site Croah.fr est en danger : nous vous invitons à nous soutenir concrètement en commandant les produits sur la Boutiquenelle, ou par l’achat d’une carte postale collector dont le prix serait fixé par votre générosité, afin de nous défendre au mieux face à nos oppresseurs.
Quenellement vôtre !
Joe le Corbeau
Copié-collé du Figaro de ce jour.
Remarque liminaire :
Je ne suis pas en accord total avec le texte qui suit, à propos en particulier du concept de « libéralisme » dont le sens maffesolien ne me semble pas suffisamment expliqué, explicité ou clair (« antiétatisme » équivoque, absence de toute évocation des méfaits immenses du mondialisme chez Maffesoli qui je crois fréquente, drôle d’idée, des officines péri-mondialistes) ; et rien dans ce texte au-dessus du local, si ce n’est uniquement en négatif (pas d’évocation de la nation, de la culture ou de la langue comme ferments d’unité nationale et même supranationale; confusion entre laïc et laïcard) et même déni de valeurs nationales communes et universelles.
Je veux dire de valeurs positives, humanistes et de réel progrès – qui ne peut être qu’une remise en cause du productivisme, de la croissance (tant « économique » qu’humaine), du technologisme utilisé pour le pire plus que pour le meilleur, de la mise à mal de la Nature, de notre Terre, de la Faune, de la Flore, de la Beauté du Monde.
Certes évocation du Rêve des peuples chez Maffesoli, je dirais moi : du Bon Rêve, de la Poésie du Monde et de la Vie; et du Sacré sous toutes ses formes. Dont l’Art non dévoyé, ou les réalisations collectives qui élèvent réellement les hommes et les unissent au-delà de la politique partisane ou des religions. Sans oublier la remise en cause obligée et radicale du totalitarisme de l’Argent, de la dictature du Capital, de l’esclavagisme salarié généralisé…
Je crois connaître un petit peu mon Maffesoli pour voir chez lui derrière le mot « libéralisme », le mot « libertaire ». Personnellement, à la différence de la petite-gauche et autres bobos, et je l’espère comme Maffesoli (mais j’en doute un peu), je n’irai jamais établir quelque lien, quelque union contre-nature entre les deux, sous le vocable assassin de « société libéralo-libertaire » comme l’établissent et l’affirment fièrement les socialos-communos-gauchistes contemporains et assimilés de droite, tous grands adorateurs du Veau d’Or talmudo-mondialiste inique (dégénérescence du terme « international » – pourtant composé de « inter » et de « national » – chez eux également). Tous grands prophètes et grands prêtres du déclin humain généralisé, en tous domaines : écologique, économique, culturel, moral…
Je parle de « libertaire », dans son sens noble, celui de la grande époque, socialement, culturellement, non encore dévoyé par l’« antifascisme » et l’« antiracisme » et non récupéré par la bourgeoisie et petite-bourgeoisie « de gauche » repue, pseudo-anars bobos et autres pantins libertins, drogués, parfois même pédophiles et dégénérés à la Cohn-Bendit.
En cela, moins « libéral » que Maffesoli qui a le « libertarisme » facile et complaisant, je ne vois en rien dans les pseudo-déviants, pseudo-rebelles, pseudo-contestataires, pseudo-dissidents et dans tous les faux en-dehors donnés en spectacle aux veaux, quelque « graine d’ananar » comme disait Ferré dont le slogan était : Amour, Anarchie. Amour, et non pas haine ou dégénérescence humaine. Communion, partage. S’élever et non s’abaisser.
Mais je suis entièrement d’accord – depuis bien longtemps déjà – sur le constat concernant les « votations », et sur les sens à donner à l’abstention politique, à une politique qui serait réellement locale, réellement populaire et réellement démocratique (refonde totale du système électif, proportionnelle intégrale, démocratie directe et la moins représentative possible, la plus partagée, etc.). Pas un mot, un élément d’avancé – malheureusement – au sujet des formes démocratiques au niveau du local dans cet article. Sur une nouvelle et nécessaire Constitution, réellement démocratique et une redéfinition totale des notions, des contenus et des rapports du Législatif, de l’Exécutif et du Judiciaire.
Je suis très en accord également avec le constat qu’il n’existe plus dans notre société de lieu de « communautarisme » ou de « collectivisme » ou de « communisme » local. J’emploie évidemment ces mots dans un sens non intégriste ou non stalinien. Je veux dire que Maffesoli a parfaitement raison d’insister sur la mort presque achevée de tous les organes, de toutes les instances, de tous les lieux qui unissent les hommes. Cela a commencé dès le début de la révolution bourgeoise par l’interdiction des coalitions, des corporations et, pendant près d’un siècle, des grèves.
De nos jours, c’est la mort des partis et syndicats de masse, le dévoiement même du mode associatif sans but lucratif. C’est la mort des Églises chrétiennes. Ou de la conscription. La mort des liens sociaux de proximité, tant à l’usine et au bureau que dans les villages et les quartiers dortoirs. La mise à mal de la solidarité entre les générations. La dispersion, l’éclatement.
La remise en cause même du Temps et des rythmes sociaux communs : la semaine de travail et les périodes de congé à la carte dans nombre d’entreprises ; et après la disparition de la notion de jour et de nuit, de matin et d’après-midi dans les usines vouées au fordisme, taylorisme, stakhanovisme et autres surexploitations des hommes, présentement de la notion même de dimanche et de jour férié. De moments particuliers communs et uniques fédérateurs des hommes dans les familles, les contrées, le local. L’invasion du temps éternel et plat de la consommation marchande béate pour les amorphes.
Et pour finir, la remise en cause d’une manière patente de l’utilité même de se mettre en grève, de manifester ou même de voter : voir ce que la maffia gauche-droite des politiciens et autres députés a fait du Non majoritaire à une Europe du fric. De l’échec assuré, programmé. Qu’attendre d’autre au niveau du Travail, d’un syndicalisme partisan, désunificateur qui ne vit, comme la Presse, les partis et toute la sous-culture ringardo-mondialiste, de la manne publique ? Générosité des donateurs ! Qu’attendre d’autres de bureaucraties (très mal en point) et de leurs apparatchiks ?
Voir comment, enfin, la gauche et la droite, et leurs extrêmes en particulier, traitent la question locale dans son essence régionale ou régionaliste. Le refus jacobin d’existence qui remonte à cette même révolution bourgeoise de 89 (qui fut tant aimée des bolchéviques). Celle qui affirmait : la superstition parle bas-breton. Celle qui extermina des dizaines de milliers de Chouans et Vendéens au nom de la République contre la Monarchie et de l’athéisme contre le christianisme. Et au nom suprême des Droits de l’Homme et du Progrès !!! Curieux athéisme tout nourri d’ailleurs de l’esprit sectaire et d’une religion d’Élus des loges généralement intolérants.
À notre époque, il suffit d’écouter un Jean-Cul Merluchon (pas des mers bretonnes pour deux sous, mais pied-noir) conspuer les Bonnets Rouges, pour se rendre compte que la mentalité de la Terreur est encore vivante et vivace parmi les francs-maçons, en particulier certains hystériques de gauche. Il en va de même des sionistes qui mettent dans le même panier franchouillards et régionalistes. Je rappellerai ce propos hilarant (si, Ruquier a ri, c’était donc drôle) du petit Bedos, je veux dire de Bedos fils, aussi haineux et anti-France et vil que le père, ce français Crémieux ennemi de l’autodérision, déclarant à Dieudonné, mais à distance cathodique respectable seulement : « je te mets cette merguez dans ton gros cul de breton inculte ». Il n’y a évidemment aucun second degré là-dedans. Pour la simple raison qu’on est déjà ici au niveau du Soleil. En plein prêchi-prêcha talmudique.
Bon j’arrête ; lisons :
FIGAROVOX/HUMEUR – L’écrivain Michel Maffesoli considère que l’abstention ou le vote Front National révèlent, en creux, un profond désir des Français pour une autre politique, une autre organisation sociale.
Michel Maffesoli, professeur à la Sorbonne, vient de publier, en collaboration avec Hélène Strohl, Les nouveaux Bien-pensants, (éditions du Moment).
Chateaubriand nous l’a appris: vu le nombre de nécessiteux, il faut être économe de son mépris ! Et pourtant, les réactions aux résultats des dernières élections sont tellement affligeantes, qu’elles ne peuvent que susciter un tel mépris. La classe médiatico-politique est tellement déphasée, l’entre-soi est à tel point développé que ses commentaires harassent l’âme et laissent l’esprit pantois. Si bien que les discussions du café du commerce, à côté, apparaissent comme des sommets de subtilité théorique!
Pour ma part, voilà longtemps que j’ai parlé d’une «transfiguration du politique». Celle faisant glisser la chose publique d’un contrat rationnel à un pacte émotionnel. Et faute de repérer une telle mutation, disais-je, on verrait se développer l’abstention ou, autre cas sur lequel les commentateurs font silence, la non-inscription sur les listes électorales. (les jeunes de 18 à 24 ans, inscrits automatiquement sur les listes électorales, se sont abstenus à 64% ; un ouvrier sur deux n’est pas allé voter! ).
Il ne faut bien sûr, pas juger les abstentionnistes ou les «non-inscrits» comme on l’entend trop souvent, à partir de critères moraux: refus d’engagement, égoïsme individualiste et autres jugements convenus. Il s’agit bien au contraire de cette secessio plebis d’antique mémoire qui s’exprime lorsque le pouvoir politique ne représente plus en rien la puissance populaire. Pour le dire en termes plus familiers: le ras le bol est une autre manière de dire: «cause toujours, tu m’intéresses».
Saturation qui certes concerne le pouvoir en place, mais qui, d’une manière transversale, touche tous les partis «établis». Très précisément en ce qu’ils ne savent plus dire ce qui est vécu par le plus grand nombre. Ils n’expriment plus les préoccupations réelles des peuples, qui au contraire de ce qui est dit vont bien au-delà d’une seule inquiétude pour le pouvoir d’achat et le chômage, mais s’intéressent aussi à l’imaginaire, au rêve, à ce qui enchante ou réenchante le vivre-ensemble. Dès lors, ils ne peuvent plus les représenter. Les éléments de langage et autres langues de bois ne sont plus du tout en pertinence avec l’esprit du temps. Il n’est donc pas étonnant qu’ils soient considérés comme, tout simplement, impertinents!
*
Impertinence particulièrement évidente pour les affidés de la «normalité normopathe» au gouvernement. Rappelons à cet égard la formule du vieux Marx, qui sur ce sujet en savait, d’expérience, un bon bout: «les petits bourgeois n’ont pas de morale, ils se servent de la morale».
Mais cette instrumentalisation de la morale (ils préfèrent dire éthique, ça fait plus moderne) ne fait plus recette. Et très rapidement, on se rend compte que leur fameux «sociétal» (loi sur le mariage pour tous, pseudo lutte contre les discriminations, fausse protection contre leur propre volonté des personnes se livrant à la prostitution, développement des leçons de morale à l’école et propagande sur la parité et autres égalitarismes de genre) tout cela est pure diversion, forfanterie sophistiquée ou simple hypocrisie.
Le vrai sociétal consisterait à prendre acte du fait que le libéralisme au sens d’un anti-étatisme et d’une relativité des valeurs n’est pas une monstruosité, ce qui implique que l’Etat providence et la morale publique ont fait leur temps: la laïcité au sens d’une neutralité rationaliste, la fraternité au sens d’un assistanat généralisé, le républicanisme au sens d’un refus des liens communautaires, toutes ces «évidences de la modernité» ne font plus sens. Ce qui ne signifie pas la fin des valeurs communes, bien au contraire. Mais un bien commun défini situation par situation, dans lequel le lieu fait lien, le terroir fonde l’appartenance. Il faut penser ce localisme (qui n’est pas l’imitation de l’ancien, mais une nouvelle forme d’attachement à la proximité et à la communauté) et agir en conséquence.
C’est faute de prendre en compte le changement de cycle qui s’annonce, c’est quand on refuse de voir qu’un paradigme postmoderne est en gestation que l’on assiste au repliement sur soi et sur un passé nostalgique, dont le F.N. mais également les divers groupuscules d’extrême gauche (ex-trotskystes ou staliniens) sont l’expression. Mais de grâce ne voyons pas dans le vote F. N. la simple manifestation d’une crise économique ou d’un chômage récurrent. Le problème est bien plus profond qu’une mauvaise conjoncture. L’abstention, le phénomène de non inscription, la non-participation aux procédures démocratiques, tout cela peut être compris aussi comme une nouveau «devoir civique».
Ecoutons bien ce que disent les électeurs: «on veut essayer autre chose». Sans dire quoi, sans vouloir savoir quoi, sans programme sérieux, on le leur reproche assez du haut de la sphère technocratico-politique qui se gausse de ce populisme.
*
C’est pourtant une manière de dire, en creux, que le vivre-ensemble ne repose plus sur le contrat social, comme une simple expression rationnelle de l’addition d’un individu rationnel à un autre individu rationnel, au travers de l’institution étatique! La république ne permet plus cette communion, cette expression des émotions collectives, ce sentiment que je ne suis pas seul face au destin, mais que nous affrontons ensemble un destin commun. On le voit bien, les grandes institutions de la république qui permettaient que s’éprouve ce contrat social, qu’il ne soit pas que des mots, mais aussi un sentiment, ne fonctionnent plus: école, partis politiques, syndicats, paroisses, œuvres sociales, autant d’institutions qui ne font plus sens commun.
Être relié aux autres requiert un lien immédiat en un lieu qui devient lien. Peut-être est-ce là la nouvelle expression de la démocratie. Mais justement, les partis «traditionnels» qui n’ont pas d’expression locale particulière, pour qui souvent les élections locales sont un simple tremplin à une onction nationale, trahissent en quelque sorte cette démocratie de proximité.
Dès lors les électeurs s’en désintéressent ou sont prêts à essayer «n’importe quoi d’autre».
Il y a bien une vraie passion pour les affaires de la cité: à condition qu’elle ne soit pas accaparée par une caste politique accompagnée de ses commentateurs journalistiques et pseudo-experts intellectuels. Elle s’exprime de multiples façons, hors des cadres connus. C’est là le terreau d’une revivification d’un politique transfiguré, attentif à la cité dans son entièreté.
© RIA Novosti. Alexei Danichev
MOSCOU, 20 mars – RIA Novosti
Les constructeurs navals russes pourraient construire eux-mêmes des porte-hélicoptères si la France ne livrait pas ses deux Mistral à la Russie, a déclaré une source du Groupe unifié de construction navale russe (OSK), le coordinateur du projet pour la partie russe, écrit jeudi le quotidien Izvestia.
Le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a déclaré que le contrat signé en 2011 pour la livraison de deux porte-hélicoptères Mistral pourrait être rompu si la Russie ne changeait pas sa politique en Ukraine. Selon les prévisions de la marine, les navires devaient être mis en service en 2015. L’arcasse [charpente horizontale qui lie les estains à l’étambot] du premier navire, fabriquée au chantier naval Baltiïski de Saint-Pétersbourg a été remise à la compagnie française DCNS pour construire les autres parties. En octobre 2013, le bâtiment a été mis à l’eau pour des essais et en automne 2014 il devrait être transmis à la marine russe. L’arcasse du second navire devrait arriver sur les chantiers navals français en juin. [à Saint-Nazaire]
« Si les partenaires français renonçaient à tenir leurs engagements, nous pourrions construire nous-mêmes ce navire – nous avons déjà reçu la majeure partie des documents sur le Mistral.
Si les Français rompaient le contrat et refusaient de nous rendre l’argent alors ils perdraient leurs droits sur ces documents. Nous pourrions donc construire ces navires par nos propres moyens, si la marine était toujours intéressée par ce projet », explique une source de l’OSK.
Selon les représentants du secteur, la création d’un bâtiment de débarquement de même type ne poserait pas de problème pour la construction navale russe, même en l’absence de plans.
« La conception demandera près de deux ans, le Mistral n’a rien de complexe – c’est une barge avec un moteur et un dock pour les hélicoptères et les chars. Après l’approbation du projet, la construction nécessitera près de 18 mois », ont déclaré les représentants de l’OSK.
Le contrat pour la construction des deux Mistrals s’élève à 1,2 milliard d’euros. La Russie a déjà versé près de la moitié de cette somme.
La source explique que le coût de construction de navires de guerre était calculé selon la formule classique – 1 milliard de roubles (20 millions d’euros) pour 1 000 tonnes de tirant d’eau. De cette manière, un porte-avion de même classe que le Mistral avec un tirant d’eau de 21 000 tonnes coûterait à la Russie près de 400 millions d’euros. 20 à 25% de cette somme sera dépensée pour la conception.
Si l’un des navires était remis à la marine sans être terminé, il serait possible d’achever sa construction en Russie. Cependant, le scénario d’un changement de prestataire n’apporterait rien de bon selon le vice-amiral à la retraite Vladimir Zakharov.
« Celui qui commence la construction d’un navire doit forcément la mener à terme. Il est facile de construire la coque, alors que faire d’un navire un tout est la tâche la plus difficile. S’ils ne voulaient pas le terminer, il faudrait rompre le contrat, qu’ils paient une pénalité et reprennent ce qu’ils ont fait », a déclaré Vladimir Zakharov.
Plus tôt, les représentants des chantiers navals Baltiïski avaient déclaré que l’un des objectifs de ce projet international visait à maîtriser les technologies militaires étrangères. Ils ne sont plus de cet avis.
« Le Mistral est un bâtiment construit selon des règles civiles : c’est un simple ferry pour le transport de voitures. Ce n’est pas sérieux d’obtenir de nouvelles technologies en construisant de tels navires pour un pays qui, lui, construit des porte-avions nucléaires », a déclaré le représentant des chantiers Baltiïski.
COPIÉ-COLLÉ DE : LA VOIX DE LA RUSSIE de ce jour.
Olivier Renault
Encore une fois, les événements nous apportent la preuve que le gouvernement provisoire de Kiev n’a rien à voir avec la démocratie et que ce gouvernement provisoire veut la guerre et faire coulant le sang.
BHL, François Hollande, Angela Merkel, Barack Obama soutiennent une bande de tueurs dans des costards de députés. Le parti Svoboda, dont le président a officiellement appelé à « prendre les armes contre les truies de Russes, contre les cochons de Juifs, contre les Allemands et contre les autres dégénérés », montre de nouveau son vrai visage dans le passage à l’acte du député Igor Mirochnitchenko. Une vidéo http://vimeo.com/89435684 mise en ligne sur Internet dans la nuit de mardi à mercredi montre des députés ukrainiens membres du parti politique Svoboda [Svoboda = Liberté !!!] en train de frapper et d’intimider Aleksandr Panteleïmonov, le DG par intérim de la Société nationale de télévision de l’Ukraine (NTKU) pour que ce dernier signe sa démission. Les observateurs internationaux et les Ukrainiens sont horrifiés de voir de tels actes.
Le député en charge de la liberté d’expression frappe. Dans un communiqué du 19 mars, Reporters sans frontières écrit : « Nous condamnons fermement l’agression d’Aleksandr Panteleïmonov, directeur général par intérim de la Compagnie de télévision nationale ukrainienne (NTKU). Dans la soirée du 18 mars 2014, une vingtaine de personnes menées par des députés du parti nationaliste Svoboda ont fait irruption dans son bureau, l’ont insulté et battu, avant de le forcer à signer une lettre de démission ». L’OSCE, pour la liberté des médias, avec sa représentante de l’OSCE Dunja Mijatovic a dénoncé le comportement des députés et membres du parti nationaliste ukrainien Svoboda qui ont usé de la violence pour obliger le directeur de la Société nationale de télévision de l’Ukraine (NTU) à signer sa démission. « Je suis consternée par cette action indigne qui va à l’encontre de toutes les valeurs de la liberté des médias. C’est un acte qui ne peut pas être toléré. C’est un incident particulièrement grave, car certains attaquants ne représentent pas seulement la branche législative du pouvoir, mais sont également membres de la Commission de la Rada (parlement) pour la liberté d’expression et d’information », a expliqué Mme Mijatovic. Le député du Svoboda qui frappe le directeur de la télévision est dans la Commission pour la liberté d’expression ! « Igor Mirochnitchenko en particulier n’a plus sa place au sein de la Commission parlementaire pour la liberté d’expression et d’information », déclare Johann Bihr, responsable du bureau Europe de l’est et Asie centrale de Reporters sans frontières. D’autres députés du même parti, Bogdan Beniouk et Andriy Illenko, accompagnaient Igor Mirochnitchenko. Ils accusaient Aleksandr Panteleïmonov, qui était à la tête de la télévision publique sous le président déchu Viktor Ianoukovitch, d’être un collaborateur de Moscou en lui reprochant la diffusion de la cérémonie officialisant le rattachement de la Crimée à la Fédération de Russie, le 18 mars à Moscou.
Eva Ehrman dénonce le silence. Eva Ehrman a travaillé de 1989 à 2006 comme présentatrice du journal télévisé de la ARD et a été licenciée après avoir publié un livre dénonçant la politique familiale en Allemagne. A la fin de sa carrière à la ARD, elle a expliqué qu’elle mettait en cause les informations qu’elle présentait aux téléspectateurs, s’étant rendu compte que son média ne disait pas toute la vérité sur les faits politiques dans le monde. Aujourd’hui collaboratrice à notre rédaction allemande de La Voix de la Russie, elle dénonce le silence sidéral sur les actes violents envers le directeur de la télévision ukrainienne. « Nos médias ne disent pas un mot sur ces violences. Où sont les cris pour défendre la liberté de la presse et de penser ? Où sont les protestations de nos collègues des médias ? C’est pourtant un acte violent dans un Etat de droit qui est l’Ukraine et qui se trouve actuellement sous les feux de l’actualité. Où sont nos responsables politiques qui ont pour habitude de dénoncer de tels agissements dans des micros ? Rien ! », écrit Eva Ehrman. Pour notre collègue allemande, l’instabilité en Ukraine provient des organisations paramilitaires de l’extrême droite. « Ce sont ces mêmes individus qui ont attaqué la télévision. Flanqués de symboles nazis, ils ont durant des semaines manifesté sur la place Maïdan contre le gouvernement ukrainien. L’extrême droite se voit comme le véritable défenseur de la place Maïdan. On a assisté à un putsch. Avec le renvoi du directeur de la télévision ukrainienne, par l’emploi de la violence, nous assistons de nouveau à un acte tragique en direction de la déstabilisation de l’Ukraine et aussi de la Russie. »
Publié le 19 mars 2014.
L’UPR demande que Laurent Fabius soit démis de ses fonctions de ministre des Affaires étrangères.
Depuis son entrée en fonction au Quai d’Orsay, Laurent Fabius a multiplié, à une cadence sans équivalent dans notre histoire contemporaine, les fautes diplomatiques de débutant et les erreurs de jugement les plus graves.
Sa politique, consistant à s’aligner systématiquement sur les positions dictées par les États-Unis dans tous les domaines, a pour effet de saboter comme à dessein tous les intérêts diplomatiques, moraux, économiques et industriels de la France.
Sous la direction de Laurent Fabius, la diplomatie française est devenue encore plus brouillonne, belliciste, arrogante, coupée de ses amitiés traditionnelles et méprisante vis-à-vis du droit international que sous celle de son prédécesseur, ce qui n’est pas peu dire. La pratique permanente du « deux poids, deux mesures » a rendu la voix de la France insupportable d’hypocrisie et, finalement, insignifiante.
Parmi les bévues les plus inadmissibles et les échecs les plus cinglants de Laurent Fabius, l’Union Populaire Républicaine (UPR) relève :
- L’impasse dans laquelle il a placé la France en faisant reconnaître diplomatiquement l’opposition syrienne, composée pour partie de groupes terroristes qui se déchirent aujourd’hui entre eux. Laurent Fabius avait, en outre, souhaité publiquement la mort d’un dirigeant étranger – en l’occurrence le Président syrien – en usant d’un langage de truand pour déclarer que « Bachar Al-Assad ne mériterait pas d’être sur la terre » ;
- L’application par la France des sanctions unilatérales américaines à l’égard de l’Iran, qui sont contraires aux règles de l’OMC, contournées par une série de pays dont les États-Unis eux-mêmes et Israël, donc inefficaces et dévastatrices pour les intérêts industriels français. L’ordre proféré par Barack Obama à Renault de quitter l’Iran n’a suscité aucune riposte du Quai d’Orsay mais au contraire une obéissance servile ;
- Le blanc-seing donné à Washington et à l’Union européenne dans les négociations du « grand marché transatlantique », avec une complète indifférence pour les conséquences cataclysmiques que cet accord aurait sur ce qui reste de notre économie et de notre démocratie ;
- La lâcheté absolue et l’absence de réponse appropriée face au scandale des écoutes de la NSA contre les administrations et les citoyens français ;
- Les condoléances dithyrambiques, formulées à l’annonce du décès du général Giáp, vainqueur de l’armée française au Vietnam, sans un seul mot pour la mémoire des soldats morts pour la France ;
- Le soutien de la France à un coup d’État en Ukraine, conduit au vu et au su de tous par les États-Unis d’Amérique et des milices d’extrême droite contre le pouvoir légal, en violation de l’article 2 de la Charte des Nations unies et de l’article 111 de la Constitution ukrainienne ;
- À cette occasion, Laurent Fabius a osé rencontrer et soutenir, publiquement et au nom de la France, Oleh Tyahnybok, chef du parti néonazi « Svoboda », placé au cinquième rang des dix organisations les plus antisémites et les plus dangereuses du monde par le Centre Simon Wiesenthal en 2012 ;
- Le refus de reconnaître les résultats, pourtant sans appel, du référendum en Crimée. Ce déni de la réalité, adopté pour obéir là encore au diktat de Washington, ne débouchera sur rien d’autre que sur une impasse risquant d’empoisonner les relations franco-russes pendant des années ;
- Dernier fourvoiement en date, Laurent Fabius vient de menacer d’annuler la vente des navires « Mistral » à la Russie, en violation de la signature de la France, et cela sans le moindre égard pour les centaines d’emplois que cette annulation démente pourrait détruire sur les chantiers de la société STX à Saint-Nazaire.*
- Cette nouvelle attaque contre nos intérêts diplomatiques et industriels est l’attaque de trop. L’UPR demande au Président de la République de tirer les conséquences de l’incompétence, de l’amateurisme et de l’extrême nocivité de Laurent Fabius pour les intérêts de la France en le démettant au plus vite de ses fonctions de ministre des Affaires étrangères.
* [avec environ 1, 5 milliard d’euros à donner à la Russie pour le déni de vente ; les russes d’ailleurs s’en moquent car ils ont déclaré qu’ils avaient les plans du Mistral et qu’ils étaient parfaitement capables de le construire sans l’aide des français]
La nullité de la presse écrite et audio-visuelle française n’est plus à montrer ou démontrer. Elle est patente. Sa mort est annoncée depuis quelque temps déjà ; à la dérive, les titres coulent moins à cause du développement d’Internet que de leur inutilité informative, que de leur ton convenu, partisan et larbin. L’Huma-niquée, l’Abbé-Ration sont sous perfusion, Le Nouvel-Obsolète et Marianne-la-si-mal-nommée sont à vendre. Mais, qui qu’en veut ? À droite, ou plus à droite, la même nullité s’étale et tient on ne sait comment. Même les titres qui marchent les moins mal, ceux de région genre Ouest-France, licencient à tour de bras et développent le pigisme qui consiste à découper à la va-vite et au superficiel, des dépêches pré-formatées, redondantes ou creuses, faussées.
En voie de décomposition accélérée, depuis des années la caste des journaleux ne sait plus que reproduire, en divers Pravda à la fois subventionnées par l’État et tenues en laisse par la Finance Internationale, La Voix de Son Maître, autrement dit les communiqués officiels « français », « européens » et états-uniens et les dépêches orientées (ou absence de dépêches) de l’officine de la désinformation dénommée AFP.
Même les « satiriques » ou « comiques » comme Le Canard Enchaîné, le bien nommé, ou l’affligeant Charlot-Hebdo ne font plus s’indigner ou rire que les crétins de gauche. Et Le Monde dit Libertaire est une pitié conformiste incapable de penser par lui-même et de sortir de deux ou trois creux slogans « antiracistes » et « antifascistes ».
Le journalisme d’investigation, d’enquête et d’opinion sont pratiquement morts.
C’est même tout le bloc historique – dans le sens sorélo-gramscien du terme – qui craquèle et s’effrite ; l’hégémonie culturelle et idéologique bourgeoise mondialiste en ses institutions diverses, en ses officines officielles ou officieuses.
*
Ainsi, il y a deux ou trois jours, pour ceux qui se limitaient à lire L’Immonde, on y apprenait que les tatars de Crimée avaient boudé le référendum, or il s’avère que les tatars se sont d’une manière générale rendus aux urnes en masse, par villages entiers. Et cela pour la bonne raison que les autorités présentes de Crimée et la Russie se sont fermement engagées auprès de leurs dirigeants (ils ont des formes communautaires spécifiques) concernant la reconnaissance de leur langue, de leur réalité culturelle, de leur religion (beaucoup sont des musulmans sunnites). Elles se sont également engagées à leur donner des aides particulières, cette communauté étant plutôt mal lotie.
Hier encore, pendant que Le Bigarreau amusait la galerie en demandant : « pensez-vous que Poutine sera encore invité pour le Six Juin ? » l’ensemble de la presse français focalisait notre attention sur la mort d’un soldat ukrainien en oubliant de nous préciser l’essentiel : d’une part que dans l’échange qui a opposé des militaires ukrainiens à des militaires criméens, un « simple » milicien criméen est également mort ; d’autre part, que les autorités irresponsables et qui tiennent de moins en moins l’Ukraine, ont demandé aux militaires ukrainiens en Crimée, enfermés dans leurs casernes, de refuser de déposer les armes et de riposter à toute attaque.
Dans les faits, depuis plusieurs jours déjà un certain nombre de militaires ukrainiens ont rendu les armes ou se sont rangés au côté des forces criméennes où ils sont intégrés dans l’armée – ou la police, comme à Sébastopol depuis hier.
Aujourd’hui même à Sébastopol des manifestants pacifiques, non armés, ont franchi le cordon militaire qui entourait la caserne ukrainienne de la Marine et ont demandé aux soldats de déposer les armes. À cette heure, j’ignore comment s’est réglé le problème, mais ce qui était proposé aux militaires était simple : soit vous intégrez les forces criméennes, soit vous vous retirez. Il faut savoir que les militaires sont engagés localement en Ukraine, ce qui veut dire que dans ces forces armées ukrainiennes en Crimée, il y a de nombreux criméens (tant russes qu’ukrainiens d’ailleurs).
Ce midi même, le chef de la Marine ukrainienne à Sébastopol qui s’était rangé dès le début du côté de la sécession ainsi que d’autres officiers de haut rang ont abandonné leur centre de commandement sous protection criméenne. Car on peut craindre encore quelque réaction d’éléments loyalistes ou ultranationalistes au sein de l’armée ukrainienne en Crimée.
*
Mais, le meilleur résumé qui soit de la situation présente se trouve encore dans le discours du 18 mars de Vladimir Poutine aux députés de la Douma, aux membres du Conseil de la Fédération, aux chefs de régions russes et aux représentants de la société civile, dont voici de larges extraits :
Chers amis,
Nous sommes réunis ici aujourd’hui dans le cadre d’une question qui est d’une importance vitale et historique pour nous tous. Un référendum a été organisé en Crimée le 16 Mars dans le plein respect des procédures et des normes démocratiques internationales.
Plus de 82 pour cent de l’électorat a pris part au vote. Plus de 96 pour cent d’entre eux se sont prononcés en faveur de la réunification avec la Russie. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes.
Pour comprendre la raison d’un tel choix, il suffit de connaître l’histoire de la Crimée et ce que la Russie et la Crimée ont toujours signifié l’un pour l’autre.
Tout en Crimée parle de notre histoire et de fierté partagée. C’est l’emplacement de l’ancienne Chersonèse, où le prince Vladimir a été baptisé (…)
*
La Crimée est un mélange unique des cultures et des traditions de différents peuples. Il est donc similaire à la Russie dans son ensemble, où pas un seul groupe ethnique n’a été abandonné au cours des siècles. Les Russes et les Ukrainiens, les Tatars de Crimée et les personnes d’autres groupes ethniques ont vécu côte à côte en Crimée, en conservant leur propre identité, les traditions, les langues et la foi.
Par ailleurs, la population totale de la péninsule de Crimée est aujourd’hui de 2,2 millions de personnes, dont près de 1,5 million sont des Russes, 350 000 des Ukrainiens qui considèrent majoritairement le russe comme leur langue maternelle, et environ 290.000 à 300.000 qui sont des Tatars de Crimée, qui, comme le référendum a montré, se penchent aussi vers la Russie.
Certes, il fut un temps où les Tatars de Crimée ont été traités injustement, tout comme un certain nombre d’autres peuples de l’URSS. Il n’y a qu’une seule chose que je peux dire ici: des millions de personnes de différentes ethnies ont souffert au cours de ces répressions, et principalement les Russes.
Les Tatars de Crimée rentrent dans leur patrie. Je crois que nous devrions prendre toutes les décisions politiques et législatives nécessaires pour finaliser la réhabilitation des Tatars de Crimée, les restaurer dans leurs droits et effacer leur réputation.
Nous avons beaucoup de respect pour les gens de tous les groupes ethniques vivant en Crimée. C’est leur maison commune, leur patrie, et il serait bon – je sais que la population locale appuie cette idée – pour la Crimée d’avoir trois langues nationales : le russe, l’ukrainien et le tatar.
*
Dans les cœurs et les esprits des gens, la Crimée a toujours été une partie inséparable de la Russie. Cette conviction est fondée sur la vérité et la justice et a été transmis de génération en génération, au fil du temps, en toutes circonstances, en dépit de tous les changements dramatiques que notre pays a traversé pendant tout le 20ème siècle.
Après la Révolution, les bolcheviks, pour un certain nombre de raisons – à Dieu de les juger – ont ajouté des grandes parties du Sud historique de la Russie à la République d’Ukraine. Cela a été fait sans tenir compte de la composition ethnique de la population, et aujourd’hui, ces zones forment le sud-est de l’Ukraine. Puis, en 1954, une décision a été prise de transférer la Crimée à l’Ukraine, avec Sébastopol (…). Ce fut l’initiative personnelle du chef du Parti communiste Nikita Khrouchtchev [ukrainien lui-même].
Ce qui ressort de cette décision – un désir de gagner le soutien de l’establishment politique ukrainien ou d’expier les répressions de masse des années 1930 en Ukraine – est une énigme à résoudre par les historiens.
(…)
L’URSS s’est effondrée. Les choses ont évolué si rapidement que peu de gens ont réalisé la portée dramatique de ces événements et de leurs conséquences. Beaucoup de gens en Russie et en Ukraine, ainsi que dans d’autres républiques espéraient que la Communauté des États indépendants qui a été créé à ce moment deviendrait la nouvelle forme commune de l’indépendance. On leur a dit qu’il y aurait une monnaie unique, un espace économique unique, des forces armées conjointes, mais tout cela est resté promesses vides, tandis que le grand pays avait disparu.
Ce n’est que lorsque la Crimée a fini dans le cadre d’un autre pays que la Russie s’est rendue compte qu’elle avait été pillée (…) tout le monde a oublié la Crimée et Sébastopol – la base principale de la Flotte de la mer Noire. Des millions de personnes sont allés au lit dans un pays et se sont réveillés dans différents petits Etats, et sont devenus du jour au lendemain des minorités ethniques dans les anciennes républiques de l’Union, tandis que la nation russe est devenue l’un des plus grands, sinon le plus grand groupe ethnique dans le monde à être divisé par des frontières.
*
Maintenant, des années plus tard, j’ai entendu les résidents de Crimée dire que, en 1991, ils ont été échangés comme un sac de pommes de terre. Il est difficile d’être en désaccord avec ce constat. Et que dire de l’Etat russe? Qu’en est-il de la Russie? Elle accepta humblement la situation. Ce pays passait par ces temps difficiles et était incapable de protéger ses intérêts.
Cependant, les gens ne pouvaient pas se résigner à cette injustice historique scandaleuse. Toutes ces années, de nombreuses personnalités sont revenues sur cette question, en disant que la Crimée était une terre historiquement russe et que Sébastopol était une ville russe. Oui, nous savions tous cela dans nos cœurs et nos esprits, mais nous avons dû tenir compte de la situation existante et construire nos relations de bon voisinage avec l’Ukraine indépendante sur une nouvelle base. Pendant ce temps, nos relations avec l’Ukraine et avec le peuple ukrainien frère ont toujours été et resteront de toute première importance pour nous. (Applaudissements)
*
Aujourd’hui, nous pouvons parler ouvertement, et je voudrais partager avec vous quelques détails sur les négociations qui ont eu lieu au début des années 2000. Le Président de l’Ukraine, M. Koutchma m’a demandé d’accélérer le processus de délimitation de la frontière russo-ukrainienne. À ce moment, le processus était pratiquement à l’arrêt. La Russie semblait avoir reconnu la Crimée dans le cadre de l’Ukraine, mais il n’y avait pas de négociations sur la délimitation des frontières. (…)
Nous considérions à l’époque que les bonnes relations avec l’Ukraine comptaient le plus pour nous et ne devraient pas être l’otage de l’impasse des conflits territoriaux. Toutefois, nous nous attendions à ce que l’Ukraine reste notre bon voisin, nous espérions que les citoyens russes et russophones en Ukraine, en particulier son sud-est et la Crimée, vivraient dans un Etat ami, démocratique et civilisé qui permettrait de protéger leurs droits en conformité avec les normes du droit international.
Mais cela ne s’est pas passé ainsi. Maintes et maintes fois des tentatives ont été faites pour priver les Russes de leur mémoire historique, même de leur langue et les soumettre à l’assimilation forcée. En outre, les Russes, tout comme les autres citoyens de l’Ukraine souffrent de la crise politique et constante qui a secoué le pays depuis plus de 20 ans.
*
Je comprends pourquoi les Ukrainiens voulaient du changement. Ils en ont assez des autorités au pouvoir depuis les années de l’indépendance de l’Ukraine. Présidents, premiers ministres et parlementaires ont changé, mais leur attitude à l’égard du pays et de ses habitants sont restés les mêmes. Ils trahissent le pays, se battent entre eux pour le pouvoir, les actifs et les flux de trésorerie et ne se soucient pas beaucoup des gens ordinaires.
Ils ne se demandent pas pourquoi des millions de citoyens ukrainiens sont partis dans d’autres pays pour travailler. (…) Durant l’année dernière, près de 3 millions de personnes ont trouvé ces emplois en Russie. Selon certaines sources, en 2013 leurs revenus en Russie ont totalisé plus de 20 milliards de dollars, ce qui représente environ 12% du PIB de l’Ukraine.
Je tiens à répéter que je comprends ceux qui sont venus sur le Maïdan avec des slogans pacifiques contre la corruption, la mauvaise gestion de l’Etat et la pauvreté. (…) Cependant, ceux qui étaient derrière les derniers événements en Ukraine avaient un ordre du jour différent (…). Les nouvelles soi-disant autorités ont commencé par l’introduction d’un projet de loi de révision de la politique linguistique, qui était une violation directe des droits des minorités ethniques. (…).Pratiquement aucune mention n’est faite de cette tentative maintenant, probablement sur la présomption que les gens ont la mémoire courte. (…)
Il est aussi évident qu’il n’y a plus d’autorité exécutive légitime en Ukraine, personne à qui parler. De nombreux organismes gouvernementaux ont été pris en charge par les imposteurs, mais ils n’ont pas de contrôle du pays (…) Ceux qui s’opposaient à ce coup d’Etat ont été immédiatement menacés de répression. Naturellement, la première en ligne était la Crimée, la Crimée russophone. Compte tenu de cela, les habitants de la Crimée et de Sébastopol se sont tournés vers la Russie pour demander de l’aider à défendre leurs droits et la vie (…) Naturellement, nous ne pouvions pas laisser ce moyen sans réponse, nous ne pouvions pas abandonner la Crimée et ses habitants en détresse. Cela aurait été une trahison de notre part. (…)
« Vous ne prêterez à usure à votre frère ni de l’argent, ni du grain, ni quelque autre chose que ce soit, mais seulement aux étrangers » (Le Deutéronome, XXIII, 19)
Peut-être encore mieux qu’en Grèce. Le peuple ukrainien mis plus bas que terre, va subir les contres-coups de la gabegie des oligarques locaux qui continueront, eux, à se la couler douce et vendre leur pays aux requins de la Finance Internationale.
*
D’Égalité et Réconciliation de ce jour :
Le nouveau pouvoir ukrainien se couche devant le FMI
Le premier vice-Premier ministre criméen Roustam Temirgaliev a annoncé que la Crimée avait perçu les premières tranches de l’aide financière russe.
Du côté de Kiev, le nouveau Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a accepté sans sourciller les exigences du FMI, notamment :
augmentation du prix du gaz de 50 % pour les entreprises publiques et de 100 % pour les ménages ainsi que de 40 % du prix de l’électricité ;
levée du moratoire sur les transactions immobilières des terrains agricoles ;
fin des subventions publiques dans le domaine de l’élevage ;
augmentation de l’âge de la retraite de deux ans pour les hommes (jusqu’à 62 ans) et de trois ans pour les femmes (jusqu’à 63 ans [sic]) ;
privatisation de toutes les mines d’État et fin de l’aide publique au secteur du charbon ;
ouverture à la concurrence et fin du monopole des entreprises du service public, des transports et autres services communaux ;
arrêt du financement public des cantines scolaires, de la médecine scolaire et de la gratuité des manuels scolaires ;
retour de la TVA pour le secteur pharmaceutique.
L’Ukraine espère que sa soumission au diktat du FMI lui permettra d’obtenir un prêt de 15 milliards de dollars d’ici 18 mois.
*
Mais j’ai lu par ailleurs d’autres mesures comme la diminution des retraites qui ne sont déjà pas mirobolantes.
En fait, ils vendent leur pays, le patrimoine. Il se dit que toute la réserve d’or d’Ukraine est déjà dans les coffres amerloques ainsi que le trésor des Scythes ! Le Gaz privatisé doit entrer dans le giron d’une société américaine. À propos, comment se fait-il – soyons naïf – que les États-Unis, le pays le plus endetté du monde et de loin, ne soit pas lui déclaré en faillite totale et vendu à l’encan comme la Grèce ou l’Ukraine ?
Il convient déjà de noter que l’Ukraine est bien partie pour finir à feu et à sang quand on sait que les mines se trouvent en très grande partie dans le Donbass, le foyer ouvrier le plus contestataire et l’un des plus russophones et pro-russes du pays.
Mais pour ne pas être en reste l’élevage, en Galicie en particulier, foyer des ultranationalistes, va en prendre plein la tronche lui aussi.
Ô les beaux dimanches !
Et vive la dictature et le racket du FMI ! Le vol organisé ! L’argent n’est que du vent ! Mais du vent esclavagiste. Le Capital une vaste escroquerie, une chaîne d’argent sans fin.
Et si le coup d’État n’était pas tout simplement l’œuvre active du FMI ? Les francs-tireurs qui ont abattu indistinctement policiers et manifestants (une soixantaine, par là) opéraient, dit-on, depuis les locaux de Kiev de la Banque Ukrainienne…
Pendant que les « dirigeants » états-uniens, grands-bretons, germains et franchouillards, etc. s’enfoncent dans la connerie et le grotesque, et se tirent des balles dans le pied, le conseiller du président russe Iouri Ouchakov déclare ce jour même : « Nous en avons assez de ces sanctions, elles provoquent l’ironie et le sarcasme ».
En France aussi, elles provoquent l’ironie, mais aussi la colère. Pour ne pas dire la honte d’être français et de passer malgré nous pour des crétins, des médiocres, des pitres.
Quand et comment allons-nous enfin virer cette bande de malpropres, gauche et droite confondues, cette racaille totalitaire, décadente, belliciste, dominatrice et mondialiste ?
