Publié le 16 novembre 2017 par defensededavidhamilton
***
pour une version avec illustrations, c’est ici :
***
Sauf erreur de ma part, la liste des candidats à l’élection académique du 14 décembre 2017 est close…
Les candidats sont donc, je les cite tous:
- MM. Michel Carassou, Yves-Denis Delaporte, Mme Isaline Remy, MM. Michel Santi et Michel Zink (candidats depuis le 5 octobre 2017)
- M. Eduardo Pisani (depuis le 12 octobre)
- MM. Jean-Louis Benoît et Michel Borel (depuis le 19 octobre)
- MM. Olivier Mathieu et Thierry de Montbrial (depuis le 26 octobre) http://www.academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-rene-girard-f37-5
- M. Arnaud-Aaron Upinsky (depuis le 9 novembre 2017)
La presque totalité des académiciens ont reçu mes livres, ou quelques-uns de mes livres consacrés à David Hamilton. A certains académiciens, j’ai remis (ou j’espère remettre) mes livres en mains propres.
Je suis naturellement ouvert à tout débat, ou à tout échange par exemple épistolaire non seulement avec les académiciens, mais aussi avec mes adversaires à cette élection, ou avec certains d’entre eux, s’ils le désirent.
*
Je suggère en outre à mes amis écrivains et / ou blogueurs, voire aux amis et admirateurs de David Hamilton :
- de soutenir ma candidature hamiltonienne à l’Académie française sur leurs blogs, sur You Tube, ou par des articles;
- Un exemple? C’est ce que Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, fait depuis des années, en disant ce qu’il faut dire sur moi https://lequichotte.wordpress.com/2015/09/12/pour-celebrer-lanniversaire-de-lecrivain-olivier-mathieu-dit-robert-pioche/
- C’est ce que fait aussi Sébastien Guillet http://sebguillet.fr/2017/portrait-dawn-dunlap-david-hamilton/
*
Mon espoir, qui démontre je l’espère amplement mon optimisme et ma confiance dans l’humanité, est enfin que les grands journalistes français, et les immenses aussi, et les gigantesques idem, et les fanas de « » »déontologie » » » ibidem, et les moins grands et puis les minuscules et les tout petits nains, ne disent pas sur mon compte trop de conneries. Je sais que ça vous est difficile, mes amis. Merci toutefois, d’avance, à la tellement brillantissime élite des journalistes. Vous m’aurez tant fait rire et je vous aime…
Olivier Mathieu.
***
Publié le 16 novembre 2017 par defensededavidhamilton
***
Début d’un roman que j’ai décidé d’écrire.
En exclusivité, la première phrase.
*
Quand la Fl…otte (ensemble des forces navales d’un État ou d’une compagnie) mouillait ( http://www.herault-tribune.com/articles/16572/cap-d-agde-creation-d-une-zone-de-mouillage-et-d-equipements-legers-zmel/ ) à Cap d’Agde, la Fl… otte (en argot, l’eau) était d’abord froide puis elle était bonne.
*
***
Ajout de J.-P.F.
Tiens ! un vieux dessin de feu Charb… du temps (1991-92) où il fut anti-impérialiste, avec l’idée de départ piquée à Binet (Les Bidochon en vacances, 1981), évidemment avec un dessin plus extrémiste, enfin, je veux dire extrêmement gauche, d’un créateur limité et laidophile qui semble n’avoir jamais été au charbon.
IL NE FAUT PAS CONFONDRE
L’INCITATION AU VIOL
précédemment évoquée, invoquée et contestée, voir :
https://lequichotte.wordpress.com/2017/11/15/crachats-sur-david-hamilton-jusqua-la-nausee/
ainsi que :
ELODIE: le dogme des « attouchements sexuels » imaginifiques de David Hamilton, DURA LEX SED LEX
AVEC L’EXCITATION TRAUMATIQUE …
Ici, l’excitatrice (et non pas l’excitateure) de face…
et de fesses, ruminant des histoires de fèces (traumatiques) pour son prochain bouquin (traumatisant)
puis, faussement excitée, mimant (véridique!) de la face un orgasme considérable (de lapin)
***
Pour en juger sereinement Olivier Mathieu propose un débat télévisé, arbitré par Carrère d’Encausse — débat qu’il espère fructueux, et sans fesses à face — à notre Poupette nationale.
C’est à lire ici :
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/15/je-voudrais-repandre-la-bonne-semence-dans-un-debat-facial-avec-flavie-appel-a-marina-carrere-dencausse/
Publié le 15 novembre 2017 par defensededavidhamilton
***
Jean Hugues, La Muse de la Source, marbres polychromes et bronze, 1900
Musée d’Orsay, Paris
« C’est quand même atroce d’avoir donné un nom artistique à un violeur multirécidiviste », déclare aujourd’hui dans la presse et à la téloche une personne (« Elodie ») qui aurait servi de modèle à David Hamilton, en 2004.
Les trois-Grâces-1763, Charles André Van Loo
Il y aurait donc eu, selon ses déclarations (qui n’engagent certes qu’elle, mais sont en plus relayées par la presse), des séances de photos (chose assez logique, s’agissant d’un photographe et d’une modèle) où les parents auraient été « interdits » et avec des « massages qui dérapent, des pénétrations » (c’est ce qu’on lit, et ce qu’on va lire ces jours-ci, dans la presse, jusqu’à la nausée)…
« Cet homme, il a fait paraître normal le fait de regarder des enfants avec un regard sadique », ajoute Elodie, qui semble oublier ou ignorer qu’elle ne peut pas contrôler la nature du regard que l’un ou l’autre portent ou porteront sur une photographie, un tableau ou une sculpture. Personnellement, je regarde une photo de David Hamilton sans aucun regard « sadique », par exemple.
« Ses ouvrages sont des appels au viol », ajoute Elodie, encore elle, qui enfonce le clou: « Que la France ait laissé faire ça, c’est pas normal ».
Diantre… Elodie non seulement ignore que, David Hamilton étant mort, toute action à son encontre (dura lex sed lex) est impossible mais en outre elle souhaite donc, si je comprends bien, dicter à la France ce qui est « normal » ou « pas normal »?
Zeuxis peignant les filles de Crotone (manuscrit du Roman de la rose, ms m.0948)
1525
Elle « souhaite », pour finir (mais est-on certain que ce soit fini?) « que son flou hamiltonien ne figure plus dans le dictionnaire ».
Bref, Elodie veut aussi expurger le dictionnaire?
Et tout ça va avoir de l’écho dans « Viols sur mineurs : mon combat contre l’oubli », diffusé ce mercredi 15 novembre 2017 sur France 5 à 20h45…
Est-ce que le tableau de Courbet, L’origine du monde, est une incitation au viol?
Est-ce qu’Elodie, demain, va suggérer que l’on jette aux flammes, par exemple, le tableau qui suit? Ou tous les tableaux du Caravage, qui fut un assassin, et de l’école caravagesque?
Dites-nous, Elodie, faut-il supprimer le mot « caravagesque » du dictionnaire?…
Mars châtiant l’Amour de Bartolomeo Manfredi
Republication d’un article de ce blog datant du 5 juillet dernier.
***
Non contente
– d’avoir roulé dans la fiente sa plus proche famille, qui lui a d’ailleurs tourné le dos ; d’avoir exploité la notoriété d’un artiste pour « faire la pub » d’un pseudo-« roman », une œuvrette d’une profonde médiocrité d’écriture, vulgarité d’expression, pensée malade maniaque, vocabulaire indigent ;
– d’exploiter maintenant la mort de ce même artiste, dans un film télévisuel de la chaîne de télévision d’État France3, un film qui sera un torchon d’indécence et est actuellement en cours de réalisation ; après l’avoir diffamé et poussé au suicide, ou poussé quelque exalté, analphabète primaire et anonyme à son assassinat ;
la petite Poupette Lecanu alias Flavie Flament, la « spécialiste » d’État « du viol » et plus encore grande traumatisée, comme on peut le voir depuis des années dans ses exhibitions, sans art aucun, sur le papier peu hygiénique de la sous presse pipole, ou dans des vidéos où, en histrionne impudique et pas traumatisée pour deux sous, elle simule, dit-elle, un orgasme,
est non seulement obsédée de notoriété nauséeuse mais également amoureuse du pognon.
On la savait déjà portée sur les « petits avantages » (euphémisme) des notes de frais à la télévision, on la savait également procédurière, obtenant plusieurs dizaines de milliers d’euros de « dédommagement » pour « atteinte à sa vie privée » (78.500 euros par exemple en 2006), alors qu’elle a toujours tout fait pour ne pas avoir de vie privée et que l’on puisse parler d’elle à tout va, et alors même que dix ans plus tard elle a diffamé sans vergogne et traîné dans la boue David Hamilton dans une entreprise de manipulation de ladite « opinion publique », opinion qui n’est jamais que celle des media de masse.
En 2011, Flament a également obtenu 10.000 euros de dédommagement d’un site hébergeur dépendant du journal « Le Monde ». Voyez la logique alambiquée des juges. En 2009, un quidam y annonçait la mort de Poupette des suites d’une « surdose médicamenteuse ». L’hébergeur fit alors un billet qui reprenait cette rumeur de mort médicamenteuse pour la contester : « Flavie Flament va très bien (…) Une rumeur morbide circulait depuis un blog, mais l’animatrice est bel et bien en bonne santé » y ajoutant une photo de la partie civile si l’on peut dire, comme on en trouve des centaines de la chicanière sur Internet.
Dans un premier temps, Flament fut déboutée, mais en appel, les juges déclarèrent qu’en reprenant la rumeur originelle, bien qu’en la contestant clairement, l’hébergeur était passé d’hébergeur à éditeur, que dire l’objet de la rumeur était une atteinte à la vie privée, et y ajouter une photo, une atteinte au droit à l’image.
Quand on voit ce qu’a fait subir en 2016 Flament à la notoriété et à l’image de David Hamilton, je me dis que cette dernière est un être sans foi ni loi. Je suppose même que la moindre photographie de cette glauque « personnalité » pourtant publique (et plutôt « exhibitionniste »), doit être monnayée au prix fort par les gazettes de la décadence.
Et voici maintenant, apprends-je tout récemment, que cette dernière aurait des velléités sinon d’arnaquer le contribuable, du moins de proposer au titulaire du droit de préemption urbain, en l’occurrence à la communauté de communes « Cœur Côte fleurie » regroupant onze communes dont Deauville et Trouville, où est sis son bien, une partie des terres entourant son manoir (sic et mazette!) à un prix défiant le bon sens. 532.680 €. pour 8.878 m². La proposition intercommunale serait de 27.000 euros. Soit elle accepte, soit elle s’en remet à un tribunal qui irait très probablement dans le même sens que les autorités communales, soit elle renonce.
Il y a une dernière solution, l’expropriation pure et simple de cette parcelle de terre qui permettrait l’extension d’un « parc à vocation tertiaire ». Et là, elle devrait se contenter de ces 27.000 euros.
Un manoir à Trouville-sur-mer, haut-lieu du littoral de la Manche avec Deauville, Le Touquet (-Paris-Plage), lieux qui rassemblent toute la chienlit bourgeoise, affairo-politico-médiatico-« artistique » (sic) parisienne ; le « gratin » de cette société spectaculaire-marchande. Cela résume assez bien le fond de cette arriviste grotesque, retorse et madrée ; intéressée, prête à tout.
Mais jusqu’où s’arrêtera-t-elle ? comme aurait dit Coluche.
***
Il n’est que de lire ce genre de commentaire à la vidéo de YouTube : « L’Enquête : L’affaire David Hamilton – Stupéfiant ! » https://www.youtube.com/watch?v=MHTnaIiDoK8, pour se rendre compte de la gravité de la situation en France :
Qu’il aille se faire enculer (sans jeu de mot) serieux il a rien dans la tête ces mecs la qu’ils se prenne une balle dans le crâne putain sa ferais du bien à tout le monde !!!!!!! fils de chien, nique t’es mort sa bâtard !!
Incroyable. On doit donc constater que, depuis plusieurs mois, aucun « modérateur » (sic) de You Tube n’a songé à effacer un commentaire qui exprime autant de haine. En effet, ce « Valentin » devrait apprendre, s’il l’ignore, que la peine de mort a été abolie en France et que ce n’est pas à lui de la rétablir. Mais on constate donc que, suite aux accusations unilatérales de Flament (dans son bouquin « La consolation »), il s’est trouvé des internautes (exemple, ce Valentin) pour proférer des menaces de mort. Répétons : Flament a affirmé avoir été « violée ». Mais, y compris dans le cas où cela aurait été vrai, David Hamilton – en France, en 2017 – n’aurait certes pas reçu une balle et, en outre, ce n’aurait pas été à ce Valentin d’en décider, mais à la justice. On a donc ici un certain Valentin qui se rend coupable de menaces de mort et d’outrage à la mémoire d’un mort, et donc à tous le moins de DEUX délits que le Code pénal juge répréhensibles et condamnables. Mais personne ou presque, et, redisons-le, aucun « modérateur » de You Tube, n’a fait effacer ce commentaire. Que fait la police ? Que font les fonctionnaires de police chargés de surveiller Internet ?… Ne parlons pas de l’orthographe de « Valentin »…
*
Cet article se trouve également sur LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON. Ici :
***
Publié le 13 novembre 2017 par defensededavidhamilton
***
Pour une version avec illustrations c’est ici :
***
-
Bonjour Olivier Mathieu.
-
Bonjour Jean-Pierre Fleury.
-
Nous sommes en novembre 2017. Il y a quasiment un an, le photographe David Hamilton mourait. Il avait 83 ans. Pour honorer sa mémoire, vous vous présentez le 14 décembre 2017 à l’Académie française. Mais puis-je vous poser quelques questions?
-
Naturellement, Jean-Pierre.
-
Vous avez été, entre autres, journaliste d’investigation. Dans un grand journal, en tout cas, vous l’avez été et votre rédacteur en chef était un très fameux journaliste d’investigation. Vous avez été l’ami et le collègue de fameux journalistes d’investigation de votre génération, et des précédentes. Tout le monde sait cela…
-
Pardon de vous interrompre, cher Jean-Pierre. Comme toujours, ici comme ailleurs, ceux qui savent le savent.
-
Soit. Vous avez été en 2017 l’un des seuls, voire le seul, à faire oeuvre d’investigation au sujet des circonstances de la mort – des circonstances tragiques – de David Hamilton. Quelles ont été vos sources?
-
Mes sources ont été au nombre de trois. La première a été la presse. Il suffit d’avoir un cerveau en état de fonctionnement pour constater que le récit médiatique qui a été fait de cette mort, des causes de cette mort, de l’heure de cette mort, etc, a été un récit absurde, contradictoire, plein de failles. Vous parlez d’investigation. En effet, mon livre « C’est David Hamilton qu’on assassine », dont j’ai emprunté le titre à Gilbert Cesbron et dont la préface a été écrite par un écrivain et journaliste du calibre de Roland Jaccard, est une investigation parfaite. C’est la presse qui, elle, n’a pas fait oeuvre d’investigation. Un exemple, parmi d’autres. Je suis le premier et le seul à avoir publié l’acte de décès de David Hamilton. Cet acte de décès affirme que le jour du décès n’a pas pu être établi. C’est une nouvelle explosive. Aucun journaliste n’a repris l’information! Devant les mille doutes au sujet de ce « suicide », tout le monde a accepté cette version – une version pourtant douteuse.
-
Et votre deuxième source?
-
La deuxième source aurait dû être les autorités judiciaires. Il y a eu mort d’homme, et mort d’un personnage public et mondialement connu. Cet homme avait 83 ans. Il avait été traité « d’enculé » et de « connard » quelques jours auparavant à la télévision et il était la cible et la victime d’une campagne de presse et de haine sur les réseaux « sociaux ». Or, je n’ai pas connaissance d’une conférence de presse des autorités, déclarant le jour, l’heure et la cause de la mort. Il y a mieux. Dans la presse, on a vu un éditeur de Flavie Flament déclarer: « On nous a parlé d’un suicide ». Voilà un point qui mériterait qu’on l’éclaircisse.
-
Expliquez-vous mieux, Olivier. Merci.
-
Très volontiers, Jean-Pierre. Il n’y a eu aucune conférence de presse officielle au sujet des circonstances de la mort de David Hamilton. La presse a dit tout et son contraire. Plusieurs heures ont été annoncées, qui seraient l’heure de son décès. Des journaux ont parlé de médicaments, d’alcool. Aucun, en revanche, n’a eu le courage de signaler que tout cela aurait éventuellement pu être une mise en scène. La chronique judiciaire est pleine de telles mises en scène… En l’absence d’une prise de position officielle des autorités, je suis donc surpris de voir qu’une dame, une des personnes qui ont édité le bouquin de la dame Flament, annonce qu’un mystérieux « on » lui a parlé de suicide. Qui est ce « on » ? Comme je suppose qu’il ne s’agit pas du boucher du quartier, ou d’un anonyme au comptoir d’un bar, je suppose que ce « on » a un nom. Qui est donc ce « on » qui annonce, à l’éditeur de la dame Flament (la dame Flament qui a publié un livre contre David Hamilton, et a participé à l’émission où son collègue Ardisson a insulté ignominieusement David Hamilton…), qu’il se serait agit d’un suicide? Comment? Il y aurait donc eu quelqu’un, un membre des forces de l’ordre, pour donner des informations confidentielles et exclusives, concernant la mort d’un citoyen, non pas au grand public, mais à un proche de l’accusatrice de l’homme qui est mort?... Une telle attitude ne serait alors EVIDEMMENT pas conforme à la fameuse « déontologie » policière. Un enfant de cinq ans devrait le comprendre…
-
Pouvez-vous rappeler, Olivier Mathieu, la source de ce que vous affirmez?
-
Toujours. Je n’ai jamais rien dit, dans ma vie, que je ne puisse prouver. Tout simplement parce que je suis un excellent journaliste d’investigation… (Il rit). Voyez donc http://www.huffingtonpost.fr/2016/11/25/flavie-flament-devastee-par-la-mort-de-david-hamilton-quelle_a_21614405/
-
Effectivement, c’est effarant. Dans un article des 25 et 26 novembre, cette dame, amie de la dame Flament, dit tranquillement : « On nous a dit que c’était un suicide ». La question est donc: quel membre des forces de l’ordre a communiqué avec l’éditeur de la dame Flament, le jour de la mort de David Hamilton, en lui donnant des renseignements sur sa mort?…
-
Ma troisième source a consisté à parler avec divers amis de David Hamilton, la plupart sont restés anonymes. Mais un de mes amis parisiens, lui aussi fort doué pour l’investigation, est allé interroger aussi ceux qui ont déclaré à la mairie le décès de David Hamilton. Et qui l’ont déclaré, d’ailleurs, hors délais légaux.
- Cher Olivier, avez-vous d’autres choses à révéler, peu avant le premier anniversaire de la mort tragique de David Hamilton?
-
Beaucoup d’autres!… Tout est d’ailleurs en sécurité, dans mes dossiers, à Paris et ailleurs, chez diverses personnes. J’ai mis des clés USB en sécurité là où il le fallait. Dans tous les cas, mes informations sortiront. Un jour ou l’autre. La dame Flament a publié un bouquin, elle en a extrait un film. Le sujet: le viol qu’elle affirme avoir subi; le viol (présumé) dont elle a parlé alors que les délais de prescription étaient dépassés; le viol que sa propre famille, selon maints articles de presse, nie ou met fortement en doute. Un viol au sujet duquel (si toutefois on croit encore bon d’en causer) il reste encore tant de zones d’ombre… Or, un tel sujet – le viol présumé de Flavie Flament, qui affirme avoir été violée deux fois le même jour, une fois sur le balcon et une fois sous la douche – ne peut pas rester dans l’ombre, c’est évident. L’édition et la télé s’en occupent. Dès lors, ne convient-il pas de faire la lumière, toute la lumière à son sujet?!
-
Effectivement, David Hamilton le mérite, tant il a été insulté. Non seulement les insultes publiques et télévisées, préméditées, d’Ardisson, mais simplement le fait que l’on ait traité David Hamilton, et cela en l’absence de toute condamnation judiciaire, de « violeur » et de « bourreau ». David Hamilton a été insulté, en outre, sur les réseaux sociaux par une quantité d’anonymes.
-
Vous avez raison, cher Jean-Pierre Fleury. J’engage d’ailleurs mes amis, mes lecteurs, et les admirateurs de David Hamilton à opérer des captures d’écran de toutes les insultes, y compris des menaces de mort contre David Hamilton, de son vivant. Tout cela pourra servir, un jour ou l’autre. Comme dit l’autre, il ne faut et il ne faudra « jamais oublier ».
- Pourquoi déteste-t-on tant David Hamilton?
- Les raisons de cette haine, comme celles de l’amour, sont sans doute mystérieuses.
-
Cher Olivier, encore quelques questions. David Hamilton était-il un photographe « glauque », comme disent les jeunes d’aujourd’hui?
-
A mon avis, pas du tout. Je suppose que je suis (encore…) libre de ne pas trouver « glauque » David Hamilton. Le Parlement français n’a pas édicté de loi, que je sache, pour me dire si je dois aimer ou pas tel ou tel photographe… David Hamilton a photographié des paysages, des fleurs, des hommes. Il a aussi photographié des jeunes filles. Et même s’il n’avait photographié QUE des jeunes filles, c’eût encore été son affaire. A moins que l’on ne veuille interdire demain de photographier des jeunes filles, ce n’est pas un délit. Sinon, il va falloir jeter aux flammes des siècles de peintures qui ont représenté des femmes ou des enfants nus. Je crois pour ma part que David Hamilton était un photographe limpide, diaphane, transparent. C’est cela que le siècle de la laideur et du mensonge ne lui a pas pardonné.
- Votre candidature du 14 décembre 2017 à l’Académie?
-
Jeudi prochain (dans trois jours), je pense que l’Académie va annoncer la candidature – la « grosse » candidature – d’un écrivain. Le prochain élu, probablement. Je me bornerai comme d’habitude à espérer qu’un académicien ait le courage et le bon goût de voter non seulement pour moi, mais surtout « pour David Hamilton ». Il y a peu d’espoir, ça va de soi!… Dès qu’il s’agit d’académie française, on voit surgir des tas de petits conformistes attirés par toute cette pacotille, ce clinquant vétuste… Les journalistes très probablement vont y aller quant à eux de leurs approximations, ils vont lancer leurs petits anathèmes contre moi et / ou contre David Hamilton, ils vont démontrer leur conformisme ordinaire, tellement ordinaire… Mais comme me le disait récemment mon ami Phrère Jac, écrivain situationniste, dans un bar parisien, je suis un « passeur ». Nous vivons l’époque de la Nuit. Entre la Lumière et le retour possible de la Lumière, j’aurai été ce qu’a été David Hamilton aussi: un passeur.
- Cher Olivier, comment définiriez-vous l’insouciance hamiltonienne des années 1970?
- Par exemple cet instrumental : https://www.youtube.com/watch?v=YV5_qDdnv6o
Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.
Republication d’un article de ce blog du 28 mai 2017.
***
Le livre C’est David Hamilton qu’on assassine a eu le mérite, pour l’occasion, de fédérer plusieurs admiratrices et admirateurs de l’œuvre de David Hamilton. De ceux qui persistent et signent au-delà du tragique 25 novembre 2016 (25 novembre : journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes !) et de la mort « curieuse » de David Hamilton. Il a eu aussi le mérite de faire fonctionner les méninges et de donner à s’exprimer à plusieurs personnes. Écriture, dessin, peinture, vidéo. Création, réflexion. C’est la meilleure forme d’hommage que l’on puisse rendre à l’artiste mis au rang médiatique ultime de la DAMNATIO MEMORIAE ; et entériné par nombre de crétins anonymes et autres « rebelles » d’Internet totalement dans le moule de la domination, de l’ignorance et de l’inculture crasse.
***
De fait, la mort de David Hamilton est malheureusement éclairante sur les mœurs dévoyées de la France, cette catin de Marianne. Et ceci est applicable à plein de domaines de la société.
Et quand j’écris le mot « mœurs » je veux dire à la fois « morale » (un mot qui a pratiquement disparu de la nov-langue alambiquée ou controuvée contemporaine qui en a fait le « politiquement correct »), « politique » (ou plus exactement : politicaillerie, quincaille politicienne), « médiatisation de masse » (presse, radio, télé, et même en partie Internet), « distraction sous culturelle » (gens du spectacle, de la « variété » et des « arts dégénérés » subventionnés). Autant de lieux de pouvoirs et de propagande/publicité de plus en plus étroitement confédérés et métissés (mot qu’ils adorent). Agissant de concert.
C’est ce que l’on nomme « la société du spectacle », qui est moins une accumulation d’images (et de sons) ordonnés à la sauce des anti-valeurs bourgeoises, qu’un rapport social à sens unique, de domination idéologique. Ou si l’on préfère d’une forme contemporaine de l’aliénation des masses, du viol des foules, de la réification ou marchandisation des hommes, de l’endoctrinement menant tout droit à l’inconscience ou fausse conscience de nombre de milieux populaires et plus encore. *
Pour le dire autrement, la société du spectacle est encore (bien que cela se fissure de plus en plus) le bloc historique de la domination capitaliste (ou si l’on préfère l’expression majeure de l’hégémonie culturelle), à l’heure technologiste exacerbée, des media audio-visuels omniprésents et quasiment omniscients. *
C’est cette même et unique forme de domination, cette bourgeoisie dominante plus exactement qui vient de réaliser un véritable coup d’état par « grands media » interposés en imposant au second tout le face-à-face « anti-fasciste » grotesque entre la marionnette du mondialisme totalitaire Macron et la Marion (dite Marine) Le Pen du tribalisme anti-arabe. Coup d’état par la manipulation, le dénigrement, le détournement ou l’imposition au silence, le matraquage publicitaire, le jeu des sondages, la répartition subtile des « opposants » et autres techniques de propagande unifiée tant dans le domaine public que privé. Bien aidé ou plus exactement, bien piloté par la Finance, le gouvernement en place, la Justice soumise, et les moutons bêlants des « arts » et autres idoles vénérées par la vile et décérébrée populace qui, pour notre malheur, a non seulement le droit de hurler avec les loups, mais également le droit de voter.
***
Eh bien, je dirai qu’il en a été de même dans l’ignoble manipulation qui a mené à la mort de David Hamilton. mais tout ça n’a pas fait autant de bruit. Ou plus exactement, l’hystérie médiatique n’a duré que quelques semaines, le temps de mettre sous le boisseau et, si l’on peut dire, « hors d’état de nuire, la « bête immonde ».
Je ne répéterai pas ici les formes qu’a pris ce triste cirque médiatique national. Cet anathème généralisé. Quasi seuls (les exceptions se comptent sur le doigt d’une main, peut-être de deux, mais pas plus) tant le Blog en Défense de David Hamilton que le blog Lequichotte ont assez longuement dénoncé le procédé de mise à mort de l’homme tout en soutenant l’artiste. Il suffit de s’y référer.
Maintenant que la chape de plomb de l’opprobre et du silence recouvre, enserre le corps et la mémoire du vieil homme passé de mode, du solitaire diffamé, de l’artiste décrié, il me semble bienséant, justifié, moral que sorte un livre sérieux et parfois grinçant ou ironique, enfin tout plein de sensibilité et pétri de sentiments, un livre d’émotions et de réflexions sur le pourquoi de tant de haine.
* Voir Marx, Engels, Feuerbach, Stirner, Lukács, Mannheim, Gramsci, Tchakhotine, Gabel, Debord, etc.
Republication d’un article du présent blog du 12 janvier 2017.
***
cet article se trouve aussi sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON
***
… Déjà presque toute la région du bas ventre était froide ; découvrant son visage (car il se l’était couvert), Socrate dit et ce furent là les derniers mots qu’il prononça : « Criton, nous devons un coq à Esculape. Payez cette dette, ne soyez pas négligents. »
– Bien sûr, fit Criton, ce sera fait. Mais vois si tu n’as rien d’autre à nous dire ? »
À cette question, Socrate ne répondit plus rien ; au bout d’un petit moment, il eut un soubresaut. L’homme lui découvrit le visage : Socrate avait le regard fixe. Voyant cela, Criton lui ferma la bouche et les yeux…
(Platon, Phédon)
C’était au printemps 399 avant notre ère, dans la prison des Onze (les magistrats de la cité), en présence de plusieurs disciples et amis, Socrate venait de boire la ciguë (la grande ciguë, la plus virulente). Et ceci alors que la cité d’Athènes était au plus mal ; cinq ans auparavant, au terme des guerres du Péloponnèse, Athènes avait subi une grande défaite face aux Spartiates, qui imposèrent alors le régime dictatorial des Trente. Régime qui fut mis à bas quelques mois plus tard, non sans dommage « collatéraux » pour ladite démocratie athénienne (une démocratie à esclaves, il faut quand même le dire ; et une démocratie uniquement masculine ; enfin une forme de démocratie plus ou moins aristocratique).
Beaucoup attribuèrent cette défaite à une prétendue perte des valeurs traditionnelles. Des boucs émissaires furent rapidement trouvés : les philosophes. Ainsi furent brûlés des œuvres de Protagoras mort déjà depuis une vingtaine d’année, un homme qui doutait, un agnostique qui affirmait « des dieux, je ne sais ni s’ils sont, ni s’ils ne sont pas ». Il en fut de même des sophistes et de Socrate. C’était la chasse aux sorcières, en l’occurrence aux « mauvais philosophes ».
Un certain Mélétos auteur d’une Oedipédie et de chansons à boire, un curieux poète (délateur) qui n’est plus évoqué de nos jours que pour cet acte, accusa Socrate de ne pas reconnaître et de nier les dieux de la cité, de vouloir introduire une divinité nouvelle (ce qu’il nommait son démon – grec daimon – auquel il disait obéir), et de corrompre la jeunesse en en faisant de mauvais citoyens tels Alcibiade, Critias et Charmide, personnages connus et mal aimés de leur temps, même si sans doute jamais aucun ne reçut son enseignement.
Avant de mourir, il énonça donc cette phrase citée ci-dessus et restée célèbre qui a fait couler beaucoup d’encre et développer de multiples explications. Dans la mythologie grecque, Esculape, Esclépios en grec, fils d’Apollon, fut foudroyé par Zeus pour avoir ressuscité ou tenté de ressusciter des morts grâce au sang de la Gorgone qui lui avait été donné par Athéna, le sang coulé du côté droit qui est un remède merveilleux, tandis que celui qui a coulé du côté gauche est un poison violent. Il est cependant le dieu de la médecine, désigné sous l’appellation de « médecin irréprochable ». Le sang du coq comme le sang du côté droit de la Gorgone guérit du malheur, du malheur de vivre, d’être homme, de subir les maladies, les injustice des sociétés, et au final de se voir imposer la mort contrainte ou naturelle… chacun y voit la chose à sa manière.
***
De nos jours on peut être condamné aussi à boire la ciguë, du moins à des formes modernisées de la ciguë, ni plus ni moins efficaces que cette dernière. La forme même de jugement a pu évoluer également avec le temps ; c’est à la suite d’un procès, pendant lequel Sôkratês passa son temps à se moquer de ses accusateurs d’un mépris tout aristocratique, que Socrate fut condamné par un tribunal. Il fut donc condamné à se suicider si l’on peut dire.
De notre temps le jugement et la condamnation peut se faire à distance. Il suffit de tenir les principaux media et d’organiser une cabale odieuse, amplifiée par toute la valetaille des médiocres aigris et des anonymes haineux, crétins, ignorants.
Mais c’est là qu’est toute la subtilité (sic) des temps « modernes et progressistes », technologistes. Ceux qui accusent et ceux qui condamnent sont les mêmes. Ils ont toute la puissance de la nouvelle agora médiatique et audio-visuelle, tout le poids du développement des rumeurs, toute la complicité sordide et implicite de la populace versatile, imbécile et moutonnière. Celle qui un jour crie d’un seul chœur : « Je suis Charlie, vive la liberté d’expression »et qui le lendemain crie : « Salaud de violeur » en se faisant l’écho d’une rumeur diffamatoire et injurieuse, en direction d’un homme seul – David Hamilton – ne pouvant se défendre, jamais condamné pour viol, ni quoi que ce soit d’ailleurs ; et innocent de toute éternité. Que ça plaise ou non aux simples d’esprit et aux demeurés hargneux.
Media par ailleurs quasi officiels et d’essence totalitaire, bien que « privés », ne dépendant pas explicitement de l’État pour la plupart, qui ont d’acquis, tout le silence complice des autorités tant politiques que judiciaires.
Notre temps est ainsi foncièrement hypocrite et veule. C’est le temps béni des lâches qui insultent du fond de leurs studios médiatiques ; c’est le temps béni des anonymes qui, derrière un pseudonyme sur Internet, insultent et vouent aux gémonies l’individu qui n’est pas dans le moule ou qui est considéré comme déviant. En toute impunité ! C’est aussi le temps des « justiciers » auto-élus sournois qui agissent masqués ou dans l’ombre.
C’est le temps béni où il est « normal » de se suicider quand on dit craindre pour sa vie et que peu de jours avant on déclare vouloir porter plainte contre ceux qui diffament, insultent, traînent plus bas que terre ; où il est « normal » de se suicider en laissant entrouverte sa porte ; sans un mot à qui que ce soit, sans une lettre explicative ou un billet d’adieu ; où il est « normal » d’utiliser pour ce faire un sac en plastique. Certes, Socrate lui aussi se couvrit la tête avant de mourir mais ce n’est pas ça qui l’a fait mourir.
Et puis, l’a-t-on questionné ce sac en plastique ? Lui a-t-on fait cracher les pores et le morceau? Ou si vous préférez : l’a-t-on analysé scientifiquement ? Et puis encore, « il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée », dit-on ; mais que penser d’une porte entrouverte ?
Quoi de plus facile que de trouver l’adresse de la victime David Hamilton (et son numéro de téléphone) sur l’annuaire, de sonner à son interphone, de lui faire ouvrir sa porte sous un prétexte quelconque, puis, une fois chez lui, de le maîtriser (cet homme est âgé), de l’étouffer avec un coussin par exemple, de disperser des médicaments au sol pour ajouter à la confusion, de l’allonger à terre et lui mettre un sac sur la tête par souci de dérision, enfin de ressortir acte accompli, en laissant la porte entrouverte sur le palier de son immeuble, et quitter les lieux tout tranquillement et sans aucun dommage ?
Curieuse mise en scène d’une curieuse affaire, qui ne correspond nullement à cet homme discret, secret, solitaire que fut David Hamilton. À ce dandy. Le sac en plastique ne colle pas dans le scénario. Du résidu de pétrole quand on porte des habits de lin (même élimés comme disent les mauvaises langues), ce serait une espèce de faute de goût. Non, cela ne colle pas au tableau. Même s’il s’agit d’un « pochon »(comme on dit par chez moi) d’un magasin de luxe ou distingué. Et même si David Hamilton n’avait pas de ciguë sous la main.
Trois jours après la découverte de son corps, c’est la gazette pipole Closer, qui ayant eu accès (on ne sait comment) au rapport d’autopsie, déclare en premier (information uniformément reprise par tout le reste des media) que « le photographe de 83 ans est mort d’asphyxie, comme le révèle le rapport d’autopsie, et non pas après avoir pris des médicaments, comme le laissaient pourtant penser les premières informations disponibles. » Et ajoute : « le rapport d’autopsie a été envoyé au parquet et l’enquête a été clôturée ». Autrement dit, personne n’a cherché plus loin. Tout est normal ! Circulez, il n’y a plus rien à voir !
Pourtant France-Soir (du 30 novembre 2016) laisse échapper : » Des faits qui n’écartent bien sûr pas la thèse du suicide… mais la rendent déjà plus incertaine. Elle reste de toute façon le scénario privilégié par les enquêteurs. »
On ne saurait dire mieux. Et donc, j’ai une question (mais malheureusement en l’air) : ça y est, c’est tout ce que disait le rapport d’autopsie ? Pas même quelque chose sur la date, voire l’heure probable de la mort ?
Et si tout était dit le lundi 28 novembre au plus tard, pourquoi l’enregistrement du décès n’est intervenu que le 9 décembre seulement ? Ceci fera l’objet d’un prochain article.
***
C’est ici que je voudrais dire à la suite d’Aragon, que… » Rien n’est jamais acquis à l’homme, ni sa force / Ni sa faiblesse, ni son cœur. Et quand il croit / Ouvrir ses bras, son ombre est celle d’une croix ; / Et quand il croit serrer son bonheur, il le broie. / Sa vie est un étrange et douloureux divorce… »
Eh oui, il se dit que, peu de temps après la mort de Socrate, dans un revirement d’opinion parmi les dirigeants manipulateurs et la foule à la fois pleutre et vindicative, l’accusateur de Socrate, Mélétos fut mis à mort, tandis que celui qui le fit comparaître devant son tribunal, Anytos fut banni. Alors que Lycon, celui qui plaida contre lui devant le tribunal, semble avoir échappé à la répression. Du moins c’est ce que Maxime de Tyr, Eutyphron et Diogène Laërce affirment.
Il faudrait donc rappeler aux Mélétos et Anytos de David Hamilton que : succès d’hier, tort de demain, peut-être. L’euthanasie des vieux déviants ou supposés tels, et sur simple dénonciation, n’est pas encore inscrite dans la loi ; le lynchage même médiatique n’est pas encore inscrit dans la loi ; la peine de mort (et c’est heureux) a été abolie en France, du moins, il paraît ; c’est donc inutile de la réintroduire sous une autre forme.
Madame Poupette Flament nous a cinglés de sa rage et déconvenue ; elle s’est déclarée « dévastée » par la mort d’Hamilton, mais pas pour ce que vous croyez ; non, elle a uniquement craché sur ce mort en ajoutant que c’était un « lâche ». Et ce qu’elle a fait, c’est quoi alors ? Je sais, une journaliste, une pigiste, une stagiaire (j’en ai parlé dans un article précédent) a été jusqu’à voir du « courage » (sic) dans cet acte…
Certes, Poupette et son pote n’ont pas dit : « Ah ! le bon temps des exécutions sommaires du Far West, oh ! le bon temps des lapidations proche-orientales, etc. »
Poupette et compagnie sont pour la solution hellène antique et stylée : le vrai suicide, le faux suicide, le suicide obligé, enfin dans tous les cas la peine de mort induite et provoquée, mais en dentelle. Nil sub sole novi. C’est bien pourquoi nous, les tendres, nous devons, tous ensemble, un coq à Esculape ; mais juste en pensée et en symbole.
* Pochon : Régional (surtout Ouest). Petit sac en toile, en papier ou en matière plastique.
« À la Saint-Martin, l’hiver est en chemin, manchons aux bras et gants aux mains. »
En ce jour de commémoration de la boucherie fratricide européenne, et alors même qu’il ne reste plus une seule Gueule-Cassée ou Poilu vivant, citons ce quintil bien connu de celui qui après avoir trop souvent chanté, à mon goût, les « beautés » techniques et « féeriques » de la guerre, mourut quelle dérision ! de la grippe espagnole le 9 novembre 1918 :
Voie lactée ô sœur lumineuse
Des blancs ruisseaux de Chanaan
Et des corps blancs des amoureuses
Nageurs morts suivrons-nous d’ahan
Ton cours vers d’autres nébuleuses
Et plongeons-nous dans ces articles, du jour, du blog En Défense de David Hamilton :
https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/11/nen-deplaise-aux-petits-porcs-et-aux-cochonnes-ratees-le-regne-de-david-hamilton-fut-est-et-sera-celui-de-la-beaute/
Tout ça est fort laid et gluant ; tout cela est d’une véracité douteuse, très douteuse.
Moi, lorsque j’ai lu ce que Patti D’Arbanville a dit de David Hamilton (voir le blog En Défense de David Hamilton du 2 novembre 2017, c’est là : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/02/apres-trente-ans-de-memoire-traumatique-olivier-mathieu-a-son-tour-revele-il-y-a-trente-ans-un-fameux-animateur-de-teloche-voulait-me-faire-une-fellation/) la co-vedette du film Bilitis avec Mona Kristensen (dont ce fut à ma connaissance, la seule apparition au cinéma), je me suis dit, attristé : tiens, encore une, c’est une véritable épidémie mondiale médiatisée, une pandémie gigantesque et uniforme, une manipulation de grande ampleur, le retour des possédées de Loudun !
David Hamilton « le satyre sournois », tenant sur ses genoux Patricia (dite : Patti) D’Arbanville, « l’indignée posthume »
Une femme qui crache sur un homme, sur un mort, et je dirais même une femme qui crache dans la soupe. La voilà Patti, bullaire comme un pape. Et voici David Hamilton avec toutes les tares des hommes (les non-femelles) :
– Dragueur, paraît-il (somme toute, comme tous les animaux mâles de la Terre, non ? ; je crois que ça se nomme « instinct naturel », c’est dans les gènes et les hormones, en vue de faciliter la reproduction des espèces ; pas bête la Nature, Dieu, les dieux, ou tout ce que vous voudrez !) ;
– Exploiteur, paraît-il (voulant se faire du blé avec des photos dénudées de celle, Patti, qui s’était fait alors une spécialité des films érotiques) ;
– Et amateur, paraît-il, de photos d’enfants dénudés (photos dont il aurait été l’auteur). Parfaitement douteux, improuvable !
Je ne sais pas ce qui manque au tableau. Mais, ne pousse-t-elle pas, vraiment un peu loin, le bouchon, la Patti sans sympathie ni empathie, en affirmant que ces enfants auraient eu entre deux et sept ans ; quelle précision ! Ou lorsqu’elle prétend que David Hamilton « avait des livres et des livres de ces images », j’imagine qu’elle veut dire « des albums ». Et plus encore quand elle affirme qu' »il pensait que c’était son oeuvre majeure. » Sic et rien de moins. Affirmation gratuite, non ?
Remarque en passant : David Hamilton s’est toujours refusé à avoir des enfants, cause de sa rupture avec Mona Kristensen avec qui il est resté en très bons termes toute sa vie, comme avec Gertrude sa seconde compagne et la seule avec qui il se maria. David Hamilton et les jeunes enfants : beau sujet de thèse. Non ? Et on peut continuer avec : David Hamilton et les jeunes filles ; puis enfin avec : David Hamilton et les femmes. En attendant, il a assez dit et répété que seules les jeunes filles l’intéressaient esthétiquement, artistiquement parlant. Alors David Hamilton perfide et menteur en plus du reste ?
« Maintenant que j’y pense, pourquoi n’ai-je pas été voir la police ? » conclut la Patricia. Moi, je réponds (si les faits eussent été avérés) : parce que ça l’aurait empêchée de poursuivre le tournage et d’encaisser son cacheton. Et puis qu’aurait-elle pu dire, exactement à la police, en ces temps moins tordus que de nos jours ? David Hamilton collectionne des photos d’enfants dénudés ? Oui, et alors ? Ces photographies, si elles ont existé (et elles n’ont probablement pas existé), étaient du domaine du privé et ne mettaient en scène aucun acte sexuel ou répréhensible, apparemment. Ce n’est plus trop au goût du jour, mais autrefois toutes les familles possédaient des photos de leurs enfants nus, bébés mis en scène sur des coussins, photographies sortant généralement de l’atelier de professionnels de la photo. Et puis, bis repetita placent, l’Histoire de l’art connaît tant et plus de peintures ou de sculptures d’enfants nus. Certains montrent même leur zizi. Ô grand malheur !
En notre époque d’extrême confusion, de décadence, de déclin de l’intelligence moyenne (qui n’était déjà pas si élevée) il est des crétins (juristes entre autres) pour assimiler ce genre de photos dénudées (de bon ou de mauvais goût ? c’est un autre sujet) ou même les photos de jeunes filles d’Hamilton à de ladite pédophilie que personnellement je nomme d’un terme plus juste : pédérastie. Le jouisseur ou la jouisseuse charnels d’enfants.
Pédérastie active (qui passe à l’acte), si l’on peut dire, allant jusqu’à la barbarie et le crime à la Dutroux… Pédérastie active populaire. Pédérastie active avec prostitution de mineurs souvent liée à l’homosexualité masculine de certains milieux huppés et bobos, comme celle qui est encore pratiquée par de grands moralistes « progressistes » et donneurs de leçon « au menu peuple ». Il est un mort récent de cet acabit, très connu des media, qui fut ainsi favorable à l’adoption et à l’achat d’enfants finalement. Pour en faire quoi ? La réponse me semble évidente. Tout ça serait dans l’ordre logique des choses, nous inculquent les media de masse. Mais par contre, cela semble normal d’incriminer – ante et post mortem (?!) – David Hamilton de « mauvaises photos » et encore plus de pédophilie, pour certains. Le monde à l’envers et désaxé comme toujours.
Je ne sais pas ce que pense Patricia D’Arbanville (ancienne actrice donc de films érotiques en son jeune âge), je m’en doute, à l’aune du puritanisme protestant intégriste anglo-saxon qui gagne hystériquement les contrées autrefois « libérées » d’Europe occidentale (mais dans ce domaine, pas libérées par l’oncle Sam), des photographies suivantes (nombreuses sur Internet) qui sont de Sally Mann (celle au contraire qui ne salit pas l’homme)photographe nord-américainelongtemps décriée et même pourchassée par l’hypocrisie ambiante de son triste pays :
The Good Father (1990) —
Le Bon Père. Pour l’anecdote : il s’agit très probablement du mari de Sally Mann et de ses deux filles. Pour comparaison, voici La Vierge à l’Enfant entourée des Saints Innocents de Rubens…
… et La Sainte Famille à l’escalier de Poussin…
*
Photo : Sally Mann
Photo : Sally Mann
*
… et La Sainte Famille de Michel Ange :
Ou encore… La Sainte Famille (c’est moi qui lui donne ce titre), photo de 1996 de Andreas H. Bitesnich que je ne mets pas ici pour son « esthétique » mais pour son contenu :
***



















