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ENTRETIEN EXCLUSIF. Un an après sa mort, David Hamilton plus présent que jamais

13 novembre 2017

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Publié le 13 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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Pour une version avec illustrations c’est ici :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/13/entetien-exlusif-un-an-apres-sa-mort-david-hamilton-plus-present-que-jamais/

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  • Bonjour Olivier Mathieu.

  • Bonjour Jean-Pierre Fleury.

  • Nous sommes en novembre 2017. Il y a quasiment un an, le photographe David Hamilton mourait. Il avait 83 ans. Pour honorer sa mémoire, vous vous présentez le 14 décembre 2017 à l’Académie française. Mais puis-je vous poser quelques questions?

  • Naturellement, Jean-Pierre.

  • Vous avez été, entre autres, journaliste d’investigation. Dans un grand journal, en tout cas, vous l’avez été et votre rédacteur en chef était un très fameux journaliste d’investigation. Vous avez été l’ami et le collègue de fameux journalistes d’investigation de votre génération, et des précédentes. Tout le monde sait cela…

  • Pardon de vous interrompre, cher Jean-Pierre. Comme toujours, ici comme ailleurs, ceux qui savent le savent.

  • Soit. Vous avez été en 2017 l’un des seuls, voire le seul, à faire oeuvre d’investigation au sujet des circonstances de la mort – des circonstances tragiques – de David Hamilton. Quelles ont été vos sources?

  • Mes sources ont été au nombre de trois. La première a été la presse. Il suffit d’avoir un cerveau en état de fonctionnement pour constater que le récit médiatique qui a été fait de cette mort, des causes de cette mort, de l’heure de cette mort, etc, a été un récit absurde, contradictoire, plein de failles. Vous parlez d’investigation. En effet, mon livre « C’est David Hamilton qu’on assassine », dont j’ai emprunté le titre à Gilbert Cesbron et dont la préface a été écrite par un écrivain et journaliste du calibre de Roland Jaccard, est une investigation parfaite. C’est la presse qui, elle, n’a pas fait oeuvre d’investigation. Un exemple, parmi d’autres. Je suis le premier et le seul à avoir publié l’acte de décès de David Hamilton. Cet acte de décès affirme que le jour du décès n’a pas pu être établi. C’est une nouvelle explosive. Aucun journaliste n’a repris l’information! Devant les mille doutes au sujet de ce « suicide », tout le monde a accepté cette version – une version pourtant douteuse.

  • Et votre deuxième source?

  • La deuxième source aurait dû être les autorités judiciaires. Il y a eu mort d’homme, et mort d’un personnage public et mondialement connu. Cet homme avait 83 ans. Il avait été traité « d’enculé » et de « connard » quelques jours auparavant à la télévision et il était la cible et la victime d’une campagne de presse et de haine sur les réseaux « sociaux ». Or, je n’ai pas connaissance d’une conférence de presse des autorités, déclarant le jour, l’heure et la cause de la mort. Il y a mieux. Dans la presse, on a vu un éditeur de Flavie Flament déclarer: « On nous a parlé d’un suicide ». Voilà un point qui mériterait qu’on l’éclaircisse.

  • Expliquez-vous mieux, Olivier. Merci.

  • Très volontiers, Jean-Pierre. Il n’y a eu aucune conférence de presse officielle au sujet des circonstances de la mort de David Hamilton. La presse a dit tout et son contraire. Plusieurs heures ont été annoncées, qui seraient l’heure de son décès. Des journaux ont parlé de médicaments, d’alcool. Aucun, en revanche, n’a eu le courage de signaler que tout cela aurait éventuellement pu être une mise en scène. La chronique judiciaire est pleine de telles mises en scène… En l’absence d’une prise de position officielle des autorités, je suis donc surpris de voir qu’une dame, une des personnes qui ont édité le bouquin de la dame Flament, annonce qu’un mystérieux « on » lui a parlé de suicide. Qui est ce « on » ? Comme je suppose qu’il ne s’agit pas du boucher du quartier, ou d’un anonyme au comptoir d’un bar, je suppose que ce « on » a un nom. Qui est donc ce « on » qui annonce, à l’éditeur de la dame Flament (la dame Flament qui a publié un livre contre David Hamilton, et a participé à l’émission où son collègue Ardisson a insulté ignominieusement David Hamilton…), qu’il se serait agit d’un suicide? Comment? Il y aurait donc eu quelqu’un, un membre des forces de l’ordre, pour donner des informations confidentielles et exclusives, concernant la mort d’un citoyen, non pas au grand public, mais à un proche de l’accusatrice de l’homme qui est mort?... Une telle attitude ne serait alors EVIDEMMENT pas conforme à la fameuse « déontologie » policière. Un enfant de cinq ans devrait le comprendre…

  • Pouvez-vous rappeler, Olivier Mathieu, la source de ce que vous affirmez?

  • Toujours. Je n’ai jamais rien dit, dans ma vie, que je ne puisse prouver. Tout simplement parce que je suis un excellent journaliste d’investigation… (Il rit).  Voyez donc http://www.huffingtonpost.fr/2016/11/25/flavie-flament-devastee-par-la-mort-de-david-hamilton-quelle_a_21614405/

  • Effectivement, c’est effarant. Dans un article des 25 et 26 novembre, cette dame, amie de la dame Flament, dit tranquillement :  « On nous a dit que c’était un suicide ». La question est donc: quel membre des forces de l’ordre a communiqué avec l’éditeur de la dame Flament, le jour de la mort de David Hamilton, en lui donnant des renseignements sur sa mort?…

  • Ma troisième source a consisté à parler avec divers amis de David Hamilton, la plupart sont restés anonymes. Mais un de mes amis parisiens, lui aussi fort doué pour l’investigation, est allé interroger aussi ceux qui ont déclaré à la mairie le décès de David Hamilton. Et qui l’ont déclaré, d’ailleurs, hors délais légaux.

  • Cher Olivier, avez-vous d’autres choses à révéler, peu avant le premier anniversaire de la mort tragique de David Hamilton?
  • Beaucoup d’autres!… Tout est d’ailleurs en sécurité, dans mes dossiers, à Paris et ailleurs, chez diverses personnes. J’ai mis des clés USB en sécurité là où il le fallait. Dans tous les cas, mes informations sortiront. Un jour ou l’autre. La dame Flament a publié un bouquin, elle en a extrait un film. Le sujet: le viol qu’elle affirme avoir subi; le viol (présumé) dont elle a parlé alors que les délais de prescription étaient dépassés; le viol que sa propre famille, selon maints articles de presse, nie ou met fortement en doute. Un viol au sujet duquel (si toutefois on croit encore bon d’en causer) il reste encore tant de zones d’ombre… Or, un tel sujet – le viol présumé de Flavie Flament, qui affirme avoir été violée deux fois le même jour, une fois sur le balcon et une fois sous la douche – ne peut pas rester dans l’ombre, c’est évident. L’édition et la télé s’en occupent. Dès lors, ne convient-il pas de faire la lumière, toute la lumière à son sujet?!

  • Effectivement, David Hamilton le mérite, tant il a été insulté. Non seulement les insultes publiques et télévisées, préméditées, d’Ardisson, mais simplement le fait que l’on ait traité David Hamilton, et cela en l’absence de toute condamnation judiciaire, de « violeur » et de « bourreau ». David Hamilton a été insulté, en outre, sur les réseaux sociaux par une quantité d’anonymes.

  • Vous avez raison, cher Jean-Pierre Fleury. J’engage d’ailleurs mes amis, mes lecteurs, et les admirateurs de David Hamilton à opérer des captures d’écran de toutes les insultes, y compris des menaces de mort contre David Hamilton, de son vivant. Tout cela pourra servir, un jour ou l’autre. Comme dit l’autre, il ne faut et il ne faudra « jamais oublier ».

  • Pourquoi déteste-t-on tant David Hamilton?
  • Les raisons de cette haine, comme celles de l’amour, sont sans doute mystérieuses.
  • Cher Olivier, encore quelques questions. David Hamilton était-il un photographe « glauque », comme disent les jeunes d’aujourd’hui?

  • A mon avis, pas du tout. Je suppose que je suis (encore…)  libre de ne pas trouver « glauque » David Hamilton. Le Parlement français n’a pas édicté de loi, que je sache, pour me dire si je dois aimer ou pas tel ou tel photographe… David Hamilton a photographié des paysages, des fleurs, des hommes. Il a aussi photographié des jeunes filles. Et même s’il n’avait photographié QUE des jeunes filles, c’eût encore été son affaire. A moins que l’on ne veuille interdire demain de photographier des jeunes filles, ce n’est pas un délit. Sinon, il va falloir jeter aux flammes des siècles de peintures qui ont représenté des femmes ou des enfants nus. Je crois pour ma part que David Hamilton était un photographe limpide, diaphane, transparent. C’est cela que le siècle de la laideur et du mensonge ne lui a pas pardonné.

  • Votre candidature du 14 décembre 2017 à l’Académie?
  • Jeudi prochain (dans trois jours), je pense que l’Académie va annoncer la candidature – la « grosse » candidature – d’un écrivain. Le prochain élu, probablement. Je me bornerai comme d’habitude à espérer qu’un académicien ait le courage et le bon goût de voter non seulement pour moi, mais surtout « pour David Hamilton ». Il y a peu d’espoir, ça va de soi!… Dès qu’il s’agit d’académie française, on voit surgir des tas de petits conformistes attirés par toute cette pacotille, ce clinquant vétuste… Les journalistes très probablement vont y aller quant à eux de leurs approximations, ils vont lancer leurs petits anathèmes contre moi et / ou contre David Hamilton, ils vont démontrer leur conformisme ordinaire, tellement ordinaire…  Mais comme me le disait récemment mon ami Phrère Jac, écrivain situationniste, dans un bar parisien, je suis un « passeur ». Nous vivons l’époque de la Nuit. Entre la Lumière et le retour possible de la Lumière, j’aurai été ce qu’a été David Hamilton aussi: un passeur.

  • Cher Olivier, comment définiriez-vous l’insouciance hamiltonienne des années 1970?
  • Par exemple cet instrumental : https://www.youtube.com/watch?v=YV5_qDdnv6o

Propos recueillis par Jean-Pierre Fleury.

From → divers

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