Aller au contenu principal

LE VRAI SCANDALE DAVID HAMILTON

Republication d’un article de ce blog du 5 décembre 2016

***

Cet article est la reprise exacte de l’article que j’ai donné hier sur le blog : https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/

***

Je n’étais pas là, je n’en sais rien sur le fond, mais j’essaye simplement de comprendre. Et de réfléchir logiquement sur la forme.

Il existe dans la famille Lecanu une commune histoire qui, de ce que l’on peut en percevoir et retenir par la presse: il tournerait (conditionnel) autour de gestes déplacés et/ou d’attouchements d’un homme adulte, David Hamilton, sur une gamine de treize ans, Flavie Lecanu. Histoire partagée, je répète, par tous les membres de la famille. Autrement dit, ce que l’on appelle un secret de famille. Le genre de chose que l’on ne dévoile pas comme ça. Mais qui n’a jamais conduit à quelque plainte ou quelque poursuite judiciaire que ce soit. Dans une société normale, je veux dire, une société réellement démocratique et possédant un réel État de droit, on devrait fermer le ban ici, en rester là ; mais ce n’est pas le cas…

VRAIS ET FAUX PSYS

Car, un jour, environ vingt-cinq ans après, la personne qui en aurait été la victime décide de « faire une thérapie ». C’est ici que j’aimerais savoir qui est le thérapeute, « le gourou » ou « le thérapeute » (je reprends ici des termes employés par les membres eux-mêmes de la profession) ; et sur la base de quelles théories ou pseudo-théories il, ou elle, pratique. Là-dessus, les gazettes sont totalement muettes.

Il faut savoir qu’il suffit de peu de choses finalement pour exercer en tant que psychothérapeute. C’est tellement vrai qu’un médecin et député qui a nom Bernard Accoyer, lors de l’examen de la loi du 9 août 2004 qui réglemente la profession de psychothérapeute, a proposé un amendement qu’il justifiait ainsi :

« Des personnes, insuffisamment qualifiées ou non qualifiées, se proclament elles-mêmes «psychothérapeutes». Elles peuvent faire courir de graves dangers à des patients qui, par définition, sont vulnérables et risquent de voir leur détresse ou leur pathologie aggravée. Elles connaissent parfois des dérives graves. […] Cette situation constitue un danger réel pour la santé mentale des patients et relève de la santé publique. Il est donc indispensable que les patients puissent être clairement informés sur la compétence et le sérieux de ceux à qui ils se confient. Il convient donc de considérer les psychothérapies comme un véritable traitement. A ce titre, leur prescription et leurs conduites doivent être réservées à des professionnels détenteurs de diplômes universitaires, attestant d’une formation institutionnelle, garantie d’une compétence théorique, pouvant être doublée d’une expérience pratique« . (Octobre 2003)

Bien évidemment, ce texte se heurta à l’opposition farouche de ceux qui n’avaient pas tous les titres requis, et avant tout du puissant et bien établi « lobby » des psychanalystes de toutes sortes. Tellement farouche que la loi, votée le 9 août 2004, n’a vu son décret d’application publié que le 20 mai 2010. Or, entre temps, le texte de Bernard Accoyer a été partiellement vidé de sa substance et les psychanalystes ont ainsi obtenu le droit de revendiquer le titre de psychothérapeutes en étant dispensés partiellement de la formation et du stage pratique prévus. Le texte du décret ajoute en outre que les formations peuvent avoir lieu en dehors du cadre universitaire (n’importe quel institut privé par exemple, sans aucun contrôle).

LE MÊME DROIT POUR TOUS ?

Les éléments essentiels du décret n° 2010-534 du 20 mai 2010 relatif à l’usage du titre de psychothérapeute (qui fait référence à deux lois de santé, celle du 9 août 2004 et celle du 21 juillet 2009 concernant la protection des patients), énonce :

Article 1 — L’inscription sur le registre national des psychothérapeutes mentionné à l’article 52 de la loi du 9 août 2004 […] est subordonnée à la validation d’une formation en psychopathologie clinique de 400 heures minimum et d’un stage pratique d’une durée minimale correspondant à cinq mois effectué dans les conditions prévues à l’article 4.

L’accès à cette formation est réservé aux titulaires d’un diplôme de niveau doctorat donnant le droit d’exercer la médecine en France ou d’un diplôme de niveau master dont la spécialité ou la mention est la psychologie ou la psychanalyse.

Article 2 — Par dérogation aux dispositions de l’article précédent, les professionnels mentionnés au cinquième alinéa de l’article 52 de la loi précitée sont dispensés en tout ou partie de la formation et du stage dans les conditions prévues par l’annexe 1 du présent décret. [annexe qui définit le contenu de la formation]

Or, ce cinquième alinéa dit ceci :

5- Le décret en Conseil d’État définit les conditions dans lesquelles les titulaires d’un diplôme de docteur en médecine, les personnes autorisées à faire usage du titre de psychologue dans les conditions définies par l’article 44 de la loi n° 85-772 du 25 juillet 1985 portant diverses dispositions d’ordre social et les psychanalystes régulièrement enregistrés dans les annuaires de leurs associations peuvent bénéficier d’une dispense totale ou partielle pour la formation en psychopathologie clinique.

Encore un bel exemple de la manière dont on dit et écrit le droit en France, tant au Parlement qu’au Conseil d’État. « Le droit est le même pour tous » comme on peut le voir une fois encore.

Psychiatre, psychanalyste ou psychologue, il y a diverses sortes de « psys », mais ce qu’il importe de connaître, c’est avant tout, sur quelles théories, méthodes de consultation (séances) et traitements médicamenteux pour les médecins, se basent ceux qui pratiquent la psychothérapie.

Ici je renvoie à deux articles précédents de ce bloc qui évoquent

1/ les dérives pour ne pas dire les « dégâts collatéraux » de certaines « psychothérapies »,

2/ le syndrome des faux souvenirs (ou des souvenirs modifiés) induits.

VRAI OU FAUX SOUVENIR ?

En attendant, je note, je lis dans les gazettes que Flavie Flament née Lecanu a vu un psychiatre (sans autre détail, malheureusement) et qu’alors, elle s’est souvenue de tout grâce à une photo d’elle, datant de ces années anciennes, et, je cite : « C’était comme un message que Poupette, la petite fille que j’étais, m’envoyait. Là, j’ai compris et j’ai murmuré ‘j’ai été violée’. »

Dans ce qui relève avant tout de la sensation et de l’émotion non désirées, du ressenti et du subi, de la rage et de la révolte, de l’agression et du refus je m’étonne de lire : j’ai compris. Or, il n’y a rien à comprendre. À l’âge qu’elle avait (treize ans, ce n’est pas trois ans), en règle générale on ne peut oublier un tel traumatisme. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est la majorité des psychothérapeutes. Ou alors Poupette serait une exception, comme par hasard. Ce scénario ressemble à ce qui est bien, ou plutôt très mal connu de nos jours par « le grand public ». Poupette ne serait-elle pas victime de la fausse mémoire induite ? Ou de la manipulation, de la transformation de souvenirs ?

Je recopie ici à nouveau un texte provenant du site (très éclairant) http://psyfmfrance.fr/:

« Cette lutte contre la fausse mémoire ne doit pas être confondue avec le combat légitime et indispensable mené contre les pédophiles et les incestes avérés. Les témoignages de jeunes enfants ayant subi des abus sexuels véridiques n’ont rien à voir avec de faux souvenirs remontant à 20 ou 30 ans en arrière, suggérés par un thérapeute et qui ne sont pas corroborés. Les violences réelles subies par les victimes ne sont généralement pas oubliées, bien au contraire. Mais la mémoire est malléable et l’implantation de faux souvenirs, par des techniques de manipulation mentale, est aujourd’hui expérimentée et prouvée par les scientifiques du monde entier. »

Le nœud du problème se nomme donc en fait : idéologie psychanalytique poussée jusqu’à l’absurde ; « idéologie totalitaire » nous disent les professionnels sérieux, dont les dérives amènent 1/ des catastrophes chez la personne « soignée » et dans tout son entourage, 2/ un attachement sans fin (que l’on retrouve déjà chez Freud) entre le dogmatique « thérapeute » et le fragile patient, 3/ et, autre élément également essentiel et récurrent (que l’on retrouve également chez Freud) le coût financier à payer pour être soigné. On cite le cas de patients de plus en plus perturbés (le plus souvent des femmes), ayant rompu les ponts avec tout leur entourage familial, s’étant lancés dans des procès toujours du même type (abus sexuels dans l’enfance et même la petite enfance, incestes…), et ayant donné (parfois de la main à la main) des dizaines de milliers d’euros à des charlatans non conventionnés ou dépassant allègrement les tarifs conventionnés (les gens du milieu évoquent le cas de séance à 300 euros !). Oserai-je ajouter que ce dernier côté a un aspect très bobo.

MÉMOIRE RETROUVÉE OU MÉMOIRE INDUITE ?

Pour le dire autrement tout tourne autour de ce que le milieu appelle la T.M.R. Thérapie de la Mémoire Retrouvée que l’on devrait nommer plus justement : Fausse Thérapie de la Mémoire Induite. De nombreux et sérieux ouvrages existent sur le sujet ; dont des livres ou des rapports, ou des études de professionnels du milieu de la psychothérapie.

La France ayant toujours un temps de retard, il faut savoir que cette forme de « thérapie » a été dénoncée au moins depuis les années quatre-vingt, puis en grande partie abandonnée dans les pays anglo-saxons et nordiques toujours à la pointe de ladite modernité, y compris la plus folle ou sordide.

Ces ouvrages dénoncent la fausse thérapie, et en même temps la juteuse thérapie de gourous irresponsables et même coupables. Les délires de pseudo-thérapeutes voyant dans toute maladie mentale un traumatisme lié à un mauvais traitement familial ou de proches pendant l’enfance (abus divers, mauvais traitements, violence, viol, inceste…).

Le tout exploité en un total manque de discernement, et plus encore avec un goût prononcé de scandale qui rapporte (l’argent est également présent ici) par toute la « médiocrassie médiateuse » (sic). Ceci dans le temps même où le gouvernement français entend faire allonger le délai de prescription (voire le supprimer) concernant les viols et les abus sexuels. En total accord donc avec la pseudo-thérapie de la mémoire retrouvée. En tout domaine, ce gouvernement « socialiste » est à côté de la plaque, ou plus exactement semble spécialisé dans toutes les « incohérences » pseudo-progressistes et à la remorque de toute prétendue avancée de la « modernité » quelle qu’elle soit.

On en arrive donc de nos jours à une confusion totale, mêlant ensemble quasiment, le tortionnaire barbare avéré Dutroux à l’innocent (il n’a jamais été condamné par la Justice et ces femmes avaient tout loisir de porter plainte depuis bien longtemps) David Hamilton. Et à désigner du doigt des pédérastes, peut-être là où ils ne sont pas ; et peut-être pas, là où ils sont.

Il faut savoir que (je cite encore le site psyfmfrance.fr) « les psychanalystes adeptes de la ‘théorie’ qui vont aller ‘chercher le traumatisme d’enfance qui explique tout’ » généreraient chaque année de « fausses croyances » auprès de 350 à 450 000 victimes directes. Chiffres avancés par le secteur médical et hospitalier lui-même. Sans compter les victimes indirectes bien plus nombreuses, dont celles qui ont passé injustement des années en prison, ou pire encore qui se sont suicidées, ne supportant pas d’être accusées à tort. » « Preuve de culpabilité » dirait la jounaleuse à esprit court Flament.

UN ROMAN OU QUOI ?

J’ajouterai que Flavie Lecanu ex épouse Flament et ex épouse Castaldi, écrivain (en tout cas, si c’est bien elle qui a écrit son livre) et nouvelle « experte » dans le domaine du viol, est journaliste de « grands » media (elle est passée par Antenne 2, la Cinq, Canal +, M6, TF1 ; elle est maintenant à RTL). On sait trop bien ce que sont les journalistes, surtout de nos jours. Elle fait donc partie intégrante du spectacle du monde dominant, de la communication unilatérale et de la propagande idoine. Du petit monde politico-journalistico-publicitairo-« chaud-bise ».

Enfin, le monde qui tient les manettes du spectacle en tant que rapport social de domination, aliénation et propagande.

Autre remarque essentielle, son livre, comme il est précisé en quatrième de couverture est un « roman » et non une autobiographie, même s’il est largement basé sur des éléments autobiographiques (ce qu’on nomme parfois : autofiction). À ce sujet, je voudrais citer ces passages de son « roman » (très mode, soit dit en passant) non pas pour évoquer des faits réels ou inventés, mais pour dire comment elle énonce, ou plutôt annonce, sa supposée amnésie passée :

[Elle est face à un homme] « qui vous ordonne de vous allonger sur un balcon et qui commence à s’adonner à des choses où l’on sait pour le coup que là, c’est grave ». « Là, je pars de mon esprit, je me dissocie de moi-même. J’abandonne mon corps qui finalement sera piétiné [sic]. J’abandonne mon innocence finalement [sic]. Je vis l’instant sans être là. » [Puis, elle ne dira rien à sa mère] « persuadée que ce serait incompris ». [À la télévision, elle ajoutera :] « Dans mon esprit, j’étais comme un petit déchet. Je ne méritais pas que l’on me défende, qu’on s’insurge pour moi ». [Ce que semble bien contredire tout ce qu’a pu énoncer sa famille d’origine avec laquelle elle est maintenant fâchée, en voulant particulièrement à sa mère (cf. le début de cet article)]

UN DÉNI ?

Maintenant, des lecteurs pourraient me dire : Et, le déni, ça existe ! Sa famille refuse de voir les chose en face. Je réponds : Non ! la famille ne refuse pas de voir les choses en face, mais elle ne voit et n’entend plus les mêmes choses qu’autrefois ; la version a changé. « Elle exagère, invente des faits, mêle la réalité à la fable », disent-ils : donc son livre est bien un roman qui n’a aucunement valeur de témoignage.

Et j’ajoute, oui ! le déni, ça existe, mais malheureusement, si l’on peut dire. Je parle de la notion pseudo-scientifique du déni (Verleugnung) lancée dans le monde « intellectuel » par Freud, celui qui a pratiquement tout faux sur tout. Le déni : (prétendu) refus de considérer une partie de la réalité. En psychanalyse, (prétendu) refus tant de la réalité externe qu’interne (esprit) qui, au final, renvoie à l’ »explication » des psychoses ; la dénégation, le mensonge, l’oubli, renvoyant quant à eux, aux névroses.

Dangereuse et liberticide théorie puisqu’elle aboutit de nos jours à des excroissances, des « métastases » dans des domaines extérieurs à la maladie mentale. On voit donc tous les « grands penseurs » conformistes définir les pensées « déviantes » (par rapport aux opinions dominantes ou imposées), comme autant de marques (négatives, blâmables et condamnables) de déni. Le déni, délit.

Déni « complotiste » ou « conspirationniste » de la réalité apparente du spectacle audio-visuel. C’est l’esprit totalitaire qui arrive même à ranger la volonté de réviser les doctrines ou les conceptions officielles dans le domaine de la manie pathogène et du non-scientifique car « hyper-critique » ; en d’autres temps et autres lieux, ceci menait tout droit à l’hôpital psychiatrique.  Ô Saint Staline !

IL N’Y A PAS DE FUMÉE SANS FEU (RENGAINE BIEN CONNUE)

Et d’autres lecteurs me diront : Ce n’est pas une, mais trois ou quatre autres femmes qui maintenant se plaignent de ce qui leur est arrivé. Une dans les années soixante (on est en 2016 quand même !). Une dans les années quatre-vingt, une dernière enfin dans les années quatre-vingt-dix.

1, puis 2, puis 3, puis 4. Je ne sais pas si se sont les langues qui se délient. J’ai noté que toutes quatre donnent un scénario identique à leurs allégations, mais également qu’elles ont pris contact entre elles, autrement dit qu’elles se sont concertées et donc que leur témoignage n’est plus trop valide. Je veux dire par là que leurs témoignages ne sortent pas de procès-verbaux de police ou de juges d’instruction, sans connaître les versions les unes des autres, et que devant un tribunal (qui n’a d’ailleurs plus aucune raison de statuer depuis longtemps), cela ne vaut rien. Et je demande à mes lecteurs : connaissez-vous l’Affaire des possessions d’Aix-en-Provence (1609-1611), celle des Démons de Loudun (1632-1637), celles des possessions de Louviers (1642-1647) et d’Auxonne (1658-1663) ?

Certes, on n’en est pas là ; fort heureusement, sauf qu’ici il y a eu mort d’homme, non pas brûlé vif comme Urbain Grandier (en un déchaînement des passions les plus basses et un viol des foules), mais mort d’homme on ne sait trop comment, ni pourquoi au fond des choses.

Et j’y vois quand même plus d’un point commun dans les deux chasses aux sorcières : Urbain Grandier et Léonard David Hamilton n’étaient pas ou plus en odeur de sainteté et détonaient par rapport à leur époque. L’un prêtre catholique, séducteur avait « enceinté » deux jeunes filles dont l’une vivait avec lui si bien que son évêque l’avait frappé d’une interdiction d’administrer les sacrements, puis il rendit folles hystériques les religieuses de la contrée ; l’autre avait un goût prononcé de photographe et cinéaste pour les fraîches jeunes filles ; l’un s’opposait à la destruction des murailles de la ville, au déplacement d’un grenier à sel vers une ville voisine et entretenait de bonnes relations avec les nombreux protestants de la ville ; l’autre (David Hamilton) rejetait les XXe et XXIe siècles dans leur laideur, méprisait l’empire nord-américain, aimait les vieilles pierres du Midi, et pratiqua longtemps le nudisme au Cap d’Agde, haut lieu sulfureux et devenu presque anachronique de nos jours ; l’un avait écrit un violent pamphlet contre Richelieu : Lettre de la cordelière de la reine mère à M. de Baradas , ou encore un Traité du célibat des prêtres ; l’autre (David Hamilton) avait publié des recueils photographiques aux tendres jeunes filles dénudées et réalisé quelques films essentiellement du genre érotique ; enfin, pour l’un, plus du quart de la population de Loudun venait d’être décimée par une épidémie de peste (soit 3700 personnes environ) ; et pour l’autre, on est en un temps de délabrement considérable et de retour en arrière de la société. Et surtout d’extrême confusion intellectuelle mélangeant tout et son contraire, et de totale partialité. Pour ne pas dire de propagande uniforme en tous domaines.

QUELQUES RAISONS EXTRAJUDICIAIRES ?

J’ajoute encore, tares rédhibitoires :

David Hamilton était sorti de rien. « Je suis né à Londres en 1933, de parents qui n’avaient aucune relation dans un quelconque milieu artistique. La peinture, la musique, la photographie, cela ne m’intéressait pas dans mon enfance. J’ignorais même ce que c’était » (in revue Photo, n° 81 de juin 1974).

Il n’était pas du milieu de la photographie ou de l’art contemporain, mais bien plutôt un marginal et un solitaire hors de son temps. « Je n’ai guère d’amis dans ce milieu » (idem) « L’indépendance : je ne suis membre d’aucun club, association, mouvement ou syndicat interprofessionnel qui ergote à longueur de journée sur la place de la photographie dans le monde moderne ou le libellé des factures et les prix. Tout cela, pour moi, est une vaste blague » (ibidem)

C’était un franc-tireur qui, après bien des petits boulots, dont des emplois manuels, avait commencé la photographie vers l’âge de trente ans et affirmait : « Je ne connais rien à ce qu’on appelle la technique photographique. Depuis le début de ma carrière, j’ai le même type d’appareil. Je le connais, le possède bien et sais parfaitement ce que je peux en sortir. Je ne tente aucune expérience et n’utilise aucun accessoire. Je ne connais rien d’autre et je m’en fous. Dans mon petit viseur, j’ai tout ce que je désire. Pourquoi devrais-je changer ? Pourquoi irais-je expérimenter un grand angle ou un télé-objectif ? » (ibidem) Cependant, il aimait préciser « je n’ai aucune technique photographique, mais j’ai un don, celui de la composition » (ibidem)

Enfin, indépendamment de ne pas aimer son temps, il ne récusait pas l’étiquette de réactionnaire, mais je dirais plutôt, à voir quels étaient ses goûts, qu’il fut un conservateur ; et avant tout un classique éternel comme il le disait lui-même. La peinture qu’il affectionnait allait de la Renaissance aux impressionnistes.

PRESCRIPTIONS ET AFFAIRE CLASSÉE SANS SUITE

J’aurais envie de dire aussi que pour un lynchage médiatique (voire plus : on n’a toujours pas de réponse satisfaisante au fait qu’Hamilton ait été retrouvé mort ou mourant dans son entrée alors que sa porte était entrouverte, d’autant que l’on sait maintenant mieux qu’il craignait pour sa vie depuis un mois, donc qu’il n’avait aucunement envie de se suicider) quatre personnes c’est bien peu face aux centaines de jeunes filles qui ont croisé l’objectif du « pédophile », « bourreau » ou « satyre » (c’est selon les gazettes).  Mais également suffisant au temps des media de masse qui amplifient et concentrent tout.

D’une part, que cela plaise ou non, nous sommes encore un peu dans un État de droit, il y avait prescription pour les trois premières affaires. D’autre part, ce qu’a dit ou laissé entendre Flavie Flament publiquement, et plusieurs fois, relève de la diffamation pure et simple. Il en est encore plus du journaliste Ardison, un « justicier » bien au chaud dans ses studios, un coutumier du fait ; ou je dirai plus exactement : un pousse-au-suicide, ou peut-être même un pousse-au-crime.

La quatrième femme (celle qui a accepté de s’exprimer à visage découvert), suite à une plainte déposée par elle dans les années 2000, a été déboutée : il y a eu un non-lieu sur son affaire. Je voudrais préciser à ce propos que cela fait quelques années déjà que la police scientifique est apte à dire s’il y a eu viol ou non, les tests ADN sont très « pointus », bien évidemment à condition de porter plainte suffisamment rapidement (ces jeunes filles à l’époque n’avaient pas de parents ?).

Je ne sais pas si la Justice a eu raison ou tort de classer « sans suite » la plainte de cette jeune femme. J’espère que c’est sur de bonnes raisons, sur absence d’indices ou de preuves tangibles ou suffisantes. Mais ce qui est assuré est que cette affaire-là avait été définitivement close.

LE DIFFAMÉ EN EST MORT

En attendant, le diffamé en est mort. Flavie Flament s’en indigne d’une curieuse manière (preuve d’aveu, manque de courage…). Moi, personnellement, je m’indigne plutôt de l’irresponsabilité, du parti-pris de cette maffia journaleuse qui entend faire la pluie et le beau temps (du temps dominant, toujours, quitte aux plus grands retournements de veste ou plus grands écarts qui soient) et se substituer, sans aucun dommage, à la Justice et même aux lois. Et de son manque de vrai courage, elle qui aime tant hurler avec les loups. Ou plus exactement qui aime tant, si médiocre, médiocrissime, mener la sinistre danse de la masse compacte des moutons bêlants.

********************************************************************************

Annexes à l’article.

Jean-Jacques Naudet : En fait, le seul secret de vos photos, c’est la fille ?

David Hamilton : Oui, c’est vrai. C’est ma vie, mon obsession, mon univers. Mon secret, si vous voulez. C’est la carotte qui fait marcher l’âne David Hamilton. J’affirme souvent que la fille que je préfère est la prochaine. C’est vrai, je suis ainsi. A la réflexion, ce n’est pas tout à fait exact. Entre une fille et une photo, je choisirais sans doute la photo. Elle, au moins, ne vieillit pas. (revue Photo).

Jean-Jacques Naudet : Réactionnaire?

David Hamilton :

Mais je le suis, et je m’en fous. J’aime ce monde [du passé], je n’ai rien à voir avec la société d’aujourd’hui. J’adore ce monde de la décadence qui disparaît peu à peu. Comme endroits, j’aime le décor de chez «Maxim’s» (pas la clientèle, car elle a changé), le « Carlton » à Cannes, l’« Hôtel de Paris» à Monte-Carlo, le «Beverley Hills Hôtel » à Los Angeles, l’« Algonquin » à New York et le « Royal » à Londres. J’aime les gens habillés comme Fred Astaire et les personnages d’Oscar Wilde. Je n’ai pas à être à la mode, je suis classique. C’est une mode éternelle. J’aime les Rolls-Royce et les bijoux de Cartier, la mode vestimentaire des années 1920.

Jean-Jacques Naudet :

Cinématographiquement ?

David Hamilton : Visconti, naturellement, et tous les vieux décadents. « Mort à Venise » est un chef-d’œuvre, ainsi que « Roméo et Juliette» de Zefirelli.

Jean-Jacques Naudet : Que détestez-vous ?

David Hamilton : La vulgarité. […] L’avant-garde, les pseudo-révolutionnaires […] Le bruit, la fureur, la pop française, de la vulgarité tout cela ! Courrèges et ses jupes à mi-cuisses pour mémères de quarante ans.

LES OGRESSES ET LES PRINCESSES

La laideur hystérique, la vulgarité et le décati, la haine tordue et hideuse occidentale :

 

L’Occident des Femelles (pardon, des Femens) est fini. À la poubelle de l’Histoire tout ça ! Beurk !

La beauté, la noblesse innée, naïve et encore virginale africaine :

Une leçon d’esthétique et d’humanité féminines.

LE TEMPS DU NON-SENS

Republication d’un article paru sur ce blog le 13 mars 2017

***

Paru également sur LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 13 mars

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/13/le-temps-du-non-sens-par-jean-pierre-fleury/

*

En complément à l’article du 11 mars paru sur le blog « En Défense de David Hamilton », il faudrait ajouter à cette liste édifiante que, quinze jours avant la mort de David Hamilton, comme on me l’a fait remarquer, une campagne nationale auprès des media fut lancée par un Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV), afin que ces derniers évoquent le dispositif d’aide aux victimes d’agressions sexuelles et fassent connaître le numéro d’écoute des victimes de viol.

Voilà, je trouve, un curieux nom : « Collectif Féministe Contre le Viol. » « Collectif féministe » sent déjà son gauchisme à plein nez, mais passons. Oui, curieuse appellation que ce Collectif Féministe Contre le Viol ! Je comprendrais mieux l’existence d’un « Collectif pour la défense et le soutien des personnes violées » ; mais « contre le viol » ça n’a pas de sens ; c’est un peu comme si on évoquait un « Collectif contre le vol » ou une « Association contre le crime ».

Qui plus est un collectif « féministe », pas même « féminin » (je rappelle quand même que les viols concernent aussi des victimes masculines, des jeunes garçons en particulier), donc une officine communautariste de militantes de ladite cause pas même féminine, mais féministe et dont on connaît trop bien les excès castrateurs et les outrances virophobes, pour certaines.

Dans l’article d’Estelle Bertrand que le magazine féminin « Marie-Claire » a consacré à l’événement (numéro du 15/11/2016) je lis des perles comme celles-ci : « Était-ce un viol ? », « Je voudrais seulement savoir si ce que j’ai vécu est un viol ? », qui me laissent pantois. Car je précise que ces questions ne sont pas celles d’enfants, mais d’adultes ou jeunes adultes. Or, cela ressemble à l’air du temps : voir, comme on l’a dit et répété déjà maintes fois, tout le mal qu’a pu faire ou que peut faire encore la pseudo-théorie, au freudisme sectaire et frelaté, de la « mémoire traumatique », ou pour le dire autrement des faux souvenirs induits par des techniques de manipulation d’esprits malades et fragiles.

On en lit de nos jours sur le sujet ! C’est même, a-t-elle dit il y a quelque temps dans « Libération », la faute à un policier (un homme, évidemment…) si l’épouse d’un chef de cuisine connu du milieu parisien, Sylvie Le Bihan, n’a pas porté plainte lorsqu’elle s’est fait violer à l’âge de dix-sept ans, raconte-t-elle, par trois hommes dans les douches d’un camping où elle était monitrice de vacances… Côtes cassées, fractures aux jambes en prime, le policier lui aurait dit de laisser tomber. Drôle de policier non ? Encore une qui est partisan d’allonger le délai de prescription des viols jusqu’à trente ans après la majorité, soit 18 + 30, jusqu’à l’âge de 48 ans. Autrement dit, pour des faits supposés remontant le cas échéant à un demi-siècle, presque comme pour les « crimes contre l’Humanité » non prescriptibles.

Elle ne porte pas plainte. Sa famille ne la pousse pas non plus. Tant pis pour elle, c’est ce que beaucoup auront envie de se dire… Et il lui faut trente ans au-delà de sa majorité pour qu’elle se décide à porter plainte, contre trois X qu’elle ne connaissait pas : quel sens, là encore ? Il faudrait déjà retrouver les trois présumés coupables. D’ailleurs, généralement, au bout de trente ans, on ne peut plus rien établir, prouver ou vérifier… sauf à accuser sans preuves, parole contre parole… et éventuellement condamner au hasard de l’opinion publique dominante, et de celle des jurys des cours d’assises.

FAUX SOUVENIRS PROVOQUÉS OU AMNÉSIE TRAUMATIQUE ? SCIENCE OU PSEUDO-SCIENCE ?

Republication d’un article écrit par moi (J.-P. F.) et paru sur ce blog le 15 janvier de cette année. 

***

cet article se trouve également sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/14/affaire-david-hamilton-faux-souvenirs-provoques-ou-amnesie-traumatique-une-tribune-libre-de-jean-pierre-fleury-ecrivain/

***

 » Si les Français doivent traverser le même épisode tragique que les Américains lors de la guerre des souvenirs, je les plains sincèrement ». (Elizabeth Loftus, interrogée par Stéphanie Trastour dans le Monde Magazine du 4 octobre 2014, p. 22, à l’occasion du premier procès en France d’un thérapeute des faux souvenirs. Ou si l’on préfère d’un gourou à diplômes manipulateur).

« Eu égard au viol présumé de Flavie Flament par le photographe David Hamilton, des voix se sont élevées pour réclamer que le viol ne soit pas prescrit. […] Il me paraît plus judicieux d’inciter la victime mineure à se confier à un adulte compréhensif et de déposer plainte dès que possible. […] Au lieu de réclamer que le viol ne soit pas prescrit, il vaut mieux encourager les victimes à déposer plainte dans les délais impartis. » (Martine Moscovici, avocat)

***

Donc grâce à la « gauche » « socialiste » « progressiste » gouvernementale qui ne recule devant rien pour abreuver Populo de gadgets « sociétaux » ou de mœurs, dont il n’a que faire, et qui n’amuse que la galerie bobo, lui qui aimerait autre chose que le chômage, la décadence programmée de l’Europe et l’avilissement du pays, Flavie Lecanu-Flament se retrouve investie d’une mission gouvernementale qui, je pense, doit totalement la dépasser (largement aidée fort heureusement par un juriste de profession) mais aussi la combler dans sa soif on dirait maladive de notoriété à n’importe quel prix (prix à payer par les autres, bien sûr). Piloter une commission de réflexions de professionnels des secteurs psychiatriques et juridiques sur le viol.

Je résume l’enjeu : qui va gagner d’entre les extrémistes et les modérés, les idéologues et les pragmatiques, les féministes obtus(es) et les raisonnables ? Poupette ou la mesure ? sur la question de savoir s’il est souhaitable et sensé de prolonger ou pas la durée de prescription pour le crime de viol, voire pour les ultras de la rendre imprescriptible.

Rappelons que la prescription d’une infraction est le temps pendant lequel le présumé coupable peut être poursuivi. Dans le cas d’une agression sexuelle, qui en droit est un délit, la prescription est de trois ans, mais si la présumée victime était mineure au moment des faits supposés, elle est de 10 ans au-delà de sa majorité, autrement dit la prescription court jusqu’à ses 28 ans inclus. Dans le cas d’un viol, qui en droit est un crime, la prescription est de 10 ans, mais en cas de minorité, elle est de 20 ans au-delà de la majorité, soit jusqu’à l’âge de 38 ans inclus.

La pénétration (vaginale, anale, buccale) avec quelque « instrument » que ce soit, est ce qui fait la différence entre l’agression sexuelle et le viol.

Pour schématiser…
D’un côté (ils sont très généralement à gauche, on dirait que ce côté dudit échiquier politique a le chic pour endosser un bon nombre de coups tordus et de causes liberticides et répressives, du moins quand ça les arrange) il y a ceux qui, nourris à la mamelle d’une théorie psychanalytique, déjà en soi contestable mais ici réductrice, mécaniste et simpliste à l’extrême (une sorte de pseudo-théorie comparable au maoïsme au sein du marxisme, c’est-à-dire le pire) sont pour l’allongement de cette période, et même pour la rendre imprescriptible.

Et de l’autre (ils sont très généralement « du métier », je veux dire du milieu de la psycho-thérapie, psychiatrie, psychologie) il y a ceux qui prudents et raisonnables pèsent le pour et le contre, savent faire la part des choses, ne sont pas des doctrinaires et des dogmatiques sûrs de leur fait (ou pour le dire autrement : esclaves des généralisations hâtives qui confinent aux préjugés les plus courants et autres lieux communs).

***

Parmi les plus hystériques de la répression et de l’allongement des durées de prescription, il y a par exemple une certaine Muriel Salmona, « psychiatre-psychothérapeute » qui est la présidente de l’Association Mémoire Traumatique et Victimologie et qui défend son fonds de commerce, pour ne pas dire son bout de gras puisqu’elle est ainsi « chercheuse et formatrice en psychotraumatologie et en victimologie ».

Celle-ci n’y va pas par le dos de la cuillère puisqu’elle semble bien favorable soit à un allongement de la durée de prescription de vingt à trente ans, soit à faire partir la prescription du moment où la victime prend conscience du préjudice subi (!), soit à une imprescriptibilité comme tel est le cas des crimes contre l’humanité (voir son site sur Internet).

Et je suppose que si une nouvelle Flavie Flament se présente au-delà du délai de trente ans, elle demandera à ce qu’il soit prolongé jusqu’à quarante ans. Je ne sais pas si on se rend bien compte à quel point tout ceci est absurde. Au bout d’autant d’années, c’est « parole contre parole », il y a très rarement des témoins des faits supposés, et il n’y a plus aucun élément de preuve ; et dans ce cas l’accusé est presque toujours le perdant. Coupable, ou non coupable surtout. Comme le dit justement l’avocat en droit de la famille Martine Moscovici, sur son site Internet, « il est déjà difficile de rassembler des éléments de preuve lorsque le viol est ancien, qu’en sera-t-il trente ans après les faits ? c’est quasi impossible d’autant plus que le violeur présumé niera les faits. »

De même en est-il de vouloir mettre le crime de viol (certes, qui n’est pas rien) sur le même plan que des crimes contre l’humanité ; ce qui est rabaisser ses derniers ; c’est manquer de mesure, et même de simple bon sens.

De même en est-il enfin de cette idée totalement saugrenue de vouloir faire partir la prescription du moment où la victime aurait pris conscience du préjudice subi, auquel certains, comme Muriel Salmona, ont déjà trouvé un nom : délit occulte. Diverses personnes du monde judiciaire, tant avocats que magistrats, ont mis l’accent sur le fait que l’on ne peut donner comme point de départ du délai de prescription les seules déclarations, à jamais invérifiables, d’une personne (femme ou homme d’ailleurs, on oublie souvent ces derniers) sortant de sa supposée amnésie et déposant tardivement plainte pour viol, personne qui plus est, partie prenante et accusatrice.

Martine Moscovici dit encore à ce sujet : « À supposer qu’une victime de viol perde soudainement la mémoire de l’agression, accepter de faire partir le délai de prescription du jour où le fait lui revient en mémoire aurait pour conséquence de la laisser seule décider du point de départ de ce délai. En effet, personne ne pourra jamais vérifier : – si l’intéressée a été vraiment victime d’une amnésie concernant le viol, – quel jour exactement le fait est réapparu dans sa mémoire. »

***

Délit occulte dit Muriel Salmona. Effectivement, il s’agit bien d’un délit occulte, mais dans le sens de l’occultisme, invérifiable et né dont ne sait où. Enfin si, on c’est d’où. Brigitte Axelrad (professeur honoraire de philosophie et de psychosociologie, co-auteur de Les ravages des faux souvenirs, ou la mémoire manipulée, déjà cité dans de précédents articles) a questionné sur le sujet Scott O. Lilienfeld, professeur de psychologie à l’Université Emory à Atlanta auteur, entre autres, de 50 Great Myths of Popular Psychology (Wiley-Blackwell, 2012), 50 Grands mythes de psychologie populaire (cf. le site « pseudo-sciences.org » de l’Association Française pour l’Information Scientifique, AFIS). Voici une partie de cet entretien :

Brigitte Axelrad : Le phénomène des faux souvenirs est-il encore populaire aujourd’hui ?
Scott O. Lilienfeld : Oui, la croyance que les souvenirs de traumatismes précoces, comme l’abus sexuel, peuvent être complètement oubliés pendant des années puis récupérés sous une forme précise en thérapie des décennies plus tard, continue à être largement répandue.
BA : Comment l’expliquez-vous ?
SL : Elle s’est répandue dans le grand public grâce en grande partie aux nombreux films populaires, émissions de télévision et romans. Elle est également soutenue par un certain nombre de praticiens, en particulier ceux qui sont influencés par les écrits de Sigmund Freud et de ses disciples.
BA : Quelle est la position de la communauté scientifique ?
SL : Cette croyance n’est pas étayée par des preuves scientifiques. En fait, elle est fortement contredite par les preuves. Ces faits expliquent pourquoi elle a été rejetée par la grande majorité de la communauté de la science psychologique, notamment d’éminents experts sur la science de la mémoire. Ironiquement, même Freud lui-même, qui a d’abord cru aux souvenirs retrouvés d’abus d’enfants, a fini par penser que ces « souvenirs » étaient en fait des fausses reconstructions, qui ont souvent été implantées par inadvertance par des psychothérapeutes.

Autrement dit, il n’existe aucun mécanisme de mémoire connu où la remémoration soudaine de souvenirs oubliés depuis longtemps peut se produire. De nombreuses études démontrent que les personnes qui ont subi un traumatisme terrible, […] ne les oublient pas. En fait, comme le trouble de stress post-traumatique le démontre amplement, la plupart du temps ces gens ne se rappellent ces expériences que trop bien. Bien sûr, dans de rares cas, les personnes oublient des expériences traumatisantes. Mais la plupart de ces cas isolés peuvent être expliqués par d’autres causes, telles que des lésions cérébrales résultant de la guerre ou, dans une étude largement citée, un coup de foudre qui a fait perdre conscience à une personne.

***

Richard J. McNally est professeur de psychologie à l’Université Harvard. Ses études concernent plus particulièrement les troubles anxieux ; il est aussi l’auteur parmi d’autres ouvrages de Remembering Trauma (2003) dont un chapitre, le huitième est consacré à la « false memory of trauma » , a aussi fait l’objet d’un entretien avec Brigitte Axelrad :
— En quoi la croyance des partisans de la théorie du refoulement est-elle sujette à caution ?
— Les théoriciens de l’amnésie dissociative traumatique (c’est-à-dire du refoulement) citent de nombreuses études à l’appui de leurs revendications, mais ils comprennent apparemment mal les preuves qu’ils citent. C’est-à-dire qu’ils confondent ce concept de refoulement avec d’autres phénomènes de mémoire. Voici les sept confusions les plus fréquentes.

En voici un résumé.
Ces « théoriciens » psychanalytique du refoulement « exacerbé » (« J’ai appelé refoulement ce processus supposé par moi et je l’ai considéré comme prouvé par l’existence indéniable de la résistance. » Sigismund Schlomo Freud, Cinq leçons sur la psychanalyse) confondent :
— « mémoire et problèmes de concentration qui surviennent après un traumatique » ; « les gens traumatisés ont souvent à la fois une tendance à l’oubli dans la vie de tous les jours ET à se remémorer des souvenirs envahissants du traumatisme. »
— « un codage sélectif avec une incapacité à se souvenir des traumatismes. Par exemple, lors d’un événement traumatique, la victime encode l’arme d’un voleur, tout en omettant d’encoder son visage. »
— « l’amnésie psychogène [le fait de tout oublier, y compris son nom, son histoire personnelle] avec une incapacité spécifique à se rappeler un traumatisme. »
— « l’amnésie organique [des suites d’une atteinte physique du cerveau lors d’un traumatise] avec le souvenir refoulé du traumatisme. » Par exemple des enfants frappés par la foudre ne se souviennent pas de la mort simultanée de certains de leurs camarades, non pas par refoulement, mais parce qu’eux-mêmes ont été frappés par la foudre, mais non mortellement.
— « le refus de divulguer l’abus [à un moment donné ou à une personne donnée] avec l’incapacité de se le rappeler ». J’ajouterai qu’il en est de même pour toute personne qui voudrait occulter, mettre au rancart quelque « mauvaise action ».

***

Et points essentiels ici :
— Il ne faut pas confondre « l’amnésie infantile » avec des souvenirs refoulés de la petite enfance. Amnésie infantile que tout à chacun a pu constater. On se souvient de très peu de choses de notre prime enfance ou seulement de quelques faits marquants (ou traumatismes, y compris de certains rêves récurrents ou cauchemardesques) ; ou de pseudo-souvenirs, demi-souvenirs ou souvenirs construits ou reconstruits à partir de ce qu’on a pu nous dire, ou à partir d’une photographie ou d’un objet par exemple.
Et ceci n’est pas une vue de l’esprit, c’est un fait physique puisque dans les premières années de notre vie, notre cerveau était encore immature, ne possédait pas encore ou imparfaitement le langage articulé, les concepts abstraits, ne maîtrisait pas encore son corps, était dénué de tout savoir sauf ceux finalement innés et inconscients relevant de la survie. On parle de l’âge de raison que l’on a fixé à sept ans. Je ne sais si l’on peut fixer l’âge des souvenirs raisonnés au même âge.

— Il ne faut pas confondre « ne pas penser à quelque chose pendant une longue période » avec une incapacité à s’en souvenir. L’événement a été enregistré, encodé, mais a été oublié négligé tout simplement parce qu’il n’était pas traumatique sur le moment, ou perçu comme anodin ou non compris sur le fond. Donc ceci concerne également essentiellement un âge prépubère. Le souvenir d’un attentat à la pudeur peut, par exemple, ressurgir suite à la lecture d’un article, la vision d’un émission de télévision en rapport avec ce sujet. C’est seulement à ce moment-là que le souvenir peut devenir émotionnellement traumatique, parce que la personne comprend ce qui lui est arrivé au travers de ses yeux d’adulte.

Retrouver des souvenirs oubliés, abandonnés dans un coin du cerveau, et ceci généralement d’une manière inattendue, est un fait patent dont chacun a pu faire l’expérience ; chacun de même a pu constater qu’il s’agit très généralement de souvenirs anodins ou jugés anodins au moment des faits, ou infimes, ou rares liés à des sensations, des situations retrouvées, revécues. Et surtout que cela ne dépend aucunement ou très rarement de l’action ou de la sollicitation d’un tiers.

Il en va tout différemment en ce qui concerne les dites « thérapies de la mémoire retrouvée » (TMR) qui mettent en jeu un « thérapeute » et des techniques de « stimulation » pour ne pas dire de manipulation d’une personne fragile mentalement et influençable, qui parfois cherche tout simplement à faire plaisir au « thérapeute ».

Écoutons encore Brigitte Axelrad demandant à Richard J. McNally :
— Que pensez-vous des procédés comme l’hypnose, l’imagerie guidée… utilisés par des thérapeutes pour récupérer des souvenirs d’abus qui auraient été commis il y a 30 ou 40 ans ?
— Ces procédés n’ont pas de capacité spéciale pour débloquer des souvenirs, mais il existe des preuves suggérant qu’ils peuvent favoriser des faux souvenirs. Cela signifie que les images qui font surface au cours de ces procédures peuvent facilement être prises à tort pour des enregistrements d’événements authentiques.

***

Ces procédés ont moins la capacité de débloquer des souvenirs que de manipuler des malades qui viennent consulter en toute bonne foi et très généralement en détresse, des thérapeutes contestables. Manipuler pour toujours arriver à la même chose, à la même rengaine psychanalytique : si vous allez mal dans votre tête c’est que vous avez subi des agressions sexuelles lorsque vous étiez enfant, voire très jeune enfant. Et généralement par des proches, voire des très proches. C’est aussi simpliste, binaire et sectaire qu’un discours « socialiste » du genre : qui n’est pas avec nous est contre nous, et qui est contre nous est réac, facho, nazi, etc. Et donc à force de chercher des agresseurs on finit bien par en trouver. Et le gourou, le charlatan parfois très titré, est satisfait.

Et celui ne fait pas rire comme un Lacan aux jeux de mots explicatifs ridicules. Il persévère le père sévère ! et autres fadaises. Ici, il crée de véritables désastres, la mort d’un homme comme l’époux Sauvage, la mort d’un homme comme David Hamilton. C’est pourquoi a été créé en 2005 une association telle l’A.F.S.I., Alerte Faux Souvenirs Induits, « par un groupe de parents, injustement accusés de maltraitance ou d’abus sexuels par leurs enfants majeurs. Ces abus seraient survenus pendant leur enfance ; ils n’en avaient aucun souvenir auparavant ; ils les « découvrent » 20, 30 voire 40 ans plus tard, au cours ou à la suite de séances dites de thérapies de la mémoire retrouvée et qui les ont amenés à ces dénonciations calomnieuses entraînant une rupture immédiate avec leur famille. » (AFSI) 

Donc à faire empirer gravement, voire irréversiblement, leur propre état mental, l’étendre à toute leur famille et amis, briser des renommées, faire condamner des innocents et entraîner des suicides de personnes ne supportant pas de telles accusations. « Ces accusations entraînent la destruction des familles, la dépendance aliénante des enfants envers leur thérapeute, leur destruction psychique, intellectuelle et financière. » (idem) La finance, ne pas oublier ce dernier point, certains y ont laissé des fortunes. Je l’ai déjà évoqué dans un article précédent. Plus c’est cher et plus la « thérapie » est bonne, c’est bien connu. » Chaque famille a une histoire différente mais la technique est identique pour tous les thérapeutes déviants, souvent auto-proclamés, qui usent de leur pouvoir de suggestion pour « induire » via diverses techniques de manipulations mentales, des abus d’inceste et de maltraitance, chez leurs patients, entraînant chez eux une destruction psychologique grave ainsi qu’une dépendance aliénante envers leur thérapeute. »

Pour d’autres temps et autres lieux, on nommerait tout ceci : lavage de cerveau, viol des esprits, manipulation des âmes fragiles, pratiques sectaires. Et comme le rappelle le site Psyfmfrance : « les dérives sectaires ne sont pas l’apanage des seuls «charlatans» et pseudo thérapeutes non diplômés. » Ce qui est encore plus grave.

***

Il faut savoir que l’Affaire Flament qui a abouti à la mort d’un homme – David Hamilton – qui jusqu’à plus ample informé était innocent et le demeurera (que ça plaise ou non), est symptomatique d’une société déboussolée, en mauvais état économique, politique, social, esthétique et éthique ; et infectée de théories fumeuses bobos, tout ce féminisme ressemblant étrangement à un machisme inversé, comme l’antifascisme qui confine au fascisme à l’envers et l’antiracisme au racisme à l’envers.

Il n’est pas dénué de sens de voir qu’elle intervient au même moment que l’Affaire Sauvage. Jugée deux fois en assises, et condamnée deux fois par un jury populaire, pour le meurtre de son mari, mais totalement amnistiée par le petit chef de service de l’Élysée de notre république bananière, qui dénature tout ce qu’il touche et sa fonction, et désavoue par là la chose jugée et les gens du peuple qui ont jugé dans les règles du droit, suite à des manifestations de féministes (qui plus est, combien de lesbiennes dans le tas ?) totalement hors de la réalité des faits, cette femme est donc devenue, au même titre que Flament, un modèle de la manière dont doivent être réglés les problèmes et traités les hommes (les mâles) en notre société. Ce qui n’est pas si différent du Far West des colons ou de la république islamique des terroristes et autres paumés manipulés. Ici j’y vois encore une analogie avec les systèmes politiques d’idéologie marxiste-léniniste qui encourageaient la délation des parents par leurs enfants.

Comme le rappelait Florence Rault, que nous avons déjà évoquée dans un précédent article, et qui est avocat en défense des affaires de délinquance sexuelle sur mineurs, dans Le Figaro du 29 janvier 2016 : « Le traitement de « l’affaire Sauvage », illustre jusqu’à la caricature ce qu’est devenu le débat public. Approximations, ignorance, inculture juridique, androphobie, hystérie, se marient pour imposer UNE vérité et la mettre au service d’UNE cause. […] Le récit que la clameur vient de nous infliger est tout simplement faux. […] Lorsqu’on essaye d’enrôler le juge, cela ne peut se faire qu’au détriment à la fois de la vérité, et du respect des libertés publiques. Le juge n’est pas là pour faire triompher une cause, aussi honorable soit-elle. Il est là pour juger des faits de transgression de l’ordre public. Et dans une démocratie, c’est lui qui est légitime à le faire. »

Elle ajoute encore qu’il ne faut pas confondre justice et féminisme. Enfin, elle dénonce très justement comme pour Flament, le traitement médiatique de cette affaire. Pétitions, manifestations et charivari. Quel est ce monde politique, des media, de ladite culture qui nous a imposé ce déni, ce nouveau déni, ce déni de justice caricatural ? si ce n’est celui qui nous mène en autres domaines à la ruine de la nation.

L’Affaire Flament (« j’ai été violée ») et l’Affaire Sauvage (« je ne suis pas du tout coupable ») se ressemblent par plus d’un point, et conjuguent les pires excès des dérivatives chasses aux sorcières, pâtures d’une partie du peuple, celui qui n’a pas d’autre nom que populace moutonnière, tourbe grossière, troupeau de la démagogie.

Et je voudrais dire, car c’est au centre du débat, que dans l’Affaire Flament comme dans l’Affaire Sauvage a été très largement utilisée, mais très rarement explicitée cette fameuse théorie de « la mémoire retrouvée ». Voici ce qu’en dit cette même Florence Rault à propos de l’Affaire Sauvage :
Jacqueline Sauvage aurait brutalement été confrontée aux souvenirs de 47 ans de martyr jusqu’alors refoulés. On entend trop souvent que la preuve de l’abus résidait justement dans le fait de ne pas s’en souvenir. Et qu’un «flash» miraculeux aurait révélé les causes d’un mal être et permis de « commencer à se reconstruire ». Concernant les accusations d’inceste, celles-ci n’ont été formulées que plus de trente ans après les faits allégués. La théorie de la mémoire retrouvée fait partie des fables que l’on retrouve souvent dans les affaires d’allégations d’abus sexuels. Le phénomène des souvenirs induits ou mémoire retrouvée commence à être connu de la justice pénale et certains ne se laissent plus leurrer. C’est toute mon expérience professionnelle qui me le démontre. Oui, on peut mentir sur ces choses-là.

Cette tendance à tout excuser d’une femme (« pauvre femme ») n’est pas nouvelle. Certains se souviennent peut-être de cette histoire (qui fit pleurer dans les chaumières) d’assassinat de cet homme (violent et, circonstances aggravantes, d’extrême-droite) par sa fille. Ou du moins c’est sa fille qui avait endossé l’assassinat. Un livre était même sorti, écrit par son avocate, expliquant tout de l’histoire jusqu’à ce que la mère dévoile, au-delà du délai de prescription (tiens !) que ce n’était pas sa fille, mais elle-même qui avait tué son mari.

***

Dernière précision et non des moindres, cette « théorie » plus que hasardeuse et simpliste d’un hyper-freudisme du « retour du refoulé » de bazar, dont Freud lui-même serait revenu après bien des années, qui plus est invariablement rapporté, réduit à l’unique aspect (mythique) d’histoires d’abus sexuels, de viols et d’incestes, semble avoir été dévolu, du moins au départ aux jeunes enfants. Or, par une génération sectaire et globalisante (totalitaire), elle s’est retrouvée s’appliquer au pré-adolescent, adolescent, et au final aux individus de tous âges. Des déjà grotesque Falment, et encore plus grotesque des Sauvage et bien d’autres, des deux sexes d’ailleurs ! Mais l’accusé étant pratiquement toujours un homme. Flament n’était plus un petit enfant à treize ans, mais une jeune fille, peut-être même une petite femme. Quant à Sauvage, son pseudo-thérapeute irresponsable et diabolique aurait dû être co-inculpé, ce qui je pense n’a pas été le cas.

Mais c’est toute cette pseudo-théorie qui est vaseuse.

C’est ainsi Muriel Salmona déjà citée, qui arrive à dire une chose et son contraire, tout d’abord que (selon elle) « les enfants mettent beaucoup de temps pour réaliser ce qui leur est arrivé, pour ne plus être écrasés par la peur, la culpabilité et la honte, ne plus être terrassés par le traumatisme et leur mémoire traumatique » ce qui laisse donc entendre qu’ils sont parfaitement conscients de ce qui leur est arrivé, et qui poursuit immédiatement en ajoutant : « ils sont surtout fréquemment frappés d’amnésie traumatique. Ces amnésies traumatiques peuvent durer des décennies. » Ce qui semble bien en être l’exact opposé. Enfin, elle prétend que l’on ait chiffré des amnésies partielles (nouvelle catégorie non définies et pour le moins curieuse dans sa formulation) « pour près de 60% des victimes de violences sexuelles dans l’enfance ou complètes pour 38% à 40% d’entre elles. »

Bien évidemment tout ce fatras est repris à satiété sur les media, y compris, comme de bien entendu, les media dont on paye la redevance, par exemple dans « Allô, docteurs » l’émission médicale qui a le vent en poupe. Où l’on trouve le docteur et chirurgien ORL Michel Cymès, connu pour ses approximations, sa partialité, son manque de courtoisie, ses débordements politiques, ou encore sur le fait qu’il cumule les revenus possédant par ailleurs une société « organisatrice de foires, salons professionnels et congrès » d’un capital social de 600.000 euros ( 394.100 euros de chiffre d’affaires en 2013).

Et bien évidemment encore tout ceci entre dans le cadre d’une confusion totale et sans nuance, entre ce qui relève de la complaisance vis-à-vis des vrais pédérastes ou pédophiles, ou violeurs de certains milieux, et ce qui relève des fantasmes non seulement de la presse à scandale mais de l’ensemble des media, tirant à vu sur l’artiste David Hamilton suite aux « révélations » d’un « écrivain » miteux, sans morale, sans talent faisant sa réclame au prix de la Mort.

***

Je voudrais clore cet article en évoquant une nouvelle fois le nom d’Elizabeth F. Loftus, psychologue dont les travaux ont trait à la mémoire humaine. Elle a ainsi effectué de nombreuses recherches sur la malléabilité des souvenirs. Et pour ce qui nous occupe présentement sur la fabrication et le fonctionnement des faux souvenirs, et desdits souvenirs retrouvés d’abus sexuel durant l’enfance Elle est, d’entre autres nombreux ouvrages, l’auteur (en collaboration avec Katherine Ketcham) de The Myth of Repressed Memory — False Memories and Allegations of Sexual Abuse qui date de 1994 et a été traduit en français sous le titre de Le syndrome des faux souvenirs et le mythe des souvenirs refoulés — ces psys qui manipulent la mémoire.

C’est une personne qui plusieurs fois, il y a déjà quelques années, a été menacée y compris de mort, agressée, et même insultée par un procureur, entravée dans ses recherches, harcelée, accusée de faire le jeu des pédophiles et même de se livrer à des rites sataniques. Quasi Barbe bleue (on peut lire ou écouter de tels délires chez nous également, pas besoin d’en faire la publicité). Elle a déclaré en 2010 que lorsqu’elle a commencé à s’intéresser aux souvenirs refoulés, elle n’imaginait pas qu’elle deviendrait « la cible d’invectives incessantes et de harcèlement en bande organisée ».

Le délire quoi, la déraison. On y est maintenant, nous en France, mais comme nous ne sommes plus qu’une colonie des États-Unis, tout nous arrive dix à quinze ans après. Et de préférence le pire.

Ignoble et immonde, le harcèlement contre David Hamilton

Publié le 8 novembre 2017 par defensededavidhamilton

***

Pour une version plus illustrée, suivez ce lien :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/08/ignoble-et-immonde-le-harcelement-contre-david-hamilton/

***

Formidable puissance médiatique de Poupette née Lecanu divorcée Flament divorcée Castaldi…

Un livre médiocre qu’elle a signé, un bouquin mal écrit, pauvrement écrit, présenté comme « roman », est devenu un téléfilm de « fiction » (écrit ou co-écrit par la même), et aurait conduit (me dit-on) environ 4 millions de téléspectateurs devant les écrans…

4 millions de téléspectateurs ont donc assisté à cette « vengeance » (à titre posthume qui plus est!) contre un artiste qui fut et demeure le plus grand photographe de la seconde moitié du Vingtième Siècle, mais ne peut plus se défendre puisqu’il est mort…

Une « vengeance » aussi, contre la mère de Poupette Lecanu, une dame dont on aimerait bien entendre les arguments (et à laquelle mon ami et éditeur Jean-Pierre Fleury vient d’ailleurs d’écrire une lettre pour l’assurer de son – et de notre – soutien).

Livre et film qui bénéficient d’un soutien médiatique absolument étonnant, pour ne pas dire grotesque et inquiétant – mais qui manifeste de quels prodigieux appuis bénéficie la dame Poupette née Lecanu divorcée Flament divorcée Castaldi…!

Nous, du blog « En défense de David Hamilton », nous avons modestement battu hier, pour la deuxième fois cette semaine, notre record absolu de vues du blog en un seul jour. Des dizaines d’internautes ont aussi « retweeté » nos articles.

Roland Jaccard (qui, je le rappelle, a préfacé mon livre « C’est David Hamilton qu’on assassine« ) vient de consacrer une vidéo au journal « Causeur » de cette semaine, qui consacre sa « une » à l’immonde chasse à l’homme actuellement mise en oeuvre par le harcèlement des féministes (ou supposées telles).

C’est ici : https://youtu.be/_ltmcMiMrAc

Tout pareillement, Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, poursuit sur son blog « Lequichotte » sa collaboration intellectuelle à notre entreprise de défense de David Hamilton.

*

A part ça, rien ou pas grand-chose… Quand nous essayons de demander un peu d’aide, un tout petit peu d’aide pour nous soutenir dans ce débat intellectuel au sujet de David Hamilton, en général nous ne recevons pas de réponse mais nous heurtons, comme toujours, au même habituel égoïsme humain trop humain. Dans toutes les batailles, les rats quittent le navire…

Moi, imperturbable, je continue et j’entends continuer mes recherches au sujet de la mort si curieuse de David Hamilton. Le 14 décembre 2017, j’ai déposé ma candidature à l’Académie française, « au nom de David Hamilton ».

C’est de David Hamilton que je parlerai et que je parle aux académiciens avec lesquels je suis en contact épistolaire, voire ceux qui m’accorderont une visite (comme on le sait, ces visites sont « secrètes », de par le règlement de l’Académie française).

Je ne suis certes pas un inconnu à l’Académie française, où j’ai reçu une voix en 2003. Académie française qui avait placé sous son patronage la « Nouvelle Revue de Paris » à laquelle je collaborais jadis.

 

 

NOUVEAU. Une vaste entreprise de diffamation publique (délit condamné par le Code pénal) de David Hamilton, avant et après sa mort, relayée par la télévision payée par les sous des contribuables!

Publié le 7 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

***

Flavie Flament et Thierry Ardisson ont monté une belle comédie, une sombre comédie, une triste comédie dans « Salut les Terriens » sur C8, le 22 octobre 2016.

Vous vous souvenez? Ardisson « demande » à Flament « s’il  pouvait révéler l’identité » de David Hamilton…

Et la dame Flament : « C’est à vous de voir Thierry »…

Alors, Ardisson: « Il a aujourd’hui 83 ans. Je sais pas s’il regarde la télé mais t’es un bel enculé, connard va. »

Cela, c’était la version officielle, tant que David Hamilton était en vie: et tout ce petit monde craignait, et tous les journalistes craignaient  une plainte en diffamation…

Aujourd’hui (novembre 2017), David Hamilton est mort. (Suicidé?)

Alors, la vérité se fait peu à peu.

On lit donc :

http://www.lci.fr/people/la-consolation-qui-etait-david-hamilton-le-photographe-que-flavie-flament-accuse-de-viol-dans-le-telefilm-de-france-3-2014484.html

« Je ne peux pas donner son nom car j’ai aujourd’hui 42 ans, et j’avais, selon la loi française, jusqu’à l’âge de 38 ans pour pouvoir me retourner contre mon bourreau », expliquera durant l’enregistrement Flavie Flament à l’animateur. « Je ne peux pas le faire aujourd’hui parce que je suis non seulement victime, mais je pourrais être en plus accusée de diffamation. » C’est alors que l’homme en noir propose de le faire à sa place, dans une séquence « bipée » au montage…

Or, entre « C’est à vous de voir Thierry » et une PROPOSITION de monter tout ça, il y a une belle différence. Il y avait donc coup monté et préméditation.

Ardisson fait SEMBLANT de proposer à Flament de révéler le nom. Elle sait qu’il va le lui demander. Et son « C’est à vous de voir Thierry » est parfaitement hypocrite.

Car, pour autant que je sache (et il faudrait poser la question à des avocats sérieux), que la dame  Flament dise ce qu’elle veut ne signifie pas que sa parole soit vérité révélée. Cette dame a affirmé, elle a prétendu avoir été « violée » lorsqu’elle
était âgée de 13 ans. Or, qu’elle le veuille ou pas, l’article 7 alinéa 3 du Code de procédure pénale prévoit que le délai de prescription du crime de viol commis sur mineur est prescrit après un délai de vingt ans, et cela à compter de la majorité de la victime.

Inutile de causer d’amnésie lacunaire post-traumatique, etc, etc, etc, car cela ne change absolument rien. Le point de départ du délai de prescription reste identique (voir: Crim., 18 décembre 2013, n° 13-81.129).

Ardisson a donc décidé, de commun accord avec Flament, de jeter à la hargne et à la haine des internautes  le nom d’un homme de 83 ans, présenté comme l’auteur d’un « viol ».

Sinistre comédie: au montage, le nom a été (partiellement)  « bipé ». Toutefois, plusieurs justiciers présents dans le public ont « tweeté » ce nom.

De la sorte, tout avocat devrait confirmer que Flament, Ardisson et le public ont été coupables du délit de
diffamation publique (imputant un fait qui portait atteinte à l’honneur et à la considération de David Hamilton, article 29 de la loi du 29 juillet 1881; voir aussi: TGI Paris, 20 janvier 2015 : Légipresse 2015, p. 212).

Dura lex sed lex…

Aujourd’hui, (presque) toute la caste médiatique poursuit son oeuvre – méthodique et insensée –  de diffamation. A l’encontre d’un mort.

Roland Jaccard : « Faites entrer l’accusé, David Hamilton » !

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/06/roland-jaccard-faites-entrer-laccuse-david-hamilton/

À LIRE ÉGALEMENT :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/06/amis-de-david-hamilton-ou-etes-vous-est-ce-la-tout-votre-courage/

 

Soyez pas trop intelligents, les journaleux, si je suis candidat à l’Académie française le 14 décembre 2017 au nom de David Hamilton, merci M’ssieurs Dames!

Publié le 5 novembre 2017 par defensededavidhamilton

***

Rappelons que Giscard « d’Estaing » fut élu à l’Académie, en 2003 (19 voix) et qu’Olivier Mathieu, dit Robert Pioche, n’en reçut qu’une. C’est normal, on est dans le monde à l’envers.

http://www.academie-francaise.fr/actualites/election-de-m-valery-giscard-destaing-f16

Sur l’élection de Giscard à l’Académie,  voir aussi

http://www.centrisme.free.fr/vge.htm

« Le 11 décembre 2003, il est élu à l’Académie française au fauteuil numéro 16, laissé vacant par la mort de Léopold Sédar Senghor, obtenant 19 voix sur 34, contre deux voix à Michel Tack et une au romancier Olivier Mathieu, dit Robert Pioche ».

Y en a qu’étaient pas contents, j’comprends ça, en 2003.

C’était le cas par exemple d’un gros intello, le dénommé M’sieur Philippe Bouvard.

Diantre, Bouvard, il écrivait dans le « Figaro Magazine » (c’est pas de la gnognotte, ça, le Figaro Magazine) du 20 décembre 2003 :

« J’essaye d’imaginer Robert Pioche, le parfait inconnu au bataillon académique qui, face à Giscard, a obtenu une voix, l’autre jeudi, sous la Coupole. Qu’a-t-il écrit en dehors de quelques lettres adressées à sa famille lorsqu’il faisait son service, naguère, à Colmar ou à Nancy ? Sans doute profite-t-il aujourd’hui d’un repos d’autant plus mérité que son absence de talent et d’ambition l’a dispensé de briguer la place de quiconque. A moins qu’il ne s’occupe des chevaux de Maurice Druon à la campagne. Peut-être a-t-il effectué quelques menus travaux de plomberie au domicile de Jean Dutourd. S’il n’a pas d’oeuvre, il a une famille. Son épouse – qu’on surnomme «la bonne Pioche» – lui a donné une ribambelle d’enfants qui n’ont pas davantage défrayé la chronique avant de prendre leur retraite en même temps que lui. En tout cas, Robert Pioche est un modeste : il n’avait pas fait acte de candidature au fauteuil de Léopold Sédar Senghor ».

(Bouvard, le pauvre, Fig Mag, décembre 2003)

C’était raté, M’sieur Bouvard, parce que Robert Pioche (Olivier Mathieu) s’est fait réformer du service militaire. Il n’a fait son service ni à Nancy ni à Colmar, M’sieur Bouvard, parce qu’il ne l’a jamais fait du tout.

Sur son « absence de talent », M’sieur Bouvard, il est probable que Robert Pioche (Olivier Mathieu) préfère le sien au vôtre.

Robert Pioche (Olivier Mathieu) ne s’est jamais occupé des chevaux de Maurice Druon. En revanche, en 2011, il a écrit un livre, « Eloge de Maurice Druon », qui a suscité les éloges que m’adressait (il y a six ans, en 2011) Etienne de Montety, en première page du Figaro.

UNE du FIGARO 8 avril 2011

Robert Pioche (Olivier Mathieu) n’a jamais été plombier chez Dutourd . En revanche, en 1986, Olivier Mathieu partageait la « une » de la Nouvelle Revue de Paris, lors de la parution du numéro « Jean Dutourd ».

J’vous ai jamais vu à la Nouvelle Revue de Paris, Bouvard.

Par contre vous m’avez invité un jour aux « Grosses Têtes » et j’ai refusé, parce que la médiocrité ça m’fait pas bander, vous voulez qu’on en cause?

Sur son « absence d’oeuvre », M’sieur Bouvard, il est probable que Robert Pioche (Olivier Mathieu) préfère la sienne à la vôtre.

Robert Pioche, cher M’sieur Bouvard, ne prendra pas sa retraite, parce qu’il n’a jamais travaillé de sa vie comme esclave appointé à l’inverse de M. Bouvard, pour la bonne, simple et suffisante raison que le travail salarié le fait chier. Bonne retraite à vous, alors, M’sieur Bouvard.

Enfin, M’sieur Bouvard, si vous pensiez à vérifier ce que vous écrivez avant de le publier, vous sauriez que Robert Pioche avait – contrairement à ce que vous écriviez – bel et bien déposé sa candidature à l’Académie. Vous imaginez, M’sieur Bouvard, qu’on peut recevoir une voix à l’Académie sans y avoir candidaté?

Présentez-vous, Bouvard, après quoi on verra si vous y recevez une voix…

Voyez ici : http://www.academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-leopold-sedar-senghor-f16

Photo de David Hamilton parue dans la presse anglaise, 1980.

Mais alors, pourquoi tant de méchanceté, M’sieur Bouvard ? Pourquoi ?…

Deux jeunes filles françaises (carte postale de 1900)

Essayez de pas vous montrer méchants, M’ssieurs Dames les Journaleux et les Journaleuses, si je suis candidat le 14 décembre 2017 au nom de David Hamilton…….

Ah nom de Dieu, que vous m’aurez fait rire avec votre épaisse intelligence, les Journaleux!

D.H.

Soyez gentils, les journaleux que votre intelligence elle est grande, ah que vous allez le prouver comme d’hab,  j’en suis certain!

Statue (Arno Breker)

Affaire David Hamilton. Flavie Flament ou le dépassement de l’autofiction littéraire par l’automiction merdique

***

Publié le 4 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

***

Il n’est certes pas facile de définir, avec les mots qui s’imposent, l’affaire Flament-David Hamilton et ses suites. Pourtant, pour quiconque aurait encore un cerveau, les évidences que voici sont indéniables.

David Hamilton (qui était alors encore en vie) a été « accusé » de « viol » dans un bouquin de Flament, La Consolation, une merde chiée en octobre 2016, et qui se présentait comme un « roman ».

Parenthèse. Naturellement, parler de « roman » est excessif pour ne pas dire ridicule. Mieux encore, parler de « roman » en causant de Flament, c’est insulter tous les romanciers du passé. La Consolation est un amas de feuilles de papier, mises les unes à la suite des autres, et mon tempérament écologiste fait que, je le dis ou le répète, on ne peut que regretter amèrement que l’on abatte des arbres pour imprimer de telles choses. A mon humble avis, il est nettement plus important de fabriquer du papier hygiénique, dit plus communément PQ, pécul. Je ferme la parenthèse. Tirons la chasse.

Toujours est-il qu’un citoyen britannique de 83 ans, vivant en France depuis des dizaines d’années, a été accusé dans un pseudo-« roman » mal écrit, pas écrit du tout, un « roman » littérairement nullissime.

Il a été accusé de façon extrajudiciaire, au sens où le mauvais livre de l’illettrée Flament, ou d’un pisse-copie,  n’a en effet pas été pissé, écrit, publié dans le cadre d’une procédure pendante devant la moindre juridiction que ce soit.

Or voici maintenant que, après la mort de David Hamilton, Flament republie l’urine littéraire jaillie de son encrier (s’agit-il de pollakiurie diurne, de nycturie, d’urgenturies?) mais en citant, cette fois, le nom de David Hamilton: ce qu’elle n’avait pas eu le courage de faire, du vivant de ce dernier…

Donc, après avoir été accusé de « viol » de son vivant, voici David Hamilton accusé de « viol » après sa mort. On baigne en pleine absurdité, voire dans la folie pure et simple!

On constate que PERSONNE – sauf (bien entendu) le blog « En défense de David Hamilton » – ne semble s’étonner de ces moeurs qui sont non seulement étranges, mais tout simplement ignobles!… PERSONNE n’attaque Flament en diffamation. On trouve ici ou là des gens qui vendent les oeuvres artistiques de David Hamilton, ce qui doit faire gagner des sous à quelqu’un, mais en revanche, on ne trouve PERSONNE pour défendre sa mémoire devant les tribunaux.

Or, selon l’article 34 de la loi du 29 juillet 1881, les diffamations dirigées contre la mémoire des morts peuvent être poursuivies et réprimées si les auteurs de ces diffamations ont eu l’intention de porter atteinte à l’honneur ou à la considération de leurs héritiers, époux ou légataires universels vivants.

Voilà donc la seule et vraie question: est-ce que les héritiers ou légataires universels de David Hamilton ne se sentent pas lésés dans leur honneur par les affirmations « romanesques » (sic) de Flament qui présentent, post mortem, le grand photographe comme un « violeur »?…

Par ailleurs, on lit aujourd’hui dans Marie-Claire : « Flament y raconte la trahison des adultes, de sa mère en particulier. Assoiffée de rencontres avec des célébrités, elle n’a pas hésité à livrer, sa fille mineure à un homme en vue de l’âge de son père. Forçant sa fille à se rendre chez lui pour y subir le pire, la mère vivait ainsi une aventure par procuration, lui envoyant des lettres enflammées que Flavie devait recopier pour faire croire qu’elle en était l’auteure ».  (« Auteure »: sic).

Voilà donc des attaques directes de Flament contre sa mère. On est curieux de savoir si sa mère va porter plainte en diffamation contre sa fille, et ce qu’elle va répondre à sa fille. On est curieux de savoir si ces lettres existent encore, et si elles seront un jour analysées (notamment, et non exclusivement, par un graphologue).

En outre, dans le cas où de telles lettres auraient existé, David Hamilton aurait donc été la victime d’une mise en scène, puisqu’on apprend maintenant qu’il aurait reçu des lettres qu’il pouvait s’imaginer avoir été écrites par Flavie Flament.

Il est enfin parfaitement grotesque, mais aussi inquiétant, de constater que l’acte de décès de David Hamilton indique que « la date du décès a été impossible à déterminer » (j’ai été, sur ce blog, le seul et l’unique à le dire) mais qu’AUCUN journaliste n’a daigné reprendre l’information. Mais comment donc? On peut donc mourir, en France, par « suicide » (???) présumé, toute la presse peut parler de « suicide ».

Toute la presse peut reprendre les nouvelles (les non nouvelles) au sujet des cystalgies, cystites, infections urinaires ayant sans doute pour origine la bactérie intestinale de type Escherichia Coli, auxquelles on doit la carrière « littéraire » (je plaisante) de Flament.

Toute la presse peut nous entretenir des sensations de brûlures à la miction, des envies de plus en plus fréquentes de pisser sur du papier ses urines troubles ou tachées de sang, de Flament.

Mais en revanche aucun journaliste ne reprend la SEULE information digne de ce nom, à savoir que la date de la mort de David Hamilton a été « impossible à déterminer », selon son propre acte de décès… N’est-ce pas inquiétant?

Dans un pays normal, les publications ou republications de Flament ne devraient pas susciter davantage de curiosité que les traces de merde ou de menstrues, ainsi le veut la nature, qu’hommes et femmes laissent, ainsi le veut la culture occidentale, dans le PQ que nos contemporains utilisent, supposé-je, pour la plupart d’entre eux et d’entre elles.

Une question encore. Flament avait défini la mort du grand photo­graphe comme un acte de « lâcheté ».

Republier après sa mort son pauvre petit bouquin minable de merde, serait-ce donc du « courage »?

HAMILTON à l’Académie française, un vieux désir d’A.H. et d’O.M.

***

Ah mais oui !

Arsène Houssaye, dans L’histoire du 41 e fauteuil de l’Académie française, proposait déjà  le nom de Hamilton afin qu’il siège parmi les Immortels

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Hamilton ).

Et voilà pourquoi, pour ma part, je propose à titre posthume l’élection de Hamilton (*) à l’Académie française, à travers ma candidature

( http://www.academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-rene-girard-f37-5   ) du 14 décembre 2017.

Amusant, non?

 

( *) David Hamilton.