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À L’OMBRE DE MES JEUNES FILLES

Un Jean Piat, de la Comédie française, au côté hamiltonien très peu connu :

Le 4 octobre 1975.

FEUILLETAGES VIDÉOS – DAVID HAMILTON

LA DANSE :

 

COLLECTION PRIVÉE :

https://zvideos.ru/watch/OOxKy_LzKX4/collection-priv%C3%A9e-david-hamilton/

 

 

 

L’ALBUM MUSICAL DU FILM « BILITIS »

durée 36:46.

1 Générique 3:28

2 Promenade 3:46

3 Deux Nudités 2:24

4 Ballet du Printemps 2:32

5 Arbre 1:14

6 J’ai besoin d’un Homme 4:31

7 Melissa 4:42

8 Campagne 0:38

9 Scène d’Amour 3:55

10 Arc-en-Ciel 4:37

11 Bilitis 4:59

COURONNE AU TOMBEAU D’ÉTIENNE

Aboli en son corps-bière

Endormi en ses vers laine

Il a lit le beau de l’aire

Où il goûte en sa déveine

*

Le refrain du grand mystère

Au chanfrein d’un éclat d’aile

Qui s’altère en mi la Terre

Sans se taire au souffle d’elle.

*

C’est pour lui l’Autre et Amon

À l’écart inconnaissables

Que reluit par vaux par monts

Des essarts un lit de sable ;

*

Près de l’île Adam prude homme

Annihile à écoper

Un gros lot de vieux albums

En canot tout éclopé.

*

C’est le sort qui s’accommode

À l’instant ès Poésie

De consorts Dernière Mode

Du printemps folle hérésie

*

Qui nouveau se peut plier

Tant prévôt tout alarmé

L’a bruni ce peuplier

De la vie en mal armé.

Le Sexe X de la Génération Z

à lire sur le Blog en Défense de David Hamilton :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2018/09/13/le-sexe-x-de-la-generation-z/

 

QUIPROQUO À LA BASILIQUE SAINTE GENEVIÈVE.

On me dit qu’au sein de la basilique Sainte Geneviève, des photographies d’une exposition consacrée à la quêteuse de vérité philosophe, sociale, libertaire, ennemi du faux progrès et mystique Simone Weil, auraient été dénaturées par le signe de la croix.

Sacrilège criant et manifeste pour certains. Pourtant, profanation que nenni ! Simone Adolphine Weil fut la plus chrétienne qui soit.  Et elle est parfaitement à sa place en ce saint lieu.

Mon Amant de Saint-Jean

(première version 1937 – version définitive 1942)

par Lucienne Delache, dite Delyle (1913 – 1962).

Musique de l’accordéoniste musette Émile Carrara (1915 – 1973)
Paroles de Léon Agel (1910 – ?)

Je ne sais pourquoi j’allais danser
A Saint Jean, au musette,
Mais il m’a suffit d’un seul baiser
Pour que mon cœur soit prisonnier.

Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l’on croit toujours aux doux mots d’amour
Quand ils sont dits avec les yeux.

Moi, qui l’aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée sans volonté sous ses baisers.

Sans plus réfléchir, je lui donnais
Le meilleur de mon être,
Beau parleur, chaque fois qu’il mentait,
Je le savais, mais, je l’aimais.

Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux
Car l’on croit toujours aux doux mots d’amour
Quand ils sont dits avec les yeux.

Moi, qui l’aimais tant,
Je le trouvais le plus beau de Saint-Jean,
Je restais grisée sans volonté sous ses baisers.

Mais hélas, à Saint-Jean comme ailleurs,
Un serment n’est qu’un leurre,
J’étais folle de croire au bonheur,
Et de vouloir garder son cœur.

Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux,
Car l’on croit toujours aux doux mots d’amour
Quand ils sont dits avec les yeux.

Moi, qui l’aimais tant,
Mon bel amour, mon amant de Saint-Jean,
Il ne m’aime plus, c’est du passé, n’en parlons plus. (bis)

QUELQUES RÉFLEXIONS

Au temps favorable, on est toujours moins déçu par les morts que par les vivants ; au temps défavorable, on est toujours plus déçu par les vivants que par les morts. À moins que ce ne soit l’inverse : au temps favorable, plus déçu; au temps défavorable, moins déçu.

La gastronomie n’est jamais rien d’autre que l’art gustatif et masticatoire de vrais chasseurs d’eau distinguée.

Face à la plus jolie des filles, même, qui n’a jamais songé à faire l’inventaire de son ossature, de ses tuyauteries du dedans ? Qui n’a jamais pensé à l’illusion de son apparence, à ses vides intra-atomiques, à ses composés chimiques naturels ? « Étoile de mes yeux, soleil de ma nature, / Vous, mon ange et ma passion ! » Qui n’a jamais murmuré, alors, au tréfonds de son âme, d’aucuns vers baudelairiens ?

De l’intérieur, tout autant que de l’extérieur, les statues de pierre massive ne mentent et ne trichent pas, ou sensiblement moins que les humains. C’est, illusoirement parlant, l’art du plein patent contre la mécanique du délié caché.

Sous l’écran, sous l’écrin, sous la pelisse de la Beauté, pourtant chaque jour renouvelée, mais de plus en plus altérée… sous la pelisse de moins en moins lisse, se cache une machinerie de théâtre diabolique.

Les dieux du corps sont des « mécanos » aux pensées très ingénieuses ; bénéfiques ou maléfiques, c’est selon. En tant et plus d’intermédiaires, que de savants équilibres et de subtiles interconnections ! Ou de luttes internes et de ruptures dangereuses ou mortifères.

Sur les chemins des cimes, tout aux faîtes des sommets, au-delà des forêts, même les plus nietzschéens se font rares. Si rares parmi quelques profanateurs dérisoires de lieux sacrés et autres adeptes de gloriole sans esprit.

Seuls la mise à distance, la vision de l’extérieur, l’écart ou l’en-dehors sont les secrets du Bien, du Bon, du Beau et du Vrai.

C’est la Vie qui tue et non la Mort. « Jusqu’à la fin de ma mort » comme énonçait justement Coluche (je veux dire : avec justesse). Ou si l’on préfère, la mort est consubstantielle à la vie, ainsi (pourquoi l’oublier ?) qu’à la survie animale courante, humains compris.

Vieillir, c’est mourir à petit feu. « Elle n’a pas grandi, elle a vieilli », comme rectifia un jour Desproges.

Le sens de la vie, c’est le non-sens unique qui navigue, sans nul arrêt, du passé au futur, en frisant le présent relatif, impalpable. Insaisissable instant, d’épaisseur nulle mais pourtant infiniment, indéfiniment répété, éternellement renouvelé.

LES DEUX MAÎTRESSES

à Ch. B.

*

Buste robuste à damner les ténèbres,

Franche de hanche en son débordement,

Elle eût rejoint le sombre appartement

Si — culte occulte aux destinés funèbres,

*

N’eût reposé, là-bas, la mulâtresse,

D’ambre sertie en son sublime émoi ;

Donnant son art acide à lime aux mois,

En la langueur d’un drap brodé de tresses.

*

Sur un divan au fond de son alcôve,

Brave ragoût de ses lointains dégoûts,

Jurant malheur dedans ses yeux de fauve,

*

Elle tient bon, serrant précieux le mors

De sa prière en un subtil égout :

Celle qui va — partout ! nommer la Mort.

FACILE VICTORIEUSE (SIC)

Sujet conjoint de philosophie, géographie, histoire, biologie, économie du bac de l’année prochaine.

À partir de ce billet des gazettes sportives :

Facile victorieuse1 du 10.000 mètres en 31’43″29, mercredi à Berlin, la native du Kenya2 Chemtai Lonah Salpeter3, offre à Israël4 sa première médaille d’or dans ces championnats d’Europe. Elle s’impose devant la Néerlandaise Susan Krumins, qui a fini dans un état d’épuisement prononcé (31’52″55) et la Suédoise Meraf Behta Ogbagaber5. Dix-septième, la Française Sophie Duarte termine elle, en 33’56’’57 ;

Et en vous aidant des notes ci-dessous :

1 – sic, pour vainqueur.

2 – qui a pris les choses en mains, ou plus exactement en pieds, dans la course ; ce qui a fait dire au pauvre Oh-Yes de service, de la télévision publique (nous voulons parler de l’inculte et insupportable commentateur sportif – peu sportif – Patrick Montel, ancien enseignant en sa jeunesse paraît-il !) qu’elle était « une lièvre [sic] de luxe ».

3 – aujourd’hui mariée à un israélien qui n’est autre que son mac, pardon son entraîneur, elle est l’ancienne nounou des enfants de l’ambassadeur du Kenya en Israël.

4 – très officiellement « État-nation juif » depuis quelques semaines, avec toutes ses conséquences.

5 – non ! elle n’est pas palestinienne, mais érythréenne ;

Vous commenterez, comme au jeu des « sept z-erreurs », et exemples à l’appui pour chaque discipline, les contradictions, tant du langage que du réel, dans ce ramassé de curiosités contemporaines. En développant comparaisons et analogies, vous direz enfin en quoi, et pour quoi, la civilisation européenne et plus spécifiquement la civilisation dite occidentale est devenue une mascarade grand-guignolesque au bord de l’implosion finale.