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HUMOUR JUIF

SOURCE TWITTER

 

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Covid-19 : fin de partie ?!

CORONAVIRUS :

Très bon article du mercredi 18 mars 2020 de Jean-Dominique Michel.

http://jdmichel.blog.tdg.ch/archive/2020/03/18/covid-19-fin-de-partie-305096.html

POUR INFORMATION ET À PROPOS DE CONFINEMENT

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Il est un homme d’exception qui se nomme Julian Assange, prisonnier politique du monde occidental (et plus particulièrement suédo-anglo-américain) qui est confiné depuis 2012.

En ce temps de notre propre confinement (le nôtre avec sorties certes surveillées mais autorisées),

En ce temps où les media qui se sont servis de ses informations, se taisent ou pour la plupart lui tournent le dos et le laisse à son malheur (rare exception : RussiaToday),

Prenons le temps de le soutenir.

Aux dernières nouvelles, victimes de véritables tortures morales, mesures d’isolement délirantes, diverses formes de brimades et d’humiliations, il semblerait se diriger, inéluctablement, vers les États-Unis, pour y trouver une mort intellectuelle précoce.

On peut lui écrire ici, où se trouve sa geôle d’un temps arbitraire et barbare :

Mr Julian Assange
Prisoner # : A9379AY
HMP Belmarsh
Western Way
London SE28 0EB
UK

  • Envoyez uniquement des lettres (de 4 pages maximum)
  • Pas de cartes postales ou colis
  • Photos et dessins sur papier autorisés
  • Indiquez au dos de l’enveloppe votre Nom, Prénom et adresse complète
  • bon à savoir : Tous les courriers sont ouverts et lus par les autorités de la prison

voir toutes les consignes (en anglais) ici : https://writejulian.com/

L’ordre régnera, je vous le dis, dans l’Europe de Coronavirus Land.

Publié le 20 mars 2020 par defensededavidhamilton

***

Si les choses tournent mal, on se souviendra (peut-être) dans l’avenir d’une société occidentale moderne qui ne roulait plus carrosse (trop aristocratique, le carrosse)  mais roulait bagnole (démocratique à souhait, ça, la bagnole), alors que les poudres subtiles augmentent la diffusion du coronavirus. L’espèce humaine est certes la seule qui ressente l’impérieux besoin d’asseoir ses précieuses fesses dans des machines qui cancérisent tout le monde, y compris ses propres enfants.

Si les choses tournent mal, on se souviendra (peut-être) dans l’avenir d’une société occidentale moderne qui payait grassement (à millions d’euros)  des fouteballeux pour taper dans une baballe, la même société qui, frappée par le coronavirus, n’a déjà plus de place dans ses hôpitaux (en Espagne, les médecins doivent effectuer une sélection parmi ceux qui sont soignés, ou pas) et est contrainte de faire appel (c’est le cas en Italie) à des médecins cubains et à des importations de masques protecteurs chinois.

Si les choses tournent mal, on se souviendra (peut-être) dans l’avenir d’une société occidentale moderne qui, jusqu’à la fin, aura été régie et dirigée par le pognon. La ville de Brescia, en Italie, est particulièrement exposée. En Italie, les « tampons » (les tests pour diagnostiquer le coronavirus) manquent. Heureusement, une entreprise italienne vient d’en produire un demi-million. Malheureusement, cette entreprise, qui s’appelle Copan Diagnostics, les a vendus aux Etats-Unis. Les tampons sont partis par la base aérienne américaine d’Aviano (« Italie »)…

Tout démontre l’impuissance et l’incapacité des gouvernements de « l’Union européenne ». Ils n’ont rien prévu, ils agissent au mieux avec retard et de façon contradictoire ou absurde, ils pédalent littéralement dans la purée mais ils restent à leur place. L’ex-première dame de France, Carla Bruni bling-bling, qui est d’origine italienne, fait quant à elle semblant de tousser et d’asphyxier. C’est vraiment d’un goût exquis. Le Botox ne protège pas du coronavirus, mais plus probablement, du sens de la décence.

La société occidentale moderne, société d’une parfaite superficialité, société sans aucune épaisseur intellectuelle ou spirituelle, a emprunté à la Chine jusqu’à son système de « confinement » des populations.

En Italie, on parle d’encore réduire les horaires d’ouverture des magasins. Seuls ceux qui vendent des produits alimentaires de première nécessité demeureront ouverts, par exemple exclusivement le matin.

Vingt mille militaires, pour lutter contre les assemblements de citoyens dans la rue, vont être déployés… dans les rues. Espérons qu’ils n’attraperont pas le coronavirus. En tout cas, ils auront le droit – eux – de faire des tests. Contrairement à la très grande majorité de la population italienne.

La course à pied dans les parcs et les promenades vont être interdites. Les écoles ne rouvriront probablement pas avant septembre. Dans plusieurs communes du Sud de l’Italie, les autorités emploient des drones pour vérifier que les gens ne sortent pas de chez eux. Dans toute l’Italie, les téléphones portables sont espionnés, dans le même but. Si tu sors de chez toi, Big Brother le sait. Quant au maire de la ville de Palerme, il s’énerve: « Restez à la maison, c’est un ordre« . Ouh là là, nos Zéminences s’énervent.

Quelle est – au fait – la constitutionnalité de mesures interdisant à des populations entières de sortir de chez elles et cela, surtout, si ces mesures se prolongent? Je me pose la question. Il n’est pas exclu que des citoyens finissent par adresser des recours à la justice, jusqu’aux plus hautes instances de celle-ci.

On parle du « pic » de l’épidémie. En vérité, personne ne sait quand il arrivera. Les autorités italiennes disent qu’il arrivera dans une semaine, dans deux semaines « peut-être ». Oui, p’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non, je veux mon n’veu. Comme dirait l’autre, gouverner c’est prévoir.

En attendant, on a dépassé 10.000 morts (chiffres officiels, ceux des statistiques; les chiffres réels sont sans doute supérieurs, sans doute au moins 250.000 contagiés en Italie) dans le monde. L’Italie est le pays le plus touché. L’OMS n’hésite pas à parler de scénarios qui aboutiraient à la mort, dans le monde entier, de millions de personnes. On évoque aussi 25 millions de chômeurs.

On a confiné les gens chez eux, mais j’ai peur que bientôt on leur annonce qu’ils ne peuvent pas non plus tenir un blog, ou jouer à des jeux vidéo,  ou regarder – si tel est leur bon plaisir – des vidéos porno ou des vidéos tout court. Parce qu’il va falloir réserver Internet au « télé-travail ». Le travail c’est la santé, pas vrai?

Voilà une société où les gens ne peuvent d’ores et déjà plus se serrer la main ou se faire la bise, où chacun doit rester chez soi, où de savants et doctes psychanalystes s’interrogent sur les « dangers  du sexe » et où, bientôt, Internet fermera ou subira des limitations impressionnantes (en Italie, le ralentissement d’Internet a déjà atteint, à ce jour, 10 %).

En Italie toujours, la presse raconte l’histoire d’une fille de 17 ans qui a bravé les gouvernementaux décrets pour rejoindre son copain. Lequel a appelé la police. Ou encore, des parents ont été verbalisés parce qu’après des jours d’enfermement, ils avaient osé consentir à leurs enfants de moins de dix ans une petite promenade à l’air libre. Verbalisé, aussi, un jeune garçon qui, contrôlé dans la rue, a déclaré qu’il allait donner à manger aux pigeons. Et en effet, me demandé-je, pourquoi les pigeons devraient-ils mourir de faim?

Le capitalisme et le libéralisme ont délabré les hôpitaux européens, les fouteballeurs décampent dans leurs avions privés, l’Union européenne a confiné ses habitants (sauf les Pays-Bas, pour l’instant) mais ayez confiance, braves gens: les forces armées déployées dans les rues ne permettront en aucun cas que l’on donne à manger aux pigeons. L’ordre régnera, je vous le dis, dans l’Europe de Coronavirus Land.

Des études scientifiques (ou présumées telles) ne vont pas tarder, à mon humble avis, à affirmer que la quarantaine doit être plus longue que les quatorze jours initialement prévus. Les politiciens disent (et diront) kif kif. Le consensus, comme ils causent. Le gouverneur de la Campania (Naples) vient de le dire: « Il faut tout militariser« . Je ne pense pas que les populations italiennes auront le droit de sortir de chez elles avant la fin du mois de juin, et je me veux optimiste.

Espérons qu’il ne s’agisse pas d’une quarantaine à vie. Parce qu’une quarantaine comme celle qui est déjà en cours, il n’y en a pas d’exemples – à ma connaissance – dans l’Histoire.

Notes (de J-P F)

Botox : un dérivé à très faible dose de la toxine botulique (utilisée comme arme bactériologique dès les années trente du siècle dernier, que c’est beau le progrès!) connu avant tout comme produit « esthétique » remodeleur des muscles, atténuateur des rides.

Certains disent que son inventeur en aurait été Botul, l’un des auteurs de référence de BHL. Tiens ! qu’est-ce qu’il devient celui-là au fait ?

*

Je cite : «…  des médecins cubains et à des importations de masques protecteurs chinois ». On doit aussi ajouter les vénézuéliens. Cuba, Chine, Venezuela : trois ennemis jurés du mondialisme ultralibéral (belliciste, liberticide et mortifère) occidental. Trois pays décriés en tout, tous les jours, par la triste mascarade financiéro-politico-médiatique « européiste ». Enfin, pas intégralement en tout pour la Chine puisque sa main d’oeuvre, à très bon marché, fait encore exploser les dividendes de nombre de sociétés capitalistes « libérales » occidentales et entretien notre propre chômage et notre propre déclin industriel et autres.

Encore un paradoxe de notre temps, non ?

MOT D’ENFANT ET CRI DU CŒUR

Ce matin, moi : – Mais qu’est-ce que tu fais exactement ?! Tu tournes, tu vires ! (en blaguant, mais je doute que ç’ait été pris pour une blague) Tu serais bien mieux à l’école !

M. cinq ans, bientôt six : – Non ! Y a pas d’école… Grâce au virus…

MACRONOVIRUS

Un texte de Félix Niesche paru sur le site d’E&R le dimanche 15 mars courant.

*

macron

Une chose terrible est d’être confiné à l’intérieur quand au dehors la Mort rode et fauche impitoyablement tous ceux qui voudraient respirer l’air du large. Une autre, plus terrible encore, est que cet intérieur fait partie d’un Intérieur plus grand, dont il dépend, alvéole dans une ruche poreuse à tous les frelons, dont la Reine n’est absolument pas bienveillante mais infiniment hostile.

Et quand elle te dit « Ne sors pas », ce n’est pas pour ton bien mais pour te préparer un mal plus grand encore.

Où irais-tu d’ailleurs ? Même s’il était pétri de bonnes intentions (ce qui n’est absolument pas le cas), le pouvoir serait dans l’impossibilité de te venir en aide. Les grands havres protecteurs, les hôtels-Dieu, les hospices, les grandes léproseries ont été bradées aux spéculateurs, aux banques, aux assurances, à Big Pharma…

Il n’y a plus rien, ni lits, ni gants, ni masques, ni tests, ni respirateurs ! Et le personnel harassé des léproseries sinistrées ne pourra bientôt plus que te dire « Retourne chez toi, va mourir en tes pénates, et n’oublie pas de souscrire le forfait incinération, de Dutrou frères, entreprise funéraire : « Pour deux incinérations une troisième offerte ! » »

Te voilà donc tout nu, sans défense immunitaire sociale, à la merci d’un État pourri qui recouvre l’Ex-France de sa fange, et dont les cabinets répandent la pestilence.

Et pendant que tu seras à l’isolement, peut-être à regarder le ciel par la fenêtre, ou les oiseaux de malheur par la télévision, les épouvantables gueules en gros plan suant leurs mensonges, au dehors le Pouvoir en profitera pour finir de tout saccager ! Il te l’a dit d’ailleurs, le Macrovirus terminal de la Cinquième, il te l’a dit explicitement  : il va user des circonstances mortifères pour accélérer la liquidation de ce qu’il appelle « le Vieux Monde », c’est-à-dire sectionner les ultimes segments sociaux encore vivants, et qui pendent à un cadavre. Et les mesures prétendument justifiées par l’urgence deviendront permanentes. Car le « Vieux Monde  » c’est lui qui en est le représentant, ce laquais arrogant d’un capitalisme sénile et d’une République bonapartiste faisandée ; monarchie élective où le Président possède tout le pouvoir, l’Assemblée dite nationale n’étant qu’un cirque de parasites grassement rétribués pour te jouer la comédie de la « démocratie ».

Un peuple qui, après plus d’un demi siècle, n’a pas su se défaire d’un régime aussi vérolé mérite de périr de la vérole. Tout de même, le Macrovirus n’est pas tombé sur nous comme une fatalité étrangère ! Sans le terrain le virus n’est rien. Béchamp le disait :« Le terrain est tout, le microbe rien ». Et le terrain c’est la farce électorale.

Or donc, nous allons vivre dans le double malheur d’une épidémie mortelle sous la tyrannie d’un gouvernement plus mortel encore.

La Bourse de Paris vient de dégorger des hectolitres de son trop plein de pus. En une seule journée, les 500 plus riches de « c’te planète » ont perdu près de 400 milliards de dollars, c’est-à-dire plus que le budget annuel de l’Ex-France ! Cette crise était depuis longtemps annoncée, elle était prévue pour décembre 2019. Mais voilà, il n’y a de bon dieu que pour les Riches. Ils ont prié que ce nouveau Krach ne leur soit pas fatal, et ils ont été exaucés : l’épidémie est venue, et avec elle l’alibi ! On dira que ces montagnes de capitaux se sont volatilisées à cause du coronavirus, et leurs détenteurs espèrent se renflouer par l’argent public, comme en 2008. Mais cette fois la transfusion de sang pourrait nous être mortelle, car nous sommes déjà saignés à blanc.

Pour mettre en œuvre cette funèbre thérapeutique, le Macrovirus appelle à l’Union sacrée. Confiance ! dit le Trader vibrionnant, je vais fermer tous les lieux de perdition. Écoles, crèches, universités… Il ferme tout, sauf les frontières, les lieux de culte et les lieux de votes*, c’est-à-dire les deux grands fournisseurs d’accès aux narcotiques pour les esclaves. Croire en un monde meilleur après la mort, ou en le meilleur des mondes avant. La plus stupide n’étant celle qu’on pense. Les uns pourront aller à la Mosquée, apprendre le maniement des armes spirituelles pour les futurs Djihads contre la Russie. Les autres pourront sortir de leur isolement pour aller à l’isoloir, et s’y choisir un parasite parmi tout ceux que d’autres lui auront préalablement trié.

Pour ce faire, tu pourras te désinfecter les mains.

Sortirons-nous de cette macropandémie décimés, asservis, misérables ?

La première mesure sanitaire, urgente, c’est de libérer nos esprits de l’emprise de ce foyer d’infection morale qu’est le pouvoir actuel.

* article publié le 15 mars, rappelons-le.

LE JUSTE MOT D’UN NEUROLOGUE

27 février dernier, lors d’une visite de Manu Marcon à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière (Paris) :

François Salachas (médecin neurologue) : « L’hôpital public est en train de flamber à la même vitesse que Notre-Dame a failli flamber, ça s’est joué à rien et, là, en ce moment, ça se joue à rien… ».

L’abruti présidentiel : « Je compte sur vous. »

François Salachas ; « Vous pouvez compter sur moi, l’inverse reste à prouver… ».

“MALHEUR À TOI, PAYS DONT LE ROI EST UN ENFANT !” (Ecclésiaste 10:16)

du site de l’UPR de ce jour (enregistré dimanche soir)

 

Covid-19 : la faillite d’un système

Je ne suis pas en accord avec tout ce qui est écrit ici, il n’y a aucun socialisme réel en Chine qui est une société capitaliste à sa manière mêlant surexploitation des travailleurs,  sur-pollution,  sur-destruction d’espaces naturels, par un capitalisme tant extérieur qu’intérieur, initiative privée et poids d’un État monolithique et impérial qui ignore totalement la démocratie, y compris la démocratie représentative. La fameuse ultime « modernisation » qui n’est jamais venue. Mais l’analyse générale demeure cependant intéressante.

***

On aura tout lu, tout vu, tout entendu : « le régime chinois a fait faillite », la Chine est « au bord du gouffre », le « système s’écroule », Xi Jinping est « politiquement en danger » et « pris au piège », la « dictature est chancelante », le « totalitarisme est ébranlé » et « avoue son échec », « rien ne sera plus comme avant ».

Une chose est sûre en effet, c’est que rien ne sera plus comme avant, et pour une bonne raison : la République populaire a manifestement vaincu l’épidémie en deux mois. Les oiseaux de mauvais augure diront que c’est faux, que les chiffres sont truqués, que l’épidémie peut rebondir. Mais les experts internationaux disent le contraire, et les faits parlent d’eux-mêmes. Le nombre quotidien de nouvelles contaminations est désormais 50 fois plus élevé dans le reste du monde qu’en République populaire de Chine. Sur les 80 000 cas recensés depuis janvier dans ce pays, 70 000 patients sont déjà guéris. Les restrictions aux déplacements sont levées progressivement et l’activité économique redémarre.

On comprend que cette réalité attriste les ennemis de la Chine qui pullulent dans les médias du monde libre, mais il va falloir qu’ils s’y fassent. La Chine a réussi ce qu’aucun pays n’a jamais réussi à faire : vaincre une épidémie par une mobilisation massive de la société et de l’Etat. Après avoir signalé le virus à l’OMS le 31 décembre 2019, la Chine s’est mise en ordre de bataille. Sans précédent dans l’histoire, le confinement de 50 millions de personnes, dès le 23 janvier, a ralenti la progression de l’épidémie. Apparu masqué à la télévision le 8 février, le président Xi a décrété « une guerre du peuple contre le nouveau démon ». Des dizaines de milliers de volontaires ont afflué au Hubei, des dizaines d’hôpitaux ont été construits en quelques semaines, des milliers d’équipes ont été envoyées pour tracer les contacts entre les malades et leur entourage. Un seul exemple : à la fin des festivités du Nouvel An chinois, 860 000 personnes sont rentrées à Pékin. Le gouvernement leur a ordonné de rester chez elles pendant deux semaines et la municipalité a mobilisé 160 000 gardiens d’immeubles pour s’assurer du respect de cette consigne.

Si l’épidémie est en recul, ce n’est pas parce qu’on a fait tourner des moulins à prière, c’est parce que le peuple chinois a fait des efforts gigantesques. En Europe on critique la Chine, on tergiverse, on « privilégie l’économie », et en attendant la pandémie se répand. En 2009, le virus H1N1 apparu au Mexique et aux EU a infecté 1 600 000 personnes et en a tué 284 000 dans le monde entier. Washington a brillé par sa nullité dans le traitement de cette pandémie, et les médias occidentaux ont préféré regarder ailleurs. Aujourd’hui, il va falloir admettre que notre système est inopérant, tandis que le socialisme [sic] chinois a fait une nouvelle démonstration de sa supériorité. Car pour combattre une telle menace, encore faut-il avoir un Etat. Mais le nôtre, où est-il ? La santé publique est-elle sa priorité ? Serait-il capable de construire de nouveaux hôpitaux, alors même qu’il s’acharne à détruire ceux qui existent ?

Dans un pays où la propriété publique est négative, où l’on a privatisé et démantelé les services publics, où l’Etat est l’otage volontaire des milieux financiers, serions-nous capables d’effectuer 10% de ce que les Chinois ont fait ? Il est vrai qu’à Pékin on n’applique pas les consignes néolibérales, les banques obéissent au gouvernement, la propriété publique pèse 50% de la richesse nationale, l’Etat a une obligation de résultat, il est jugé par 800 millions d’internautes sur sa capacité à régler les problèmes, il sait qu’il est comptable de l’intérêt national, que son mandat n’est reconduit que s’il fait ses preuves dans les faits et non en paroles. Dictature totalitaire, ce système ?

Etrange dictature où le débat est permanent, les erreurs dénoncées, les manifestations fréquentes, les institutions soumises à la critique. Ce serait un régime totalitaire, parce qu’il astreint des populations entières au confinement massif dont tous les experts disent qu’il est la seule mesure efficace ? C’est un système imparfait sans doute, mais qui fonctionne et tient compte de ses erreurs. Tandis que chez nous, l’autosuffisance tient lieu d’autocritique, le dénigrement des autres remplace la prise de responsabilité et le bla-bla permanent l’action efficace. L’éditorialiste du « Monde », ce coryphée de la science, a bien raison : « c’est la faillite d’un système ». Sauf que le système en faillite n’est pas celui qu’on croit.

URL de cet article 35761
https://www.legrandsoir.info/covid-19-la-faillite-d-un-systeme.html

Le #Covid-19 fait voler en éclat le mythe de « l’Union Européenne qui protège » ; au contraire l’UE tue !

Très larges extraits de l’article du mardi 17 mars 2020 paru sur Agora Vox et Initiative Communiste d’un certain taktak, membre du Parti Communiste Révolutionnaire Français.

***

Comment la pandémie du covid-19 fait voler en éclat le mythe de « l’Union européenne protectrice » et met en évidence toute la pertinence de « l’État-Nation » souverain

Tous ceux qui croyaient aux chimères des grands slogans pro-européens de « L’Europe de la paix », « de cet espace de solidarité », « d’une Europe qui nous protège, qui nous rend plus fort » et autres blabla ressassés depuis des décennies par les Monnet, Schuman, Giscard, Delors en passant par les Hollande, Sarkozy, Macron et bien d’autres, doivent tomber de haut en voyant la totale absence de leur « sacro-sainte Europe » dans la gestion de la pandémie que nous vivons !

[…]

On ne peut en effet que constater l’inutilité chronique de cette institution, qui n’aura strictement rien fait et n’aura strictement servi à rien dans la crise du covid-19.

Ainsi, les Italiens, premier pays d’Europe touché par l’épidémie, ont dû se débrouiller tout seuls pour gérer la crise. Enfin, pas tout à fait, puisqu’ils ont heureusement reçu l’aide précieuse… de la Chine, du Venezuela et de Cuba qui envoient leurs médecins en Lombardie, ces pays aux économies planifiées détestés par l’idéologie dominante et dénigrés dans sa presse aux ordres. Et ce tandis que l’Allemagne, pourtant moins touchée, refusait de faire parvenir des masques de protection…

Par suite, les Français, les Espagnols, les Belges, entre autres, prenaient, dans le cadre de leurs frontières, des mesures pour endiguer la pandémie :

la France en prenait enfin toute la mesure en annonçant, avec retard, le jeudi 12 mars, que toutes les écoles seraient fermées à partir du lundi 16, le surlendemain était annoncé que tous les commerces autres que de premières nécessités devaient à leur tour fermer leurs portes ;

en Belgique, cette mesure était prise 2 jours avant la France ;

en Espagne tous les déplacements autres que professionnels sont interdits à compter du lundi 16 ;

le Portugal, quant à lui, ferme l’ensemble des établissements scolaires à partir de ce même lundi.

D’autres pays de l’UE, eux, ont décidé de fermer totalement leurs frontières aux ressortissants des pays les plus touchés par le covid-19 ; comme le Danemark, l’Autriche, la Pologne, la Slovaquie …

Il est donc démontré par les faits qu’aucune concertation n’a eu lieu, chaque pays prenant des mesures uniquement dans le cadre de ses frontières, alors que la gravité du moment nécessiterait, au contraire entente et solidarité.

Cette absence de concertation se manifeste par des aberrations totales, à l’image de la frontière franco-italienne, où quasi aucune personne ne peut rentrer en Italie pendant que les Italiens peuvent, eux, entrer en France ! Bref, du grand n’importe quoi.

Dans ce processus l’UE est donc totalement absente.

D’ailleurs les peuples ne s’y trompent pas, aucun d’entre eux n’attend quoi que ce soit de « l’Europe ».

Au contraire, l’Union Européenne du Capital [est] l’une des causes de la catastrophe.

Est-ce réellement surprenant ? En tous cas, par pour les militants communistes du PRCF [qui] n’a eu de cesse depuis maintenant plus de 15 ans […] de dénoncer la construction européenne comme étant une création du grand capital tournée uniquement vers les profits des entreprises multinationales et contre les peuples. Divisés, mis en concurrence pour être mieux exploités.

C’est dans ce cadre que les services publics, notamment de la santé, ont été démolis. C’est, en effet, bien à cause des directives européennes et du respect des critères de l’euro-austérité du traité de Maastricht, qu’ont appliqué avec zèle les différents gouvernements, Macron/Philippe en tête, que notre pays a été mis à sac et que ses finances publiques ont été réorientées en soutien des profits du CAC40, au lieu de financer nos services publics et notre protection sociale. Au nom de l’euro a été appliqué le dogme des 3% de déficit public maximum, étranglant les hôpitaux publics. Il y a tout lieu de penser que l’absence de renouvellement du stock de masques de protection a tout à voir avec cette logique financière qui a conduit partout à faire des “économies” sur le dos de la santé publique. Avec à la clé des fermetures massives d’hôpitaux et de lits. Ce sont plusieurs dizaines de milliers de lits qui seraient si utiles ces jours à venir qui ont été supprimés. Des milliers de médecins, des dizaines de milliers d’infirmiers et infirmières qui n’ont pas été formés et recrutés ! Rien que cette année, le régime macron proclamait avec morgue “il n’y a pas d’argent magique” à la figure des soignants, réclamant des moyens pour des urgences au bord de l’effondrement avant même que n’arrive le coronavirus, pour réduire de près d’un milliard d’euros le budget de l’hôpital public.

Voilà un effet concret de l’Euro et de l’Union Européenne.

Dans cette même logique, peut être également citée la Loi travail, voulue par la Commission européenne de Bruxelles, qui, en plus de précariser encore plus durement la vie des salariés, a supprimé également les organismes paritaires qu’étaient les comités d’hygiène, sécurité et des conditions de travail (CHSCT) dans les entreprises, qui auraient été un atout majeur dans la gestion de cette crise.

Il n’y a donc rien d’étonnant à ce que l’UE du grand patronat ne fasse et ni même n’annonce quoi que ce soit pour protéger les peuples du coronavirus et qu’au contraire elle soit la première à annoncer des mesures de soutien aux profits capitalistes, en débloquant tout de suite un fonds de 25 milliards d’euros « en soutien à l’économie ». S’il n’y a pas « d’argent magique » pour l’hôpital public, il en va autrement pour le CAC-40 !

D’ailleurs, dans son allocution, si E. Macron appelait « à faire nation », il tentait désespérément de fabriquer dans ses mots l’introuvable UE dans les faits, en ressassant « Europe », « Europe » et encore « Europe ». Mais comme le disait Spinoza « le mot chien n’aboie pas » et les euro-béats auront beau répéter « Europe » à tout bout de champ, rien ni fait : l’UE est totalement absente dans la gestion de la crise sanitaire. […]

Cette crise sanitaire aura le mérite, non seulement de voir l’UE pour ce qu’elle est, mais également de démontrer toute la pertinence du concept « d’État-Nation ».

Dans cette crise, il est de démonstration que le concept de nation n’est pas archaïque, qu’il n’entraîne pas automatiquement le nationalisme […] C’est bien ce qu’ E. Macron a compris dans son discours de jeudi soir, bien obligé, malgré lui, de prendre des mesures dans le cadre de l’État-nation France, mais tout en fustigeant le nationalisme. À quoi faisait-il référence ? À ces pays de l’UE qui ferment tour à tour leurs frontières et cela non seulement pour protéger leur population mais également pour protéger les autres populations […]

D’ailleurs, la France fait figure de dernier pays d’Europe à ne pas avoir fermé ses frontières, ce qui est totalement irresponsable, aussi bien pour notre peuple que pour toutes les personnes qui entrent sur notre territoire. La faute à qui ? Précisément à l’européisme idéologique, dogmatique et sectaire d’E. Macron et du gouvernement Philippe. Rejoints dans cette course absurde par Ursula Von der Leyen qui, en tant que présidente de la Commission européenne, déclarait que « les interdictions de voyage générales ne sont pas considérées comme très efficaces par l’Organisation mondiale de la Santé » et ajoutant « de plus elles ont d’importantes conséquences sociales et économiques, elles perturbent la vie de la population et des entreprises ». Comment être plus cynique ? Comment ne pas voir la nature intégralement capitaliste et résolument tournée contre les peuples de l’UE ? On lui répondra que s’il est pertinent, pour lutter contre la propagation du coronavirus, de mettre en confinement des villes, des départements ou des régions, il ne saurait l’être à moins, concernant des pays ! L’exemple chinois est à ce titre plus que révélateur. Aussi, il ne peut qu’être constaté qu’à part le gouvernement français, aucun pays n’écoute les « recommandations » de la Commission européenne, à commencer par l’Allemagne qui a annoncé la fermeture de toutes ses frontières ce dimanche 15 mars. […]

Cette argumentation du risque « nationaliste » est donc totalement risible. Il ne s’agit que de propagande pro-européenne de la libre circulation des populations, cache-sexe de la libre circulation des capitaux responsables des délocalisations et de la concurrence entre eux de tous les travailleurs de l’UE.

Une libre circulation des capitaux et des biens qui ne donne en réalité qu’une pénurie de masques et des gels hydroalcooliques, l’incapacité de fabriquer le grand nombre de respirateurs dont nous avons maintenant besoin. En effet, pour maximiser les profits, la libre circulation et la libre concurrence, dogme fondamental du dumping anti-social, ont conduit à démolir l’outil de production industriel à coups de désindustrialisation.

Non, ni la main invisible du marché ni l’euro, ni l’UE ne soigneront le coronavirus.

Cet épisode doit ouvrir les yeux à tous les progressistes [sic] qui continuent de croire à « l’Europe sociale » qui est tout autant un mythe que celui de « l’Europe qui nous protège ».

Au contraire, cette crise révèle que c’est bien le cadre de la nation qui fait sens […] Et cette réappropriation [nationale] ne passera bien sûr que par les quatre sorties : OTAN, Union Européenne, €uro et capitalisme.