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BRÈVES

Le journal allemand Die Welt alerte sur les effets secondaires :
« Une analyse des données de millions d’assurés de la compagnie d’assurance BKK aboutit à des chiffres d’effets secondaires bien plus élevés [que les chiffres officiels]. Ces nouvelles données sont un « signal d’alarme » »

Guadeloupe : l’instauration du passe vaccinal repoussée au moins à fin mars ! Comme quoi la résistance paye et comme quoi les habitants des îles ne sont pas des lavettes comme nombre de métropolitains.

La guerre en Ukraine est terminée

par Opposition contrôlée (son site)
jeudi 24 février 2022

Ce matin (24 février 2022) à 4 heure, Vladimir Poutine est apparu sur les écrans russes pour annoncer le commencement d’une « opération militaire spéciale » visant à « démilitariser l’Ukraine ».

Carte des premières frappes.

La première partie de l’opération a consisté à détruire l’intégralité de la défense antiaérienne du pays, par une première salve de missiles probablement hypersoniques. Le ciel étant dégagé de toute menace, une seconde vague, réalisée à l’aide de missiles de croisière, a détruit les infrastructures de l’aviation ukrainienne. Le reste des infrastructures militaires est traité [sic] progressivement : dépôts de munitions, de matériels, infrastructures, la marine, etc. Partout dans le pays sont signalés des incendies dans les zones militaires.

Le ministère de la défense russe a précisé que les civils n’avaient rien à craindre, l’ensemble des opérations étant conduit contre des cibles militaires, à l’aide d’armes de haute précision.

Plusieurs opérations terrestres et aéroportées des forces russes ont démarré après l’annihilation de l’aviation, vers 6h30. Une heure plus tard, des véhicules militaires russes étaient signalés aux faubourgs de Kharkov [Kharkiv en ukrainien, seconde ville du pays et ancienne capitale de l’Ukraine, grand centre industriel et culturel, ville d’ailleurs peuplée de Russes à plus de 40 %]. Tandis que des troupes et des équipements héliportés ont été débarqués sur la côte de la Mer Noire, entre la Crimée et le Donbass. La Biélorussie participe activement à l’opération dans le Nord, en particulier dans la région de Lutsk.

Aucune résistance sérieuse de la part de l’armée ukrainienne n’a été constatée, mis à part sur le front, déjà chaud, du Donbass. Plusieurs sources montrent des colonnes de véhicules de transport militaires ukrainiens quittant leurs positions, en abandonnant les armements sur place. Nous avons confirmation par les autorités de la Roumanie qu’un chasseur Ukrainien Su-27 a déserté, il a été repéré violant l’espace aérien du pays, puis escorté par deux chasseurs jusqu’à un aérodrome roumain.

Selon le ministère de la défense russe, quelques avions qui ont échappé à la destruction au sol, où qui se trouvaient en l’air au moment de l’attaque, ont été abattu au-dessus du territoire Ukrainien par la DCA Russe (il s’agirait de 2 bombardiers tactiques Su-24). De même, le ministère annonce que deux drones offensifs turcs, lancés depuis une piste improvisée vers la frontière russe ont été abattus. […]

Il est peu probable que le conflit ne dure encore très longtemps. En revanche, ce ne sera pas le cas de la guerre de l’information. Déjà ce matin, le site du ministère de la défense russe n’était plus accessible depuis les pays occidentaux. Il faut s’attendre à un déferlement d’éléments de langage et autres analyses frelatées. J’avoue en tant qu’auteur, je regrette que l’opération ait eu lieu avant que je ne publie le dernier volet de ma série sur l’OTAN. Je renvoie donc le lecteur à un futur article pour l’argumentation sourcée de mon propos.

Personnellement, je n’ai jamais explicitement écarté l’hypothèse d’une opération. Lorsqu’un commentateur de mon précédent article a relayé les messages de l’OTAN sur l’imminence d’une invasion, je lui ai répondu en posant la question « pourquoi faire ? ». C’est ce à quoi je veux répondre maintenant.

L’enjeu principal de la crise Ukrainienne était l’obtention d’une garantie de sécurité pour la Russie, à savoir que l’Ukraine ne serait jamais membre de l’OTAN. Cela fait suite à 30 ans de trahison continue de la part de l’organisation Atlantique, dont on sait désormais avec certitude qu’elle avait donné sa promesse de non-extension à l’Est lors des négociations sur la dissolution de l’URSS.

Tout en annonçant « les Russes vont envahir l’Ukraine », les Américains n’ont pas fait un pas en avant pour empêcher le conflit. Il suffisait de donner la garantie espérée aux Russes. Point final. L’autisme profond des diplomates occidentaux ne laissait que deux choix à Poutine. Soit attendre passivement que l’Ukraine rejoigne l’OTAN, dans peu de temps sans doute, soit la guerre, maintenant.

Il n’y a eu aucune diplomatie de la part des occidentaux, mais un chantage couvert par une propagande d’inversion accusatoire. Ils ont simplement nié le droit de la Russie à avoir des intérêts.

En plus de cette fenêtre d’action relativement courte avant qu’une opération militaire ne devienne beaucoup plus complexe au plan international (en cas d’appartenant de l’Ukraine à l’OTAN), la situation militaire est très propice aux Russes. Mon précédent article commençait avec ces mots : Il y a un phénomène remarquable chez les commentateurs occidentaux qui abordent la question du rapport de force entre l’armée russe et l’OTAN. Il s’agit d’un « oubli » systématique de tout un pan de l’arsenal russe, qui n’a pas d’équivalent en Occident, et qui est capable de mettre en échec la majeure partie des matériels de l’OTAN.

Je n’ai abordé que rapidement la question des missiles hypersoniques, laissant encore deux domaines technologiques de suprématie russe pour un article suivant. Le premier, les armements antiaériens, capables d’abattre à peu près n’importe quoi dans le ciel et jusque dans l’espace, de manière fiable : missiles de croisière, missiles balistiques, drones, avions, satellites. Le second domaine, c’est celui de la guerre électronique. L’arsenal russe n’a simplement aucun système équivalent dans le monde. Malgré un très fort brouillard de guerre sur ce sujet, la preuve de l’efficacité de ces systèmes est avérée. Ils sont capables de mettre en échec à peu près l’ensemble des matériels occidentaux, avions, navires, et la plupart des munitions ou missiles guidés.

Système de guerre électronique « Krasukha »

Cette domination militaire russe est potentiellement temporaire, il n’est pas exclu que l’OTAN finisse par rattraper son retard et arrive à se prémunir des systèmes de guerre électroniques offensifs. Là encore, la fenêtre d’opportunité pour régler la question ukrainienne imposait une action rapide, en position de force.

Il ne faut pas être naïf quant au but des États-Unis dans cette affaire. Ils cherchaient à couper définitivement l’Europe de la Russie. Il faut comprendre que nous européens sommes les principales victimes de cette politique. La situation durera tant que durera l’infestation des gouvernements européens par des individus qu’on nomme pudiquement des « néo-conservateurs ». La France dans ce domaine est la championne. [« Néo-conservateurs » qui n’ont d’ailleurs rien de conservateurs, plus destructeurs que conservateurs, si ce n’est de conserver la domination impérialiste, Biden est un « démocrate », Trudeau un « libéral » et Macron … un macronien lui aussi membre comme Trudeau de la bande suprématiste et transhumaniste à Klaus Schwab (Forum Économique Mondial) et un banquier sans vergogne qui depuis qu’il est dans les sphères gouvernementales vend la France, ou ce qu’il en reste, à l’encan] Les britanniques sont « excusables », ils n’ont aucun intérêt à voir se constituer un espace continental qui annulerait l’effet de sa puissance maritime. Les Allemands, lorsqu’on lit entre les lignes, ont tenté de freiner les Américains, eux ont au contraire tout intérêt à la constitution d’un espace d’échange eurasiatique.

Besoin de quelque mise à niveau, et les vieux trucs seront bons pour aujourd’hui.

[Effectivement, on est encore en plein maccarthysme et la Guerre froide et la perception nord-américaine mondialiste… et euro-mondialiste de la Russie est la même que du temps du stalinisme]

Le lecteur comprendra que la question, du point de vue français, n’est pas d’être « pro-russe ». Le fait est que ce ne sont pas des cabinets de consultants russes qui aident au pillage des finances publiques, à la destruction du système social, à l’accaparement des entreprises stratégiques, etc. Simplement, on ne peut pas reprocher aux Russes de défendre leurs intérêts contre les chantages et la rapacité américaine.

À PROPOS DE PROVOCATIONS

1 –

Le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg, a fermement condamné « l’attaque irréfléchie et ne répondant à aucune provocation » menée par la Russie contre l’Ukraine et a indiqué que les membres de l’Otan se réuniraient pour évaluer les conséquences des « actions agressives » de Moscou.

NB l’emploi (si la traduction est exacte) du terme « actions agressives » qui note une certaine réserve de l’Otan, alors qu’il semble ne plus rien rester du système défensif anti-aérien ukrainien.

2 – dépêche de 06:40 24.02.2022

2.000 violations du cessez-le-feu dans le Donbass durant les dernières 24h

Au cours de la journée, la Mission spéciale d’observation de l’OSCE a enregistré près de 2.000 cas de violations du cessez-le-feu dans le Donbass, a déclaré le représentant permanent de la Russie auprès de l’organisation, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu.

« Au cours des dernières 24 heures, la mission de l’OSCE a enregistré près de 2.000 cas de violations du cessez-le-feu, dont près de 1.500 explosions. Les habitants de Donetsk et Lougansk sont toujours contraints de se cacher dans des sous-sols, l’afflux de réfugiés en Russie se poursuit. La nature des provocations par les forces armées ukrainiennes n’ont pas changé », a déclaré Vassili Nebenzia.

3 – dépêche de 06:53 24.02.2022

La Russie n’a pas le droit de permettre la souffrance des habitants du Donbass, déclare le représentant russe à l’Onu

La Russie n’a pas le droit de permettre de nouvelles souffrances pour les habitants du Donbass, a déclaré Vasily Nebenzya, représentant permanent russe auprès de l’organisation, lors d’une réunion du Conseil de sécurité de l’Onu.

« Cependant, une autre confirmation de la non-disposition de l’Ukraine à un dialogue direct avec les Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk, à des mesures pour accorder au Donbass un statut spécial prévu par les accords de Minsk, avec le soutien des dirigeants occidentaux, nous a finalement convaincus que nous n’avons pas le droit de faire souffrir les habitants du Donbass et plus encore », a déclaré Nebenzya.

4 – dépêche 12:02 24.02.2022

Les soldats de la 57e brigade d’infanterie motorisée de l’armée ukrainienne ont volontairement déposé les armes et sont passés du côté des troupes de la République populaire de Lougansk, annonce cette dernière.

5 – dépêche 12:06 24.02.2022

Deux navires civils ciblés par une attaque au missile des forces armées ukrainiennes en mer d’Azov.

6 – dépêche 12:25 24.02.2022

La France va « renforcer son soutien à l’Ukraine sous toutes ses formes »

Le taré prépare-t-il l’envoi de militaires en Ukraine, Moldavie ou Roumanie ?

Le taré prépare-t-il sa réélection, ou sa non-élection « vu les circonstances » ?

Tout est possible quand la quasi totale opposition est tétanisée depuis plus de deux ans par le covidisme, et depuis une éternité par l’européisme, « source de paix » dit-on. Quand tous les contre-pouvoirs sont moribonds. Quand on est entré en dictature « tout doucement ». Grâce en partie aux moutons, pigeons, gogos…

AFFAIRE UKRAINIENNE RÉGLÉE ?

D’après 20 minutes et E&R

Début « officiel » de l’opération : 6h33

07h12 : La Russie dit avoir détruit les bases aériennes et la défense anti-aérienne ukrainiennes

L’armée russe a affirmé jeudi avoir détruit les systèmes de défense anti-aérienne et mis « hors service » les bases aériennes de l’Ukraine, où Moscou a lancé dans la matinée une opération militaire.

« L’infrastructure militaire des bases aériennes des forces armées ukrainiennes a été mise hors service  », a indiqué le ministère russe de la Défense, cité par les agences de presse russes. « Les installations de défense anti-aérienne des forces armées ukrainiennes ont été détruites », a-t-il ajouté.

07h19 : Le monde doit créer « une coalition anti-Poutine » pour « contraindre la Russie à la paix », a déclaré jeudi le président ukrainien Volodymyr Zelensky, dont le pays est la cible d’une opération militaire de Moscou.

« Nous sommes en train de bâtir une coalition anti-Poutine », a déclaré M. Zelensky à l’issue d’entretiens notamment avec les dirigeants américain, britannique et allemand. « Le monde doit contraindre la Russie à la paix », a-t-il ajouté.

« Contraindre à la paix » curieuse expression, marque d’impuissance. Le pantin Zelensky semble craindre une invasion éclair. Les Russes n’en n’ont pas besoin.

Je crois que les fantoches ultra-nationalistes ukrainiens mis en place par l’Otan et l’UE suite au coup d’État (encouragés par les provocations nord-américaines et le non respect de la parole donnée que l’on sait), vont être calmés pour bien longtemps.

Personnellement, je pense que ce que doit faire le monde, l’ONU, etc. c’est de contraindre lesdits démocrates yankees, l’Otan et l’UE à la paix. L’état de guerre permanent, l’expansionnisme, l’impérialisme, la mise à feu et à sang d’un tas de contrées du monde, durent (pratiquement sans interruptions) depuis la fin de la Seconde guerre mondiale ! Dont les coupables sont pour l’essentiel nord-américains. Et présentement lesdits démocrates mondialistes.

Brève

On apprend que l’odieuse obligation vaccinale covid en Nouvelle-Calédonie vient d’être abrogée.

Covid-19 : le patron du club roumain Steaua Bucarest, interdit aux footballeurs vaccinés de jouer.

D’après LINFO.RE – le 24.02.2022

Petit rappel. Le Fotbal Club Steaua București a pris la suite (mais n’a pas récupéré les trophées) du célèbre Clubul Sportiv al Armatei « Steaua București », le Club Sportif de l’Armée « L’Étoile de Bucarest ».

Je cite L’Info.re :

George Becali, propriétaire de Steaua Bucarest, a sorti une note interdisant les footballeurs vaccinés contre la covid-19 de jouer pour son club. Une mesure qu’il appuie par le fait que le vaccin [sic] contribue à une baisse des performances. « Les personnes vaccinées perdent leur force. C’est quelque chose de scientifique. », a-t-il argumenté en citant comme exemple des joueurs de Cluj et du Rapid Bucarest. « Ils semblaient s’évanouir. Ils dormaient sur le sol. Tous les vaccinés perdent leurs forces ! »

Les propos de George Becali, propriétaire du club roumain depuis 2003, ont rapidement provoqué la polémique. La plateforme d’information du gouvernement roumain sur la vaccination, RO Vaccinare, n’a pas tardé à réagir sur sa page Facebook. Selon la plateforme, aucune étude médicale et scientifique n’a soutenu une telle foutaise [sic]. « Au contraire, il existe suffisamment d’études montrant que le passage de l’infection par le Covid-19 laisse des séquelles à long terme, et que celles-ci peuvent influencer les performances des athlètes. », a-t-elle poursuivi.

Fin de citation.

Ah, pourtant on a répertorié des sportifs carrément mort de crise cardiaque sur les terrains ou ailleurs, sans parler de ceux qui sont atteints de graves maladies cardiaques ou autres et de tous ceux qui ont dû interrompre leur carrière, si ce n’est pas l’arrêter définitivement à cause des injections délétères de pseudo-vaccin.

J’adore (façon de parler) la présentation du réel prononcée par une instance sanitaire officielle : « le Covid-19 laisse des séquelles à long terme ». Et les pseudo-vaccins qui entraînent la mort, ou laissent des séquelles importantes à de sportifs en particulier, c’est quoi ? De la foutaise également ?

Façon déjà de se dédouaner ? « C’est le covid ! » D’autant plus facile à affirmer que plein de piquousés ont fini par l’attraper. Salopards des milieux officiels de la Santé !

D’où l’intérêt également pour les corrompus de Big Pharma que tout le monde reçoive ses doses — et attrape la covid — plus de comparaison possible après… Et possibilité d’entretenir « à vie » (et à mort) l’industrie pharmaceutique dévoyée et criminelle.

Mais il faut avouer aussi qu’un certain nombre de sportifs ont plus de muscles que de jugeote. Il faut dire que leur entourage sportif ne doit pas arranger les choses. Dernier exemple en date : notre tennisman Monfils doit renoncer à participer à de prochains tournois. Le crétin (il n’y a pas d’autre mot, tout en restant poli) s’est fait piquer trois fois ! Je lui conseille une quatrième dose, pour l’achever.

En attendant, se faire piquer pour pouvoir renouveler un passe lui permettant de jouer, et ne pas pouvoir jouer à cause des conséquences physiques de sa piqûre, c’est une situation cornélienne, non ?

Ou, aussi risible que des dits jeux olympiques sans spectateurs.

SUR L’UKRAINE ET AILLEURS

Paragraphes extraits d’un article de Thierry Meissan intitulé « Washington sonne l’hallali, tandis que ses alliés se retirent » — Réseau Voltaire | Paris (France) — 22 février 2022 — https://www.voltairenet.org/article215757.html

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Sur le devant de la scène, les États-Unis, qui refusent toujours de respecter le droit international et particulièrement la Charte des Nations unies, ont apporté des réponses dilatoires à la proposition russe de Traité garantissant la paix et font monter la tension en Ukraine. Ils ont fait monter la tension en accusant la Russie de préparer une guerre. En coulisses, Washington prépare de nouveaux théâtres d’affrontement en Transnistrie et au Moyen-Orient.

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Transnistrie

[(JPF) La Transnistrie, ou république moldave du Dniestr est une minuscule frange de territoire moldave originel, mais l’une des plus industrialisées, située sur la rive gauche du Dniestr, entre la Moldavie (ou Moldova) et l’Ukraine, « zone tampon » peuplée très majoritairement de russophones dont les habitants se sont séparés unilatéralement de la Moldavie.]

Les États-Unis poursuivent le plan de la Rand Corporation et tentent d’organiser un conflit en Transnistrie. Le blocus de cette petite République indépendante, mais non reconnue, ne fonctionne pas. Malgré les gardes frontières ukrainiens mis en place par le Haut représentant de l’Union européenne, Josep Borell, la frontière moldave reste toujours ouverte. La présidente Maia Sandu, qui milite pour l’entrée de son pays dans l’Union européenne ne veut surtout pas de guerre en Transnistrie. Elle entend remplacer le contingent russe de Tiraspol par une force civile de l’OSCE et ne renonce pas à récupérer la Transnistrie.

Le samedi 12 février, les autorités transnistriennes ont demandé au chargé d’affaires US de veiller à stopper l’envoi d’armes US par des États tiers, à la Moldavie. Elles ont souligné que ces transferts menaçaient la paix et contredisaient l’esprit des accords internationaux.

Mercredi 16 février, une délégation transnistrienne s’est rendue à Moscou pour chercher de l’aide. Elle a fait valoir que l’ouverture de la frontière moldave ne tiendrait plus longtemps : l’armée moldave, encadrée par des officiers du Pentagone et de l’Union européenne se déploie dans la zone neutre, en violation des engagements internationaux.

Vendredi 18 février, une rencontre moldavo-transnistrienne (« 1+1 ») s’est tenue à Tiraspol dans les bureaux de l’OSCE. Les négociations n’ont porté que sur des détails. Il n’est plus possible de sortir avec un véhicule de Transnistrie : sa plaque minéralogique porte des symboles de la sécession. Chaque conducteur doit donc changer sa plaque à la frontière. Identiquement, il n’est plus possible d’entrer en Transnistrie avec des médicaments, même de première urgence. ceci, sans la moindre explication. Tous les médicaments sont saisis par les douanes moldaves en présence de fonctionnaires de l’Union européenne goguenards.

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De manière inattendue, le secrétaire d’État Antony Blinken s’est rendu au Conseil de sécurité des Nations unies, le 17 février. Il accusa la Russie de « violations persistantes » des Accords de Minsk, alors que c’est Kiev qui les rejette. Il assura intervenir pour défendre « l’ordre international fondé sur des règles qui préservent la stabilité dans le monde », c’est-à-dire pas le Droit international, mais le droit des Occidentaux. Il révéla alors le plan caché du Kremlin : « La Russie envisage de fabriquer un prétexte pour son attaque. Il pourrait s’agir d’un événement violent dont la Russie fera porter le blâme à l’Ukraine, ou d’une accusation aberrante que la Russie portera contre le gouvernement ukrainien. Nous ne savons pas exactement la forme que cela prendra. Il pourrait s’agir d’un soi-disant attentat à la bombe « terroriste » à l’intérieur de la Russie, de la prétendue découverte d’un charnier, d’une frappe de drones mise en scène contre des civils ou d’une fausse — voire véritable — attaque à l’aide d’armes chimiques. Il est possible que la Russie qualifie cet événement de nettoyage ethnique ou de génocide, et fasse peu de cas d’un concept que nous ne prenons pas à la légère au sein de cette instance, et que je ne prends pas à la légère du fait du passé de ma famille ».

Le philosophe [sic!] Leo Strauss enseigna à ses élèves les plus proches de créer une dictature mondiale pour se protéger d’une nouvelle Shoa. Il forma les principaux leaders du Projet pour un Nouveau siècle américain.

Par cette incidence, Antony Blinken faisait référence à son beau-père, Samuel Pisar, qui l’éleva à Paris. Celui-ci était un survivant de la « Solution finale de la question juive ». Mais il n’en conçut aucune haine, qu’une conscience aiguë du Mal. Il devint conseiller du président Kennedy, puis avocat international des plus grandes sociétés. Il était révolté par les propos du professeur Leo Strauss qui affirmait indispensable pour le Peuple juif d’instaurer lui-même une dictature mondiale pour échapper à une « nouvelle Shoa ». Sûrement, Samuel Pisar serait atterré devant l’évolution de son beau-fils et du groupe qu’il a formé avec son adjointe Victoria Nuland et avec le conseiller national de sécurité, Jacob Sullivan.

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Refusant de prendre parti dans ce conflit, Israël a renoncé à installer un « Dôme de fer » (défense anti-roquettes) pour le compte de Kiev contre le Donbass.

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Le 18 février, le président Biden s’adressait aux parlementaires US et à sa vice-présidente partis représenter leur pays à la Conférence sur la Sécurité de Munich. Puis il convoquait une nouvelle fois ses principaux alliés transatlantiques en vidéo-conférence. Il se félicita d’avoir retardé l’attaque russe et accusa Moscou de persister dans ses plans. Il affirma que tous les Alliés étaient prêts et que la Russie, si elle passait à l’action, verrait ce qu’elle verrait.

Le président Poutine lui a répondu en commandant une démonstration des forces nucléaires de la Fédération. Plusieurs missiles de portées différentes ont été tirés depuis le sol, un sous-marin, des navires de surface et des avions. Ils étaient chargés conventionnellement et ont tous atteint leur cible en présence d’observateurs étrangers, dont un officier US.

Les États-Unis font monter la tension en parole, la Russie en actes. À ce sujet, répétons encore une fois que les armées US ne sont pas capables de livrer une guerre de haute intensité. Si elles parviennent sans problème à détruire des pays du Tiers-monde après les avoir placés sous embargo pendant au moins une décennie, elles ne sont pas du tout prévues pour se confronter à une armée moderne. Ses principaux alliés (Royaume-Uni, France et Turquie) sont dans le même état. À titre d’exemple, le 16 février, un rapport a été présenté à Paris à la Commission de la défense nationale et des forces armées sur le délabrement de l’armée française. Les députés ont observé que compte tenu de l’état des matériels, l’armée de l’Air ne pourrait pas résister plus de cinq jours aux forces russes. Il est donc bien clair pour tous les protagonistes que l’Otan n’est absolument pas en mesure de livrer une guerre à la Russie et à la Chine. [Et présentement, c’est tant mieux]

***

Un affrontement est toujours possible en Ukraine, ou demain en Transnistrie ou au Moyen-Orient. Mais il ne répond pas à la question initiale, posée le 17 décembre 2021 par le Kremlin : comment les États-Unis peuvent-ils se mettre en conformité avec le Droit international et le respect de la parole donnée ?

Pour la première fois, deux grands médias allemands, Der Spiegel et Die Welt , ont montré que c’est la Russie qui a raison quant à l’interdiction d’extension de l’Otan au delà de l’Allemagne de l’Est. Citant un expert réputé de la question, le professeur adjoint Joshua Shifrinson de l’université de Boston, ces médias ont révélé l’existence d’un document daté du 6 mars 1991 juste sorti des archives secrètes du Royaume-Uni. Le représentant de l’Allemagne y déclare « Nous ne pouvons pas proposer à la Pologne et aux autres pays d’adhérer à l’Otan » et celui des États-Unis y souligne que l’Alliance ne devait pas s’étendre vers l’Est, que ce soit de manière « formelle ou informelle ». Comme si cela ne suffisait pas, l’ancien secrétaire d’Etat allemand à la Défense et ancien vice-président de l’OSCE, Willy Wimmer, a donné une interview à Russia Today, immédiatement traduite en anglais et diffusée aux USA avant de l’être en Allemagne. Il y témoigne avoir participé aux négociations sur la réunification allemande et avoir lui-même rédigé le Protocole additionnel interdisant aux forces de l’Otan de stationner, une fois la réunification opérée, sur le territoire de l’ancienne Allemagne de l’Est.

Une question se pose donc : pourquoi l’administration Biden qui n’est pas soutenue par ses alliés poursuit-elle et amplifie-t-elle ses accusations contre la Russie au risque de provoquer une déflagration ? Peut-être l’enquête en cours aux États-Unis du procureur spécial John Durnham sur l’affaire des écoutes de la Maison-Blanche précipite-t-elle les choses. Selon Fox News, le procureur soupçonne Hillary Clinton d’avoir espionné le président Donald Trump à la Maison-Blanche et à son domicile en interceptant toutes ses données de navigation internet. Cette opération aurait été organisée par son conseiller de politique étrangère, « Jake » Sullivan, actuel conseiller national de Sécurité. C’est sur la base de ces données illégalement interceptées et manipulées que le Congrès avait ouvert une procédure de destitution, le RussiaGate.

***

(JPF) Certains ont dû remarquer que sur toutes les questions je cite généralement plus d’articles de sites dits de droite que dits de gauche ; ce n’est pas par penchant politique, parti pris, ostracisme, mais tout simplement parce qu’il faut reconnaître que la gauche n’a plus beaucoup d’analystes sérieux, et frôle l’indigence conceptuelle, quand tout simplement ladite gauche (modérée ou extrême) n’est plus qu’engluée dans l’idéologie mondialiste à la botte imbécile, pour ne pas dire criminelle — « antifa », « wokiste », covodiste, crédit-socialiste et compagnie — de la « gauche » américaine dite « démocrate » qui, depuis Clinton est apparue ouvertement comme un repaire de suprématistes* yankees, bellicistes pervers et inhumains, pour ne pas dire de totalitaristes démoniaques de l’État profond (finances, armement, big pharma, GAFAM, etc) prêt à tout. Y compris les pires des dictatures.

* Voulant différencier le suprématisme idéologie politique du suprématisme mouvement d’« art moderne », il m’est arrivé d’écrire « suprémacisme » pour le suprématisme politique ; mais cette forme est un anglicisme (supremacy, supremacism, supremacist).

Dr Luc Montagnier : ils sont venus lui dire ADIEU!

L’un de ses derniers messages :

 » vous les non « vaccinés » vous serez les gardiens de l’humanité « 

La reconnaissance de Donetsk et Lougansk

Agora tribune libre mardi 22 février 2022

article de Stratediplo (son site)

La Russie vient de reconnaître la souveraineté des républiques de Donetsk et Lougansk.

Les Etats-Unis (puis leurs alliés) avaient redoublé d’agressivité envers la Russie depuis novembre, l’accusant de s’apprêter à envahir l’Ukraine et annonçant successivement plusieurs dates pour cela.

Cela n’est pas fondamentalement nouveau puisque dès le 3 mars 2014, cinq jours ouvrés après le coup d’Etat uniopéen en Ukraine, l’Union Européenne avait accusé la Russie d’avoir attaqué l’Ukraine, et les accusations d’agression ou d’invasion n’ont pas cessé depuis lors.

Le récent déferlement d’annonces d’invasion a forcé le président ukrainien Zelenski à protester de plus en plus fort depuis deux mois contre cette « hystérie » qui a provoqué la panique en Ukraine (qu’il a tenté de calmer), à donner un ultimatum de 24h le 14 février pour que les fonctionnaires et entrepreneurs déserteurs reviennent en Ukraine, et à diffuser hier 21 février une estimation du préjudice économique de l’hystérie fomentée par les Etats-Unis (sans parler des nombreux appels au président Biden pour qu’il se calme).

Parallèlement depuis la fin de l’année dernière les Etats-Unis ont accéléré la livraison d’armements et le déploiement d’instructeurs militaires en Ukraine (en violation des accords de Minsk qu’ils n’ont certes pas signés), et encouragé le gouvernement ukrainien à reprendre Donetsk et Lougansk par la force.

Pour mémoire Donetsk et Lougansk (sud-est) sont des régions légalistes qui pour avoir protesté contre le coup d’Etat (fomenté par l’Union Européenne) du 22 février 2014 à Kiev ont été déclarées étrangères par le nouveau régime, lequel y a envoyé l’armée le 15 avril en annonçant vouloir en déporter la population. Le gros de l’armée ukrainienne ayant fraternisé ou déserté ses armements soviétiques ont été confiés à un amalgame de milices, mobilisés et mercenaires qui a rasé début mai les villes de Slaviansk puis Kramatorsk à l’artillerie allant jusqu’aux missiles balistiques SS-21. Les deux régions les plus au sud-est ont donc rappelé les anciens militaires, levé des milices et ouvert les arsenaux soviétiques pour se préparer à l’arrivée des forces du coup d’Etat.

Un million et demi de réfugiés du sud-est de l’Ukraine sont passés en Russie (le tiers d’entre eux est revenu depuis), plus gros déplacement de populations en Europe depuis la deuxième guerre mondiale.

Deux millions de civils ont été assiégés dans Donetsk et trois quarts de millions dans Lougansk, par « l’armée » ukrainienne qui les a privés d’eau et d’électricité. La situation sanitaire se dégradant, le Comité International de la Croix-Rouge a demandé une intervention humanitaire internationale urgente des pays volontaires, qu’elle aurait acheminée depuis la Russie (frontalière de Lougansk) afin de ne pas devoir traverser la ligne de front. Au Conseil de Sécurité de l’ONU le 8 août 2014 les Etats-Unis d’Amérique ont formellement interdit à la Russie d’acheminer cette aide humanitaire, ont déclaré qu’ils considéreraient son arrivée comme une invasion de l’Ukraine, et ont menacé la Russie d’une riposte militaire. Pour mémoire, à la même séance du 8 août les Etats-Unis ont aussi opposé leur veto à un projet de résolution visant à rappeler à l’Ukraine la résolution 2166 du 21 juillet qui exigeait un cessez-le-feu dans la zone où s’était écrasé l’avion malaisien MH17 le 17 juillet, que l’Ukraine violait tous les jours et leva officiellement le 7 août afin d’interdire l’accès des équipes de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) et de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) à l’épave. Lorsque la Russie et la Croix-Rouge ont lancé ce convoi humanitaire de camions blancs le 19 août 2014, la plupart des chefs d’Etat et de gouvernement de l’axe antirusse ont surenchéri de menaces contre la Russie et d’accusations de transport d’armes (l’OSCE l’a contrôlé à la frontière), tout en refusant d’envoyer une aide pour sauver les populations assiégées.

Une guerre de quelques mois a eu lieu, « l’armée » ukrainienne a été battue et le front s’est figé en périphérie des deux villes principales des régions poussées à la sécession, adossées à l’est à la frontière russe et au sud à la mer d’Azov.

En septembre 2014, à l’instigation de la Russie, l’OSCE a parrainé les accords de paix « de Minsk », complétés en février 2015 et signés par les deux parties belligérantes, ainsi que par l’OSCE et la Russie comme parrains. L’UE et l’OTAN s’étaient déclarées opposées aux négociations puis aux accords, ce que l’Alliance Atlantique a confirmé en invitant le président ukrainien Porochenko à une réunion de l’OTAN le jour prévu pour la signature desdits accords. Le Conseil de Sécurité de l’ONU a cependant approuvé ces accords le 17 février 2015 (résolution 2202).

En gros les accords de Minsk comprenaient essentiellement des mesures militaires comme la création d’une zone de séparation et le retrait de l’artillerie au-delà d’une distance correspondant à sa portée (différente selon les types de pièces), et des mesures politiques comme la création d’un système fédéral et la réincorporation de ces régions avec un statut d’autonomie.

L’Ukraine a commencé à violer les mesures militaires six minutes après la signature du premier accord, et n’a jamais pris la moindre mesure politique. Depuis 2015 la Russie, parraine des accords comme l’OSCE, demande à l’Ukraine de commencer à les appliquer, et demande aussi aux gouvernements suppôts de l’Ukraine de faire pression en ce sens, sans le moindre résultat.

Le gouvernement ukrainien a adopté le 20 février 2018 la loi 7163 qui renie les accords de Minsk, proclame la nécessité de conquérir les régions légalistes par la force, et autorise l’utilisation de l’armée contre la population civile pour ce faire (ce que la constitution de 1996 interdisait). Le 30 avril les Etats-Unis ont récompensé cette loi en reconnaissant avoir livré des armes à l’Ukraine (en contravention au code de conduite international sur les transferts d’armements, article 3).

Maintenant depuis deux mois et avec l’encouragement des Etats-Unis, l’Ukraine masse des armements, y compris de l’artillerie interdite par les accords de Minsk, le long de la zone de séparation, et concentre des troupes comme pour préparer une offensive.

Le 11 février le président Pouchiline de Donetsk a longuement détaillé les éléments qui lui faisaient croire à l’imminence d’une offensive. L’estimation du déploiement correspond à pratiquement tout ce qui reste d’opérationnel dans l’armée ukrainienne. Et le 14 février les Etats-Unis ont transféré leur ambassade de Kiev à Lviv (ils viennent de l’exfiltrer du pays).

Compte tenu de la préparation de cette offensive, le 15 février le parlement russe a voté la reconnaissance des républiques de Donetsk et Lougansk (que celles-ci demandaient depuis sept ans) et demandé au gouvernement russe qu’il reconnaisse leur souveraineté. La première réponse du président Poutine fut qu’il restait une chance que les accords de Minsk soient finalement appliqués.

Le 18 l’artillerie ukrainienne est entrée en action, l’OSCE notant que les violations du cessez-le-feu (chaque tir est compté comme une violation) venait de passer de quelques centaines par jour à plusieurs milliers, et ça continue depuis lors, l’Ukraine bombardant les deux grandes villes et des dizaines de villages, et Donetsk et Lougansk ripostant en tirs de contre-batterie (du côté ukrainien c’est une région rurale). Le 18 Donetsk et Lougansk ont appelé la population civile (femmes, enfants et vieillards) à se préparer à une évacuation vers la Russie. Le 19 les deux républiques ont proclamé la mobilisation générale des hommes d’âge militaire.

Plusieurs fois ces derniers jours le président Poutine a appelé avec insistance au début de l’application des accords de Minsk. Le contenu de la dernière conversation entre les présidents Poutine et Macron reste secret, mais il semble qu’Emmanuel Macron, tout en continuant d’accuser la Russie d’intentions d’invasion, ait encore refusé d’intimer à l’Ukraine d’appliquer les accords de Minsk. Il n’est pas impossible que cela ait joué dans la réponse ferme que Vladimir Poutine s’était engagé à donner rapidement à Donetsk et Lougansk.

Par ailleurs les Etats-Unis et l’OTAN ont, en janvier, fini par donner formellement leur réponse négative aux propositions faites par la Russie en décembre concernant la conclusion de nouveaux accords de sécurité mutuelle, or il est apparu un renseignement selon lequel les Etats-Unis s’apprêtent à imposer de facto à leurs alliés l’entrée de l’Ukraine et de la Géorgie dans l’OTAN.

Un accord de coopération (assistance) militaire est en cours de rédaction mais le gouvernement russe envoie dès ce 22 février des troupes de maintien de la paix dans les deux républiques, pour déploiement vers la zone de séparation.

Pour mémoire en 2008 la Russie a certes défendu l’Ossétie du Sud attaquée par la Géorgie mais en évitant d’écraser irréversiblement l’armée géorgienne. Les troupes russes ne sont alors même pas allées jusqu’à Tbilissi et ont quitté la Géorgie quelques jours plus tard. La Russie, qui avait jusque-là toujours refusé de reconnaître l’indépendance de l’Ossétie du Sud, l’a alors fait après cette tentative de « purification ethnique » lancée par la Géorgie le 7 août 2008, mais elle a refusé d’annexer ce micro-Etat qui l’a pourtant demandé après referendum.

De même la Russie refusait de reconnaître l’indépendance des républiques de Donetsk et Lougansk jusqu’à présent, et ne vient de le faire que devant l’imminence de l’attaque ukrainienne et la nécessité d’éviter un autre bain de sang, ou la déportation d’un autre million de civils innocents.

Pour mémoire, la Russie a dirigé une opération de maintien de la paix au Kazakhstan le mois dernier, en réaction à une tentative de « révolution de couleur » et déstabilisation diligentée de l’étranger (comme en Biélorussie récemment). Les forces envoyées par les pays voisins (menées par la Russie) sont arrivées quelques dizaines d’heures après la demande du gouvernement kazakh, et elles se sont expressément limitées au remplacement des forces kazakhes dans des dispositifs fixes (protection d’infrastructures) afin de libérer la police et l’armée locales qui ont pu ainsi traiter les factions armées en rébellion, qui se sont avérées s’élever à 20000 hommes avec un encadrement étranger. Le contingent de maintien de la paix a totalement quitté le pays pacifié une semaine plus tard.

A la lecture de la Convention de Montevideo du 26 décembre 1933, comme d’ailleurs de la déclaration des pays de la CEE sur les lignes directrices de la reconnaissance de nouveaux Etats en Europe du 16 décembre 1991, les républiques de Donetsk et Lougansk correspondent certainement mieux à la définition d’un Etat souverain reconnaissable que la province serbe occupée de Kossovo et Métochie, reconnue par la majorité des membres de l’UE, ainsi que par les Etats-Unis, en violation expresse de la résolution 1244 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

UKRAINE PETIT RAPPEL

Fait d’après ce que vient de « touiter » Asselineau, avec quelques compléments de moi.

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La Russie n’est que «pays observateur» des Accords de Minsk, et non «Partie».

Le gouvernement d’Ukraine qui s’était engagée par ces Accords à donner une large autonomie au Donbass russophone a fait tout le contraire et a rompu d’une manière répétée le cessez-le-feu, bombardé, tué non seulement des militaires mais assassiné des civils des républiques de Donetz et de Lougansk.

Il y a un jour ou deux, le gouvernement de Kiev (dont il faut rappeler qu’il est ultra-nationaliste jusqu’à soutenir des milices ouvertement pro-nazies, et est intégralement manipulé par les États-Unis, tandis que le pays est dépecé chaque jour par les mondialistes sur le dos du peuple ukrainien) s’en est pris à un poste frontière russe. La goutte d’eau de trop.

Il faut savoir enfin que l’Otan cherche à intégrer l’Ukraine en son giron en violation des promesses faites à la Russie en 1991.

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En reconnaissant les deux républiques séparatistes de l’est ukrainien, Poutine ne fait que rendre la pareille à l’OTAN qui a organisé le démembrement de la Yougoslavie (ou du Soudan, etc).


LA FRANCE,QUI A RECONNU LE KOSOVO EN 2008, N’A AUCUNE LEÇON À DONNER !

Le Conseil de Sécurité de l’ONU ne condamnera pas la Fédération de Russie car celle-ci y mettra son veto (peut-être avec celui de la Chine, ce qui n’est pas rien).

Le gouvernement « démocrate » nord-américain va exiger que l’Union Européenne prenne des sanctions contre la Russie.

Mais, elles n’iront pas loin car l’Allemagne ne peut pas se passer du gaz russe qui couvre plus de la moitié de ses besoins (55 % exactement).

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L’omicron Macron, qui prétendait jouer les caïds de la diplomatie mondiale est humilié comme jamais.

Poutine fait apparaître ce petit larbin de l’oligarchie et de l’Otan pour ce qu’il est : un vaniteux qui se croit plus intelligent que tout le monde alors qu’il tombe dans tous les pièges.

Mais j’ajoute que ce taré et pervers pourrait nous entraîner dans n’importe qu’elle escalade mondialiste. Surtout en ce moment de pré-élection présidentielle.

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Pré-élection déliquescente de fin de système politique. Je souhaite personnellement qu’il y ait le maximum de candidats qui ne réunissent pas les 500 signatures. Ce système est mort. On apprend même que des élus sont menacés (par qui?) pour ne pas apporter leur signature à l’un ou l’autre des candidats.

Je note également que des « petits candidats » dont on ne sait pas bien à quoi ils servent (enfin, si , cette fois-ci on voit!) comme Artault, Lasalle, Roussel auraient leur compte de parrainages. On voit déjà l’arnaque se pointer. Manipulation encore plus simple que de bourrer les urnes ou de manipuler les résultats officiels. Nous proposer des candidats sans beaucoup d’électeurs potentiels. Laisser la voix libre au petit dictateur et à un ou deux autres fantoches genre Pécresse pour faire « l’arrivé en premier ou en second » du premier tour.

Pour finir, je rappelle en passant que, contrairement à ce que j’ai moi-même reproduit rapidement dans un article, Florian Philippot n’a pas eu qu’une seule et unique signature (qui est le fait d’une sympathique madame le maire partisane du Frexit, pressée d’aider) mais plus de 300 signatures qui étaient en attente d’envoi (comme avait été passée la consigne). Les Patriotes ont suggéré aux élus de reporter leur parrainage sur d’autres candidats. Voilà, où on en est rendu en 2022 en France !

N.B parrainage de 100 élus (de trente départements différents au moins), à l’origine en 1962 ; puis de 500 pour l’élection de 81, puis la publicité des signataires depuis 2017 !

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Je rappelle aussi que la situation linguistique en Ukraine est très compliquée. Sans parler de diverses minorités (comme celle des Roumains par exemple) il est difficile de parler de langue ukrainienne unifiée, du moins à l’oral. La situation est différente d’une région à l’autre. La seule région vraiment ukrainienne à ce niveau est tout au Nord-Ouest la Galicie (région de Lviv), le premier foyer nationaliste du pays. Tandis que le Sud-Est est russophone. Entre les deux, et sur les marges du pays, il y a toutes les formes de différentiations dialectales possibles entre l’ukrainien et le russe, ou avec une autre langue. L’ukrainien et le russe sont à la base une même langue ; elles se sont « dialectalement » différentiées. Et je ne crois pas me tromper en disant que malgré des efforts officiels, c’est le russe courant unifié qui sert de koiné dans un pays marqué par la diglossie (opposition villes largement russophones et campagnes ukrainophones, mais à différences dialectales marquées).