Aller au contenu principal
Tags

La guerre en Ukraine est terminée

24 février 2022

par Opposition contrôlée (son site)
jeudi 24 février 2022

Ce matin (24 février 2022) à 4 heure, Vladimir Poutine est apparu sur les écrans russes pour annoncer le commencement d’une « opération militaire spéciale » visant à « démilitariser l’Ukraine ».

Carte des premières frappes.

La première partie de l’opération a consisté à détruire l’intégralité de la défense antiaérienne du pays, par une première salve de missiles probablement hypersoniques. Le ciel étant dégagé de toute menace, une seconde vague, réalisée à l’aide de missiles de croisière, a détruit les infrastructures de l’aviation ukrainienne. Le reste des infrastructures militaires est traité [sic] progressivement : dépôts de munitions, de matériels, infrastructures, la marine, etc. Partout dans le pays sont signalés des incendies dans les zones militaires.

Le ministère de la défense russe a précisé que les civils n’avaient rien à craindre, l’ensemble des opérations étant conduit contre des cibles militaires, à l’aide d’armes de haute précision.

Plusieurs opérations terrestres et aéroportées des forces russes ont démarré après l’annihilation de l’aviation, vers 6h30. Une heure plus tard, des véhicules militaires russes étaient signalés aux faubourgs de Kharkov [Kharkiv en ukrainien, seconde ville du pays et ancienne capitale de l’Ukraine, grand centre industriel et culturel, ville d’ailleurs peuplée de Russes à plus de 40 %]. Tandis que des troupes et des équipements héliportés ont été débarqués sur la côte de la Mer Noire, entre la Crimée et le Donbass. La Biélorussie participe activement à l’opération dans le Nord, en particulier dans la région de Lutsk.

Aucune résistance sérieuse de la part de l’armée ukrainienne n’a été constatée, mis à part sur le front, déjà chaud, du Donbass. Plusieurs sources montrent des colonnes de véhicules de transport militaires ukrainiens quittant leurs positions, en abandonnant les armements sur place. Nous avons confirmation par les autorités de la Roumanie qu’un chasseur Ukrainien Su-27 a déserté, il a été repéré violant l’espace aérien du pays, puis escorté par deux chasseurs jusqu’à un aérodrome roumain.

Selon le ministère de la défense russe, quelques avions qui ont échappé à la destruction au sol, où qui se trouvaient en l’air au moment de l’attaque, ont été abattu au-dessus du territoire Ukrainien par la DCA Russe (il s’agirait de 2 bombardiers tactiques Su-24). De même, le ministère annonce que deux drones offensifs turcs, lancés depuis une piste improvisée vers la frontière russe ont été abattus. […]

Il est peu probable que le conflit ne dure encore très longtemps. En revanche, ce ne sera pas le cas de la guerre de l’information. Déjà ce matin, le site du ministère de la défense russe n’était plus accessible depuis les pays occidentaux. Il faut s’attendre à un déferlement d’éléments de langage et autres analyses frelatées. J’avoue en tant qu’auteur, je regrette que l’opération ait eu lieu avant que je ne publie le dernier volet de ma série sur l’OTAN. Je renvoie donc le lecteur à un futur article pour l’argumentation sourcée de mon propos.

Personnellement, je n’ai jamais explicitement écarté l’hypothèse d’une opération. Lorsqu’un commentateur de mon précédent article a relayé les messages de l’OTAN sur l’imminence d’une invasion, je lui ai répondu en posant la question « pourquoi faire ? ». C’est ce à quoi je veux répondre maintenant.

L’enjeu principal de la crise Ukrainienne était l’obtention d’une garantie de sécurité pour la Russie, à savoir que l’Ukraine ne serait jamais membre de l’OTAN. Cela fait suite à 30 ans de trahison continue de la part de l’organisation Atlantique, dont on sait désormais avec certitude qu’elle avait donné sa promesse de non-extension à l’Est lors des négociations sur la dissolution de l’URSS.

Tout en annonçant « les Russes vont envahir l’Ukraine », les Américains n’ont pas fait un pas en avant pour empêcher le conflit. Il suffisait de donner la garantie espérée aux Russes. Point final. L’autisme profond des diplomates occidentaux ne laissait que deux choix à Poutine. Soit attendre passivement que l’Ukraine rejoigne l’OTAN, dans peu de temps sans doute, soit la guerre, maintenant.

Il n’y a eu aucune diplomatie de la part des occidentaux, mais un chantage couvert par une propagande d’inversion accusatoire. Ils ont simplement nié le droit de la Russie à avoir des intérêts.

En plus de cette fenêtre d’action relativement courte avant qu’une opération militaire ne devienne beaucoup plus complexe au plan international (en cas d’appartenant de l’Ukraine à l’OTAN), la situation militaire est très propice aux Russes. Mon précédent article commençait avec ces mots : Il y a un phénomène remarquable chez les commentateurs occidentaux qui abordent la question du rapport de force entre l’armée russe et l’OTAN. Il s’agit d’un « oubli » systématique de tout un pan de l’arsenal russe, qui n’a pas d’équivalent en Occident, et qui est capable de mettre en échec la majeure partie des matériels de l’OTAN.

Je n’ai abordé que rapidement la question des missiles hypersoniques, laissant encore deux domaines technologiques de suprématie russe pour un article suivant. Le premier, les armements antiaériens, capables d’abattre à peu près n’importe quoi dans le ciel et jusque dans l’espace, de manière fiable : missiles de croisière, missiles balistiques, drones, avions, satellites. Le second domaine, c’est celui de la guerre électronique. L’arsenal russe n’a simplement aucun système équivalent dans le monde. Malgré un très fort brouillard de guerre sur ce sujet, la preuve de l’efficacité de ces systèmes est avérée. Ils sont capables de mettre en échec à peu près l’ensemble des matériels occidentaux, avions, navires, et la plupart des munitions ou missiles guidés.

Système de guerre électronique « Krasukha »

Cette domination militaire russe est potentiellement temporaire, il n’est pas exclu que l’OTAN finisse par rattraper son retard et arrive à se prémunir des systèmes de guerre électroniques offensifs. Là encore, la fenêtre d’opportunité pour régler la question ukrainienne imposait une action rapide, en position de force.

Il ne faut pas être naïf quant au but des États-Unis dans cette affaire. Ils cherchaient à couper définitivement l’Europe de la Russie. Il faut comprendre que nous européens sommes les principales victimes de cette politique. La situation durera tant que durera l’infestation des gouvernements européens par des individus qu’on nomme pudiquement des « néo-conservateurs ». La France dans ce domaine est la championne. [« Néo-conservateurs » qui n’ont d’ailleurs rien de conservateurs, plus destructeurs que conservateurs, si ce n’est de conserver la domination impérialiste, Biden est un « démocrate », Trudeau un « libéral » et Macron … un macronien lui aussi membre comme Trudeau de la bande suprématiste et transhumaniste à Klaus Schwab (Forum Économique Mondial) et un banquier sans vergogne qui depuis qu’il est dans les sphères gouvernementales vend la France, ou ce qu’il en reste, à l’encan] Les britanniques sont « excusables », ils n’ont aucun intérêt à voir se constituer un espace continental qui annulerait l’effet de sa puissance maritime. Les Allemands, lorsqu’on lit entre les lignes, ont tenté de freiner les Américains, eux ont au contraire tout intérêt à la constitution d’un espace d’échange eurasiatique.

Besoin de quelque mise à niveau, et les vieux trucs seront bons pour aujourd’hui.

[Effectivement, on est encore en plein maccarthysme et la Guerre froide et la perception nord-américaine mondialiste… et euro-mondialiste de la Russie est la même que du temps du stalinisme]

Le lecteur comprendra que la question, du point de vue français, n’est pas d’être « pro-russe ». Le fait est que ce ne sont pas des cabinets de consultants russes qui aident au pillage des finances publiques, à la destruction du système social, à l’accaparement des entreprises stratégiques, etc. Simplement, on ne peut pas reprocher aux Russes de défendre leurs intérêts contre les chantages et la rapacité américaine.

From → divers

Commentaires fermés