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CHAUDRON, SAC et NID. Termes du jargon militaire russe, illustrés d’exemples sur le terrain. Deuxième partie.

Source du 28 mai pour des faits remontant au plus tard au 26 mai. Stratpol, Xavier Moreau, bulletin n°85.

Remarques plus ou moins réitératives.

1 —

Certains depuis le début parle de cette opération spéciale voulue comme annihilation des bandes bandéristes et conjointement comme libération des zones russophones et russophiles d’Ukraine, comme une guerre hybride.

Je n’ai pas trop cherché à en savoir plus à ce sujet, mais j’ai pu constater que par son développement, au moins dans le Sud-Est, elle revêt des aspects disons classiques et par certains aspects presque « démodés ». Et que dans le même temps, elle a recours à des armes et munitions des plus en pointe.

Mais avec une grande différence selon qu’il s’agit du côté ukrainien ou du côté russe.

Il est entendu maintenant que hormis l’action de l’artillerie active des deux côtés (éventuellement aidée par des repérages satellites), le ciel proprement dit n’appartient plus qu’aux Russes. Plus, ou pratiquement plus d’avions, d’hélicoptères ou même de drones du côté ukrainien.

Par contre, la Russie développe méthodiquement depuis le début des destructions de tout ce qui peut être infrastructure militaire ou paramilitaire : casernes, centres d’entraînement, zones de stockage divers (carburants, etc.), et, surtout depuis l’envoi d’armements otanesques, infrastructures ferroviaires et routières pour couper les approvisionnements.

Et ceci en employant l’artillerie, ou en ayant recours à l’aviation, aux drones ; mais plus encore en utilisant des techniques de bombardement les plus modernes, les plus sophistiquées, avec missiles guidés à longue portée en particulier. Ceci se fait partout sur le territoire de l’Ukraine. Près ou loin du front.

Il ne faut donc pas oublier que si l’essentiel de la guerre d’opposition se joue au Sud et au Sud-Est, l’aviation russe ou l’artillerie à longue portée pilonne des objectifs à l’Ouest ou comme ces temps-ci à Soumy, vers le Nord-Est. Bombardements de casernes et d’infrastructures militaires. Ou à Kharkov, bombardement d’une caserne de la garde nationale. Dans cette région, l’activité russe consistant avant tout à une accumulation de matériel militaire.

Les Ukrainiens n’ont pas ou non plus moyen de réagir à ce niveau. Si ce n’est très sporadiquement, et encore cela semble avoir plus ou moins disparu ; par des bombardements plus conventionnels sur des cités russes (objectifs militaires ou pas) situées à proximité de la frontière Est.

Du côté du front (ce qui est presque une notion d’un autre temps), tout se passe selon la règle du jeu établi par les Ukrainiens dès avant même le début de cette guerre.

Par le type de positionnement ukrainien qui a développé un front compact et souvent en dur, par son système d’installation première ou de replis, qui est assez systématiquement de s’enfermer soi-même dans les villes, en prenant les civils en otages (une partie de l’armée, celle qui est bandériste ou bandérisée, n’a que faire des russophones et plus généralement des Ukrainiens normaux), cette guerre est finalement d’un type à la fois classique et de type terroriste (plus que de guerrilla urbaine), où la part de l’artillerie et plus encore de l’infanterie est importante. Par certains côtés archéo-classique.

L’armée russe et ses alliés qui sont là pour éliminer les tarés, fanatiques, haineux bandéristes, et libérer des portions de territoires, doivent s’adapter au problème de l’enfermement des unités militaires dans les villes.

Depuis toujours, et plus encore depuis les bombardements de la Seconde guerre mondiale, dont les champions incontestés sont les dits « alliés » anglo-saxons, cela ne gênait absolument pas les grands « démocrates » du monde occidental d’utiliser des bombes les plus mortelles pour les hommes (physiquement ou chimiquement, y compris pour la Nature). Lâchées indifféremment partout.

Ce qui est révélateur déjà d’un niveau civilisationnel assez bas.

Mais ici, on a affaire à la Russie. Or, il se fait qu’on semble avoir en Russie des êtres humains plus pondérés. Je ne ne fais pas d’illusions sur les « dégâts collatéraux » inévitables dont peuvent être responsables les Russes et leurs alliés, mais je constate qu’ils n’ont aucune volonté de sacrifier les civils quels qu’ils soient.

Partout où ils libèrent du terrain, des villes ils semblent être bien accueilli. Et ils s’engagent rapidement dans une politique d’aide et de reconstruction. Sans se préoccuper de savoir si certains se sentent Ukrainiens, Russes, moitié-moitié, et s’ils sont ukrainophones ou russophones, ou locuteurs d’une minorité nationale.

Ce qui tranche avec la haine pathologique et l’absence de tout humanisme de la part des bandéristes et de l’État bandérisé, zelenski en tête.

*

Chacun sait que l’infanterie n’est pas constituée seulement de fantassins, d’hommes à pied, mais que les unités sont motorisées ou mécanisées, avec des chars plus ou moins blindés et armés de canons.

Voilà le second domaine des armées qui sont sur le terrain où les armes déployées sont les plus modernes.

Si le fantassin est quelqu’un qui se déplace au moins en partie à pied, il faut bien penser que les fantassins ont diverses armes de nos jours, du « simple fusil » automatique d’assaut genre kalachnikov au lance-missille portable (un peu plus de vingt kilos plus le poids du missile, temps d’attente entre deux tirs : 30 secondes au minimum selon la chaleur mise en jeu), en passant par le lance-grenade, lance-roquette anti-char, fusil-mitrailleur ou lance-roquette multiple…

Le lance-missile portable semble faire fureur parmi l’armée ukrainienne, ou plus exactement, au niveau de la propagande ou de l’admiration béate occidentale. On nous dit qu’il en a été livré un nombre certain.

Livré à qui ? Personne ne le sait précisément. Ou plutôt si, à n’importe qui de préférence : les bandéristes et autres mercenaires dont certains ont déjà revendu l’arme pour des maffias demeurant ici ou là en occident, proche-orient ou plus loin encore. Les mercenaires viennent de différents pays. Ces individus ont souvent partie liée avec la pègre et les pires idéologies destructrices.

De ce qu’en disent des gens bien informés, ce sont précisément les troupes d’élite, ou prétendues telles, qui en possèdent. Les prétendues troupes d’élite qui comme le dit fort justement Xavier Moreau seraient plus du genre minable que glorieux si l’on peut dire, plus du genre Gestapo que Waffen SS. Plus du genre à avoir violés, torturés, tués des civils, semés la terreur, dans tout le Sud-Est et ailleurs depuis 2014, qu’à avoir repoussé l’armée russe.

D’ailleurs ce n’est pas un hasard que plusieurs groupes ou bataillons du genre Azov se sont rendus après s’être terrés comme des rats avec des otages civils, comme à Marioupol, ou ont pris la poudre d’escampette (comme dès le début des hostilités dans le Nord du Donbass).

Et ce n’est pas non plus un hasard que les bandéristes de Donbass 1 (milice qui existe depuis 2014 ; formée, dissoute, reformée, etc.) se retirent sans se battre avec la fausse raison que leur matériel serait ancien, voire très ancien.

Il y a tout lieu d’imaginer qu’ils aient déjà tout vendu de vendable et qu’ils désirent se faire quelque temps plus discrets. Ils ont des crimes sur le dos, mais sont assez bêtes, ou s’imaginent être totalement et éternellement au-dessus des lois, ou tout simplement suffisamment protégés depuis huit ans maintenant pour demeurer impunis.

Le départ de ces troupes d’ultra-tarés ont un très mauvais effet sur le reste de l’armée ukrainienne, surtout auprès de ceux qui ont été enrôlés plus ou moins de force, telles les unités territoriales, constituées dit-on de réservistes d’une cinquantaine d’années pour certains, ou de « bleus » totalement novices.

Et surtout auprès de troupes réellement, elles, sous-équipées, certains évoquent le fait que des soldats ukrainiens seraient obligés de se débrouiller tout seul pour se constituer un équipement, uniforme et casque compris ! Je ne sais s’il faut y croire.

*

2 — Et secondement, je voudrais insister encore une fois sur le fait que ce qu’est en train de récupérer la Fédération de Russie, autrement dit la Novorossiya reconstituée, est l’essentiel de ce qui faisait et fait vivre l’ensemble de l’Ukraine — vivre mal, car pillé par les oligarques, et avant par les apparatchiks (qui ont pu être les mêmes), ou détruits et gâchés par l’incurie bureaucratique soviétique.

J’ai cité les ports de la Mer Noire, la grosse centrale nucléaire sur le Dnipro, les mines de fer, de charbon, les carrières de calcaire, la sidérurgie, les usines d’ammoniac et d’azote, l’industrie mécanique, etc. ; et dans le domaine agricole, les terres noires agricoles très productives de grains, légumes, fruits.

On peut ajouter encore — c’est ce que faisait tout récemment X. Moreau — le gaz. Non pas le gaz russe qui transite par l’Ukraine, mais le gaz produit sur place. Le gaz liquéfié. Or, il se fait que celui-ci est essentiellement concentré dans la région de Kharkov au sens large (en son quart Sud-Ouest).

Il faut savoir également que plusieurs de ces cités grandes ou petites d’Ukraine, en particulier dans ces régions méridionales ou orientales ont été créées au XIXe siècle, avec le développement mondial de l’industrie, voire pour certaines courant du XXe, fondées parfois par un riche propriétaire terrien, ou quelque malin s’étant accaparé de terres plus ou moins vacantes, ou achetées trois sous à l’empire.

Ce qui n’est pas sans rappeler la manière dont s’est constituée l’industrie étasunienne plus ou moins à la même époque. En précisant que c’est l’activité minière puis sidérurgique puis de transformation et de construction mécanique, qui a lancé l’industrie sur toute cette portion du territoire ukrainien. Activité minière de toutes sortes qui laisse entendre que cette région généralement de grandes basses terres connue à divers temps anciens des activités éruptives (minerai de fer) et une présence maritime (mines de sel, carrières de calcaire) ou marécageuse (charbon, terres noires de bon terreau ; mais je ne sais s’il y a de la tourbe)

NB Sur les cartes suivantes, on peut voir deux états du front : les lignes avancent toutes en faveur de l’armée russe. Autre constat : ces cartes montrent une forte présence de secteurs de bois et forêts (parfois vallonnés). Élément à prendre en considération, avec les cours d’eau évidemment, pour expliquer certains placements, déplacements, certaines localisations d’unités militaires.

Enfin, il ne faut pas accorder trop d’importance à l’orthographe des toponymes ukrainiens, parfois transcrits sous leur forme ukrainienne, d’autres fois sous leur forme russe ; et variables selon l’alphabet latin utilisé ; car rien n’est vraiment unifié en ce domaine.

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carte 02

Le théâtre principal de la guerre au Sud-Est. La ligne foncée est celle de la frontière entre l’Ukraine et la Russie. Tout au fond de la Mer d’Azov, vers la sortie du Don, se trouve la ville russe de Rostov-sur-Don.

Le tracé en bleu est celui d’une partie du Donets, affluent droit du Don. C’est autour de lui que s’est joué et se joue encore l’avenir de la confrontation.

Carte 03

Les deux punaises rouges vers le haut à droite désignent l’emplacement des villes de Severodonetsk et de Lîssîtchansk, l’une en face de l’autre de chaque côté du Donets.

La punaise bleue en haut désigne l’emplacement de la cité de Liman. En-dessous, les deux punaises rouges entourées d’un trait noir sont celles des emplacements des villes de Sliviansk et Kramatorsk. Le trait noir est là pour rappeler que cette zone est une forteresse à venir, ou pour le dire autrement un petit chaudron, un petit kotel, ou un grand sac, un grand meshok. Vu l’évolution des choses, après avoir reçu des soldats repliés depuis Liman dont nous avons parlé dans la première partie de cet article, il pourrait recevoir dans quelque temps des soldats repliés de Severodonetsk et de Lîssîtchansk.

Voire, plus bas au Sud-Ouest de ces deux villes de Severodonetsk et de Lîssîtchansk, les deux agglomérations d’Artemivsk, centre industriel créé du temps de la période soviétique et de Bakhmout, centre ancien et toponyme ancien, qui forme une seule entité administrative sous le nom de Bakhmout suite à la vague de « décommunisation », des noms de cités entre autre chose, de ces dernières années. Cet endroit du Donbass étant sous le contrôle ukrainien depuis 2015. Artemivsk, Artiomovsk en russe, nom dérivé du surnom Artiom (ou Artyom, Артём, en russe, Артем en ukrainien ; Artème, Artémis ?) de Fiodor Sergueïev (1883-1921) président de l’éphémère République soviétique de Donetsk-Krivoï-Rog (en 1918).

La punaise verte tout en haut se trouve à l’emplacement d’une petite cité qui a une grande importance industrielle. C’est celle de Shebelynka.

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Digression nécessaire. Je voudrais insister encore une fois — à la suite de Xavier Motreau qui voit juste sur les objectifs finaux de la Russie en Ukraine — sur le fait que ce qu’est en train de récupérer la Fédération de Russie, autrement dit la Novorossiya reconstituée, est l’essentiel de ce qui faisait et fait vivre l’ensemble de l’Ukraine — vivre mal, car pillé par les oligarques, et avant par les apparatchiks (qui ont pu être les mêmes), ou détruits et gâchés par l’incurie bureaucratique soviétique.

J’ai cité les ports de la Mer Noire, la grosse centrale nucléaire sur le Dnipro, les mines de fer, de charbon, les carrières de calcaire, la sidérurgie, les usines d’ammoniac et d’azote, l’industrie mécanique, etc. ; et dans le domaine agricole, les terres noires agricoles très productives de grains, légumes, fruits. On peut ajouter encore — c’est ce que faisait tout récemment X. Moreau — le gaz. Non pas le gaz russe qui transite par l’Ukraine, mais le gaz « produit », extrait sur place.

Or, il se fait que celui-ci est essentiellement concentré dans la région de Kharkov. Une bonne quarantaine de pour-cent proviendraient de Shevelinka et une autre bonne quarantaine de Pavlova. Le reste se trouvant essentiellement dans l’Ouest de l’Ukraine.

Cartes 04 et 05

Shebelynka (Shebelînka) se trouve dans l’oblast de Kharkov. Et pourrait être un objectif militaire futur. Poltava (une ville de près de 290.000 habitants, dont j’ai déjà dit quelques mots une fois précédente) est le chef-lieu de l’oblast qui se trouve à l’Ouest de Kharkov ; les deux villes étant distantes de 143 km par la route.

Carte 05

Carte 06

Au bout des deux flèches mauves Kharkov à droite, Poltava à gauche.

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Repartons vers le Sud.

Carte 07

Juste au Nord de la ville de Donetsk. Où ces jours derniers se tenaient des combats autour d’Aviyevka que l’on annonçait comme encerclée, et propice à finir en nid (gnezdo), poche étroite où des unités militaires limitées en effectifs, sont bloquées et réduites à se défendre sur une petite surface et sans trop de moyens. Sur la carte c’est la zone cerclée de bleue, en limite d’une grande percée du front par les unités russes et alliées.

Carte 08

Un peu plus haut, du côté donbassien à partir de Gorlovka/Horlivka, un autre objectif, depuis un certain temps déjà, est la ville de New York (sic), dans une zone où il a des duels d’artillerie importants.

La localité de Нью-Йорк, en ukrainien, Niou-Ïork, s’est nommée ainsi de ses origines vers 1846 à 1951, puis suite à la guerre froide, Novhorodske en ukrainien / Novogorodskoïe en russe de 1951 à juillet 2021, où elle a repris son nom d’origine. C’est une localité d’à peine 10.000 habitants qui, dit-on, a été évacuée suite au bombardement de son usine de phénol le 5 avril 2022. Et que certains prétendent comme ayant été prise par les miliciens donbassiens de Donetsk et les russes le 16 mai dernier (?).

Le phénol est un produit qui a l’origine est né de la distillation du goudron de houille. Il est utilisé dans la production de plastiques ou de papier et dans le domaine médical comme antiseptique, ou élément entrant dans la composition de médicaments, en parfumerie ou comme conservateur de la viande, etc.

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Cartes 09 et 10

À ce niveau (toujours plus haut vers le Nord) on note beaucoup de changements au niveau du front. Ce qui faisait un renflement autour de la cité (de 20.000 habitants) de Setlodarsk (épingle bleue) a reculé. Les troupes qui s’y trouvaient ont évacué l’endroit, sans combattre, en essayant de faire sauter en vain un barrage. J’en profite pour rectifier une erreur. J’ai dit précédemment que le barrage d’Avdeevka n’avait pas sauté. C’est celui de Setlodarsk qui n’a pas sauté ; celui d’Avdeevka a bien sauté.

Ces troupes se seraient repliées vers la région de Kramatorsk ou la zone en bleue qui se trouve en limite du front qui réunit les cités de Bakhmout/Artemivsk (près de 80.000 habitants, ville qui autrefois exploitait des mines de sel), et Soledar, espace plus ou moins isolé qui est en train de se transformer en petit chaudron.

Tandis que dans le même temps, les Russes et leurs alliés ont gagné près d’une dizaine de localités proches les unes des autres dont celle de Bilohorivka (un millier d’habitants) vers le Nord si bien qu’ils sont en train de créer un autre petit chaudron, un nid vu la taille, qu’ils tiennent déjà presque par trois côtés (zone entourée de bleu à droite). Dans un endroit qui réunit les localités de Novoïvanivka, Hirske et Zolote. Ils ne leur reste plus qu’une seule voie de sortie vers Mykolaïvka, et s’ils comptaient rejoindre par exemple Kramartorsk, ils devraient faire un long et compliqué cheminement avant d’y arriver.

Bilohorivka a fait déjà deux fois l’actualité. D’après la presse bien pensante, le 8 mai, l’école du village, où environ 90 civils s’étaient réfugiés aurait été touchée par un raid aérien. Une source évoque la mort de deux personnes, une autre parle de soixante personnes portées disparues. Et d’après cette même presse, le mercredi 11 mai, un bataillon russe motorisé ou mécanisé qui s’apprêtait à traverser le fleuve Severski Donets ou qui avaient commencé à le traverser sur deux pontons mobiles, après une demi-douzaine d’échecs les jours précédents disent certaines sources, se serait retrouvé sous le feu de l’artillerie ukrainienne. On ignore tout des faits réels, seuls étaient visibles sur Internet des images montrant les restes de quelques dizaines de blindés dont on ne saurait dire s’ils étaient bien tous russes. Je ne saurais en dire plus car mes connaissances en armement sont quasi nulles. Un point de détail me chiffonne : Bilohorivka ne se trouve nullement à proximité du Donets.

Carte 11

La tenue de Bilohorivka est importante puisque la cité se trouve à un carrefour de voies routières :

— une vers l’Est qui relie cet endroit au sac, pour ne pas dire nid en gestation de Novoïvanivka, Hirske et Zolote ;

— une qui, depuis Kostiantynivka/Konstantinovka, en passant par Artemivsk, Bakhmout, Soledar rejoint Lyssytchansk et Severodonetsk. Severodonetsk où aux dernières nouvelles (ce jour 31 mai) les forces russes auraient atteint le cœur de la ville.

Routes d’approvisionnement ou de repli.

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carte 12

À terme, on s’attend à une prise d’assaut de Bakhmout – Artemivsk, et de Soledar la cité qui jouxte Bakhmout (la zone en bleue munie de deux punaises). Mais la priorité semble être de refermer le chaudron de Severodonetsk et Lissitchansk. De même en est-il du petit chaudron déjà évoqué, de la poche, du sac ou du nid à venir, plus à l’Est, qui n’est pas une priorité.

(la suite au prochain numéro)

BRÈVES SUR L’ÉTAT DE LA fFANCE,ET DE L’EUROPE MONDIALISTE

D’après F. Asselineau et F. Philippot


Cette info n’avait pas fait beaucoup de bruit jusqu’à maintenant, ou bien, on n’en était pas vraiment sûr.
C’est bien le 14 mai dernier que Zelensky (cet escroc que tous les parlementaires du monde occidental ont acclamé au nom des valeurs dites démocratiques) a promulgué une loi interdisant les partis politiques dits d’opposition, soit onze organisations, au motif que ces partis seraient «anti-ukrainiens».
On sait déjà que dans la nouvelle constitution (bandériste) le russe n’existe plus en tant que langue nationale, seul demeure l’ukrainien, et deux langues marginales je crois. Ce qui confirme la folie totale de cette maffia fidèle du bandérisme.
Certaines de ces organisations ont des députés ; et à eux tous, ils représentent entre le cinquième et le quart de l’électorat. On peut citer en particulier « Plateforme d’opposition – Pour la vie», qui a obtenu 43 sièges sur 450 aux dernières élections de législatives de 2019. Et «Nashi», qui avait obtenu 6 députés.
Ce sont en fait, notamment mais pas seulement, les partis représentant les Ukrainiens russophones du Sud, de l’Est et du Sud-Est du pays qui sont visés. Dont le grand parti était encore ces dernières années le Parti des Régions, parti dont l’influence couvrait toute la moitié Centre, Sud et Est du pays, y compris les marges à minorités (hongrois, roumains, russes) de l’extrême Sud-Ouest bandériste ou de l’extrême Nord-Est. (voir de précédents articles). Et qui a même été majoritaire quelquefois. (je ne discute pas ici de sa conformité à la non-corruption, car ce sont pratiquement tous les partis qui sont corrompus, ce qui n’est pas tellement différent de ce qui se passe dans les autres pays « démocratiques » d’occident).
Le pitoyable dictateur ne semble pas encore avoir compris qu’une bonne partie du pays se torche de sa loi bandériste sur les partis d’opposition. Et qu’il comprendra mieux la situation (en fait, recherchée par lui ?) quand l’Ukraine sera réduite presque de moitié (moitié en territoire, mais de l’essentiel du point de vue économique) ; quand un nouvel État, la Novorossiya réunira une bonne partie du territoire situé au Sud d’une ligne joignant les oblasti de Kharkov à Odessa. probablement jusqu’en Transnistrie.
Quand une partie du pays se dépeuplera encore (comme c’est le cas depuis au moins le coup d’État de Maïdan et à nouveau depuis l’opération spéciale), que de nombreux immigrés ne reviendront jamais dans leur pays d’origine, quand nombre d’ukrainophones ou russophiles continueront à quitter leur région d’origine (au Centre ou à Kiev en particulier) pour la zone libérée, comme il semble que cela se fasse déjà en ce moment (on commence à en avoir des témoignages vidéos).
Comme l’écrit Asselineau :
« Cette décision dictatoriale […] est parfaitement cohérente avec le double refus du régime de Kiev : — d’appliquer les Accords de Minsk de 2014, — d’accorder aux provinces russophones l’autonomie prévue. Les «valeurs européennes» ne sont donc qu’un mensonge. »

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Pour les abrutis qui voudraient encore voter pour les macronistes qui eux, fréquentent les cliniques privées :
Manque de personnel à l’hôpital [public] : le témoignage glaçant de Claudine sur RMC
« Mon mari est resté onze heures dans la salle d’attente aux urgences, et ils l’ont retrouvé mort par terre, comme un chien. » #EstelleMidi 🕛
En certains endroits et par chance ! et au mieux ! vous pouvez être accueilli de nuit par des bénévoles ! Pendant ce temps on ne réintègre pas les « non-vaccinés ». Mais je doute qu’une partie d’entre eux désirent leur réintégration ; et l’on peut penser que certains ont définitivement tourné la page et pris une autre route.
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On est les champions ! Stade d’oeuf rance. Et bien pourri. Après la soirée de « baballe au pied » à Saint-Denis.
La présence de holligans royaumuniens, explication des deux fantoches dard-malin et lallement-comme-il-respire, est très largement démentie.
L’essentiel des problèmes sécuritaires viennent à la fois d’une racaille propre au « 9.3 » comme on dit dans la capitale, entrant de force, par dessus les grilles ou en agressant et délestant des supporteurs de leur billet d’entrée, parfois payés très chers d’ailleurs. Plus généralement d’une entrée dans le stade mal organisée, avec deux ou trois stadistes dépassés. Ou encore (dit-on) par la présence de faux billets pour assister au match refoulés par des machines électroniques à l’entrée. Et d’une police dépassée, aveugle, tout aussi malade. Menée par des incompétents et des tarés. « Les milices macronistes ont tabassé et gazé des supporters pacifiques hier ! Images de honte pour notre pays, qui font le tour du monde ! » (FP)
J’ajoute une racaille pourtant née en fRance dont certains tiennent, comme on peut le voir sur des vidéos, des propos anti-français et chantent les louanges de pays étrangers, alors même que rien ne les retient en fRance. Si ce n’est je suppose la perte de « métiers » très lucratifs (d’ailleurs entretenus, au moins en partie, par la caste politico-médiatico-« artistique » dominante et droguée, et ceci jusqu’au sommet, si l’on peut parler de sommet).
On peut constater que la racaille du haut est souvent très proche, géographiquement, de la racaille du bas.
« Version contredite aujourd’hui par des Britanniques présents au Stade de France. « C’était des jeunes du coin, pas des fans de Liverpool. Ils parlaient français. Aucun doute là-dessus. » L’un d’eux affirme même avoir été frappé par des « locaux ». 53 ans, nez cassé et bras dans le plâtre. Très en colère. » (un anonyme)
Pauvre Saint-Denis dont par ailleurs la basilique a connu sous la révolution des bourgeois les profanations des sépultures royales, et qui connait maintenant divers actes de vendalisme, avant sa probable destruction ou transformation en marché couvert de la drogue et des armes militaires d’occasion dans quelques années !
En attendant « Mme Rawlings, Ambassadrice de Grande-Bretagne en France, soutient l’enquête de l’UEFA sur l’organisation désastreuse de la finale de la Ligue des Champions à Paris. Elle invite tous les supporters britanniques ayant besoin d’une assistance consulaire à contacter son ambassade. » (FP)
Pourquoi deux jours après le fiasco de la finale de la Ligue des champions, Lallement est-il encore préfet de police de Paris et Dard-malin ministre de l’Intérieur ? Il est vrai que cela n’est qu’un fait qui s’ajoute à tant d’autres ! Y compris du temps du maffieux Castaner et des éborgnements de manifestants pacifiques.
Nouvelle image terrible dans le monde pour la république bananière dénommée fRrance !
Comme ajoute Philippot :
« La France déclassée n’est plus capable d’organiser des grands événements. Comment fera-t-on les JO de Paris dans deux ans avec l’équipe de branquignols à la tête de l’Etat et de la mairie de Paris ?! »

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Sans commentaire aucun :

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Décomposition de l’armée ukrainienne

https://alawata-rebellion.blogspot.com/2022/05/decomposition-de-larmee-ukrainienne.html

dimanche de la Fête des Mères.


par Erwan Castel.


Depuis la reddition honteuse des prétendus soldats d’élite du régiment Azov (plus de 2400 nationalistes sortis de leur terrier d’Azovstal sans se battre) il règne dans les rangs des forces ukrainiennes un vent de désespoir, pour ne pas dire de panique diarrhéique contagieuse que les assauts russes et républicains victorieux sont loin de calmer. Et concernant les nationalistes d’Azov, on peut conclure que plus haut monte la propagande plus dure est la chute et plus grand est le séisme qu’elle provoque à l’entour.

Ainsi depuis cette chute d’Azovstal, une peur suscitant la grogne circulent dans les rangs ukrainiens dont la plupart des soldats, par leurs armes, équipements et entraînements ressemblent à des clochards à côté des cyborgs de Marioupol.

Voici quelques-unes des vidéos militaires diffusées sur les réseaux ukrainiens par des « ukrops » épuisés et plutôt en mode panique, la plupart émanant des unités de Défense Territoriale du front de Severodonetsk/Lisichansk devenu saillant et bientôt chaudron :

« Nous refusons d’exécuter les missions de combat car nous n’avons pas l’équipement nécessaire pour nous défendre, les protections lourdes et un commandement compétent »115e brigade ukrainienne / 3e Compagnie

« Les actions d’un commandement incompétent ont entrainé des pertes humaines et matérielles telles que le personnel ne peut plus exécuter de missions de combat en raison de son faible moral et état psychologique » 115e brigade ukrainienne / 1e Compagnie

« Il n’y a pas de blindés, il n’y a rien, et le moral est au plus bas. Nous recevons des ordres que nous ne pouvons pas accomplir physiquement sans être tués ou blessés » 14e Brigade ukrainienne / 131e bataillon

« Nous demandons au Commandant en chef des forces armées ukrainiennes de ne pas nous utiliser comme chair à canon. En ce moment nous ne pouvons pas effectuer les missions en première ligne car nous manquons d’effectif et moralement nous n’avons pas récupéré » 58e Brigade ukrainienne / 13e bataillon

Ce genre de vidéo est devenue virale depuis quelques jours présentant toujours les mêmes demandes et reproches, et dans les mêmes formulations ce qui laisse à penser qu’il ne s’agit que l’écume d’une vague de mécontentement touchant l’ensemble des forces ukrainiennes et qui se traduit sur la ligne de contact par des désertions et des redditions de plus en plus importantes :

Ici à un rassemblement de compagnie à Severodonetsk plusieurs soldats manquent à l’appel et d’autres demandent plus de moyens pour obéir et accepter de combattre.

Si on voulait résumer ces forces ukrainiennes on pourrait sans exagérer dire qu’elles sont « faites de bric et de broc » avec des unités régulières entraînées mais épuisées et amoindries depuis 3 mois de front, des unités territoriales dont l’équipement et l’entraînement sont insuffisants, des unités nationalistes (DUK, Secteur Droit, Azov 2e génération) [qui] fanfaronnent et ingérables, des unités frontalières et de police peu entraînées et motivées, des nouvelles unités toujours en cours de constitution et d’équipement, des groupes de mercenaires, équipés, formés et motivés mais trop peu nombreux.

Avec en point commun un commandement de 2e échelon souvent déficient voire incompétent et qui est la conséquence d’une décadence post soviétique ukrainienne qui consiste à offrir des galons par favoritisme et non en fonction de compétences prouvées.

Suite à ces vidéos, le commandement ukrainien a procédé à des arrestations pour refus d’obéissance, désertion… et à même autorisé l’usage des armes contre ses soldats récalcitrants et un député de la Rada a même proposé une loi autorisant leur exécution immédiate…

Malgré leurs répressions extrêmes ces comportements se multiplient et surtout la combativité des unités ukrainiennes est de moins en moins résistante, provoquant des redditions en masse dès les premiers combats ou des retraites précipitées de la ligne de contact dès les premiers bombardements, comme par exemple à Krasni Liman où 500 soldats ukrainiens se sont rendus après seulement une demi-journée de combat tandis que de nombreuses unités prenaient la poudre d’escampette vers le Sud.

[On a pu voir] un BTR ukrainien s’enfuyant rapidement de Krasni Liman, sous les tirs russes avec des soldats qui n’hésiteront pas à partager leur « courage » sur Tik Tok.

À Severodonetsk une section de soldats territoriaux a voulu se rendre aux forces tchétchènes la semaine dernière mais seuls 4 ont réussi à déserter, les vingt autres ayant été pris sous le feu de leurs officiers.

Bref une ambiance qui n’est pas sans rappeler les poilus français fusillés pendant la 1ère guerre mondiale pour avoir refusé d’être la chair à canon de généraux inaptes.

Cela dit il ne faut pas non plus tomber dans l’excès inverse et raconter que toutes les forces ukrainiennes sont dans cet état de délabrement opérationnel et moral car selon moi il convient de différencier d’une part le type d’unité concernée et d’autre part sur quel front cet effondrement interne s’effectue.

Il existe encore des unités ukrainiennes capables d’offrir ici et là des résistances non négligeables même si temporaires et par principe il est stupide de sous-estimer son ennemi !

Prenons 2 exemples de combativité ukrainienne persistantes : Ici un parachutiste ukrainien dont l’unité s’est repliée dans une forêt au Sud de Krasni Liman pour y mener des combats dont l’intensité est nettement audible.

Là un groupe de mercenaires britanniques, dont un certain Ben Grant, vétéran du British Marine Corps et fils d’un député du Parlement de Londres et d’une conseillère du 1er ministre Boris Johnson. Il y aurait une centaine d’ex soldats britanniques au sein de la Légion Internationale Ukrainienne.

Ici dans un groupe mobile anglo-étasunien pratiquant la guérilla antichar lors d’une mission de reconnaissance sur le front Nord. Ces mercenaires étrangers, s’ils sont symptomatiques du soutien occidental et de l’idéologie atlantiste participant à l’effort de guerre russophobe de Kiev sont cependant insignifiants dans leur nombre (au même titre que les matériels de l’OTAN atteignant le front) pour influencer le cours de la guerre, et la Légion Internationale Ukrainienne dont Zelensky annonçait qu’elle accueillerait 100 000 mercenaires cette année aura bien du mal à enregistrer plus d’un millier d’occidentaux, en comptant ceux qui sont déjà enterrés, ceux qui gémissent dans les hôpitaux ou pleurnichent dans les bars de Kiev.

En revanche du côté des Ukrainiens, ce qui risque de se produire c’est une avalanche des désertions, défections, redditions au fur et à mesure que l’état-major russe leur servira des chaudrons bien bouillants, et cette inévitable effondrement du front va entraîner un inévitable effondrement moral et réciproquement jusqu’à menacer à mon avis le régime de Kiev d’une révolution, de rue ou de palais, bien avant la débâcle définitive de leur armée.

Et la reddition ukrainienne du Donbass aura le même effet sur l’ensemble du front russo-ukrainien que la reddition de Marioupol a eu d’effet sur le front du Donbass. Et si l’état-major de Kiev décide d’envoyer des renforts au secours de Kramatorsk et Slaviansk (pour Severodonetsk « les carottes sont cuites ») cela ne fera que retarder de quelques semaines sa défaite et par la même occasion celle de la stratégie de l’OTAN.

Alors, Moscou, fort de la libération acquise du Donbass, et peut-être même de celles de Kharkov et Odessa pourra enfin imposer ses principes légitimes de sécurité collective, non seulement à l’Ukraine mais aussi à l’OTAN dont les conseillers militaires survivants et autres soldats de fortune pourront rentrer dans leurs pénates la queue basse.

Mais pour le moment, rien ne presse, Moscou fait durer le plaisir, faisant bouillir ses chaudrons à petit feu et à moindre frais, sachant de surcroit que plus le conflit dure plus l’effondrement économique occidental sera irrécupérable…

Le plus dramatique restera pour cette Ukraine qui, en voulant jouer avec le feu sur le Maïdan pendant l’hiver 2014-2015 aura finalement tout perdu : ses enfants, son économie, son territoire sa fierté et son avenir.

Si la nation ukrainienne veut encore sauver les quelques meubles qui lui reste de l’incendie allumé sur le Maïdan par les occidentaux il ne lui reste qu’une seule voie : c’est la révolution !

Lénine, qui fut meilleur révolutionnaire que dirigeant avait au moins raison sur ce point :

Mieux encore que le boycott de la culture russe : la destruction programmée et la psychiatrisation de sa littérature !

D’après F. Asselineau sur twitter.

Plus de 100 millions de livres russes vont être retirés des bibliothèques publiques en ukraine [j’ai de plus en plus de mal à mettre une majuscule au nom de cette entité territoriale en voie de morcellement qui est bien partie pour se retrouver découpée comme la Yougoslavie], notamment : récits impériaux et de propagande [sic] pro-russe, auteurs russes contemporains, livres pour enfants, romans d’amour, romans policiers.

Il y aura aussi «retrait des soi-disant classiques russes».

Selon l’Institut ukrainien du Livre [sic],«ce sont précisément des poètes et écrivains russes comme Pouchkine et Dostoïevski qui ont jeté les bases du monde russe et du messianisme russe. C’est vraiment de la littérature très nocive.» Amen!

Conséquence ?

Les classiques russes comme POUCHKINE et DOSTOÏEVSKI «DEVRONT ÊTRE RETIRÉS DES BIBLIOTHÈQUES PUBLIQUES ET SCOLAIRES.»

Ils ne resteront que «dans les bibliothèques universitaires et scientifiques pour que les spécialistes étudient les RACINES DU MAL». Mazette !

Mais attendez, ce n’est pas fini :

Le ministre ukronazi «de la Culture [sic] et de la Politique de l’information [propagande]» a par ailleurs déclaré que la SAISIE DE LIVRES RUSSES sur les fonds de la bibliothèque ukrainienne pourrait être «UTILISÉE COMME PAPIER DE REBUT.»

*

Vous avez dit autodafé, acte de foi ?

Exactement comme en Afghanistan ou encore au Canada (eh, oui!) à l’encontre des « mauvais écrits », pour ne parler que de ces deux pays, où il y a quelque temps, une partie du contenu de bibliothèques a été brûlée par des incultes et autres barbares, sans que l’ONU et l’UNESCO ne s’en émeuvent ?

Non, acte de foi obscurantiste modernisé. L’Histoire nous ressert un plat que l’on croyait avoir disparu depuis près d’un siècle du moins en Europe, mais sous sa forme « progressiste », je veux dire « écolo ».

Selon le principe de récupération, non pas du contenu mais du support aux idées. Ce qui devrait satisfaire les écolo-bobos qui soutiennent les bandéristes et autres tarés tant « de droite » que « de gauche » ou « du centre ». Ou pire encore « insoumis » [sic] !

*

En 1817, en une Allemagne qui n’était pas encore sortie du féodalisme, le poète et humaniste (redondance) allemand Heinrich Heine, à la vue d’un autodafé avait écrit ceci : « Das war ein Vorspiel nur. Dort, wo man Bücher verbrennt, verbrennt man am Ende auch Menschen.» Soit : «Ce n’était qu’un prélude. Là où on brûle des livres, on finit par brûler aussi des hommes».

Propos prémonitoire pour cet auteur qui fut mis à l’index et dont les livres furent brûlés « en place publique » du temps du IIIe Reich.

*

Mais que va-t-il rester au final dans ce pays qui doit tant à la Russie ? Juste les élucubrations de la lie humaine ? Pauvres Ukrainiens normaux et ordinaires !

Quand on voit que l’ordure macron, et toute sa clique de maffieux transhumanistes et ignobles corrompus et déliquescents (en particulier l’idéologue du wokisme et de l’indigénisme ministre de l’éducation nationale !) soutiennent ce régime, cette calamité humaine !

Et quand on a vu que tant et plus de crétins — dont une grande partie des « masqués et piquousés heureux du covid » — électeurs « de droite » comme « de gauche » ou « du centre », ont voté contre « le fascisme » prétendument incarné par M. Le Pen, on se dit que la société française et occidentale est bien malade et proche de la déconfiture finale.

« Littérature très nocive », « mal », « messianisme russe » éructe un pantin du gouvernement fantoche kiévien, reprenant le niveau zéro de l’inculture bandériste.

Ces esprits étroits, intolérants, ignares (sans doute jaloux du rayonnement russe au sein de la vraie culture occidentale, du moins, de ce qu’il en reste) disent finalement tout au haut ce que pensent, de moins en moins tout bas, les vrais messianistes sataniques de notre temps : les transhumanistes dégénérés de davos et les mondialistes anglo-saxons judéo-protestants et affidés, et autres francs-maçons à la mélenchon.

CHAUDRON, SAC et NID. Termes du jargon militaire russe, illustrés d’exemples sur le terrain. Première partie.

NB Une partie de l’article a été écrit avant que certaines choses ne se décantent en Ukraine. Il y a eu depuis une semaine, une accélération considérable de la guerre sur le terrain. Mais mon but ici est moins de montrer l’évolution des faits que d’essayer de définir des termes militaires.

Le mot « chaudron » revient comme un leit-motiv depuis quasiment le début de l’opération spéciale en Ukraine. Pour le définir un peu mieux, voici ce qu’en dit Larry Johnson (in L’incompétence de la CIA, les chaudrons russes et la mafia ukrainienne) 1  :

« Chaudron est un terme militaire « cool » pour désigner l’encerclement. Nous devons remercier les Allemands pour ce terme. « Kessel » est le mot allemand pour « chaudron » et ce terme était utilisé par les généraux allemands pour décrire le résultat de l’encerclement des forces militaires adverses.La doctrine militaire russe utilise le mot « chaudron » pour décrire une très grande concentration, au niveau stratégique, de forces ennemies piégées. Cela diffère des termes utilisés pour décrire l’encerclement d’une unité opérationnelle (comme un bataillon isolé) ou d’une unité tactique (un élément de la taille d’une compagnie). Les Russes les désignent respectivement par les termes « sac » (c’est-à-dire meshok et « nid » (gnezdo). »

En russe, котел ou катёл (prononcé : càtôy(ll)) signifie : chaudron, marmite, chaudière ; et désigne donc, au figuré, une vaste zone d’encerclement militaire, une grande concentration stratégique de forces militaires piégées (prises en tenaille, mises en cage…). Dans cette guerre, le meilleur exemple passé est celui où les forces de Marioupol se sont retrouvées encerclées ou acculées à la mer. Et le meilleur exemple présent (mais en cours de destruction) est celui du vaste chaudron du Donbass qui était installé là avant même le déclenchement des hostilités.

*

Slaviansk — Kramatorsk — Severodonetsk — Lissichiansk Situation il y a déjà quelques jours, mais depuis la situation a évolué à plusieurs endroits.

Le chaudron du Donbass (toute la zone grisée) en ces derniers jours de mai, 1 — amputé depuis un certain temps déjà des alentours d’Izioum, au Nord, 2 — rogné maintenant des faubourgs Nord de Severodonetsk, rive gauche du Donetsk ; avec difficultés à venir pour un repli de l’armée ukrainienne de la ville, puisque celle-ci a eu la mauvaise idée — selon certaines informations — de faire sauter les ponts qui lui permettraient de rejoindre Lissichiank, ville jumelle située tout près, à 8 km au Sud, en face d’elle sur la rive droite du Donetsk, 3 — et percées en divers lieux de la ligne de front « en dur » (voir un précédent article sur le sujet) en A, B, C, D, et E ; dont un pouvant prendre à revers toute la défense ukrainienne (A) et couper en deux l’armée ukrainienne à partir de Popasna (E). (reprise d’une illustration d’un article précédent)

*

Constitué d’une défense statique du type « Guerre de Quatorze » ou plutôt du genre blockhaus comme lors de la Seconde guerre mondiale, en milieu rural — vastes plaines vivrières et forêts — ; mêlée à la guerre urbaine, où les civils sont pris en otages, servent de chair à canon ou de boucliers humains. 2

La spécificité ukrainienne, en particulier parmi les troupes de cinglés bandéristes, étant d’être assez indifférent, pour ne pas dire totalement indifférent au sort des civils ; ou pire encore, haineux à leur encontre ; quand ces derniers ne sont pas tout simplement abattus au fusil ou bombardés sciemment. Les civils se trouvant avant tout dans les « mauvaises » contrées du Sud, du Sud-Est ou de l’Est.

On possède maintenant de nombreux témoignages du sort qui fut réservé à la population de Marioupol, par exemple, qui viennent s’ajouter aux tueries, crimes, tortures, viols etc. qui ont été le lot commun des bandéristes depuis 2014, en particulier en 2014 et 2015. La plus connue, et certainement pas la seule, étant la tuerie d’Odessa. En 2022, une autre à ajouter au lot du régime kiévien étant celle de Boutcha. Qui n’est pas la seule non plus. On se souvient également du sort réservé à divers civils exhibés dans les rues, frappés, torturés, et probablement tués pour certains. Russophones ou russophiles, ukrainiens « normaux » et pas pressé de rejoindre l’armée, gitans, etc. ; des femmes comme des hommes. On n’entend plus parler de ceci, depuis que les tarés se sont rendus compte que cela leur faisait plutôt une mauvaise publicité.

Comme exemples de bombardements de civils on peut rappeler le bombardement de la gare de Kramatorsk, du centre ville de Donetsk avec leurs lots de morts ; ou encore du quartier central de Kherson, réunissant habitat, locaux culturels et scolaires (là fort heureusement, sans trop de dommages humains).

C’est finalement la technique employée par les tarés islamistes (prétendument fidèles d’Allah) en Syrie par exemple. Salopards financés par l’occident ! Destructeurs des hommes et destructeurs du patrimoine de l’Humanité. Soutenus par des ordures comme les « socialistes » fabius et le drian (pour ne citer qu’eux). Fabius le juif sioniste et le drian le catho (un ancien de la jec) franc-maçon. Il est joli l’humanisme des trois religions du Livre et de son succédané maçonnique. Du moins d’une partie de leurs adeptes, en leurs folklores hypocrites et mortifères.

*

Je viens de dire que ce chaudron jusque là potentiel, car éminemment statique depuis trois mois, mais de plus en plus en voie de réalisation de la part des Russes, Donbassiens, Tchétchènes et apparemment aussi le bataillon Wagner 3, plus — pour reprendre la terminologie du temps de l’anti-franquisme — des « brigades internationales » de volontaires étrangers, était en train de s’affaiblir, se déliter, fractionner, briser dans son unité, amenant avec elle des difficultés d’approvisionnements divers, de liaisons et de coordinations.

C’est ici que l’on peut évoquer ce qu’il faut entendre par le second terme militaire évoqué plus haut ; celui, en russe, de мешок (prononcé : michòk), sac, poche (dans le sens de : petit sac, pochon), rendu en français par « petits chaudrons » ; et dont on redonne ici la définition : encerclement d’une unité opérationnelle (comme un bataillon isolé). En fait, il semblerait plus juste et plus général de nommer « sac », toute forme de portion d’armée (grande ou petite) isolée, coupée, séparée du reste des troupes par l’avancée des troupes adverses, mais ayant encore des capacités de se déplacer et d’agir offensivement ou défensivement. C’est peut-être le terme d’« isolement » qui convient mieux que celui d’« encerclement », car il n’est pas besoin qu’une troupe soit réellement encerclée pour être isolée ; il suffit qu’elle ne soit plus approvisionnée par l’arrière ou par un côté (par la route, le chemin-de-fer, la mer et les fleuves quand ils sont présents, ou les airs) ou coupée des informations à distance (radio, téléphone, Internet…) pour qu’elle se forme en chaudron ou en sac.

Rappel : l’activité par les airs (avions, hélicoptères) est extrêmement limitée, après l’action très décidée et décisive des Russes dès les premières heures de leur intervention, plus exactement dès la première heure qui a mis à mal, pour ne pas dire à bas, aérodromes, avions, drones ukrainiens.

Voici dont ce que l’on pourrait appeler des sacs — militairement parlant — ou des culs-de-sac. Car n’apportant aucune issue. Il s’agit de sacs sinon achevés, du moins en voie de formation, de réalisation.

*

La percée au niveau de Krasni (ou Krasny) Liman. Krasni Liman (Красный Лиман, crasnîy liman, avec un î central) dont le nom a été débaptisée, réduit à Liman en 2014 dans le cadre de la «décommunisation » mais qui a déjà été renommée de son nom d’origine (Liman Rouge) par les autorités donbasiennes, est un village rural qui avait moins de 800 habitants en 2010, situé sur la rivière Tamlyk. 4

«  Le 23 mai […] l’armée russe a percé une zone fortement fortifiée des forces armées ukrainiennes et est entrée dans la ville par la direction nord-est depuis le bastion de la colonie [des environs, des alentours, de la région ; on sent une traduction automatique ici] de Stavki. L’assaut a commencé la nuit lorsque le MLRS russe [Multiple Launch Rocket System ; lance-roquettes multiple] a massivement bombardé les positions de l’AFU [armée ukrainienne] à la périphérie. Le ministère russe de la Défense a confirmé qu’hier soir, un dépôt de munitions dans la région de Liman de la République populaire de Louhansk a été détruit.

 » Plus tard dans la matinée, des véhicules blindés sont passés à l’offensive, l’infanterie a fait irruption dans les tranchées de l’AFU, s’emparant de leurs positions militaires. Les troupes ukrainiennes ont été forcées de se retirer dans la ville.

 » À la suite des combats de rue, les unités de l’AFU ont quitté les parties nord et ouest de la ville et ont traversé les voies ferrées situées à la périphérie ouest. La plupart des rues sont actuellement sous le contrôle de la LPR. […] L’avancée des forces dirigées par la Russie s’est poursuivie. Des points de contrôle ont déjà été établis dans le quartier nord de la ville […] A en juger par les images de la ville, l’artillerie de l’AFU bombarde massivement les troupes ennemies qui avancent et couvre le retrait ukrainien. En conséquence, l’infrastructure civile est fortement endommagée. […] » (in : Les forces russes attaquent Liman en République populaire de Donetsk, le 24 mai 2022, traduction MIRASTNEWS — Source : South Front ;https://mirastnews.net/2022/05/24/les-forces-russes-attaquent-liman-en-republique-populaire-de-donetsk-videos/)

Source des trois cartes suivantes, article d’Erwan Castel sur son site (https://alawata-rebellion.blogspot.com/), le 26 mai.

Ici, comme à Severodonetsk, risque de se poser le passage du Donets pour se replier au Sud, de l’autre côté du fleuve. Si les ponts manquent, il n’y a sans doute pas la possibilité de dresser un pont mobile d’autant que le fleuve fait déjà une certaine largeur…

De ce que l’on en voit, cet élément de l’armée ukrainienne, cette 95e unité sur la carte, est coincée entre le front russe qui avance et le fleuve qu’elle a dans le dos sur tous les autres côtés ; ce qui la destine à finir en sac ou à se rendre, ce qui est peut-être déjà le cas actuellement. Sauf si un pont est libre encore à leur niveau, et non détruit sur le Donetsk. Pour une fuite vers Slaviansk ce qui ne fera que reculer le problème et sa solution (russe apparemment).

Je ne vais pas entrer dans les détails de qui s’oppose à qui ; sauf à dire que l’ensemble des unités, de chaque côté sont conséquentes. La carte précédente nous en donne tous les détails. Disons simplement que l’ensemble est constitué de blindés et d’infanterie motorisée ou mécanisée. Les troupes de l’infanterie motorisée sont transportées par des véhicules à roues (blindés ou non) sur le lieu d’affrontement ; tandis que l’infanterie mécanisée est transportée par des blindés à chenilles, et qu’elle avance de concert avec les blindés à chenille pour réduire tous les nids de résistance qui bloquent le passage des chars…

Voilà ce que j’écrivais il y a quelques jours, alors que depuis un article de Christelle Néant nous a appris que Krasny Liman et la zone industrielle d’Avdeyevka passent sous le contrôle de la Russie, de la RPD et de la RPL (source : Donbass Insider ; reprise par Réseau International). Confirmé par le dernier bulletin de Xavier Moreau (n°85).

*

(Début de citation)

Le 26 mai 2022, la Russie, la RPD et la RPL (Républiques populaires de Donetsk et de Lougansk) ont pris le contrôle de la ville de Krasny Liman 5 et de la zone industrielle d’Avdeyevka, se préparant à bloquer la route menant à Konstantinovka.

Après quelques jours de combat à peine, la ville de Krasny Liman est passée sous le contrôle des forces armées russes et de la milice populaire de la RPL. Les forces armées ukrainiennes qui contrôlaient la ville ont fui vers l’ouest et le sud-ouest, et bombardent désormais Krasny Liman.

Beaucoup de soldats ukrainiens ont été faits prisonniers (plus de 500), et des armes fournies à l’Ukraine par des pays de l’OTAN ont été récupérées par la Russie et la RPL.

La prise de Krasny Liman par les forces alliées leur permet d’être désormais à 15 km à peine de Slaviansk.

Plus à l’est, à Severodonetsk, la partie ukrainienne a signalé l’avancée des troupes de la Russie et de la RPL depuis les directions de Voïevodovka et Chtchredichtchevo, et des combats ont déjà lieu près de la gare routière de la ville.

Un peu plus au sud, l’armée russe a détruit deux batteries d’artillerie et deux dépôts de munitions près de Soledar, ainsi qu’un système de défense anti-aérien OSA dans la ville de Nikolayevka, près de Slaviansk.

Un bombardement a aussi été mené contre la gare de Krasnoarmeïsk (un important nœud ferroviaire situé à 50 km au nord ouest de Donetsk), détruisant une unité de la 10e brigade d’assaut de montagne des FAU (Forces armées ukrainiennes) et son équipement militaire lors de leur déchargement. Cette unité avait été envoyée pour renforcer les troupes ukrainiennes présentes dans le Donbass.

Enfin, plus près de Donetsk, la situation bouge enfin vers Avdeyevka, dont la zone industrielle est désormais sous contrôle de la milice populaire de la RPD, qui contourne désormais la ville pour atteindre l’autoroute menant à Konstantinovka [la cité de Konstantinovka en russe, Kostiantynivka en ukrainien, est située sur la rivière Krivyï Torets, à 58 km au nord de Donetsk, voir deux cartes plus bas], et rejoindre ainsi les troupes qui se trouvent déjà à Novoselovka Drouga [voir la carte suivante]. L’avancée a été lente à cause du fait que les positions dans la zone industrielle étaient très bien fortifiées.

En coupant cette autoroute, la milice populaire de la RPD va compliquer l’acheminement de renforts, de munitions et d’équipement militaire aux troupes ukrainiennes qui se trouvent dans Avdeyevka.

Face à cette avancée des troupes de la RPD, des unités d’un bataillon néo-nazi ukrainien ont tenté de mener une contre-attaque vers Donetsk avec 10 chars d’assaut, trois véhicules de combat d’infanterie et deux compagnies d’infanterie.

L’avancement de l’ennemi a été rapidement repéré par la milice populaire de la RPD, après quoi des frappes d’artillerie de précision de calibre 152 mm ont été lancées contre les forces ennemies, mettant fin au plan de contre-attaque.

À l’heure où j’écris ces lignes, le travail intensif de l’artillerie de l’armée russe et de la milice populaire de la RPD se fait entendre tout autour de Donetsk, ce qui laisse supposer que l’avancée des forces alliées dans cette zone du front va désormais s’accélérer.

(Fin de citation)

*

Christelle Néant a écrit : « La prise de Krasny Liman par les forces alliées leur permet d’être désormais à 15 km à peine de Slaviansk ».

Donc j’en conclus que tous les ponts sur le Donets de cette région, ceux du moins qui se trouvaient au Sud-Ouest, n’avaient pas été détruits ; et que la voie était libre en direction de Slavianks ; ce qui a empêché que ne se forme un sac en ces lieux ; il circule d’ailleurs sur Internet des vidéos montrant la fuite, le repli d’éléments de l’infanterie motorisée ukrainienne vers Slaviansk probablement, ou plus exactement vers les avants-postes fortifiés de cette cité ; la résistance à Liman n’aurait duré que trois jours à peine, et ne se sera pas terminée finalement en chaudron ou en sac ; ce qui ne semble plus correspondre à l’obsession de la défense « héroïque » prônée par Zelenskîy et ses conseillers otaniens ; mais plus à celle des régiments sur le terrain de combat.

Elle nous a également précisé que l’armée russe et alliés avaient dépassé, contourné cette cité, dans le but de couper une route de ravitaillement importante, ce qui veut dire qu’à terme, les militaires ukrainiens qui seraient encore à Avdeyevka (ils sont évalués à quatre mille) vont finir en petit chaudron, ou en sac avec marche de manœuvre limitée ou inexistante, sans approvisionnement, sans possibilité de s’échapper (depuis le début de cette guerre l’armée ukrainienne a toujours eu des marches de manœuvre très limitées, actuellement ses rares contre-attaques se soldent partout par des échecs ou des succès illusoires, très éphémères).

Ce petit chaudron, ou ce sac vu sa faible taille et son caractère quasi statique, devrait bientôt se transformer en nid (sur la définition de ce mot, j’en reparlerai plus loin). Il suffit de laisser faire le temps, plus rien ne peut renforcer ce secteur en approvisionnements divers (militaires ou même simplement alimentaires). De ce que l’on peut voir sur la carte suivante, on ne note pas de présence conséquente d’artillerie. Et les unités se limitent à deux bataillons d’infanterie motorisée et une brigade d’infanterie mécanisée.

Source de cette carte et de la suivante : Erwan Castel le 20 mai

De fait, au cours de cette semaine, ce sont divers secteurs du front constitués de blockhaus et autres bunkers bétonnés, qui cèdent au long du front du Donbass, les troupes ukrainiennes ayant même du mal à tenir des cités dans leurs replis, sauf à s’y enfermer sans salut comme à Avdeevka.

À proximité de la cité, les forces ukrainiennes ont échoué à faire sauter un barrage sur la rivière locale. On voit mal l’intérêt militaire de cette destruction (comme cela a déjà été le cas au moins une fois ailleurs) si ce n’est de vouloir pratiquer la « politique de la terre brûlée », d’inonder la contrée (comme lorsque l’armée allemande la pratiquait à l’Est, en 1944/45) puisque, pour une certaine partie de l’armée ukrainienne, le Donbass est en soi une terre ennemie. C’est tout à fait dans un esprit de représailles et de vengeance.

La carte qui suit évoque l’idée de formation de mini-chaudrons ou sacs à venir, plus au Sud que celui de Avdeevka.

0 — Krasnîy Liman 1 — Slov’iansik 2 — Kramatorsik 3 — Severodonetsik 4 — Lîsîtchansik 5 — Kostiantinivka 6 — Donetsik 7 — Louhansik

Notes :

1 — Larry Johnson : L’incompétence de la CIA, les chaudrons russes et la mafia ukrainienne, source Sonar 21, traduction de Réseau International ; le 9 mai 2022 ; https://reseauinternational.net/lincompetence-de-la-cia-les-chaudrons-russes-et-la-mafia-ukrainienne/

2 — Vastes plaines vivrières effectivement ; aux terres noires très fertiles ; autre élément positif à prendre en compte, encore, et à ajouter à la longue liste de ce qui va faire de la Novorossiya un pays qui pourra vivre en auto-suffisance.

3 — D’après la compilation d’informations (vraies ou fausses) du camp « occidental » que l’on trouve sur wikipédia, concernant le Groupe Wagner qui est une armée de mercenaires apparue ces dernières années à travers le monde, et qui serait « propriété » d’un oligarque russe ultra-nationaliste d’obédience nazi (d’un confusionnisme confondant nazisme et wagnérisme ; enfin, par chance on a échappé au Bataillon Nietzsche! ou plus drôle – façon de parler – à la Division Heine, ou Haine], il apparaîtrait qu’elle serait composée d’un grand nombre (au moins 40 %, mais comment peuvent-ils le savoir ?) d’ultra-nationalistes d’obédience « nazi » et véhiculant les mêmes ou similaires symboles et la même idéologie mythique avérée des bandéristes (pureté de la race des Vikings, etc.). Ce serait alors, si je puis dire, la lutte d’un gang de quartier ayant la haine des Russes contre un autre ayant la haine des Ukrainiens, où la lutte des SS contre les SA, combat de chefs par intermédiaires (ce qui n’est pas impossible, sachant comment ont été éliminés, autrefois, les SA dans la Nuit des longs couteaux).

De cet article, concernant l’Ukraine, on ne peut pas en tirer grand-chose. Ainsi, on donne (recopiage du Times) comme exemple d’actions du Groupe Wagner en Ukraine, une histoire rocambolesque selon laquelle des membres de ce groupe auraient été envoyés en Ukraine dès le début de la guerre, missionnés par le Kremlin (!!!), en « sous-traitants » des services russes ! pour assassiner Zelenskîy et le remplacer par un « gouvernement fantoche » sic, comme si Zelenskîy lui-même n’était pas le prototype achevé du fantoche, de la marionnette. Ce qui se serait traduit, dans les jours suivants, par l’élimination d’une soixantaine de « saboteurs » à Kiev ! Qu’est-ce qu’un « saboteur », quand on sait que l’un des tous premiers négociateurs ukrainiens (du temps où il y avait des apparences de négociations) a été abattu en pleine rue par le SBU ? Le Service de sécurité d’Ukraine, les services secrets ukrainiens.

Le 27 mars ce seraient les services de renseignements militaires royaumuniens qui auraient livré « l’information » selon laquelle « ils [sic, qui sont « ils »?] déploient plus d’un millier de mercenaires, notamment de hauts dirigeants de l’organisation, pour prendre part à des opérations de combat ». On veut bien croire en cette « information » puisqu’il semble que sur le terrain des journalistes de guerre l’auraient confirmé. Sauf qu’il est difficile de savoir où se trouve exactement cette unité (ou ces unités) « wagnériennes ».

Enfin, je ne sais même pas si je dois répercuter cette autre « information » sortie, paraît-il, des services de renseignement allemands qui auraient publiés des enregistrements de communications radio des forces russes qui indiquent que des mercenaires russes auraient participé aux exactions envers les civils à Boutcha. Restons sérieux ! Alors qu’il est à peu près démontré (vidéos à l’appui, celle du maire heureux du départ des Russes et n’évoquant aucune exaction de leur part, puis celles montrant des éléments ukrainiens tirant des cadavres dans les rues en train de monter toute une mise en scène, suite très probablement d’exécutions d’Ukrainiens par une bande de fanatiques bandéristes ou du SBU (qui a l’air d’être du même acabit). Ce qui est le type même de la « fake new » — de la fuck new — de l’empire du mensonge occidental.

4 — Liman en russe signifie : liman, estuaire en forme d’aber, de golfe ; ou étendue d’eau saumâtre. Ce nom « liman » qui se rapporte à une embouchure maritime de cours d’eau, vient probablement d’une configuration particulière de la rivière Tamlyk qui est pourtant bien loin de la mer. Quant à Krasny (Rouge), c’est devenu une couleur quasiment prohibée en Ukraine bandéristée.

5 — Ville : un bien grand mot pour cette petite cité qui ne posséderait qu’une dizaine de rues. Mais qui était fortement militarisée comme on le voit sur la troisième carte précédente.

(la suite au prochain numéro)

BRICS Plus

Du site chinois Global Times
https://www.globaltimes.cn/page/202205/1266202.shtml

CHINA / DIPLOMACY
BRICS will welcome new members, to better represent voices of emerging market economies: experts
By GT staff reporters Published: May 21, 2022

BRICS = Brésil + Russie + Inde + Chine + Afrique du Sud.

Dont je retiens la conclusion :
A « BRICS Plus » consultation was held on Friday evening as part of the virtual BRICS Foreign Ministers’ meeting. Foreign ministers or their representatives from Argentina, Egypt, Indonesia, Kazakhstan, Nigeria, the UAE, Saudi Arabia, Senegal and Thailand participated.

Rappels :
Argentine, 8e pays en superficie,
Égypte, plus de cent millions d’habitants,
Indonésie, 270 millions d’habitants,
Kazakhstan, 9e pays en superficie,
Nigeria, presque 220 millions d’habitants,
Les Émirats arabes unis, pétrole
l’Arabie Saoudite, pétrole
Sénégal, l’un des pays africains les plus industrialisés
Thaïlande, seconde économie de l’Asie du Sud-est après l’Indonésie.

SOROS SO SORRY

Sorrow ! Soros vient de déclarer au Grand Guignol de Davos que « la civilisation pourrait disparaître si l’Ukraine perd la guerre ».
Il n’a sans doute pas tort s’il identifie la civilisation à son antonyme réel : le mondialisme transhumaniste.
Donc, sorry bro soros, tu nous envoie finalement un très grand message d’espoir.
Et merci à la Russie, grande pourvoyeuse de civilisation.

Nos gouvernements, complices des crimes en Palestine, par Daniel Vanhove.

reseauinternational.net ; le 26 mai 2022

On a beau vivre dans un monde inondé d’images, toujours plus envahissantes tant dans la sphère publique que privée – photos, magazines, cinéma, télés, pubs, clips, selfies,… – il en est certaines qui sont plus difficiles à digérer que d’autres, et qui demandent un certain temps pour y revenir.

Tant le choc qu’elles provoquent vous met KO. Ainsi du meurtre de la journaliste Shireen Abu Akleh, puis de l’hommage funéraire que lui a rendu le lendemain la population palestinienne chrétienne comme musulmane.

Les tentatives obséquieuses de certains responsables politico-médiatiques insinuant le doute d’une balle perdue tirée par la résistance palestinienne ajoute encore à l’abjection du geste et du régime qui l’autorise, quand la localisation par GPS ne laisse aucun doute et permet d’établir l’impossibilité d’une telle hypothèse. Et pourtant, les autorités israéliennes persistent à refuser toute enquête extérieure sur les faits.

Ce qui peut laisser penser à la responsabilité de hauts placés à protéger dans la sinistre hiérarchie de ce régime d’assassins dont on sait qu’il s’évertue par tous les moyens à taire et cacher ses crimes.

• https://french.almanar.com.lb/2336534

Comme si cela n’avait pas suffi, il a fallu ensuite assister à la barbarie de la soldatesque israélienne s’en prenant au cortège funèbre qui avec dignité et sans rendre les coups portait le cercueil de la victime jusqu’à sa dernière demeure.

Ce que ce régime à bout de souffle – ainsi que ceux qui le soutiennent – ne comprend pas, c’est que de telles images sont finalement bien plus mortelles pour lui que n’importe quel missile qui lui serait destiné. Et referment la tombe sur cette sinistre colonie où se réfugient tous les demeurés qui y revendiquent leur lieu de vie au nom d’une judéité plus qu’ambiguë, sans voir que ce pourrait bien être leur lieu de mort.

Suivre les sites alternatifs et locaux d’informations – parce que les merdias habituels et leurs journaleux de service se gardent bien d’en parler – pour avoir des éléments fiables sur ce qui se passe en Palestine occupée finirait presque par habituer le citoyen aux horreurs devenues quotidiennes sous l’étendard de ce régime colonial présenté comme « la seule démocratie de la région ». Mais en tant qu’êtres humains nous ne pouvons en aucun cas tomber dans ce piège d’être blasés et blindés par l’insoutenable. Les images qui nous arrivent de ce territoire exigu et les drames qui s’y déroulent ne peuvent jamais nous trouver hermétiques à ce qu’elles véhiculent. Nous devons en priorité garder le sens de la justice et préserver notre humanité, notre esprit de compassion, d’empathie et de solidarité qui fait de ces opprimés palestiniens, des frères et des sœurs auxquels nous avons le devoir de solidarité.

L’on ne peut passer en revue toute l’horreur des crimes quotidiens de ce régime qui se manifeste à tous les niveaux.

L’horreur des blessures infligées volontairement à la jeunesse palestinienne pour l’handicaper à vie ; celle des maisons détruites à coup de bulldozers et leurs habitants jetés à la rue ; celle des check-points où s’entassent les travailleurs en pleine nuit pour tenter d’arracher à l’aube quelque boulot leur permettant d’assurer le minimum vital pour la famille ; celle du déracinement d’oliviers parfois centenaires par des colons tarés à peine arrivés ; celle de ces tentes misérables démantelées pour la énième fois où vaille que vaille survivent quelques familles bédouines ; ou encore celle du camp concentrationnaire qu’est devenue la bande de Gaza maintenue sous un blocus féroce depuis près de 15 ans, etc, etc… Toutes, insupportables, sans même aborder celle des dommages psychologiques sur plusieurs générations que cette barbarie provoque. Mais l’assassinat de la journaliste Shireen Abu Akleh – s’ajoutant à celui d’autres journalistes systématiquement « liquidés » – aux abords du camp de réfugiés de Jenin, filmé en direct par la résistance palestinienne ne laisse plus aucune doute. Ce crime délibéré s’ajoute à ceux qui pavent l’enfer de ce que vivent les Palestiniens depuis la Nakba de 1947 et qui ne s’est jamais arrêtée. Et devra s’ajouter à ceux du dossier instruit à la CPI.

Comment nos États, claironnant à tous vents leurs critères indépassables en termes de « droits humains », peuvent-ils accorder une telle impunité aux responsables de ces atrocités incessantes et espérer rester crédibles ?! C’est précisément à cause de cet octroi d’impunité que ce régime se permet tout, perpétue ses crimes et s’enfonce dans l’innommable. Au point qu’il y a quelques jours, une délégation officielle de l’UE a voulu se rendre en Palestine pour enquêter sur le crime de Shireen Abu Akleh, mais s’en est vue refuser l’accès. Voilà la réponse cinglante des autorités de ce régime à la lâcheté de nos responsables politiques. Celle-ci est une courroie de transmission directe aux exactions que pratiquent ce régime, ses colons raciste fanatisés et ses forces armées d’occupation.

• https://french.almanar.com.lb/2334961

Il faut d’ailleurs souligner que cette colonie qui prétend à l’appellation « d’État » n’en est pas un. Et vu les lois et les règles qui y sont appliquées sur une partie de sa population , l’ajout « démocratique » est un comble d’hypocrisie, tout autant immérité. Tous les citoyens qui utilisent encore cette qualification « d’État » devraient intégrer cet élément. « Israël » doit être assimilé et qualifié pour ce qu’il est : un régime colonial d’apartheid nourri de racisme et d’idéologie fasciste, comme l’est toute idéologie coloniale. Il ne mérite en aucun cas l’appellation « d’État ». Et tous ceux qui se revendiquent d’une vraie « démocratie » savent et connaissent le sort qui doit être réservé à de tels régimes : l’abolition, tel que ce le fut en Afrique du Sud.

Si l’écrasante majorité des citoyens du régime colonial d’apartheid israélien s’est habitué à ce que ses forces armées traitent les Palestiniens de la sorte, c’est en grande partie à cause de son aveuglement obtus à l’idéologie sioniste et au laisser-faire occidental. Raison de plus pour laquelle l’amalgame entre anti-sionisme et anti-sémitisme de certains doit être refusé. Et si nombre de nos responsables politico-médiatiques y souscrivent c’est pour tenter de se départir de leur écrasante responsabilité dans les crimes que l’on voit se perpétuer contre les Palestiniens depuis des décennies… et que ceux-là autorisent sans la moindre mesure ou sanction à la hauteur des forfaits, se bornant à leurs habituelles « inquiétudes » ou « leurs vives préoccupations » et toutes sortes de formules hypocrites du même style qui ne dupent plus personne. Le sionisme présente, avec parfois ses nuances de gris, tous les signes d’une pathologie, le racisme, et par leur manque de courage et de probité nos gouvernements entretiennent la maladie.

Ainsi, faut-il également répéter à ceux qui envers et contre tout soutiennent ce qu’ils nomment le « peuple élu » que le terme même de « peuple » est inadéquat : il n’y a pas plus de « peuple » juif que de « peuple » musulman ou de « peuple » chrétien. C’est-là encore une tentative sournoise pour récupérer la chose politique par le biais religieux. Et quand ils en rajoutent et en encensent l’intelligence, ils devraient surtout comprendre qu’il s’agirait plutôt d’un « peuple maudit ». Parce que s’il était aussi intelligent que ceux-là le prétendent dans leur essentialisme primaire, ce « peuple » aurait compris depuis longtemps qu’il creusait activement sa propre tombe. Autre raison pour laquelle le sionisme est bien l’ennemi du judaïsme traditionnel qui ne s’y reconnaît pas.

En réalité, derrière leur fidélité de façade, les pro-sionistes de chez nous n’ont toujours pas réglé leur problème raciste vis-à-vis des juifs et voudraient se montrer plus juifs que les premiers intéressés. Ils sont en réalité l’un des dangers majeurs pour eux. Alimentés par cette funeste idéologie qui leur rappelle régulièrement leurs crimes sous l’occupation nazie, et voulant ainsi prouver leurs regrets éternels pour le mal causé, ceux-là veulent arrimer la colonie et la faire appartenir à l’Occident par l’entremise de tout ce qui leur tombe sous la main, invitant cet odieux régime à participer « quoi qu’il en coûte » (mais sur le dos des Palestiniens) aux manifestations européennes culturelles, artistiques, sportives et autres. Ainsi, entretiennent-ils le mythe, nourrissent-ils l’illusion de se racheter.

Cet abject régime colonial et les images d’horreur qu’il véhicule est pourtant condamné à disparaître. Et les Palestiniens le rappellent de manière brûlante, chaque jour.

Ce régime est une horreur. À vrai dire, il est l’horreur incarnée. Et puisque nos responsables le laissent non seulement se développer mais s’en rendent complices, les Palestiniens lui régleront son compte. N’en doutez jamais !

«  CETTE VICTOIRE EST TRÈS IMPORTANTE POUR L’UKRAINE »

Ta Taa, talaTaa, ta Taaaaa, taLaaa.
TaTaa, talatataTaaa Taa taLalaaa.
Ta Taa, talaTaa, ta Taaaaa taLaaa.
Tataa, talataTaaaa, ta Taaa.

… Concours Eurovision de la Chanson…

« Notre musique conquiert l’Europe ». C’est ainsi que le saltimbanque de la clique fanatique à Schwab 1 (tambours, clairons et tout le bastringue), avant d’apparaître à Davos (quel jazz-band !), a salué la victoire de l’Ukraine au concours eurovision, tout pendant que, très méthodiquement, la Russie, mise hors-concours et concentrée sur son sujet, libère chaque jour un peu plus des régions entières de son pays. Mais est-ce bien son pays ? Est-ce même un pays, ou plutôt un simple conglomérat d’habitants disparates et totalement désorientés, manipulés par le mondialisme occidental ? Enfin, est-ce que l’on pousse la chansonnette sur les champs de bataille ?

« Cette victoire est très importante pour l’Ukraine » avait déjà dit l’un des membres du groupe Kalush Orchestra qui a été plébiscité (cité par la plèbe) après avoir été publicité (par les media de la propagande eurotano-mondioccidentale), au tout récent Concours Zéro Vision de la chansonnette qui est devenu totalement formaté mondialiste et très largement anglophonisé.

La faute aux organisateurs (ou plutôt l’entourloupe aux organisateurs) qui ont décidé, à compter de 1966 (ce n’est pas d’hier) qu’on n’était plus obligé de chanter dans sa langue maternelle. Ce qui n’a pas bénéficié aux langues régionales, mais uniquement à la langue du mondialisme, qui plus est, véhiculant la même soupe musicale insipide et de dernière zone.

Ce qui révèle qu’il existe depuis bien longtemps, plus ou moins dès les origines, une volonté d’uniformiser leur Europe au mépris même de toutes les différences linguistiques et culturelles des différents pays. Pour en faire un ensemble de colonies soumises à l’impérialiste de l’Uncle Sam. À l’école également dans les choix limités d’apprentissage de langues étrangères, et la disparition quasi achevée des langues classiques gréco-latines. Renforcé par une inondation de soupe musicale et de chansonnettes nord-américaines.

Et finalement il est assez « amusant » de voir de radicaux indépendantistes catalans espagnols par exemple, ou corses, vanter les mérites de l’Union Européenne, alors même que leur entrée dans cette organisation (ou désorganisation) totalitaire en tant qu’entité spécifique, amènerait nécessairement l’extinction de leur indépendance et de leur originalité, y compris linguistique. La vente de leur petite contrée au plus offrant. Comme c’est déjà le cas des États-Nations comme l’Espagne, ou la France. Ou pire encore : de la Grèce. Le retour intégral au féodalisme avec seigneurs, grands et petits, dominant l’intégralité des peuples européens, en plein accord avec les grands groupes économiques apatrides privés.

*

Victoire très importante pour l’Ukraine en soi, j’en doute, et pour les Ukrainiens, encore plus. Mais pour l’otan (dont le nom réel est je crois bien : l’organisation terroriste de l’atlantide nucléarisée) oui, y compris dans son entreprise de « communication » (ce qu’elle semble accomplir le mieux, du moins pour les neuneus), puisqu’elle s’est fendue de félicitations à destination de ce petit groupe de chantailleurs hirsutes et grotesques, tandis que le destructeur imbécile et manipulé de l’Ukraine en personne, je veux parler du siono-bandériste et maffieux Vols-aux-dix-mires Zèle-en-skis — avec un V (un B cyrillique occidentalisé) et un Z (un 3 occidentalisé également), comme l’opération des mêmes noms — continue ses imprécations grotesques qui n’intéressent plus maintenant que la Croisette cannoise lui offrant (quelle ignominie!) une ovation debout (a standing ovation). Son plus grand succès de saltimbanque minable dans ce monde du spectacle mondialiste où le réel et l’irréel, la dureté du réel et les fantasmes du cinéma, se rejoignent en une même communion indécente, scandaleuse et parfaitement démente. Une mélasse indigente de fin de civilisation.

Dans le temps même où le simple péquin de la rue a déjà commencé à se lasser des zélées imprécations volantes zélenskiennes à l’encontre de l’Occident, à se lasser de recevoir des réfugiés, et à se lasser d’apporter une aide financière dont on ne sait qui va en profiter à l’autre bout.

Et dans le même temps où des artistes patentés, les mêmes, indécrottablement bornés et vivant dans un autre monde que le monde réel, se perdent en questionnements et se plaignent cruellement : pourquoi de moins en moins de gogos vont visionner nos « exhibitions » pourtant si talentueuses ?

La réponse est pourtant simple. Elle se trouve par exemple chez cet anonyme d’Internet qui écrit : «  L’image de la standing ovation à Zelensky 2, hier à Cannes, m’a rempli de dégoût pour ce monde du cinéma. Je ne suis pas prêt de remettre les pieds dans une salle obscure, jamais plus je ne donnerai mon fric et trois heures de ma vie à de pareils vendus ». Espérons qu’il s’y tienne, moi c’est fait depuis tant et plus d’années, comme je l’ai déjà écrit d’autres fois. La désaffection est logique quand on ne cesse de voir qu’une haine totalement irrationnelle, un racisme pur se développe à l’encontre des Russes et s’exprime en toute liberté ; quand bien même, ou à cause du fait que la Russie est sans doute l’un des pays qui a le plus donné à la Culture et à l’Art non seulement de l’Europe mais du Monde entier.

Racisme viscéral mondialiste des « élites » et du bas peuple qui singe les premiers, dégueulé par des olibrius de dernière zone. Je recopie un « touite » de BFMTV : « À Cannes, des personnalités ukrainiennes demandent une exclusion totale des Russes ». Je rappelle ce qui arrive ici ou là consistant en l’exclusion d’artistes, de la musique classique en particulier (voir un précédent article de ce blog au sujet des exclusions, et d’un apartheid totalement assumé, comme à l’encontre des prétendus « anti-vax »).
Plus généralement, ces marionnettes cinématographiques n’ont encore rien compris à ce qu’il leur arrive, en particulier depuis l’irruption du covidisme. 3 Mais les spectateurs de base ont de plus en plus de mémoire, voire qui sait de rancœur ; avec le développement d’Internet beaucoup de choses se savent et se remarquent. Et nombre d’inconnus déjà dégoûtés par un art qui a sombré dans la médiocrité comme le reste, se souviennent, que l’an dernier, pendant qu’ils étaient masqués et en résidence surveillée, les « artisses » se la coulaient douce à Cannes sans restrictions, ni muselières, à la vue du menu fretin.

La rupture semble consommée entre les illusionnistes du cinéma et du réel (ce même milieu symbiose de la finance, de l’industrie du divertissement, de la politique et des media dégénérés …) et une portion significative de gens possédant suffisamment de raison, de bon sens, et/ou de souffrances, qui défendent fort justement leurs propres intérêts, de simples humains, bafoués.

Mais pour revenir à Vols-aux-dix-mires, notons pour rigoler que « mir » signifie « paix » dans les langues slaves, en ukrainien, serbe ou russe par exemple, où dans cette dernière langue, il a également le sens premier de « monde » (l’ordre naturel). Quand à faire des jeux de mots (bons ou mauvais) sur le nom du fantoche qui préside à la débâcle du pays ukrainien, je recopie une réflexion d’un autre inconnu sur Internet : « Zelenski. On me souffle dans l’oreillette que pour éviter de mauvais jeux de mots, le pape renonce à le canoniser… »

Ô temps hautain ! Haut temps ôtant ! Autant en emporte le vent… On peut saluer ici la polyvalence de cette organisation ennemie des Européens de l’Atlantique à l’Oural. On savait déjà que l’otan (je ne mets pas de majuscule car c’est un nom très commun de ces temps-ci) formait et forme encore des bataillons néo-bandéristes en Ukraine et y envoyait et y envoie peut-être encore des officiers supérieurs pour conduire les manœuvres. On apprend maintenant que cette officine de la CIA est critique musical. « Mais jusqu’où s’arrêteront-ils ? ». Mieux encore, on découvre finalement que l’otan est finalement un Conservatoire de tous les jeunes talents de la décadence et de la folie mondialistes, tant musicale que guerrière, pour ne pas dire barbare.

*

Rappelons que le Concours Eurovision de la chanson est né en 1956, du temps des années d’après-guerre quand la téloche, en noir et blanc, chaîne unique, programmes journaliers réduits, était très peu répandue. Intégralement apparu dans la logique de la Communauté Européenne réduite alors (en 1957) à l’Allemagne + le Bénélux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) + la France (dont l’Algérie encore à l’époque) + l’Italie. Monaco y est également rapidement apparu, on y a connu aussi, plus tard, la feue Yougoslavie, parmi d’autres pays.

Je ne vais pas raconter l’histoire de ce concours, juste à rappeler que ce sont trois de ses membres fondateurs, l’Allemagne, la France et l’Italie ainsi que l’Espagne et le Royaume-Uni (les « Big Five » en anglais, le « Club des cinq » en français) qui en sont les plus gros contributeurs financiers, ce qui leur donne le droit, depuis 1999, d’être toujours présents en finale (actuellement vingt-cinq représentants) et de finir, comme cette année : 24e, soit pénultième pour la France et 25e soit dernière pour l’Allemagne. Ce qui confirme ici aussi, en cette simple manifestation (« exhibition ») — j’allais ajouter « insignifiante », mais au contraire très signifiante et très significative de notre civilisation déglinguée — l’importance gigantesque des usines à spectacles à l’ère de l’audio-visuel. Manipulant tout et rien, modelant les esprits même les plus aguerris. C’est ce que Debord en son temps nommait « la communication unilatérale ». Peu importe le nom positif ou négatif dont on l’affuble : narratif, information, opération de comm’, pédagogie, propagande, mensonge avéré, silence radio, dénigrement, dévalorisation, conte de fée ou conte à dormir debout…

Mais pour en revenir à ce « fameux » concours. Cinq fois, c’est une chanteuse ou un chanteur français qui l’a emporté. Il est important de noter les années où cela est arrivé et qui correspondent plus ou moins au temps des vingt dernières années des Trente Glorieuses : 58, 60, 62, 69 (cette année-là, qui fut la seule car après le règlement fut changé, il y a eu quatre premiers ex-æquo) et 77.

Depuis : plus rien ; ce qui est inquiétant ou encourageant selon le point de vue et le côté d’où l’on se place ; selon que l’on considère cet événement comme utile au rayonnement de la culture européenne ou nationale ; ou totalement étranger à la vraie culture (y compris populaire dans le bon sens du terme).

Ce que l’on peut noter également dans les « succès français » ce sont les titres des chansons : Dors, mon amour, en 1958, Tom Pillibi, en 1960, Un premier amour, en 1962, Un jour, un enfant, en 1969, L’Oiseau et l’Enfant, en 1977. Cinq chansons d’amour ou d’émotion, Tom Pillibi est une sorte de conte en chanson. Il n’y a pas de yéyé là-dedans mais du gentil, du mièvre diront certains.

*

De mes souvenirs de jeunesse de ce Concours Eurovision, me sont restés, me reviennent la jolie Gigliola Cinquetti qui n’avait pas encore dix-sept ans et qui chantait, dans une robe toute simple et bras dénudés, en rapport avec son jeune âge : Non ho l’età : je n’ai pas l’âge ; et cet autrichien Ugo Jürgens en 1966, qui mêlait deux mots de français à sa chanson : Merci chérie… ce qui contentait déjà ma francophilie atavique (c’était un temps où je pouvais lire, sur le mur en arrière de la plage que je fréquentais assidûment tout l’été, et signé PCF suivi du dessin d’une faucille et d’un marteau, en très gros, des US GO HOME).

Cf. Ugo Jürgens :

Cf. Gigliola Cinquetti :

Les archives de la télé ont mal vieilli, ont des problèmes de conservation, aussi il n’existe aucun montage complet et limpide de cette retransmission.

Les meilleurs restes, à mon goût, sont ceux-ci, plus ou moins bien remontés et synchronisés, où l’on voit la jeune chanteuse crispée mais aussi très appliquée, avec ce seul reproche : l’accompagnement est un peu grandiloquent, vu surtout le genre de paroles, de propos :

De cet arrangement, de cette orchestration un peu trop grandiloquente, voire « pompier », je retiens un détail : les deux points à la guitare électrique qui soulignent une partie des fins des phrases lentes et calmes de la chanson. Au début de la musique, on voit d’ailleurs le guitariste (je dis guitariste plutôt que bassiste, car je vois six clés et non quatre à la tête de son instrument) rectifier la hauteur de son son…

Et petit clin d’œil :

Que de l’émotion, de l’émotion retrouvée au travers du temps, du noir et blanc passé, abîmé, fatigué et du côté très kitch d’un temps qui ne devait rien ou pas grand-chose à la fumisterie. À la fumisterie européiste généralisée. Et à la laideur chantaillée, éructée.

Texte (tout simple) en italien, et traduction avec légères adaptations, pour conserver le nombre de notes de l’original :

Paroles de Nicola Salerno, dit Nisa (1910-1969), mélodie de Mario Panzeri (1911-1991).
L’année précédente, comme c’était ou comme c’est peut-être encore le rite aujourd’hui en Italie, Gigliola et son aîné de neuf ans, Patricia Carli, avaient déjà présenté (et gagné) en duo cette chanson au Festival de San Remo. Mais pour le Concours Eurovision, ne fut retenue que la plus jeune. Tandis que Gigliola faisait un tabac, on réserva à Patricia la réalisation de la version française — que personnellement je ne viens de découvrir que tout récemment (il était temps!).

Je suis à toi, version française de Non ho l’età, qui disait exactement l’inverse, ou la suite supposée de la version italienne. « Je suis à toi / Je suis à toi / Pour la vi-e/ C’est près de toi/ Que j’ai trouvé / Le Bonheur / Mon horizon … » Chantée donc par Patricia Carli une italo-belge, arrivée avec ses parents en Belgique alors qu’elle avait une dizaine d’années (ce qui explique son accent) ; et qui plus tard fit carrière comme interprète et plus encore comme auteur-compositeur pour tout un tas de chanteurs de variétés francophones plus ou moins connus.

*

Je ne sais plus si c’est Desproges ou Coluche qui disait des gens exotiques (pour nous), qu’il convenait de les laisser gagner (d’ailleurs, ils n’ont pas toujours besoin de ça) de peur de passer pour raciste. On pourrait dire en rapport avec le politiquement correct, autrement dit en idéologie dominante incontestable (tout contestataire est un dissident en puissance, ou plutôt en impuissance), que les Ukrainiens ne pouvaient que gagner. Sinon ? C’était faire preuve non pas même d’éventuelle simple objectivité, mais d’amour immodéré et intolérable pour l’Ours russe réveillé.

Comme je peux le lire dans divers commentaires d’anonymes sur Internet : « Plus la technologie « avance », plus l’on constate des irrégularités partout, étrange… »; « Études sur les effets des « vaccins », élections, sondages et maintenant votes pour une chanson… la manipulation est désormais la valeur refuge de la doxa. Sonnez buccins, résonnez trompettes, l’ordre nouveau est partout ! » ; « Si pour un truc aussi inutile que l’Eurovision on en arrive là… imaginons pour les trucs importants [sic] : les élections ».

Rappelons les faits. Lors de l’eurovision, les jurés de chaque pays (finalistes ou pas) distribuent des points aux différents concurrents et les téléspectateurs votent par téléphone. Les jurys sont constitués de « professionnels ». Je suppose donc de faiseurs de chansons et de producteurs de disque, ce qui montre le côté non désintéressé de ce concours. Et l’on ignore comment se font les votes par téléphone, et finalement de la part de qui ; il existe des moyens par lesquels des groupes organisés peuvent saturer des standards téléphoniques.

On a donc appris rapidement, dès le lendemain 15, que le vote du jury roumain en faveur de la Moldavie (douze points), pays voisin et largement roumanophone de la Roumanie, avait été « remplacé » à l’eurovision par un « substitut calculé de manière non transparente », selon un communiqué de la télévision publique roumaine TVR qui dit encore : « Nous avons été désagréablement surpris de constater que le vote n’a pas été pris en compte dans le classement final, les organisateurs attribuant une autre série de notes aux concurrents de la finale ».

Puis, on a su que « la combinazione », « il combinato » (le concours se passait à Turin) concernait finalement les votes de six pays : outre la Roumanie, il s’agirait de l’Azerbaïdjan, de la Géorgie, du Monténégro, de la Pologne et de San Marin. Le choix des pays me paraît assez éclairant sur la triche. Azerbaïdjan et Géorgie aux confins caucasiens de l’Europe du Sud-Est, à côté de la Russie ; Roumanie et Pologne deux pays voisins de l’Ukraine ; et Monténégro et San Marin deux « petits pays » d’Europe de l’Ouest. Six pays qui sont sensés « se la fermer ». Pays qui sont juste là pour faire le nombre. J’espère que cela leur ouvrira les yeux sur les bienfaits de l’union européenne ou encore de l’otan, en direction des pays de l’Est en particulier. Pour le concours eurovision, comme pour tout le reste. Mais j’ai de sérieux doutes, en particulier sur la Pologne qui a un gouvernement présentement hargneux et belliciste. Quant aux Roumains, j’ai cru comprendre quils se posent la question de leur participation à venir.
Le plus fort est ce qui a été dit par les z-autorités du concours dans un communiqué de presse. Sans vergogne aucune, les organisateurs (qui sont-ce exactement?) auraient « improvisé un calcul », après avoir noté « certains schémas de vote irréguliers identifiés dans les résultats de six pays ». (cf. France Info).

Les algorithmes électroniques s’y perdaient, voyez-vous !

Qu’est-ce à dire ? Que certains salopards avaient mal votés ? N’avaient pas voté pour les Ukrainiens ? Par exemple leurs propres voisins, quelle honte ! Ou avaient réalisé « un vote de complaisance », alors qu’un vote, qu’une élection quelle qu’elle soit, quand ils ne sont pas basés sur une volonté de rejet de l’adversaire, sont encore assez souvent basés sur l’adhésion, au moins partielle, et sur la sympathie que l’on a pour l’un ou pour l’autre. Donc est nécessairement plus de complaisance que de déplaisance.

Enfin c’est toujours cette vieille histoire. Cette vieille marotte que Brecht dénonçait autrefois, en je ne sais plus quelle pièce. Celle du peuple, et ici même des élites, qui votent mal (comme les Français lors du référendum en 2005, par exemple). Pas moyen de changer les peuples (encore que l’UE se démène en ce sens aux frontières de l’Europe, à tombeau… et tombereau ouverts) ; pas moyen de changer les élites (encore qu’ici aussi, la maffia mondialiste s’y emploie avec énergie, quand on voit le sort qui a été réservé aux meilleurs et talentueux scientifiques, les plus éveillés et raisonnables, doués de raison, d’éthique, de sagesse et d’intégrité, lors de ce présent complot covidiste).

Ne reste plus que la triche.

Comme pour l’élection de Biden, ou dans les élections françaises (sans même parler de manipulations de résultats) quand on voit déjà la place occupée par les tripatouillages de ladite opinion publique, avec les sondages et les candidats ou opposants officiels, ou les matraquages en bien ou en mal (comme c’est le cas, dans les media subventionnés aux ordres, audio-visuel et presse).

D’ailleurs, n’y a-t-il pas quelque chose d’aberrant, pour ne pas dire honteux, démocratiquement parlant — au sens réel du terme — à subventionner des titres possédés par des milliardaires ? N’y a-t-il pas quelque chose d’aberrant à subventionner des titres qui se copient les uns, les autres ? Qui disent sensiblement tous la même bouillie, le discours officiel d’État ou plus précisément le discours mondialiste (on a ainsi vu le quatrième pouvoir américain unanime à descendre systématiquement et par principe Trump ces dernières années), et qui crachent sur des pans entiers de la société.

Qui mentent journellement ou se taisent effrontément, tout en prétendant qu’ils assurent un service public qui, dans les faits, n’existe pas, si ce n’est pour les avis d’obsèques, ou pour nous indiquer les heures d’ouverture estivales de la bibliothèque municipale. Qui a déjà pensé en achetant un journal qu’il paye deux fois : une fois comme contribuable, une fois comme lecteur ? Ne serait-il pas plus simple de n’autoriser le journal officiel, une Pravda, une Vérité commune et une seule chaîne d’information contrôlée par l’État ? Cela serait moins hypocrite et plus clair, plus facteur à ouvrir les yeux de certains.

L’effronterie médiateuse est sans limite, comme le mensonge organisé des gouvernement euro-mondialistes. Ils osent même, roublards sans vergogne aucune, dresser des brevets de bonne conduite. Le plus fort en tout ça, que ce soit dans les journaux ou au concours eurovision de la chanson, c’est la morgue et la mauvaise foi de tous ces tristes milieux qui prédominent. Ainsi, en inversion encore une fois du réel, ceux qui organisent la triche, finalement sans se démettre aucunement de leur autorité, décide de « changer leur mode de calcul en cours » (dixit la télévision roumaine d’État).

Et plus fort encore, la censure pure et simple, la dissimulation de la magouille : la présentatrice de la télévision roumaine n’aurait pas été « autorisée » à intervenir en direct comme la majorité des autres pays pour communiquer le vote du jury de son pays. Si bien que la télévision roumaine publique précise qu’« en fonction de la réponse qui lui sera apportée par l’Union européenne de radio-Télévision (UER) », l’organisme organisateur de l’Eurovision, elle se réserve le droit « de prendre des mesures pour corriger la situation ». La meilleure réponse serait de leur dire ; faites votre concours sans nous, pour ce que cela apporte de bien à la culture européenne !
Mais bien évidemment chez les cuistres mondialeux, tout ce qui est arrivé, c’est pour satisfaire à une très noble cause, et pour de très nobles raisons : car il y aurait eu des votes qui auraient été jugés aberrants [sic!] et qui auraient donc nui au « bon résultat ». On peut supposer des changements de vote entre la demi-finale et la finale par exemple. Et alors ? Dans son communiqué les organisateurs ont même le toupet de dire ceci : « L’UER prend très au sérieux toute tentative présumée de manipulation du vote au Concours Eurovision de la chanson » !!! Quand c’est le voleur lui-même qui cri haut et fort « Au vol ! »

À part se mettre d’accord sur tel ou tel candidat (c’est comme ça que fonctionne les partis politiques par exemple), ou voter les uns pour les autres, ce qui n’est nullement une triche, comment pourrait-on manipuler des votes ? Du moins des votes de cette espèce. Les représentants de chaque pays ont le droit au même nombre de points à répartir. Le culot et le mensonge des tricheurs, les organisateurs, est sans limite ! Cela correspond tellement à tout ce qui se passe en ce moment en politique et en médiatique au sein des instance atlanto-européennes et de tant de gouvernements, dont le nôtre !

Un texte publié par France-Info en dit un peu plus : « Au dernier moment, l’UER [Union Européenne de Radio-télévision] a donc décidé de prendre un résultat alternatif pour les six pays concernés, basé sur une méthode de calcul qui prend en compte les résultats d’autres pays aux votes similaires [sic!!!]. Ainsi, douze points ont été attribués à l’Ukraine au nom du jury roumain, qui avait pourtant décidé d’attribuer la note maximale aux représentants de la Moldavie ».

*

Cette triche très organisée a fait dire ou écrire à plus d’un anonyme — liant parfaitement l’événement guerrier européen à l’événement eurovisionnel — quelques répliques suspicieuses, sceptiques, critiques et ironiques ; enfin « complotistes » comme dirait le premier imbécile venu, de préférence spécialiste, expert, politicard, journaleux ou autre jobard d’esprit tordu.

En vrac :
— Que c’est beau ! Cela est un acte fort, j’espère que l’ogre caucasien Vladimir, le mangeur de bébé, comprendra enfin que le monde occidental, de Tel-Aviv à Washington, en passant par la City de Londres et Bruxelles, n’est qu’amour. Le fascisme no passara.
— Comme dirait notre grand penseur et philosophe Yannick Noah : Ce soir j’ai chialé.
— L’eurovision, ça existe encore ?!
— Le préfixe « euro » est déjà dans les latrines de l’histoire.
— Qui l’eut cru ? ça c’est une véritable surprise ! on voit tout de suite que ces gens sont imprévisibles .Et puis quel talent !
— Il paraît que les Ukrainiens vont gagner la coupe du monde de football et aussi celle de rugby.
— On peut éventuellement se dire que, comme la Russie était absente, elle aurait pu supplanter la branche chansonnette du bataillon Azov dans cette compétition cette année… de la même façon que Nadal n’aurait peut-être pas remporté l’Open d’Australie si Djokovic n’en avait pas été exclu.
— Grosse surprise à l’Eurovision : victoire de l’Ukraine ! Zelensky est en route pour le prix Nobel de chimie pour avoir maintenu, encouragé, développé les expérimentations de produits hautement toxiques sur de simples citoyens maintenus dans l’ignorance ou encore sur des soldats et des malades mentaux d’hôpitaux psychiatriques.
[Ou encore, c’est moi qui ajoute, pour le prix Noble (pardon Nobel) de la Paix, comme Obama. Ou…]
— L’attribution du Prix Nobel de Littérature, comme l’écrit Asselineau, à un écrivain ukrainien célèbre ayant dénoncé Poutine. Par exemple Iouri Androukhovytch qui nous a tous mis dans le coup en déclarant «L’Europe n’a pas d’autre choix que le courage face à Poutine», ou Andrei Kourkov qui n’a pas hésité à déclarer que «la guerre de Poutine est contre la culture ukrainienne».

Contre la culture ou l’inculture ? Tandis qu’ailleurs, imperturbable et posé, Poutine évoque, l’occident occis à son déclin, décrit son couchant, et le nomme fort justement « empire du mensonge » ; à l’heure où les gazettes, complices du destin noir qui nous attend, susurre des niaiseries sur une groupe de chantailleurs ukrainiens «  porté par une impressionnante vague de soutien du public … ». Concluons ce chapitre avec ce commentaire d’un inconnu : «  Quand un narratif sombre dans un tel ridicule, c’est que l’intellect des narrateurs ne vole pas bien haut. Ah, la décadence! »

*

De fait, avant même que l’audio-visuel de la télévision, avec sa boîte magique hypnotique, prenne une telle place dans la société, tout était déjà dit quant à l’avenir de l’Europe, de « leur » europe. Et en l’avenir même de la téloche — au départ encore un peu outil de culture. Je me souviens de l’époque où elle diffusait des cours de mathématiques et de physique, des pièces du répertoire classique… Un Petit conservatoire de la chanson, justement mis à mort par la sous-culture gringo. Que c’est loin !… Mais, je doute qu’alors ses initiateurs eussent pu imaginer que largement moins d’un siècle plus tard, elle atteindrait aussi vite son suprême état grotesque et manifeste de manipulation des foules (encore en partie) sidérées ; et partant le début de son inexorable déclin. Supplanté, du moins pour les esprits éveillés, chaque jour un peu plus, par Internet. Mais n’oublions pas cependant qu’Internet est un outil qui a été créé, au tout début, par et pour l’armée étasunienne.

Voici à suivre une bonne part d’un article d’E&R qui revient sur l’événement de cet année qui, de nos jours, est très généralement affligeant. Que cette fin du monde occidental se fasse le plus rapidement possible, et sans trop de malheurs ; cela fera du bien aux gens encore normaux et sensés ! Eaux gens humains.


Publié le : dimanche 15 mai 2022

 » C’est l’Angleterre qui devait gagner cet Eurovision, avec 283 points, loin devant la Suède et ses 258 points. Mais voilà, la perfide Albion a rencontré le perfide spectacle et la perfide propagande. Lorsque les votes par pays furent clôturés, ce sont les téléspectateurs qui votèrent. On vous laisse deviner la suite : l’Ukraine engrangea 439 (!) points du public et finit première avec 631 points, loin devant les 466 du Royaume-Uni. Bien sûr la Russie avait été exclue du concours. De la puissance du tam-tam médiatique, de la désinformation par l’émotion et de l’abrutissement général des populations.

 » On a donc bouffé de l’Ukraine ce soir. Enfin, pour être honnêtes, pas autant que nous l’attendions. Obligés par notre rédaction en chef – mais surtout par le devoir d’information – de se farcir les 4h11 de cette grande foire européiste (incluant pour autant Israël, l’Australie et autres curiosités), nous avons patiemment attendu le moment de grâce musical qui arrive parfois (nous avions déjà cité dans un précédent papier celui de 2013, Birds de la chanteuse hollandaise Anouk) entre deux scories musicales, deux grotesques représentations, deux allégories de notre société en fin de parcours.

 » Peut-on dire que ce moment arriva, comme pour soulager notre douloureuse tâche, avec le Portugal ? La jolie lusophone, malgré l’insertion d’anglais dans son texte, eut au moins le mérite de reposer nos oreilles des excitations sonores et autres éructations précédentes et futures.

 » D’ailleurs, c’est encore l’anglais qui prédomina ce concours censé mettre en valeur les particularités régionales [sic] de notre continent. On regrettera une fois de plus que le règlement n’oblige pas à l’usage de la langue vernaculaire de chaque concurrent. La candidate lituanienne ne cédera pas à cet usage immodéré de la langue de l’empire, et c’est bien dans sa langue natale du baltique oriental qu’elle exécuta une chanson de jolie facture [musicale…].

 » Si nous devions donner quelques points à un homme dans ce concours dominé par les femmes, progressisme oblige – encore que nous avons échappé cette année à pas mal des horreurs habituelles, LGBT et autres femmes à barbe – nous pencherions peut-être pour L’Azerbaïdjan, malgré une chanson en anglais.

 » D’ailleurs ce manque de diversité en cette année 2022 n’a pas manqué de nous étonner. Hormis le candidat noir Belge, nous avons presque eu droit à un défilé du 3e Reich, rappelant les tristes propos du Général de Gaulle, « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ».

 » Gageons que les organisateurs se ressaisiront dès 2023. Le pays organisateur étant le pays gagnant, c’est l’Ukraine qui accueillera le concours, ce pays le plus corrompu d’Europe, cette grande surface de la GPA pour riches occidentaux, ce pays pantin des États-Unis dont le peuple souffre aujourd’hui le martyr d’être l’objet de multiples intérêts (sauf le sien) et d’être gouverné par un saltimbanque cornaqué par un milliardaire israélo-ukrainien et dont les Pandora Papers ont révélé le niveau abyssal de corruption ». 4


Bon exemple dans le genre décati, bien que très marginal finalement, mais très éclairant malgré tout, du triste état du monde contemporain …

« Lorsque les votes par pays furent clôturés, ce sont les téléspectateurs qui votèrent » est-il écrit dans l’article précédent. Les votes par pays, cela veut dire : par un jury dont on ne sait rien et désigné par on ne sait qui. De même pour « les téléspectateurs qui votèrent » : lesquels, où quand, comment ?

Mystère de la « démocratie » contemporaine. Enfin, ce que l’on peut dire est que voter pour le groupe de concurrents ukrainiens est, à peu de choses près, à l’image, du même ordre que de voter pour mac ronds. Tout se tient là, dans la propagande mondialiste. Et, il faut le dire, et dans la bêtise, le conformisme et l’acculturation d’une bonne partie des masses — gauche, droite, centre et tout ce que l’on voudra, mêlés. L’Homo vulgaris domesticus, est un indécrottable animal grégaire (toutes classes confondues) qui déteste toute tête pensante qui dépasse des rangées des peuples alignés. Et qui se crée lui-même et entretient son propre malheur.

Quand j’écris « acculturation » je n’évoque même pas le très faible niveau musical et textuel (de ce que l’on peut en connaître et du peu que j’en ai écouté pour me faire une idée et ne pas parler sur rien) de ces succès généralement d’un jour, malgré la réclame à leur endroit.

Faites une bonne œuvre, acheter un disque des Ukrainiens, vous serez sûr d’entretenir une maffia locale. Enfin, finalement pas pire qu’une autre. Sur le fond, sur le principe, l’industrie du disque n’est pas différente, par exemple, de l’industrie pharmaceutique : se faire un max de pognon, y compris sur toute absence de talent musical ou scientifique, ou d’utilité sanitaire, si ce n’est négative. Industries portées par une volonté de rabaisser le niveau de la chanson ou de la science. L’un pouvant tuer l’esthétique individuelle, l’autre pouvant tuer l’être humain ou l’estropier à vie.
On pourrait prolonger cette comparaison, cette analogie d’absence de talent, de travail talentueux, ou de valeur humaine, humaniste, aux produits proposés à la réclame lors des élections politiques. Produits surfaits, produits surgelés, fins de série, produits périmés, ersatz en tous genres, recyclage de dernière zone, bas de gamme…

Ce concours eurovision, c’est donc de la triche organisée. Plus même ignorée des bigleux. Mais pour une bonne cause! comme de juste ! Comme de bien entendu ! Pour la bonne et unique bonne cause transhumaniste. Celle qui semble plaire à une partie de la populace la plus abrutie tout en étant cautionnée par la smala des bobos sûrs de leur excellence et de leur génie sublime.

Le principe de la triche et de son corollaire, le mensonge, est le même pour tout. Par exemple la triche qui a permis la non-réélection de Trump et l’élection du grabataire Biden, normale finalement pour tout mondialiste qui se « respecte ».

Comme est tout à fait normal la manipulation des chiffres d’un simple concours eurovision, où ceux de la comptabilisation, par exemple, qui a amenée à la télévision d’État (la 2) de curieux cafouillages dont je ne sais s’ils sont justifiés ou non, mais dont j’ai constaté qu’ils concernaient les votes pour l’opposante au candidat de l’euro-mondialisme, à la dernière présidentielle.

Peut-on employer le mot de désinvolture à l’encontre de tout opposant, comme fut la désinvolture du kéké dans son face à face avec M. Le Pen. La déontologie médiatique ou politique, ce ne sont plus que des hontes au logis.

*

Comm’ de bien entendu. (1939) Chanson politiquement incorrecte.

*
NOTES

1 — Schwab, le bien nommé, puisque « schwabe » signifie « souabe » en allemand ; et que « swab » en anglais a le sens de : tampon, serpillière, coton-tige, écouvillon.

La Souabe a longtemps été l’un des « länder » les plus pauvres et à l’écart d’Allemagne ; celui qui a fourni dès le XVIIIe siècle, un grand nombre d’émigrés vers les contrées orientales d’Europe, par exemple en Hongrie, Roumanie, Bessarabie, Novorossiya, y compris même jusqu’à la Volga en Russie. Beaucoup de ces minorités germanophones ont subi les contre-coups, le retour du bâton de la Seconde guerre mondiale et d’un fort reflux de « lebensraum », d’espace vital.

Schwab en aurait-il le « dor », comme on dit en roumain, la nostalgie ?

Quant au « swab » anglais je le verrais préférentiellement en écouvillon propre à tester l’arme bactériologique dénommée le ou la covid.

Même en ce domaine relevant de la « blague analogique », tout semble se tenir chez cet ignoble raciste mondialiste et transhumaniste.

2 — Sans vouloir trop entrer dans des détails de traduction ou plus exactement de transcription ou retranscription, ou pour mieux dire de translittération de termes de l’onomastique cyrillique en caractères latins (ou de romanisation du slave comme on dit également), je voudrais juste préciser que tout n’est pas simple en ce domaine et peut amener à des confusions ou des mauvaises habitudes d’écriture.

Qu’est-ce qui doit présider à une retranscription ? La forme écrite ou la forme réellement prononcée ? Ou encore une forme s’accordant bien avec la phonétique, ou si nécessaire avec les normes graphiques et diacritiques de la langue de la translittération ? Pour le prononcer au mieux dans la phonétique française.

Ce qu’il faut surtout, c’est essayer de s’en tenir à une logique qui ne varie pas ou le moins possible, sans trop d’exceptions ou de formes concurrentes. Surtout, il ne faut pas faire de confusions grossières.

Je prends donc l’exemple du premier prénom et du nom du président actuel de l’Ukraine qui s’écrit ainsi en majuscules et en écriture cyrillique ukrainienne : володимир зеленський. Trois lettres nous arrêtent : и, й et ь.

La dernière lettre, ou plutôt le dernier signe — «ь » — est le « signe mou », ou « signe doux » des langues slaves, qui est le reste d’une ancienne voyelle brève, un schwa [ə] (plus ou moins le « e » de « le » ou de « vendredi ») disparu au plus tard vers 1400. De nos jours il se prononce, dit-on, comme un « i » léger. Mais c’est peut-être avant tout un signe diacritique qui modifie la prononciation de la consonne précédente qui alors est « mouillée », ou pour le dire autrement palatalisée, du moins quand la consonne n’est pas suivie par une voyelle mouillée.

Si j’ai bien compris toutes les subtilités de l’orthographe ukrainienne, ou plus généralement slave, « ь » est muet en finale de mot, et est remplacé par une apostrophe (‘) quand une consonne qui précède une voyelle n’est pas « mouillée » alors qu’elle devrait l’être.

Le « и » se prononce [ɪ]. Et non pas [i] comme en russe. Ce son est intermédiaire entre « i » et « é » et se prononce plus en arrière, ce qui le rapproche du « i » central d’une langue comme le roumain par exemple (î ou â selon les mots).

Le « й » est le yod (« yot » en ukrainien) l’équivalent du son écrit de différentes manières en français : par exemple, « ll » dans « fille », « quille »,« bille », « i » dans « rien », « y » dans « yeux », etc.

La langue ukrainienne, l’orthographe ukrainienne possède les sons : [i] écrit « i », [ɪ] écrit «и », [yi] écrit « ï », [y] écrit « й » et le son [i ] « i léger », écrit « ь », qui peut entraîner une « mouillure » d’une consonne précédente. Dans tous les cas, il s’agit de différentes formes de « i » voyelle ou semi-voyelle.

Concrètement, et pour reprendre notre exemple, la graphie du prénom et du nom du président ukrainien володимир зеленський, transcrits littéralement et de la manière la moins équivoque, du moins en français, est (pourrait être) : Volodîmîr Zelens’kîy. Avec « î » pour le son [ɪ], « s’» pour un « s » palatalisé (qui est le ɕ en alphabet phonétique international, un « s/ch » d’arrière alvéo-palatal, comme dans le mot « ich » allemand) et « îy » pour la diphtongue [ɪy].

Ce qui est généralement écrit Volodymyr Zelensky. Et ce que finalement, j’écris le plus souvent : Volodimir Zelenski, ou Zelensky (par analogie, sans doute, avec les noms de famille français en -y). Ou encore Zelienski, à la russe. En règle générale j’évite l’usage du « y », car tout simplement (ou plutôt pas simplement),

— d’une part, tant en ukrainien qu’en russe, le « У »  cyrillique est la graphie non pas du yod, mais du son « ou » :
— d’autre part, la translittération usuelle (journaleuse) du «  и » (le son [ɪ]) comme du « й » (le son [y]) sont confondus et rendus par le yod en graphie latine (le [y]).

3 — Alors même que certains rares du métier, tel Jean-Luc Godard, 91 ans et encore fidèle au poste, l’ont bien compris et le dénoncent à leur manière. Ainsi trouve-t-on ceci sur son compte Facebook (cité par E&R du 23 mai) qui montre qu’il a sans doute lu et assimilé son Debord — auteur de films particuliers, ou anti-films comme Godard qui fut affublé il y a bien longtemps, par les situationnistes, au temps de son film La Chinoise, d’un « le plus con des Suisses pro-chinois » —, ou pensé comme lui sur la question de définir ce qu’est le « monde du spectacle, avec ou sans paillettes » :

« L’intervention de Zelensky au festival cannois va de soi si vous regardez ça sous l’angle de ce qu’on appelle « la mise en scène » : un mauvais acteur, un comédien professionnel, sous l’œil d’autres professionnels de leurs propres professions. Je crois que j’avais dû dire quelque chose dans ce sens il y a longtemps. Il aura donc fallu la mise en scène d’une énième guerre mondiale et la menace d’une autre catastrophe pour qu’on sache que Cannes est un outil de propagande comme un autre. Ils propagent l’esthétique occidentale, quoi…

« S’en rendre compte n’est pas grand-chose mais c’est déjà ça. La vérité des images avance lentement. Maintenant, imaginez que la guerre elle-même soit cette esthétique déployée lors d’un festival mondial, dont les parties prenantes sont les États en conflit, ou plutôt « en intérêts », diffusant des représentations dont on est tous spectateurs… vous comme moi. J’entends qu’on dit souvent « conflit d’intérêt », ce qui est une tautologie. Il n’y a de conflit, petit ou grand, que s’il y a intérêt. Brutus, Néron, Biden, ou Poutine, Constantinople, l’Irak ou l’Ukraine, il n’y a pas grand-chose qui a changé, mise à part la massification du meurtre. »

4 — Sur cette enquête de vrais journalistes (qui a mobilisé 600 personnes) née d’une « fuite » de près de 12 millions de documents concernant 29.000 sociétés non-territoriales (« offshore », naviguant au large, incontrôlables, dont une bonne partie sont du domaine du Commonwealth), dénommée Pandora Papers, il existe de multiples informations sur Internet. Notons juste pour l’anecdote que, parmi les escrocs qui cachaient et cachent encore leur argent dans les paradis fiscaux, toutes sortes de personnages plus ou moins connus. Ainsi, rencontre-t-on, l’actrice Claudia Schiffer, l’ex-joueur de tennis Guy Forget et l’économiste « socialiste » DSK, le politicien « travailliste » Tony Blair, le ministre néerlandais des finances chargé de la lutte contre l’évasion fiscale, le président de la république dominicaine, l’émir du Qatar, trois anciens présidents du Panama (pays qui est également un paradis fiscal), la Légion du Christ, congrégation mexicaine de prêtres catholiques qui a également défrayée (défroquée) la chronique pour des affaires de mœurs (tiens comme DSK!), le président du Chili, l’ancien roi d’Espagne qui depuis a fui aux Émirats arabes unis, Julio Iglesias, Apple, Mac Kenzie, Nike, le roi de Jordanie ou encore la sœur du roi du Maroc et bien sûr … l’actuel président de l’Ukraine. Je verrais bien mac ronds dans le tas, quand on sait que l’un des pays qui pratiquent le plus l’évasion fiscale est le pays de la City londonienne, là ou crèche la banque Rothschild, par laquelle l’ordure de l’Élysée a obtenu des « royalties » conséquentes, disparues depuis dans la nature. Îles Caïman ou Îles anglo-saxonnes ?

Je ne sais pas si зеленський est un mot de la même famille que зелень, vert en ukrainien. Mais ça expliquerait peut-être sa propension à n’être qu’un « homme de paille en herbe », un politicard novice, pour reprendre l’expression coluchienne.

BONNE NOUVELLE DU JOUR

Perquisitions en cours dans les locaux parisiens de Mac Kinsey.
Espérons qu’il en sorte quelque chose de bien pour les Français.
Mais existe-t-il encore une Justice juste un peu indépendante en France ?