lundi 20 juin 2022
Par Christelle Néant pour Donbass-Insider
Julian Assange, Alina Lipp et Anne-laure Bonnel, sont trois journalistes qui payent le prix fort pour avoir dit la vérité en Occident : tentative de les asphyxier financièrement, puis censure, menace d’emprisonnement ou emprisonnement tout court, et même torture physique et psychologique dans le cas d’Assange. Ces trois cas illustrent parfaitement la réalité de la « démocratie » en Occident.
Le cas de Julian Assange, dont l’extradition vient d’être validée par les autorités britanniques, est le plus médiatisé, et le plus révélateur de ce qui peut attendre un journaliste occidental qui ose dire la vérité.
En 2006, Julian Assange fonde Wikileaks, une organisation non gouvernementale et à but non-lucratif, qui publie sur son site des documents classifiés, fournis par des lanceurs d’alertes. Le site a publié depuis des millions de documents concernant des violations des droits de l’homme, des scandales de corruption et surtout des crimes de guerre.
En 2010, alors que site s’apprête à publier des documents sur la guerre en Irak, Julian Assange voit sa demande de permis de travail et de résidence être refusée par la Suède. Pays qu’il avait choisi car la législation sur la protection des sources journalistiques y est très stricte. Mais révéler les crimes de guerre des États-Unis en Irak et en Afghanistan c’est s’attirer les foudres de Washington et du complexe militaro-industriel américain. C’est là que la descente aux enfers va commencer pour Julian Assange.
En 2011 commence la tentative d’asphyxie financière du site Wikileaks. Visa, Mastercard, Bank of America, PayPal et Western Union organisent un blocus financier de Wikileaks, réduisant les revenus de l’organisation de 95 %, qui se tournera alors vers les crypto-monnaies pour échapper à l’asphyxie financière.
À partir de 2012, la censure par attaques informatiques massives contre le site est lancée. Le but est de tenter d’empêcher les gens d’accéder aux millions de documents publiés sur le site. Pour information, c’est Wikileaks qui aidera Edward Snowden à sortir de Hong Kong et à obtenir l’asile politique en Russie.
En parallèle, de 2010 à 2012, Julian Assange est placé sous liberté surveillée au Royaume-Uni suite à une accusation de délit sexuel faite en Suède en 2010. Assange dénonce une accusation bidon, dont le seul but est de l’envoyer en Suède d’où il pourra être extradé vers les États-Unis. Suite au refus de la Cour suprême du Royaume-Uni de rejeter la demande d’extradition vers la Suède, Julian Assange se réfugie le 19 juin 2012 à l’ambassade d’Équateur à Londres, où il vivra reclus pendant sept ans, sous surveillance de Scotland Yard et de la CIA.
CIA qui envisagera d’ailleurs en 2017 de faire assassiner purement et simplement Julian Assange dans l’ambassade équatorienne. Mais devant le risque de scandale international que cela susciterait, la CIA y renonce, et opte pour un plan plus discret et plus pervers.
Le 11 avril 2019, Julian Assange perd sa nationalité équatorienne obtenue deux ans plus tôt, ainsi que son droit d’asile dans l’ambassade équatorienne, d’où il est sorti de force par des policiers britanniques. Il est alors envoyé en prison, à Belmarsh, et l’affaire de « délit sexuel » est clôturée par la Suède faute de preuves quelques mois après son arrestation, prouvant s’il en était besoin que cette affaire n’était qu’un prétexte.
Pendant trois ans, Julian Assange et ses avocats se sont battus pour empêcher son extradition vers les États-Unis, où il risque jusqu’à 175 ans de prison ! En vain. Et pendant tout ce temps, Julian Assange a été soumis à des conditions de détention qui tiennent de la torture : isolement total, cellule insuffisamment chauffée en hiver, défaut de soins. L’état de Julian Assange se dégrade rapidement dans ces conditions, et plusieurs experts et médecins s’indignent et qualifient ce qui lui est infligé dans la prison de Belmarsh de torture.
S’il est envoyé aux États-Unis, Julian Assange pourrait être envoyé à Guantanamo, ou ailleurs et torturé comme bon nombre d’autres prisonniers. Son cas doit servir d’exemple pour décourager tout autre journaliste occidental de révéler certaines vérités qui dérangent.
Et on voit que le cas Assange pourrait bientôt ne plus être une exception. En effet, deux journalistes indépendantes, l’Allemande Alina Lipp, et la Française Anne-Laure Bonnel, qui ont dit ouvertement ce qui se passe dans le Donbass, voient à leur tour la machine de censure occidentale s’activer contre elles.
Alina Lipp, qui est restée six mois dans le Donbass en 2022, et dit la vérité sur les crimes de guerre de l’armée ukrainienne, entre autre à Marioupol, fait désormais face à la censure.
Voir son interview en deux parties, en anglais sur Telegram :
t.me/ukr_leaks_eng/411
t.me/ukr_leaks_eng/413
Après être venue une première fois en 2021, elle est choquée par les crimes de guerre de l’armée ukrainienne contre les civils du Donbass. Elle revient donc début 2022, et reste six mois sur place. Elle raconte ouvertement et rapporte les crimes de guerre des soldats ukrainiens contre les civils de Marioupol par exemple.
t.me/InfoDefenseFRA/290
Une vérité qui dérange à Berlin. Alors le compte PayPal d’Alina Lipp est bloqué. Puis son compte bancaire, ainsi que celui de son père sont clôturés, et l’État Allemand prélève sans aucune justification environ 1 600 euros qui se trouvaient encore sur son compte. Comme dans le cas Assange, la technique de l’asphyxie financière est utilisée pour faire taire les voix dissidentes. Puis vient la censure, avec la fermeture de son compte YouTube, où elle publiait ses reportages.
Et comme dans le cas de Julian Assange, très vite la justice est venue menacer Alina Lipp. Une affaire criminelle a été ouverte contre la journaliste pour soutien envers des crimes. Parce qu’elle a osé dire que ce que fait l’Ukraine dans le Donbass est un génocide, qu’elle comprend pourquoi la Russie est intervenue, pourquoi elle a lancé son opération militaire spéciale, et que les gens qu’elle connaît à Donetsk sont heureux que Moscou intervienne. Juste à cause de ça, pour avoir donné son opinion et dit la vérité, Alina Lipp risque jusqu’à trois ans de prison !
Vous pouvez télécharger le document en PDF ici :
t.me/neuesausrussland/6789
Encore plus délirant, à la fin du document d’accusation, il est écrit qu’Alina Lipp ne sera pas invitée à une audition (pour se défendre) car cela perturberait le processus d’enquête (sic) ! Sans surprise, Alina Lipp ne rentrera pas en Allemagne, afin de ne pas subir le même sort que Julian Assange.
Et si certains croient que ce qui arrive à Alina Lipp ne pourrait pas arriver en France, qu’ils se penchent sur ce qui arrive à Anne-Laure Bonnel. Cette journaliste française indépendante venue dans le Donbass en 2015 et en 2022, qui elle aussi a parlé ouvertement des crimes de guerre de l’armée ukrainienne dans le Donbass.
Sans surprise elle s’est retrouvée aux côtés d’Alina Lipp et de moi-même dans « l’article » du torchon Le Monde sur les « dangereux influenceurs pro-russes ». En réalité cet article n’est qu’un parmi d’autres d’une attaque coordonnée de l’ISD, une énième organisation prétendant lutter contre la désinformation, dans plusieurs pays occidentaux, mais qui sert en réalité à justifier la censure. Les accusations portées contre les « influenceurs pro-russes » par l’ISD ont en effet été reprises par plusieurs médias, en France, en Allemagne, aux États-Unis, et sûrement ailleurs (je n’ai pas les moyens de vérifier toute la presse mondiale).
Anne-Laure Bonnel a aussi été attaquée directement et personnellement par plusieurs médias français qui l’ont purement et simplement dénigrée, voire diffamée. Et comme dans le cas de Julian Assange, ou celui d’Alina Lipp, les autorités utilisent l’asphyxie financière pour tenter de la faire taire.
Comme dans le cas d’Alina Lipp, le compte bancaire d’Anne-Laure Bonnel a été temporairement bloqué par sa banque, la Société Générale, et son contrat auprès de l’université de la Sorbonne n’a pas été reconduit.
Une méthode qui a aussi été utilisée contre Donbass Insider, qui a vu son compte Patreon, et son compte Tipeee bloqués (via le fournisseur de paiement pour Tipeee) pour les mêmes raisons : tenter de nous faire taire.
Si pour l’instant Alina Lipp et Anne-Laure Bonnel ne sont pas encore dans la situation terrible dans laquelle se trouve Julian Assange, son cas doit faire comprendre à tous que les pays occidentaux n’ont de démocratie que le nom, et que ce qui arrive aujourd’hui à ce journaliste pourrait bien leur arriver un jour prochain, s’il leur arrivait par malheur de dire une vérité qui dérange. C’est pour cela qu’il faut se battre pour empêcher qu’Assange soit extradé vers les États-Unis. Pour empêcher que dire la vérité ne soit considéré comme un crime !
Car comme l’a si bien dit Martin Niemöller :
« Ils sont d’abord venus chercher les socialistes, et je n’ai rien dit / Parce que je n’étais pas socialiste
Puis ils sont venus chercher les syndicalistes, et je n’ai rien dit / Parce que je n’étais pas syndicaliste
Puis ils sont venus chercher les Juifs, et je n’ai rien dit / Parce que je n’étais pas Juif
Puis ils sont venus me chercher, et il ne restait plus personne pour me défendre. »
Aujourd’hui ils viennent chercher Julian Assange, Alina Lipp, Anne-Laure Bonnel, ou moi-même. Mais un jour c’est vous qu’ils viendront chercher. Alors, agissez maintenant ! Exigez que l’extradition de Julian Assange vers les États-Unis soit annulée ! Faites savoir que vous ne voulez pas d’une société où la vérité est un crime !
Christelle Néant
par Edouard Husson
21 juin 2022
extrait de l’article (tout le début) cartes ajoutées
L’Ukraine est en train de perdre la guerre du Donbass. Et les Etats-Unis ont perdu la bataille géopolitique puisque la plus grande partie du monde ne soutient pas les sanctions contre la Russie. La guerre d’Ukraine entre donc à nouveau dans une phase dangereuse. L’Ukraine a ciblé des plateformes de forage russes en Mer Noire. La Lituanie entrave les échanges avec Kaliningrad. Les Etats-Unis dénoncent l’hostilité à leur égard de la Russie en Syrie. Et ils continuent à faire pression sur le Kazakhstan, malgré le coup d’Etat manqué du début de l’année, dans l’espoir de créer un nouvel abcès de fixation pour la Russie. A vrai dire, l’intérêt des Américains serait à présent de conseiller à l’Ukraine d’arrêter rapidement la guerre pour que l’armée russe ne puisse pas conquérir Odessa. Mais l’actuelle classe dirigeante américaine ne semble plus capable d’agir selon ses intérêts. Elle continue à espérer, contre tout bon sens, qu’il soit possible d’attirer la Russie dans une guerre d’attrition. A vrai dire, ce sont les Etats-Unis qui bientôt devront choisir s’ils s’obstinent à se battre par procuration en Ukraine alors que le Moyen-Orient leur échappe et les tensions avec se multiplient.

Région de Slaviansk – Kramatorsk

Ensemble de la zone Slaviansk – Kramatorsk, Siversk, Severodonetsk-Lissitchansk, Soledar-Popasna-Zolote

Secteur de Soledar-Bakhmout-Artemivsk, Popasnaïa
La bataille d’Ukraine –
17-18 juin
La position des forces de Kiev qui sont déployées dans la région de Severodonetsk et de Lisitchansk est devenue critique après le début de l’avancée russe autour de Popasnaïa, située au sud de la région. Le 15 juin, les troupes russes ont libéré la ville de Vroubovka et depuis lors, elles ont développé une dynamique en direction de Lisitchansk depuis la direction sud.
Des affrontements sont également en cours, à la date du 19 juin, le long de la ligne Soledar-Belgorovka-Berestovoïe. Pour résumer les développements tactiques à cet endroit, les troupes russes ont atteint la route Bakhmout/Artiemovsk-Soledar-Lisitchansk et étendent maintenant leur contrôle le long de celle-ci. L’avancée russe sur Soledar sape encore davantage les positions des troupes de Kiev dans le secteur autour de Lisitchansk. Dans le même temps, le retrait potentiel des troupes de Kiev de Soledar permettra aux Russes de déborder la ville clé de Bakhmout/Artiemovsk par l’est et le nord-est.
Pendant ce temps, des combats ont été signalés à Zolotoïe, situé au nord-est de Popasnaya. Le sort des troupes de Kiev y est déjà prédéterminé, car elles se trouvent en fait dans un encerclement tactique par les forces russes.
Les Russes ont stabilisé leurs positions au sud d’Izioum et progressent lentement vers Slaviansk depuis cette direction.
Le groupement russe déployé à Liman a actuellement pour mission d’étendre la zone de contrôle qui l’entoure et de bloquer ainsi Slaviansk par l’est, le nord-est et le nord.
Ces derniers jours, les forces russes ont intensifié les frappes ponctuelles sur les infrastructures des formations de Kiev autour de la ville de Kharkov. Le 17 juin, l’armée russe a signalé que des frappes avaient détruit un QG du bataillon Azov près de Pesotchine, dans la région de Kharkov.
L’armée russe a ajouté que son aviation “avait frappé 58 zones de concentration de main-d’œuvre et d’équipements militaires de l’armée ukrainienne.”
La ligne de front dans la région de Zaporizhia reste stable, la ligne de contact passant par Lioubimivka, Orikhov et Malïinka. Des combats positionnels de faible intensité s’y déroulent sans que Kiev ne tente de manière significative d’organiser des attaques contre les positions russes dans le secteur.
Dans les régions de Kherson et Nikolaïev, la situation s’est stabilisée après que les Russes ont éliminé les tentatives de Kyiv de lancer des contre-attaques autour de Kherson et Snihurivka. Au 17 juin, ces régions restent le troisième grand point de tension le long de la ligne de contact après le secteur d’opérations de Lisitchansk-Severodonetsk et Kharkov.
19 juin au soir:
Bataille pour Severodonetsk :
Les forces armées russes continuent de resserrer le cercle autour de la zone industrielle au sud-ouest de Severodonetsk. Des combats ont lieu sur la zone des entreprises de camionnage adjacente à la station d’épuration depuis le sud-est. L’occupation de cette zone permettra d’atteindre la périphérie sud de l’usine Azot et de la centrale thermique de Severodonetsk et de compléter l’encerclement.
Les unités mercenaires étrangères impliquées dans la défense de l’usine d’Azot subissent des pertes et tendent, par petits groupes, à quitter la rive orientale du Severski Donets.
Chute de moral dans l’armée ukrainienne
A Lisitchansk, des unités individuelles de l’armée ukrainienne perdent courage et désertent. Par exemple, un peloton de la 1ère compagnie du 1er bataillon de la 57ème brigade d’infanterie motorisée a complètement abandonné ses positions. Les raisons sont toujours les mêmes depuis quelques semaines : bombardements incessants, manque de munitions et moral bas.
Les unités de la République de Lougansk s’approchent de la périphérie sud de Lisitchansk. Les forces armées ukrainiennes acheminent en toute hâte des renforts vers la zone de Tochkivka.
Les unités russes qui avancent en direction de Soledar percent vers la raffinerie de Lisitchansk au prix de violents combats. La veille, des frappes ont été lancées contre cette installation d’importance stratégique. L’occupation de la raffinerie de Lisitchansk permettra de fermer l’anneau extérieur d’encerclement autour du groupement Severodonetsk-Lisitchansk
20 juin:
Ce 20 juin, les forces russes ont achevé l’élimination de la garnison de Kiev dans la zone industrielle de Severodonetsk, autour de l’usine Azot et la libération de Zolotoïe. Le groupe de combattants kiéviens encore dans l’usine Azot de Severodonetsk sont de facto coupés du reste de l’armée et est au bord de l’effondrement. La situation s’est encore aggravée pour eux avec la libération de Metelkino par les Russes. On entend de plus en plus parler de reddition des combattants d’Azot.
Intensification des frappes de missiles russes contre des objectifs militaires à travers l’Ukraine
Ces derniers jours, nous avions moins parlé des frappes ciblées de l’armée russe sur des objectifs militaires à travers l’Ukraine. Voici un récapitulatif entre le 13 et le 19 juin en suivant les compte-rendus biquotidiens du Ministère russe de la Défense. Très clairement, les frappes russes s’intensifient encore:
+ 13 juin. Les frappes russes dans la République ont détruit des cargaisons d’armes et d’équipements militaires, y compris ceux provenant des États-Unis et des pays européens. En outre, un point de déploiement temporaire de mercenaires étrangers en République de Lougansk a été détruit, ainsi que deux batteries de lance-roquettes multiples dans les régions de Kharkov et de Lougansk. L’aviation russe a détruit un poste de commandement, une station radar du système de missiles sol-air Buk-M1 dans la régions de Lougansk, ainsi que 63 zones de concentration d’entrepôts militaires de l’armée ukrainienne. Les frappes aériennes ont détruit plus de 120 soldats de l’armée ukrainienne, deux chars, sept canons d’artillerie de campagne et 11 véhicules spéciaux. Les forces de roquettes et d’artillerie ont frappé 247 zones de concentration d’hommes et d’équipements militaires de l’armée kiévienne, 13 postes de commandement, 63 positions de tir d’unités d’artillerie, dont 7 lance-roquettes multiples, ainsi qu’une station électronique dans la République de Donetsk.
A écouter un tel compte-rendu, les chiffres de 200 soldats ukrainiens tués et 300 blessés par jour – avancés par l’armée ukrainienne elle-même – ne semblent pas être seulement un argument pour obtenir des armes occidentales.
14 juin. Un lanceur de missiles Kalibr a détruit 1 arsenal d’artillerie et de munitions de l’armée ukrainienne. En outre, des missiles aériens de haute précision ont frappé 11 zones de concentration de main-d’œuvre et d’équipements militaires ukrainiens, 8 positions de tir d’unités d’artillerie de l’armée kiévienne, dont 3 sections de systèmes de roquettes à lancement multiple Grad, ainsi que 2 dépôts de munitions dans la banlieue sud de Kharkov et dans la République de Lougansk. L’aviation a frappé 101 zones où étaient concentrés des effectifs et des équipements militaires de l’armée ukrainienne. Les frappes aériennes ont touché une zone de concentration de 350 soldats ukrainiens, 3 postes de commandement, 13 chars et autres véhicules de combat blindés, 6 lance-roquettes multiples Grad, 14 canons d’artillerie de campagne et 22 véhicules spéciaux. Les moyens de défense aérienne russes ont abattu un hélicoptère MiG-29 et un Mi-24 au cours de la journée. Neuf drones ukrainiens ont également été abattus. Les forces de roquettes et d’artillerie ont frappé 280 zones où sont concentrés les effectifs et les équipements militaires kiéviens, 18 postes de commandement, 59 positions de tir d’unités d’artillerie et de mortier, et un dépôt de carburant.
Le 15 juin. Des missiles Kalibr ont visé la région de Lvov et détruit un dépôt de munitions pour les armes étrangères transférées en Ukraine par les pays de l’OTAN. En outre, des missiles aéroportés de haute précision ont frappé 11 zones où étaient concentrés la main-d’œuvre et le matériel militaire ukrainiens et huit positions de tir d’unités d’artillerie, dont trois pelotons de systèmes de roquettes à lancement multiple Grad. Les frappes ont détruit une station radar de contrôle aérien situé en République de Lougansk, un système de missiles sol-air Buk-M1, deux dépôts de munitions et un centre de transmission en République de Donetsk, ainsi que deux postes de commandement de l’armée kiévienne. L’aviation a frappé 24 zones où étaient concentrés des hommes et des équipements militaires de l’armée ukrainienne. Les frappes aériennes ont touché des lieux où se trouvaient près de 300 combattants ukrainiens, une station de guerre électronique, 10 chars et autres véhicules de combat blindés, trois lance-roquettes multiples Grad, 18 véhicules spéciaux, trois mortiers, ainsi que 11 canons d’artillerie de campagne et un avion. En outre, six drones ukrainiens ont été abattus près de Donetsk. Les roquettes et l’artillerie ont frappé 313 zones de concentration de main-d’œuvre et d’équipements militaires, 43 points de contrôle d’unités, ainsi que 62 positions de tir d’unités d’artillerie de l’armée ukrainienne au cours de la journée.
Pour arriver à de tels résultats, il faut que plusieurs conditions soient réunies:
- l’absence d’une capacité de riposte aérienne ou anti-aérienne de l’adversaire.
- une flotte de drones abondante
- enfin, un renseignement humain au sol. Quand on se demande de quel côté penche la population ukrainienne….
Le 16 juin. Suite à des frappes de missiles aéroportés de haute précision, deux postes de commandement de l’armée ukrainienne, une station de guerre électronique près de la région de Kharkov, un lanceur Tochka-U et un véhicule de combat Uragan ont été détruits. Des drones ont frappé 57 zones où étaient concentrés les effectifs et les équipements militaires de l’armée ukrainienne. Trois points de contrôle et un système de missiles sol-air Buk-M1 dans la région de Soumy, ainsi qu’un point de réparation et de récupération des véhicules blindés de l’armée ukrainienne près de Kharkov ont été détruits. Les frappes aériennes ont également touché des cibles où se trouvaient plus de 280 combattants ukrainiens, 2 dépôts de munitions près de Donetsk, 5 chars et autres véhicules blindés de combat, 6 canons d’artillerie de campagne et 11 véhicules spéciaux, 1 avion et 7 drones. Les troupes de roquettes et l’artillerie ont frappé 34 points de contrôle. Les frappes des troupes à roquettes et de l’artillerie ont tué ou blessé plus de 200 Ukrainiens, 1 station de guerre radio-électronique, 3 dépôts de munitions, 6 chars et autres véhicules de combat blindés, 1 lance-roquettes multiple Grad, 4 canons d’artillerie de campagne, 18 véhicules spéciaux et 2 postes de contrôle de drones.
Il n’y a pas de doute que les Etats-Unis sont prêts à “faire la guerre jusqu’au dernier Ukrainien”. Mais nous Européens? Nous prétendons aimer l’Ukraine et nous laissons 200 soldats ukrainiens ou plus se faire tuer dans une guerre qu’ils ne peuvent pas gagner?
17 juin. Au cours de la journée, des missiles aéroportés de haute précision ont frappé 18 zones où étaient concentrés de la main-d’œuvre et du matériel militaire, ainsi que 10 positions de tir de batteries d’artillerie et de mortiers ukrainiens, dont six batteries de Grad MLRS. Suite aux frappes aériennes, plus de 200 soldats ukrainiens ont été tués ou blessés, 2 lanceurs de systèmes de missiles sol-air Buk-M1 et Osa-AKM, un dépôt de munitions près de Lisitchansk, 10 chars et autres véhicules de combat blindés, 6 canons d’artillerie de campagne, 4 lanceurs de roquettes multiples et 9 véhicules spéciaux, un avion et 15 drones ont été abattus. Des tirs d’artillerie ont tué ou blessé 350 Ukrainiens, détruit un poste de contrôle de drones de l’armée ukrainienne dans la région de Nikolaïev, 8 chars et autres véhicules de combat blindés, 3 véhicules de combat Grad, 3 canons d’artillerie de campagne et 11 véhicules spéciaux.
Le Ministère ukrainien de la Défense lui-même a déclaré avoir perdu la moitié de ses équipements militaires depuis le début de l’offensive russe.
Si l’on additionne les pertes de l’armée ukrainienne selon la version russe, il apparaît que 1 800 combattants kiéviens ont été tués ou blessés, 291 pièces d’équipement militaire et 69 objets d’infrastructure militaire ont été détruits en cinq jours.
19 juin –
Toujours selon le Ministère de la Défense russe, qui deviendrait presque prolixe:
+ A 12h30, des missiles de haute précision à longue distance basés en mer Kalibr ont été lancés sur un poste de commandement des troupes ukrainiennes près du village de Chirokaïa Datcha (région de Dniepropetrovsk) au moment où se tenait une réunion de travail des commandants du groupe opérationnel-stratégique Aleksandriya. L’attaque a permis d’éliminer plus de 50 généraux et officiers de l’AFU, dont ceux de l’état-major général, du groupe de Kakhovka, des troupes d’assaut aéroportées et des unités qui opèrent vers Nikolaïev et Zaporojie.
+A 08h20, des missiles longue distance de haute précision Kalibr ont détruit 10 obusiers M777 de 155 mm et jusqu’à 20 véhicules blindés de combat livrés par l’Occident au régime de Kiev au cours des 10 derniers jours qui se trouvaient dans une usine de transformation à Nikolaïev.
+ A 07h20, des missiles aériens de haute précision ont “neutralisé” un échelon de personnel, d’armement et d’équipement militaire du 1er bataillon de la 14e brigade mécanisée indépendante qui est arrivé de Vladimir-Volinskïi à la zone d’opération dans le Donbass. L’attaque au point de débarquement près de la gare de Gubinikha (région de Dniepropetrovsk) a permis “d’éliminer” plus de 100 militaires de l’armée ukrainienne, 30 chars et véhicules blindés de combat.
A 2h05 du matin, les effectifs et les équipements militaires de la 56e brigade d’infanterie mécanisée de l’armée ukrainienne ont été neutralisés près de Selidovo (République populaire de Donetsk). L’attaque a permis de mettre hors de combat jusqu’à 20 combattants, dont des mercenaires étrangers qui faisaient partie de la brigade susmentionnée, ainsi que 2 véhicules de combat équipés d’un système de lancement de roquettes multiples Grad, 10 véhicules de combat d’infanterie et des véhicules blindés de transport de troupes.
+ L’aviation a détruit 4 dépôts de missiles d’artillerie et de munitions près de Maksimilyanovka, Avdeyevka, Zelyonoye Pole et Georgiyevka (République populaire de Donetsk), ainsi qu’une rampe de lancement du système de missiles de défense aérienne Buk-M1 près de Seversk (République populaire de Lougansk).
+Les troupes de missiles et l’artillerie ont neutralisé 22 postes de commandement, 48 unités d’artillerie sur leurs positions de tir, les effectifs et les équipements militaires de l’AFU dans 123 zones.
Une attaque lancée par le système de missiles opérationnels-tactiques Iskander contre l’usine de réparation de chars de Kharkov a permis de détruire 2 rampes de lancement du système de lancement de roquettes multiples Uragan.
https://www.francesoir.fr/opinions-tribunes/ils-veulent-la-guerre-totale-a-la-facon-des-laches
Article de Teresita Dussart, pour FranceSoir
Publié le 23 juin 2022
TRIBUNE — Chaque jour apporte son lot d’informations sur la politique vénéneuse dans laquelle l’Occident s’est engouffré. Une précipitation de mesures les unes plus irrationnelles que les autres, qui pourraient peut-être cadrer avec une conspiration, en supposant qu’il y ait une intention délibérée de créer une conflagration internationale et un objectif associé.
Mais foin de conspiration, plutôt conjuration d’imbéciles, d’excités ayant perdu tout pied avec la réalité, le droit, le bon sens, se sentant unis dans une communauté de destin d’élus auto-perçus. Sans pour autant sous-estimer les énormes conflits d’intérêts qui les animent. Car la génération de politiques qui nous gouverne, très idéologisée en apparence, est composée de tout sauf de purs esprits.
La pression mise sur la Russie pour la pousser à sortir du cadre (de ce qui n’est autre qu’intervention de police en quelque sorte), dans le Donbass, pour pallier ce que la communauté internationale n’a pas su faire en huit ans, qui est de garantir la sécurité et les droits de l’homme de la population russophone ukrainienne, discriminée, parfois torturée, bombardée par les bataillons philonazis incorporés aux forces de l’ordre par Volodymyr Zelensky, va en augmentation. Grâce à l’arsenal plus sophistiqué reçu par Occident, les forces ukrainiennes ont engagé des attaques sur différents sites stratégiques en territoire russe. Le 22 juin dernier, c’était une centrale pétrolière à Rostov-sur-le-Don, dans le Sud de la Russie, qui était attaquée par des drones. Il y a deux jours, c’étaient trois plateformes pétrolières en mer Noire. À cela s’ajoute l’absurde blocage imposé par la Lituanie sur l’enclave de Kaliningrad. Action qui au demeurant pose plus de problème à la Lituanie qu’il n’en résout à ses alliés de l’Otan. Entre autres parce que ce blocus représente une rupture unilatérale de la part de la Lituanie d’un accord signé en 2004, selon lequel la Russie reconnue par les deux parties, héritier naturel des frontières de l’USSR, s’engage à reconnaître les frontières de la Lituanie, à condition que la république balte lui garantisse le libre accès à Kaliningrad.
Face à ces provocations et la litanie d’humiliations diplomatiques, tel que l’interdiction de survol de la Bulgarie, la Macédoine du Nord et le Monténégro faites à l’avion de Serguei Lavrov, la Russie fait preuve d’un louable stoïcisme. Sur l’attaque à la centrale pétrolière de Rostov-sur-le-Don, le gouvernement russe s’est gardé d’en attribuer la responsabilité à l’Ukraine. Le cas échéant, il s’agirait d’un autre type de conflit. Rappelons que la Russie ne se considère jusqu’à présent pas en guerre avec l’Ukraine.
L’Occident s’est engagé dans une guerre sale. Une guerre de lâches. Lâche, car opérée au travers de proxys [guerre par procuration]. Et entre ces proxys, se trouvent les États les plus vulnérables de l’hémisphère Nord, qui sont les Républiques d’Europe de l’Est, lesquelles dépendent en grande partie de la Russie, pour l’énergie. En plus de partager le tronc commun slave, voire orthodoxe. La politique clientéliste de la puissance otanienne, essentiellement anglo-saxonne, sera au moindre faux pas, rétribuée en mépris. Toute chose que ces États apprendront à leurs dépens. La France, allié historique de l’Otan, a pu être humiliée sur l’affaire des sous-marins à l’Australie. La Roumanie et la Bulgarie, une fois qu’elles ne seront plus nécessaires, redeviendront des bergers des Carpates pour le noyau dur atlantiste.
Ce noyau dur ne veut pas se salir les mains. Parce que dans le fond, si la Russie représente la menace par antonomase du monde libre, faisons-lui la guerre ! [*] Qu’attendons-nous ? La Russie nous a libéré de l’aventure américaine dans le Sham et des dizaines de milices djihadistes hyper terroristes armées entre autres par l’Ukraine, mais peut-être y a-t-il quelque chose que nous n’avons pas encore saisi sur les vertus ontologiques de l’Ukraine et la bassesse sui generis de la Russie. Dans ce cas, il ne faut utiliser la Pologne. Il faut y aller.
Mais non. Non seulement l’Occident se complait à ces jeux mesquins consistant à réchauffer des conflits ethniques entre États faillis, comme elle le fait avec l’Ukraine depuis 2014, mais encore elle ferme l’accès à toutes les enceintes dans lesquelles la Russie pourrait faire entendre sa voix. Peut-être y a-t-il une part de vérité dans son discours. Peut-être y a-t-il des aspects sur lesquels la diplomatie pourrait broder une sortie de crise. C’est le contraire qui se produit. Il serait maintenant question d’expulser de l’OSCE, la Russie. Ce, dès juillet. Ce qui au passage nous fermerait à la coopération russe en matière de sécurité.
Depuis la dernière fournée du pèlerinage ferroviaire de leaders occidentaux, dont Emmanuel Macron à Kiev, il n’est plus du tout question de négociation. Kiev n’a aucun intérêt à négocier. Les oligarques sont en train de s’enrichir à un niveau impensable, et dans le fond, le conflit se passe strictement à l’Est, comme depuis huit ans. Rien de nouveau si ce ne sont les milliards reçus de l’Occident aussitôt siphonnés. En mars, les Turcs avaient réussi un tour de force diplomatique, consistant à faire en sorte que Moscou desserre l’étau militaire de Kiev. Les deux parties étaient disposées à signer un accord entre Vladimir Poutine en personne et Volodymyr Zelensky. Ce jour-là, comme par enchantement, l’Occident découvrait les cadavres de Boutcha, coquettement exposés à la vue de toutes les caméras, dix jours après le départ des troupes russes. Les Ukrainiens n’ont aucune envie de négocier, et si l’envie leur en prenait, l’Occident saurait comment les en guérir.
La génération de gouvernants du monde, autrefois réputé libre, a perdu toute notion de diplomatie, de courage, démontre un total détachement face aux faits, à la vérité. Elle se ridiculise, hystérise tout ce qu’elle touche, en permanence. Elle nous met en danger, mais sans pour autant que cela passe par des actes héroïques. Elle nous fait honte.
[*] (jpf) Le Mal, Le Mal absolu a pour nom Russie ; le Diable, Satan personnifié se nomme Poutine
En observant la toponymie de l’Ukraine, on peut constater que, comme partout, certains noms de lieux se répètent plusieurs fois, sous des formes uniques ou ressemblantes. Il en est ainsi d’un nom comme la trop fameuse Maïdan.
Ce qui est normal, vu son sens.
Майдан (substantif féminin) est un mot qui désigne d’une manière générale un espace, un lieu public découvert, une grande place incluant souvent les bâtiments l’entourant. Autrement dit la grand-place d’une ville ou d’un village.
Mais aussi, en des sens plus particuliers : une place de marché, une cour de récréation, un site d’atterrissage, un endroit pour lancer des missiles, un pré forestier (clairière?), un emplacement sans autre précision, un carré (espace en forme de quadrilatère) ou encore en architecture, une ancienne tombe creusée par le haut (sic). 1
La simple place publique est appelée площа (plochtcha), mot qui désigne également une étendue, une aire, une surface, voire une région.
La Maïdan la plus connue d’Ukraine est bien évidemment la Place de l’Indépendance (sic!) au centre de Kyiv. Mais elle n’est pas la seule. Il existe par exemple un village du centre de l‘Ukraine qui est connu dans le domaine de l’archéologie néolithique : Maïdanets’ke (Майдане́цьке) un village de 2.000 habitants située sur une colline surplombant une rivière.

Il existe également une Maïdan dans le Donbass (un peu à l’Ouest de Slaviansk et Kramatorsk) . Je ne préjuge en rien du sens exact de cette Maïdan, mais il apparaît que cette région du Donbass est particulièrement boisée. Alors, peut-être que le sens à donner ici à ce toponyme est : clairière, ou « éclaircie », espace libre entourée de végétation.
« Maïdan » est un mot qui existe également en russe où il a des sens identiques ou similaires. Un sens ancien est celui de : champ de bataille, une aire de duel. Autrement, ce mot peut désigner une terre cultivée ou couverte de verdure. Dans un sens plus particulier, il désigne un terrain couvert de végétation jaunie, et même l’époque automnale en elle-même. Mais aussi une terre nue, un terrain rocheux. Ou encore un lieu de rencontre, ou un jardin public, ou encore un jardin mais pas un verger (jardin d’agrément, d’ornementation). Ou une place de marché, un champ de foire. Et plus bizarrement une fosse à goudron ! Goudron de conifères ? Goudron de houille ? Je l’ignore. (cf Dictionnaire Akademic)
Pour le sens exact de cette Maïdan… le champ demeure donc ouvert.

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Autres petites notes de toponymie.
La route la plus au Nord-Ouest qui joint Barvinkove à Slaviansk et Kramatorsk (dont je ne sais si elle a été finalement coupée par les forces russes, j’ai un peu de retard en ce moment dans l’information) passe par les localités de Nikopol, Maïdan et Tcherkas’ke.
Barvinkove (en ukrainien : Барвінкове) ou Barvenkovo (en russe : Барвенково) est une citée de 8.000 habitants environ où l’on fabrique des machines et conditionne des produits alimentaires. Deux étymologies s’opposent concernant le nom de la cité.
Soit, ce nom évoque l’ataman de Zaporijjia Barvenko. Ce qui situerait la fondation de cette cité à 1653 au plus tard, nous disent les dictionnaires russes. Je n’ai pas d’autre information sur ce personnage. Un ataman (en russe : атаман, ataman ; en ukrainien : отаман, otaman) était un chef politique et militaire chez les Cosaques. Cette dénomination se retrouve également chez les haïdamaky : des bandes armées formées de Cosaques et de paysans qui s’en prenaient, au cours du XVIIIe siècle en particulier, aux nobles polonais qui dominaient l’Ukraine orientale et, dit-on, également aux Juifs.
Soit, ce nom est dérivé du mot « barvinok » qui désigne la pervenche en ukrainien (барвінок) comme en russe (барвинок). « Barvinok » semble avoir la même étymologie que le nom habituel de la pervenche dans les langues latines. Ce qui semble un peu étonnant, car on s’attendrait plutôt, à défaut d’un mot slave, à un mot dérivant du grec, vu le poids du grec dans les langues slaves suite à la conversion des Slaves à la branche orientale, hellène de la chrétienté. 2
Vincapervinca ou pervinca en latin, serait une formule magique rappelant les qualités de cette plante herbacée : soit médicales, soit physiques à se répandre sur le sol ; d’après le verbe vincere, vaincre ou vincire, lier, attacher. Qu’elle soit vinca minor ou vinca maior, petite ou grande pervenche, il s’agit d’une plante vivace des bois, sous-bois, haies, rochers, rocailles ombragées, très envahissante.
Mais rien n’empêche qu’il y ait pu avoir une collision (ou une collusion) entre ces deux origines possibles.
Nikopol : la cité (cf. polis en grec) de Niko (Niko, Nikos sont des diminutifs de Nikola), est un toponyme courant en slave. Ici, il s’agit d’une petite cité. Une plus grande, homonyme, se trouve dans l’oblast de Dnipropetrovsk, dans une zone minière.
Tcherkas’ke (Черкас’ке) Tcherkasskoe en russe, est un toponyme qui se trouve dans l’oblast de Donetsk et dans l’oblast de Dnipopetrovsk également. Dans l’oblast de Donetsk 3, c’est une cité de 3.000 habitants. Ce nom pourrait rappeler qu’elles furent des possessions du prince Tcherkassy (XVIIIe). Comme il y en a d’autres de ce type en Russie.
Sloviansk en ukrainien (Слов’янськ) ou Slaviansk en russe (Славянск) est arrosée par la rivière Kazenny Torest, affluent de la rive droite du (si l’on pense fleuve) / de la (si l’on pense rivière) Donets ou Severski Donets (en ukrainien : Сіверський Донець, en russe : Северский Донец) qui a donné son nom à la ville de Severodonetsk. 4 Sloviansk est une ville de plus de 105.000 habitants. Elle est née de l’exploitation du sel (le sel de mine, bien évidemment) peut après 1676 quand fut construit en ce lieu une forteresse de défense de l’empire du nom de Tor. Elle sera renommée Sloviansk en 1784, « la ville du sel » (Solevansk en ukrainien normé, littéraire). Ville du sel qu’elle continue d’être de nos jours encore d’une manière importante. Elle fut connut dès la fin du XIXe siècle pour ses établissements de santé proposant des bains de boue. De nos jours c’est une ville qui a également des industries chimiques et autres encore. Notons qu’elle est également sur une ligne ferroviaire.
Il en va de même de Kramatorsk, en ukrainien : Краматорськ, Kramatorsʹk , en russe : Краматорск, Kramatorsk) également située sur le Kazenny Torest, ville qui est née de la gare qui y a été construite en 1868. Cette cité s’est développée avec des activités liées à la métallurgie, des ateliers de mécanique, des forges, des hauts-fourneaux à fonte, à acier, de l’équipement pour les chemins de fer, des entreprises de réparation de locomotives et wagons de chemin de fer, etc.
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NOTES :
1 – МАЙДА́Н, tel qu’il est écrit dans le Dictionnaire de la langue ukrainienne — Dictionnaire d’interprétation académique (1970-1980). L’accent sur le А́ indique je pense l’accentuation du mot. Soit MAÏDAN (avec « ï », le y, le yod) en graphie latine. Cf. également le dictionnaire ukrainien-français Glosbe. Tous les deux sur le site de référence Lexilogos de Xavier Nègre.
2 – Le nom grec ancien de la pervenche (vinca herbacea) est « ἡ κλημᾰτίς, ίδος », la clématis, la clématite ; qui est le diminutif de κλῆμα, tout morceau de bois flexible, sarment, cep, branche de vigne ; jeune pousse, bouture ; et nom de diverses plantes ; au pluriel : broussailles, fagots.
3 – Donetsk est une ville de plus de 900.000 habitants (plus de 1.600.000 habitants, agglomération comprise) qui est née et s’est développée grâce à l’exploitation de mines de charbon et d’industries y affairant. Au XVIIe siècle, sa région était tenue par des villages de Cosaques (ceux du Don et les Cosaques zaporogues). Ses premières mines de charbon ont été exploitées à compter de 1820. Puis les mines de charbon ont été exploité d’une manière industrielle à compter de 1869, quand un gallois a reçu la concession de mines de charbon à proximité de la cité naissance qui était jusqu’alors le village d’Aleksandrovka. Ce Gallois se nommait Hughes, on rebaptisa la cité Iouzovka, la ville d’Hugues. Puis diverses usines s’installèrent en ce lieu, dont une usine métallurgique et une fonderie de fonte. Au début du XXe, dans les années de la Première guerre mondiale, apparurent des usines de transformation du coke et une usine de transformation de l’azote. En 1924, la ville fut a nouveau débaptisée pour se nommer Stalino. Probablement en l’honneur de Staline mais aussi en rapport avec ses activités industrielles, puisque « stal » en russe est le nom de l’acier. En 1961, suite à la déstalinisation des noms de villes, elle est devenu Donetsk, un nom neutre et lié à la nature, puisqu’elle a le nom du fleuve qui baigne une partie du bassin du Donbass (quasi pléonasme puisque Donbass signifie : bassin du Don) : le / la Donets, affluent droit du Don. Les principales villes ukrainiennes, liées à la guerre présente, qui sont baignées par le Donets sont Izioum, Lyssytchansk, Sievierodonetsk et Roubijné.
4 – Dans un précédent article, j’ai écrit que « le nom de la ville de Severodonetsk a peut être un rapport avec sa localisation : au Nord (север/северу, sévér, sévérou, en russe) » ; mais contrairement à ce que j’ai ajouté, cela n’a peut-être rien à voir avec le fait que la ville se trouve sur la rive gauche du Donets, donc au Nord du fleuve. Puisque le nom complet du Donets est Severski Donets. Où l’on retrouve la racine « sever », Nord.
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État du front ces jours derniers
Dans le Donbass :

On est ici dans la zone frontière entre l’oblast de Lougansk /Louhansk au Nord-Est et l’oblast de Donetsk au Sud-Ouest (les lignes de séparation entre les oblasti sont en pointillé rouge sur la carte). Les cités de Met’olkine et Voronove sont les dernières qui ont été prises. Au Nord-Ouest de Lyman, les Russes progressent de chaque côté d’une tête de pont ukrainienne correspondant à un méandre du Donets, qui risque de se retrouver isolée. Juste au Nord de ce méandre se trouve le secteur de Sviatogorsk que j’ai déjà évoqué dans les articles des 3, 11 et 16 courant.
Après Roubijnié prise, cela a entraîné un repli des Ukrainiens vers Severodonetsk. Severodonetsk étant en voie d’être entièrement prise, l’armée de libération devra s’attaquer à un très gros morceau : on ne sait pas combien il y a de soldats à Lissitchansk. 10.000, 15.000 ? Il se pourrait que des renforts arrivent. Ou plus exactement : arrivent encore. Armée régulière, bataillons bandéristes du moins de ce qu’il en reste, mercenaires et légionnaires ukrainiens.
Et c’est même ce qui semble attendu (voir par ailleurs les articles de E. Castel), mais parmi ces réserves, ces nouveaux venus pourraient se trouver des jeunes recrues inexpérimentées et chair à canon toute désignée.
De plus cette dernière ville est située sur un plateau qui plonge sur la cité de Severodonetsk. L’artillerie ukrainienne aura tout loisir de se déchaîner sur tous ceux qui essayeront de franchir la Donetsk, ce qui ne peut se faire maintenant que par des pontons puisque les trois ponts de la ville sont devenus hors d’usage.
La prise de Lissitchank pourrait prendre alors des semaines. Et c’est là que la percée au niveau de Popasna a une importance considérable pour la suite des opérations, pour la progression des troupes alliées et plus encore l’encerclement de Lissitchank qui avec son lot d’usines, de grosses usines, refera sans doute encore le coup d’Azovstal et d’Azot.
De l’importance également de la prise de Zoloté/Zolotoé/Zolotoyé qui est en train de se faire en ce moment, comme dit dans un article précédent, et qui permettra aux forces russes et alliées de prendre contrôle d’une centrale hydro-électrique sur le barrage d’une retenue d’eau qui se trouve sur ce secteur ; et qui permettra plus encore d’accentuer la coupure de la route de ravitaillement principal vers Lissitchansk, coupure entamée depuis plusieurs jours déjà. La route de Bakhmout à Lissitchansk.
Ce qui imposerait à terme que les Ukrainiens assurent le ravitaillement en armes, munitions, hommes, produits alimentaires par la route de Bakhmout à Sivers’k. Ou par le Nord à partir de Slaviansk. Mais ile ne semble pas assuré qu’il y ait des routes directes et importantes pour cela, ni de lignes de chemin de fer adéquates ou encore utilisables.
Les deux autres gros morceaux, ce qui est dit depuis le début de cette guerre ou presque étant Slaviansk et Kramatorsk. Mais ils seront sans doute abordés après la prise de Lissitchansk. Des endroits comme Bakhmout et alentours, Sivers’k, peut-être aussi Mikolaïvka dont on parle moins, où les effectifs ukrainiens sont (probablement ou de ce qu’on a pu en savoir les semaines passées) beaucoup moins importants, ne sont sans doute pas prioritaires.
Dans la région de Kherson :

Les Russes s’installent progressivement dans le no man’s land séparant les premières lignes russe et ukrainienne au Nord de Kherson, comme du côté de Snihurivka et au Nord-Est de cet endroit. Autre élément à noter : la pointe de terre (zone cerclée, pointillé noir sur la carte) n’est plus occupée par l’armée ukrainienne, si bien que maintenant ce cap se trouve à une dizaine de kilomètres, donc à portée d’artillerie, de la cité sous contrôle ukrainien de Ochakiv. À noter sur la carte, les limans (lido, lidi en italien), ces longues bandes de sable caractéristiques d’une partie des côtes ukrainiennes, et plus ou moins parallèles à ces côtes (sur ce sujet voir les articles du 13 avril, 9 mai, 28 mai).
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Entre chaudron, quasi chaudron, petit chaudron, sac ou nid, il n’est pas toujours évident de s’y retrouver.
S’il est convenu d’appeler « chaudron » tout un secteur terrestre ou une armée, ou une portion d’armée, a suffisamment de place pour se déplacer et manœuvrer, mais avec l’impossibilité d’en sortir sans être obligée de forcer le passage, sans issue de secours ou de corridor de fuite hors de l’artillerie adverse ;
Alors on appellera « quasi chaudron » une même zone qui n’est plus ravitaillée en armes, munitions, renforts et produits alimentaires et autres encore, que très difficilement, par peu de voies terrestres (routes, chemin de fer) aquatiques (fleuves, mer) ou aériennes, ou par des chemins compliqués et sous le feu ennemi.
Si tout se poursuit dans la même logique de progression russe, se pourrait être la situation dans quelques semaines à Lissitchansk qui a pour l’instant un côté fermé, le long de la Donetsk. Et dont on dit, depuis un certain nombre de jours déjà, que sa principale voie d’approvisionnement depuis Soledar / Bakhmout / Artemosk (ou Artemivsk ou Artiomovsk selon les graphies) est coupée ou en voie d’être coupée au niveau de quelques villages situés juste au Nord-Est de Bakhmout. Resterait alors la voie au Nord depuis l’ensemble Kramatorsk/Slaviansk par Siversk/Seversk.
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Église à l’intérieur des mines de sel de Soledar.
Soledar (dont l’un des quartiers se nomme Sol) est une ville de 11.000 habitants qui produit du sel depuis les années 80 du XIXe siècle. Il existe en ces lieux jusqu’à une profondeur de trois cents mètres une très vaste réserve de sel, des mines actives, mais aussi diverses galeries qui peuvent atteindre trente mètres de hauteur, aménagées et décorées, y compris un terrain de sport, pour des visites ou pour servir de salles de soins (entre 14° et 16°) dans le traitement des bronches ou de la peau en particulier. On y pratique également de la spéléologie. « Soledar » signifie : don du sel, ou don de sel (« don » dans le sens : offre, offrande, cadeau, présent). « Sel » se dit « sol’ » (соль) en russe, « sil’ » (сіль) en ukrainien, avec des « l » « normaux » non vélarisés. « Don » (cadeau) se dit « dar » (дар), aussi bien en russe qu’en ukrainien.
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J’ai dans des articles précédents classé la zone de Kramatorsk/Slaviansk dans celle des chaudrons, et celle de Siversk/Seversk dans celle d’un sac ou d’un nid, reprenant ce que d’autres me suggéraient : mais il serait plus juste d’en faire des sortes de forteresses qui sont potentiellement des chaudrons ou mini-chaudrons, car ils réunissent des contingents plus ou moins importants de soldats ukrainiens qui occupent des terrains très équipés défensivement et qui ne chercheront pas à se répandre, mais à résister, comme s’ils avaient déjà perdu la bataille.
Ou plus exactement qui s’attendaient à pouvoir conquérir plus ou moins facilement des forces républicaines faibles en armements et effectifs, mais certainement pas l’armée russe. Ces zones auraient servi de lieu de présence permanente et de retranchement impossible à franchir. Ce qui ne sera pas le cas maintenant vu la puissance de feu de l’artillerie russe et, au moment final, la présence de commandos d’hommes formés à la guérilla de rue, comme les Tchétchènes.
À propos de puissance de feu lorsque l’on voit par exemple, la zone de déploiement très limitée de Sivers’k et son isolement entre les deux gros morceaux Slaviansk / Kramatorsk d’un côté et Severodonetsk / Lissitchansk de l’autre (la fin de l’armée ukrainienne à Severodonetsk se précise un peu plus chaque jour), on peut s’attendre à ce qu’elle finisse en sac, petite zone totalement bloquée, pour ne pas dire en nid, ou pour employer une autre expression en « sac à feu » (« kill zone » en anglais), on pourrait dire encore « nid brûlant », « nid d’enfer », zone de destruction intensive, qui sera inlassablement soumise à un feu d’artillerie dantesque et devra se rendre au final par manque de tout. À la condition que les bunkers (s’il en existe ou existe encore) soient suffisamment résistants.
Couper en deux chaudrons Ouest (Slaviansk/Kramatorsk) et Est (Lissitchansk et ce qui reste de Severodonetsk) se fera très probablement au Nord à partir de la cité de Sivers’k et est en train de s’accomplir, comme déjà dit, au Sud depuis la trouée initiée à partir de Popasnaïa.
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Comme autres exemples de sacs ou de nids on peut reprendre comment s’est présentée la fin de la bataille de Marioupol.

On voit sur la carte ci-dessus la présence de deux sacs et d’un nid. Au centre un chaudron * qui lui-même s’est scindée en trois avec :
— au Nord, une concentration de militaires ukrainiens dans les usines Ilyich et Azovmash. Certains ont essayé de s’en échapper, mais se fut un échec (tués ou prisonniers), les Russes purent également récupérer des éléments étrangers dont un ex haut officier canadien.
— au Sud la fameuse usine Azovstal qui a fini comme vaste nid (nid à rats) avec sortie des civils et reddition de nombreux soldats ukrainiens, dont un bon nombre de bandéristes, ainsi que d’éléments étrangers « officiels » (instructeurs) et « officieux » (mercenaires divers).
— au Sud, autour du port (à gauche), une zone isolée, un nid urbain qui n’a pas tenue très longtemps car sans base de repli ;
— au Nord-Est d’Azovstal, un petit nid urbain qui n’a pas pu tenir longtemps également.
* Le mot que l’on utilise généralement en français est celui de poche. De dimensions très variables. Ainsi en a-t-il été de beaucoup de zones littorales pendant la Seconde guerre mondiale. Avec les poches de Cherbourg, Saint-Malo, Brest, Le Havre, Boulogne-sur-Mer, Calais libérées vers l’été 1944. Puis des poches de Royan et de la Pointe de Grave en avril 1946, et enfin de Dunkerque, Lorient, Saint-Nazaire, La Rochelle et des îles anglo-normandes, libérées en mai 1945.
Tandis que les gens qui avaient fini par fuir les villes étaient reçus comme des réfugiés à la campagne, les gens qui se trouvaient dans la zone de la poche étaient dénommés : empochés. Mes parents qui avaient quitté une ville maritime ouvrière pour se réfugier plus à l’Est à la campagne — à Notre-Dame des-Landes pour ne pas nommer ce village qui a connu ces dernières années son moment de célébrité — auprès de la famille de mon père, durent se faire accepter en tant que « r’fugieux » ; un dicton local disait : « Les vents d’Ouest n’apportent que du mauvais temps et des mauvaises gens ! » (« des mauvaises gentes », en bon français, du moins en latin francisé) Pour le mauvais temps, ce n’est pas faux, c’est le vent dominant, de « norouêt » qui amène la pluie, de « surouêt » qui amène la tempête.
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Notules diverses
I — Retour sur la destruction du navire-amiral russe le Moskva — Extrait de l’article : 50eme Jour de l’Opération spéciale russe. Les choses deviennent-elles plus claires ?
Source : The Saker’s Blog du 15 avril 2022 ; traduction publiée le 16 avril 16 2022, par Wayan (https://lesakerfrancophone.fr/50eme-jour-de-loperation-speciale-russe-les-choses-deviennent-elles-plus-claires)
Le Moskva a été touché par quelque chose à environ 50 km au sud de l’île des Serpents, ce qui signifie qu’il surveillait probablement aussi les mouvements des navires en provenance ou à destination de la Roumanie. Franchement, ce n’est pas une tâche pour un croiseur à missiles guidés.
Aparté : Quant à la cause réelle de l’explosion, je pense qu’il s’agit d’une mine ukrainienne détachée par la récente tempête et dérivant vers le sud, que les Russes n’ont pas détectée. Cela expliquerait la brèche dans la coque du Moskva, qui a ensuite pris l’eau et coulé alors qu’il était remorqué. Je ne crois toujours pas à la version des « 2 Neptunes ukrainiens », ne serait-ce que parce que le Moskva avait de très solides défenses aériennes et que le mauvais temps rend le déminage très difficile. Mais nous ne le saurons probablement jamais avec certitude, à moins que les membres de l’équipage ne révèlent ce qui s’est réellement passé.
(jpf) On nous dit que l’Otan et les anglais en particulier pourraient y être pour quelque chose, depuis le port d’Odessa. Avec l’aide bien évidemment de satellites.
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II — J’ai déjà évoqué le rôle joué par les oligarques en Ukraine, je voudrais redire ici que ces personnages ont su jouer des uns contre les autres lors des élections depuis « l’indépendance » de l’Ukraine. Dans la série d’articles que Thierry Meyssan consacre à l’Ukraine sur Voltairenet.org il écrit à un moment (article treize) : « Progressivement toute la vie politique et économique fut contrôlée par le président Ianoukovytch via sa formation politique, le Parti des régions. Cinq oligarques furent exclus du système. Ils ne tardèrent pas à s’allier avec les straussiens et les bandéristes pour reprendre le pouvoir. »
Quand Meyssan parle des straussiens, il fait référence à un groupe d’élèves « tous juifs, mais absolument pas représentatifs ni des juifs états-uniens, ni des communautés juives dans le monde » que le professeur de philosophie germano-étasunien Leo Strauss aurait formés à une théorie assez simple finalement : le meilleur moyen de ne pas être victime d’une politique anti-juive, c’est de développer une forme de dictature juive en s’infiltrant dans les instances dirigeantes de l’empire nord-américain. « Enfin, il leur enseignait la discrétion et faisait l’éloge du « noble mensonge ». » précise encore Meyssan.
C’est ainsi qu’on retrouve aujourd’hui encore ces éléments ou leurs continuateurs parmi les pires éléments mondialistes, les néo-conservateurs maladivement « faucons », bien présents en particulier dans les « hautes sphères » « démocrates » ou à l’occasion dans les milieux gauchistes (trotskistes) nord-américains.
Il n’y a dans ce milieu aucune espèce de morale, l’important étant de pousser au mieux les divisions au sein des diverses sociétés du monde pour entretenir le chaos et donc tenir le monde ainsi, et en tirer profit (de pouvoir et de finance) dans un esprit ultra-libéral.
Le vieux « diviser pour régner » et sans aucun état d’âme. Ce n’est finalement qu’une manière d’entretenir et développer, le temps nécessaire, la chienlit et au final à détruire les économies nationales, les peuples, les pays, par le soutien à toute entité quelle qu’elle soit à la condition qu’elle présente le plus de marques possibles d’une idéologie rétrograde, totalitaire, réactionnaire, anti-démocratique qui soit. Ce qui n’est pas neuf mais une pratique qui remonte au moins au début du XXe siècle dans la politique étrangère et les pratiques géo-politiques nord-américaines (voir ce qui s’est passé déjà lors des deux premières guerres mondiales lorsque la diplomatie et la finance anglo-saxonnes sont intervenues dans la Révolution bolchevique, l’aide au nazisme, l’aide au soviétisme, le sionisme…) La seule différence étant que des éléments juifs ont désiré être partie prenante du programme mondialiste de l’empire. Sans aucun idéalisme, et d’une manière totalement pragmatique.
Cf. l’article de Thierry Meyssan : Vladimir Poutine déclare la guerre aux Straussiens — https://www.voltairenet.org/article215852.html.
Ce qui n’est finalement pas plus étonnant que l’attitude d’une partie des Juifs russes au moment de la révolution, puis la place occupée par ces derniers au sein des instances de la dictature soviétique. Alors, aujourd’hui pourquoi pas une action commune avec les bandéristes. Il y a du vice accompli chez certains Juifs, ou reconnu comme tels, à soutenir des éléments bandéristes anti-juifs. Mais la chose importante est que ces anti-juifs sont plus encore des ennemis jurés des Russes. Et ce n’est pas une élucubration de l’écrire quand on voit la manière d’agir d’un Zelensky qui est Juif lui-même.
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III — D’ailleurs voici une réflexion de Nietzsche qui semble être assez à propos en ce contexte : « Or les juifs sont la race la plus énergique qu’il y ait dans l’Europe actuelle ; ils savent tirer parti des pires conditions et ils le doivent à l’une de ces vertus dont on voudrait aujourd’hui faire des vices ; ils le doivent surtout à une foi robuste qui n’a pas de raison de rougir devant les idées modernes ; ils se transforment, quand ils se transforment, comme l’empire russe conquiert : la Russie étend ses conquêtes en empire qui a du temps devant lui et qui ne date pas d’hier, — eux se transforment suivant la maxime : « Aussi lentement que possible ! » Le penseur que l’avenir de l’Europe préoccupe doit compter avec les Juifs et les Russes comme avec les facteurs les plus certains et les plus probables du jeu et du conflit des forces.» (Par-delà le Bien et le Mal, § 251).
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IV — Réflexion d’un quidam sur Internet : « Ben oui, c’est le « Lebensraum » [espace vital] des USA qui soigne la faillite de leur État, en imprimant du dollar au kilomètre ; mais pour faire fonctionner la martingale, il faut adosser le dollar au contrôle de la production de matières premières. Contrôler des territoires qui produisent toutes les matières premières, essentielles à une économie moderne, serait ainsi la solution. Donc n’en doutez pas, les Anglo-saxons et leur aristocratie khazare, se battront contre la Russie jusqu’au dernier ukrainien, et jusqu’au dernier euro du dernier européen…
L’Occident décadent est foutu, on ne peut rien construire de durable, sur le mensonge, le vol, le meurtre et l’abrutissement de la masse.»
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V — Il y a plusieurs couches dans le feuilleté que nous sert l’otan. Qui n’est pas sans rapport avec l’histoire de chaque pays, sa situation géographique, sa place au sein des divers groupes de langues européennes. Et sur les formes différentes de nationalismes (dits ou non-dits) ou mondialismes (si l’on peut dire, les nuances, les visées lointaines) de chaque pays. Dans les « élites » mais aussi dans les populations.
On voit chaque jour que ladite Union Européenne se clive de plus en plus en plusieurs morceaux plus ou moins nets.
On voit des petits pays crétins comme la Lituanie bloquer le commerce entre la région russe de Kaliningrad et la Russie via la Biélorussie, pays allié étroitement à la Russie.
On voit la Pologne participer activement à l’œuvre de destruction kiévienne de l’Ukraine (aide militaire pour l’envoi d’armes et de munitions, dont aussi un bon contingent de mercenaires) ne cachant pas son désir de récupérer des territoires ukrainiens perdus au moment de la Seconde Guerre mondiale.
Autrement dit la Galicie ukrainienne au sens large, région où se trouvent des minorités polonophones, mais aussi le cœur même du bandériste qui, pendant la Seconde guerre mondiale, s’est fait la spécialité de terroriser, tuer, assassiner tout ce qui n’était pas ukrainien dans la région, ou même pas suffisamment ukrainien à son goût ; et dont on voit que l’idéologie est encore pleinement active, même si elle est actuellement tournée plus contre les Russes que contre les autres entités humaines.
Tout y est passé à divers moments de la Guerre : Polonais (la Galicie était polonaise et Lviv était alors une ville encore largement polonaise), Hongrois, Roumains, Ruthènes (trois minorités du Sud de la Galicie), Allemands (les envahisseurs, et ceci même après qu’une partie des bandéristes et assimilés eut « travaillée » avec la Gestapo, avant- guerre), Russes et autres ethnies de l’Armée Rouge, Juifs (les « petits Juifs » les plus intégrés), Tziganes… Sans oublier les Ukrainiens « normaux » et non fanatiques dont nombre furent trucidés, car pas assez et pas bons Ukrainiens ! Comme aujourd’hui en fait.
Je ne vais pas développer ici une analyse pays par pays, mais on peut retenir l’attitude ferme (du moins pour l’instant) de la Hongrie pays qui a toujours défendu son originalité linguistique et ethnique avec force y compris même dans les extrêmes, mais ce n’est pas le sujet ici.
On peut constater que parmi les plus acharnés à en découdre se trouvent tous les pays les plus proches du monde anglo-saxon par la langue ou la religion (du moins dans la tradition). Pour généraliser on pourrait dire que cela réunit le monde anglophone ou largement anglophonisé, doublé du monde de la tradition protestante luthérienne (qui révèle moins une forme de religion qu’une configuration de pensée, une mentalité). On peut mettre dans cet ensemble le monde germano-scandinave. On pourrait dire également l’Europe du Nord.
Mais au-delà de ce rapprochement apparent, il n’est sans doute pas faux de dire, à la suite de certains, que l’Europe en soi est le véritable ennemi des Anglo-saxons, et qu’actuellement la Russie n’est que l’outil pour parvenir à ses fins…
Dans cette destinée sordide, les pays du Sud et les pays latins en particulier (ou disons le monde gréco-latin) sont à la traîne, pour ne pas dire à la ramasse. À la ramasse financière, à la ramasse économique, à la ramasse culturelle, et même à la ramasse militaire. À la ramasse civilisationnelle. Et pour certains, colons déjà en très grande partie déchus et virés immigrationnistes.
Dans l’axe Washington, Londres, Bruxelles, le troisième, celui de l’Union Européenne, ne compte que pour du beurre. Il en va de même de l’axe Berlin, Paris, Rome, des débuts de la CEE, ou Paris et Rome font figures de soumis et de perdants.
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VI — Se rappeler que le Defense Lend-Lease Act, loi prêt-bail de défense en faveur de l’Ukraine a été introduit au Sénat étatsunien en date du 19 janvier 2022 : tandis que l’acte fondateur de l’intervention russe (reconnaissance des deux républiques du Donbass) ne date que du 22 février 2022 (22/2/2022).
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Zbigniew Brzeziński (1928-2017) politologue américain d’origine polonaise, conseiller à la sécurité nationale du président des États-Unis Jimmy Carter, de 1977 à 1981, a dit en 1977 : « Il faut encercler la Russie pour la séparer de l’Europe et de la Chine, la vider de ses matières premières et pour ce faire construire une ceinture de guerres et de feu tout autour du monde. »
Et cela fait, fort heureusement, quarante-cinq ans que cela ne fonctionne pas. Même si un temps, juste après la chute de l’URSS, avec Ieltsine, l’alcoolo, tout sembla possible en ce domaine.
On peut remarquer que, chez les Étatsuniens en particulier, parmi les pires ennemis des Européens — tout ça sur un fond d’anti-soviétisme devenu totalement inactuel — se trouvent des gens d’origine européenne. Un exemple bien connu est cette infecte Madeleine Albright (1937-1922) qui a tenu des propos répugnants sur les Serbes et aussi les Irakiens, et d’autres encore.
De fait, l’anti-Russisme s’est longtemps caché derrière l’anti-soviétisme. La meilleure preuve en est que la Chine est devenue fréquentable le jour où le PCC n’a pas disparu mais s’est tout simplement ouvert, pour ne pas dire converti au capitalisme dit libéral. La forme politique importe peu, seule compte la forme économique pour les dirigeants des États-Unis (fort affaiblis en ce moment et pour longtemps j’espère, pour notre bonheur à nous aussi!). Eux seuls ont le droit au protectionnisme et toute autre forme de gestion étatique de tout autre pays est pour eux intolérable. Cf. Le Venezuela par exemple.
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Retour sur un fait militaire passé :
Mer Noire : l’Ukraine et l’OTAN ont perdu
la bataille de l’île aux Serpents contre la Russie
très large extrait de l’article du mercredi 11 mai 2022 de Karine Bechet-Golovko
Source : http://russiepolitics.blogspot.com/2022/05/mer-noire-lukraine-et-lotan-perdent-la.html

L’île aux Serpents, ou île de Zmeiny, est un caillou de quelques kilomètres carré situé en mer Noire, non loin de la Roumanie, où se trouvaient les gardes-frontières ukrainiens au début du conflit, qui furent délogés par l’armée russe sans aucune difficulté. Depuis tenue par la Russie, cette île stratégique, qui devait être reprise par les Ukrainiens pour le 9 mai sur ordre des Britanniques, a conduit à une défaite significative de l’OTAN dans cette bataille – l’armée ukrainienne et la technologie otanienne y ont été écrasées par l’armée russe.
L’île aux Serpents est considérée comme stratégique en raison de sa situation : proche de la Roumanie, à portée de tir de l’Ukraine, si elle a été prise sans combats particuliers au début du conflit, malgré Zelensky qui décorait post-mortem des soldats ukrainiens s’étant simplement rendus, l’OTAN voulait reprendre ce bout de terre.
Les Britanniques ont donc donné l’ordre à Zelensky de lancer cette opération, qui a transmis l’ordre malgré l’opposition de son état-major, qui n’y voyait pas de perspectives – et qui avait raison. Mais les autorités locales, sur des questions aussi importantes, n’ont pas leur mot à dire face aux autorités de tutelle, personne ne leur a demandé leur avis, les armes fournies doivent être utilisées comme les commanditaires le veulent.
Et les médias occidentaux sont eux aussi partis à l’attaque, des navires russes auraient été coulés, les drones turcs, pardon ukrainiens attaquent l’armée russe et mènent la terreur, CNews nous fournit une belle page de propagande, à la suite de laquelle on attend la victoire triomphante de l’Ukraine […] Nous avons également eu droit à la Russie harcelée, qui semble devoir tomber rapidement […]
Et pour finir cet article, la déclaration des Ukrainiens prévoyant que la Russie allait fêter le 9 mai avec cette île au fond de la mer … Or, depuis, rien, pas une information mise en avant. Et pour cause, l’armée ukrainienne et l’armement de l’OTAN sont au fond de la mer Noire, ils ont perdu la bataille de l’île aux Serpents.
Selon le rapport du ministère russe de la Défense, l’Ukraine a perdu environ 50 hommes, 30 drones de combats, 3 bombardiers SU-24, 1 chasseur SU-27, 10 hélicoptères dont des MI-8 et MI-24 (en plus des 6, qui ont été détruits directement à Odessa), 3 navires d’assaut amphibie avec les groupes d’assaut.
Bref, c’est une catastrophe pour l’Ukraine … et une gifle pour l’OTAN. Cette « aventure », pour reprendre le terme justement employé par le ministère russe de la Défense au sujet de cette bataille, est très significative : significative de l’absence totale de respect de la vie humaine des soldats ukrainiens pour ces curateurs de l’OTAN, significative de la dimension « show » de cette guerre pour les donneurs d’ordre et de fonds, qui suivent leur calendrier politique. Ils sont manifestement prêts à utiliser l’Ukraine jusqu’à sa dernière goutte de sang, et c’est bien avec le sang de ses compatriotes que Zelensky paie les armes et les fonds qui lui sont attribués.
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Source : lecridespeuples.fr du 18 juin 2022
Interview de Sergueï Lavrov, Ministre des Affaires étrangères de la Fédération de Russie, à l’agence de presse TASS, Saint-Pétersbourg, 16 juin 2022.
Source : Ministère des Affaires étrangères de la Fédération de Russie
Question: Je voudrais commencer par le dossier ukrainien. Quelle voie la Russie voit-elle vers un règlement ? Qu’en est-il des négociations ? Est-il possible de dire que, pour diverses raisons, ni Kiev ni la Russie n’ont besoin de ces négociations ?
Réponse: La Russie voit le règlement comme le Président Vladimir Poutine l’a expliqué à plusieurs reprises. Nous défendons le Donbass. Nous avons été contraints de reconnaître l’indépendance de la République populaire de Donetsk (RPD) et de la République populaire de Lougansk (RPL). Au cours des huit dernières années, après le coup d’État en Ukraine, après que nous ayons arrêté le conflit sanglant, signé les Accords de Minsk [en présence de l’Allemagne et de la France] et approuvé ceux-ci au Conseil de sécurité de l’ONU, pendant toutes ces longues années, le régime de Kiev et l’Occident qui le supervise refusaient catégoriquement d’accomplir ces accords, et nous n’avions pas d’autre choix que de reconnaître l’indépendance de la RPD et de la RPL.
Nous défendrons leur indépendance sur le territoire où un référendum a été organisé en 2014. Ce processus se déroule, bien sûr, non sans difficulté. La résistance des néonazis, élevés au fil des ans à Kiev avec l’aide d’instructeurs occidentaux, est vraiment féroce. Beaucoup d’entre eux utilisent toutes sortes de stupéfiants qui les privent complètement de la peur. Néanmoins, je suis convaincu que l’opération se développe au rythme nécessaire pour sauver au maximum la population et minimiser les risques pour les civils vivant sur ces territoires. Le Président russe Vladimir Poutine l’a évoqué à plusieurs reprises dans ses discours, et je l’ai dit plusieurs fois.
Peu de temps après le début de l’opération militaire spéciale, Vladimir Zelenski a proposé d’entamer des négociations. Nous avons immédiatement répondu. À un moment donné, fin mars 2022, ces négociations (lorsqu’il y a eu une réunion à Istanbul) ont abouti à un résultat qui nous a donné à tous de l’espoir. Pour la première fois, la partie ukrainienne a mis sur papier une position qui nous convenait comme une base pour commencer le travail. Quelques jours plus tard, ils l’ont abandonnée. Entre ces événements, il y a eu une provocation à Boutcha, dont l’Occident ne veut maintenant même plus discuter, bien que de nombreux faits aient déjà été révélés prouvant qu’il y avait une mise en scène complètement hypocrite et cynique. Et depuis la mi-avril de cette année, la partie ukrainienne ne répond pas aux propositions que nous lui avons transmises sur la base de ses propres initiatives. Silence absolu.
Il s’agit maintenant d’organiser la vie sur les territoires libérés. Vous voyez la réaction des habitants de ces territoires (en RPD, en RPL, dans la région de Kherson, à [de] Zaporojie, et sur d’autres territoires de l’Ukraine). Les gens veulent reprendre une vie paisible sans éprouver constamment la peur des néonazis qui les intimidaient depuis toutes ces longues années. Ils détermineront eux-mêmes comment ils vont vivre. Si la partie ukrainienne montre qu’elle comprend la nécessité de conclure certains accords, nous y sommes prêts. Mais ils ne l’ont pas montré.
Question: Le Conseil de sécurité de la Russie a déclaré à plusieurs reprises que la Pologne engageait des actions pour exploiter le territoire ukrainien. Quels faits avons-nous ? La Hongrie et la Roumanie pourront-elles participer à ce partage?
Réponse: Le passeport polonais était valable pendant de nombreuses années en Ukraine et dans un certain nombre d’autres anciennes républiques soviétiques. La Pologne annonce qu’elle est prête à lancer une opération de maintien de la paix dans l’ouest de l’Ukraine. Lors de la visite du Président polonais Andrzej Duda, l’Ukraine a adopté « en fanfare » une décision de la Rada (parlement ukrainien) mettant au pied d’égalité les Polonais et les Ukrainiens dans tous leurs droits, à l’exception du droit de vote. Personne ne considère cela comme honteux. Toutes ces années, l’Occident réagissait avec hystérie au fait que nous ayons décidé de délivrer des passeports russes aux résidents du Donbass. L’Occident faisait une crise de colère et n’a pas mentionné en un mot que cette pratique était utilisée depuis longtemps par la Pologne et la Roumanie.
Dans la région de Tchernovtsy en Ukraine, plus de la moitié des habitants ont la nationalité roumaine. la Roumanie y met en œuvre et finance des programmes de développement des liaisons transfrontalières. À peu près la même chose que nous avons faite lorsque nous espérions encore la mise en œuvre des Accords de Minsk[-II], en développant des liens économiques avec le Donbass étant donné que Kiev avait déclaré un blocus économique total, de transport et autre contre ces deux républiques. La Roumanie le fait depuis longtemps. Elle développe des contacts sociaux. Personne n’en parle de manière négative. Cela est considéré dans l’ordre des choses, parce que ce sont des membres de l’OTAN, des gens respectables. Tout leur est permis. Ils ont leurs propres règles. En ce qui concerne la Hongrie, je sais qu’en Transcarpatie, dans les régions où vivent les Hongrois, ils ont leur propre langue, ils l’enseignent. La Hongrie, en tant que pays qui considère ces gens comme ses compatriotes, les soutient, aide à dispenser un enseignement en langue hongroise.
Si le régime ukrainien n’avait pas lancé une attaque frontale contre les Russes et «en catimini» n’avait pas tenté d’interdire la langue hongroise et la langue roumaine (lorsque les Ukrainiens ont adopté la loi sur la langue d’État qui stipulait que seule la langue ukrainienne pourrait être utilisée non seulement dans les affaires officielles entre les citoyens et les États, mais aussi dans la vie quotidienne), mais simplement avait accompli les Accords de Minsk, dont le sens principal est un statut spécial, et il est basé sur le droit à la langue natale, rien ne se serait passé. Nous serions prêts à développer des relations dans le cadre de la mise en œuvre des Accords de Minsk. Ils l’ont également refusé. Je ne peux donc pas imaginer aujourd’hui le sort de cette Ukraine, compte tenu de la politique menée par ce régime ouvertement néonazi.

Voici à quoi pourrait ressembler l’État-croupion d’Ukraine si l’Orient russophone et russophile était annexé [et le Sud] par la Russie et l’Occident par la Pologne. Cette carte circule depuis 2014.
Question: Quand et où aura lieu le tribunal international des membres des formations militaires ukrainiennes ? Dans le Donbass, probablement, ils ont déjà annoncé de manière rhétorique la participation possible de l’UE et des États-Unis. Que pensez-vous de cela ?
Réponse: Il s’agit d’une initiative des Républiques populaires de Donetsk et Lougansk. Autant que je sache, ils mènent des activités pour préparer ce processus et recueillent des informations. Ils ont envoyé des propositions de coopération aux structures compétentes de la Fédération de Russie et d’autres États. Ils ont invité l’Union européenne et les États-Unis à coopérer. Je suis convaincu qu’avec nos amis du Donbass nous n’avons rien à cacher. Voyons quelle sera la réaction. Nous n’avons aucun doute qu’il y aura certainement des experts étrangers.
Nous sommes prêts à mener toutes nos actions politiques en toute transparence pour clarifier certains événements. Des faits terribles ont été révélés sur l’activité biologique militaire dans laquelle les Américains étaient engagés en Ukraine, et pas seulement les Américains, mais aussi les Allemands. Trois dizaines de laboratoires dans 15 villes d’Ukraine étaient à un stade très avancé dans le développement d’agents pathogènes extrêmement dangereux et préparaient des expériences sur des personnes. Notre Douma (chambre basse du parlement russe) et le Conseil de la Fédération (chambre haute) ont créé une commission spéciale qui enquêtera sur ces faits. Nous avons invité des représentants américains à venir sur place et à participer à ces auditions, d’autant plus que la sous-secrétaire d’État Victoria Nuland, s’exprimant lors des auditions au Sénat américain, a déclaré que ces laboratoires contenaient des informations qu’ « il valait mieux ne pas donner aux Russes ». Nous pensons qu’une discussion franche s’impose. De la même manière, nous seront ouverts dans le cadre de la préparation du procès, du tribunal spécial pour les crimes de guerre en Ukraine.
Question: Vous êtes bien sûr au courant du projet Horloge de l’apocalypse. Une question simple et en même temps difficile: quelle heure est-il maintenant à Moscou, et quelle heure est-il à Washington ?
Réponse: Vous savez, maintenant je ne suis plus le projet. À un moment donné, il était minuit moins sept. Je ne sais pas où est l’aiguille actuellement [elle est à minuit moins cent secondes].
Mais si nous parlons de Moscou, alors nous sommes le principal initiateur des déclarations faites lors des sommets de la Russie et des États-Unis et qui ont été faites au nom des dirigeants des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, selon lesquelles il ne peut y avoir de gagnant dans une guerre nucléaire, elle ne devrait donc jamais être déclenchée. C’est notre position. Nous nous y tenons fermement.
Source : https://brunobertez.com/2022/06/16/ukraine-dire-la-verite-et-dire-ce-que-lon-voit-est-un-crime/
16 juin 2022
Le gouvernement allemand a ouvert une procédure pénale contre Alina Lipp, une journaliste allemande indépendante vivant à Donetsk, pour avoir rapporté que les habitants du Donbass soutenaient l’opération spéciale russe et que l’Ukraine tuait des habitants du Donbass depuis plusieurs années
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Je m’appelle Alina Lipp, je suis une journaliste allemande indépendante vivant à Donetsk.
Je vis ici depuis six mois maintenant, racontant aux Allemands ce qui se passe dans la région du Donbass et en Ukraine, et c’est pour cela que les autorités allemandes ont commencé à me poursuivre.
Ils ont d’abord supprimé mon matériel Internet, puis ils ont bloqué mon compte bancaire, bloqué le compte bancaire de mon père, et hier j’ai reçu cette lettre des autorités allemandes qu’ils ont ouvert une affaire pénale contre moi.
Pour les Allemands, le soutien de l’opération spéciale de la Russie en Ukraine est déjà un acte criminel, pour lequel vous pouvez évidemment écoper de trois ans de prison. Dans leur lettre, ils écrivent que le 24 février, j’ai publié un article sur Telegram disant que la dénazification avait commencé et que les habitants de la région du Donbass soutenaient la Russie et leur décision de lancer cette opération spéciale, et je disais aussi que Les Ukrainiens tuaient les gens ici dans le Donbass depuis plusieurs années déjà.
Ils écrivent également que le 12 mars, j’ai publié une vidéo dans laquelle je disais que l’Ukraine commettait un génocide dans le Donbass.
Ce qui est intéressant, c’est qu’à la fin de leur lettre ils écrivent qu’ils ne vont pas m’inviter à une audience car cela perturberait les investigations.
D’accord, c’est très intéressant, alors ils me persécutent, mais ils ne veulent pas m’écouter.
Ce qui est, soit dit en passant, aussi intéressant [c’est] que sur cette page, il y a un grand Z en haut, et le Z est également déjà interdit en Allemagne, car c’est un symbole pour soutenir l’opération spéciale de la Russie, et pour cela, vous devez payer.
Ce qui m’arrive maintenant peut maintenant arriver à tous les journalistes et blogueurs indépendants, et c’est pourquoi je voudrais vous proposer, chers collègues, que nous allons commencer à travailler davantage ensemble pour nous soutenir mutuellement contre la censure en Occident.
Il y a quelques collègues à moi, des collègues internationaux indépendants, nous avons déjà commencé un tel projet, et si cela vous intéresse, vous pouvez m’écrire, et nous allons travailler ensemble. que nous allons commencer à travailler davantage ensemble pour nous soutenir mutuellement contre la censure en Occident.
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Ce qui est à noter est que le pays qui pourchasse Alina Lipp a pour actuel gouvernement, une « union de la gauche » dont ses membres sont tous hystériquement « anti-fascistes », du moins en théorie. Constitué de sociaux-démocrates, d’« écologistes » et de dits libéraux.
Une cohorte de traîtres et de vendus dont les plus incroyables sont sans doute les « écolos » qui au nom d’une idéologie anti-russe totalement irrationnelle réclame à cor et à cri, et cela va se faire, la réouverture des centrales thermiques à charbon pour ne pas utiliser de gaz russe, tout en préconisant le développement des éoliennes non rentables et destructrices des paysages, et réclamant de taxer au maximum l’énergie nucléaire, tout en n’ayant rien à dire sur d’autres sources d’énergie réellement alternatives.
Ce sont les mêmes (en France comme en Allemagne) qui ont poussé l’Union Européenne à interdire à terme les voitures à essence et à gazole (sauf les voitures de collection pour la caste) pour les remplacer par des voitures électriques qui vont réclamer des quantités énormes d’électricité et de production de batteries.
Ce sont ces mêmes qui adhèrent sans discussion au grand mythe de la Seconde guerre mondiale, doxa des vainqueurs qu’il est interdit de contester (comme il est mal vu de relativiser notre « libération » par les étatsuniens), tout en venant nous dire que les nationalistes ukrainiens sont de gentils et nobles opposants à la barbarie russe.
Menteurs une fois, menteurs toujours et manipulateurs de l’opinion.
J’ai encore le souvenir parmi des écolos des années 80/90, quand je les fréquentais, de certains qui se posaient déjà la question (plus ou moins sérieusement) de savoir s’il ne faudrait pas imposer un jour (mais cela semblait du domaine de l’utopie) une dictature écologique pour obliger les gens à agir « comme il faut », à marcher droit.
Je voyais ça comme une idée en l’air. Eh bien, je crois que l’on y est. Mais le pire, c’est que ce n’est pas pour un quelconque progrès, mais pour une régression sociale crasse et pour satisfaire à l’idéologie totalitaire et dictatoriale mondialiste !
Je viens d’écrire : « du domaine de l’utopie ». Mais il faut bien se dire que très généralement tout ce qui relève de l’utopie et qui se réalise finit très généralement en cauchemar pour les uns ou pour les autres. Il suffit de voir ce qu’est devenue par exemple l’utopique « dictature du prolétariat » en Russie soviétique ou l’utopique « royaume de Sion » en Palestine occupée.
Mais finalement on a bien fini par comprendre que ces « anti-fascistes » sont en fait les individus à la remorque de l’impérialisme mondialiste occidental pour qui, ceux qui ne sont pas directement d’accord avec eux, sont contre eux. Et qui, en étant contre eux, sont donc la lie de la société, puisque ces « anti-fascistes » patentés sont les phares illustres, l’excellence, la caste de l’élite supérieure de la société.
C’est pourquoi ils sont tout prêt à accorder les notions de Beau, de Bien, de Bon et de Vrai à toutes leurs élucubrations. Et dénier tout aspect humain à ceux qui osent les contester. Ou simplement douter : on a vu ainsi des « écolos » à la ramasse pendant deux ans de covidisme, ne se posant aucune question sur un pseudo-vaccin et réclamant, comme les autres, les discriminations sociales et l’apartheid sanitaire !
C’est pourquoi ils vont vous dire que ce sont les Russes qui génocident les ukrainiens, alors que c’est l’inverse qui s’est passé et se passe encore depuis 2014 ; que les Russes sont des barbares, alors que ce sont les bandéristes qui le sont ouvertement et aux yeux de ceux qui veulent bien voir.
Il y a beaucoup de mensonges éhontés mêlés de croyances chez eux. De croyance en particulier en la supériorité de l’Occident (alors qu’il est en ce moment en train de courir à sa ruine finale). Et y compris en sa supériorité même dans ces domaines les plus inhumains (les plus anglo-saxons qui soient) comme les bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki et les bombes incendiaires sur Dresde. Pour en rester à ces seuls exemples.
Je crois même que ces engeances aux cerveaux nébuleux « écolos » et autres « de gauche » ou « de droite », etc. — et plus généralement tout ce bloc historique présent qui vit sa décrépitude — ont quelques tendances à dégager des idées délétères fort gazolytes.
Dans la foulée de l’embrassade kiévoise de marky et zelenscon, on vient d’apprendre que rien de moins que le Conseiller culturel de l’ambassade (et non pas de l’embrassade) de France à Moscou a été viré de Russie comme un malpropre.
Que lui reproche-t-on ?
Tout simplement que ce haut fonctionnaire du Quai d’Orsay, très grassement payé par les contribuables français, cadre dirigeant de l’ambassade de France, s’il est protégé par un statut d’immunité diplomatique, est par contre tenu a un devoir de neutralité politique.
Ce qui veut dire qu’il est astreint, comme tout diplomate, à respecter la Convention de Vienne du 18 avril 1961 sur les relations diplomatiques, et notamment son article 41.1. qui précise :
«Toutes les personnes qui bénéficient de ces privilèges et immunités [diplomatiques] ont le devoir de respecter les lois et règlements de l’Etat accréditaire. Elles ont également le devoir de ne pas s’immiscer dans les affaires intérieures de cet État».
Or, d’après les autorités russes, le Conseiller culturel de l’ambassade de France à Moscou dispose d’une ligne budgétaire annuelle pour financer des organisations politiques en Russie. Et plus précisément il a «mis en place des schémas de financement occulte en direction d’un média aujourd’hui interdit dans le pays, et de l’association Mémorial, dissoute l’hiver dernier.» Et a agit «d’une manière plutôt effrontée».
La Russie accusait, non sans raison, cette « Association de défense des droits de l’homme » d’être un sous-marin de la CIA. Comme le rappelle un article déjà ancien de Libération (du 27 janvier 2006) Memorial était financée à 100% par l’étranger et citait les fondations : – SOROS, – FORD (faux-nez de la CIA), – BÖHL (services secrets allemands)…
Cf. : https://liberation.fr/planete/2006/0
Mais L’ON ne « remarque » sans doute pas le problème en France où ON livre nos secrets d’État (y compris militaires) et la gestion catastrophique du pays, plus précisément la gestion de notre feuille de route européo-mondialiste, à des entreprises privées très généralement étatsuniennes liées, entre autres, à Big Pharma et à la CIA.
Tout en voyant un intérêt (maffieux) à supprimer notre Corps diplomatique !
Selon les gazettes, après sa défaite électorale, Blanquer bénéficie de la création expresse d’un poste à l’université Assas. « Chez les fachos d’Assas » comme on disait quand j’étais jeune, université qui était alors le repère national du GUD, le Groupe union défense, officine violente très extrême-droitière.
Le président de l’université Panthéon-Assas a été saisi d’une demande «exceptionnelle» : ouvrir un poste sur mesure pour accueillir l’ancien ministre de l’Éducation Nationale Jean-Michel Blanquer, défait aux législatives.
Le vent semble tourner en défaveur de l’impérialisme étatsunien y compris sur ses chasses gardées.
On apprenait le 7 juin qu’Andrés Manuel Lopez Obrador, le président du Mexique, pays principal partenaire des États-Unis en Amérique latine, ne se rendrait pas au Sommet des Amériques à Los Angeles. La raison : l’exclusion de Cuba, du Nicaragua et du Venezuela de cette rencontre, car pour ces trois pays « les États-Unis continuent à avoir des réserves par rapport au manque d’espace démocratique et au respect des droits humains ».
Ce à quoi le président « de gauche nationaliste » (les gazettes) a répliqué par : « Je ne vais pas au sommet, parce qu’on n’invite pas tous les pays de l’Amérique. Je crois en la nécessité de changer la politique qui a été imposée depuis des siècles : l’exclusion », ajoutant qu’il ira voir Biden — avec qui il s’entendrait très bien — en tête-à-tête à la Maison Blanche en juillet prochain. Tout en précisant encore : « Je regrette beaucoup cette situation, mais je n’accepte pas que quiconque se place au-dessus des autres pays. Je n’accepte pas l’hégémonie, ni de la Chine, ni de la Russie, ni d’aucun pays ».
Puis le 11 juin, on a appris que le gouvernement du président nicaraguayen Daniel Ortega autorisait le déploiement de troupes, d’avions et de navires militaires russes au Nicaragua à des fins de formation, de maintien de l’ordre ou d’intervention d’urgence. Un décret officiel autorisant, entre autres, « des missions d’aide humanitaire, de sauvetage et de recherche en cas d’urgence ou de catastrophe naturelle ».
Maria Zakharova, porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères a commenté ainsi cette décision : « Nous parlons d’une procédure de routine – deux fois par an – pour l’adoption d’une loi nicaraguayenne sur l’admission temporaire de personnel militaire étranger sur son territoire afin de développer la coopération dans divers domaines, y compris les réponses humanitaires et d’urgence, la lutte contre le crime organisé et le trafic de drogue« .
Pendant ce temps le Venezuela, mis à mal par toutes les ingérences étatsuniennes (et européistes) et le soutien des gringos aux éléments bourgeois, putschistes, maffieux et suprématistes blancs du pays, ne semble toujours pas avoir promis quelque vente que ce soit de pétrole aux États-Unis (qui en a fait la demande) empire décadent englué dans ses sanctions ou pseudo-sanctions antirusses, et sa production de gaz de schiste de seconde zone. « Tu as mis un embargo sur notre économie, on s’en moque on fait des affaires avec d’autres ».
Pendant ce temps aussi l’Inde a multiplié par six ses achats de pétrole (à bon marché) à la Russie (Inde qui devrait en revendre une partie à la France!) et la Russie est maintenant le premier vendeur de pétrole en Chine.
On apprend également que le développement de l’axe Baltique-Caspienne-Inde-Asie est devenu une priorité en Russie tandis que la Chine est de plus en plus lancée dans ses « routes de la soie ».
Gelé depuis deux ans à cause de la covid, l’inauguration d’un pont routier d’un kilomètre de long entre la ville chinoise de Heibe et la ville russe de Blagovechtchensk au-dessus du fleuve Amour va être suivi dans les mois à venir par l’inauguration d’un pont ferroviaire en vue d’échanges commerciaux entre les deux pays tout à l’Est sibérien. Puis, par la construction d’un téléphérique entre les deux villes.
Il faut savoir que depuis 2009, Blagovechtchensk et Heibe constitue une agglomération transfrontalière avec une gestion administrative rapprochée. Le temps de la lutte entre le maoïsme chinois et le révisionnisme russe est bien révolu.
Source : https://alawata-rebellion.blogspot.com/
pour voir toutes les illustrations et les vidéos, c’est ici :
« Le Bunker », 3ème saison
Erwan Castel article du 19 juin 2022
Sur ce front Nord du Donbass, l’Etat Major a opté pour une stratégie de mouvement fondée sur la sécurisation prioritaire de ses troupes d’assaut qui avancent sur 4 secteurs distincts dans une combinaison tactique du feu de l’artillerie qui permet de détruire l’avantage défensif des ukrainiens et préparer les assauts progressifs des russes et alliés,
- Au Nord, vers Slaviansk
- A l’Est, vers la libération totale de Severodonetsk
- Au Sud Est, vers Zolotoe
- Au Sud, vers Artemosk
De son côté, l’Etat Major ukrainien est arcbouté à trois priorités:
- Maintenir opérationnel un réseau de routes approvisionnant à l’Est de Kramatorsk le bastion de Severodonetsk / Lisichansk.
- Résister le plus longtemps possible à Severodonetsk pour permettre l’arrivée de renforts matériels de l’OTAN et humains ave les brigades en formation,
- Se préparer à la bataille de Slaviansk, au Nord de Kramatorsk dont les défenses sont déjà bombardées par l’artillerie russe.
Dans Severodonetsk, des combats font toujours rage autour de cette usine « Azot » dont l’encerclement final par les forces russes et leurs alliés n’est plus qu’une question d’heures, et si les ukro-atlantistes repliés dans ce Kombinat chimique datant de l’époque soviétique ne profitent pas de l’entr’ouverture existant encore au Sud de leur position pour tenter de rejoindre le reste du bastion situé à Lisichansk (de l’autre côté de la rivière Donets), alors nous assisterons probablement à une répétition du scénario d’Azovstal (entre le 21 avril et le 15 mai) ou plus de 2300 militants des dernières unités ukrainiennes de Marioupol s’étaient fait piéger comme des rats dans les souterrains de l’aciérie.
« Azot », l’usine chimique de Severodonets est certes moins étendue que Azovstal mais elle dispose des mêmes caractéristiques infrastructurelles et humaines :
- Complexe industriel lourd disposant de bâtiments solides et élevés et de souterrains profonds et bétonnés (anciens abris anti-atomiques soviétiques),
- 2000 à 2500 combattants retranchés parmi lesquels de nombreux nationalistes ukrainiens et des mercenaires occidentaux plus nombreux qu’à Marioupol,
- De nombreux civils (entre 200 et 500) toujours bloqués dans l’usine par les forces de Kiev pour servir de bouclier humain contre les tirs et d’otages pour éventuellement s’exfiltrer.
Situation à Severodonetsk au 18 juin 2022

Aujourd’hui l’étau se resserre autour des derniers combattants ukrainiens restés dans Severodonetsk et qui se sont retranchés à l’abri des souterrains de l’usine Azot et de leurs otages civils tandis qu’en surface, la présence des citernes [de produits] chimiques limitent les tirs des forces alliées les encerclant.
Dans toutes leurs batailles urbaines, les forces russes organisent des corridors d’évacuation des civils ainsi que de reddition des unités ukrainiennes encerclées. photo VCG

Après avoir refusé l’évacuation de la totalité des civils qui étaient dans le complexe industriel tes forces ukrainiennes depuis deux jours tentent des négociations pour qu’ils puissent être évacués vers Lisichansk en même temps que leur propre repli militaire vers cette deuxième ville du bastion. Proposition évidemment refusé par l’Etat Major russe qui demande que soient utilisés les corridors humanitaires déjà opérationnels vers la République Populaire de Lougansk, en proposant aux forces ukrainiennes présentes de déposer les armes et se rendre.
Nationalistes ukrainiens du bataillon spécial Karpatka [Carpates ? Un indice sur leur lieu d’origine au Sud de la Galicie bandériste?] dans les sous sols de l’usine « Azot » de Severodonets

Dans un précédent article sur les occidentaux venus se battre pour le « Banderistan » étasunien, j’avais partagé une troisième vidéo de mercenaires étasuniens au combat dans Severodonetsk. Leur effectif exact n’est pas connu mais ont été confirmées des groupes de britanniques, d’étasuniens, de polonais et même de brésiliens appartenant soit à des bataillons spéciaux nationalistes soit à cette « Légion Internationale pour la Défense de l’Ukraine » qui compterait sur l’ensemble du front entre 3 000 et 20. 000 selon les sources extrêmes s’intéressant à elle.
Jordan Gatley, un des mercenaires britanniques
en Ukraine, tué à Severodonetsk le 10 juin 2022.

Dans cet article précédent le tweet d’un mercenaire US dénonce déjà les pertes importantes subies par cette légion internationale et depuis, d’autres témoignages et documents le confirme : « it is a absolutle shit ! »
Autour de la zone industrielle « Azot » de violents combats continuent entre les forces ukrainiennes dont on estime leur effectif entre 2000 et 2500 combattants et les forces russo-républicaines qui progressent en sécurité mètre par mètre. Contrairement à l’aciérie d’Azovstal dont l’immense surface et la rareté de sites chimiques permettaient des bombardements massifs de son périmètre, l’usine Azot est plus insérée dans l’espace résidentiel et surtout dispose de plusieurs cuves de produis chimiques extrêmement dangereux. les forces alliées doivent donc avancer prudemment avec dans certaines zones des appuis feu limités à l’aviation d’attaque au sol seule qui peut garantir des tirs de précision aux rayonnements limités.
Le principal problème pour les forces ukrainiennes de Severodonetsk est que les trois ponts les reliant au bastion ukrainien de Lisichansk ont été détruits et que leur imbrication urbaine avec les forces russes ne permet plus un appui d’artillerie efficace pour leurs défense. Du coup les évacuations sont longues, difficiles par les moyens de fortune organisés sur la rivière Donets et surtout vulnérables car dès que les ukrainiens s’éloignent de la ligne de contact ils se retrouvent sous le feu de l’artillerie russe.
Dans les segments boisés de la rivière Donets, les
Ukrainiens tentent de bricoler des franchissements

Dans les zones résidentielles libérées par les forces alliés, la situation reste très tendue car les Ukrainiens poursuivent leurs bombardements depuis Lissitchansk et le principal travail des forces russes et républicaines sécurisant ses quartiers est d’évacuer la population loin des bombardements, Pendant les 4 derniers jours, plus de 1000 personnes ont pu ainsi être mises en sécurité loin du front.
En périphérie Sud Est de Severodonetsk, le secteur de Meltikone a été entièrement libéré par les forces russes et républicaines qui ont sécurisé la zone jusqu’à l’aéroport de Severodonetsk inclus. Au cours de ces opérations, de nombreux soldats et militants nationalistes ukrainiens ont été fait prisonniers :
Entre Meltikone et l’usine Azot, le 24e bataillon spécial « Aïdar » a été vaincu, laissant sur le terrain de nombreux morts et blessés. Parmi les militants capturés on compte le commandant de « Aïdar » en personne, coupable d’avoir ordonné des exécutions sommaires et des tortures, ainsi que de beaux « spécimens » nationalistes montrant à quel point l’Occident ukro-atlantiste est dégénéré.

Il reste quelques groupes de ce bataillon néo-nazi, encerclées par les forces alliées entre Severodonetsk et la rivière et peut-être d’autres qui ont réussi à rejoindre l’usine « Azot ». Dans tous les cas cette unité a déjà rejoint dans les égouts de l’Histoire le bataillon « Azov » liquidé à Marioupol.
Ici un beau représentant de ces « guerriers de lumière » défendant les valeurs de la démocratie et des droits de l’Homme, capturé à Severodonetsk par les méchants tchétchènes du méchant Kadyrov du méchant Poutine. Mais chut ! : « il n’y a pas de nazi en Ukraine ! ».

Il faut reconnaître que dans les bunkers ukrainiens, hier à Marioupol, aujourd’hui à Severodonetsk, demain à Avdeevka et jusqu’à Kiev, « il y a du lourd » en crétins et criminels !


Et pour finir en fanfare voici pendant la bataille de Severodonetsk l’utilisation d’un poste de tir antichar français « Milan » par….. les forces républicaines de Lougansk qui l’on trouvé dans un dépôt ukrainien capturé. Et les missiles français, que les ukropithèques ont oublié avant d’abandonner leurs positions leur sont aussitôt restitués, avec la méthode russe bien entendu!

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En conclusion :
Je pense que l’Etat Major ukrainien a déjà retiré de Severodonetsk la plupart de ses unités régulières, fortement diminuées par un mois de combats et bombardements et pour certaines, peu motivées pour s’enfermer dans un nouveau bunker fatal, et qu’il réorganise la défense de ce bastion à l’Est de Kramatorsk à partir de Lisichansk Seuls sont restés dans Severodonetsk des têtes brûlées, nationalistes des bataillons « Aïdar » « Karpatka » and Co ainsi que des mercenaires étrangers comme les anglo-américains, les géorgiens et autres aventuriers se jouant des films jusqu’à leurs civières.
Cependant, si les approvisionnements logistiques à l’Ouest de ce secteur sont maintenus ouverts suffisamment longtemps, il n’est pas exclu que l’armée ukrainienne qui a déjà concentré plus de 100. 000 hommes sur ce front Nord du Donbass décide d’y jeter ses dernières forces pour tenter d’y gratter un avantage pour les potentielles négociations diplomatiques (Zelensky a encore le droit de rêver !)
En attendant la démilitarisation et la dénazification de l’Ukraine se poursuit dans le Donbass, contre des ukropithèques enragés et lâches qui préfèrent bombarder des civils que d’affronter les forces russes et alliées puis de se terrer dans des bunkers, comme des rats dans des égouts, pour abandonner lamentablement leurs fantasmes criminels.
Erwan Castel
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PS À propos de Zoloté/Zolotoé/Zolotoyé (la cité qui se trouve dans le coin droit du bas du quadrilatère bleu au centre de la carte, futur chaudron fermé plus ou moins sur trois côtés par l’armée alliée). (voir article du blog du 2 juin)

gutknecht
20 juin 2022 10 h 38 min
11h35 Les forces spéciales tchétchènes « AKHMAT » et les forces alliées ont commencé à libérer la banlieue de la ville de Zolote – Malaya Kamyshevakhi (vidéo)
Malgré cela, nos forces spéciales réussissent à capturer des points stratégiquement importants et à avancer systématiquement.
En même temps, les gars font sortir des civils de la localité, que les sbires nationalistes essaient d’utiliser comme boucliers humains.
Dans un proche avenir, nos forces spéciales débarrasseront complètement Malaya Kamyshevakha et la ville de Zolote des Ukronazis et des mercenaires, assurant ainsi l’avancée des troupes alliées vers Lisichansk.
Pour ce faire, nous disposons de tous les moyens et opportunités nécessaires que nous utilisons avec un maximum d’avantages.
Trouvé en commentaire d’une vidéo dont l’objet était l’abstention des jeunes aux élections. Commentaire qui me semble être à prendre au premier degré. Par un ou une certaine « In love with the Republic of Taiwan » (?!), toujours ce grand courage des anonymes qui se cachent sous un pseudonyme dont ils sont seuls à comprendre le sens :
Le fond du problème : chaque année la société française devient de plus en plus anti-jeunes (- de 35 ans). La cause ? Une part croissante des ressources de la Nation sont détournées vers les vieux, sous forme de prestations de retraite et d’assurance-maladie. Cela fait moins de salaire net pour les actifs, notamment les jeunes, et concentre le patrimoine dans les mains des retraités. Solutions : arrêt du financement public des Ephad, suppression de l’assurance maladie pour les plus de 75 ans, libéralisation totale de l’euthanasie pour les retraités. Il y a trop de retraités.
En voilà de bonnes idées. Et je crois même que c’est déjà en train d’en prendre le chemin depuis la folie covidiste. Meurtres au Rivotril dans les Ehpad, ou au pseudo-vaccin. Effets secondaires catastrophiques cachés au maximum, dont thromboses ou crises cardiaques foudroyantes parmi les vieux mais plus encore parmi les jeunes. Mince alors pour les jeunots aussi !