Suite aux redoutables sanctions suisses contre le groupe Wagner, son patron Evguéni Prigojine a écrit une lettre angoissée au président suisse Alain Berset.
En effet, les soldats de Wagner mangent du fromage « Emmental » produit au Bélarus, et les soldats de Wagner attendent, dans les tranchées, de savoir s’ils peuvent continuer à le manger sans déclencher des sanctions contre le Belarus pour mangeage illégal d’Emmental.
@ukr_leaks_fr
Ainsi va la fRance !
Drôles de gens les fRançais.

Aujourd’hui, on peut constater que ceux qui dormaient depuis le début du covidisme, disons depuis le début de l’année 2020, et qui sans vergogne aucune critiquaient, dénonçaient, contestaient en cœur avec la maffia gouvernementale corrompue, les seules rares personnes lucides, les seuls et rares résistants d’alors, je veux parler desdits « complotistes », « anti-masques », « anti-vaxx », et autres « suspendus » (qui le sont encore !), semblent se réveiller, en s’agitant avec des casseroles en métal et des cuillères en bois.
Je n’ai rien contre, mais il ne faut pas se leurrer, se bercer de trop d’illusions. L’histoire de la retraite n’est finalement qu’un sujet annexe, alors que c’est l’ensemble de la société qui part à vau-l’eau : agriculture, industrie, commerce, services publics, école, monde de la santé, justice, police, armée, etc. Et ne parlons pas du monde de la politique et desdits grands media.
Par les fautes conjuguées de notre asservissement au mondialisme, à l’impérialisme yankee, et de notre vassalisation à l’Union européenne, l’Euro et l’Otan.
J’en veux pour preuve des réflexions quasi pathétiques révélant l’indigence intellectuelle de plus d’un. Comme ce commentaire que je viens de lire sur twitter : « Donc on est des milliards à être vaccinés vraisemblablement pour rien du tout et on va le payer dans les années qui viennent ? C’est le très gros risque, car contrairement à ce qui a été dit par beaucoup de médecins, les effets délétères peuvent apparaître sur plusieurs mois… Voir plus ».
En voilà encore un qui semble découvrir l’eau chaude. Juste deux remarques : « On est des milliards ». Mais moi, je n’en fais pas parti. « Contrairement à ce qui a été dit par beaucoup de médecins ». Oui, par tous les médecins de plateaux-télé ; par mon jeune médecin également (je ne sais pas ce qu’ « on » leur apprend aujourd’hui) que j’ai vu inhabituellement agressif, qui m’a dit que je parlais comme un complotiste (sous-entendu un débile), mais qui surtout augmentait son chiffre d’affaires avec la piquouse, et que je n’ai heureusement pas suivi, car je ne serais peut-être plus là pour en parler ce jour.
Une partie des casserolo-concertistes (« à gauche » et à « l’extrême-gauche » en particulier) nous appelaient il y a quelques mois encore, et pour la seconde fois, à voter pour macron afin de « faire barrage au fascisme ». Vieille romance éculée qui remonte au mitterrandisme. Et comme si macron n’était pas le vrai représentant du totalitarisme contemporain.
Peut-on dire que, pour une part du moins, ce serait maintenant des électeurs déçus ? Pire des électeurs masochistes ?
Le pire est que l’on devinait déjà ce qui allait se passer dans les mois présents. Avec des manifs syndicales que personnellement je qualifierais, au moins en partie, de grotesques après que certains syndicats, qui ne représentent pas grand monde dans le milieu du salariat, mais y tiennent quand même les rênes de la contestation contrôlée, ont (j’avais mis : « aient », mais c’est bien : « ont ») appelé à voter pour macron.
Enfin, je ne suis pas sans constater, comme d’autres personnes, que certains casserolistes convaincus sont sans doute aussi dans leur tête, il suffit d’écouter les uns et les autres, extrémistes compris, des otanistes convaincus et russophobes, soutiens de la barbarie bandériste qui sévit en Ukraine depuis le coup d’État fomenté par l’Otan en 2013.
Donc, oui, il faut casseroler, mais il faut surtout faire partir macron et sa maffia. Et ne pas le remplacer par un nouveau ou une nouvelle macrone.
Et faisons dans la dérision, car ce gouvernement est dérisoire, comme aux plus belles heures des interdits covidistes imbéciles et dictatoriaux.
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De Florian Philippot
Incroyable ! Arrêté préfectoral pour interdire les casseroles là où est Macron, sous le nom de «dispositifs sonores portatifs» !
Et on est en démocratie ??
Il faut désobéir et prendre massivement des casseroles ! Leur arrêté est illégal et le signe d’une panique totale !
La presse mondiale doit savoir qu’il y a maintenant en France des « arrêtés anti-casseroles » !
Ça doit bien rire en Russie et ailleurs !
Quelle crédibilité reste-t-il à ce pouvoir mourant et ridicule pour continuer à faire la leçon au monde entier ?! Aucune !
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De RT France
Pour éviter les nuisances sonores lors de la visite du président Macron à Ganges, la préfecture de l’Hérault a pris un arrêté interdisant les appareils qui font du bruit.
Les gendarmes ont contrôlé les sacs des personnes qui voulaient entrer dans le village et ont confisqué les casseroles, d’après un journaliste de LCI qui était sur place.
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De Mike Borowki
Donc l’État a réquisitionné 600 policiers pour fouiller les gens afin de savoir s’ils ont dans leurs sacs des casseroles. Se rend-on compte de la folie qui se passe actuellement dans ce pays ?
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De François Asselineau
La saisie de casseroles par les services de Darmanin dans l’Hérault, – pour protéger Macron de la foule des manifestants -, fait rire la France entière.
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De Nicolas Dupont-Aignan
Un arrêté préfectoral surréaliste et illégal pour interdire les casseroles à proximité du cortège présidentiel : le ridicule et l’indécence !
Un vrai naufrage pour Macron !
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De Beatrice Rosen
Quand t’en es à interdire des casseroles ou des dispositifs sonores, c’est vraiment que t’es au bout du rouleau.
Ça rappelle les mesures les plus débiles de la crise sanitaire comme le ski sans remontée mécanique, les cafés debout, les plages dynamiques, la liste est longue…
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On a appris et vu qu’à Ganges, au moment du départ du crétin présidentiel, des manifestants bloquaient toutes les sorties de la ville pour l’empêcher de repartir …
Et ici, on n’est pas dans une grande ou petite ville, mais dans un gros village de la « France profonde ». Celle qui a, sans doute encore, le plus de bon sens.

J’ai déjà évoqué ici le site maffieux (on peut maintenant officiellement le dire) « anti-complotiste » et ses deux « dirigeants » : Conspiracy Watch (Vigilance Conspiration ; en english, cela fait tout de suite plus sérieux et plus branché) qui réunit tous les lieux communs de « l’anti-antisémitisme » et de « l’anti-complotisme », qui semblent être tous deux plus ou moins la même chose à leurs yeux.
Les deux comiques de la « Vérité » mondialiste et shoahique, Igounet, la femelle, propagandiste d’État, enfin « prof universitaire » (sic) et le mâle, Reichstadt dénonciateur médiatique imbécile de tout ce qui n’est pas en accord avec les versets de la doxa mondialo-sioniste, les deux comiques donc de ce « truc » affligeant de médiocrité à l’image de ses deux « animateurs » principaux, ont été pris la main dans le sac dans la récente affaire Nullité (schiàppa).
Ô, pour une broutille : 60.000 euros. Enfin, de quoi vivre pour Reichstadt. Igounet étant déjà payée par ailleurs, pour bons et loyaux services anti-historiques, en tant que fonctionnaire d’État, chargée de dire l’Histoire à sa manière… très contestable.
Ce qui est rigolo, est qu’un autre site également spécialisé dans la délation de tout ce qui n’est pas conforme, Spicee (Épicé, in english, itou), d’un sans doute moins connu Huchon, « réalisateur », a reçu également finance publique pour défendre lui aussi la mémoire de Samuel Paty.
Une autre officine, encore, dont on aimerait savoir en quoi elle a quelque chose à voir avec Samuel Paty elle aussi, si ce n’est peut-être le prénom du pauvre niaiseux de « je suis charlie » décapité, la Licra a également reçu 95.000 euros dans ce même cadre ; secte de la bien-pensance intolérante et grotesque, qui par ailleurs a déjà reçu 400.000 euros par le gouvernement l’année dernière.
Là, on peut dire qu’on est « au cœur du complot » (je précise quel est le complot, c’est le complot des « complotistes »), pour reprendre le titre du livre du même Reichstadt dont la une de couverture semble définir, point par point, sa propre critique, puisqu’on y lit :
« On ne peut pas vous faire taire, on ne peut pas vous tuer, alors on essaie de vous anéantir symboliquement. Cela passe par la destruction, sur les réseaux sociaux, de votre personne, de votre nom, de votre visage. Et par la mise en danger de votre famille. »
Dans le monde inversé et orwellien, c’est l’agresseur (à la patte bien graissée et bien graisseuse), le complice des comploteurs, qui est devenu l’agressé.
En attendant, la question essentielle que je me pose est : Pourquoi les deux autres chevaliers blancs médiatiques officiels de « l’anti-complotisme » Pain et Mendès, les deux autres abonnés des plateaux-télé en compagnie de Reichstadt et de Huchon, n’ont pas reçu, eux aussi, de « p’tits billets » ?
Cela fait désordre, et vraiment parti pris. Favoritisme. Dénonçons le scandale !
Le voile du mensonge s’est déchiré, on voit tout ! Un Président totalement hors-sol, méprisant, abondamment hué où qu’il aille ! Idem pour les ministres. Un Conseil constitutionnel qui a confirmé sur les retraites, comme lors du Covid, qu’il était soumis, pour la caste contre les Français!
Mais aussi une colère populaire qui ne retombe pas, qui prend une tournure de plus en plus bruyante avec ces concerts de casseroles partout en France, une révolte de plus en plus aiguë contre la macronie et contre l’oligarchie ! On veut respirer, se libérer de la clique macroniste et de l’Union européenne, de la grande Finance, ce petit monde qui s’engraisse sur notre dos, nous vole notre souveraineté, nos libertés, nos vies.
Nous sommes des millions : nous reprendrons tout ! Nous poussons au vote de motions de censure pour renverser le gouvernement, à la destitution de Macron, à la libération par le Frexit ! Ici ce n’est pas l’« opposition », mais la résistance totale !
Au niveau mondial aussi, le voile du mensonge se déchire ! Le camp des faucons américains rétrécit comme peau de chagrin ; des puissances émergentes tissent des liens, rééquilibrent le monde, et proposent des plans de Paix ! La guerre est une horreur : nous devons la stopper.
La France a tout pour prendre sa place dans ce monde des nouveaux équilibres. Son outre-mer merveilleux, sa profondeur historique, culturelle, diplomatique lui confère la possibilité, si elle le souhaite, d’être un médiateur, un pont entre ces mondes et un moteur de Paix !
C’est tout naturellement en étant libre qu’on peut vraiment agir, c’est-à-dire hors de l’UE et de l’OTAN, et non en acceptant le sort d’une colonie américaine jetée dans la 3è guerre mondiale ! Ça ne doit pas être le destin de la France, ni du monde, ni celui qu’on construit ensemble pour les futures générations !
Les médias en parlent peu et pour cause ! Le scandale du « Fonds Marianne » de Marlène Schiappa n’est pas un énième scandale : il donne un coup de pied dans une sacrée fourmilière ! Comme la souligné le Pr Raoult, on comprend comment des covidistes, des journalistes chiens de garde du pouvoir et des officines macronistes ont été financés sur fonds publics ! Tout cela en surfant sur l’assassinat de Samuel Paty.
Le 1er mai, le défilé de « résistance totale dans l’union sacrée » que nous organisons sera colossal. Rdv à Paris à 14h place du Trocadéro. Nous finirons au ministère de la Santé pour les travailleurs suspendus, toujours pas réintégrés malgré les promesses de mars ! Ne pas oublier est déjà une action anti-oligarchique, car le Système mise sur l’éphémère, sur l’oubli.
On n’oublie pas, on se bat, on se rassemble, on marche ensemble vers la libération et la victoire ! C’est la devise des Patriotes, notre principe d’action : dès maintenant bienvenue à tous !
De Florian Philippot
Bravo à cet homme qui lance à #Macron cet après-midi en Alsace :
«Je voulais serrer la main à un président qui a un gouvernement aussi corrompu ! Vous allez bientôt tomber, vous allez voir, vous allez tomber de haut!»
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De François Asselineau
⚠️MACRON HUÉ ET INSULTÉ COMME JAMAIS EN ALSACE
Images inouïes d’un homme narquois, semblant heureux de se faire huer et insulter droit dans les yeux (sauf par quelques militants LREM choisis par les médias).
La presse mondiale va se délecter de ces scènes.
⚡️LES SOCIALISTES DÉPOSENT UNE PROPOSITION DE LOI POUR ABROGER LA RETRAITE À 64 ANS
🚨Alors que Macron subit en Alsace une émeute comparable à la chute de Ceaucescu en 1989, l’Assemblée nationale en effervescence s’oriente vers une loi abrogeant la précédente (comme groupe LIOT)😂
*du latin effervescere, s’échauffer.
De F. Philippot
L’électricité vient d’être coupée dans l’entreprise que visite en ce moment même #Macron !
De Florian Philippot
NE RIEN LÂCHER
Le groupe LIOT, qui avait déposé la motion de censure transpartisane, va déposer une proposition de loi pour abroger la réforme des retraites !
Et à chaque sortie de ministre ou sous- ministre macroniste, un comité d’accueil l’attend …
*
De François Asselineau
LA GESTION MACRON
La Bibliothèque Nationale de France (BNF) lance un appel à dons : elle a besoin de 1,6 millions d’euros d’ici au 31/12 pour acheter le Bréviaire de Charles V à un collectionneur étranger.
Ce livre du XIVe siècle a quitté la France il y a 300 ans.
C’est la première fois depuis plus de 200 ans que la BNF peut acquérir un exceptionnel manuscrit enluminé, réalisé vers 1370 pour le roi Charles V (1338-1380), l’un des plus grands rois de France.
Comparons les 1,6 millions, qui manquent à la BNF pour acquérir ce trésor unique, à d’autres dépenses de l’État :
▪️un seul canon Caesar donné à l’Ukraine coûte 5 millions d’euros, soit plus de 3 fois le prix de ce trésor ;
▪️le Fonds Marianne détourné par Schiappa était de 2,5 millions d’euros, soit 1,5 fois le prix ;
▪️les 300.000 euros d’argent public, versés par pur copinage par France Télévision à BHL (fortune de 150 millions d’euros), pour son film de propagande « Slava Ukraini » (bide phénoménal avec 1204 spectateurs) représentent à eux seuls 20% du prix du manuscrit unique du Bréviaire de Charles V.
D’après Florian Philippot
Hier soir, la préfecture interdisait les concerts de casseroles à Marseille.
Résultat…

J’ai cru à une blague quand je l’ai appris. Eh, non ! la réalité dépasse largement la fiction de nos jours. Depuis, j’ai lu l’information, répétée sur divers sites, dont les media dominants, y compris amerloques.
En tous domaines, c’est la dégringolade.
En compagnie de tout ce qui va avec : mœurs de fin d’empire romain, temps de corruption généralisée et perte de toute valeur morale.
Comme lorsque les empereurs romains étaient élus par acclamation par les armées de mercenaires barbares, comme lorsque les dominants s’assassinaient allégrement les uns les autres, à un rythme accéléré.
Comme au temps du Satyricon déjà, et dont on dit qu’il serait l’œuvre de Pétrone, Petronius Arbiter (que certains assimilent à Petronius Niger, un consul de ce temps là) qui eût pu être un contemporain et un temps un proche de Néron. Qui daterait donc du Ier siècle, soit de quelques siècles avant la fin « officielle » de l’empire, par l’abdication du dernier empereur romain d’Occident, Romulus Augustus, en 476, qui n’a pas tenu un an à cette fonction.
Romulus Augustus : ironie même de ce nom ; Romulus présidant avec Rémus aux destinées du mythe des origines de Rome. Romulus le Caïn de Rémus si l’on peut dire, mais ici le Caïn vainqueur de son frère, reconnu par les Romains. Et Augustus le titre donné à Octave, le premier empereur romain, et à toute la ribambelle qui suivit.
Imperator Iulius Caesar Divus, le Divin Empereur Jules César, pour le père adoptif testamentaire, une fois trucidé. Et Imperator Caesar Divi Filius Augustus, Empereur César Auguste Fils de Dieu, pour le fils adopté Octave. Le tout décrété par un Sénat peuplé d’une « aristocratie républicaine » en phase terminale, de larves aux ordres, un peu comme notre Assemblée Nationale présente.
Augustus voulant dire plus encore qu’auguste, ou que majestueux et vénérable : consacré, saint. Ce qui va de pair avec la déification des empereurs.

Mais bon revenons à notre sujet premier.
Voici donc que Biden, qui vient de faire renaître un comité consultatif des arts et des sciences humaines (ou des humanités selon les traductions, rien que ça), comité fondé en 1982 et dissous en 2017 sous l’administration Trump, a nommé Lady Gaga coprésidente de ce machin.
« C’est une bonne nouvelle pour le monde culturel américain, nous dit le plumitif, ou la plumitive, ou la primitive (dans le mauvais sens du terme) de « 20 minutes » dans sa rubrique « culture » (sic). Depuis le mois d’octobre, Joe Biden a réinstauré le Comité présidentiel sur les arts et les sciences humaines, une instance consultative de la Maison-Blanche sur les questions culturelles. Et ce jeudi, dans un communiqué de presse de la Maison-Blanche, le président américain y a nommé 24 professionnels de l’industrie [sic!]. Lady Gaga et le producteur Bruce Cohen (American Beauty) ont été désignés coprésidents, tandis que 22 autres acteurs culturels [resic] ont été invités en tant que membres. […] Acteurs […] musiciens […] personnalités des arts […] cinéastes […] personnalité des médias […] des noms du monde littéraire […] Un retour attendu par le secteur culturel.»
Amen !
Comme l’écrit une feuille de chou dont j’ai oublié de noter le nom, mais peu importe, ce sont toutes les mêmes : « Lady Gaga, qui a ému le monde entier avec son interprétation de l’hymne national américain lors de l’investiture de Joe Biden, va poursuivre sa collaboration avec le président. » Ajoutant par ailleurs : « Lady Gaga […] : un choix audacieux et engagé. »
Ce comité aurait vocation à conseiller le sénile et gaga (entre gagas, on se comprend) dans les domaines de la culture, de l’éducation et de l’identité nationale. De promouvoir la création artistique, de valoriser le patrimoine culturel, de renforcer l’éducation artistique et de favoriser les échanges internationaux. De soutenir les artistes et les institutions culturelles, notamment en période de crise.
En résumé et traduit de la nov-langue : de promouvoir l’industrie pseudo-culturelle hollywoodienne, le wokisme à l’école, l’impérialisme amerloque, tout en finançant l’infinançable, et en essayant de faire tenir encore un peu une sous-culture totalement sur le déclin.
Comme dit l’autre (journaleux) Lady Gaga est « une artiste engagée et influente ». Une artiste, j’ai un gros doute, engagée sur une voie de garage, ça oui et influente, bien évidemment, sinon on n’en parlerait pas.
Un pur produit abject de la décadence morale et culturelle de l’Occident. Défendant toutes les causes les plus tarées du genre le «lgbtxyzisme». Partageant avec biden « ses valeurs de tolérance, de diversité et de démocratie » (sic, et ils arrivent à écrire ça sans rire !) si magnifiquement prônées tous les jours, de par le monde, par l’empire de plus en plus hargneux, intolérant et déliquescent.
Il y a quelques rapports entre l’empire romain décadent et l’empire yankee également décadent. Comme ces dieux vivants romains, les « z-élites » étatsuniennes (poids des idéologies religieuses protestante et talmudique) sont des êtres prédestinés, paraît-il, à diriger le monde dit civilisé. Jusqu’au jour où …
Malheureusement, je n’en verrai pas la fin ; mais c’est bien parti pour très mal finir pour eux, et j’espère pas pour nous Européens.

Quelle horreur ! Quelle hideur ! Lady Gaga (de son vrai nom Stefani Germanotta) on dirait un gag ! Et « en effet, ils sont tous gagas … » comme commente quelqu’un sur Internet. Un autre ajoutant : « Leur vision de la normalité, c’est d’être anormal, immoral, moche, vulgaire, débauché, trans, pédo … »
Dire que sur Wikipédia on peut lire qu’elle est quasi femme-orchestre jouant du piano, de la batterie, de la guitare électrique et acoustique, du clavier et du synthétiseur. Reste à savoir comment elle en joue (dans le 49 et ailleurs) et pour quelle sous-production musicale.
Et personnellement dans le genre femme ou homme-orchestre, je préfère les clowns, les vrais clowns.
Cette engeance femelle (voir les illustrations) serait rien de moins que auteur (« auteure » chez ceux qui manquent d’orthographe et de simple jugeote orthographique), compositrice, interprète, actrice, danseuse, réalisatrice, militante, philanthrope, créatrice de cosmétiques et de parfums…
Misère ! À vomir !

Olivier Mathieu me demande de poster sur mon blog le texte qui suit. Je n’y ajoute aucun commentaire.
*
Réflexions d’Olivier Mathieu et éloge de Dibu Martinez
Certains se demanderont pour quelle raison le blog “En défense de David Hamilton” n’existe plus. Voici un bref essai de réponse. Qui me permettra de parler de plusieurs autres sujets.
Récemment, j’ai fait un tour à Paris. Un tour qui a duré trois semaines. Artiste pauvre, dans la ville où je suis né, j’ai pu constater beaucoup de choses que, à la vérité, je savais déjà.
Par exemple, que beaucoup de mes amis, ou présumés tels, disparaissaient à ma vue ou, de préférence, évitaient carrément d’y apparaître, désormais. Ou encore que d’autres, quand nous nous sommes rencontrés, et bien qu’ils ne soient pas censés ignorer la situation dans laquelle je me trouve, ne poussaient pas la générosité jusqu’à me payer un café. Il est toujours cocasse, quand vous n’avez ni famille, ni amis, ni travail, ni argent, ni domicile, et même si vous ne voulez rien de tout cela, d’entendre des homoncules vous expliquer la gravité de leurs graves problèmes à eux, et les subtiles raisons pour lesquelles ils sont dans l’impossibilité de vous apporter le moindre secours.
Un ancien facho, aujourd’hui pseudo-artiste parfaitement intégré au Système (comme tous les fachos) et largement enrichi à millions, a soigneusement évité de me proposer la moindre aide, ce qui lui aurait pourtant été facile, étant donné ses moyens et le peu que j’eusse demandé.
Inutile de préciser que les amis de Roland Jaccard, suicidé en 2021, ont eux aussi gardé un silence total à mon égard. Ils n’étaient pas contents, il y a quelques années, que Roland ait (et manifeste publiquement) de l’amitié pour moi. Ou qu’il préface un de mes livres, et participe à un autre, et dise du bien de moi dans la presse (par exemple dans le “Service littéraire”, numéros 116 et 126). Cela les choquait amèrement. Cela les surprenait. Cela les emmerdait. Ils prenaient leur mal en patience. Une fois Roland mort, ils ont été débarrassés du souci d’avoir à faire semblant de m’apprécier, ou du fardeau d’avoir à fréquenter un infréquentable. (Les droitards, en France, n’aiment que les “infréquentables” qui leur ressemblent, les faux infréquentables, c’est-à-dire les néo-réacs suceurs de toutes les bites de la médiocrité et du conformisme).
Il y a tellement d’années que dure toute cette triste comédie. Mes conclusions sont inchangées. Dans un pays, la France, où il suffirait probablement d’aller sur Internet pour consulter les statistiques au sujet du nombre des réfugiés ukrainiens, ou des réfugiés russes qui fuient leur pays pour échapper à la conscription, ou des migrants, qui sont je suppose (de leur point de vue, c’est à espérer) logés et nourris ou bénéficient d’aides étatiques, il ne fait pas bon être un artiste, encore moins si on est un vrai artiste, et un artiste pauvre. Je n’appartiens évidemment pas à une communauté régie par des règles d’entraide. Je n’appartiens pas à une catégorie protégée. Et il en a été ainsi dès ma naissance. Or, qui n’appartient pas à une catégorie est mal vu. Les personnes qui sont des “hapax” ont toujours suscité incompréhension ou haine. Malheur à qui est un homme libre dans des milieux, par exemple les milieux de fachos obtus, où tout le monde se proclame “homme libre”.
L’idée que les pauvres – les vrais pauvres, sans exception – devraient avoir droit à une aide concrète et réelle est enracinée en moi. En particulier les artistes. Ce qui surprend est que certains soient aidés, d’autres pas. Ce qui frappe est de voir à quel point les Occidentaux en général, et les Européens en particulier, ont perdu tout sens de la solidarité, à supposer qu’ils l’aient jamais possédé. La solidarité est un devoir moral, résultant de la prise de conscience d’une quelconque forme d’interdépendance existant dans des groupes humains, et qui inciterait des hommes à s’unir, à se porter assistance réciproque, en tant que membres d’un même corps social. C’est là que surgit le problème pour moi, car je n’ai jamais fait ni voulu faire partie d’un corps social, et je suppose que cela se sent. Le petit bourgeois le renifle. Il se méfie. Pas d’humanité pour qui n’a pas sa carte de quelque parti, de quelque coterie, de quelque faction, de quelque chapelle, de quelque secte à l’intérieur d’un ”corps social”.
L’individualisme est ce qui caractérise les petits bourgeois d’aujourd’hui, c’est ce qui les a toujours caractérisés. Pas l’individualisme de génie, qui est une merveille rarissime. Mais l’individualisme des tous pareils et tous égaux, égaux à zéro. L’individualisme et l’avarice sont les mamelles de la modernité. L’indifférence. L’incapacité à avoir de l’admiration pour qui la mériterait.
Dans les déplorables milieux fachos, combien de cervelles aussi creuses que les nuques y sont rasées se lamentent sur le sort des écrivains de la Collaboration. Unique problème, s’ils avaient vécu à l’époque, ces militants n’auraient strictement rien fait pour les écrivains qu’ils disent admirer (et que, la plupart du temps, ils n’ont d’ailleurs jamais lus et encore moins compris). On pourrait en dire autant au sujet de plusieurs grands écrivains communistes. Les milieux fachos et communistes ont pour dénominateur commun d’avoir traité au plus mal leurs artistes. Chez les communistes, Nizan en a su quelque chose.
La seule vérité est que les petits bourgeois prétendent “aimer” des écrivains ou des artistes, mais seulement quand ces derniers sont morts. Rarement quand ils sont vivants et qu’il pourrait être question de songer à leur offrir l’hospitalité, leur acheter un livre ou une oeuvre d’art, ou leur payer un repas. Aujourd’hui Baudelaire est au programme du bachot mais de son vivant, les gens qui en 2023 disent “aimer” ses poèmes l’auraient laissé crever la gueule ouverte. Idem pour l’écrivain vénitien Ugo Foscolo, mort en exil dans la misère totale, aujourd’hui étudié par tous les écoliers d’Italie.
Les petits bourgeois aiment les écrivains et les artistes tant que cela leur permet d’ostenter de la “culture”. Et que c’est gratuit. Le Dieu des petits bourgeois, leur seule divinité, c’est le Fric.
Détail très amusant, ils me reprochent parfois de “dépendre d’autrui”. C’est très cocasse. Ils dépendent, eux, de leur salaire, ou des aides qu’ils quémandent à l’Etat. Mais c’est à moi qu’ils reprochent une “dépendance” vis-à-vis de je ne sais qui ou quoi.
Eux, qui se trouvent à mon avis dans une condition inférieure à celle des esclaves des temps antiques, reprochent à l’unique homme libre de cette époque d’être “dépendant”. Je ne suis pas allé à l’école, eux si. Je n’ai jamais travaillé, eux si onze mois sur douze pendant toute leur inexistence. Je n’ai pas fait mon service militaire, eux si. Je n’ai jamais voté, eux si. Je n’ai jamais regardé la téloche, la quasi totalité d’entre eux n’ont apparemment rien fait d’autre. Je n’ai jamais gobé leurs mythes, dont ils ont été gavés comme des oies. Récemment je ne me suis pas fait vacciner contre le Covid, eux si.
Et ce sont eux, les dépendants de tout, fils à papa qui ont dépendu toute leur vie de leur papa et du chèque qui tombait à la fin du mois, eux qui dépendent de qui leur a accordé un salaire d’esclavage, qui m’accusent d’être “dépendant”. Ils n’auraient pas supporté pendant deux jours ce que je subis et ce que j’ai fièrement provoqué la tête haute depuis des dizaines d’années mais ces braves gens m’expliquent ce que je devrais faire. Il y a quarante ans que je dis ce que je pense à ce sujet, il y a quarante ans que je mets en application ce que je dis, mais il y a quarante ans qu’ils ne pigent pas un mot à ce que je dis et continuent à me proposer leurs solutions minables.
Je me souviens avec émotion des derniers aristocrates que j’ai encore connus. L’un d’eux habitait Faubourg Saint-Germain. Jean-Charles, ancien résistant, descendant d’une des plus anciennes familles de France, me donnait plusieurs fois par an trois ou cinq mille euros en s’excusant de ne pas pouvoir faire davantage, mais pris de remords me demandait si cela me suffirait et, au dernier moment, ajoutait une petite liasse.
Je me souviens avec émotion des gens du peuple que j’ai encore connus. Aristocrates et gens du peuple sont généreux, en argent et en émotions. Les petits bourgeois, eux, ne sont généreux qu’en discours moralisateurs. Jamais un aristocrate, jamais mon ami sculpteur Arno Breker, jamais mon ami Roland Jaccard, jamais un homme du peuple (certains ne savaient ni lire, ni écrire) ne m’ont dit ce que, selon eux, je “devais” faire. Ils ne se seraient jamais permis.
Les petits bourgeois de pseudo-”droite”, eux, me disent ce que je “devrais” faire. Ils me suggèrent par exemple de demander le RSA ou de travailler. Eux qui ne semblent pas nourrir de sympathies pour la France de Macron, voilà que quand il s’agit de ne pas mettre la main au portefeuille, ils me conseillent soudain de m’adresser aux institutions qu’ils sont censés détester. (Ils travaillent, ils me parlent de leurs difficultés à eux, puis me conseillent de travailler: le ridicule ne tue pas).
Une de mes connaissances, de pseudo-”gauche”, me cause depuis des années de son rejet du salariat et du capitalisme. Quand je lui ai suggéré de me recevoir quelques jours, ses discours sont devenus identiques aux discours des droitards et, pourvu de ne pas devoir m’aider personnellement, il s’est mis à me vanter les mérites des aides sociales accordées par l’Etat. Il suffit de leur demander quoi que ce soit pour que les plus niais des droitards ou les plus farouches des gauchistes se mettent à couvrir d’éloges, en des termes quasi pétainistes, les vertus du “travail”. L’humanité est si drôle que c’est un régal.
Pendant mes trois semaines à Paris, j’ai aussi rencontré par hasard des gens que je n’avais pas vus depuis cinquante ans. Ils m’ont hébergé pendant quelques jours, non sans quelque difficulté. Comme j’avais pris froid, et que je toussais, ils étaient terrorisés à l’idée que j’aie le Covid. Le monde moderne, il suffit dorénavant que tu tousses pour qu’on te regarde comme le propagateur de l’imaginaire peste. Relisez les “Promessi sposi” de Manzoni.
Ils m’ont exposé aussi qu’ils avaient lu des livres de moi, des romans qui datent d’il y a plus de vingt ans, où je décrivais mon expérience de clochard. Ainsi ces chers amis, propriétaires de plusieurs maisons et appartements à Paris, en banlieue et en province, toutes maisons desquelles ils ont hérité (voilà sans doute l’avantage d’avoir une famille, dont j’ai par bonheur été préservé par l’existence), m’ont-ils déclaré que comprenant que j’étais clochard, ils avaient décidé de rompre toute relation avec moi. Amusante sincérité. Bouleversante sincérité.
Ces bourges n’avaient nullement pensé que tiens, puisque j’étais clodo, ils allaient m’aider (ou m’héberger dans l’un de leurs appartements vides). Non, ils avaient décidé qu’ils n’allaient surtout pas m’aider. On ne prête qu’aux riches, CQFD. Ces richards m’ont même traité “d’anarchiste”, non sans un frisson dans la voix à l’idée de fréquenter un anar.
Tout cela consent maintes conclusions sur la nature humaine, où 99% des hommes obéissent au conformisme, à l’individualisme de masse, et à l’avarice. Et maintes conclusions, aussi, sur l’évident destin de l’Europe et de la société française en particulier.
Bref (à quelques exceptions près, celles de rares personnes qui m’ont apporté leur concours, notamment mon éditeur et aussi un poète parisien), j’ai pu vérifier de nouveau à quel point le conformisme ne cesse de gagner du terrain. Il suffit aussi de regarder dans les vitrines des galeries d’art les merdes parfaites qui y sont exposées. Je défie qui que ce soit de me montrer une seule œuvre d’art belle dans quelque galerie d’art “moderne” ou “contemporain”. Les rarissimes personnes qui sont (ou semblent) douées au moins en apparence d’un rien de goût sont très souvent, tout pareillement, des “consommateurs”. De la sorte, dans la société d’aujourd’hui, qui osait encore il y a quelques années se dire ou se croire “avancée”, tout se caractérise par la multiplication des faux désirs et des besoins individualistes de masse et collectivistes. Au moins depuis 1945, la consommation la plus capricieuse règne, et porte les gens à convoiter des objets futiles mais aussi des oeuvres d’art qui sont elles aussi des « gadgets » dépourvus de toute vertu esthétique, philosophique ou artistique.
Ceci vaut naturellement aussi pour les amateurs, ou pseudo-amateurs de David Hamilton, souvent de simples frustrés, et toujours – je me répète – des consommateurs. Ils ingurgitent, ils avalent, sans comprendre quoi que ce soit, sans savoir quoi que ce soit, sans sentir quoi que ce soit. Ils ingurgitent, ils avalent, ils chient, ils ne vivent pas et à peine – les bienheureux – s’ils meurent. Une salade, au demeurant, a-t-elle conscience de la mort? D’ailleurs mourra-t-on encore alors que Moderna annonce des vaccins (obligatoires?) contre le cancer et contre l’infarctus? A quand les vaccins contre la mort? Les petits bourgeois consomment de la “culture”, ou de la non culture, ou de la sous-culture, histoire de passer le temps de leurs vies inutiles. Et j’ai décidé de fermer le blog sur le photographe, au bout de six ans, parce qu’à part Roland Jaccard je n’ai guère connu pour s’intéresser à David Hamilton que des médiocres, des suivistes, des pédants, des voyeurs, des malades mentaux ou des nullités. Un blog comme celui-là demande des centaines d’heures de recherches. Il demande d’engager des frais. Le résultat a été que certains étaient ravis de lire des articles originaux, de se faire offrir des livres par mes soins, ou de consulter des documents dont ils n’auraient jamais entendu parler autrement. Mais pas un ne songeait à faire jaillir un billet de dix euros de sa poche et s’il le faisait, c’était à croire qu’on lui eût arraché le coeur. Toute cette épaisse et trop humaine nullité a fini par me péter les couilles.
Pourquoi mes amis, ou parfaitement présumés tels, devraient-ils m’aider? Ils devraient le faire par simple admiration, pour commencer. “On n’est jamais très sensible au beau sans être vivement blessé par les impressions que fait le laid. Je suis en cela fort différent d’opinion avec les gens du monde qui se plaisent en général dans une atmosphère de médiocrité qui étouffe les sentiments d’admiration ou de haine”, écrivait E.-J. Delécluze dans son Journal, en 1825. Il avait tout dit.
Mais le petit bourgeois d’aujourd’hui n’a plus aucune idée de ce qui est laid. A moins qu’il ne soit carrément amoureux de la laideur. Il ne sait plus ce qui est beau. Il raffole, comme l’écrivait Delécluze, des atmosphères de médiocrité, qui étouffent le sentiment de l’admiration. L’aristocratie est morte, il n’y a plus de peuple. Tout au plus demeure-t-il une plèbe de petits bourgeois.
Il n’est donc que parfaitement logique que le dernier homme libre refuse l’esclavage du tripalium, refuse d’aller mendier dans les bureaux des assistantes sociales, refuse le conformisme du centre et le conformisme des extrêmes, refuse d’obéir aux slogans grégaires, refuse de s’affubler des drapeaux aux couleurs qui, en 2023, sont à la mode. Il est logique qu’il se retrouve clochard, artiste pauvre, sans amis et sans aide.
Aider un artiste, aider un homme libre, aider l’homme libre de cette époque, voilà quelque chose dont l’idée dépasse mes contemporains. Ils passent leur temps courbés sur leurs téléphones, ils publient leurs immondices sur les réseaux sociaux, la société d’Internet leur permet d’exprimer leurs opinions à condition que ce soit des opinions autorisées. Big Brother encourage d’autant plus les illettrés à donner leur avis que, de la sorte, ils se placent tous sous surveillance.
Mais si je suggère à qui que ce soit de faire de la publicité à mes romans, soudain tous font marche arrière. Ils ne sont ni courageux, ni intelligents, ni originaux, c’est certain. Ils évoluent comme des poissons dans l’eau dans la société actuelle. Les moins ignares d’entre eux cultivent des lectures dont ils vivent la lettre, jamais l’esprit. La liberté de pensée est devenue elle aussi un slogan et une activité à pratiquer en secret. De la masturbation intellectuelle pour des personnages snobs, passifs et privés de la moindre sève créatrice.
Le concept d’humanitaire, qui s’attachait hier à soulager l’humanité souffrante et à venir en aide aux hommes dans le besoin ou dans la détresse, a été dévoyé et ne considère plus l’humain que dans sa dimension massifiée et collectiviste. Les destins individuels n’intéressent plus personne. L’individualisme a tué l’individuel. Tout ceci serait désolant, si ce n’était risible.
Et voilà quelques-unes des réflexions que j’ai pu faire à Paris, tout en essayant de ne pas être renversé par un vélo. Les conducteurs de vélos, à Paris, se prennent apparemment pour les rois de la rue et, très souvent, le code de la route ne semble pas les concerner. Ne parlons pas, sur les trottoirs, de la nouvelle mode des trottinettes conduites par des missiles humains, ou présumés tels, souvent munis de casque et parfois de masques anti-covid. Ce qui veut dire qu’en cas de collision avec un passant, par exemple une vieille dame ou un enfant, le chauffard aura probablement l’opportunité de s’échapper ni vu ni connu en frétillant du fessier sur sa trottinette (malgré les milliers de caméras qui espionnent les faits et gestes des citoyens, en attendant d’ici quelques années, je le crains, la reconnaissance faciale généralisée). En Italie, ces jours-ci, à Milan, un cycliste a tué une vieille dame. D’avance, toutes mes condoléances aux futures victimes des trottinetteurs parisiens.
Aller à Paris n’a pas signifié seulement entamer un parcours du combattant pour éviter de mourir sous les roues d’une bicyclette ou d’un trottinetteur casqué sur son engin d’acier lancé à toute allure. Cela a signifié aussi m’évertuer à comprendre, en quelques occasions, le sens des phrases que m’adressaient les Parisiens ou les banlieusards d’aujourd’hui. Il m’est arrivé souvent de les prier de répéter les syllabes qu’ils proféraient, en les priant de bien vouloir m’excuser si je ne saisissais pas, bien que je ne fusse point sourd, le sens de leurs propos. Et moi, qui ai été élevé dans l’amour de la langue et observe scrupuleusement et comme il se doit les liaisons phonétiques, j’ai pu m’apercevoir que les personnes avec lesquelles je parlais ne comprenaient pas ce que je disais, y compris parfois des phrases qu’il me paraissait pourtant articuler fort convenablement, et malgré que j’évitasse soigneusement d’employer des vocables trop compliqués, ou des passés simples ou des imparfaits du subjonctif, encore parfaitement courants en Italie mais évidemment complètement anachroniques en France. A Marly-le-Roi, ville de mon enfance, j’ai écouté avec une certaine stupeur des groupes d’adolescents: la langue qu’ils parlent n’est déjà plus celle que les enfants de mon époque parlaient il y a cinquante ans.
Dans une semaine ou dans un mois, les protestataires contre la réforme des retraites iront à la niche, comme les gilets jaunes sont allés à la niche. Un pays dont le président a pour projet (parlez-moi d’un projet) de faire trimer les gens jusqu’à 64 ans, et dont les habitants protestent parce qu’ils devraient travailler non pas jusqu’à 62 mais jusqu’à 64 ans, est un pays qui a son avenir derrière lui depuis longtemps. C’est donc acceptable de bosser jusqu’à 62 ans et cela devient intolérable entre 62 et 64 ? Heureusement que Guy Debord ne voit plus tout cela…
Quelqu’un pense donc que s’il n’a rien fait de sa vie jusqu’à 62 ans, tout va changer entre ses 62 et ses 64 ans?… Personnellement, s’il m’avait fallu “travailler” un seul quart d’heure dans ma vie, je dis bien un seul quart d’heure, je serais mort d’ennui et surtout de honte. Et mes aïeux et aïeuls se seraient retournés dans leurs tombes.
La France est minée par l’illettrisme, la France est minée par la perte de toute éducation (à commencer par ce que l’on appelait jadis la politesse épistolaire), la France est minée par son incapacité à créer le moindre art digne de ce nom. L’Occident est entré depuis des dizaines d’années dans sa longue agonie terminale. Elle se prolongera encore un peu et je n’en verrai pas la fin, dommage. L’an prochain, Macron sera remplacé par son successeur. J’ignore qui sera ce successeur mais je regarde les photos de Macron (hier, j’ai exulté de nouveau en regardant la finale entre l’Argentine – merci encore à Dibu Martinez, son extraordinaire gardien de but – et la France, y compris les images où l’on voit Macron) et j’imagine ce que, après Macron, ce sera. Enfin, j’essaye d’imaginer. Il y faut du courage.
Et l’Occident va continuer à glisser sur la pente verticale de sa décadence. La langue est morte, l’art est mort, les amoureux de la servitude volontaire auront le pitoyable sort qui sera aussi celui des fausses élites qui s’imaginent, bien à tort, rebelles. Et en somme, le spectacle de la vaste ignominie me réjouit infiniment.
Il est édifiant de constater que le monde moderne n’a plus besoin d’artistes et d’esprits libres.
Il est dommage que n’existe plus aucun artiste comparable à ce qu’est Dibu Martinez pour le “ballon au pied”, comme écrivaient encore il y a moins de cent ans, les meilleurs écrivains, par exemple Duhamel, et que les Céfranglais d’aujourd’hui appellent, puisqu’ils causent angliche, le “football”.
Si quelqu’un a compris quelque chose à ce qu’il vient de lire, il peut m’écrire à l’adresse: yvestanguy99@gmail.com
Olivier Mathieu