Aller au contenu principal

GALERIE FIN DE SIÈCLE – DIX-NEUF-CENT – BELLE ÉPOQUE

*

(JULIEN) GABRIEL GUAY

(1848-?)

*

01

LA DERNIÈRE DRYADE – 1898

*

02

JEUNE FILLE DE FERME PUISANT DE L’EAU

(MARAIS DE SAINT OMER) DATE INCONNUE

*

03

TITRE ET DATE INCONNUS

*

EMMANUEL HANNAUX

(1855-1934)

*

04

FLEURS DE SOMMEIL – 1899

*

05

DÉTAIL

*

06

NU À L’URNE ASSIS – 1908

*

(CHARLES) ERNEST DAGONET

(1856-1926)

*

 07

LA NUIT – 1890

*

 08

ÈVE – 1895

*

 09

LA CRUCHE CASSÉE – DATE INCONNUE

(sur le tombeau de J.-B. GREUZE)

 *

 MARGUERITE GAGNEUR DITE SYAMOUR

(1857-1945)

*

 10

DIANE – 1891

*

11

SAPHO ENDORMIE – 1898

CÔTÉ FACE

 *

 12

 ET CÔTÉ PILE

*

THÉOPHILE EUGÈNE BARRAU

(1848-1913)

*

 13

SUZANNE AU BAIN – 1895

*

14

Même sujet dans les Jardins de Joan Maragall à Barcelone – 1896

 *

15

HOMMAGE À PIERRE FERMAT – DATE INCONNUE

*

GUSTAVE FRÉDÉRIC MICHEL

(1851-1924)

*

 16

LA PENSÉE – 1898

 *

LAURENT HONORÉ MARQUESTE

(1848-1920)

*

17

LA CIGALE – 1894

(à suivre)

Petit billet d’humeur à propos de la lecture d’une récente information concernant un « mauvais » manuel scolaire.

En rangeant, je retrouve ce texte du mois dernier que j’avais oublié de publier. 

*

Les gazettes du  23 janvier : Education : l’inspection tire à boulets rouges sur un manuel de troisième – Nombreuses erreurs et approximations et surtout, éléments tendancieux sur l’art nazi… Un manuel scolaire suscite l’ire de l’Education nationale qui fustige «un manque d’exigence intellectuelle et une faute pédagogique»

*

« Mauvais » manuel scolaire… Mauvais pas mauvais, je m’en fous, d’ailleurs les manuels devraient-ils être bons à une époque où les enseignants sont pour la plupart mauvais ? Et puis, personnellement lorsque j’entends le mot « pédagogue et pédagogie », surtout dans les bouches des politicards, je comprends tout de suite et très nettement « propagandiste et propagande ». Ou plus exactement « le peuple est bête et manipulable, on va lui expliquer, tout en douceur ou le plus grossièrement possible (c’est selon l’humeur), pourquoi on le baise et pourquoi il est bon à être baisé ». Et cela aussi bien à gauche qu’à droite et au centre – extrêmes inclus.  

*

Les crétinesques esprits étroits et autres idéologues à la noix de la décadence contemporaine, fonctionnaires cultureux du déclin, adulateurs de la mort de l’Art (j’évite de dire « adorateurs et grands prêtres de l’art dégénéré » qui a une connotation chargée),  

Qui « étrangement » sont dans le même temps de fervents antifascistes (« oubliant » souvent d’être des antistaliniens ou des ennemis de la barbarie démocratique à l’œuvre tous les jours à travers le monde),

Ces petits hommes, pour la plupart sans talent, entendent – ces minables – nous dicter doctement les « canons » du bon art bourgeois dominant, c’est-à-dire du non-art sans métier ni talent du fric abject (sa critique est achevée depuis les écrits situationnistes),

Et dans le même temps entendent tenir en laisse l’humanité entière dans l’obscurantisme, en un salmigondis délirant de canons politicards estampillés seuls admis ; relents récurrents du catéchisme des bonnes mœurs de l’affligeante démocratie totalitaire.

*

Ces nains « modernistes » amants de la répression et de l’oppression (ce qui n’est vraiment pas très moderne en soi !)  et dans le même mouvement de la libre pensée « progressiste » (mot vide, puisque tous les jours on ne fait que progresser vers la mort, tous qu’on en est) – et en cela ils ressemblent à tous les inquisiteurs des temps échus et déchus – n’aiment pas les vrais artistes,

Ou plus exactement, ont une conception toute dictatoriale et écœurante des dites valeurs « humanistes » : liberté de conscience, d’opinion, de recherche historique, d’expression, de publication, de diffusion, etc.

Certes, mais pour leur petite gueule. 

*

Pour les autres : le poteau si c’était possible encore, les portes fermées au nez, le silence ou le dénigrement, les procès à chaque fois que possible.  « Car », il convient de toujours écraser « la vermine et l’abjection », traduisons « la pensée réellement libre et le vrai talent ». Jalousie de médiocrates dominants et dominateurs, des avilissants avides.

Ah ! si l’on pouvait encore brûler les livres (les bons livres et les moins rances de préférence), ou masquer voire détruire les œuvres de mauvais comme le préconisaient il y a peu d’années encore quelques abrutis sionistes à propos de Breker  – les sionistes, vous savez ceux de la grande que dis-je de l’immense, de l’incommensurable démocratie de ceux qui depuis soixante ans colonisent la Palestine !!! 

Que la dite démocratie serait parfaite, elle vaudrait tous les jours les régimes stalinien, maoïste ou nazi si décriés – surtout le dernier, en oubliant les autres de nos jours !!!

En attendant,

Personne n’ôtera le talent de Breker ou… de Chostakovitch.

CASSEZ , CHEVALIÈRE DU ZODIAQUE.

Une jeune femme française a été condamnée ces dernières années au Mexique pour complicité d’enlèvements, de tortures et d’extorsions de fonds. Elle vient de rejoindre la France ces temps derniers.  Ses avocats, la presse nationale, le Palais de l’Élysée ont tous plaidé quand l’heure fut venue, sa parfaite innocence, sans rien nous révéler jamais des contenus du dossier. Il faut les croire sur parole, et s’émouvoir avec eux : la Justice mexicaine fut-elle aveugle, expéditive et dénuée de toute humanité ?

À vous de juger :

UN NAVRANT QUIPROQUO

Je reprends ici toute la trame et l’essentiel d’un article paru sur « juif.org » le 12 mars 2009, en l’actualisant.
 

Israel Vallarta Cisneros est le chef d’une bande de criminels spécialisés à Mexico dans le rapt des femmes et des enfants de bourgeois aisés, « los Zodiacos », une petite bande sans doute à l’échelle du gangstérisme mexicain: en effet, on ne lui attribue que dix enlèvements aboutis et un seul assassinat, du presque banal en ce pays.

Le dernier forfait des « Zodiacos » s’est produit le 19 octobre 2005 dans une banlieue chic de la capitale. Cristina Rios Valladares et son mari Raul, qui conduisaient leur garçon de onze ans à l’école, sont capturés par trois hommes armés de fusils de guerre, ligotés, jetés à l’arrière d’une grosse 4×4 et conduits les yeux bandés au ranch « Las Chinitas » sur la route de Cuernavaca, le repaire du gang à 29 km de Mexico.

Le mari est libéré très vite, avec mission de réunir dans les meilleurs délais une rançon de 15 millions de pesos s’il veut revoir en vie sa femme et son enfant. Il faut croire que cette somme n’était pas si facile à trouver, ou que Raul a pris sur lui d’alerter la police : pour Cristina, en effet, l’enfer du viol et des tortures psychologiques va durer près de deux mois.

Une jeune femme, parlant l’espagnol avec un net accent français, s’occupe généreusement de nourrir les otages et de leur administrer des calmants. Elle s’intéresse de près au petit Christian, dans le but évident d’accélérer le versement de la rançon : Qu’est-ce qui te ferait le plus mal, Christian, qu’on te sectionne une oreille ou qu’on te coupe un doigt?

Cette femme est beaucoup moins inhumaine qu’on pourrait le penser : elle se contente finalement de prélever un verre de sang au garçon, pour y tremper une oreille sectionnée par le gang sur un petit cadavre, et faire porter le tout au père qui tarde imprudemment à s’exécuter !

Cristina comprend très vite qu’elle a affaire à la « fiancée » d’Israel Vallarta. D’autant plus vite que le chef du gang provoque chez cette femme de formidables colères chaque fois qu’il vient bousculer sa victime et en abuser sexuellement : « Si tu continues à la sauter, je me vengerai sur elle, et tu n’auras pas ta rançon ! »

Cette jeune femme, toute la France la connaît aujourd’hui : elle s’appelle Florence Cassez, approche aujourd’hui de la quarantaine, originaire de Béthune dans le Pas-de-Calais, après cette trouvée détenue par la justice mexicaine depuis le 9 décembre 2005, date de la libération de Cristina et Christian Rios par un commando de l’AFI (Agencia Federal de Investigacion) et date de son arrestation au ranch Las Chinitas en compagnie de son « fiancé » Israel Vallarta, elle a rejoint tout récemment la France libre.

En 2009, la presse française unanime et veule comme toujours, s’est émue de son cas : en seconde instance, elle était condamnée à 60 ans de détention. Pour les familles mexicaines, qui subissent 8000 enlèvements crapuleux chaque année (plus d’une vingtaine par jour !), cette peine est pleinement justifiée et doit être accomplie chez eux, où le crime a été commis.

À qui fera-t-on croire qu’une « nova » (« fiancée ») qui s’occupe de si près des affaires du gang, dans une maison bourrée d’armes et de munitions, une fiancée qui assiste au viol de la mère retenue en otage, lui administre des sédatifs et prélève le sang de son petit garçon, oui, à qui fera-t-on croire que cette femme ignorait tout des agissements criminels de ses compagnons ?

La réponse est simple : on le fait croire aux Français. Sarkozy s’en fait le complice, qui négocie le transfert de Florence Cassez en France avec le nouveau président mexicain (le précédent ayant refusé toute magouille), Bruni s’en fait la complice qui va rendre visite à la « malheureuse emprisonnée ». 

Et l’affaire est finalement avalisée par le nouveau nain de l’Élysée en cet hiver 2013.

Quelle pourriture droito-gauchère, ou gaucho-droitière comme on veut !!!

*

Voici traduit en français ce que disait en mars 2009 dans une lettre ouverte à la presse mexicaine, la femme qui a été enlevée :

Mon nom est Cristina Rios Valladares. J’ai été victime d’une prise  d’otage, aux côtés de mon époux Raul et de mon fils qui avait 11 ans.  Depuis ce jour notre vie a totalement changée. Ma famille est détruite.  Ce que mon fils et moi avons vécu, du 19 octobre 2005 au 9 décembre de la même année, est indescriptible : 52 jours de captivité pendant lesquelles je fus victime d’abus sexuels et, avec mon enfant, de torture  psychologique.

Depuis notre libération, ma famille et moi nous vivons à l’étranger.  Nous ne pouvons pas revenir à cause de la peur, car le reste de la bande n’a pas été arrêté. Nous avons appris la nouvelle de la peine de prison que Florence Cassez méritait, cette femme dont j’avais écouté la voix à de maintes reprises pendant ma captivité. Une voix d’origine française qui bourdonne encore aujourd’hui dans mes oreilles. Une voix que mon fils reconnaît comme celle de la femme qui lui prit du sang pour  l’envoyer à mon époux, avec une oreille [dont ne sait qui] qui lui ferait penser qu’elle appartenait à son fils.

Maintenant j’apprends que Florence Cassez réclame justice et clame son innocence. Et moi j’entends dans ces cris la voix de la femme qui, jalouse et furieuse, hurlait sur Israel Vallarta, son petit ami et chef de la bande, que s’il recommençait à s’approcher de moi, elle se vengerait sur ma personne. Florence Cassez raconte « le calvaire de la prison », mais elle voit sa famille dans le pénitencier, elle émet des appels téléphoniques, elle réalise des interviews pour la presse et elle ne craint pas chaque seconde pour sa vie…

Mais que valent les témoignages du fils, de la mère et du père dans tout ça, de ces simples mexicains et qui plus est de vulgaires goyim ? Rien, bien évidemment. Ils n’avaient qu’à être pauvres… Il ne faut pas provoquer les bandits (pas pauvres non plus les malfrats).  

HISTOIRE JUIVE MAIS NON COMIQUE

Maintenant livrons le pedigree de la Cassez et de son entourage et vous comprendrez mieux l’empressement du couple des anciens nains de l’Élysée, le silence complice de la presse française et le silence final de Lou Ravi.

Cette Cassez est né en 1974 d’une certaine Charlotte Crépin et d’un certain  Bernard Cassez, patron d’une petite entreprise de textile, patron juif du textile, une caricature donc de juif parvenu.

Cette Cassez quitte sa place de directrice d’une boutique d’Eurodif dans le nord de la France pour le Mexique en 2003 où elle s’amourache (en 2004) d’un membre de sa caste  Israël Vallarta Cisneros que lui a présenté son frère installé dans le pays où il possède une entreprise d’équipement médical. Elle le présente alors à ses parents.  Ce que ces derniers ont toujours niés alors qu’il existe une collection d’images de cette rencontre qui parurent dans la presse mexicaine et non pas française comme il se doit (et dont il est convenu qu’elles sont authentiques). En avril 2005, Cassez semble prendre ses distances avec Valarta Cisneros et rentre en France, puis retourne vivre chez lui en septembre de la même année. Bien survient l’enlèvement…

Le frère Cassez a un associé, Eduardo Margoulis – Margoulis, pas Margoulin – un mexicain d’origine judéo-libanaise, représentant de nombreuses sociétés israéliennes au Mexique dont d’entreprises d’armement et d’équipement pour la police et l’armée, et propriétaire de sociétés de protection et de surveillance à Mexico.  

De par ses relations d’affaires, Margoulis entretient d’excellents rapports avec le directeur de l’Agencia federal d’investigation et le chef de la division sécurité régionale de la police fédérale qui mènera l’enquête contre le gang des Zodiaques.

Selon le frère, ses affaires vont mal et des dissensions apparaissent avec son associé, ce serait donc l’associé qui pour l’atteindre aurait aiguillé la police vers le gang des Zodiacos. Le frère crie alors au complot et présente sa sœur comme une victime.

Complot ou pas, il faut retenir de tout ça que le frère Cassez, Vallarta et Margoulis, tous « frères de race » comme on dit, se connaissaient et se fréquentaient et que Margoulis n’ignorait pas les activités de Vallarta (comme le frère Cassez sans doute). Enfin, que Margoulis tripatouille dans les armes jusque dans la colonie juive israélienne, et dans la dite « sécurité » mexicaine et enfin qu’il a partie liée avec la police mexicaine.    

Ceci montre encore une fois qu’il y a peu de poésie chez un certain nombre de juifs – comme chez bon nombre de chrétiens d’ailleurs (protestants en particulier) parfaitement enracinés dans les combines, le matérialisme, la bassesse humaine.  L’arrivée du messie d’Yhwh, ou du paradis de God, c’est pour plus tard, c’est-à-dire jamais. Elle rappelle également que, comme le capitalisme, les juifs, du moins ceux-là, n’ont pas de patrie (ou du moins une conception originale et utilitariste de la patrie). Et encore moins de morale. Même entre eux ! Et pourtant…

CASSEZ-VOUS, Y A RIEN A VOIR.

Mais c’est là que la fin de cette histoire acquiert toute sa saveur (saveur amère pour les goyim mexicains) : ces juifs-là  finissent généralement par s’en tirer et même avec les honneurs (ils ont tellement soufferts autrefois, les pauvres !!!) ; surtout qu’ils savent habilement jouer de leur nationalité (parfois double ou triple).  Rappelons l’exemple éloquent du petit Strauss-Kahn de Neuilly, le pote de Sarközy pour ceux qui l’ignorent ou ne veulent pas encore le comprendre. Chance que n’a point eu l’escroc juif de la gigantesque carambouille amerloque de 2008 (qui durait depuis les années soixante jusqu’au sein de l’État !!!) et qui demeure en taule, mais sous quelles conditions ? Ça on l’ignore. Je les devine. Pauvre homme, il fait pitié, tout comme ce malheureux sioniste Breivik enfermé dans les cachots norvégiens pour 21 ans pour n’avoir tué que 77 sous-hommes pro-palestiniens et à qui ont fait des misères paraît-il. Oui, sa soupe est froide, parfois !  Quelle injustice !

Chance d’autant plus grande pour Cassez, que le précédent nain de l’Élysée et sa poule de luxe, ses libérateurs, sont juifs, ou crypto-juifs, ou demi-juifs, ou marranes comme vous voudrez, c’est kif-kif bourricot (et sioniste hystérique au moins pour le mecton).   

VIEUX SLOGANS

En farfouillant dans de vieilles photos – vieilles par rapport à moi, je veux dire d’un temps où j’étais encore relativement jeune – tout en cherchant tout autre chose, je suis tombé sur les deux photographies suivantes que j’avais totalement oubliées (c’était ma période « noir et blanc »).

Il s’agit des photographies de deux séries d’inscriptions qui se trouvaient à suivre sur un mur anonyme d’une ville française de l’ouest, prises au mois d’août 1980, inscriptions disparues depuis, d’usure ou de réfection.

DG01

 *** DG02

La première, déjà bien abîmée, dit : DE GAULLE = GUERRE…  [la faucille et le marteau] = PAIX.  La seconde dit : PAIX EN ALGÉRIE…  PC. Ces inscriptions dataient donc alors des années cinquante ou du tout début des années soixante. D’autres du même genre courant des années quatre-vingts existaient encore sur une place pas très loin du vélodrome de cette même ville.  

Il me souvient, de même, d’avoir vu sur les murs d’un remblai d’une cité maritime atlantique, mais là en lettres énormes, blanches et/ou rouges (le souvenir est ancien), courant encore des années soixante-dix, et peut-être un peu plus tard, des slogans que je n’ai pas eu le réflexe de photographier – ils étaient là depuis si longtemps que je ne les remarquais même plus à chaque fois que je les croisais – slogans qui invitaient les soldats des bases militaires américaines à rentrer chez eux, des : US GO HOME qui devaient être visibles des navires passant dans le chenal pour rejoindre le port, également signés de la faucille et du marteau et de PC ou PCF. 

Il est amusant de rappeler que celui qui a politiquement clos comme on sait (bien ou mal : c’est un autre sujet) la guerre d’Algérie (par les accords d’Évian en 1962) et qui a dit aux américains de rentrer chez eux était dans les deux cas ce même De Gaulle décrié par le Parti dit Communiste.  

La France quitta à l’initiative de De Gaulle le commandement de l’OTAN alors que ce dernier avait exigé que la France ait autant de poids dans ce commandement que les USA, ce que ces derniers ne pouvaient accepter. Il fit donc fermer du jour au lendemain les bases américaines en 1966 et expulsa tout son personnel. Grand bien nous fit. L’année suivante il prit également ses distances avec les colons d’Israël et se rapprocha des palestiniens de souche. Autre grand bien nous fit et fit alors aux indigènes de Palestine.  

Et l’année suivante ce fut Mai 68 qui politiquement (je réserve mon opinion sur le reste : mœurs, etc.) fut une vaste mascarade révolutionnaire – enthousiasme et illusions juvéniles que je ne renierai jamais mais que je pondère de réflexions à froid – où la plupart des officines étudiantes et/ou gauchistes des groupuscules d’attardés des marxismes-léninismes des révolutions bourgeoises autoritaires  étaient pratiquement toutes dirigées par des apprentis intellectuels juifs (ce n’est pas une élucubration mais un fait d’histoire vérifiable par chacun, eux-mêmes sont les premiers à le reconnaître) qui pour un bon nombre (comme tant et plus de goyim « révolutionnaires ») ne tardèrent pas, acné « révolutionnaire » passée, à virer qui socialistes qui droitistes, qui cadres, qui politicards, qui petits profs, etc. ; une bonne part virant même sionistes, c’est-à-dire extrême-droitistes. Le plus cocasse ou aberrant est qu’un certain nombre de ces sionistes se prétendent encore de gauche. Le parti stalinien n’avait peut-être pas tout à fait tort d’y voir un carnaval, une pantomime, une mascarade bourgeoise.

Je n’ai jamais cru aux hasards de l’Histoire. Mais ici, c’est un autre sujet.

Et, en attendant,  je constate que de nos jours un socialiste président de la République déclare (je ne me lasse pas de répéter cette phrase car elle est immonde) : « Israël est une grande démocratie, c’est pour cela qu’elle a beaucoup d’ennemis. » Et je rappelle également, pour qui ne saurait pas ou n’aurait pas fait attention, que la France a réintégré le commandement de l’OTAN ceci – sauf erreur, et sans débat – sous le « règne » du nabot du Sinaï. Mesure qui ne semble pas déplaire à la petite gauche, la gauche américaine de tous ces prétendus socialistes qui sont socialistes comme étaient ouvriers leurs aînés du temps de la SFIO (Section Française de l’Internationale Ouvrière) et autres épigones ; ces Guy Mollet et Mendès-France, etc., cul-et-chemise avec tous les colonialismes (tradition déjà ancienne en ce milieu prétendument de gauche, dès le XIXe siècle).  

Personnellement je suis viscéralement anticolonialiste, et j’ajoute aussi bien vis-à-vis de l’Europe à l’extérieur que de l’extérieur dans l’Europe.  Je suis partisan des différences qui sont la vie même, contre un pseudo métissage qui n’est qu’une manière d’uniformiser la marchandise salariale – l’uniformisation par le bas, la dite démocratie (représentative) et la décadence qui sont le summum d’une société totalitaire et de régression. Que ce soit au niveau des civilisations, des cultures ou de la nature (flore, faune), c’est la différence qui anime la vie, qui seule – plus encore – la rend possible. 

Bon, achevons en rappelant aussi qu’en ce temps pas si lointain, celui de ma jeunesse, on avait encore des slogans (bons ou mauvais, c’est bien sûr une autre histoire) et des slogans de taille, on appelait également un chat un chat, et un salaud un salaud, et dans le même temps il existait encore un semblant de vie réellement sociale, de solidarités diverses.  Je me souviens de manifs où l’on gueulait allégrement : Charlot, au poteau ! ou : Bidule, Machin, Truc, le peuple aura ta peau.  Je crois que ce sont eux qui, présentement, ont la peau du peuple.   

On avait même parfois des graffiti politiques dans les vespasiennes, aujourd’hui, on a même plus de vespasiennes, mais du Decaux dont personne n’a rien à faire, d’où le retour au temps béni des pissotières improvisées dans les ruelles ; c’est le progrès dit-on. Il y avait aussi un semblant de lutte sociale et un endémisme de la révolte.  Et l’on ignorait les tags qui sont nuls, laids, ne présentent aucun intérêt d’aucune sorte, comme si la rue était offerte aux débiles et autres handicapés du ciboulot.

Il y a très peu j’ai vu derrière chez moi… un petit bois, non, une inscription d’ordre politique non signée voulant semble-t-il, dire quelque chose, extrême surprise pour moi ; elle énonçait toute de noir vêtue, d’une graphie agréable et sans faute d’orthographe, mais le texte est simple : POUR FAIRE DU FRIC, IL FAUT DU FLIC.  Elle vaut ce qu’elle vaut, mais je n’en ai pas d’autre à vous faire partager. Que je traduirais à ma manière de la façon suivante : la société capitaliste est une société répressive. Le bon sens même.

En attendant, comme disait Axelos, cette situation risque de durer longtemps.  Mille ans peut-être.  Le temps d’un Reich, finalement !

NOUVELLES DU JOUR

LA FRANCE ÉTERNELLE

 3101201301

***

LA TOPETTE

 La topette (pas Zatopek !) c’est la fiole, la flasque que le coureur cycliste sans scrupule sortait de sa musette ou de la poche arrière de son maillot (généralement de marque, publicitaire depuis bien longtemps aussi), déjà dans les années d’entre les deux guerres, peut-être même dès le début des courses cyclistes. Éther pour certains ! Gros rouge pour d’autres alors que semble-t-il le vin « coupe les jambes », enfin la potion magique, bien avant la chimie moderniste des amphés, des corticoïdes, du pot belge, des diverses sortes d’EPO, des transfusions-vidanges, de la dope…  Il faut dire qu’il y a toujours eu de l’argent à gagner dans les courses de vélo, y compris d’amateurs.

 DU BEAU, DU BON, DUBONNET…

3101201302

–        Plus besoin de vos services, John : je change d’entraîneur…

–        Comment ? vous me remplacez, Tommy ?

–        Oui… par le seul entraîneur vraiment efficace : le « DUBONNET » !!!

3101201303Nous, on éponge l’excédent ; on est patriotes…

Si vous ‘ êtes pas patriotes, vous ‘ pouvez pas comprendre !

***

DATANT D’AVANT LA SÉPARATION DE L’ÉGLISE ET DE LA VINICULTURE.

3101201304

***

3101201305

Une bonne circulation vous garantit SANTÉ-BEAUTÉ-JEUNESSE

Faite une cure avec la JOUVENCE de L’ABBÉ SOURY.

(affiche de 1947)

***

ET SI, MALGRÉ TOUT, ÇA VA MAL

ET QU’IL CONVIENT DE REMETTRE DE L’ORDRE DANS LA TUYAUTERIE…

3101201306

OU PLUS FORT QUE LE DANTE (SIC) ET VIRGILE ET TOUS LES POÈTES RÉUNIS :

3101201307

LE DANTE ET VIRGILE AUX ENFERS…

L’URODONAL, OU LA PANACÉE UNIVERSELLE !

Billet à propos de la prochaine élection académique, celle du 21 février 2013, au fauteuil de Jean Dutourd.

Les Immortels vont avoir le choix entre :

Joël Vergnhes candidat courant dont je ne pourrais même pas dire du mal pour n’avoir aucune information le concernant, aucun grain à me mettre sous la dent. Quel dommage !

Maxence Caron, petit Rastignac des temps modernes, pianiste, accessoirement poète et surtout abstracteur de néant (je veux dire philosophe contemporain) particulièrement attaché à l’Église catholique romaine (sic). Je doute que sa poésie soit celle d’un Nietzsche qui lui a su sortir du ronron philosophique et du christianisme et vivre la poésie en revigorant la mythologie gréco-latine.

Michel Edwards, bilingue anglo-français, universitaire « spécialiste » (sic) de Shakespeare, Racine et … Rimbaud, dont on dit qu’il est poète (je ne parle pas de Rimbaud, mais d’Edwards) ; personnellement, je n’ai encore jamais rencontré de prof-poète vraiment digne de ce nom, la poésie s’accommodant fort mal d’un statut de fonctionnaire et de répétiteur des lieux communs.

Jean-Noël Jeanneney, universitaire, « historien de la politique » (sic) et… politicien, « historien de la culture et des media » (resic) et… ancien secrétaire d’État socialiste, ancien président de la Mission du Bicentenaire de la Révolution française, ancien président de Radio France, ancien  président de la Bibliothèque nationale et actuellement producteur de radiophonie sur France-Inculture ; le type même de l’apparatchik.   

Paul Trouillat, professeur de médecine, théoricien post-situationniste de la « séparation » – à sa sauce, court inventaire : l’Église et l’État séparation qui, je cite « a dégagé [de quoi ? mystère] le vaste champ de l’éducation nationale d’une part, et permis un christianisme plus spirituel de l’autre », foi et fanatisme, colonies et métropoles, pouvoir monétaire et pouvoir politique dans la Banque Centrale européenne ! Farouche ennemi de la lutte des classes, partisan de la démocratie sociale (et je suppose chrétienne), il préconise « un salariat à visage humain ».

Enfin, Olivier Mathieu, non fonctionnaire, non universitaire, président de rien, membre d’aucune institution, patenté de que dalle mais esprit libre ; et seul vrai auteur de cette bande des six : je veux dire conformant une véritable expression poétique, romanesque et aussi d’historien de la littérature avec sa vie – disons – de saltimbanque.  Lui, il préconiserait plutôt l’abolition du salariat et la renaissance du paganisme.  

SONNET

                                                    PERVERSITÉ

                                                             *

                        « Tu fais pitié !.. » (mais, tu ne me !.. fais pas pitié…)

                        « J’ai des enfants, j’ai un mari, je suis fidèle. »

                        À débiter cette rengaine à tire-d’aile…

                        Auras-tu mots, toi pitoyable, en ton étier ?

 

                        Elle avait mis, et sans façon – point de quartier !

                        Plus d’une fois, devant des yeux en quête d’elle,

                        Une beauté étrange, en un rare modèle

                        Au marbre trop veiné, érodé de moitié.  

 

                        Tout y était si long, mince et tant ambigu :

                        Ses doigts, sa voix, ses bras, son nez d’un angle aigu,

                        Jambes d’ambre infini de très haut amarrées.  

 

                        C’était un dos sans fin, maquereaudé de bruns,

                        Une langue coquine et des seins à marées,

                        De grands yeux noirs, si noirs d’amour dans leurs embruns.  

 

DE DUR MATIN MUTANT MUTIN. (Sonnet amplifié)

                                          I

Au si tard matin, tristes souvenirs s’égaillent

En cheveux insensés, l’esprit de nuit perdu.

Mon faible lutin – à chanter d’un trait l’air du

« Reviens-y, mon ami » – m’y a mis la pagaille.

                                         *

Que sont ces esprits, qui nocturnement m’assaillent 

En ces lieux recréés, désuets, très assidus,

Lisières sans but, ces mondes à moi si dus,

Dédales ou déserts, vacuités qui tressaillent ?

                                         II

Éthers, ils ont noms : un pas sur la mer, tendu…

Falaise, envol… et vol frivole – ouf ! attendu…

Rochers escaladés… arbres des bois sans taille…

                                         *                                                  

Menhirs et dolmens, moulins et châteaux pendus,

Phares anciens, blockhaus brisés, riens épandus…

Pont, val, mont… tour, mur, grue… en ordre de bataille…

                                        III

À terre, âpres dons : frontière-Artémis fondue  

Entre champs et cités… dérive morfondue,  

Seul aux chemins sans but… univers de grisaille…

                                          *

Mondes confondus… un clair contenu, pondu

Goutte à goutte, à pitié… à quoi ont répondu,

Étriqués, mêles-ciels à fleuves sans cisaille.

                                        IV

Abris sans surnoms : logis biscornus, fendus,

Pentus, tout rapiécés… brisés, non défendus

Sont ces dossiers mulons au béton qui défaille…

                                         *

Aux noirs des Enfers : caves et couloirs tondus

De jours, alambiqués… de suaire à fronton du,*

Passages sous la mer… grotte étouffe à la faille…

 

 

* du : noir, en breton ; cf. l’allemand «dunkel » et  l’anglais « dark », sombre.

 

(à suivre)

 

ROBERT PIOCHE, UN PROPHÈTE ?

Un mien ami, Robert Pioche, connu du « grand public » (et très mal connu de nombre de gens aux idées préconçues et à la bêtise innée, à qui il faut des sorcières pour bien dormir et se sentir « exister »), donc un mien ami, Olivier Mathieu, dans la soirée du 6 février 1990, à la télévision française, se fit cogner dessus en « direct-live » (comme disent les crétins) devant quelques millions de téléspectateurs (par un sioniste de la pire espèce parfaitement identifié – on connait son nom – qui ne fut jamais inquiété par « la Justice ») dans Ciel-Mon-Mardi – émission la plus vue depuis, de toute la série sur You Tube nous dit-on, mais malheureusement généralement dans la version écourtée et censurée, comme aux plus belles heures du stalinisme ou de la « simple » censure française.

Devant un aéropage de distingués spécialistes de la seconde guerre mondiale auto-élus, réunissant l’ensemble des patentés de l’extrême-droite franchouillarde et de l’extrême-droite juive (plus connue sous le nom de sionistes), cet ami avait osé demander une simple (une minuscule, une anodine) minute de silence en souvenir des (je cite de mémoire)« quatorze millions d’Allemands civils déportés, en 1945 et 1946 dont deux millions de morts  »…

Le beau tollé !!!

om01

Cette demande allait devenir dès le lendemain chez les crétins, c’est-à-dire l’énorme majorité de mes concitoyens : une minute de silence à la mémoire des nazis morts pendant la Seconde Guerre Mondiale, et ceci avec salut nazi à l’appui. C’est ainsi que fut rapporté devant moi, par un quidam français moyen, et de cette manière, ce passage de l’émission – émission que je n’ai vue que bien plus tard – en extraits, et il n’y a pas bien longtemps en version intégrale (à l’époque déjà j’étais totalement fâché avec la télévision, outil moderne de la propagande bourgeoise). Cette abrutie (c’était une quidam) jugeant bon d’ajouter, plus par bêtise et conformisme courants qu’autre chose : « des gens comme ce barbu à cheveux longs (circonstances aggravantes, je suppose), on devrait les enfermer dans des camps… et pourtant je suis démocrate ». Elle n’osa pas en dire plus…

Depuis ce jour, je vous passe ce qu’il advint du barbu chevelu qui aujourd’hui encore peut difficilement vivre sa vie paisiblement, cerné – et ceci de toute éternité – par les crétins ; et devant se faire discret : il subit encore 22 ans après, et par des gens qui étaient peut-être à peine nés à l’époque, des menaces régulières. Je tiens à le préciser pour que cela soit dit une nouvelle fois publiquement.

Je passe sur les insultes ce soir-là, à l’encontre d’Olivier Mathieu venant des bancs des deux partis en présence (je veux dire aussi bien des « petits fachos franchouillards » que des « petits fachos juivards » qui faisaient tous chorus). C’est en réfléchissant à cet « incident » qui se serait très mal terminé dans tout autre endroit qu’un studio de la télévision, que j’ai acquis l’intime conviction – comme on dit chez les juges quand ils condescendent à faire leur travail et n’obéissent pas aux ordres étatiques ou à leurs idéologies politiques de fermer un dossier sur un non-lieu – que cette « soirée-débat » voulue par le fouille-merde Dechavanne (légèrement débordé ce soir-là) venait de sceller la grande réconciliation nationale et coloniale entre les deux grands milieux bien pourris, pour ne pas dire totalement putrides, du colonialisme et néo-colonialisme fRançais, sur un vieux fond de légionnaires de l’Indo, de pieds-noirs judéo-chrétiens et autres « crémieux » d’« Algérie française », de sionistes de « Palestine juive ».

Cette grande retrouvaille entre les éléments parmi les plus puants de la société des hommes, individus qui finissent par se persuader (et persuader les franchouillards obtus) qu’ils sont les élus petits-blancs du monde, tout à fait dans la lignée de l’infect Breivik suédois, a fini d’ailleurs par s’accomplir tout à fait officiellement par l’arrivée en force d’éléments sionistes au sein du Front National depuis qu’il est présidé par la bourgeoise grotesque, par la milliardaire hystérique bien connue, ennemie des pauvres maghrébins et musulmans, qui seraient selon elle cause c’est bien connu de tous les malheurs du monde. De la faillite de la Grèce, du chômage, du retard des trains, des grèves et de la déforestation de l’Amazone.

Et bien figurez-vous que récemment, ces mois derniers, un universitaire nord-américain nous dit, documents à l’appui, dans un livre (maintenant traduit en français) et nous répète sur des media de masse, que ce qui est arrivé en 1945 aux allemands est un scandale encore d’actualité, et à dénoncer. Oui du temps ou les « démocrates » faisaient ami- ami avec les staliniens. Et il aurait pu évoquer non seulement l’après-guerre mais le blocus de l’Allemagne, la guerre totale, les bombardements incendiaires de masse sur Dresde par exemple !

Il évoque le sort scandaleux, inhumain, réservé à treize millions d’allemands en 1945 et années suivantes.

C’EST EXACTEMENT CE QU’OLIVIER MATHIEU avait dit en 1990.

Pour qui comprend l’anglais :

http://www.youtube.com/watch?v=V6UjtlHCXhA

Un article du même en anglais :

http://news.colgate.edu/2012/06/book-by-prof-ray-douglas-looks-at-post-wwii-expulsions.html

Où il est dit : “An estimated 500,000 people died in the course of the organized expulsions ; survivors were left in Allied-occupied Germany to fend for themselves.”

Soit : « Une population estimée à 500.000 personnes mourut pendant que furent « organisés » les expulsions [les déplacements forcés depuis divers pays d’Europe de l’est et centrale] ; les survivants se retrouvèrent en Allemagne occupée par les Alliés [donc à l’Est et l’Ouest] où ils durent se débrouiller par eux-mêmes ».

Mais que sont treize millions de boches, 500.000 schleuhs morts, ramassis de génocidaires diront les franchouillards lobotomisés, diront bien évidemment la plupart des sionistes, l’essentiel de ceux qui baignent, dégorgent dans la marinade du cloaque, et les ignorants qui ânonnent ce qu’on leur a péniblement fourré de force dans le crâne en leurs jeunes années. Le Bien, le Mal, le bien intégral et le mal intégral. Enfin la connerie habituelle véhiculée depuis la nuit des temps par tous les vainqueurs du monde. Du pauvre monde.

om020202

Édition originale : Ordely an Humane The Expulsion of the Germans After the Second World War – R[ay] M. Douglas.

Ma conclusion sera : faut-il donc être nord-américain, universitaire, historien pour avoir le droit de dire en 2012, la vérité ? De rappeler un fait d’histoire ?

Comme il est dit en anglais « the european atrocity you never heard about », « l’atrocité européenne dont vous n’avez jamais entendu parler ».

om03

Une photo de cet exodus « à pieds » d’allemands.

Olivier Mathieu – « en prophète » – était-il un escroc, un faussaire lorsqu’il évoquait ces faits d’histoire bien enfouis dans la mauvaise (ou trop bonne) conscience de la caste dirigeante des « Vainqueurs » ?

Il en est de ce fait comme il en sera d’autres, un jour ou l’autre.

*

Voilà, avant de mettre un point final à cet article, me revient à l’esprit à l’instant qu’on avait changé d’année, cela ne fait donc pas 22 mais presque 23 ans que cette soirée télévisée est passée. Enfin passée pour les autres, mais pas vraiment pour Olivier Mathieu qui a maintenant 52 ans. Je ne crois pas révéler un secret, un interdit, un tabou en disant que depuis plus de vingt ans sa vie quotidienne est celle d’un SDF, un temps ici, un temps là-bas, pas de toit à soi. La grande dèche permanente, le manque de nourriture plus d’une fois, la Sécu de temps à autre, des soins à l’hôpital à minima, ou pas ; tout ceci devrait satisfaire les tarés, les intolérants, les « petits fachos » de l’émission de 1990, le grand démocrate Dechavanne qui arrache les micros aux « mauvais parleurs », et les milliers et milliers d’abrutis qui hurlent avec les loups, sans rien savoir, sans rien connaître, comme des veaux ignorants, ou plutôt comme des hordes couardes et abjectes de justiciers potentiels et de lyncheurs minables du niveau des « tondeurs » de 1945.

Ces jours-ci, Olivier Mathieu passe l’hiver comme tous les autres hivers, autrement dit dans le froid, dans la gêne, dans la géhenne. Sa famille ? Il n’a pratiquement pas de famille. Et elle est si lointaine. Ces amis ? Toute personne qui a au moins un peu souffert, ou s’est retrouvé dans la débine, sait pertinemment que dans la misère et le malheur non seulement on n’a plus rien à soi, hormis le poids de sa solitude et de ses souffrances, mais que l’on perd la plupart de ses « amis ». Je veux dire les individus qui se révèlent être de faux amis, les connaissances des bons ou moins mauvais jours échus, bien passés, trépassés.

Pour établir une comparaison, il est un peu dans son mode de vie, de survie plutôt, comme le fut un Germain Nouveau autrefois.

Posez-lui donc ces questions :

­- Tes amis ?… La beauté ?… Eh ! Qu’aimes-tu donc extraordinaire étranger ?

Il vous répondra j’en suis assuré :

– J’aime les nuages… les nuages qui passent!…

Pour l’heure, ses rares, très rares vrais amis ne sont pas non plus les plus riches, ils font ce qu’ils peuvent. C’est-à-dire en notable insuffisance ; j’écrirais bien « notoire insuffisance » si les faits étaient, selon l’expression, connus du public.

Lui, Olivier à chaque fois qu’il le peut, donne ses livres, ses seuls biens ; les livres qu’il écrit et met en pages, je veux dire ; il a derrière lui vingt, trente titres, il ne sait plus trop lui-même. Roman, poésie, histoire littéraire… Mais ses livres alors, ne lui rapportent rien ? questionne le naïf, ou le retors. Connaissez-vous le monde des media de masse ? De la dite information ? De la vraie propagande ? Des exclusions, des interdits de fait et des censures formelles ou informelles ? Des riquiquis cérébraux dominants, des conformistes ambiants et des faux rebelles, pitoyables fonctionnaires de l’estampillée « révolte » ?

Est-il bien utile d’en dire encore beaucoup plus ; faut-il tendre la sébile sous votre nez ?

MAIS OÙ EST LE BON BEC, LE BON BEC DE PARIS ?

Mais où est le bon bec, le bon bec de Paris ?

Suite de triolets

À ce Michel Thomas,  pour lui clouer le bec.

 

                                            I

À Paname sur-Seine, ou bien plutôt… sur scène,

Il est un lieu je crois, nommé France-Inculture 

Où l’ignoble se joint à l’immonde et l’obscène.  

À Paname sur-Seine, ou bien plutôt… sur scène.

*

Des Arts, toute la lie, en chienlit, y assène 

Les vomis des bourgeois en sous-littérature.

À Paname sur-Seine, ou bien plutôt… sur scène,

Il est un lieu putride et c’est France-Inculture. 

                                              II

On y fait la réclame, en ronds de jambes viles

Des crétins, des obtus ; têtes hydrocéphales

De la médiocrité tant laide qu’incivile

Dont on fait la réclame, en ronds de jambes viles.

*

On étale la carte, en piteux vaudeville,

De Tendre aux décatis ; et dégueulis s’affale :

On y fait la réclame, en ronds de jambes viles

Des crétins, des obtus : têtes hydrocéphales.

                                              III

Huchons donc à tous vents, l’hallali d’un grotesque 

Qui fréquente en ces lieux, plumitif aux gonds courts,

Et donnons de la Merdre et autres arabesques ; 

Huchons donc, à tous vents, l’hallali d’un grotesque !

*

S’il lui sied sans façon de rimer, barbaresque,

Comme un gland et selon les talents d’un con gourd,

Huchons donc, à tous vents, l’hallali d’un grotesque 

Qui fréquente en ces lieux, plumitif aux gonds courts.

                                           IV

Hululons à l’écho, l’hallali d’un pantin

Dont la bite est vulgaire, en un quai sans galion,

Oui, foutre ! sa manière est image sans teint.

Hululons à l’écho, l’hallali d’un pantin.

*

Et prions tous les dieux que jamais nos destins

Ne s’abîment si bas, hé fiers ! restons des lions ;

Hululons à l’écho, l’hallali d’un pantin

Dont la bite est vulgaire, en un quai sans galion.

                                       V

Achevons notre dit sur l’âme vérolée

D’un amant des Élus, idolâtre pervers

Applaudissant la barbarie auréolée ;

Achevons dans l’émoi cette âme vérolée.

*

Valeurs, Vertu et Vérité sont enrôlées

Par le Diable en personne en son monde à l’envers.

Achevons du salaud cette âme vérolée,

Cet amant des Élus, idolâtre pervers.