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J’ai entendu en rêve Dany le Rouge très pâle

J’ai entendu en rêve Dany le Rouge dit le Pédéraste, déclarer à propos de Hollande dit Lou Ravi :

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« L’autre fou qui déclare la Palestine occupée comme une grande démocratie, vraiment, il faut être complètement malade et complètement plein d’alcool, de stéroïdes ou de judéo-christianisme bien mariné pour dire des bêtises pareilles.

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« Qu’il aille à Gaza, en Cisjordanie… dans le ghetto de Gaza et le bantoustan de Cisjordanie, ça doit être formidable pour lui. Qu’il passe toute sa vie dans ces camps de concentration à ciel ouvert et bombardements purificateurs assurés, ou les prisons sionistes et sans jugement pendant des années…

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« C’est un crétin fini. S’il a envie de coucher  avec Tashal-Yhwh, qu’il se mette dans son lit et puis l’affaire est réglée.

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« Vraiment, c’est d’une bêtise incroyable toute cette histoire.

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Mais, rassurez-vous les franchouillards, ça ne fera pas les gros titres et ce n’était qu’un rêve…

RUSSIE TERRE D’ASILE, MAISON DE RETRAITE DES VIEUX ARTISTES, OU DÉPOTOIR DE LA FRANCE ?

Dépotoir (le Littré) : « Lieu où l’on verse et réunit les matières encore fraîches provenant des vidanges ». Il n’est pas précisé s’il s’agit de vidanges « somatiques » ou « mentales », ou des deux.

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VODKA VODKADOVITCH DEUXPARDEUX*

DIT GROS GÉGÉ LA PITANCHE – ŒNOLOGUE KASHER DISTINGUÉ

S’INQUIÉTANT POUR SON NEZ

NON ENCORE ATTEINT DE ROSACÉE PHYMATEUSE.

Ici le producteur de vin kasher, kascher ou casher, je ne sais jamais, est en train de nous expliquer qu’un vin kärcher, pardon kasher (confusion, c’est à cause du nain du Sinaï) n’est pas un vin que l’on a fait dégorger dans on ne sait quel vase sacré, vase de jour ou vase de nuit, ou sans vase au fond, ni le sang des ennemis (par définition) impurs, résultats de quelques meurtres d’enfants goyim, palestiniens par exemple, ou de quelques rites sacrés consacrés au dieu juif tribal, archaïque et plus encore matérialiste**, ou autre démon ou idole juive des Enfers et de la barbarie technologiste tsahaliste. 

Non, le vin kasher est du vin racial, ou plus exactement du vin d’abrutis racistes ayant une bonne couche de connerie et de suffisance.  En effet le vin kasher est rien de moins que du vin pur, qui ne veut pas dire « non coupé d’eau » mais « vin écologiquement juif », si je puis dire. D’ailleurs, je me demande comment l’industriel du pinard Gros Gégé, le goy taré, s’y prend pour ne pas contaminer ses vins d’Anjou (en joue, feu !!!) et les rendre propres à l’ingestion (j’allais écrire : l’ingérence) par les estomacs sacrés des tristes sires (amis intimes des gouvernants franchouillards de gauche comme de droite !!!) qui déclarent sans rire, ou plutôt sans qu’on ne leur éclate pas de rire au nez : du vin kasher est du vin qui n’a pas été consacré à l’idolâtrie, ou qui pourrait potentiellement être contaminé par l’idolâtrie. Quelle outrecuidance ! Quel mépris des autres ! Quel racisme le plus étroit !  Quelle bêtise intégrale…

C’est dire que tout vin qui, par exemple, est utilisé comme vin de messe ne peut être kasher, ou tout vin qui est habituellement consommé par des mécréants, des athées, etc. ne peut l’être non plus.  C’est-à-dire la quasi-totalité, de toute marque et de tout cépage, du vin français, ou russe par exemple. Eh oui, Gros Gégé, la Russie est peuplée de myriades et de myriades de suppôts de l’idolâtrie chrétienne orthodoxe et d’autant d’adorateurs des icônes.  Moi j’aime bien les icônes, non pas parce que je croirais au Petit Jésus mais parce que j’aime bien l’Art, enfin le vrai sous ses formes multiples, loin des ersatz contemporains de la décadence.  Société décadente, vie décatie, art en déclin, tout se tient ! Et triomphe de la médiocrité et du cynisme bourgeois.

J’ajoute même qu’il n’y a pas de limite dans l’apartheid juif (chez les sionistes en particulier) puisque cette caste des intouchables (je précise : non les parias soumis de la société mais les élus dominateurs du monde) convient d’ajouter à ses litanies d’un autre âge, du temps des cités-nations ayant chacune un dieu différent et ici en l’occurrence un dieu raciste et barbare (et chez eux n’ayant jamais produit quelque civilisation que ce soit si ce n’est en leur actuelle et massive participation au chaos moderne), convient d’ajouter donc, qu’impur et non kasher est tout vin qui a été manipulé par un idolâtre ou produit par un non juif. Le racisme est chargé, bien lourd chez ses tristes zozos malfaisants. 

J’ai toujours eu en haine ce genre d’individus qui s’y croyaient.

* deux par deux, ben, oui, c’est ce qui arrive quand on voit double en permanence.

* Qui s’intéresse à l’histoire du XXe siècle voit tout de suite le rôle « éminent » joué par cette caste dans le développement des armes de destruction massive physico-chimiques. Gaz allemands… de Quatorze, bombe atomique d’Hiroshima et Nagasaki. Dois-je évoquer aussi le système totalitaire de la banque, invention essentiellement judéo-protestante ?  

 

 b

LA BÉBÉSKAÏA

PHOCOPHILE, ÉLÉPHANTOPHILE, MARINO-SIONOPHILE,

ADEPTE DE LA CASTRATION DES ANIMAUX MÂLES,

ANTICOMMUNISTE ULTRA PRIMAIRE,

ACCESSOIREMENT BITOPHOBE SUR LE TARD,

ET PLUS GÉNÉRALEMENT MAGHRÉBINOPHOBE ET ISLAMOPHOBE.

LA FEMME DANS L’ŒUVRE DE CHARLES CHAPLIN.

  LA FEMME DANS L’ŒUVRE DE CHARLES CHAPLIN.

Ce texte a été composé à partir de trois sources principales : le blog.charles-chaplin, le blog theaujasmin et wikipédia, ainsi qu’avec diverses sources secondaires, ou encore le livre de Jules Martin, Nos Peintres et Sculpteurs, Graveurs, Dessinateurs (Flammarion, Paris, 1897).

 01

Madeleine Lemaire, Portrait de Charles Chaplin, 1885, eau-forte.

Charles Joshua Chaplin, né en 1825 aux Andelys et mort en 1891 à Paris,  est un artiste-peintre et graveur d’origine anglaise naturalisé français en 1886 (ou 87). Il eut un fils, Arthur (1869-1935), également peintre, mais essentiellement de natures-mortes dans le style des hollandais du XVIIe siècle. Le père fréquenta l’École des Beaux-Arts de Paris.  Il y fut l’élève de Michel Drolling (1789-1851) peintre néoclassique d’histoire et portraitiste. Son style, du moins son style de portraitiste et de décorateur, doit beaucoup au XVIIIe siècle rococo et à Boucher en particulier.

Il fut formé également, à compter de 1848, par le peintre réaliste autodidacte Adolphe Leleux (1812-1891), frère aîné d’Armand Leleux, peintre lui aussi. Adolphe Leleux fut un peintre de scènes de genre inspirées de la campagne bretonne (qui lui vaudront le surnom de « Leleux le Breton ») mais aussi du Morvan et des Pyrénées, ou encore d’Algérie et d’Espagne.  Leleux était l’ami de Gérard de Nerval et de Théophile Gautier.

Rangé parmi les académiques voire par certains dans les pompiers – pourtant il y a de l’émotion et de la beauté – artiste officiel du Second Empire, Charles Chaplin fut chargé d’un certain nombre de décoration de bâtiments officiels (palais de l’Élysée, opéra Garnier, Tuileries…). Il commença sa vie d’artiste dans le style naturaliste d’un Millet, produisant des scènes de genre populaire, des paysages principalement d’Auvergne et de Lozère, jusqu’en 1851 date à laquelle il se consacra presque exclusivement au portrait mondain et à la décoration des intérieurs cossus et bourgeois. En tant que peintre-décorateur, il maîtrisait toutes les techniques (pastel, aquarelle, sanguine, huile, eau-forte…) et de nombreux supports depuis la toile jusqu’au miroir et la céramique.

Bien qu’on lui connaisse aussi des portraits masculins, Chaplin est surtout connu pour avoir été le peintre de la femme, en toute distinction, retenue de la bienséance, ou en plus coquin ou « éternel ». Il est aussi celui qui a ouvert en 1866 à Paris, l’un des premiers ateliers de formation artistique réservés aux femmes. Parmi ses élèves qui eurent parfois aussi d’autres maîtres, on citera les noms de Louise Abbéma, Fanny Caillé, Mary Cassatt et Madeleine Lemaire (voir plus bas).

Il participera au Salon de 1845 à 1868. Notons qu’en 1859, le jury du Salon ayant censuré son tableau de Vénus, il ouvrit une exposition privée dans son atelier, de la même manière que Courbet ouvrit un pavillon du Réalisme en 1855. Cela dit, cela n’empêcha pas Charles Chaplin d’entamer le chantier « d’État » du Salon des Fleurs aux Tuileries. 

02    

Charles Chaplin, Vénus aux putti.
Peut-être le tableau refusé au Salon officiel.
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Charles Chaplin, qui ne fut pas un charlot, fut apprécié aussi bien d’un Théophile Gautier que d’un Arsène Houssaye – à qui il dira en 1859 : «Ma route est maintenant bien tracée, et c’est la décoration qui a pour moi le plus d’attraits », un Charles Baudelaire et un Gustave Courbet qui tous deux lui rendirent visite en 1849, plus tard même d’un Zola, ou plus tard encore d’un Van Gogh. Manet disait de lui, à Pierre Jeanniot (peintre, dessinateur, caricaturiste, graveur, directeur du Journal Amusant, etc.) : «Il sait le sourire d’une femme et c’est très rare ».

Pendant la guerre de soixante-dix, la maison de campagne que Chaplin avait acquis peu d’années auparavant à Jouy-en-Josas est détruite. Si bien qu’en 1876, il en acquiert une autre dans la cale de Tracy, sur la plage d’Arromanches, la même année où naît Robert, le cinquième enfant de la famille Chaplin.

Avec le temps et les sujets, la palette terreuse (terrienne) de Chaplin, ses ocres et ses noirs aussi, laissèrent la place à des tonalités plus gaies, plus gracieuse. Ses couleurs de prédilection deviendront le blanc, les gris et les roses.

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PETITE GALERIE CHAPLINO-CARLIENNE  

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SALLE UNE – RÉALISME ET RURALITÉ.

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Femmes et enfants dans une cour (vers 1847)

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 04

 Village d’Auvergne, juillet 1880, lithographie de E. Beauchamp,
d’après une huile sur toile datée de 1847 (Salon de 1848 ?)
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 05

Fileuse d’Auvergne, 1847 (?), eau-forte.

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 06

L’Appel dans la bruyère, Salon de 1849,
huile sur toile (achat de l’État, 1849).
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   07        

 Sur la Route, 1860, eau-forte.

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 08

 Barque, 1862, eau-forte.

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 09

Femme à la coiffe, aquarelle ou huile sur toile.

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SALLE DEUX – « LE BEAU MONDE » – PORTRAITS FÉMININS.

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Portrait de femme, 1854.

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  11

détail

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 12

Portrait des enfants M.A.G., Salon de 1860.

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 13

Portrait de Jeannie Martell, mère du Vicomte de Vaufreland, 1876.

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 14

 Portrait de Mme G., 1876, Salon de 1877, huile sur toile.

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 15

 La Fille du peintre, 1881.

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 16

Melle R. van Broek d’Onbrenan,
Aimery de la Rochefoucauld d’après Charles Chaplin, 1879, eau-forte.
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17

Portrait de Mme…, 1890, huile sur toile.

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SALLE TROIS – SCÈNES D’INTÉRIEUR FÉMININ.

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 Jeune Fille au livre, vers 1857, huile sur toile.

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19 

Coquetterie, ou Avant le bal, 1857, huile sur toile.

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20

Le Jeu du loto, 1865.

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 21

La Grande Sœur, 2nde moitié des années 1860, huile sur toile.

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 22

 Son chien favori.

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 23

Après le bal.

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 24

Les Bulles de savon.

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24BISdétail

 détail

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  25    

Fille du peintre en robe rose d’intérieur, en compagnie d’un chien.

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 26

Le Petit chéri.

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 27

 Rêverie.

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SALLE QUATRE – SCÈNES D’EXTÉRIEUR FÉMININ.

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Le Nid d’oiseau, 1860.

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 29

La Jeune fille aux colombes, 1874.

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   30  

L’Oiseau perdu.

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 31

Fillette au nid d’oiseau.

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SALLE CINQ – PORTRAITS  FÉMININS COQUINS.

 

  32

Jeune Fille au nid, 1869, huile sur toile.

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 33

Jeune Fille aux fleurs, 2nde moitié des années 1870.

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34

Haïdée.

La fille du corsaire qui aime Don Juan, personnage de Byron, où l’une des amantes du comte de Monte-Cristo de Dumas père ? 

35

Un chant silencieux.

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   Une beauté au bouquet.

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37

Jeune femme au panier de fleurs.

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38

Portrait d’une jeune fille.

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SALLE SIX – LA FEMME ALLÉGORIQUE.

39

La Muse de l’Artiste.

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40

Angélique (d’après l’Arioste), vers 1861, eau-forte.

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41

Nu de dos, années 1860, huile sur toile.

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 42

Junon, 1861-1862, huile sur toile.

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 43

L’Architecture, vers 1862, huile sur toile.

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 44

Deux jeunes filles au bain, 1864. 

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45      

 Le Printemps, vers 1864 (?), lithographie d’après un panneau décoratif.

 *46

                        Allégorie de la Nuit, 1874,  dédicacé « A mon ami L. Bonnat ».

Léon Bonnat, futur maître de son fils Arthur.

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47

Baigneuse.

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48

Rêverie.

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49

Vénus et Cupidon.

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50

Dans les Rêves, ou Après le bal masqué, vers 1886, huile sur toile.

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PORTRAITS DE (peints par des) FEMMES.

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SALLE SEPT – LOUISE ABBÉMA.

(1853-1927)

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Louise Abbéma, vers 1896.

52 

Sarah Bernhardt à la même époque.

Informations contradictoires : celle qui fut connue sous le nom de Sarah Bernhardt serait née (en 1844, à Paris) « Henriette, Marie, Sarah Bernhardt » ou « Rosine Bernhardt » d’après Jules Martin opus cité.  Mais une autre source nous dit qu’elle fut enregistrée sous le nom de « Rosine dite Sarah » au Conservatoire. Une autre encore que Rosine fut le nom de l’une de ses sœurs également comédienne. Elle eut trois sœurs, sa mère était une poule de luxe, une « entretenue » comme on disait alors, d’origine néerlandaise, son père est semble-t-il inconnu, elle-même à ses débuts fut inscrite dans le « fichier des courtisanes » établi par la Préfecture de police de Paris, et c’est d’ailleurs de cette manière qu’elle s’est ouvert diverses portes, donc celle du talent. Elle fut élevée en sa jeunesse à Quimperlé, en pleine Bretagne bretonnante et chrétienne et sa première langue fut le breton. Puis, elle fut l’élève du couvent de « Grandchamps près Versailles » où cette juive fut baptisée en 1857 et sombra dit-on dans le mysticisme chrétien, et où son premier rôle fut celui d’un ange androgyne.  Donc tous ces ceci explique fort logiquement ces futurs cela.  En ses jeunes années, elle tâta de la peinture puis de la sculpture et fut surtout sociétaire de la Comédie Française avant d’en claquer la porte pour fonder sa propre troupe et de finir amputée comme on sait.  Elle se spécialisa au fil du temps dans les rôles de travestis.  Hommasse sulfureuse dans le genre de Louise Abbéma, le grand amour de sa vie, très mœurs Dix-Neuf-Cent comme Colette ou Vivien par exemple, elle créait son petit scandale dans le milieu de la Haute parisienne de l’époque, en toute tradition du monde des planches ou de la littérature d’alors dont le pendant masculin se retrouve chez Lorrain, Gide, Proust… Enfin, bien que son nom fût francisé officiellement en Bernard, elle continua de porter son nom d’origine Bernhardt.

La fille unique, quant à elle, du vicomte normand Abbéma, chef de gare, fut donc l’amie saphique de Sarah Bernhardt. Le dandy mais mâle Robert de Montesquiou l’a dépeinte ainsi sous le nom d’Abîme (= Abbéma) dans un poème de son recueil Les Quarante Bergères :

 Abîme

Non rien n’est absolu, disait un jour Catulle;
Le vice, qui chez nous, Saphique s’intitule
Et consiste à mettre elle à la place de lui,
A des soirs de relâche et des matins d’ennui
Qui souhaitent parfois de connaître autre chose
Que l’effort sans effet et que l’effet sans cause.
Sapho fut infidèle et Phaon le passeur
Dont l’étreinte n’était pas celle d’une sœur,
La reprit à la douce Attys, à ses compagnes
Qui s’en allaient à deux dans les campagnes.
Abîme, qui depuis des ans a le renom
D’avoir une compagne au lieu d’un compagnon,
Abîme, je vous jure, amis, m’a pris la… main
Et ce geste m’a fait, j’avoue, une peur bleue.

*

Si elle eut une vie amoureuse fort peu académique, il n’en fut pas de même de sa peinture qui est la plus académique, et portraitiste du seul « beau monde », de ces quatre femmes qui furent des élèves de Charles Chaplin.

    53  

La Dame avec les fleurs, 1883.

 54

Femme au médaillon fleuri.

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Matin d’avril, Place de la Concorde, 1894.

Cette peinture a également servi à l’époque d’image publicitaire pour le Chocolat Poulain.  

 *56

Femme nue allongée, huile sur panneau.

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 Flore, huile sur toile, 1913.

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SALLE HUIT – FANNY CAILLÉ.

(circa 1850 – circa 1900 ?)

Très peu d’informations sur ce peintre dont Internet ne livre quasiment aucun tableau, aquarelle, dessin ou miniature (elle toucha à tout cela). 

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Ce tableau, une huile sur toile, a été exécuté plusieurs fois, en plusieurs formats, et sous divers titres : Portrait d’une jeune dame lisant un livre, Portrait d’une jeune femme assise à une table avec un livre dans son giron ou simplement Femme lisant ou encore Rêverie.

 *59

Tableau de Fanny Caillé « d’après |Jacqueline] Comerre-Paton », huile sur bois.  

Il y a (si l’on peut dire) un rendu « douanier Rousseau » avant la lettre, dans ce tableau.

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Tableau originel de Jacqueline Comerre-Paton (1859-1955).

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J. Comerre-Paton, née en 1859 – épouse du peintre Léon Comerre, né en 1850 – vers 1896. 

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SALLE NEUF – MARY CASSATT.

                                                            (1844 ou 43 – 1926)

Mary Stevenson Cassat est un peintre originaire de Pennsylvanie, elle fut l’amie de Degas, des impressionnistes et des postimpressionnistes et subit l’influence du japonisme. Triste fin de vie pour un peintre : à cause de diabète et de la cataracte, elle devra cesser de peindre en 1914 et deviendra aveugle en 1921.

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La Loge ou Lydia dans une loge, portant un collier de perles, 1878-79.

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63 

Jeune femme lisant dans un jardin, 1880.

Il s’agit de sa sœur Lydia morte très jeune en 1882.

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64

 L’Automne ou Portrait de Mademoiselle C., peint à Marly en 1880. 

Ici il y a du symbolisme et du style Klimt et Art Nouveau avant l’heure.

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65

Petite fille au chien.

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Jeune Femme en vert, 1914.

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SALLE DIX ET DERNIÈRE – MADELEINE LEMAIRE

(1845-1928)

 

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Madeleine Lemaire, vers 1896.

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Cette femme peintre (huiles et aquarelles) qui – selon les auteurs – est prénommée « Jeanne, Madeleine », ou « Madeleine, Jeanne », dont le prénom d’usage est « Jeanne » ou « Madeleine », et dont le nom de jeune fille est « Coll » ou « Colle », se maria vers 1870 avec Casimir Lemaire né en 1837, probablement d’un milieu fort bourgeois vu leur train de vie, mari dont elle eut une fille, Suzanne née vers 1870 également. Elle était la petite-fille du côté maternel du baron Pierre Habert, général d’Empire et la nièce de Jeanne Herbelin, la sœur de sa mère (1818 ou 20 – 1904) artiste-peintre qui fut son premier maître (Cf. Vicomte Henri Du Mesnil, [Histoire morale de] Jeanne Herbelin ; Delhomme et Briguet, Paris, 1884).

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 Jeanne Herbelin, Vue de la ville d’Angers, huile sur toile, 1842.

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Portrait présumé de Delacroix, miniature.

70 

Portrait d’une « dame de qualité » inconnue, en robe de satin noir bordé de dentelle (veuve ?) et coiffée d’un bonnet attaché par un ruban bleu turquoise, miniature sur ivoire, vers 1845.

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Bouquet de fleurs au panier, 1861

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 Portrait présumé de la duchesse d’Albe, miniature.

Œuvres de Jeanne Herbelin.

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Madeleine Lemaire était de cousinage, à deux ou trois générations, avec Louise Belloc (1822-1881) peintre miniaturiste dont les parents Jean Belloc (Nantes, 1786 – Paris, 1866) et Louise Swanton – ou Louise Swanton Belloc – (1796-1881) d’origine anglaise, était pour le père, artiste peintre, et pour la mère traductrice de poètes, romanciers, écrivains pour enfants de langue anglaise ; elle écrivit également des histoires et contes pour enfants, des  biographies comme son Lord Byron. Jeanne Lemaire eut également pour maître le graveur Jules Chaplain (1839-1909), avant d’avoir… Charles Chaplin comme dit précédemment. Les bons chapelains, les maîtres de chapelle, enfin, plutôt les aumôniers sacrés et prêtres consacrés des chapelles de l’Art.  Et ne venez pas me dire qu’ils pourraient être aussi des « gravats, du sable, des détritus dont on se sert pour réparer les routes, crépir les murailles ; ou encore des coupes et copeaux de bois » (autre « chaplin », mot d’ancien-français, du verbe « chapler », tailler). Connaissez-vous donc, des chaplains ou chaplins qui aient été des détritus ?  

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Louise Swanton peint par Jean (?) Belloc.

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Madeleine Lemaire fut surtout le peintre des natures mortes et des fleurs. Elle fut également illustratrice de ses amis : de poèmes de Montesquiou, par exemple ou d’un livre de Proust (peut-on dire pour cela qu’elle fut la Madeleine de Proust ?). Elle recevait le Tout Paris, politique, littéraire et artistique dans son atelier-salon parisien, sa résidence dieppoise ou son château de la Marne. « C’est elle qui a créé le plus de roses après Dieu » dit d’elle Alexandre Dumas fils, qui fut un temps son amant. De Montesquiou la surnommait quant à lui « l’impératrice des roses. » Mais elle ne faisait pas l’unanimité, ainsi André Germain qui fréquenta ses soirées la nommait « la massacreuse de roses » et la trouvait « laide, disgracieuse et autoritaire. » Il ajoute : « On étouffait chez elle, dans des soirées pénibles, avec de longs intermèdes musicaux. » Elle aimait beaucoup la musique était l’ami de Reynaldo Hahn. Le silence absolu était de rigueur durant les récitals (cf. André Germain, Les Clés de Proust, Paris, éditions Sun, 1953). En 1924, elle écrivait : « Je suis hélas la doyenne des femmes peintres… je suis sur la brèche depuis 50 ans… j’ouvre ma 50e exposition… je n’ai jamais rien demandé, l’État ne m’a jamais acheté un tableau, j’ai bien travaillé toute ma vie. »

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Ophélie, années 1880.

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75

Bacchante, huile sur toile, 1885.

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76

L’attente.

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La volupté.

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   78

 Les Fées, 1908.

* 

Complément (succinct) de biographie :

– Cécile Ritzenthaler, L’École des Beaux-arts du XIXe siècle, les Pompiers (Mayer, Paris, 1987).

– Denise Gellini, Louise Abbéma, peintre dans la Belle-Époque (Le Jardin d’essai, 2006).

– Achille Segard, Mary Cassatt : un peintre des enfants et des mères (P. Ollendorff, Paris, 1913).

– Nancy Hale, Mary Cassatt (Garden City, Doubleday, 1975).

– Thomas Streissguth, Mary Cassatt : Portrait of an American Impressionist (Twenty-First Century Books, 1998).

 

* FIN *

 

À PROPOS DE BARDOT ET DE BEBELLE

À PROPOS DE BARDOT, PAS LE MÉTIS STÉRILE D’UN CHEVAL ET D’UNE ÂNESSE, CELLE QUI ROULAIT NE RECONNAISSANT PLUS PERSONNE EN… (CENSURÉ… MOTO RICAINE) AVEC SES VIBRATIONS AU CREUX DES REINS,

ET DE BEBELLE, PAS BELMONDO, UN CHIEN ANONYME.

À lire sur le blog d’Olivier Mathieu :

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2013/01/04/lexil-fiscal-gege-depardieu-b-b-brigitte-bardot-et-laffaire-bebelle/

DEPARDIEU OU LE DÉPART DE DIEU ?

Voici deux nouveaux poèmes de Robert Pioche dont les titres et les exergues ont été mis par moi. Pour bien comprendre il faut savoir que Pétarou est le surnom de jeunesse du grotesque oenomane hydrophobe, que son père fut compagnon du Devoir et que les symboles du vénérable compagnonnage (qui vont par deux, ou si vous préférez deux par dieu) sont le compas, qu’il convient d’avoir toujours dans l’œil, et l’équerre qu’il convient d’avoir toujours… je ne sais plus où.

Ce que ne manque certainement pas de faire Obelix Gnafron, le père de Madelon (cf. « Quand  Madelon vient nous servir à boire… ») Ou du moins ce qu’il a intérêt à bien posséder pour ne point déchoir, vu son usage immodéré de la bonne bibine angevine des coteaux du Layon, de goûteux raisin chenin, celui qui – des dires eux-mêmes de Rabelais – devrait permettre aux impotents, goutteux et autres engorgés des artères de se soigner.

Oui, tel il énonce au chapitre XXV de La Vie Treshorrificque du Grand Gargantua en évoquant ces « bergiers et bergières » qui « avec gros raisins chenins estuverent les jambes de Forgier mignonnement, si bien qu’il feut tantost guery. »

*

Suppliques pathétiques

Hépatiques et sympathiques.

*

I – À Pétarou, compagnon du Devoir (sonnet).

*

Ni s’asservir, ni se servir, mais servir.
(Devise des Compagnons du Devoir)

* * *

« Non! Ne t’exile point, Toi, nouveau Confucius

Du cinéma, soufflant ton génie en Phébus,

De par Dieu! Ta sagesse est plus grasse qu’Horus!

Non, ne t’exile point! Céleste olibrius! »

*

« Homme plus libre que ne le fut Spartacus,

Tu es du septième art le vrai Stradivarius.

Moi, qui suis cinéphile, un pauvre microbus,

Je t’implore, ô Gégé: reviens de Belarus! »

*

« Car le printemps, sans toi, n’aurait plus de crocus;

Et ton exil serait, oui, l’éternel blocus

De ton obèse esprit – je le dis, mordicus! »

*

Ayant su que tu pars, sans retour, pour Vilnius,

Ma cousine m’écrit: « Dis à ce nouveau Russe

Combien verse de pleurs ta cousinette Luce! »

*

II – À gros Gégé Morpionibus.

*

Un morpion de noble origine
Qui revenait de Palestine
Leva sa lance et s’écria :
Les morpions meur’nt et n’se rend’nt pas.
 
De profundis morpionibus.
Et secatis roupettibus,
Et excita verolabus.
 
(par l’auteur d’Émaux et Camées)

* * *

Sans Depardieu, la France a perdu le virus

Du génie infini du néo-belgo-russe!

La France se condamne aux succès de Pyrrhus!

De par Dieu! L’alphabet, veuf de trois syllabus!

*

Depardieu, que tu sois dans l’hiver biélorusse,

J’en sens mes intestins privés de bifidus,

C’est un ciel sans nimbus! C’est un nez sans mucus!

La France, sans toi, perd son plus grand thesaurus!

*

C’est comme exil d’ovule au loin de l’utérus!

Oui, c’est comme arracher le cunni au lingus!

PAUVRES RUSSES ! C’EST-Y PAS UN BEAU CADEAU ?!

Je recopie ici le dernier sonnet de Robert Pioche à la « gloire » de Gros Gégé (le quasi apatride, qui n’aime plus la France quand une majorité d’électeurs n’élit pas l’élu Charkeuzy, le nain du Sinaï).

Gros Gégé, nounours de toutes les Sibéries, bouffon des steppes qui a demandé l’asile financier chez les russkoffs…

Il rase, Poutine, presque gratis !  

Y a où rire !!!

Reconnaissons-lui au moins cet ultime éclair de lucidité de n’avoir pas condescendu à aller voir les amères loques !

Ô Gégé ! Quelle fin annoncée !

En rigole-t-on chez les popoffs, là-bas, tout là-bas, au bout de la vieille Europe ?  

SONNET EN US CHEZ TOUS LES RUSSES *

*

Voici une nouvelle incroyable – ô Bacchus ! –

Que donnent les journaux de ce monde, en chorus,

De pays en pays et plus loin que la Prusse,

Bien digne qu’on la grave en mille papyrus!

*

Son scooter parisien a-t-il trop de malus?

Un histrion, du moins, pisseur d’aérobus,

Bégayeur au cinoche en un tas de laïus,

Ira donc voir ailleurs pour faire le gugusse?

*

Fin esprit évoquant quelque diplodocus,

Distingué comme un doigt, dit d’honneur, le medius,

Son compte en banque est loin d’être mince et minus.

*

Mais je veux à la fin résoudre ce rébus.

Et j’eusse voulu dire et que les Français crussent:

Putin a donc voulu que Depardieu soit Russe!

*

* Le titre est de moi

UNE SOURCE DU SONNET DES COULEURS DE RIMBAUD : ERNEST CABANER.

Cet article, je le dédicace à Olivier Mathieu ;

si personne ne comprend pourquoi, lui ne le comprendra que trop.  

 *

Connaissez-vous le sonnet de Cabaner dédié à Rimbaud ?

Mais d’abord, qui était Cabaner, en quelques mots ?

De son véritable nom il s’agit de Jean de Cabanes, un méridional, né à Perpignan en 1833 et mort à Paris en 1881, ville où il débarqua en 1850. Ce fut un pianiste, compositeur metteur en musique de poètes, et également poète. « Cabanes » et « Cabanès » sont des toponymes, certains de communes ou d’anciennes communes, du Midi de la France.    

J’ignore pourquoi Cabanes transforma son nom en Cabaner – qui se prononce probablement « cabanèr » ; mais il n’est sans doute pas faux de penser que cet admirateur de Wagner ait voulu se germaniser un peu et rendre ainsi hommage à un maître.

Ernest Cabaner fut l’hôte, celui qui accueillit, hébergea quelques mois Rimbaud à L’Hôtel des Étrangers, à l’arrivée de l’ardennais à Paris, ceci à la demande de Paul Verlaine car sa femme ne voulait déjà pas entendre parler d’Arthur.   

 01

Ce portrait de Cabaner peint par Manet date de 1880, donc de l’année précédant sa mort de phtisie, mais aussi sans doute d’alcoolisme. Verlaine qui s’y connaissait en ce domaine, et qui ne semblait pas pour l’occasion user de parabole, disait que Cabaner ressemblait à « Jésus-Christ après trois ans d’absinthe. » Mais, qui n’était pas, plus ou moins, absinthé dans ces cercles et cénacles dont les membres passaient de l’un à l’autre, à satiété d’amitiés ou d’inimitiés artistiques, « bistrotières » ou « salonnières » ? Autour de ces artistes, semi-artistes ou simples bohèmes parasites et sans œuvre ; mêlant joyeusement Parnasse et Décadents (du temps ou ce mot avait encore un sens artistique positif), naturalistes divers ; impressionnistes, symbolistes (peintres ou plus tard poètes)…

Ces Fumistes. Ces Zutistes ou Zutiques et Vilains Bonshommes que fréquentaient Verlaine et Rimbaud ; ces  Hydropathes et ces Incohérents (salon totalement en dehors des normes académiques et dans le genre loufoque) que fréquentait par exemple Alphonse Allais.  Et d’autres encore connus, inconnus ou plus ou moins éphémères, fluctuants, sans nom, ou dont l’histoire littéraire n’a pas retenu les noms.  

Les Hydropathes, par exemple, furent fondés par un cousin de Léon Bloy, Émile Goudeau qui en fut le principal président. Voir à ce sujet l’édition originale (1888) ou la réédition commentée et documentée (2000, Champ Vallon) de Dix ans de Bohème du même Émile Goudeau. Voir également divers ouvrages sur des thèmes similaires qui furent produits en ces temps-là et dont je reparlerai peut-être un jour prochain, sans oublier évidemment La Bohème de Mürger, auteur qui était déjà mort depuis des années. J’ai dit plus haut : Wag-ner… Caba-ner ; je pourrais ajouter : Mürg-er, Caban-er.  

Mais on ne peut pas toujours parler de fondation pour certains cénacles de cooptation étroite et amicale et sans « carte de membre », ce qui ne veut pas toujours dire : absence de traces publiques ou semi publiques, réunions de bistroquets et de restaurants, activités sinon « officielles » du moins effectives – avec prospectus, cartons d’invitation, banquets.  Ou – bien avant la grande vogue des cabarets et autres Chat Noir qui lui fut fondé en 1881 – soirées poétiques ou musicales (avec Cabaner par exemple qui en fut un adepte). Ou encore affiches comme chez les Incohérents, album de « groupe » comme chez les Zutistes.

Les Incohérents (de joyeux drilles désargentés et non de pédants décadents se prenant au sérieux et friqués comme de nos jours) proposaient en autant de provocations illustrées (dessins, tableaux) à un  public alors horrifié – et déjà horrifié par les « simples » salons impressionnistes –  des caricatures de toutes sortes, des dessins sans queue ni tête ou les premiers tableaux entièrement blanc, noir, bleu, etc. dont tout l’agrément tenait dans le titre, et où Allais justement, y allait allégrement de ses incohérences.  Mais… une fois prochaine.

Comme quoi les apparents « théoriciens » des provocations dadaïstes, surréalistes et d’autres « écoles » ou contrées, menant leurs barques argentières et leurs petits ou gros fonds de commerce de la provocation embourgeoisée et vidée de tout sens artistique – de la « provoc » bourgeoise, du bourgeois qui s’émoustille comme du temps où ses derniers allaient se faire insulter de bon cœur du côté d’Aristide Bruant, sorte de bouffon des « fortifs » – ne sont que de petits épigones sans danger, sans avenir, et surtout sans art. Des fumistes décadents, sans majuscule à « fumistes » ni à « décadents ». Des agents cultureux, sous-cultureux du déclin des arts, forme particulière du déclin irrémédiable de notre civilisation sans qualité, laide, mensongère, avilissante, néantesque, déprimante ;  dégénérée.  

Ainsi – pour en revenir à Ernest Cabaner – cet artiste oublié faisait la joie ou la risée, c’est selon, des cercles culturels parisiens de son temps. Barman mais aussi pianiste, il mit en musique des poèmes de Charles Cros, dont le fameux Hareng Saur. Il écrivit également des poèmes qu’il mit en musique. Ce fut le type même du bohème et de l’excentrique. Il fréquentait poètes, peintres – vrais ou faux –, les peintres impressionnistes et littérateurs naturalistes au Café Guerbois, les poètes peu ou prou parnassiens au Cercle des Zutistes ou au salon de Nina de Villard (encore un autre personnage !) S’il faut en croire une note du manuscrit évoqué ci-après, malheureusement sans renvoi mais dont on peut penser justement qu’elle fut destinée à évoquer Cabaner, ce dernier aurait été : « organisateur des concerts du café du Bas-Rhin, boulevard Saint-Michel ».

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Partition d’Ernest Cabaner sur le poème de Charles Cros L’Archet. On remarquera la dédicace à Wagner ; pas si courant à l’époque. « La Parodie » titre qui est inscrit tout en haut de cette page est le nom porté par une revue qui fut fondée par le grand caricaturiste André Gill et qui ne vécut qu’entre 1868 et 1869. Il s’agit ici du numéro du 1er septembre 1869. Voici le texte du manuscrit originel et original de Charles Cros :

L’ARCHET

Elle avait de beaux cheveux, blonds
Comme une moisson d’août, si longs
Qu’ils lui tombaient jusqu’aux talons.

Elle avait une voix étrange,
Musicale, de fée ou d’ange,
Des yeux verts sous leur noire frange.

Lui, ne craignait pas de rival,
Quand il traversait mont ou val,
En l’emportant sur son cheval.

Car, pour tous ceux de la contrée,
Altière elle s’était montrée,
Jusqu’au jour qu’il l’eut rencontrée.

L’amour la prit si fort au cœur,
Que pour un sourire moqueur,
Il lui vint un mal de langueur.

Et dans ses dernières caresses :
« Fais un archet avec mes tresses,
Pour charmer tes autres maîtresses. »

Puis, dans un long baiser nerveux,
Elle mourut. Suivant ses vœux,
Il fit l’archet de ses cheveux.

Comme un aveugle qui marmonne,
Sur un violon de Crémone
Il jouait, demandant l’aumône.*

Tous avaient d’étranges frissons**
En l’écoutant, car dans ces sons
Vivaient la morte et ses chansons.

Le roi, charmé, fit sa fortune.
Lui, sut plaire à la reine brune
Et l’enlever au clair de lune.

Mais, chaque fois qu’il y touchait,
Pour plaire à la reine, l’archet
Tristement le lui reprochait.

Au son du funèbre langage,
Ils moururent de male rage.***
Et la morte reprit son gage.

Elle reprit ses cheveux, blonds
Comme une moisson d’août, si longs
Qu’ils lui tombaient jusqu’aux talons.

* Preuve d’un manque de rime ou… de l’origine méridionale de Charles Cros qui ne connaissait que des « o » ouverts ? Né dans l’«ode » comme on dit par là-bas, et non pas dans l’ « Aude », il fait rimer « marmonne » et « Crémone » (« o » ouvert ») avec « aumône » (« o » fermé).

** L’édition originale (Lemerre – Gay, 1873) du Coffret de Santal où se trouve rangé ce poème, ainsi que ses éditions courantes actuelles donnent « enivrants » pour « étranges ».

*** Idem : l’édition de 1873 donne « à mi-voyage » pour « de male rage ».

Charles Cros était lui aussi de ces soirées poétiques, musicales et arrosées ; et fut probablement l’initiateur du cercle des zutiques (soit-dit en passant, Jarry lui y alla plus franchement qu’un « zut », avec son « merdre » tonitruant). C’étaient des presque pays du catalan Cabaner, les Cros du midi languedocien: Charles et ses deux frères, Antoine futur troisième roi d’Araucanie et de Patagonie et Henry le peintre, sculpteur et verrier. Ce n’est pas le lieu de deviser sur l’histoire de cette originale famille des Cros, mais je précise quand même que Charles Cros n’avait pas la part belle dans le milieu de certains distingués parnassiens qui de nos jours sont passés de mode tels Banville, Coppée ou France qui acceptèrent sa présence dans Le Parnasse de 1869 mais la refusèrent dans Le Parnasse de 1875. Abstention de Banville ; Coppée : « non ; tous les ridicules du genre ; rien de personnel » ; France : « non ; je serais contraint de retirer mon envoi si le sien était admis ». Et oui, pas partageux ceux-là (cf. Œuvres complètes de Charles Cros, le Club français du livre, 1954). De nos jours, celui des poètes qui demeure encore est justement le recalé, celui qui avait, malgré ce qu’en disait l’archevêque de Paris de la poésie du temps Coppée, le plus d’originalité. Le moins de ronron et le plus de délicatesse.

Sans doute que le développement du réseau ferroviaire en France facilita grandement, ne fut pas étranger à cette invasion méridionale d’artistes du sud de la France comme il en eut tant à Paris, à partir de la seconde moitié du siècle en particulier. Les Félibres n’en étant qu’un exemple particulier.  Cette propension méridionale à grimper à Paris n’a d’égale que la surreprésentation des normands dans les milieux artistiques et littéraires de la capitale à la même époque. Nous n’avons pas d’explications sociologiques autres sur ce phénomène méridional. 

Petit point d’étymologie à propos des « félibres » qui sont les membres « dou Felibrige ». « Felibre » est un mot que Mistral alla pêcher dans un vieux texte provençal (L’Oraison à Saint Anselme, Les sept douleurs de la Vierge Marie)où il était dit que le Petit Jésus devenu grand était au temple « emé li tiroun de la lèi, emé li set felibre de la lèi », c’est-à-dire « avec les scribes de la loi, avec les sept sages de la loi ». Mistral rattachait non sans justesse le mot félibre au bas latin fellibris, felibris « nourrisson » (dérivé du latin fellare, « sucer » qui a donné naissance à filius, fils). Et puis de tout temps, les poètes ont été dénommés « alumni Musarum », « nourrissons des Muses ».  « Tiroun » serait lui-même à rapprocher du provençal « tira », téter (cf. le latin « tiro », novice, apprenti, débutant, nouvelle recrue…). Je passe sur les étymologies fantaisistes pour évoquer d’autres hypothèses, plus complémentaires qu’opposées. « Felibre » viendrait du grec « philebraios », « ami de l’hébreu », mot que l’on trouve dit-on, dans la grammaire hébraïque de Chevalier (1561) et qui a le sens de « docteur de la loi hébraïque ». « Felibre » viendrait du grec « philabros », « ami du beau ». Et « felibre » a été rapproché de l’irlandais « filea », « poète, barde ».  Enfin… au sens large, les félibres sont les auteurs qui créent en langue d’oc.

Autre ironie du sort, Édouard Manet (1832-1883) fit don du tableau suivant en 1881 pour une vente aux enchères organisée par le peintre Pierre Franc-Lamy au profit de ce même Cabaner, totalement dans la dèche peu de temps avant sa mort, alors qu’il se mourait en sanatorium.

03

Il s’agit d’un tableau intitulé tout simplement Le Suicidé qui fut peint entre 1877 et 1881, donc de la fin de la vie de Manet également.  Par son sujet et son rendu réaliste, il est peu dans le style habituel du peintre.

Voici donc maintenant le sonnet « théorique » de Cabaner qui malmène un peu par moment une métrique régulière et dont j’ignore la date d’écriture :

 

                        SONNET DES SEPT NOMBRES.

                       à Rimbald

*

                        Nombres des gammes, points rayonnants de l’anneau
                        Hiérarchique, – un, deux, trois, quatre, cinq, six, sept –
                        Sons, voyelles, couleurs vous répondent car c’est
                        Vous qui les ordonnez pour les fêtes du Beau.
 
                        La OU cinabre, Si EU orangé, Do O
                        Jaune, Ré A vert, Mi E bleu, Fa I violet,
                        Sol U carmin – Ainsi mystérieux effet
                        De la nature, vous répond un triple écho,
 
                        Nombres des gammes ! Et la chair, faible, en des drames
                        De rires et de pleurs se délecte. – O L’Enfer,
                        L’Aurore ! La Clarté, La Verdure, L’Ether !
 
                        La Résignation du deuil, repos des âmes,
                        Et La Passion, monstre aux étreintes de fer,
                        Qui nous reprend ! – Tout est par vous, Nombres des gammes !
 
*

 Notons évidemment les diérèses à « hi-yérarchique », « mystéri-yeux », « résignati-yon », « passi-yon » ; « t » muet à «  sept » ; puis évidemment « voye-lles », « ri-res-zet », etc.  

Il faut savoir à ce niveau que Cabaner était adepte d’une méthode d’apprentissage du piano basée sur les couleurs. Une touche, une couleur. Il me semble avoir déjà lu que cette méthode était celle d’autres musiciens.  Mais je ne saurais en dire plus.  Enfin, il paraît que Rimbaud en fut informé ; oui, selon certains, il en fut même formé, du moins aurait-il pris quelques leçons de piano avec Cabaner probablement d’après cette méthode.

Et achevons avec un autre cadeau d’ami peintre.  Belle époque quand-même par bien des côtés ! L’un des nombreux tableaux que Cézanne consacra aux baigneurs, et baigneuses plus encore un peu plus tard. Il s’agit du tableau : Les Baigneurs au Repos, peint en 1876–1877 par Paul Cézanne et qu’il offrit à Ernest Cabaner.

 04

 

Sur Cabaner voir : Jean-Jacques Lefrère et Michael Pakenham , Cabaner, poète au piano (L’Échoppe, Paris, 1994).

PAUVRE LÉO – CHANSON.

Depuis plusieurs années, j’étais abonné à une revue trimestrielle intitulée Les Copains d’la Neuille, revue consacrée exclusivement à l’œuvre de Léo Ferré, compilation du travail fait par son fils en particulier, et aussi par une palanquée de chanteurs connus ou inconnus reprenant son œuvre.

Je fus ainsi en contact épistolaire avec sa femme, femme charmante jamais chiche de bisous du moins sur le papier, mais totalement à côté de la plaque dans le domaine de la curiosité concernant les autres : je veux dire les artistes ou les écrivains, etc. autres que son défunt mari.

Mais passons, première déception ; une déception de plus de ma vie.  

*

Mais là, cela dépasse les bornes : qu’est-ce que je viens de trouver le lendemain de Noël courant dans ma boîte aux lettres : d’une part un exemplaire des Copains d’la Neuille et d’autre part un prospectus cautionné par cette même revue Les Copains etc., pour un ouvrage consacré à Léo Ferré (livre dont je n’ai rien à dire en soi, ni en bien ni en mal). Je précise tout de suite que j’aurais sans doute cédé au désir de l’acquérir par souscription (encore que son prix soit, je crois me rappeler, d’une centaine d’euros, mais quand on aime, on ne compte pas). 

Certes, depuis un certain temps déjà je me disais : à quoi bon être informé de gens qui entretiennent l’œuvre d’un mort, dans l’incapacité sans doute d’en créer une, propre ?  Le phénomène est identique avec Brassens, Brel, Lapointe, Leclerc…  Je me disais aussi que le travail d’édition de textes et enregistrements de la famille Ferré était sympathique. J’ai ainsi acquis quelques copies de vieilles choses ferréiennes de cette manière. Enfin, je ne suis pas moi-même le dernier, à côté de textes originaux, à m’intéresser, éditorialement parlant, aux textes d’autres et de morts en particulier.  

Mais finalement, je trouve la conjonction trop belle pour ne pas cesser tout désir de recevoir chaque trimestre une revue finalement totalement inutile sauf aux consommateurs généralement béats de Ferré. Comme il y en a (pas toujours les mêmes) pour Brassens par exemple.  Du moins à mon opinion.

Pourquoi ce long préambule ? Pour en arriver à l’objet grotesque (ou « gros texte » si vous préférez) qui met fin à plusieurs années d’abonnement à une revue que j’imagine être inconnue du plus grand nombre. Mais trop c’est trop.

Mais trop quoi ? Il suffit de lire la courte lettre que j’ai envoyée le jour même, dans l’instant, dans l’heure qui a suivi la lecture très rapide, limitée aux premières lignes, mais suffisante – à mon goût – du prospectus.  Voici donc cette missive :

Cher Monsieur,

Je vous prie de bien vouloir me rayer de vos fichiers.

J’ai particulièrement mal apprécié votre réclame pour Léo où l’on apprend qu’une préface de Lou Ravi vient polluer l’ouvrage. Irrémédiablement ôter toute valeur à l’œuvre.

Pauvre Léo. Eh, oui, on n’est jamais trahi que par les siens.  

Préfacé par un énarque politicard qui déclare que la colonie sioniste est une grande démocratie et que c’est d’ailleurs pour ça qu’elle a beaucoup d’ennemis. Que de connerie, de cynisme, de dégueulasserie.

À bas les connards, l’État, le Fric.

Et que vive l’Anarchie, la belle et la vraie.

Fleury.

Je rappelle que l’«énarque politicard… Lou Ravi » est le surnom de l’actuel président d’opérette de la France, elle-même d’opérette, surnom qui lui va à … ravir, non ? Ce pantin serait depuis toujours « admirateur de Ferré » !!!  Dois-je rappeler, parmi des dizaines de passages de son œuvre, ce clair et net : « Ils ont veauté [sic], et puis après ! »

Donc voulant faire d’une pierre non seulement deux, mais trois coups, dans la foulée, j’ai écrit cette poésie, là qui suit, pour le Pauvre Léo, mon pauv’ Léo à moi tout seul. Bah, tu ne fus pas parfait, tu fus meilleur musicien et chansonnier que vrai poète, tu fus un peu trop adulé des bitards de la gauche caviar, mais tu fus aussi un éveilleur, « un provocateur » comme tu disais fort justement ; je ne fus pas le dernier à aller à tes concerts ; et puis, les Dieux eux-mêmes ne sont pas parfaits…

Voici en l’état cette dernière, de ‘tite poésie :

*

Pauvre Léo.
(chanson)
 
                                   I
L’eau morte du Léthé, d’un silence abyssal,  
Porte ton âme vive au chaland de l’Oubli ;
Paisible en sa lenteur de vieux marais vassal
Qui distille son baume à ta bouche, affaibli.
 
Refrain :
 
Pousse fort de la perche ;
Aide les passeurs ivres.
La mort ne vaut pas lerche ;
Boute-la dans les flots,
Boute hé, ho !
 
La mort ne vaut pas lerche.
Les mânes pour survivre
Poussent fort de la perche
Et glissent sur les flots,
Glisse eh, ho ! mon pauvre Léo. 
 
                                   II
Tu as déjà vaincu l’esprit de haine au Styx,
Bravé son nautonier en des rouleaux d’écumes
Charroyant les morceaux de tant et plus de x, 
Anonymes perdus en ce monde des brumes.
 
                                   III
Puis tu as sacrifié au Phlégéton de feu
Bonifiant les amours des amants ingénus.  
La rivière enflammait, sous la barque des feus,  
Le flamboyant mirage où Phlégias est nu.
 
                                   IV
Le fleuve du chagrin, l’Achéron t’a tenu
En son cercle infini de pleurs et de vieux morts.
Lorsque Charon t’ombrait, noir et déconvenu,
Avec Érèbe et Nox, tu sombrais dans ses mors.                 
 
                                   V
 
Remontant des Enfers muni d’une âme errante,
Tu implores la Vie au torrent du Cocyte ;  
Les échos des rochers font chorus d’amarante
Aux sanglots du nocher que ta chanson suscite.

À LIRE ITOU

Sur un nietzschéen site à propos de Pioche, Robert :

http://www.nietzscheacademie.com/m/article-113558427.html

GÉGÉ, JOJO, PIPI ; OU LES CULTUREUX POCHETRONS FRANÇAIS S’EXPRIMENT.

Derniers développements urologiques :  à propos de l’urétrite de part divine, par un drôle de coco qui pitanche tellement qu’il passe son temps à « fare la pipi » comme on dit en italien ; dans les avions, sur Hollande, etc.

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/12/26/une-chiee-originale-de-mes-voeux-a-sarkozy-mes-voeux-en-chiees-decalees-a-sarkozy-si-un-photo-montage-de-jojo-halliday-sur-gege-depardieu-ou-lon-voit-ce-dernier-uriner-sur-francois-hollande/