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RIVAGE À LA DÉRIVE

Guenille que la vie à l’aune des élans
Brimés, défunts, meurtris ;
Éternel reviens-y des jeunesses perdues.
 
L’humanité fantasque ânonne son esprit 
Sur la rive éperdue   
Des âmes sans sagesse aux masques de milan.   
 
 *
 
 – Ô, beau Sage où es-tu ?  – Ma pensée est ardue,
Je vais, bon an mal an,
Fuyant les dieux du Livre en poussant les hauts cris…
 
Jetant ma gourme au vent en de menus écrits
Que lisent les plus lents :
Les plantes de la steppe et l’argile épandu.
 
*
 
 J’y dresse incontinent devant eux le bilan :
Tous les « progrès » tordus,
Outils de déraisons dont l’Homme s’est épris…
 
Le poêle de la mort, par des savants, tendu
– Fous savants non contrits –
 Sur une humanité amorphe de bêlants.  
 

GRAND CONCOURS ROBERTOPIOCHIEN

C’est ici :

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/12/25/de-par-dieu-grand-concours-du-blog-de-robert-pioche-est-ce-que-cette-chose-a-vue-de-nez-serait-la-photo-de-ma-bite/

Moi, je penche (façon de parler) pour le zizi du Père Noël… Point vous ? !

AU CHEMIN DU BERCAIL

J’aurais miré, en ma jeunesse, un avenir ?!

Celui qui fait vibrer les vies à l’unisson

Sous le joug d’une nuit en d’innocents frissons ?

En es-tu sûr ? Je ne peux plus m’en souvenir.

 

Je revois la prison d’un printemps subvenir

Aux reflets épuisés d’un été sans moisson ;

J’entends fort l’hallali d’un automne au basson

Et la cloche des morts d’un hiver advenir.

 

Bah ! ma fleur à la main – fanny souci fripé,

Déambulant de rêve en rêve, esprit frappé,

Du bout des rus aux bois et prés, mon vieil amor …

 

Du bout perdu des rues aux frondaisons mouvantes,

Une pensée en pierre a crû, tant éprouvante

Qu’elle abolit un cœur moqueur jusqu’à la mort.  

 

DEPARDIEU FAIS TAIRE TES BONS APÔTRES !

Philippe Torreton est un inconnu des masses moutonnières et des demeurés qui fréquentent le sous-cinoche, jamais le rare bon cinéma qui perdure et encore moins le théâtre. Torreton sort de la Comédie française, c’est-à-dire le sommet de l’art des planches.  Qui dit « sortir » dit « entrer » et n’y entre pas qui veut.  Depardieu ne pourrait même pas y jouer un rôle de valet moliéresque à deux répliques.  Il n’a déjà pas le niveau pour ça.  Même pas le niveau de Lafleur ou de Brindavoine !!!

Philippe Torreton se situe ainsi à quelques années-lumière au-dessus des farces (et attrapes) d’un pantin du genre, pour dire un autre nom, de Savary (ex Grand Magic Circus) si adulé par la nomenklatura socialotte « éclairée » et dont toute la création a consisté à saloper le théâtre classique ou l’opéra-comique genre Offenbach en y introduisant des incongruités.

Il est donc logique, dans l’ordre des choses de l’éternelle connerie humaine moyenne, que Philippe Torreton soit dénigré par les imbéciles et les ignorants. Autrement dit : la masse des incultes et des conformiste bien en phase avec les lourdingues dominants à la mode du jour du spectacle… spectaculaire, si l’on veut ; à la mode du fric, à la mode du déclin.

Il est donc logique que les sous-artistes de cinoche, dont le congélateur Deneuve (plus très neuve d’ailleurs) soutiennent, si j’ose dire, « financièrement » Gros Gégé Obélix, le loubardieu qui veut se faire aussi gros que le bœuf (c’est bien parti, je parle de l’enflure dans les propos de bas étage et les ânonnements de pochetron de l’individu).

À ce propos, je veux dire à propos de Philippe Torreton, lire Robert Pioche, c’est ici :

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/12/22/lhumoriste-gad-elmaleh-est-il-tout-grand-en-tout-cas-dans-laffaire-depardieu-torreton-il-ny-en-a-quun-qui-est-digne-de-jouer-cyrano-de-bergerac/

Je ne veux même pas parler du sous-comique évoqué par Robert.  Il y a des années que je suis affligé par le niveau déliquescent, inférieur à celui d’une fin de banquet ou d’une fin de noces, atteint par ces étrons mâles et femelles qui se prétendent comiques, il y en a semble-t-il à la pelle (ou à l’appel) et m’intéressent rarement plus d’une minute.  Au bout d’une minute, basta, on a compris ! 

Ô grands morts innombrables ! Je ne connais plus un seul vrai comique, je veux dire un artiste intelligent et cultivé vivant, réellement drôle.  Par exemple, pour être compris des masses : un Francis Blanche, un Fernand Reynaud, un Coluche ou un Devos et un Desproges (là, les deux derniers, c’est déjà pour l’élite). Et pire sachant faire rire et pleurer, il n’y en pas, du moins dans les media dominants.

J’ai évoqué Bigard il y a peu qui vaut si peu, j’aurais pu évoquer – en mieux – le duo comique de la Matmut (le montant du contrat qui lie depuis 2003 la Matmut au duo Chevallier-Laspalès est de 900.000 euros, paraît-il) qui lui au moins connait le théâtre, si je ne trouvais qu’il ne fait plus que se caricaturer lui-même dans le balourd.  Et puis tout ce fric me répugne…

Là, en ce moment, je parle du troupeau des indignes, en particulier de tous ces comiques ethniques, à la langue indigente de banlieue et l’éternel antiracisme de convention, qui ne me font jamais rire car ils sont nuls, et plus encore incapables – au mauvais exemple du plus connu d’entre eux et père à tous ces pauvres gens, Bedos – incapables donc, d’une quelconque autodérision à la Popeck (pour donner un nom).  

Et surtout conformistes, bien petits-bourgeois et pas contestataires pour deux sous. Ou pour plus de deux sous, mais alors bien rangés bien intégrés au spectacle du triste monde, les veaux…  Je ne parle pas de la fumette ou de la droguette qui est d’un conformisme à l’avenant du reste.  

C’est qu’ils s’y croient, les minables, en plus ! Eh ! bon compte en banque = grand talent ! Quelle médiocrité ! Et vive la démocratie… par le bas !

 

OBLATION

Je suis comme l’oublie : un l’enfant l’a croqué

Sans même réfléchir, avec un cœur distrait…

J’aimerai dans ma mort la Terre et son attrait,

Mais j’oublierai d’instinct l’Homme à l’esprit bloqué.

 

En moi, je garderai des souvenirs nacrés                  

De regrets éternels ayant le goût discret

D’un fleuve d’infini ne livrant son secret

Qu’aux cénacles étroits des arts vrais consacrés.

 

Les vieux dieux d’Océan, là-bas où je suis né,           

Me réconforteront, me feront un cocon

Sous le flot argenté d’un Soleil en flocons.

 

Les âmes de la Lune, en vieux amis puînés,

Puiseront au crachin son reflet mordoré ;

De tous les diables, Vent… sera mon adoré.

Poème piochien humor-humeuristique à la gloire de Gros Gégé, le fruste aérostier pisseur…

Poème piochien humor-humeuristique à la gloire de Gros Gégé, aérostier pisseur, sous Gabin des banlieues, dur de patronage, petit loubardieux inculte et cynique, enflure éthylique, artiste délicat, tare du métier, gâteux odieux.  En un mot charkeuziste populacier. Honte du peuple !!!

Gros connard Depar…venu.

Pauvres belges, quel fardeau en perspective !!!

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/12/20/crebondieu-gege-depardieu-tes-verecondieux/

P.S.

Tiens, de par Dieu qui n’existe pas, tu vas bien avec cet autre délicat artiste qui autrefois évoquait (je cite) « les enculés de droite et les enculés de gauche » et a fini par se faire mettre de bon coeur par « l’enculé de droite », ce même Charkeuzy.  Je veux dire l’infecte (mais catho.) Jean-Marie… Le Pen ? Non, Bigard qui eut quelque petit et court talent d’interprète à ses débuts lorsque ses sketches étaient écrits par Palmade.

Un peu comme cet autre abruti hargneux, haineux, « crémieux » qui n’aime pas les français de la métropole et encore moins quand ils sont basanés métèques maghrébins, je veux parler de Bedos le suffisant qui eut un temps lui aussi le talent de Jean-Loup Dabadie (qui a également écrit pour le talentueux Averty) bien aidé par sa partenaire Sophie Daumier qu’il a lâchée comme une vieille chaussette quand elle sombra dans la maladie et qui ressemble, lui aussi de plus en plus, à une caricature. Une caricature de la grande époque de l’Assiette au Beurre. Mais je ne veux – ou je ne peux – mots dire, plus.

UN POÈME ÉRUDITO-BAROCO-ÉROTIQUE DE ROBERT PIOCHE EN CON-SÉCRÉTION (sic) DU SOLSTICE D’HIVER ET DE LA RENAISSANCE SOLAIRE.

Robert Pioche c’est ici : http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/12/19/solstice-dhiver-de-lannee-2012-du-faux-calendrier/

*

Prenez un latiniste érudit (redondance), ajoutez-y du Scarron léger, coulant et baroque – mais affranchi –, enfin mettez-y quelques pointes de piment coquin, que dis-je plusieurs gousses généreuses de piment érotique, mais de l’inattendu (très tendu en l’occasion), du non plat, non bateau et surprenant (ce qui manque souvent en ce genre, même chez les meilleurs) ; et vous obtenez un poème roberto-piochien ; oui, piochien, il y a un peu du chien, du « p’iot chien » piochant chez Robert. 

Mais – je précise – lui comme moi, nous aimons les chiens et les animaux en général – moins les malheureux sous-esclaves d’élevage qu’il nous arrive de manger, nul n’est parfait.* « Je suis un chien » clamait autrefois Léo Ferré. Robert et moi aimons le désespoir canin coulant des yeux des chiens tristes, celui de pouvoir uniquement communier plus en surface qu’en profondeur, et plus encore par le corps que par l’esprit, « avec les chiennes, puisqu’elles sont faites pour ça », sans jamais pouvoir se fondre en elles.

À ma grande honte, ayant l’esprit morbide plutôt qu’empli de fées enchanteresses, à mon grand désarroi, mais c’est ainsi, je vois dans ce poème illustré piochoque (piochien baroque) quelque réminiscence de Vanité moyenâgeuse, baroque ou classique. Quelque bûcher savonarolesque.

J’extrais – je trais et traite au dehors – ce trait, la note 9 mathéiste :

Le verbe latin « cubo, – are » (sur lequel je forme un imaginaire « cuber », ici conjugué à l’impératif : « cubons ») signifiait en effet aussi bien « coucher avec » que « reposer dans la tombe » (par exemple dans l’expression « ossa cubent », = « que les os reposent (dans la tombe) ». 

Et voilà que me tombe dessus, par Robert montré, la radiographie surréaliste (au sens étymologique, plus que réelle, au-dessus même du réalisme, l’infraréel) de deux malheureux cubitus et radius (il paraît qu’il ne faut plus dire en français « radius » mais un autre mot que j’ai oublié). Comment ne puis-je pas y voir l’ivoire déchu, l’ambre anonyme de quelque belle baudelairienne, au-delà même de la charogne :

Rappelez-vous l’objet que nous vîmes, mon âme,
Ce beau matin d’été si doux…
*
Et pourtant vous serez semblable à cette ordure…
 

Oui, « mon ange, ma gouge » pourra ajouter le pauvre Lélian. Et George Bacovia (né George Vasiliu) pourra achever de plomb avec …

baco

George Bacovia (1881-1957)

PLOMB
 
Ils dormaient profond, les cercueils de plomb,
Et fleurs de plomb et funéraire habit –
J’étais seul au caveau… du vent, tel il faisait
Et comme elles grinchaient, les couronnes de plomb.
 
Il dormait tout retourné, mon amour à moi de plomb,
Sur fleurs de plomb ; aussi j’ai entamé pour lui un cri –
J’étais seul au côté du mort… il froidissait…
Elles tombaient, elles ainsi, ailes en plomb.
 

(traduction de votre serviteur ; grincher : forme régionale de « grincer », froidissait : je me contente ici de faire « froidir » et non de faire « faire froid »).

Ossa cubent, « que les os reposent dans la tombe », tel est ce latin si chargé de sens, d’images potentielles, d’interprétations à la fois multiples et individuelles, en une poésie floue et évanescente. Tel est du moins comment je le ressens.  Sensation identique lorsque je lis les quelques graffites gaulois qui nous sont parvenus et qui sont au moins aussi elliptiques.

L’amour, la mort – « je la chante et dès lors, miracle des voyelles / il semble que la Mort est la sœur de l’amour » (Jean-Roger Caussimon) ; que la mort… est… certitude ; il semble bien, selon toute évidence.  Lieu commun mais « rien n’est plus beau que le lieu commun » (Baudelaire).  Rendons grâce à la poésie courtoise méridionale d’avoir introduit (de force, ou plutôt d’évidence) l’amour – le mot, le concept, la chose dans la langue française commune.  En effet notre amour devrait être l’ameur en toute logique de l’évolution, de la phonétique courante du français du Nord.  « Ameur » (latin : amor, amoris) comme on a « fleur » (latin : flos, floris).  Enfin, tout est relatif puisqu’en dialecte d’oïl gallo on rencontre « fyour » (ou « fiour », si l’on préfère) qui sent encore l’olivier à plein nez, l’occitan pour ne pas dire aussi un peu l’italien. 

Revenons à Robert Pioche.

Mais il y a « os » et « os » et il ne convient pas, dans certains cas, de tomber sur un os, nous énonce Olivier Mathieu.  Juste à cause d’un petit défaut de langue on peut tomber de bouche (ou visage), en os.  « Os » (ossis) n’est point « ōs » (ōris).  Ça en bouche un coin.  C’est un peu la différence qu’il y a entre un os et un cartilage.  Dans certains cas, mieux vaut ne pas tomber sur un os, un drôle d’ostrogoth même s’il est très mince, minuscule, riquiqui (cf. toute la littérature piochienne sur le sujet) et même s’il vit en contrées occidentales (cf. idem). Belle peau de banane pour qui s’erre ou  « s’errone » (si « s’errone », en mon patois).

Enfin, tout ça pour dire que pour apprendre le latin, ou toute autre langue passée ou présente, rien ne vaut le jeu et la curiosité – malsaine, diront certains culs-pincés ou bouches-cousues et autres hypocrites ; bénéfique et créative, je dirai.  Cette curiosité souvent mise à mal quand il manque plein de gros mots dans les dictionnaires au temps de nos petites écoles et même de nos universités. Olivier Mathieu ne me contredira pas puisqu’il pense la même chose sur le sujet.  Je déclare donc que le présent poème de Robert Pioche est un poème éminemment didactique, mais en plus plaisant que les longs discours en vers, par exemple, de du Bartas, parfois charmants mais plus souvent contournés et conformistes (et scientifiquement faux y compris pour son époque) qui émerveillèrent tant de lettrés en son temps. Tenez, je vous donne un morceau de la Lune ou plutôt de son éloge par du Bartas :

Ô le second honneur des célestes chandelles,
Assuré calendrier des fastes éternelles,
Princesse de la mer, flambeau guide-passant,
Conduit-somme, aime-paix, que dirais-je, ô croissant,
De ton front inconstant, qui fait que je balance
Tantôt ça tantôt là d’une vaine inconstance,
Si par l’œil toutefois l’humain entendement
De corps tant éloigné peut faire jugement,
J’estime que ton corps est rond comme une bale,
Dont la superficie en tous lieux presque égale
Comme un miroir poli, or dessus or dessous,
Rejette la clarté du soleil, ton époux.
 

Que conclure, en attendant ? Que Robert chante aussi l’éphémère beauté, l’Inutile Beauté pour reprendre le titre de la belle nouvelle de Maupassant, ce désespéré né. Et qu’en bon païen, naturiste, polythéiste, il rend ici son culte à ses idoles.

En point d’orgue je vous livre ainsi ce fragment de poème qui ne déparera pas et qui est parfois attribué à François Maynard ou à Théophile de Viau :

Elle me dit adieu : « Je m’en vais chez les morts,
Comme tu t’es vanté d’avoir foutu mon corps,
Tu pourras te vanter d’avoir foutu mon âme… » 
 

*******

* Comme disait l’espiègle Boby Lapointe : « la maman des poissons… moi je l’aime bien avec du citron ».

 

 

ZOLA, SUITE ENCORE.

PIÈCE D’UN PROCÈS NON PRESCRIT

*

Voyons, vieux caresseur du Tiers État, vieil excitateur du phallus des gens patentés, avoue que tu te souviens de ton article publié par le Figaro, à la date du 18 janvier 1896, et que tu avais intitulé : « Le solitaire ». Ce solitaire, c’était toi, l’homme pourtant des troupeaux, des multitudes, mais la logique te visite peu. Tu te croyais, alors, un sanglier. « Tout écrivain, disais-tu, qui ne gagne pas d’argent est un raté ». Shakespeare en gagnait fort peu et le Dante moins encore. Tu leur es donc très supérieur. Voilà qui est entendu. L’article, d’ailleurs, était horriblement écrit.

Conviens-en, tu as toujours le même cataplasme sur ce qui te sert de cœur.

Léon Bloy – Je M’accuse. (1900)

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Ici je passe tout un développement lourdingue concernant un scénario zolaïesque de comédie où serait mis en scène des disciples poussant et convainquant un bon petit maître en littérature à refuser d’entrer à l’Académie alors qu’une fois le bon petit maître mort (je suppose, ou même avant, ce serait plus « déchirant » encore comme « comédie ») ces derniers ne refuseraient pas, eux, d’y entrer.  C’est tout, c’est rien, c’est du néant zolaïen, de la niaiserie d’un mauvais ambitieux dont tout le crétinisme arriviste transparaît.

Achevons, la bête, la bête humaine. Son minable pensum où coulent tant de flots insanes de jalousie, de rancœur, que dis-je de haine du talent des autres, qui plus est, des pauvres et marginaux !!!  (vous savez les pauvres et les marginaux les dégénérés, les éthyliques, les syphilitiques — enfin, ceux du peuple, pas de chez nous les nantis — les « sans morale », la lie de la société, l’abjection qui est mon fonds de commerce à tant la ligne, et je sais si bien tirer à la ligne), des talentueux non consacrés par des institutions mais par leurs pairs et les vrais lettrés, se clôt ainsi :

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« Le triste et délicieux Verlaine », non le désespéré et touchant petit homme comme tout à chacun, je veux dire tout un chacun ayant un minimum de talent, de sentiments, de sensibilité. Touchant parce qu’il est en nous un frère d’armes. Barbey l’ultra-catholique. Oui et alors, je m’en fous, ce qui compte c’est son talent immense. Villiers un pauvre gueux de hobereau sans terre et totalement déconfit, et alors, bis repetita… ? 

Mais c’est peut-être la misère de l’un, le catholicisme de l’autre, le déclassement d’un autre encore qui font, qui rendirent possible l’émergence de leurs talents immenses !  

Evidemment que peut comprendre un Zola sans émois, sans sensations, sans sentiments si ce n’est ceux de la bite et du beudon.  Un bourgeois bien établi (mais pas dans le sens de l’objet du même nom).

L’art n’a que faire des politburos, certes en ton temps on ne parlait pas encore de politburo mais je crois bien t’avoir vu, ressenti comme un immonde, inculte et mirobolant avorton de l’Art, chef de propagande – socialiste pour ne pas la nommer – socialiste, c’est dire !!! – en ta petite tribune de l’Aurore, cette propagande feuilletonnesque écrite comme un pied, où les pauvres doivent, se doivent de croupir dans le chaudron des Enfers pour le plus grand bonheur de tes lecteurs bourgeois qui s’encanaillent au prix d’un torche-cul de librairie.  Et se confortent dans l’idée que : eux – cette populace pseudo- instruite et cultivée – ne sont pas de la merdre.  Autre chose que de la valetaille bonne à être exploitée au turbin et dans tes bouquins !!! Double rapport. 

Ah,  Père Ubu, toi tu as tout compris !

Non Zola tu ne seras  jamais, jamais plus, jamais pour ton malheur un Verlaine, un Barbey, un Villiers, mais tu ne demeureras toujours qu’un grotesque écrivain de troisième ordre ennemi du Beau, ennemi de l’Art, ennemi du Malheur.  Ennemi de Verlaine, de Barbey et de Villiers.  Un laideron friqué de l’art décati, un pauvre d’esprit, un étron minable « progressiste et moderne » surnageant péniblement au milieu des eaux usées de la Cloaca Maxima du dit art moderne.  À moins que tu n’en sois le majorinus os cloacalis en ta « poésie » fescennine.

Je crois avoir le droit d’insulter ce mort, puisqu’on ne cesse de nous seriner, en hui encore, sur son J’accuse breneux de petit bourgeois parvenu.

Déboulonnons la piteuse statue grévinarde en peaux de fèces.

Amon !

SONNET.

LE BRUN DU VIEUX JARDIN.

Les grilles du jardin laissent passer le vent,

Le vent soufflant d’antan, rameutant les embruns,

Souvenirs ingénus, oui, c’est l’heure où le brun

Tombe sur l’advenu et nous redit : – souvent !..

Le portail enrouillé laisse passer le temps,

Le temps tuant l’élan, rembruni jusqu’aux clins,

Et met notre âme à nue en sa nuit de déclins,

Ventant tous nos regrets en redisant : – longtemps !..

Les ombres du jardin chantent au soir la mort.

La statue, au regard perdu entre les rames,

Ne fait naître, en sa bière éternelle, aucuns brames.

Enroué le mystère est ma vie en remords.

Les buissons, au couvert, frisent de mon alarme :

Ô, lequel me fera le cadeau d’une larme ?

rappel nietzschéo-bloyien

Rappel nietzschéo-bloyien.

Lire et relire et méditer ceci de Robert Pioche :

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/12/17/18774/

À voir également : http://www.nietzscheacademie.com/article-ainsi-parlait-robert-pioche-113558427.html