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Moix, le néo-néant.

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Nous vivons – il y a un certain temps, un temps certain que cela dure – à l’époque de la victimisation. La liste de ces victimisations serait très longue, depuis des siècles voire des millénaires. On pourrait la commencer par les martyrs chrétiens du Colisée et on finirait de nos jours. Victimisations effectives ou, dans certains cas, simplement présumées.

Quoi qu’il en soit, victimisations souvent fondatrices: les puissants États-Unis ont été créés par l’exil des victimes des guerres de religion, c’est-à-dire les adeptes de religions (principalement d’Angleterre, ou de pays d’Europe),  quakers, puritains, anabaptistes qui furent les pères fondateurs – entre autres – des communautés mennonite et amish de l’autre côté de l’Atlantique.

On est peut-être toujours un peu la victime d’un bourreau et le bourreau d’une victime: les premiers chrétiens se plaignaient de Néron; le christianisme a ensuite éradiqué et massacré les païens; les protestants en France ont été victimes des massacres de la Saint-Barthélémy. Etc.

La victimisation est sans doute inhérente et spécifique à l’humanité. Tandis que l’on s’enfonçait dans ce cycle des victimisations et des fondations provoquées par celles-ci, on a ensuite eu dans l’histoire de la littérature des livres, souvent de grands livres, qui narraient des victimisations individuelles et personnelles.

Comment ne pas songer à Vipère au poing d’Hervé Bazin? Ma foi, Hervé Bazin n’était pas un très grand écrivain. Pourtant, le récit du destin de Jean Rezeau, dit Brasse-Bouillon. notamment dans ses rapports avec sa mère Paule Pluvignec dite Folcoche, est de la très, très, très grande littérature si on compare cette oeuvre de 1948 avec le désert de la production littéraire de la fin du vingtième siècle et du début de celui-ci.

Hervé Bazin se plaignait de sa famille, comme Jules Renard s’était plaint de la sienne. Ici aussi, on tient volontiers à disposition de qui voudra une liste d’écrivains qui ont écrit des romans bâtis autour d’une victimisation de leur personne et de leur enfance. De nouveau, victimisations effectives ou simplement présumées (exemple rapide: il semble que Jules Renard ait été fort ingrat pour sa mère; j’en parlais longuement, il y a trente ou quarante ans, avec les plus grands spécialistes français de ce cher Jules Renard).

En 2019, on en est désormais arrivé à l’époque de ce que j’appellerai la néo-victimisation. Néo-victimisation d’une époque de néo-néant.

Je laisse aux pigistes de la presse gossip, à Madame Michu et à Monsieur Pipelet, de « réfléchir » à des questions pour eux ontologiques du genre de: est-ce qu’un tel a vraiment pris des baffes quand il était petit? Cela, c’est une question qui regarde sans doute les assistantes sociales, voire (si les faits ne sont pas prescrits)  la police.

Il ne m’intéresse pas du tout, moi, de savoir si un certain Yann Moix a eu une enfance « malheureuse », ou pas. Il ne m’intéresse pas de savoir qui, de lui ou de son papa ou de son frère, serait le « gentil » et le « méchant ». La chose a l’air de « passionner » la presse gossip, et deux ou trois présentateurs de téloche. Fiston accuse, papa nie, frérot contre-attaque, les copains des uns et des autres y vont de leur « témoignage ». Grand lavage de linge sur la place publique. Excellente campagne publicitaire, aussi. L’art de faire parler du néant. Le néo-néant.

Ce qui m’intéresse est la littérature. Du point de vue littéraire, les oeuvres complètes de Moix risquent de propulser Hervé Bazin sur l’Olympe  des génies universels auprès d’Homère, de Virgile et de Dante Alighieri.

Le monde moderne est bâti sur des idées fausses. Et la terminologie est viciée. Pour commencer, Moix n’est pas un écrivain.

La France, écrivait Paul Valéry en 1931 dans Regards sur le monde actuel, est  le seul pays où « le souci de la forme en soi  ait dominé et persisté jusqu’à notre époque. Un « écrivain », en France, est autre chose qu’un homme qui écrit et publie. Un auteur, même du plus grand talent, connût-il le plus grand succès, n’est pas nécessairement un « écrivain». Tout l’esprit, toute la culture possible, ne lui font pas un « style ».

Qu’il me soit permis de le dire, moi qui ai travaillé comme « nègre » littéraire dans pas mal de maisons d’édition parisiennes dans les années 1980: j’ignore si Moix écrit ses livres. Les cas sont infiniment nombreux, en tout cas, de petits personnages médiatisés qui ne les écrivent pas, et se contentent de les signer.

Si Moix se contente de les signer, il faut qu’il change d’urgence de ghost writer. S’il les écrit, il n’y a plus aucun espoir. Et donc, Moix est un homme qui publie des livres. Mais ce n’est certainement pas et ce ne sera jamais un écrivain.

Le tout petit monde des présentateurs téloches ou des animateurs radio est constitué d’un énorme nombre d’hommes et de femmes qui publient des livres, et ne les écrivent pas (ou pas complètement). Flavie Flament, par exemple, publie de temps à autre un mince bouquin. Je ne suis pas de ceux qui poussent le ridicule, l’ignorance ou la flagornerie jusqu’à dire que Flavie Flament appartiendrait à la catégorie des « écrivains ».

Moix, Flament et tant d’autres – épigones très lointains d’Hervé Bazin – ont trouvé le filon. Ils évoquent, dans des assemblages de feuilles imprimées et recouvertes de signes typographiques, des récits qui, avec la présomption cocasse d’être des « romans », portent des accusations improuvables au sujet de faits censés avoir eu lieu il y a trente ou quarante ans.

Ces bouquins peuvent avoir du « succès », pour reprendre un mot employé plus haut par Valéry.

Oui mais que signifie avoir du « succès », en France, en 2019? Un livre a du succès si les petits copains de l’auteur lui consacrent des articles flatteurs dans la presse. Les « critiques littéraires » sont soit des gens déjà publiés, soit des gens qui ne rêvent de rien d’autre que d’être publiés. En d’autres termes, des arrivistes passent de la pommade à leurs « chers amis » déjà arrivés.

Un livre a du succès s’il vend quelques dizaines de milliers d’exemplaires sur les étalages des « bonnes librairies » germanopratines et, surtout, surtout, surtout, sur les étagères des supermarchés de province. La littérature est devenue une affaire de publicité. Si tu as un gros éditeur qui fait de la grosse pub, tu fais de grosses ventes. Point final.

Plus  l’auteur est conformiste, plus il trouve facilement un éditeur, et plus des « critiques littéraires » (généralement incultes et illettrés) lui dressent des éloges dans leurs feuilles de chou (parfois tirées à des dizaines de milliers d’exemplaires) qui accueillent aussi des pubs pour l’oeuvre en question… Et là-dessus, une grosse polémique (peut-être réglée d’avance dans les moindres détails) ne fait jamais de mal.

Tout au bout de ça, on  a le peuple français. Le peuple français est un peuple dont 99, 99 % des gens qui le composent finissent désormais leurs phrases par un « quoi ». Couac! Couac! Couac! C’est l’ère du couac.

J’ai fréquenté des dizaines d’écrivains, d’éditeurs, de journalistes. Je dis très sérieusement que 99, 99% des Zintellos français sont incapables de se soumettre à une dictée de langue française, de celles du niveau certificat d’études d’il y a cent ans. Les Zacadémiciens aussi. J’ai été marié à une dame qui publie chez les plus grands éditeurs universitaires français, elle est bardée de doctorats. Elle ne sait pas conjuguer par écrit, sans faire douze fautes, les verbes être et avoir à tous les modes et temps. Dans mon entourage, encore aujourd’hui, combien de présumés « écrivains », « éditeurs », « intellos » dont l’orthographe et la syntaxe font pisser de rire!… Non, la France n’est pas « en marche ». Elle est mal barrée, la France.

Comment voulez-vous que réagissent des masses qui ne savent plus parler ni penser? Les masses qui ne savent plus parler ni penser allument – par réflexe – la radio le matin, et puis elles allument – par réflexe – la télé. Les masses voient que ça cause beaucoup de « l’écrivain » Moix et de son frère (tiens! lui aussi, selon la presse gossip,  « écrivain »).

Alors, les masses qui ne savent plus parler ni penser, et qui ne savent plus lire non plus, achètent les bouquins à Moix. C’est bon pour les chiffres de vente, ça, mon coco. Et puis les chiffres de vente, en cas de besoin, on peut toujours les gonfler. C’est le succès complet, M’sieur Moix! Bravo. Unique petit problème: toujours pas l’ombre, quand on parle de Moix, d’un écrivain ou de quoi que ce soit qui ait un rapport – même un vague rapport  -avec la littérature.

Tous ces déballages, toutes ces accusations improuvables, toutes ces délations, tous ces lynchages médiatiques, tous ces bouquins nullissimes, toutes ces polémiques publicitaires, voilà des modes émétiques.  Des écriveurs se branlent l’égotisme tandis que, du côté du public, ça réveille des fantasmes de voyeurisme. Je vois dans le Yann Moix d’hier et d’aujourd’hui un dessinateur médiocre, penseur de néant, pas écrivain pour un sou.  Après Orléans, il paraît qu’on va avoir Reims. Mais, euh, il ne va pas y avoir de la jalousie du côté de Brest, Nantes, Paris, Marseille, Bordeaux, et de toutes les sous-préfectures et de tous les bleds de France?

Moi, j’aurais un meilleur titre: Néo-néant. Moix, c’est le néo-néant.

Triste époque que celle d’une victimisation « littéraire », pseudo-littéraire, qui n’est même pas de la littérature. Aucun style. Des auteurs qui ne sont pas des écrivains. Le moixisme passera-t-il?

Triste époque que celle où David Hamilton qui fut, lui, une vraie victime, ne semble pas avoir droit au statut de victime…

David Hamilton et Wikipédia, l’encyclopédie de l’ignorance, de la mauvaise foi et de la censure

Publié le 28 août 2019 par defensededavidhamilton

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Le 13 mars 2019, un internaute a ajouté quelques faits  à l’article sur l’animatrice radio Flavie Flament, qui a été publié dans « l’encyclopédie » en ligne https://fr.wikipedia.org/wiki/Flavie_Flament .

L’internaute a ajouté  au chapitre « Jeunesse, adolescence et formation » un paragraphe.

Voici la version de cet article sur Wikipedia à la date du 13 mars 2019.

Toutes les informations qui suivent ont été extraites, par l’internaute en question, de mes livres sur David Hamilton.

Paragraphe ajouté (ici en caractères gras) :

Une photo portrait de la séance photo avec Hamilton en 1987 a joué un rôle important dans son élection à Miss OK en 1988. La photo a été imprimée dans le numéro 640 du magazine OK Age Tendre qui présentait les 252 candidats pour l’élection.7 La même photo figurait sur la couverture de son livre La Consolation, paru en 2016. En 1989 elle a expliqué dans le numéro 690 d’OK qu’elle avait découvert sa photo le cœur battant.8 En juin 1988, une journaliste d’OK a visité sa chambre. « Au mur j’ai accroché des tas de posters avec des photos de David Hamilton. Et bien sûr j’ai mis en évidence tout ce qui me rappelle l’élection », indique Flavie Flament dans OK numéro 656. Avec ses amis de Portbail, elle formait « une sacrée bande ». Dans ce même numéro d’OK elle raconte qu’elle était très complice avec son grand-père.9 Encore en 1988, le magazine OK a décrit la famille Lecanu comme étant très unie.10 Flavie Flament a inondé la presse (entre 1988 et 1991 dans OK) de propos extrêmement favorables à sa mère. Les photos parues dans ces éditions d’OK montrent la magnifique enfance que Flavie Flament a vécue. En 2014 elle en a donné une description : « Quand j’étais petite, j’ai mené une vie saine et incroyablement heureuse. »11 12 En septembre 2016, elle s’est adressée aux médias au sujet de son enfance abusée.13 14 « 

Comme tout un chacun peut le constater, dans ce texte, l’internaute a utilisé un appareil critique de notes, pour se référer à des sources, y compris des éditions du magazine OK Âge Tendre de 1988 et 1989. Des magazines que l’on peut évidemment trouver dans des archives et dont sont textuellement extraites les paroles de Flavie Flavie Flament (ou des journalistes qui l’ont interviewée à l’époque).

Le résultat? Par la suite, cet ajout à l’article de Wikipedia sur Flavie Flament a été complètement supprimé

En tant que fournisseur volontaire d’une contribution textuelle, l’internaute n’a été informé à aucun moment que sa contribution textuelle était en discussion. Dans la section « Discussion » qui accompagne l’article, il n’y avait aucun commentaire quant à une évaluation négative de cette contribution dans le chapitre « Jeunesse, adolescence et formation ». Wikipédia a donc simplement – et arbitrairement – détruit cet ajout de texte!

Les règles de Wikipédia stipulent que cette « encyclopédie » (sic) n’a pas l’intention d’enregistrer des opinions personnelles. Selon les règles, il ne s’agit pas de trouver ou de dire la vérité sur un sujet particulier.

Est-ce que cet ajout était « une opinion personnelle » ? N’est-il pas pertinent de se faire une idée – en la vérifiant à la source – de la personnalité de Flavie Flament ?

N’est-il donc pas permis, pas autorisé, pas licite, pas moral, en 2019, de mentionner sur Wikipédia le fait qu’une personne riche et bien connue a perçu sa jeunesse comme « saine et incroyablement heureuse » avant 2015, et comme « humiliante et abusée » après 2015 ?

Quelqu’un sur fr.wikipedia.org pourrait-il expliquer quel serait le problème dans le fait d’inclure des faits irréfutablement prouvés dans Wikipedia ?

N’est-il pas dit dans les « règles » de Wikipédia qu’il est interdit aux « wikipédiens » de supprimer et de détruire des parties d’un article déjà placées ?

Un conseil à l’intention des amants des photographies artistiques de David Hamilton : n’osez surtout pas ajouter un fait pertinent à l’article de Wikipedia sur David Hamilton, car un modérateur de Wikipedia vous appellera « vandale ». A la suite de quoi  un « administrateur  » de Wikipedia vous interdira l’accès à Wikipedia si vous commettez un tel acte de « vandalisme ».

Pauvre monde…

ARDISSON : « TOUT CE QUI LIMITE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION EST DANGEREUX » (RT France, ces jours derniers)

ENFIN, JE VOULAIS DIRE :

TOUT CE QUI LIMITE LA LIBERTÉ D’INJURIER, DE CALOMNIER, DE DIFFAMER ET D’ÊTRE VULGAIRE EST INTERDIT CHEZ MOI

 

HARDI ÇON ET SA GROSSE

« MOI, C’EST MOI ; ET TOI, TAIS-TOI ! » APRÈS ARDISSON, FLAMENT, ET BIEN D’AUTRES, VOICI MOIX : LE SOUS-MOI (OU LE ÇA) DANS TOUS SES ÉMOIS.

Je recopie ici un article du Parisien qui vient de paraître et qui rappelle, montre encore une fois que toutes ces « vedettes » de télévision (et de radio) que l’on voit débarquer à tous les coins de petits écrans (du moins pour ceux qui n’ont rien d’autre à faire que les regarder, comme les plus malades autrefois contemplaient la mire), ces Ardisson, ces Flavie Flament, aujourd’hui ce triste sire nommé Yann Moix ont tous en commun non seulement un ego sur-dimensionné, la grosse tête comme on dit (simple baudruche sur distendue d’air de rien), un aplomb à toute épreuve dans le mensonge ou l’invective, mais encore un problème psychologique à la base qui semble très bien correspondre, coller fortement à notre temps d’inversion des valeurs, des talents et des réalités. C’est du même domaine qu’un Macron président, un Philippe premier-ministre et un Castaner ministre de l’intérieur. La médiocrité hargneuse, le cynisme haineux, et l’enflure bien malade, surtout.

Autrement dit, il est finalement tout à fait normal, ou plus exactement logique que les représentants patentés et attitrés du grand spectacle médiatique soient des malades mentaux. Des dérangés du ciboulot. Certains ne se soignent pas. D’autres si, mais le résultat semble être le même, ceux-ci ayant souvent la bonne idée de se faire « aider » par les pires représentants du charlatanisme psychanalytique dangereux voire mortifère, que même Freud aujourd’hui renierait à cause d’un simplisme mécaniste, dogmatique, totalitaire, à l’esbroufe dans le sens en particulier des élucubrations d’un féminisme hystérique ; aux aspects non-scientifiques, si tant est que l’on puisse parler de sciences dans le domaine des dites sciences de l’homme et de la société.

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«Mon frère, ce bourreau» : la lettre d’Alexandre à son frère Yann Moix.

Présentée par Pierre Vavasseur. (24 et 25 août 2019).

Dans une lettre ouverte que nous publions, Alexandre Moix accuse son frère Yann, qui vient de publier «Orléans», d’avoir dissimulé la vérité : l’enfant martyr, c’était lui, victime de son célèbre [sic] aîné écrivain.

Une rentrée littéraire ne se porte jamais mieux qu’avec une bonne polémique. À peine amorcée, celle d’automne affiche carton plein, et la famille s’y trouve au premier plan, déchiquetée sous nos yeux. Sous la mention «roman», inscrite sur la couverture, Yann Moix, prix Renaudot en 2013 pour « Naissance », réalisateur de «Podium» en 2004 et, de 2015 à 2018, figure de l’émission « On n’est pas couché » sur France 2, publie « Orléans », dans lequel il décrit les sévices que lui auraient fait endurer ses parents et particulièrement son père José.

Ce dernier s’est exprimé à deux reprises, reconnaissant les plus grandes qualités d’écriture à ce texte, concédant de sa part une éducation « stricte » mais niant les faits de violence que lui attribue son fils aîné. C’est maintenant au petit frère de l’écrivain, Alexandre, de quatre ans son cadet, également écrivain, notamment pour la jeunesse, et documentariste pour Arte, de répondre ou plutôt de rendre coup pour coup dans ce règlement de compte familial.

Nous l’avions contacté pour une interview, avant de lui proposer finalement d’écrire une lettre ouverte à son frère. « Ça fait 40 ans que j’attendais ça » nous confiait-il encore vendredi. Résultat, c’est une autre vérité qui surgit sous sa plume. Pourquoi lui donner la parole ? Parce que Yann Moix, omniprésent dans les médias, de «Sept à Huit» sur TF1 dimanche dernier à « On n’est pas couché » sur France 2 comme invité samedi prochain, a dit clairement que son enfance martyre n’était en rien un roman. Mais selon Alexandre, le cadet, le martyr, c’était lui. Et le bourreau, le grand frère bien plus que le père. Voici ses mots.

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« Mon frère, ce bourreau », par Alexandre Moix

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Je n’ai pas de frère.

Je suis le « mec qui habitait en même temps que Yann chez ses parents ». « Un médiocre ». « Une entité génétique similaire qui se balade quelque part sur Terre ». « Un raté ». Dernièrement, un « néo-nazi » ! Le sérail m’informe régulièrement des fulgurances moixiennes de mon frère à mon sujet…

« Ton frère te voue une haine infinie », m’a récemment confié un de ses plus vieux amis. Je l’ai toujours su au fond, mais sa confirmation est une gifle. Cinglante. Ma naissance, 4 ans après la sienne, aura donc été son chaos. La fin de son monde. Je serais venu sur Terre uniquement pour achever son règne. J’aurais, paraît-il, enfanté son malheur. Ma naissance n’aura été qu’un putsch.

Devenu adulte, j’ai longtemps déploré son absence mystérieuse et inexpliquée ; son silence, brutal, long, obscur. J’ai d’abord essayé de les comprendre, de les disséquer, d’en chercher les fondements. De guerre lasse. Je suis devenu un spectateur occasionnel, abasourdi de ses outrances, de ses mauvaises humeurs médiatiques, de ses prises de positions fielleuses, de sa harangue belliqueuse. Le soi-disant sniper est en fait un serial killer qui guette sa proie et la dépèce. Jusqu’à la prochaine.

Quand, au lendemain de ses inégales interventions, on me posait la question de notre parenté, un malaise profond m’envahissait. Voilà qu’on m’associait à cet être distribuant de la haine sur les plateaux de télévision et partout où il posait le pied.[1]

Exister avec ce nom si encombrant forçait alors le respect. Ce nom – son précieux – qu’il protégeait avec hargne, était l’objet récurrent de ses menaces téléphoniques nocturnes : « Je vais t’envoyer des mecs chez toi qui te feront faire passer l’envie d’utiliser mon nom, pt’it con ! Il n’y a qu’un Moix sur Terre ! Et il n’y aura qu’un Moix dans la littérature ! Il n’y aura qu’un Moix dans le cinéma ! Moix, c’est MOI ! », éructait-il, avant de raccrocher, me laissant hagard pour le restant de la nuit. Moix, c’était lui. Moi, je n’étais que moi. Misérable et médiocre. Raté, il l’avait décrété. Tel serait mon avenir. Partout, j’avais désormais la sensation de voler mon nom, d’usurper son identité.

Dans sa vie, mon frère n’a que deux obsessions : obtenir le Prix Goncourt et m’annihiler. Me nier, m’éliminer, me rayer de la carte. Par tous les moyens. Physiquement ou moralement.

Il y a quelques années, je tombais par hasard sur une émission de radio. À la question : avez-vous des frères et sœurs, Yann répondait aussitôt : « Non. Enfin si… Enfin, c’est tout comme… Il y avait à la maison un collabo qui me caftait à la Kommandantur ! ». Si j’étais son collabo, il était mon tortionnaire.

J’ai subi 20 ans durant des sévices et des humiliations d’une rare violence de sa part. Ceux-là mêmes qu’il décrit dans son roman, en les prêtant à nos parents. J’aurais rêvé d’un grand frère protecteur. Mais Yann était un grand frère destructeur. Chaque phrase qu’il m’adressait me sonnait comme des uppercuts. Il s’exerçait déjà sur moi à tester ses aphorismes de haine. Les mêmes qu’il assène dans ses arènes médiatiques. J’en retrouve parfois certains.

En matière de sévices, Yann faisait preuve d’une imagination débordante. Je rêvais d’un frère au cœur d’artichaut, il était mon Orange mécanique.

Tentative de défenestration du premier étage et de noyade dans la cuvette des toilettes quand j’avais 2 ans, passages à tabac récurrents dès que nos parents s’absentaient, destruction systématique de mes nouveaux jouets, jeux, maquettes, matériel de sport, souillage et appropriation de mes livres…

Je ne compte plus les matins où, pris d’une colère terrible, aussi soudaine qu’incontrôlable, il envoyait valser, sans autre raison que ma seule présence, la table du petit-déjeuner à l’autre bout de la cuisine.

Je me souviens comme si c’était hier de ce jour, où, m’attrapant violemment la main, il me la coinça de toutes ses forces entre les persiennes métalliques de notre chambre et les referma sur mes phalanges. La douleur fut si intense que j’en tombais dans les pommes. Le lendemain, j’avais perdu tous les ongles. J’avais 10 ans.

Et cette fois, où, adolescents tous les deux, il me pourchassa, pour ne pas avoir voulu lui obéir (car il me fallait être à ses ordres) dans toute la maison avec un énorme couteau de cuisine en hurlant – prêt à me tuer – qu’il allait me « saigner comme un goret ».

Cette fois aussi, où il m’enferma à clé et me laissa prisonnier dans le grenier exigu de l’immeuble de notre grand-mère durant une journée entière alors que je n’avais que 7 ans.

Et puis toutes ces nuits d’effroi, où, à pas feutrés, il se glissait jusqu’à mon lit pour m’étrangler ou m’asséner des coups alors que je dormais déjà. Ses poings pleuvaient sur ma couette comme des giboulées. Mes parents ne se réveillaient pas, comme il l’écrit dans son livre, à cause de ses cauchemars incessants, mais en raison de mes cris de douleur ou de terreur.

Quant aux humiliations morales et verbales, elles étaient mon lot quotidien. En public, en privé. La plupart du temps savamment calculées, orchestrées à dessein (l’improvisation n’étant pas son fort), elles faisaient mouche à chaque fois et me laissaient KO. Je le revois me glissant insidieusement, deux heures avant l’épreuve écrite du bac français : « Tu ne l’auras jamais ! Tu es mauvais. T’es nul. T’es un médiocre…!».

Et, des années plus tard, alors qu’il avait déjà publié plusieurs romans et qu’il avait appris que de mon côté, sans l’aide de personne, je tentais également ma chance, il me réveillait encore la nuit, haineux, pour me hurler : « Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir pour que JAMAIS, JAMAIS, tu ne sois publié ! JAMAIS ! ». La campagne de déstabilisation dura plusieurs mois. Ces menaces furent d’ailleurs suivies d’effet, puisqu’il empêcha purement et simplement la parution de mon premier roman « Second Rôle » chez un grand éditeur. L’éditeur, navré, m’en fit lui-même la confidence. J’apprends aujourd’hui, car tout finit par se savoir, que mon frère se serait vanté d’avoir également tout fait pour me nuire dans le milieu du cinéma…

Malgré tout cela, je lui pardonnais quand même. Naïveté d’un cadet qui lève des yeux d’admiration sur son grand frère ou syndrome de Stockholm ? Il y a quelques mois encore, je me suis surpris à un élan de tendresse fraternelle. Je le voyais comme un Petit Prince malheureux sur sa planète, un Petit Prince abîmé par les corrections qu’il écopait de mon père, mais qui, pourtant, faisaient suite aux sévices, eux bien réels, qu’il m’infligeait. Tiraillé entre le supplice qu’il me faisait subir et ses pleurs lorsqu’il se faisait corriger, je me sentais coupable.

Aujourd’hui, je ne peux plus le plaindre, le couvrir ni me taire. Il sacrifie la réalité sur l’autel de ses ambitions littéraires. C’en est trop.

Face à l’ampleur des immondices qu’il déverse dans son roman et dans les interviews qu’il donne, j’avais préféré imaginer un instant que mon frère avait pu y croire lui-même, qu’il s’était laissé abuser par une psychothérapie déviante, de celles qui font s’approprier des faux souvenirs, de celles qui font dénoncer des crimes qui n’ont pas été commis. De celles qui prônent la libération de la parole, quelle qu’elle soit, même fantasmée.[2]  Or j’ai appris que Yann se vantait en privé d’avoir tout exagéré, à l’excès, à dessein. [3]

Combien aurais-je préféré que Yann relevât de la psychiatrie plutôt que d’une volonté calculée, affirmée, assumée, de nuire à toute une famille qu’il ne connaît plus, qu’il ne connaît pas.

Se dressant comme le porte-flambeau de la cause des enfants malheureux, il pose, s’affiche, professe, mais n’écoute pas la souffrance des autres dont il se moque éperdument. Yann vit dans un autre monde : son nombril.

Tout ce qui n’est pas lui, issu de lui, autour de lui, à propos de lui est jeté à la curée et condamné sans sursis par son tribunal, sa colère et sa hargne.

Petit Prince déchu. Machiavel cynique et névrosé prêt à tout. On pardonne la folie. Mais pas le révisionnisme [sic] ni le mensonge outrancier. Pas plus que l’accaparation du monopole de la souffrance infantile quand il s’agit de l’utiliser à des fins purement marketing et commerciales pour vendre coûte que coûte. Sous prétexte de réaliser une Œuvre, faire passer ses parents pour des bourreaux en leur attribuant la paternité de sévices imaginaires ou de ceux dont il était lui-même l’auteur à l’encontre du frère – judicieusement oublié du roman – confine à la perversité la plus sourde. C’est une monstruosité littéraire.[4]

Il invente et s’en lave les mains. Les véritables victimes de maltraitance sont bernées. Elles lui ont donné leur confiance, lui ont livré leur plus douloureux secret, ont versé leurs larmes à ses pieds, l’ont nommé chef de file de la lutte contre la violence. Imposture. Trahison d’un bourreau travesti qui ose se faire le porte-voix des victimes.[5] Car l’enfance dont il dit être le nouveau défenseur lui est totalement étrangère. La seule enfance qu’il connaisse, qu’il considère, qu’il chérisse, c’est la sienne.

De mes quatre enfants, il n’en connaît aucun. Je leur apprends le sens de la fraternité, de la famille, loin de ses névroses, et je me félicite de vivre à bonne distance de ses abjections.

Mes enfants, tous les enfants, méritent la vérité.

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Sans même vouloir évoquer l’idéologie politique de Moix (Yann), propagandiste du mondialisme ambiant, « antifasciste » à la gomme, illuminé des temps présents, je relève dans la lettre de bon ton de son frère, quelques éléments (mis en gras) que l’on pourrait appliquer facilement à la « pauvre » Poupette, Flavie Flament, née Lecanu, qui a tourné le dos à toute sa famille, à sa mère en particulier, dégoisant des mensonges dans ses deux ou trois « romans vrais » et entretiens divers, diffamant David Hamilton, etc. :

1 – distribuer de la haine ;

2 – se laisser abuser par une psychothérapie déviante ;

3 – « Sous la mention «roman», inscrite sur la couverture », pour reprendre l’expression citée plus haut concernant Moix, exagérer d’une manière parfaitement assumée (chez Poupette : se vanter d’écrire avec grande vulgarité, mots grossiers répétitifs, scatologie) ; sans parler de ses nombreux mensonges grossièrement niés, de la même manière tordue que « Yann Moix, omniprésent dans les médias […] a dit clairement que son enfance martyre n’était en rien un roman ».

4 – nuire à toute sa famille ;

5 – se faire (sans vergogne aucune) le porte-voix des véritables victimes.

Son quart d’heure de gloriole est passé, certes, mais le mal a été fait et… « bien fait » si l’on peut dire.

HUMOUR CATHÉDRALE

 

 

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L’HISTOIRE D’UN TOMBEAU HAMILTONIEN

Savez-vous, non ! vous ne vous en doutez pas, qu’ « ils » mettent des livres et des DVD – envoyés par les éditeurs en franchise postale, comme le réclame le Code du patrimoine – à la poubelle… ou dans leurs poches, à la Bibliothèque Nationale de France ?

Pour faire simple, voici un échange de courriels que j’ai eu avec cette « digne » institution.

*

Le 3 août, envoyé à la BNF :

Madame/Monsieur,

Cela fait trois fois (la première était en fin 2017 ou début 2018, la dernière en février 2019) que je vous ai envoyé une plaquette accompagnée d’un DVD (images et vidéos) avec une déclaration de dépôt légal en trois exemplaires, comme je l’ai déjà fait plusieurs fois.

Cette plaquette a pour titre Le Tombeau de David Hamilton.

J’aimerais savoir pour quelle raison ce titre n’est pas encore inscrit dans vos fichiers, après ces divers envois.

J’ajoute, ce qui est encore plus étrange, que je n’ai jamais reçu, pour ces trois envois, aucun accusé de réception de votre part.

Cela ne m’est jamais arrivé pour tout ce que j’ai pu vous envoyer par ailleurs.

Merci de m’expliquer le pourquoi.

Jean-Pierre Fleury.

*

Le 7 août, première réponse de la BNF :

Monsieur,

Votre courriel ne concernant pas le service du dépôt légal des livres imprimés, étant donné que la plaquette mentionnée accompagne un DVD, je le retransmets à mes collègues du département de l’Audiovisuel, qui répondront directement à votre demande.

Avec mes meilleures salutations.

Carole Afarki

*

Le 8 août, seconde et définitive réponse de la BNF :

Bonjour Monsieur,

Nous n’avons pas trouvé trace d’un envoi du document intitulé « Le tombeau de David Hamilton » en 2017 et 2018 mais bien d’un envoi reçu en février 2019 en deux exemplaires. Ces deux exemplaires ont été mis de côté dans l’attente de son traitement  par nos services. Les supports audiovisuel nécessitent généralement un traitement plus long que les supports imprimés.

Je vous informe donc que ce document composé sous cette forme éditoriale et dont la forme matérielle ne permet pas une conservation pérenne n’est pas soumis au dépôt légal multimédias.

Je vous renvoie vos deux exemplaires par le courrier postal.

Cordialement,

Gilles Rodrigues

Bibliothèque  de France

Département de l’Audiovisuel

Dépôt légal multimédias

*

Le 18 août j’écrivais alors ceci à la BNF :

Noté,

Merci alors de le faire parvenir au dépôt légal livre, puisqu’il s’agit quand même, aussi d’un document imprimé.

Bien à vous.

Jean-Pierre Fleury.

*

Bien évidemment samedi dernier, le 17, je trouvais en retour, dans ma boîte aux lettres, et sans autre explication, les deux exemplaires de cette plaquette !

J’ignore ce que veut dire : « dont la forme matérielle ne permet pas une conservation pérenne ».

Et j’apprends donc que l’on peut refuser des ouvrages à la BNF.

Je ne vais pas en rester là et je vais tenter un nouvel envoi comme j’avais fait de précédentes fois au « dépôt livre » sans mentionner le DVD ou en précisant (même si ce n’est pas le fond de ma pensée) que « peu me chaut que le DVD qui l’accompagne se conserve ou non d’une façon perenne ».

Je précise que j’ai déjà envoyé, la première fois il y a une vingtaine d’années, plusieurs livres accompagnés de DVD à la BNF et que jusque ici cela n’avait jamais posé de problème.

Enfin, je ne suis qu’à demi surpris de ce qui arrive à ce petit Tombeau. J’ai pu constater nombre d’approximations, d’erreurs ou d’oublis dans les fichiers de la BNF ; j’ai pu voir aussi le niveau pas toujours élevé de certaines expositions ou campagnes d’information de cette vieille dame qui tourne à la vieille dame indigne. Ou par exemple, sa récupération minable de l’œuvre de Guy Debord (il faut le dire grâce, ou à cause de sa veuve vénale).

Je ne peux oublier que tout n’est pas perenne (sic) aux niveaux des instances supérieures de la BNF, très marquées par le style bobo, quand il ne s’agit pas tout simplement par la délinquance en col blanc et l’irrespect total du patrimoine.

Qui a entendu parler ces dernières années (on a évité au maximum les vagues !) de ce technocratique chef de service de la BNF qui n’a pas trouvé mieux que de « refaçonné », découper, modifier, tailler dans le parchemin la présentation d’un manuscrit du moyen-âge, prestigieux et invendable car répertorié, pour le revendre aux États-Unis à un collectionneur malhonnête (ou plus exactement « placeur d’argent ») ?

Certes, avec notre Tombeau, il ne s’agit ici que d’un tout petit ouvrage de création et de collationnement d’images et de vidéos ; un petit Tombeau.

Quant au vrai tombeau, c’est une autre histoire ; ne comptez pas sur moi pour vous dire où il se trouve. Il y a trop de crétins sur Terre qui pourraient le profaner.

En attendant…

– Tout fout le camp, Madame Michu !…

– À qui le dites-vous, Monsieur Piplet ?!

Flavie Flament et la restauration (branche d’activité qui consiste dans la fabrication et/ou le service des repas et boissons) et, d’autre part, notre restauration de la vérité

Publié le 18 août 2019 par defensededavidhamilton

***

Parmi toutes les incohérences, parmi toutes les aberrations, parmi toutes les erreurs manifestes qui parsèment le récit médiatique de la journée (25 novembre 2016) où est mort le malheureux David Hamilton, on relève celle-ci.

Des journaux, en effet, ont annoncé que Flavie Flament avait « appris la nouvelle » de la mort de David Hamilton alors qu’elle se trouvait avec M. Pierre Quatrefages.

« La nouvelle, elle l’apprend au restaurant, avec son compagnon Pierre Quatrefages » ( https://www.lci.fr/people/flavie-flament-a-propos-de-david-hamilton-j-ai-ete-prise-d-une-colere-sourde-2014651.html).

Il doit y avoir quelque chose qui lie Flavie Flament à la restauration (c’est dans un restaurant qu’elle a simulé un orgasme, dans une vidéo). Par exemple, déjà en 2008, il paraît qu’elle voulait ouvrir un… restaurant. Et avec qui? Avec le même Pierre Quatrefages. On lisait en effet, dans un article (où, avec sa pudeur habituelle et bien connue, Flavie Flament semblait estimer que le grand public fût avide de savoir si elle était – ou pas – enceinte) :

« Ses projets ? Euh… Ouvrir un restaurant ! « Tu veux Pierre ? », lance t-elle à son ami ». (https://www.purepeople.com/article/flavie-flament-je-ne-suis-pas-enceinte_a13863/1)

« Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon restaurant? » pourrait-on dire en paraphrasant l’Évangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu, chapitre 16, versets 13 à 23.

Toujours est-il que la presse « gossip », cette presse dont les journaleux et pigistes n’étaient pas à Cap d’Agde en 1986 et 1987, ces revues sur papier glacé qui ont toutes adopté au doigt et à l’oeil et sans la moindre hésitation les thèses et les allégations de Flavie Flament au sujet du grand photographe David Hamilton (lequel avait pourtant droit comme tout citoyen à la présomption d’innocence), cette même presse affirmait que Flavie Flament le 26 novembre 2016 était dans un restaurant en compagnie de Pierre Quatrefages…

Chose qui me paraît éminemment douteuse puisque, après leur liaison (2007 à 2013 environ), Flavie Flament et Pierre Quatrefages s’étaient séparés depuis au moins trois ans.

Ce qui n’empêchait pas Gala, en janvier 2016, d’affirmer: « Certes, Flavie Flament vit le parfait amour avec le réalisateur Pierre Quatrefages, depuis quelques mois. Mais avant de parler de bébé, il faudra encore attendre. » https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/flavie_flament_n_est_pas_enceinte_128129

Oui, « certes » comme dit Gala, on risquait d’attendre et même d’attendre un certain temps, d’autant plus que, sauf miracle divin ( https://fr.wikipedia.org/wiki/Virginit%C3%A9_perp%C3%A9tuelle_de_Marie )  ou banque du sperme, il était (à mon avis) scientifiquement relativement douteux que Flavie Flament se trouvât enceinte en 2016 d’une personne avec qui elle avait concubiné sans en avoir d’enfant de 2007 à 2013. Pierre Quatrefages, « l’homme de sa vie depuis trois ans, le réalisateur Pierre Quatrefages – dont elle se refuse à prononcer le nom » (sic, cette phrase qui date de 2009 me rappelle encore la Bible: « Tu ne prendras point le nom de l’Éternel, ton Dieu, en vain; car l’Éternel ne laissera point impuni celui qui prendra son nom en vain », Exode 20:7)…

https://www.gala.fr/l_actu/news_de_stars/flavie_flament_l_interview_d_une_femme_libre_181100   )

Cela dit, Gala, qui écrivait que Flavie Flament pût être enceinte de M. Pierre Quatrefages au début de 2016, est l’un des journaux, l’une des publications qui défendait dans ses articles aux titres tapageurs les allégations de Flavie Flament au sujet de David Hamilton. « Certes », « certes »…

Enfin, tout ça reste dans la grande (?) « famille » du monde bling bling des « VIP », « very important person » (ô grands Dieux, j’ai la rate qui se dilate! very important person) : Flavie Flament, ex Miss-OK 1988, a donc concubiné pendant six ans avec Pierre Quatrefages, père de l’ex troisième dauphine de Miss France Ariane Quatrefages, mariée à une p’tite vedette téloche d’aujourd’hui, un certain Patrick Chouchayan (dit Patrick Fiori).

 

De la nécessité qu’il y avait de « lancer une alerte » au sujet de la mort de David Hamilton

***

« L’historien doit a priori se défier de toute affirmation d’un auteur, car il ignore si elle n’est pas mensongère ou erronée. Elle ne peut être pour lui qu’une présomption. La prendre à son compte et la répéter en son nom, c’est déclarer implicitement qu’il la considère comme une vérité scientifique« .

La phrase qui précède a été écrite par Charles-Victor Langlois et Charles Seignobos en 1898 dans « Introduction aux études historiques ».  Elle est parfaitement d’actualité, puisque le livre a été republié récemment (Lyon, ENS Éditions, collection Bibliothèque idéale des sciences sociales, 2014).

Voilà. Je viens donc d’envoyer ce matin ma lettre – ou si l’on préfère, pour employer un vocabulaire à la mode d’aujourd’hui, de lancer une « alerte » –  au procureur de la République, qui sera bien sûr seul juge à décider des suites à lui donner.  Comme chacun sait ou devrait savoir, une telle dénonciation est l’acte par lequel un citoyen porte à la connaissance de la police ou de la justice une infraction qu’il estime avoir été commise par autrui. La dénonciation est même, dans certains cas, ordonnée par la loi.

La plus grande partie de cette lettre a été publiée sur ce blog. Mon seul but est celui de découvrir s’il existe, au sujet des circonstances de la mort de David Hamilton, une autre vérité possible.

Comme j’y insistais hier, je n’ai pas connu personnellement David Hamilton. C’est justement pour cette raison que j’estime et que j’essaye d’enquêter sur les circonstances de sa mort avec objectivité. Au demeurant, si on ne pouvait parler que des gens que l’on a personnellement connus, personne n’aurait le droit de parler de Charlemagne ou de Napoléon! Les morts – toutes suspectes, selon certains auteurs – de Mike Brant, de Claude François, de Marilyn Monroe, de Kennedy, de Pierre Bérégovoy, de Robert Boulin ou de dizaines d’autres personnalités, ont suscité les enquêtes et les livres de centaines voire de milliers de journalistes et d’écrivains qui ne les avaient pas connus personnellement.  Par bonheur, l’article 19 de la Déclaration universelle des droits de l’homme (10 décembre 1948) stipule que:
« Tout individu a droit à la liberté d’opinion et d’expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d’expression que ce soit ».

Il serait certes illogique que les excellents principes de Charles-Victor Langlois et Charles Seignobos ne s’appliquent pas à une enquête au sujet de David Hamilton: toute affirmation doit être contrôlée, afin de vérifier qu’elle n’est pas mensongère ou erronée. Il n’existe pas de « réalité » intangible. Il existe tout au plus une réalité des faits. Réalité des faits qui, concernant le 25 novembre 2016, n’est à mon avis nullement établie – à moins que l’on se contente de déclarations parfois contradictoires et toujours anonymes des uns et des autres.

Considérant l’absence de communication, de la part des autorités, de toute information concernant le circonstances du décès de David Hamilton; considérant les contradictions manifestes des récits médiatiques faits à ce sujet; considérant le silence qui entoure cette affaire, où il y a eu (faut-il le rappeler?) mort d’homme le 25 novembre 2016; considérant aussi les anomalies contenues dans l’acte de décès de David Hamilton, j’ai estimé nécessaire – au terme de presque trois ans de recherches –  d’avoir recours à cette lettre au procureur.

Ce n’est pas Roland Jaccard qui me donnera tort:

https://bonpourlatete.com/chroniques/olivier-mathieu-se-souvient-de-david-hamilton

Il me reste maintenant à attendre une – éventuelle – réponse à mon courrier adressé à M. le procureur de la République.

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Voir, sur le blog (totalement indépendant du nôtre) de Jean-Pierre Fleury, écrivain, éditeur, docteur en sociologie, ces articles qu’il a re-publiés:

https://lequichotte.com/2019/08/16/ma-lettre-au-procureur-de-la-republique-a-ete-envoyee/

https://lequichotte.com/2019/08/15/ma-lettre-au-procureur-de-la-republique-au-sujet-de-la-mort-de-david-hamilton/

https://lequichotte.com/2019/08/09/david-hamilton-et-les-fantomes-lecture-indispensable/

https://lequichotte.com/2019/08/13/a-tous-les-gens-qui-navaient-pas-interet-a-ce-que-david-hamilton-sur-son-lit-de-mort-parle-deux/

Ma lettre au Procureur de la République a été envoyée

 

***

 

Huyghe, dans ce très grand livre qu’est Dialogue avec le visible, écrivait : « Des cartes postales qui, dispensant même d’écrire, offrent une vingtaine de phrases standardisées, à quoi la société moderne entend ramener les échanges épistolaires entre humains » (livre paru en 1955).

Je ne fais pas partie de ces humains-là.

Voilà,en effet, ma lettre de plus de dix pages adressée à M. le procureur de la République.

J’ai publié hier, sur ce blog, l’intégralité de toute la première partie de cette missive.

Une photo de l’enveloppe, prise très rapidement  ce matin juste avant de la poster (en recommandé avec accusé de réception).

 

Ma lettre au Procureur de la République au sujet de la mort de David Hamilton

***

Le corps de David Hamilton est emporté, en catimini, après son « suicide »

Où sont les amis, les gracieux galants, les supposés amis de David Hamilton? Depuis sa mort, ou bien ils n’ont jamais pris la parole publiquement pour le défendre, pas une seule fois (parmi tant d’autres,c’est le cas de Mona, puisque David Hamilton et elle ne se parlaient plus depuis vingt ans); ou bien ils l’ont prise brièvement, en une seule occasion, et sous le couvert de l’anoymat. Par exemple, le »comptable » de David Hamilton déclarant à la presse, le 26 novembre, que David Hamilton avait rencontré de 18 à 19 heures, le 25 novembre 2016, « un collaborateur » (dont il n’indiquait pas l’identité).

 Silence des « amis ».

Silence des autorités. Aucune communication officielle des résultats d’une enquête, à supposer que cette enquête ait seulement eu lieu.

Acte de décès plein d’anomalies (à commencer par le fait qu’il ait été enregistré hors délais légaux).

Funérailles en catimini, et où aucune de ses anciennes « muses », de ses principales muses n’était présente. Comme y étaient absents certains de ses « agents » et de ses « collaborateurs », qui le connaissaient pourtant et le fréquentaient, et qu’il employait depuis très longtemps.

Bien sûr, il doit y avoir sur Internet de petits blogs mal informés où ils ont vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu la femme qui a vu l’amie de machine qui aurait déclaré avoir tant de peine que David Hamilton soit mort.

Qui sait? En tout cas, les amis et les muses de David Hamilton n’ont semble-t-il qu’une seule envie, celle que  personne ne se pose trop de questions.

Silence des avocats puisque David Hamilton – dans la réalité des choses – n’avait pas d’avocats. Ce qu’a démontré amplement  le fait qu’aucun avocat ne l’a aidé à porter plainte en octobre et novembre 2016. Peu importe pour quelles raisons. Age, santé, ignorance des lois, manque d’argent? Le fait est que David Hamilton – mal conseillé, ou pas conseillé? – n’a pas porté plainte. Et deux jours après avoir déclaré qu’il allait le faire, il était mort.

Les amis anonymes et fantomatiques, y compris ceux qui sont ou se disent riches, n’ont pas dépensé un centime pour lui payer un avocat.

Mais après sa mort, et pas même en public, juste en privé, certains racontent leur « peine ». C’est ça, la réalité, la seule. Malheureusement.

Cela me rappelle toujours un épisode survenu en 1988, lors du décès de ma mère. J’eus ce dialogue avec le grand amour de sa vie. Un monsieur (aujourd’hui décédé, lui aussi) me dit:

  • Ta mère était la lumière de ma vie. Achète une couronne de fleurs, pour l’enterrement.
  • D’accord, dis-je.
  • La moins chère possible, précisa-t-il.

Lumière de ma vie et tant de peine, mais avant toute chose, main basse sur le pognon!

 

Au tout début, quand quelqu’un toutefois a l’intelligence (c’est rare) de se poser des questions au sujet de la mort de David Hamilton, peut-être a-t-il l’impression de voir les choses avec clarté. Mais chaque jour, qui enquête sérieusement apprend quelque chose de nouveau. Et malgré cela, les choses parfois semblent devenir de plus en plus confuses! Tout le monde (je parle des gens bien informés, pas des « fans ») sait un petit quelque chose. Mais il est toujours extrêmement difficile de reconstituer l’ensemble. C’est ce que nous, nous essayons de faire.

Où sont les amis de David Hamilton? C’est une question que je me pose depuis trois ans bientôt. Et paradoxalement, c’est moi – moi qui ne l’ai pas connu personnellement – qui le défends. Comme si être hors de son entourage, et donc pouvoir librement porter un regard extérieur sur les choses, m’aidait.

Je m’intéresse à l’artiste David Hamilton en artiste, tout comme je m’intéresse à sa mort en enquêteur.

Demain, vendredi 17 août,  j’enverrai une longue lettre au procureur de la République de Paris. Je l’enverrai en recommandé avec accusé de réception. Une lettre qui n’engage que moi. Et qui sera peut-être enterrée dans un tiroir. Du moins, elle aura le mérite d’exister.

Nous le répétons et le répéterons aussi longtemps que possible: il faut ouvrir une enquête sur la mort de David Hamilton.

Curieusement, nous semble-t-il, voilà quelque chose qu’aucun de ses avocats (?), amis (?), qu’aucune de ses ex-muses (?), qu’aucune des personnes qui prétendent ici ou là s’occuper d’asssociations qui portent son nom, ne demande. Vous ne trouvez pas ça curieux, vous? Moi, si, je trouve ça curieux.

41 boulevard du Montparnasse, 26 novembre 2016 au matin

Voici, en avant-première, le texte strictement intégral de toute la première moitié de cette lettre.

Je n’ai masqué ici, par des XXXXXXXX, par discrétion, que certains numéros de téléphone, ainsi que l’adresse courriel qui « sécurisait » le numéro de téléphone personnel de David Hamilton.

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Première partie de ma lettre (texte intégral)

Destinataire :
Monsieur le Procureur de la République
Tribunal de Grande Instance de Paris
2/4, boulevard du Palais
75001 PARIS
FRANCE
Lettre en recommandé avec accusé de réception.

Le 17 août 2019

OBJET : DENONCIATION.
Dénonciation des circonstances de la mort, le 25 novembre 2016, 41 boulevard du Montparnasse à Paris, du photographe Leonard David Hamilton, et les fortes raisons que j’ai de penser qu’il s’est agi là non d’un « suicide », mais d’un HOMICIDE déguisé en « suicide ».

Monsieur le procureur de la République de Paris,

Je soussigné Olivier Mathieu, citoyen français, né le 14 octobre 1960 à Boulogne-Billancourt (département des Hauts-de-Seine), écrivain, désire m’adresser à vous.
Je vous remercie d’avance de bien vouloir prendre connaissance de cette lettre de dénonciation, de façon à pouvoir ensuite apprécier les suites à lui donner (art 40 CPP).
Ma dénonciation ne se veut en aucun cas, évidemment, une délation anonyme. J’ai désiré agir sous mon nom, au moyen de cette lettre signée.
Les faits sur lesquels je désire attirer votre attention sont les événements de la soirée du 25 novembre 2016, lors de la mort survenue à Paris, 41 boulevard du Montparnasse, dans son studio sis au premier étage, du photographe de renommée internationale Leonard David Hamilton, de nationalité britannique, né le 15 avril 1933 à Islington (Londres)
Concernant l’Affaire David Hamilton, il s’agit de faits que j’ai longuement étudiés, publiant le résultat de mon enquête dans deux livres. Le premier de ces livres a pour titre C’est David Hamilton qu’on assassine, préfacé par le fameux écrivain suisse Roland Jaccard. Le deuxième a pour titre David Hamilton suicidé mais par qui ? L’ouvrage David Hamilton suicidé mais par qui ? a été recensé par la presse, par exemple dans le journal littéraire publié à Paris, Le service littéraire n° 116.
Dans cette lettre, je résumerai les faits qui m’ont porté à la conclusion que David Hamilton, le 25 novembre 2016, ne s’est nullement « suicidé » – comme l’ont soutenu beaucoup d’organes de presse – mais pourrait avoir été assassiné.
Selon le récit médiatique, David Hamilton aurait été retrouvé, à une heure mal déterminée, avec « un sac de plastique sur la tête » et la porte de son studio « ouverte ». La fourchette horaire où la découverte de son corps aurait eu lieu n’a pas été établie avec précision.
Toujours selon le récit médiatique, la découverte du corps de David Hamilton aurait été effectuée tantôt par une « femme de ménage », tantôt par le « gardien de l’immeuble », époux de la précédente (et, selon plusieurs journaux, « policier en service en Seine Saint-Denis »).
Certains journaux ont parlé de « médicaments » retrouvés près du corps, d’autres de sac de plastique, d’autres d’arrêt cardio-respiratoire. La confusion est donc totale, y compris quant au lieu précis où David Hamilton aurait été retrouvé (à en croire certains journaux ou témoignages, tantôt « dans la salle de bain », tantôt « derrière la porte »).
Au moment de sa mort, David Hamilton était depuis environ un mois la cible d’une campagne de presse de très vaste ampleur, qui avait suivi la parution d’un livre où Madame Flavie Flament, née Lecanu, l’accusait – hors délais légaux – d’un « viol » qui serait selon elle survenu en 1987 à Cap d’Agde, ville où elle avait alors posé pour lui.
Il est à signaler que David Hamilton n’avait jamais été condamné à quoi que ce soit par les tribunaux et que les rares plaintes déposées contre lui, dans le passé, avaient abouti à un non lieu à poursuivre.
Cette campagne de presse (presse écrite, télévision, radio) avait cependant provoqué les insultes proférées contre David Hamilton, à la télévision, par M. Thierry Ardisson, ainsi qu’une infinité de menaces, de harcèlements jusqu’à son domicile (je suis à connaissance de certains de ces harcèlements), probablement de menaces par téléphone, et certainement de menaces de mort sur Internet. Certaines de ces menaces de mort, en 2019, n’ont toujours pas été effacées.
David Hamilton avait 83 ans. Malgré sa célébrité d’antan, il versait dans une situation économique délicate. Cet homme, qui n’a trouvé pour ainsi dire aucun défenseur dans la presse, n’en aurait pas moins dû bénéficier, comme tout citoyen, de la présomption d’innocence inscrite par le législateur dans le droit français. David Hamilton avait-il des avocats ? S’il en avait, ils ont été d’une discrétion vraiment absolue. La présomption d’innocence a été niée à David Hamilton, dans les faits.
En outre, David Hamilton avait indiqué dès le mois d’octobre 2016, publiquement, sur un site Internet, qu’il « craignait pour sa vie ».
Je ne signale ici que les étapes les plus importantes.
Quelques jours avant le 25 novembre 2016, David Hamilton a publiquement informé la presse qu’il allait porter plainte pour diffamation contre ses accusatrices et sans doute contre des animateurs télévisés comme M Ardisson qui, s’érigeant en juges et se substituant à la justice des tribunaux, l’avaient lynché médiatiquement.
De la sorte, vous comprendrez sans aucun doute – Monsieur le procureur de la République – les raisons initiales de la démarche qui m’a conduit à m’intéresser à l’AffaireDavid Hamilton. J’ai été très étonné, et je le suis toujours, qu’un homme de 83 ans, un artiste de renommée mondiale, accusé hors délais au moyen d’accusations concernant un «viol » supposé remontant à il y a quarante ans, visé par une campagne de presse massive, insulté sur les ondes télévisées et radiophoniques, déclarant « craindre pour sa vie » en octobre 2016, dont la présomption d’innocence était bafouée, n’ait semble-t-il bénéficié d’aucune protection policière et que, deux ou trois jours après avoir dit son intention de porter plainte devant la Justice française, il se soit « suicidé » en laissant la porte de son studio « ouverte ».
Plus étonnant encore, peut-être, aucune conférence de presse n’a jamais été convoquée par les autorités françaises. Les résultats d’une éventuelle autopsie – si tant est qu’elle ait eu lieu – n’ont jamais été communiqués au grand public.
En outre, Monsieur le Procureur de la République de Paris, et je vous engage vivement à vérifier mes dires auprès des services de l’état civil du sixième arrondissement de Paris, l’acte de décès de David Hamilton comporte de nombreuses irrégularités. Cet acte de décès a été enregistré hors délais légaux. Il comporte une faute d’orthographe au nom « Hamilton ». Bien plus étonnant encore, il stipule en toutes lettres que « le jour du décès a été impossible à établir ». Cet acte de décès apparaît, au minimum, comme bâclé.
J’ai dénoncé le caractère curieux de mains aspects de cet acte de décès en étant le premier à le publier dans mes livres, ainsi que sur mon blog « En défense de David Hamilton » (WordPress). J’en tiens naturellement une copie à votre intention ; mais je suppose que vous aurez à cœur de faire poser des questions à ce sujet aux officiers d’état civil de la mairie du sixième arrondissement de Paris.
La thèse du « suicide » de David Hamilton (une thèse présentée comme « privilégiée » par la presse à la fin de 2016 : privilégiée par rapport à quoi ?) ne m’a jamais convaincu et ne me convainc pas. Je connais de nombreuses personnes qui avaient des projets artistiques avec David Hamilton, projets prévus par exemple pour le printemps 2017.
Victime d’une campagne de presse, insulté, menacé de mort, craignant pour sa vie, harcelé par des journalistes jusque chez lui (je peux le démontrer aisément), David Hamilton avait dit son intention de porter plainte. Pour quelle raison se serait-il soudain « suicidé », le 25 novembre 2016 (par ailleurs « journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes ») ?
Au-delà de cette date, personne – et en tout cas pas moi – n’a de certitude quant aux résultats d’une enquête au sujet de ce décès qui me semble pour le moins curieux, ni même au sujet de l’existence d’une telle enquête. Une certitude étant en revanche que le corps est resté trois semaines sans sépulture, probablement à la morgue de l’institut légal, sans que l’on sache si ce délai particulièrement long était dû à la nécessité d’une ou de plusieurs autopsies, ou à d’autres motifs.
Le corps de David Hamilton aurait été trouvé par le mari de la gardienne de l’immeuble du 41, boulevard du Montparnasse. 
La gardienne et son mari habitent l’appartement exactement voisin de la porte du studio de David Hamilton. Le mari de la gardienne serait, selon la presse, policier. Les témoignages que j’ai recueillis auprès de proches de David Hamilton m’ont en effet confirmé son appartenance aux forces de l’ordre. La gardienne possédait probablement la clé du studio de David Hamilton.
J’ignore si le voisin policier, mari de la gardienne d’immeuble de David Hamilton, a spécifié à ses collègues de la 3e DPJ arrivés sur place non seulement qu’il possédait les clés du studio, mais surtout l’existence (jamais évoquée par la grande presse) d’une petite chambre que louait David Hamilton, depuis 2015, au même étage. Le hasard veut que, en empruntant le toit de l’immeuble voisin, un toit plat et couvert de graviers sur lequel il serait possible de déambuler sans le moindre danger, il serait très facile à des cambrioleurs ou à des personnes mal intentionnées de passer du studio (celui où a été découvert David Hamilton mort ou agonisant) à la petite chambre, ou vice-versa.
L’équipe policière de la 3e DPJ dépêchée, le 25 novembre 2016 au soir, au 41 boulevard du Montparnasse, a apposé peu après minuit les scellés à la porte du studio de David Hamilton (procès verbal 780, sauf erreur de ma part). A cette heure, un fourgon funéraire avait déjà rapidement emmené la dépouille mortelle de David Hamilton. Une question qui devrait être posée est celle de savoir si le voisin de David Hamilton, donc ce policier de profession qui l’aurait trouvé agonisant, a signalé – ou non – à ses collègues l’existence de la petite chambre (dont sa femme ou lui-même avaient probablement aussi les clés). Et si les autorités de police ont vérifié si quelqu’un ou quelqu’une avait pu passer par la fenêtre, soit pour entrer dans le studio de David Hamilton, soit pour en sortir. De cela aussi, la voisin policier de David Hamilton aurait pu s’apercevoir facilement puisque les fenêtres de ce voisin donnent également sur le toit plat et couvert de graviers évoqué plus haut, tandis qu’une échelle permet de passer du deuxième étage au toit, et vice-versa.
J’ignore si les scellés ont été apposés non seulement à la porte du studio de David Hamilton, mais aussi à sa fenêtre, ainsi qu’à la porte et à la fenêtre de la petite chambre qu’il louait au même étage.
Qui est la dernière personne à avoir vu David Hamilton en vie ? Selon mes informations, recueillies dans l’entourage proche de David Hamilton, ce dernier aurait cessé de répondre au téléphone vers 19 heures. Cela serait facile à vérifier en consultant les relevés téléphoniques (si, du moins, ils ont été conservés et archivés) de sa ligne téléphonique fixe, ou ceux de son téléphone portable.
Je suppose que lors de l’enquête, les autorités policières ont songé à examiner les relevés de ses deux lignes de téléphone : appels entrants, appels sortants, durée, etc. Son téléphone fixe (qui était tout bonnement indiqué sur les pages blanches de l’annuaire) était le 01 45 XXXXXX. Quant à son adresse et son téléphone fixe de XXXXXXXX (04 94 XXXXXX), ils apparaissent toujours, sur Internet, sur l’annuaire en 2019…
Son portable était le 06 79 XXXXXX et je n’exclus pas que ce numéro ait continué à être utilisé au-delà du décès de David Hamilton. Il s’agit d’un numéro de téléphone qui était « sécurisé », comme on dit, par une adresse de courriel : XXXXXX
De même que la ligne de téléphone fixe de David Hamilton dans le sud de la France semble toujours être à son nom en 2019, il serait intéressant de savoir par qui son téléphone portable a peut-être continué à être employé après sa mort. En outre, les techniques modernes d’investigation ont peut-être permis aux autorités (s’il y a eu enquête) de le localiser, dans le cas où il n’ait pas été retrouvé dans le studio de David Hamilton le 25 novembre 2016.

***

On vient de lire la première moitié de ma lettre.

A suivre.