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Ma lettre au Procureur de la République au sujet de la mort de David Hamilton

15 août 2019

***

Le corps de David Hamilton est emporté, en catimini, après son « suicide »

Où sont les amis, les gracieux galants, les supposés amis de David Hamilton? Depuis sa mort, ou bien ils n’ont jamais pris la parole publiquement pour le défendre, pas une seule fois (parmi tant d’autres,c’est le cas de Mona, puisque David Hamilton et elle ne se parlaient plus depuis vingt ans); ou bien ils l’ont prise brièvement, en une seule occasion, et sous le couvert de l’anoymat. Par exemple, le »comptable » de David Hamilton déclarant à la presse, le 26 novembre, que David Hamilton avait rencontré de 18 à 19 heures, le 25 novembre 2016, « un collaborateur » (dont il n’indiquait pas l’identité).

 Silence des « amis ».

Silence des autorités. Aucune communication officielle des résultats d’une enquête, à supposer que cette enquête ait seulement eu lieu.

Acte de décès plein d’anomalies (à commencer par le fait qu’il ait été enregistré hors délais légaux).

Funérailles en catimini, et où aucune de ses anciennes « muses », de ses principales muses n’était présente. Comme y étaient absents certains de ses « agents » et de ses « collaborateurs », qui le connaissaient pourtant et le fréquentaient, et qu’il employait depuis très longtemps.

Bien sûr, il doit y avoir sur Internet de petits blogs mal informés où ils ont vu l’homme qui a vu l’homme qui a vu la femme qui a vu l’amie de machine qui aurait déclaré avoir tant de peine que David Hamilton soit mort.

Qui sait? En tout cas, les amis et les muses de David Hamilton n’ont semble-t-il qu’une seule envie, celle que  personne ne se pose trop de questions.

Silence des avocats puisque David Hamilton – dans la réalité des choses – n’avait pas d’avocats. Ce qu’a démontré amplement  le fait qu’aucun avocat ne l’a aidé à porter plainte en octobre et novembre 2016. Peu importe pour quelles raisons. Age, santé, ignorance des lois, manque d’argent? Le fait est que David Hamilton – mal conseillé, ou pas conseillé? – n’a pas porté plainte. Et deux jours après avoir déclaré qu’il allait le faire, il était mort.

Les amis anonymes et fantomatiques, y compris ceux qui sont ou se disent riches, n’ont pas dépensé un centime pour lui payer un avocat.

Mais après sa mort, et pas même en public, juste en privé, certains racontent leur « peine ». C’est ça, la réalité, la seule. Malheureusement.

Cela me rappelle toujours un épisode survenu en 1988, lors du décès de ma mère. J’eus ce dialogue avec le grand amour de sa vie. Un monsieur (aujourd’hui décédé, lui aussi) me dit:

  • Ta mère était la lumière de ma vie. Achète une couronne de fleurs, pour l’enterrement.
  • D’accord, dis-je.
  • La moins chère possible, précisa-t-il.

Lumière de ma vie et tant de peine, mais avant toute chose, main basse sur le pognon!

 

Au tout début, quand quelqu’un toutefois a l’intelligence (c’est rare) de se poser des questions au sujet de la mort de David Hamilton, peut-être a-t-il l’impression de voir les choses avec clarté. Mais chaque jour, qui enquête sérieusement apprend quelque chose de nouveau. Et malgré cela, les choses parfois semblent devenir de plus en plus confuses! Tout le monde (je parle des gens bien informés, pas des « fans ») sait un petit quelque chose. Mais il est toujours extrêmement difficile de reconstituer l’ensemble. C’est ce que nous, nous essayons de faire.

Où sont les amis de David Hamilton? C’est une question que je me pose depuis trois ans bientôt. Et paradoxalement, c’est moi – moi qui ne l’ai pas connu personnellement – qui le défends. Comme si être hors de son entourage, et donc pouvoir librement porter un regard extérieur sur les choses, m’aidait.

Je m’intéresse à l’artiste David Hamilton en artiste, tout comme je m’intéresse à sa mort en enquêteur.

Demain, vendredi 17 août,  j’enverrai une longue lettre au procureur de la République de Paris. Je l’enverrai en recommandé avec accusé de réception. Une lettre qui n’engage que moi. Et qui sera peut-être enterrée dans un tiroir. Du moins, elle aura le mérite d’exister.

Nous le répétons et le répéterons aussi longtemps que possible: il faut ouvrir une enquête sur la mort de David Hamilton.

Curieusement, nous semble-t-il, voilà quelque chose qu’aucun de ses avocats (?), amis (?), qu’aucune de ses ex-muses (?), qu’aucune des personnes qui prétendent ici ou là s’occuper d’asssociations qui portent son nom, ne demande. Vous ne trouvez pas ça curieux, vous? Moi, si, je trouve ça curieux.

41 boulevard du Montparnasse, 26 novembre 2016 au matin

Voici, en avant-première, le texte strictement intégral de toute la première moitié de cette lettre.

Je n’ai masqué ici, par des XXXXXXXX, par discrétion, que certains numéros de téléphone, ainsi que l’adresse courriel qui « sécurisait » le numéro de téléphone personnel de David Hamilton.

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Première partie de ma lettre (texte intégral)

Destinataire :
Monsieur le Procureur de la République
Tribunal de Grande Instance de Paris
2/4, boulevard du Palais
75001 PARIS
FRANCE
Lettre en recommandé avec accusé de réception.

Le 17 août 2019

OBJET : DENONCIATION.
Dénonciation des circonstances de la mort, le 25 novembre 2016, 41 boulevard du Montparnasse à Paris, du photographe Leonard David Hamilton, et les fortes raisons que j’ai de penser qu’il s’est agi là non d’un « suicide », mais d’un HOMICIDE déguisé en « suicide ».

Monsieur le procureur de la République de Paris,

Je soussigné Olivier Mathieu, citoyen français, né le 14 octobre 1960 à Boulogne-Billancourt (département des Hauts-de-Seine), écrivain, désire m’adresser à vous.
Je vous remercie d’avance de bien vouloir prendre connaissance de cette lettre de dénonciation, de façon à pouvoir ensuite apprécier les suites à lui donner (art 40 CPP).
Ma dénonciation ne se veut en aucun cas, évidemment, une délation anonyme. J’ai désiré agir sous mon nom, au moyen de cette lettre signée.
Les faits sur lesquels je désire attirer votre attention sont les événements de la soirée du 25 novembre 2016, lors de la mort survenue à Paris, 41 boulevard du Montparnasse, dans son studio sis au premier étage, du photographe de renommée internationale Leonard David Hamilton, de nationalité britannique, né le 15 avril 1933 à Islington (Londres)
Concernant l’Affaire David Hamilton, il s’agit de faits que j’ai longuement étudiés, publiant le résultat de mon enquête dans deux livres. Le premier de ces livres a pour titre C’est David Hamilton qu’on assassine, préfacé par le fameux écrivain suisse Roland Jaccard. Le deuxième a pour titre David Hamilton suicidé mais par qui ? L’ouvrage David Hamilton suicidé mais par qui ? a été recensé par la presse, par exemple dans le journal littéraire publié à Paris, Le service littéraire n° 116.
Dans cette lettre, je résumerai les faits qui m’ont porté à la conclusion que David Hamilton, le 25 novembre 2016, ne s’est nullement « suicidé » – comme l’ont soutenu beaucoup d’organes de presse – mais pourrait avoir été assassiné.
Selon le récit médiatique, David Hamilton aurait été retrouvé, à une heure mal déterminée, avec « un sac de plastique sur la tête » et la porte de son studio « ouverte ». La fourchette horaire où la découverte de son corps aurait eu lieu n’a pas été établie avec précision.
Toujours selon le récit médiatique, la découverte du corps de David Hamilton aurait été effectuée tantôt par une « femme de ménage », tantôt par le « gardien de l’immeuble », époux de la précédente (et, selon plusieurs journaux, « policier en service en Seine Saint-Denis »).
Certains journaux ont parlé de « médicaments » retrouvés près du corps, d’autres de sac de plastique, d’autres d’arrêt cardio-respiratoire. La confusion est donc totale, y compris quant au lieu précis où David Hamilton aurait été retrouvé (à en croire certains journaux ou témoignages, tantôt « dans la salle de bain », tantôt « derrière la porte »).
Au moment de sa mort, David Hamilton était depuis environ un mois la cible d’une campagne de presse de très vaste ampleur, qui avait suivi la parution d’un livre où Madame Flavie Flament, née Lecanu, l’accusait – hors délais légaux – d’un « viol » qui serait selon elle survenu en 1987 à Cap d’Agde, ville où elle avait alors posé pour lui.
Il est à signaler que David Hamilton n’avait jamais été condamné à quoi que ce soit par les tribunaux et que les rares plaintes déposées contre lui, dans le passé, avaient abouti à un non lieu à poursuivre.
Cette campagne de presse (presse écrite, télévision, radio) avait cependant provoqué les insultes proférées contre David Hamilton, à la télévision, par M. Thierry Ardisson, ainsi qu’une infinité de menaces, de harcèlements jusqu’à son domicile (je suis à connaissance de certains de ces harcèlements), probablement de menaces par téléphone, et certainement de menaces de mort sur Internet. Certaines de ces menaces de mort, en 2019, n’ont toujours pas été effacées.
David Hamilton avait 83 ans. Malgré sa célébrité d’antan, il versait dans une situation économique délicate. Cet homme, qui n’a trouvé pour ainsi dire aucun défenseur dans la presse, n’en aurait pas moins dû bénéficier, comme tout citoyen, de la présomption d’innocence inscrite par le législateur dans le droit français. David Hamilton avait-il des avocats ? S’il en avait, ils ont été d’une discrétion vraiment absolue. La présomption d’innocence a été niée à David Hamilton, dans les faits.
En outre, David Hamilton avait indiqué dès le mois d’octobre 2016, publiquement, sur un site Internet, qu’il « craignait pour sa vie ».
Je ne signale ici que les étapes les plus importantes.
Quelques jours avant le 25 novembre 2016, David Hamilton a publiquement informé la presse qu’il allait porter plainte pour diffamation contre ses accusatrices et sans doute contre des animateurs télévisés comme M Ardisson qui, s’érigeant en juges et se substituant à la justice des tribunaux, l’avaient lynché médiatiquement.
De la sorte, vous comprendrez sans aucun doute – Monsieur le procureur de la République – les raisons initiales de la démarche qui m’a conduit à m’intéresser à l’AffaireDavid Hamilton. J’ai été très étonné, et je le suis toujours, qu’un homme de 83 ans, un artiste de renommée mondiale, accusé hors délais au moyen d’accusations concernant un «viol » supposé remontant à il y a quarante ans, visé par une campagne de presse massive, insulté sur les ondes télévisées et radiophoniques, déclarant « craindre pour sa vie » en octobre 2016, dont la présomption d’innocence était bafouée, n’ait semble-t-il bénéficié d’aucune protection policière et que, deux ou trois jours après avoir dit son intention de porter plainte devant la Justice française, il se soit « suicidé » en laissant la porte de son studio « ouverte ».
Plus étonnant encore, peut-être, aucune conférence de presse n’a jamais été convoquée par les autorités françaises. Les résultats d’une éventuelle autopsie – si tant est qu’elle ait eu lieu – n’ont jamais été communiqués au grand public.
En outre, Monsieur le Procureur de la République de Paris, et je vous engage vivement à vérifier mes dires auprès des services de l’état civil du sixième arrondissement de Paris, l’acte de décès de David Hamilton comporte de nombreuses irrégularités. Cet acte de décès a été enregistré hors délais légaux. Il comporte une faute d’orthographe au nom « Hamilton ». Bien plus étonnant encore, il stipule en toutes lettres que « le jour du décès a été impossible à établir ». Cet acte de décès apparaît, au minimum, comme bâclé.
J’ai dénoncé le caractère curieux de mains aspects de cet acte de décès en étant le premier à le publier dans mes livres, ainsi que sur mon blog « En défense de David Hamilton » (WordPress). J’en tiens naturellement une copie à votre intention ; mais je suppose que vous aurez à cœur de faire poser des questions à ce sujet aux officiers d’état civil de la mairie du sixième arrondissement de Paris.
La thèse du « suicide » de David Hamilton (une thèse présentée comme « privilégiée » par la presse à la fin de 2016 : privilégiée par rapport à quoi ?) ne m’a jamais convaincu et ne me convainc pas. Je connais de nombreuses personnes qui avaient des projets artistiques avec David Hamilton, projets prévus par exemple pour le printemps 2017.
Victime d’une campagne de presse, insulté, menacé de mort, craignant pour sa vie, harcelé par des journalistes jusque chez lui (je peux le démontrer aisément), David Hamilton avait dit son intention de porter plainte. Pour quelle raison se serait-il soudain « suicidé », le 25 novembre 2016 (par ailleurs « journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes ») ?
Au-delà de cette date, personne – et en tout cas pas moi – n’a de certitude quant aux résultats d’une enquête au sujet de ce décès qui me semble pour le moins curieux, ni même au sujet de l’existence d’une telle enquête. Une certitude étant en revanche que le corps est resté trois semaines sans sépulture, probablement à la morgue de l’institut légal, sans que l’on sache si ce délai particulièrement long était dû à la nécessité d’une ou de plusieurs autopsies, ou à d’autres motifs.
Le corps de David Hamilton aurait été trouvé par le mari de la gardienne de l’immeuble du 41, boulevard du Montparnasse. 
La gardienne et son mari habitent l’appartement exactement voisin de la porte du studio de David Hamilton. Le mari de la gardienne serait, selon la presse, policier. Les témoignages que j’ai recueillis auprès de proches de David Hamilton m’ont en effet confirmé son appartenance aux forces de l’ordre. La gardienne possédait probablement la clé du studio de David Hamilton.
J’ignore si le voisin policier, mari de la gardienne d’immeuble de David Hamilton, a spécifié à ses collègues de la 3e DPJ arrivés sur place non seulement qu’il possédait les clés du studio, mais surtout l’existence (jamais évoquée par la grande presse) d’une petite chambre que louait David Hamilton, depuis 2015, au même étage. Le hasard veut que, en empruntant le toit de l’immeuble voisin, un toit plat et couvert de graviers sur lequel il serait possible de déambuler sans le moindre danger, il serait très facile à des cambrioleurs ou à des personnes mal intentionnées de passer du studio (celui où a été découvert David Hamilton mort ou agonisant) à la petite chambre, ou vice-versa.
L’équipe policière de la 3e DPJ dépêchée, le 25 novembre 2016 au soir, au 41 boulevard du Montparnasse, a apposé peu après minuit les scellés à la porte du studio de David Hamilton (procès verbal 780, sauf erreur de ma part). A cette heure, un fourgon funéraire avait déjà rapidement emmené la dépouille mortelle de David Hamilton. Une question qui devrait être posée est celle de savoir si le voisin de David Hamilton, donc ce policier de profession qui l’aurait trouvé agonisant, a signalé – ou non – à ses collègues l’existence de la petite chambre (dont sa femme ou lui-même avaient probablement aussi les clés). Et si les autorités de police ont vérifié si quelqu’un ou quelqu’une avait pu passer par la fenêtre, soit pour entrer dans le studio de David Hamilton, soit pour en sortir. De cela aussi, la voisin policier de David Hamilton aurait pu s’apercevoir facilement puisque les fenêtres de ce voisin donnent également sur le toit plat et couvert de graviers évoqué plus haut, tandis qu’une échelle permet de passer du deuxième étage au toit, et vice-versa.
J’ignore si les scellés ont été apposés non seulement à la porte du studio de David Hamilton, mais aussi à sa fenêtre, ainsi qu’à la porte et à la fenêtre de la petite chambre qu’il louait au même étage.
Qui est la dernière personne à avoir vu David Hamilton en vie ? Selon mes informations, recueillies dans l’entourage proche de David Hamilton, ce dernier aurait cessé de répondre au téléphone vers 19 heures. Cela serait facile à vérifier en consultant les relevés téléphoniques (si, du moins, ils ont été conservés et archivés) de sa ligne téléphonique fixe, ou ceux de son téléphone portable.
Je suppose que lors de l’enquête, les autorités policières ont songé à examiner les relevés de ses deux lignes de téléphone : appels entrants, appels sortants, durée, etc. Son téléphone fixe (qui était tout bonnement indiqué sur les pages blanches de l’annuaire) était le 01 45 XXXXXX. Quant à son adresse et son téléphone fixe de XXXXXXXX (04 94 XXXXXX), ils apparaissent toujours, sur Internet, sur l’annuaire en 2019…
Son portable était le 06 79 XXXXXX et je n’exclus pas que ce numéro ait continué à être utilisé au-delà du décès de David Hamilton. Il s’agit d’un numéro de téléphone qui était « sécurisé », comme on dit, par une adresse de courriel : XXXXXX
De même que la ligne de téléphone fixe de David Hamilton dans le sud de la France semble toujours être à son nom en 2019, il serait intéressant de savoir par qui son téléphone portable a peut-être continué à être employé après sa mort. En outre, les techniques modernes d’investigation ont peut-être permis aux autorités (s’il y a eu enquête) de le localiser, dans le cas où il n’ait pas été retrouvé dans le studio de David Hamilton le 25 novembre 2016.

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On vient de lire la première moitié de ma lettre.

A suivre.

From → divers

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