L’irrationnel une nouvelle fois est en marche. Sur l’élan du Portugal (ou plus exactement de son « gouvernement »), voici le sophisme cynique qui est paru hier en gros titre dans La Repubblica, medium européo-mondialiste italien :
Per liberarci dal virus dobbiamo regolarizzare gli immigrati.
Pour nous libérer du virus nous devons régulariser les immigrants.
Où est le rapport ? !
À quand ce titre dans Le Monde français, El País espagnol ou Le Soir belge, etc. ?
Selon les milieux bien informés, la colère du Peuple ne faiblit pas, bien au contraire. Ainsi, la DGSI, (ex Renseignements Généraux) redouterait un « embrasement post-confinement ».
Après un pays de la péninsule ibérique, c’est maintenant l’Italie qui envisage de régulariser tous ses immigrants en « situation irrégulière », ce qui va certainement améliorer le sort des pays du Sud de l’Union Européenne moribonde !
Si l’on veut résumer, on peut déjà envisager que cette maudite U E ne se brise (pour commencer) au moins en trois morceaux : l’Est ex « soviétique » ; le Nord germano-nordique de tradition essentiellement protestante et individualiste, autour de l’Allemagne ; le Sud et l’extrême-ouest de tradition gréco-latine et/ou catholique : Grèce, Italie, Espagne, Portugal, France, Irlande… plus « collectiviste » si l’on peut dire.
Il y a peu Macron s’est empressé de donner son accord sur l’introduction en grand de la fameuse 5G, tandis que les semaines passées, des anglais ont détruit (illégalement) des antennes de ce type.
Actuellement, la production de Doliprane et autres médicaments du même type qui chassent la fièvre des grippettes, a été augmentée de 50 %. C’est l’auto-médication de base contre le corona-virus présent, pour les personnes pas plus touchées que d’autres fois par les grippes. Tant mieux pour elles. L’usine française qui produit ces médicaments si courants, tourne à plein régime. Pour eux, ça baigne !
Apple et Google, entreprises privées et « philanthropiques » à l’occasion, s’associent pour nous fliquer (comme toujours) « en vue d’une bonne cause » apparemment sanitaire. Nous tracer électroniquement parlant. Fermez ou sécurisez vos portables téléphoniques et/ou ordinateurs.
Moi, je vous dis, comme je l’ai écrit il y a peu : viendra, est en train de venir le jour de la puce obligatoire in corpore sano. Déjà des essais de traçage « sanitaire » ont été lancés chez les plus pauvres (sans doute contre un gadget ou trois sous, comme on achetait autrefois les esclaves), au Bengladesh, au delta (nid à maladies des marais et eaux stagnantes) du Gange (la Padma), du Brahmapoutre (Jamuna) et de la Meghna. Ce traçage associe des enregistrement informatiques de données sanitaires et autres individuelles, à des vaccinations avec des « griffes » spéciales dont je ne saurais en dire plus pour l’heure. On en saura plus quand ça nous tombera dessus. Tout ceci me fait penser immanquablement aux techniques d’enquêtes policières mêlant recherches de traces d’ADN d’un côté et suivis de données téléphoniques (durées des appels, contenus, localisation…), ou d’ordinateur, de l’autre.
Selon un sondage téléphonique datant des 8 et 9 avril (qui comme tout sondage dépend du contexte social du moment, de qui l’a commandé et dans quel but, et de toute une ingénierie sociale liée à la finance, au pouvoir et aux media, qui dépasse le quidam courant) (je reprends les termes du sondage) :
– 61% des personnes interrogées estiment que nos sociétés «ne pourront plus jamais fonctionner comme avant et que notre rapport aux autres, à l’environnement, à la croissance, et à la mondialisation changeront profondément» ;
– 64% veulent l’abandon pur et simple de la réforme des retraites ;
– 87% voudraient un «renforcement de la politique écologique et environnementale de la France» ;
– 91% seraient pour «favoriser la recherche en France» ;
– « 9 Français sur 10 demandent au président [sic!] de relocaliser nos productions industrielles (92%)»
– 93% seraient pour «garantir l’autonomie agricole de la France»…
Mais aucun mot sur l’idée de nationaliser, ou renationaliser les entreprises qui permettent l’indépendance nationale de tout pays et un service public de qualité, ou encore sur la dette éternelle et sur les restrictions budgétaires. Et bien sûr sur les limites manifestes, patentes du libéralisme. Et sur la déconfiture prévisible et finalement réconfortante pour les gens doués de Raison, de ladite Union Européenne. Pour tous ceux qui ont voté contre Maastricht, pour la majorité des votants qui ont dit Non en 2005 à l’actuelle Union Européenne.
Mais au final ce sondage nous dit que 76% des sondés souhaiteraient que l’UE «ait plus de pouvoirs en cas de nouvelle crise» !!!
Alors même qu’elle a déjà les pleins pouvoirs. Mais voilà, ce sont les nations européennes qui existent et non de vagues provinces ou régions sans pouvoir réel ; et lorsque l’heure est grave, chacun se replie sur soi, ses proches, ses coutumes, ses manières de voir.
Je subodore que la question qui a amené à 76 % de gens favorables à plus de pouvoir de l’UE devait être suffisamment tordue pour que la réponse en soit ainsi.
Et au final, je voudrais dire que ce que veut une majorité de français (du moins dans ce sondage) : sur la non-réforme des retraites, sur l’écologie, sur la recherche en France, sur l’autosuffisance agricole, sur ceci et sur cela ; est totalement antinomique avec l’appartenance de leur pays avec ce machin européen de technocrates pas même élus et dirigés par la Finance mondialiste et autre FMI (l’organisme mondial qui gère du vent et entretient la misère du plus grand nombre), qui sont totalement responsables de notre état de misère et de quasi tiers-mondisation, par leurs politiques économiques (liberté totale de circulation des entreprises, des capitaux, des personnes, etc) et financières (restrictions budgétaires qui constamment nous appauvrissent et qu’ils nous imposent de mener, à cause entre autre, des délocalisations et d’un euro trop cher pour nous — comme on l’a remarqué dès le début — et tous les pays du Sud de l’Europe)…
Et même par l’OMS, de la manière dont on voit comment cette épidémie est si mal « gérée » et surtout instrumentalisée par l’industrie pharmaceutique qui a mis la main sur cet autre autre machin mondialiste.

LEONARD-ART
Il a saisi, du bout du doigt et d’un clin d’œil,
L’instant secret en quelques traits d’éternité ;
Et du passé a composé, dans l’unité,
Ce temps surpris et dont la vie a fait son deuil.
Nature morte en brin de vent du bon accueil,
La belle infante aux tours promus à vérité,
Les pas sautés sur la lagune, ont hérité
D’un peintre-ci, d’un peintre-là pour son recueil.
De pur hasard dans l’entrelacs des destinées,
En conférant aux aléas des matinées
Le poids des ans, il enchâssa l’âme vermeille.
Ce nostalgique – Ô l’inactuel ! – cristal précieux
Qui tient son rang au reposoir du coin des cieux
En délicieux Bel-Art des dieux qui t’émerveille.
Bel enfant de quinze ans, dru comme père et mère,*
Aimable comme un Ange ou deux,
Que le fils de celui qui sera ton beau-père,
Se pourra dire un homme heureux. …
Quand pour me faire voir ton aimable visage,
Tu te baissas sur un genou,
Si je n’avais été, des hommes, le plus sage
J’en aurais été le plus fou. …
Ton visage est divin, et ta taille est divine,
Enfin, tout ton corps est divin ;
Et si l’on doit juger de l’esprit à la mine,
Tu dois en avoir du plus fin.
Tous tes trésors cachés, tous tes trésors visibles
Sont dignes des désirs d’un Roi ;
Et les grands de la Cour seront des insensibles
S’ils ne courent les champs pour toi. …
Ses yeux seront bien pis que les duels en France ;
Et quiconque les pocheraient **
Pour affaiblir un peu leur trop grande puissance,
Peut-être vous obligerait. ***
Tous aimables qu’ils sont, vous en mourrez sans doute ;
Pas un de vous n’échappera,
O ! trois fois bienheureux ceux qui ne verront goutte
Tant que leur règne durera.
In Les Œuvres de Monsieur Scarron (Rouen – Paris – M.DC.LIX.) ; À Mademoiselle du Lude – stances burlesques ; extraits.
Notes –
* – « Il se dit des petits oiseaux assez forts pour s’envoler du nid. Ces moineaux sont drus comme père et mère. Par extension. ♦ Bel enfant de quinze ans dru comme père et mère, SCARRON, dans RICHELET ». Littré
** – Ici, peut-être plus avec le sens (ancien) de « mettre en sac » (en poche) que de « meurtrir et faire enfler ».
*** – Lier par un devoir, mettre dans une certaine dépendance morale… Imposer comme chose dont on ne peut se dégager. Être l’obligé de quelqu’un : être sous sa coupe.

Bronze charmant donnant d’amour la fièvre,
Verte émeraude où luit une beauté,
Un ange, Iseult, au regard attristé ;
Oh ! laissez-moi vous presser sur ma lèvre,
Laissez-moi cette volupté !
Volupté chaste, et la seule où j’aspire :
Car de mon doigt je n’oserais toucher
Si belle enfant, peur de l’effaroucher ;
Je la contemple, ivre de son empire,
Comme un pélerin un clocher.
Tant sa beauté sur mon âme est puissante,
Tant à son air mon cœur est épuré,
Tant pour ma bouche elle est vase sacré,
Tant je révère une fleur languissante
Qui penche à son matin doré.
Jamais pistil n’eut plus belle corolle ! –
Pétrus Borel, Au médaillon d’Iseult (extrait) in Rhapsodies (1832).
sur le site de l’UPR
***
Communiqué de presse du 13 avril 2020 – 23 h 50
Les Français attendaient ce soir un discours concret et précis sur quelques points fondamentaux : les traitements pour les malades, la date du déconfinement, les décisions pour éviter la reprise de l’épidémie une fois ce dernier réalisé, et les mesures significatives à prendre pour venir en aide à l’activité économique.
L’intervention du chef de l’État aurait dû se limiter à l’annonce de ses décisions sur ces sujets prioritaires. Elle n’avait pas à durer plus de 5 minutes.
Au lieu de quoi, Macron a infligé aux Français un galimatias larmoyant de 27 minutes, dans lequel on entendait principalement l’autojustification embarrassée d’un homme qui se sait responsable de la catastrophe sanitaire en cours, et qui n’esquisse qu’à la fin de son propos l’expression réticente d’un vague regret dont il espère que ce sera suffisant pour calmer une opinion publique scandalisée.
Au sein d’une succession de contre-vérités et de dénis de la réalité, on notera les allégations suivantes :
-
Macron a affirmé que tous les pays ont été pris au dépourvu face au virus.
C’est parfaitement faux, comme le montrent les exemples taïwanais, sud-coréen ou allemand.
-
Macron a affirmé que les masques et les respirateurs seront massivement produits en France d’ici à trois semaines.
Qui peut croire cette énième promesse alors que cela fait plus de deux mois que lui-même ou les membres de son gouvernement ont d’abord assuré aux Français que les masques étaient nuisibles pour leur santé, puis leur ont annoncé l’arrivée imminente de tout ce qui manque pour faire face à l’épidémie.
Ce que montre la réalité de terrain, c’est qu’il y a encore très peu de personnes qui portent des masques.
Quant aux soignants, les témoignages de leur dénuement en matière de masques, de matériel, et de médicaments continuent à abonder et révèlent l’amateurisme criminel de Macron et du gouvernement. Ces témoignages révoltés venant même de députés ayant été élus sur l’étiquette En Marche !
Macron n’a d’ailleurs rien dit sur les 2 milliards de masques que la France a commandés à la Chine, dont la livraison complète ne sera terminée que fin juin, d’après Jean-Yves Le Drian, c’est-à-dire bien après le 11 mai, date du déconfinement.
-
Macron a affirmé qu’il y aura des tests à partir du déconfinement, mais pas pour tout le monde, ni tout de suite.
Comment ne pas être outré que Macron nous présente comme un succès remarquable le fait que la France ne sera toujours pas capable de tester les Français de façon massive 4 mois après que le risque d’épidémie lui avait été annoncé, dès le 11 janvier, par sa ministre de la Santé ?
Comment ne pas voir le gouffre qui sépare la France des pays qui se sont le mieux défendus contre le coronavirus, qui sont justement ceux qui ont fait un large usage de ces tests ?
Par ses affirmations si déconnectées de la réalité, Macron a donc donné une nouvelle fois le sentiment de vivre hors-sol. Il ne peut inspirer aucune confiance, ni dans la parole de l’État, ni dans sa capacité à assurer un déconfinement maîtrisé et efficace.
En outre, toutes les questions évoquées sont restées dans le flou, y compris même la date du déconfinement. Car si Macron a annoncé qu’il l’avait fixée au 11 mai, il a quand même assorti cette annonce de deux sacrés bémols :
a) Cette date du 11 mai pourra être reportée
Macron a en effet précisé que “Le lundi 11 mai ne sera possible que si nous continuons d’être civiques, responsables, de respecter les règles et que si la propagation du virus a effectivement continué à ralentir.”
En bref, si ces conditions ne sont pas toutes remplies, le déconfinement sera impossible le 11 mai.
b) Cette date du 11 mai, si elle est confirmée, ne sera que le début d’un déconfinement progressif.
Macron a en effet précisé que cette nouvelle étape sera “progressive. Les règles pourront être adaptées en fonction de nos résultats car l’objectif premier demeure la santé de tous les Français.”
En gros, le plus grand flou règne : “les crèches, les écoles, les collèges et les lycées seront rouverts progressivement” – sans autre précision – à partir du 11 mai, mais pour “les étudiants de l’enseignement supérieur, les cours ne reprendront pas physiquement jusqu’à l’été”, ce qui signifie en clair qu’ils ne reprendront qu’à la rentrée de septembre ou d’octobre.
Macron n’a pas expliqué quel raisonnement sanitaire recommande de rouvrir les écoles le 11 mai et les universités en octobre.
De façon générale, on est d’ailleurs frappé par la légèreté avec laquelle Macron décide d’un déconfinement le 11 mai, sans apporter la moindre certitude que l’épidémie ne va pas reprendre de plus belle aussitôt.
La mise à disposition de masques sérieux pour tous les Français (et pas de “masques grand public” dont le sens exact est mystérieux) et de tests par millions est à cet égard un pré-requis pour lancer une opération de déconfinement qui ne mette pas en jeu la vie des Français.
———-
Pour tout le reste, Macron s’est abstenu de prendre la moindre décision claire et nette. Il s’est ingénié à faire du “en même temps”, en gardant toutes les options ouvertes, ou en glissant carrément de nombreuses questions sous le tapis.
Ainsi :
Il est resté sciemment évasif sur les traitements, en ne disant pas un mot de l’essai clinique « européen Discovery », pourtant annoncé à coups de tambour à la suite des polémiques sur l’emploi de l’hydroxychloroquine associée à l’azithromycine, prôné par le Pr Raoult.
Il n’a rien décidé pour remédier aux pénuries de médicaments, alors qu’il aurait dû rassurer la population sur la fin souhaitable du recours actuel à des produits vétérinaires !
Il n’a pas soufflé un mot des conflits d’intérêts flagrants chez un certain nombre de chercheurs qui bénéficient de subsides de grands laboratoires pharmaceutiques, en particulier de Gilead Sciences et AbbVie, qui font un lobbying considérable pour leurs spécialités pharmaceutiques dans l’essai Discovery.
Bien qu’il ait évoqué l’indépendance sanitaire, il n’a pas annoncé la nationalisation de certaines entreprises qui sont indispensables à cette indépendance, telle Luxfer qui produit des bouteilles d’oxygène médical.
Il n’a pas indiqué comment il entendait sauver Air France, alors que les salariés et de nombreux sous-traitants sont inquiets quant au devenir de notre compagnie aérienne symbole de la France,
Il n’a pas décidé de fermer les frontières françaises à l’occasion du déconfinement. Elles resteront donc a priori ouvertes avec l’Espagne et l’Italie, grandes pourvoyeuses de Covid-19, mais seront fermées pour les ressortissants de Taïwan ou de Singapour, qui ont un pourcentage de malades bien inférieur.
Macron, naguère pourfendeur de la “lèpre nationaliste” fait montre ici de toute la bêtise de la “lèpre” du “nationalisme européiste”.
Il n’a pas donné sa décision sur la surveillance des malades à partir de leur téléphone portable. Il a botté en touche en se contentant… d’annoncer des débats sur ce point !
Il n’a rien dit sur l’abandon de la réforme des retraites, réforme injuste et inutile qui est massivement rejetée par les Français, et cela alors même qu’il se veut le chantre de l’unité nationale et qu’il affirme que cette crise doit amener à un “plan massif pour nos aînés, entre autres”.
Alors qu’il a évoqué le sort des festivals, il n’a pas donné la moindre indication sur ce qu’il allait faire pour les élections municipales. Ni pour la tenue de la réunion d’installation des communes dont les maires ont été élus au 1er tour. Ni ce qu’il comptait décider pour le 2e tour des élections municipales dans les autres municipalités.
Jusqu’à quand les quelque 35 000 communes de France vont-elles continuer à être ainsi en état d’apesanteur ? Nul ne le sait.
Il n’a pris aucune sanction contre les ministres qui ont scandaleusement menti à l’occasion de la gestion de la crise du Covid-19, comme Sibeth Ndiaye.
Il n’a présenté lui-même aucune excuse franche ni regret sincère pour l’amateurisme criminel dont il a fait preuve, et tout le gouvernement avec lui.
Enfin, on cherchera en vain dans son interminable allocution l’expression de ses condoléances pour les proches des plus de 14 000 morts du Covid-19 hélas dénombrés en France à cette date.
———
L’intervention de Macron, annoncée par toutes les trompettes médiatiques depuis des jours, n’a été en somme que le lent et pénible dégonflement d’une baudruche.
Ne tenant aucun compte du camouflet diplomatique sans précédent que lui a infligé le président de la République allemande (M. Frank-Walter Steinmeier, dans un discours solennel le 11 avril, a dénoncé publiquement et sèchement la métaphore ridicule de Macron sur la « guerre » contre le coronavirus), Macron s’est remis à parler de « front » et de « première », « deuxième » et « troisième » lignes face au Covid-19, énumérant les bataillons d’à peu près toutes les catégories socio-professionnelles du pays, comme dans un discours électoraliste de politicard très médiocre.
Les Français attendaient un chef d’État ; ils ont eu droit à l’apprenti du club de théâtre du lycée d’Amiens s’évertuant à jouer le Tartuffe, délivrant un prêche maladroit et verbeux et mimant maladroitement la commisération sous des couches toujours plus épaisses de fond de teint.
Les Français attendaient un cap net et résolu. Sur la plupart des sujets, ils n’ont eu droit qu’à la rhétorique du « en même temps ». Des interrogations cruciales demeurent dans l’ombre. Les annonces de vagues soutiens aux petites entreprises, aux commerçants, aux secteurs dévastés comme la restauration et le tourisme, ou encore l’évocation du rôle que peuvent jouer les banques dans ce soutien, tout cela apparaît comme un inventaire à la Prévert de vœux pieux dressé par un observateur impuissant.
Les Français attendaient aussi que Macron tire les conséquences de l’absence de « solidarité européenne » et de la faillite du néo-libéralisme des traités européens ; ils ont eu droit à un énième discours incantatoire et grotesque sur la « refondation » européenne à venir et l’importance de se « réinventer ».
Les Français ont pu ce soir, une fois encore, constater que l’élection de Macron en 2017 a été une tragique erreur.
Lancé par Jacques Attali, puis propulsé par une propagande médiatique sans précédent dans l’histoire de la République française, Macron est le produit d’un casting, d’un mauvais casting, et il n’est que cela.
Macron a hélas montré une nouvelle fois ce soir qu’il n’a ni l’étoffe, ni l’autorité, ni l’esprit de décision, ni la capacité d’anticipation, ni l’esprit d’organisation, ni la vraie compassion nécessaires à un chef d’État dans une période de lourdes épreuves.
Je recopie le site de France-Inter de ce jour :
Ce soir, le président de la République va une nouvelle fois prendre la parole, un peu après 20 heures. Selon Soazig Quemener*, cette crise sanitaire remet en cause tous les fondamentaux du macronisme.
A commencer par ce que l’on présentait il y a encore un mois comme la mère des réformes. Celle des retraites qui, souvenez-vous, avait engendré une grève historique des transports et sur laquelle le gouvernement ne voulait rien lâcher.
Mais depuis l’épidémie et ses drames, tout a changé. Et hier, dans le JDD, Gilles Legendre, le patron des députés LREM a planté un clou dans le cercueil de ce texte phare : « Si elle empêche le pacte républicain de se conclure, la réforme des retraites devra être mise de côté ».
Avant lui, Cendra Motin, députée LREM et rapporteure ** d’un des volets de la réforme avait confié son inquiétude, expliquant que la réforme ne pourrait de toute manière plus être mise en œuvre avant 2022, année de la prochaine élection présidentielle.
Et ce n’est pas la seule fondation du macronisme sur le point de s’écrouler
Toute la spécificité de la période est qu’elle prend Emmanuel Macron à revers sur l’ensemble de sa doctrine. Il prônait l’émancipation individuelle et glorifiait les premiers de cordées, voilà qu’il n’est plus question que des soignants, des caissières, des postiers, les premiers de corvées, comme on les nomme parfois.
Pendant ce temps-là, toute la France accepte de se confiner, solidaire avec les plus fragiles. Le président défendait un renouveau européen. Au début de la crise, les égoïsmes nationaux ont tout emporté avant une timide prise de conscience de l’UE, menacée de dislocation.
Je ne parle même pas de la maîtrise des dépenses publiques, aujourd’hui bien entendu abandonnée, tout comme l’espoir d’une baisse durable du chômage.
L’acte II du quinquennat devait aussi porter la question régalienne. Le demi-confinement instauré et les consignes peu claires énoncées par le gouvernement, avec encore un revirement sur la question des ouvertures de marchés hier, donne l’impression que la main d’Emmanuel Macron ne cesse de trembler.
Est-ce que le macronisme peut se réinventer ?
Cela va être compliqué. Je vous rappelle que le chef de l’Etat avait déjà promis après la crise des « gilets jaunes » que nous ne reprendrions pas le « cours de nos vies ».
Au départ, le macronisme était pensé comme une réponse rapide aux manquements des quinquennats passés. Il ne contenait pas d’éléments de projection à long terme, vers la crise climatique par exemple. Et il montre aujourd’hui à quel point son logiciel est incompatible avec une crise sanitaire qui s’annonce très longue.
Comme si, dans le macronisme, brûlaient non pas les premiers feux du monde d’après, mais plutôt les dernières lueurs du monde d’avant…
***
* Soazig Quéméner – Journaliste politique au journal Marianne
** sic ; il n’y a pas de féminin à « rapporteur », si ce n’est « rapporteuse » … à quatre chandelles, mais si on veut lui en donner un sans aspect péjoratif, on pourrait dire « rapportrice », comme « reportrice » est le féminin de « reporteur/reporter ». « Reporter » anglicisme lui-même emprunté à l’ancien-français « reporteur » forme ancienne de « rapporteur ».
EXTRAIT DE CORRESPONDANCE
Ce qu’il y a de sûr c’est que l’on est dirigé par des fous cyniques et médiocres à la fois, des malades mentaux bornés et perfides en même temps, qui nous tiennent par la dette éternelle et la technologie (chimie alimentaire et pétrolière, bio-chimie de la « santé », physique des media en grande partie confisqués).
Il y a peut-être pire encore, ou en plus que le portable et la 5G, ou que la vidéo-surveillance, etc.
Le fin du fin, ce serait d’imposer à chacun le port d’une puce électronique installée à la naissance (il y a déjà eu des essais avec des volontaires !!!) ; puce complétée à mesure, de vos données propres, par exemple avec :
1 – vos informations d’état civil, et familiales (conjoints, mariages, divorces, enfants, amants et maîtresses), votre casier judiciaire et pourquoi pas (sans même que vous le sachiez votre appartenance partisane et syndicale et associative, et votre religion ou absence de religion) ou encore vos abonnements dits culturels ;
À quand des élections avec cette puce et par Internet totalement transparente pour les maffieux dirigeants ?
2 – bien évidemment vos données « santé », numéro de Sécu, dossier médical, vaccins ;
3 – vos données concernant vos revenus ou votre esclavage salarié (puce pouvant servir de badge pour signaler votre présence au boulot, données entrant dans la composition, mise à jour constamment, de votre future retraite…)
4- vos données bancaires, prêts, épargne, assurances ; cette puce pourrait également servir de carte bancaire et de crédit… etc.
Je vois déjà des « malveillants » tuer des gens pour s’en emparer à leur usage ! Ou des bricoleurs les modifier pour les rendre « meilleures » ;
5 – et pour les sportifs, des données sur vos capacités physiques et vos résultats, vos contrôles anti-dopage…
***
C’est tout à fait faisable et c’est ce que certains crétins appellent encore le progrès. Et j’allais oublier le principal : ceci allant de pair avec l’abolition de toute monnaie papier ou sonnante et trébuchante, sans oublier la géolocalisation physique permanente ; et pourquoi pas des moyens d’agir à distance sur les cerveaux.
1
Qu’est devenu Fang Bin (pour ne citer que lui) ?

Je reprends l’essentiel d’une notice parue sur Reporters Sans Frontières
Fang Bin est un négociant en textiles de Wuhan qui a montré sur Internet l’état réel et non officiel de sa ville vers les derniers jours du mois de janvier et les premiers du mois de février. Il a montré plusieurs fois l’état de saturation des hôpitaux. A évoqué les morts nombreux. Dans l’une de ses vidéos plus ou moins cachées «on y voit notamment des images des corps des victimes de la maladie, empilés dans des bus transformés en corbillards de fortune. » Ou du moins pour le dire sans exagération, ces images très furtives (qui, dans la vidéo originale, ont été prises en hauteur et non en largeur comme ici) :


« Le 2 février, Fang Bin explique dans une vidéo que des policiers lui ont confisqué son ordinateur portable et l’ont longuement interrogé. Il témoignera ainsi du harcèlement grandissant des forces de sécurité, jusqu’à sa dernière vidéo du 9 février : longue de 12 secondes, elle présente simplement le message suivant : “Que tous les citoyens résistent! Rendez le pouvoir au peuple!” Depuis, plus de signe de vie. »

2
Message anonyme reçu à ce jour (11 4) et digne de partage
I
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Jean-Pierre, Mon nom est Lucien Cavelier, je suis psychologue à Marseille et membre du collectif C-19. Aujourd’hui, je me suis fait une promesse : je n’oublierai pas. Je n’oublierai pas que depuis le début de l’épidémie de covid-19, le gouvernement n’a pas su gérer la crise sanitaire. Je n’oublierai pas le manque d’anticipation, la pénurie de masques et de tests, ni les révélations d’Agnès Buzyn… La liste des erreurs politiques est longue. Alors que le gouvernement était au courant des dangers liés à l’épidémie, il a mis en danger les vies de milliers de nos concitoyen-nes. ll y a 15 jours, j’ai lancé un appel pour soutenir la plainte des 600 médecins du collectif C-19 qui attaquent Edouard Philippe et Agnès Buzyn en justice pour “mensonge d’état”. |
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Jour après jour, j’ai vu le compteur des signatures augmenter sans cesse. J’ai lu avec attention les nombreux messages de soutien et témoignages reçus. Parmi ces messages, j’ai été révolté de voir du personnel soignant vêtu de blouses en sacs poubelles et portant des masques en tissu. Cela a renforcé ma détermination. Vous êtes désormais plus de 425 000 à avoir rejoint mon appel et les médias ont commencé à en parler. Ces derniers jours, cette mobilisation a pris la forme d’une promesse collective : on n’oubliera pas. Mais nous devons aller encore plus loin si nous voulons être entendus. Aujourd’hui, j’ai besoin de vous, Jean-Pierre. Nous devons faire pression ensemble pour que la Cour de Justice de la République prenne notre appel au sérieux et étudie la plainte des médecins. |
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Soyons 1 million à le dire : Non, nous n’oublierons pas ! Merci, Lucien |
![]()
II
Roger Waters: défendons la démocratie vénézuélienne face aux menaces de Trump! (pétition)
Publié par Venezuela infos dans Etats-Unis, impérialisme 11 avril 2020
Le musicien @rogerwaters (Pink Floyd) et d’autres artistes et intellectuels états-uniens comme @noamchomskyT s’élèvent contre l’étau que resserrent les USA contre la démocratie vénézuélienne. Waters propose de signer la pétition en ligne.
Chers amis de la paix, de la justice et des droits de l’homme du monde entier,
La pandémie de COVID-19 a révélé la pratique illégale et immorale consistant à imposer des mesures coercitives unilatérales (sanctions économiques) de la part du gouvernement des États-Unis contre plus de trente nations. La guerre économique contre ces nations avait déjà entraîné des souffrances inimaginables pour les populations des pays ciblés avant même la pandémie.
Avec la dévastation causée par le COVID-19, les pays ciblés – en particulier le Venezuela, Cuba, l’Iran, la Syrie et le Zimbabwe – éprouvent des difficultés insurmontables pour protéger et à sauver la vie de leurs citoyen(ne)s face à l’urgence mondiale actuelle. Ces sanctions constituent des crimes contre l’humanité.
Au lieu d’aider ces pays à combattre les effets dévastateurs de la pandémie, le gouvernement des États-Unis utilise maintenant la distraction publique pour intensifier ses actions militaires contre les nations ciblées. Il accroît ses menaces contre l’Iran et la Syrie en s’engageant à nouveau dans un renforcement silencieux de ses forces militaires en Irak, et a envoyé ses navires de guerre de la marine sur les côtes du Venezuela, exigeant la reddition totale du gouvernement vénézuélien aux volontés des États-Unis.
Seule une vague mondiale de protestation populaire peut mettre un terme à ces politiques et actions anti-humaines.
Veuillez utiliser le lien fourni ci-dessous pour signer la lettre ouverte au gouvernement des États-Unis et aux Nations unies, adressée au président des États-Unis et au secrétaire général des Nations unies, demandant que toutes les sanctions américaines et onusiennes contre les nations visées soient levées, et que toutes les menaces et actions militaires états-uniennes à leur encontre cessent immédiatement.
Nous sommes confrontés à une urgence mondiale et devons agir rapidement.
Sanctions Kill !
Cliquez ici pour Signer la Lettre Ouverte
(en plusieurs langues)
-
Tim Anderson, Centre for Counter Hegemonic Studies
-
Noam Chomsky, Professor Emeritus, MIT; Professor, U. of Arizona
-
Gerald Horne, Historian, University of Houston, Texas
-
Vijay Prashad, Tricontinental Institute for Social Research
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Cornel West, Harvard University
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Iraklis Tsavdaridis, World Peace Council
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Bahman Azad, U.S. Peace Council
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Ajamu Baraka, Black Alliance for Peace
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Medea Benjamin, CODEPINK
-
Jackie Cabasso, United for Peace and Justice
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Nathaniel Chase, International Action Center
-
Omowale Clay, December 12th Movement
-
Gerry Condon, Veterans For Peace
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Darien De Lu, Women’s International League for Peace and Freedom — US Section
-
Sara Flounders, International Action Center
-
Miguel Figueroa, Canadian Peace Congress
-
Margaret Flowers, Popular Resistance
-
Bruce Gagnon, Global Network Against Weapons & Nuclear Power in Space
-
Roger Harris, Task Force on the Americas
-
Chuck Kaufman, Alliance for Global Justice
-
Margaret Kimberley, Black Agenda Report
-
Joe Lombardo, United National Antiwar Coalition
-
Alfred Marder, U.S. Peace Council
-
Makasi Metoma, People’s Power Assemblies
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