Aller au contenu principal

CONTRE LE TOTALITARISME TANT EUROPÉEN QUE MACRONIEN, LE FREXIT ET UN VRAI HUMANISME

Hier, Le Monde (la gazette) titrait :

« Paris pousse le Conseil d’État à défier la justice européenne sur les données de connexion ».

Il s’agirait de conserver pendant un an toutes les données de connexion à Internet de tout un chacun pour mieux fliquer (lutte contre le terrorisme et les crimes, disent-ils !).

Première remarque : dire « Paris » pour dire « le gouvernement de la France » est certes une formule consacrée, mais fait quand même bizarre quand la suite de la phrase est « pousse le Conseil d’État ».

Le Conseil d’État ne serait-il pas parisien tout autant que le gouvernement ? Parisien est un terme qui convient très bien dans un pays qui n’est jamais vraiment sorti de la monarchie de droit divin.

Je dirais même plus, qu’actuellement elle (la monarchie présidentielle) a dépassé le stade où le roi devait tenir compte des décisions des Parlements parisien et provinciaux sur un tas de sujets (abordés).

De nos jours, on peut dire que le Parlement croupion et godillot – aussi bien Assemblée nationale que Sénat (instance non élue par tous d’ailleurs) – n’est plus rien et que les assemblées régionales statuent sur de l’accessoire en conformité avec les décisions (financières entre autres) de l’État totalement tenu par le mondialisme.

En clair Macron et sa clique font pression sur un Conseil d’État déjà aux abonnés absents sur toutes les questions de libertés individuelles, d’expression, d’opinion.

Pourquoi s’en priver ? Le peuple étant déjà suffisamment amorphe et les Gilets Jaunes et autres contestataires ou partisans de la démocratie directe tous défuntés apparemment. Ou virés masqués béats. À de très rares exceptions.

Donc selon Marcon et autres çons, l’Union Européenne ne serait pas assez policière !

Ce qui m’amène à cette première conclusion : pour libérer la France, il ne suffit pas de réclamer, ou plus exactement de conquérir le Frexit, mais de mettre en avant tout un programme de remise sur pied de la démocratie et du bon sens humaniste, et de reprise en main populaire des politiques financières, économiques, écologiques, etc. de notre pays.

Aujourd’hui le même Le Monde nous dit que la CEDH [en net : la Cour Européenne des Droits de l’Homme] qui statuait sur des questions de vaccinations d’enfants en Tchéquie, dont elle a été saisie en 2013 et 2015, vient de juger que « la vaccination contre les maladies graves est légitime ».

En clair à nouveau, elle accorde tout pouvoir aux États de légiférer en ce domaine comme ils l’entendent.

Maintenant resterait à savoir ce qu’est une dite « maladie grave ». Qui la définit ? Quelle entité étatique et ou scientifique ? Quels sont les critères scientifiques, statistiques, etc. qui sont avancés clairement ?

Et (question de moins en moins accessoire) quels sont les vaccins (vrais vaccins, faux vaccins, thérapie génique ?) qui sont retenus ? Et par qui ?

Autre question de moins en moins accessoire : est-ce que le traitement des maladies est bien encore la priorité des États, quand on voit ce qui se passe avec la covid-19 ?

Le premier devoir des médecins n’est-il pas de soigner au mieux des connaissances et de traitements connus, et en toute liberté de prescription ? Serment d’Hippocrate. On a subi l’interdiction de la chloroquine, on subit maintenant l’interdiction d’autres médicaments qui soignent.

Ceux qui nous « dirigent » sont des criminels patents, seront-ils traduits un jour devant la Justice (qui elle-même me semble bien amorphe de ces temps-ci) ?

Les accords de Munich sur les expérimentations médicales sont-ils encore respectés ? Ont-ils jamais été respectés ?

On peut dire que la course folle à de pseudo-vaccins est en même temps une course folle aux mutants de plus en plus agressifs. Le but me paraît clair : faire du pognon sur les morts et les moribonds. Et conséquemment réduire l’humanité d’autant.

Petit problème pour les psychopathes au pouvoir : les virus ne savent pas (pas encore) faire la différence entre les bons humains et les mauvais humains. Enfin, on a déjà quelques pistes en allant « vacciner » en priorité chez les « sous-hommes » de divers continents.

Petit problème bien réel puisque l’on voit, par exemple, les ghettos palestiniens beaucoup mieux s’en tirer en ce domaine « sanitaire » que les zones réservées à « l’élite » israélienne. Dieu aurait-il choisi le mauvais camp, celui de ceux que déjà l’on bombarde, ou à qui on coupe l’eau pour assécher leurs champs ? Dieu aurait-il eu la bonté de faire en sorte que l’on « vaccine » beaucoup moins les Palestiniens ?

Sans oublier la gloriole des savants fous qui nous ont concocté en quelques mois (mais longuement mûri, la thérapie génique pour l’instant très largement inefficace et dangereuse existe depuis des années pour « soigner » des maladies dont on ne réchappe pas, ou pour modifier des codes génétiques défaillants).

Nouvelle forme de bombe atomique.

J’en arrive donc à cette deuxième conclusion : selon ladite Cour dite Européenne desdits Droits dudit Homme, les États ont tout loisir d’imposer aux citoyens ce qu’ils veulent et comme ils l’entendent concernant la Santé (ou ladite santé). Et ce n’est surtout pas ladite Cour des dits Droits de je ne sais quel homme dégénéré qui va s’en mêler.

Donc, je redis qu’il est nécessaire mais pas suffisant de quitter l’Union Européenne pour que les choses s’améliorent pour nous qui avons la déveine de subir et l’Union Européenne et les mondialistes de la macronie prête à en rajouter dans la dictature et la terreur covidienne.

Rappelez-moi le sort qui fut réservé en leur temps à Robespierre, Saint-Just (le bien mal nommé) et quelques autres ?

BRASSENS CHANTANT DES POÈTES

Les Oiseaux de passage (Jean Richepin)

Les Passantes (Antoine Pol) extraits

Pensées des morts (Lamartine) extraits

LA BOMBE « VACCINALE »

Résumé très intéressant :

LA PENSÉE DU JOUR

« … pour trouver le vrai, il faut chercher le bien. »

Jean-Baptiste Paulin in Notice sur la vie et les écrits de Madame Necker de Saussure in Madame Necker Éducation Progressive (1844)

POISON D’AVRIL ?

Le guignolot sociopathe, mais néanmoins épidémiologiste distingué de l’Élysée, ennemi de la France et des Français, vient donc – bien aidé par la maffia dudit « Conseil scientifique », instance non élue pour ne pas dire illégale – de nous annoncer une bonne nouvelle.
Il n’y aura, il n’y aurait, il ne saurait y avoir de nouveau confinement. Le confinement est fini, on passe à la phase suivante. Il n’y aura aucune atteinte aux libertés individuelles.
Il y aura seulement une interdiction de vivre ! Dont le symbole est le masque (que personnellement je ne mets jamais dans la rue depuis des mois). Ce n’est quand même pas pareil. Une interdiction dictatoriale, totalitaire, liberticide, anti-démocratique. Monarchique et absolue.
Il ne faut pas tout confondre.
Enfin cela ne saura durer, au rythme où s’exprime et proteste et conteste la quasi totalité des oppositions de gauche, de droite, du centre, d’extrême-gauche et d’extrême droite, ou encore « écolo » et même (les pauvres, mis à part Philippot !) « frexiteurs », Manu va bientôt être reconnu empereur des Français, sur le modèle de Napoléon-le-petit, élu en 1848 puis confiné (pardon, confirmé) dans un rôle d’empereur deux ou trois ans après. Pour des années !
Le parallèle me paraît saisissant. Qui a dit que la France était un modèle de démocratie et de révolte populaire ?
Il faut vraiment être crétin pour faire confiance aux veaux collabos de la politicaillerie et aux ovins de la base, un très grand nombre de mes concitoyens.
On est très bien parti. On entre de plus en plus dans un cauchemar, dans un rêve fou dénué de tout sens humain. Ceaucescüien, stalinien, maoïste. Mondialiste.
D’ailleurs, j’en apprends de bonnes tous les jours. Hier soir, l’un de mes petits-fils (bientôt sept ans, l’âge de raison, dit-on, le même qui, il y a quelques mois, en revenant de l’école, avait peur de faire mourir mamies et papis et que l’on a dû rassurer) est revenu de l’école cette fois-ci avec ce message en tête, propagandisé par sa maîtresse de CP : Ce soir, écoutez bien Macron, ce qu’il va dire, et faites bien comme il va vous dire… Il n’écoute jamais Marcon, fort heureusement.
Et puis, manque de chance, mon petit-fils m’a rappelé l’autre jour qu’il n’aimait pas Macron, et qu’il voudrait bien lui faire un croche-patte. (C’est sans doute de ma faute, à cause de mon mauvais esprit, de mon esprit de mécréant congénital).
Je pense en ce moment au temps de l’Occupation, que je n’ai pas connu, mais que j’imagine très bien, avec ses veaux (comme disait De Gaulle) délateurs mais tous devenus résistants en 1945, 1946, ou pour les moins cons dès 1944.
Je pense aussi à cet immédiat après-guerre quand les grévistes furent matés par un ministre de l’intérieur socialiste. C’est dire si je n’attend pas grand chose de l’opposition de gauche. Ni de droite d’ailleurs, mais cette dernière est finalement moins hypocrite. La Le Pen n’en parlons pas elle est intégralement sur la ligne mondialiste, quant aux « Insoumis », ne nous esclaffons pas ! ils sont presque tous morts et enterrés je crois. Tous des pantins pitoyables !

La langue « inclusive » ? On y perd son français !

Article de Philippe Oswald

Les féministes ont entrepris de « féminiser » la langue française en n’hésitant pas à la « déconstruire ».  Partant du constat qu’il serait impossible à des femmes de s’identifier à des mots grammaticalement masculins, tels que « auteur », « médecin » ou « jardinier », les féministes veulent imposer des termes malséants ou malsonnants, tels que « auteure », « autrice », ou rendus équivoques tels que « médecine », malaisément applicable à une personne, ou « jardinière » réservé jusqu’à présent à des garnitures, récipients ou tables.

Cette tentative dictée par l’idéologie serait vouée à l’échec si elle n’était favorisée par une inculture qui n’épargne plus les élites. On ne sait plus distinguer le genre grammatical du genre sexuel. L’une des particularités de la langue française est en effet qu’elle regorge de termes grammaticalement genrés, mais sémantiquement neutres, décorrélés du sexe de la personne qu’ils désignent ou qualifient. Ainsi de nombreux noms de fonctions, métiers et titres, sémantiquement neutres, sont grammaticalement féminins ou masculins. Un homme peut être une personne, une recrue, une sentinelle, une vedette, une vigie, une étoile, une lumière, une sommité, une nullité, une canaille, une fripouille, ou encore son excellence l’ambassadeur, son altesse royale…sans provoquer l’émoi des féministes (le respect de la sacro-sainte « parité » n’exigerait-il pas d’imposer « un recru », « un sentinel » « un canail » ?) Mais appeler une femme « madame le ministre », en dissociant la personne de sa fonction, devient un crime de lèse-féminité (il semble néanmoins encore permis de dire d’une femme qu’elle est un génie ou un prodige, plus délicat d’affirmer qu’elle est un vrai tyran !). Par ailleurs, est-il vraiment plus gratifiant pour une femme d’être qualifiée de « meilleure des chercheuses » plutôt que « des chercheurs », ou « des cheffes d’orchestre » (« cheffes », « chèfes », « cheftaines » ?) plutôt que « des chefs d’orchestre », hommes et femmes confondus ?

Les féministes dénoncent aussi la règle de la prétendue « supériorité » du masculin qui impose le pluriel « ils » pour désigner une assemblée mixte. Horreur : le masculin l’emporterait sur le féminin ! Mais en réalité, ce « ils » a une valeur neutre tout comme l’expression « les personnes présentes » désignant sous une forme féminine indifféremment des hommes, des femmes, ou une assemblée mixte. Cette règle du pluriel neutre nous épargnait jusqu’à ces temps derniers les fastidieux « celles et ceux », « toutes et tous » auxquels ne dérogent pas les tenants du « socialement correct », personnel politique en tête.

Cette prétendue « supériorité » du masculin s’est imposée au fil de siècles. Les linguistes féministes y voient un obscurantisme propice aux « stéréotypes de genre » imposés par des grammairiens misogynes au XVIIème siècle. C’est leur prêter un pouvoir créateur de la langue qui n’appartient qu’au peuple, collectivement, de génération en génération. Il n’y a en réalité aucune conclusion idéologique à tirer de la prééminence du masculin sur le féminin ou du féminin sur le masculin. Le « bon usage » résulte… de l’usage, non d’un dictat de grammairiens. C’est l’usage qui fait émerger peu à peu des noms de métier sous une forme féminine : « une pianiste », « une avocate », « une directrice », « une aviatrice » sont entrés sans heurts dans notre langue avec la présence croissante des femmes dans ces métiers ou fonctions. En revanche « proviseuse », « gardienne des Sceaux », « officière » ou « commandeuse » de la Légion d’Honneur, nous font grincer les oreilles, c’est ainsi. En violant la langue, on ne lui fait pas de beaux enfants ! Laissons donc libre cours au génie de la langue en lui donnant du temps pour féminiser ou non, des noms de métiers, de fonctions ou de dignités, selon son bon plaisir.

Terminons sur ce paradoxe : la tentative actuelle de féminisation forcée de la langue aboutit en réalité à sa « genrisation » tout comme la traque d’un prétendu « racisme systémique » conduit au « racialisme » qui empoisonne aujourd’hui l’université et rend maboule le syndicat étudiant UNEF (cf. LSDJ n°1231). La même remarque s’applique à l’écriture « inclusive », comme le pointait en septembre dernier un manifeste de 32 linguistes publié par l’hebdomadaire Marianne (en lien ci-dessous). L’écriture inclusive n’a pas pour seuls défauts d’entraver la lecture et d’être imprononçable avec ses points médians et parenthèses (comment prononcer cher.e.s ?) : elle détruit le neutre qui, lui, est en réalité véritablement inclusif ! En introduisant la spécification forcée du sexe, l’écriture dite « inclusive » consacre une dissociation sexiste ! Autant de bonnes raisons de dire zut aux « inclusivistes » ! Non à la police de la langue ! Vive le français libre !

Philippe Oswald

L S D J – La Sélection du Jour
27 mars 2021 – n° 1234

* * *

Une « écriture excluante » qui « s’impose par la propagande » : 32 linguistes listent les défauts de l’écriture inclusive

Par Tribune collective

Publié le 18/09/2020 à 19:09

« Outre ses défauts fonctionnels, l’écriture inclusive pose des problèmes à ceux qui ont des difficultés d’apprentissage et, en réalité, à tous les francophones soudain privés de règles et livrés à un arbitraire moral. » Bien que favorables à la féminisation de la langue, plusieurs linguistes estiment l’écriture inclusive profondément problématique.

Présentée par ses promoteurs comme un progrès social, l’écriture inclusive n’a paradoxalement guère été abordée sur le plan scientifique, la linguistique se tenant en retrait des débats médiatiques. Derrière le souci d’une représentation équitable des femmes et des hommes dans le discours, l’inclusivisme désire cependant imposer des pratiques relevant d’un militantisme ostentatoire sans autre effet social que de produire des clivages inédits. Rappelons une évidence : la langue est à tout le monde.

Les défauts de l’écriture inclusive

Les inclusivistes partent du postulat suivant : la langue aurait été « masculinisée » par des grammairiens durant des siècles et il faudrait donc remédier à l’ »invisibilisation » de la femme dans la langue. C’est une conception inédite de l’histoire des langues supposant une langue originelle « pure » que la gent masculine aurait pervertie, comme si les langues étaient sciemment élaborées par les locuteurs. Quant à l »invisibilisation », c’est au mieux une métaphore mais certainement pas un fait objectif ni un concept scientifique.

Si la féminisation est bien une évolution légitime et naturelle de la langue, elle n’est pas un principe directeur des langues

Nous relèverons simplement ici quelques défauts constitutifs de l’écriture inclusive et de ses principes.

La langue n’a pu être ni masculinisée, ni féminisée sur décision d’un groupe de grammairiens, car la langue n’est pas une création de grammairiens — ni de grammairiennes. Ce ne sont pas les recommandations institutionnelles qui créent la langue, mais l’usage des locuteurs. L’exemple, unique et tant cité, de la règle d’accord « le masculin l’emporte sur le féminin » ne prétend posséder aucune pertinence sociale. C’est du reste une formulation fort rare, si ce n’est mythique, puisqu’on ne la trouve dans aucun manuel contemporain, ni même chez Bescherelle en 1835. Les mots féminin et masculin n’ont évidemment pas le même sens appliqués au sexe ou à la grammaire : trouver un quelconque privilège social dans l’accord des adjectifs est une simple vue de l’esprit.

Si la féminisation est bien une évolution légitime et naturelle de la langue, elle n’est pas un principe directeur des langues. En effet, la langue française permet toujours de désigner le sexe des personnes et ce n’est pas uniquement une affaire de lexique, mais aussi de déterminants et de pronoms (« Elle est médecin »). Par ailleurs, un nom de genre grammatical masculin peut désigner un être de sexe biologique féminin (« Ma fille est un vrai génie des maths ») et inversement (« C’est Jules, la vraie victime de l’accident »). On peut même dire « un aigle femelle » ou « une grenouille mâle »…

Une écriture excluante

La langue n’est pas une liste de mots dénués de contexte et d’intentions, renvoyant à des essences. Il n’y a aucune langue qui soit fondée sur une correspondance sexuelle stricte. Autrement, le sens des mots serait déterminé par la nature de ce qu’ils désignent, ce qui est faux. Si c’était le cas, toutes les langues du monde auraient le même système lexical pour désigner les humains. Or, la langue n’a pas pour principe de fonctionnement de désigner le sexe des êtres : dire à une enfant « Tu es un vrai tyran » ne réfère pas à son sexe, mais à son comportement, indépendant du genre du mot.

  • Les formes masculines du français prolongent à la fois le masculin (librum) et le neutre (templum) du latin et font donc fonction de genre « neutre », c’est-à-dire par défaut, ce qui explique qu’il intervienne dans l’accord par résolution (la fille et le garçon sont partis), comme indéfini (ils ont encore augmenté les impôts), impersonnel (il pleut), ou neutre (c’est beau). Il n’y a là aucune domination symbolique ou socialement interprétable. Quand on commande un lapin aux pruneaux, on ne dit pas un.e lapin.e aux pruneaux…
  • La langue a ses fonctionnements propres qui ne dépendent pas de revendications identitaires individuelles. La langue ne détermine pas la pensée — sinon tous les francophones auraient les mêmes pensées, croyances et représentations. Si la langue exerçait un pouvoir « sexiste », on se demande comment Simone de Beauvoir a pu être féministe en écrivant en français « patriarcal ». L’évidence montre que l’on peut exprimer toutes les pensées et les idéologies les plus antithétiques dans la même langue.

Ces formes fabriquées ne relèvent d’aucune logique étymologique et posent des problèmes considérables de découpages et d’accords

  • En français, l’orthographe est d’une grande complexité, avec ses digraphes (eu, ain, an), ses homophones (eau, au, o), ses lettres muettes, etc. Mais des normes permettent l’apprentissage en combinant phonétique et morphologie. Or, les pratiques inclusives ne tiennent pas compte de la construction des mots : tou.t.e.s travailleu.r.se.s créent des racines qui n’existent pas (tou-, travailleu-).Ces formes fabriquées ne relèvent d’aucune logique étymologique et posent des problèmes considérables de découpages et d’accords.
  • En effet, les réformes orthographiques ont normalement des objectifs d’harmonisation et de simplification. L’écriture inclusive va à l’encontre de cette logique pratique et communicationnelle en opacifiant l’écriture. En réservant la maîtrise de cette écriture à une caste de spécialistes, la complexification de l’orthographe a des effets d’exclusion sociale.Tous ceux qui apprennent différemment, l’écriture inclusive les exclut : qu’ils souffrent de cécité, dysphasie, dyslexie, dyspraxie, dysgraphie, ou d’autres troubles, ils seront d’autant plus fragilisés par une graphie aux normes aléatoires.
  • Tous les systèmes d’écriture connus ont pour vocation d’être oralisés. Or, il est impossible de lire l’écriture inclusive : cher.e.s ne se prononce pas. Le décalage graphie / phonie ne repose plus sur des conventions d’écriture, mais sur des règles morales que les programmes de synthèse vocale ne peuvent traiter et qui rendent les textes inaccessibles aux malvoyants.

L’écriture inclusive pose des problèmes à tous ceux qui ont des difficultés d’apprentissage

  • On constate chez ceux qui la pratiquent des emplois chaotiques qui ne permettent pas de produire une norme cohérente. Outre la prolifération de formes anarchiques (« Chere.s collègu.e.s », « Cher.e.s collègue.s », etc.), l’écriture inclusive est rarement systématique : après de premières lignes « inclusives », la suite est souvent en français commun… Si des universitaires militants ne sont pas capables d’appliquer leurs propres préceptes, qui peut le faire ?
  • L’écriture inclusive, à rebours de la logique grammaticale, remet aussi radicalement en question l’usage du pluriel, qui est véritablement inclusif puisqu’il regroupe. Si au lieu de « Les candidats sont convoqués à 9h00 » on écrit « Les candidats et les candidates sont convoqué.e.s à 9h00 », cela signifie qu’il existe potentiellement une différence de traitement selon le sexe. En introduisant la spécification du sexe, on consacre une dissociation, ce qui est le contraire de l’inclusion. En prétendant annuler l’opposition de genre, on ne fait que la systématiser : l’écriture nouvelle aurait nécessairement un effet renforcé d’opposition des filles et des garçons, créant une exclusion réciproque et aggravant les difficultés d’apprentissage dans les petites classes.

Outre ses défauts fonctionnels, l’écriture inclusive pose des problèmes à tous ceux qui ont des difficultés d’apprentissage et, en réalité, à tous les francophones soudain privés de règles et livrés à un arbitraire moral. La circulaire ministérielle de novembre 2017 était pourtant claire et, tout en valorisant fort justement la féminisation quand elle était justifiée, demandait « ne pas faire usage de l’écriture dite inclusive » : des administrations universitaires et municipales la bafouent dans un coup de force administratif permanent. L’usage est certes roi, mais que signifie un usage militant qui déconstruit les savoirs, complexifie les pratiques, s’affranchit des faits scientifiques, s’impose par la propagande et exclut les locuteurs en difficulté au nom de l’idéologie ?

Tribune rédigée par les linguistes Yana Grinshpun (Sorbonne Nouvelle), Franck Neveu (Sorbonne Université), François Rastier (CNRS), Jean Szlamowicz (Université de Bourgogne).

Signée par les linguistes :

  • Jacqueline Authier-Revuz (Sorbonne nouvelle)
  • Mathieu Avanzi (Sorbonne Université)
  • Samir Bajric (Université de Bourgogne)
  • Elisabeth Bautier (Paris 8-St Denis)
  • Sonia Branca-Rosoff (Sorbonne Nouvelle)
  • Louis-Jean Calvet (Université d’Aix-Marseille)
  • André Chervel (INRP/Institut Français de l’Éducation)
  • Christophe Cusimano (Université de Brno)
  • Henri-José Deulofeu (Université d’Aix-Marseille)
  • Anne Dister (Université Saint-Louis, Bruxelles)
  • Pierre Frath (Univesité de Reims)
  • Jean-Pierre Gabilan (Université de Savoie)
  • Jean-Michel Géa (Université de Corte Pascal Paoli)
  • Jean Giot (Université de Namur)
  • Astrid Guillaume (Sorbonne Université)
  • Pierre Le Goffic (Sorbonne Nouvelle)
  • Georges Kleiber (Université de Strasbourg)
  • Mustapha Krazem (Université de Lorraine)
  • Danielle Manesse (Sorbonne Nouvelle)
  • Luisa Mora Millan (Université de Cadix)
  • Michèle Noailly (Université de Brest)
  • Thierry Pagnier (Paris 8- St Denis)
  • Xavier-Laurent Salvador (Paris 13-Villetaneuse)
  • Georges-Elia Sarfati (Université d’Auvergne)
  • Agnès Steuckardt (Université Paul Valéry, Montpellier)
  • Georges-Daniel Véronique (Université d’Aix-Marseille)
  • Chantal Wionet (Université d’Avignon)
  • Anne Zribi-Hertz (Paris 8- St Denis)

https://www.marianne.net/agora/tribunes-libres/une-ecriture-excluante-qui-s-impose-par-la-propagande-32-linguistes-listent-les

Mémoire traumatique et manipulations dans tous les azimuts

On ne présente plus Muriel Salmona, l’idéologue du dogmatisme et de l’obscurantisme pseudo-freudiens dont toute la théorie repose sur une lecture quasi infantile de la doxa freudienne, théorie remisée au rang de calembredaine pseudo-psychiatrique par toutes les autres écoles de la psycho-thérapie (qui ne sera d’ailleurs jamais une science exacte, tout juste un art à base de croyances et de relations humaines entre une personne dite soignante et une personne dite malade ; à ranger en compagnie des confesseurs, exorcistes, sorciers, marabouts, tireuses de cartes, astrologues, conjureurs de sort, juges à l’eau, jamais très loin de l’ordalie, quand il ne s’agit tout simplement pas d’une machine à abrutir par les médicaments).

« Théorie » non pas rejetée par principe, par des pairs jaloux ou obtus, mais à cause de toutes les nuisances bien réelles qui en découlent, et qui en ont découlé pendant des années dans divers pays du monde, avant que les « élites » de la psychiatrie franchouillarde dégénérée ne se soient mises à jurer que par elle. Ailleurs rappelons-le, le désastre humain de cette « thérapie » fut tel qu’elle a disparu des esprits, s’achevant souvent par des suicides (commis par des gens injustement accusés), des procès, des destructions de familles, ou dans la ruine mentale d’accusateurs manipulés.

Je veux parler, une fois encore, de la fadaise de la mémoire traumatique ou du traumatisme mémoriel – comme on veut le dire. Une Flavie Flament est passée par là et a reçu d’un « psy » tout l’attirail du délire psychiatrique (celui du psychiatre, ou pour le dire plus exactement du gourou) pour aller jusqu’à accuser David Hamilton de viol. Avec la suite que l’on connaît, la mort tragique du plus grand photographe de la fin du vingtième siècle. Un photographe dont l’oeuvre démontre une sensibilité exquise, certainement pas une mentalité de « violeur ».

Flavie Flament avait quelques problèmes psychologiques (sa propre mère lui a d’ailleurs souhaité dans la presse de « trouver un bon médecin ») et déprimait  lorsqu’elle trouva bon d’aller voir un certain David Gourion, adepte des mêmes errements que Muriel Salmona. Comment des psychiatres (des docteurs en médecine) peuvent-il arriver à mettre dans des têtes de telles aberrations : 

– Cherche bien, tu as certainement dû être violée.

– Oui, j’avais oublié, j’avais treize ans… Je vois tout maintenant.

Qui ne remarque, immédiatement, le côté quasi ridicule d’une telle « révélation »? À treize ans, on n’oublie pas un viol. Et surtout à treize, quatorze, quinze ans on ne continue pas à reconnaître les talents artistiques d’une personne – en accrochant des affiches et des photographies sur les murs de sa chambre d’adolescente – si quelque mois auparavant cette même personne avait été un violeur. Or, c’est bien ce que faisait Flavie Flament: elle affichait des affiches de David Hamilton dans sa chambre, puis se présentait au concours de « Miss OK 1988 » en envoyant, avec son dossier d’inscription, une photographie d’elle dont l’auteur n’était autre que David Hamilton.

La puissance manipulatrice des hommes les uns sur les autres est immense, c’est même à la base de ce qui fait une bonne partie des malheurs des masses humaines. Le critère d’autorité, que l’on aime mettre en avant dans les questions de détournements de mineurs par exemple, est tout autant présent dans les rapports entre un psychiatre et un malade dit mental.

Si l’on veut prendre un exemple manifeste de la façon dont fonctionne la pensée humaine dans son aspect idéologie dominante, propagande, il suffit d’analyser ce qui se passe depuis plus d’un an maintenant avec la « corona-folie ». Il est facile finalement, pour qui détient l’autorité et contrôle d’une façon ou d’une autre les médias, de manipuler des millions d’individus et de leur mettre dans la tête des idées fausses, des peurs, des mises en demeure de bien se tenir. Sur rien, ou sur pas grand-chose, ou si peu. Et pour mieux servir des desseins inavouables. Cela a pour nom : viol des foules.

Ce n’est d’ailleurs pas un hasard s’il y a grande concordance de mentalité entre toutes les théories réelles ou fumeuses des modes du moment, qui président toutes à la destruction des esprits sains ou de bon sens.

Personnellement je ne vois pas trop de différences entre un gourou du confinement et de la vaccination universelle, un gourou du racisme (y compris du racisme anti-blanc), un gourou du féminisme hystérique, un.e crétin.e de l’écriture inclusive, ou un adepte de la mémoire traumatique. Ce sont souvent les mêmes.

Certains ont beau avoir quelques diplômes, cela ne les empêche nullement d’être des imbéciles, incultes et bornés: leur place dans la société leur monte à la tête.

Pour en revenir à la salmonellose qui semble accabler certains milieux de psycho-thérapeutes, j’ai dit plus haut nuisance, le mot est faible. Du côté des malades, des personnes mal dans leur peau, c’est l’attachement moral, mental et financier, de type disciple à maître infaillible. Du côté du thérapeute présumé, c’est le recours à une manipulation systématique du patient, pour ne pas dire le client. Client à vie, rente assurée.

Patient toujours orienté dans une seule direction, qui n’est jamais celle qui lui vient spontanément à l’esprit. Ce dernier ne développe aucunement son propre discours mais est amené par des questions perfides, perverses, toujours du même type, à admettre toujours la même chose: l’abus sexuel, alors même qu’il n’en a eu aucunement conscience jusque-là. 

L’histoire est monotone et simpliste, même Freud n’a pas été jusqu’à ces extrémités. Aujourd’hui, en 2021, on est dans la vulgarisation à la petite semaine. Bornée. Lecture féministe et genriste.

La dame Salmona – grande copine de toutes les échevelées femenisantes – ce n’est pas que la mémoire traumatique, c’est aussi le militantisme féministe hystérique et castrateur. Un exemple ? Je le recopie d’un article de Peggy Sastre (Muriel Salmona: la psy qui traumatise. La promotrice de la notion d’amnésie traumatique est une femme dangereuse, in Causeur, 10 mars 2021). Ce qu’elle décrit est une vidéo datant du 14 janvier dernier.

« C’est une vidéo grise, comme délavée. Muriel Salmona, psychiatre, est assise au bord d’un canapé, les mains jointes sur les genoux. La caméra de Brut zoome sur son visage alors qu’elle enclenche sa litanie: « À toi, future victime d’inceste, je suis désolée, car tu vas subir un viol commis par l’un des membres de ta famille. C’est intolérable. » La focale se rétrécit sur les yeux noirs de la présidente de l’association Mémoire traumatique et victimologie, désormais au centre de l’image. « Tu as certainement moins de 10 ans. Je ne sais pas dans quelles circonstances ça va se passer, mais ton beau-père, ton père, ton frère, ton oncle reviendront certainement plusieurs fois. » Puis l’horreur va croissante. « Je suis désolée pour toi, car si rien n’est fait pour te secourir, te protéger, te soigner, […] cet inceste aura des conséquences très lourdes sur ta santé et ta vie. […] Tu risques de vivre dans la peur. Peur de l’agresseur, peur de subir à nouveau des violences, peur de tout. […] Ce sera très difficile, mais tu essayeras de parler, d’appeler au secours, mais il y a de grands risques qu’on ne t’écoute pas et qu’on ne te protège pas. Tu devras survivre seul aux violences et à leurs conséquences psycho-traumatiques. » ( https://www.causeur.fr/muriel-salmona-amnesie-tramatique-viols-192816)

« Que fait l’Ordre des médecins ? » ajoute Peggy Sastre, auteur de l’article. Oui, que fait-il ? Rien de plus et rien de mieux que pour la corona-folie.

Coronavirus ou mémoire traumatique, la recette ne change pas: foutre la trouille et élucubrer ; mettre dans la tête des idées malsaines, perverses, pathologiques. Orienter, manipuler. Que ne ferait-on pas pour servir « en même temps » (comme dirait l’autre) son fonds de commerce et son idéologie politique misandre? Et faire d’une pierre deux coups…

Jean-Pierre Fleury.

LE LAPIN BLANC ET ALICE OU LA REINE DE CŒUR*

Je suis à chaque fois surpris en découvrant sur Internet les photographies de ces filles qui prétendent avoir été manipulées, abusées voire violées autrefois par de méchants prédateurs, et que l’on aperçoit sur les images de ces temps-là bras-dessus, bras-dessous, en pleine empathie avec leur (si présumé) « violeur ». Comme c’est le cas de cette pauvre Élodie Durand, l’une des dernières muses de David Hamilton qui, au bout des années pendant lesquelles elle avait été sa maîtresse officielle, décida de porter plainte contre lui pour « viol ». Et fut déboutée. Alors même que quelques années auparavant, elle voyageait avec lui jusqu’en Allemagne – par exemple – et était présentée comme sa compagne dans la presse. Sait-on qu’elle travaillait aussi, pendant des années, comme serveuse dans un bar des plus huppés de Saint-Tropez, celui que fréquentait David Hamilton?

Il en va de même avec Alice. Celle-ci, après avoir fréquenté assidûment et pendant plusieurs années d’affilée David Hamilton, et avoir profité de plusieurs voyages en compagnie du grand photographe britannique, décida elle aussi de faire un peu parler d’elle lors des allégations portées, hors délais légaux et sans l’ombre d’une preuve (testis unus, testis nullus) par Flavie Flament.

Je ne suis pas dans les secrets des Dieux mais constate qu’Alice porta plainte contre le photographe après qu’il se fut marié (unique mariage, rappelons-le) avec Trud Versyp, surnommée « Gertrude ». Il faut se souvenir que Gertrude et Alice (deux copines, à l’époque où elles posaient pour David Hamilton) étaient sensiblement du même âge et que c’est Gertrude qui a remporté la palme de l’élection. On peut comprendre la déconvenue et la rage de celle qui n’accédait pas à la marche ultime de la reconnaissance.

Sur la photo que voici, je constate qu’Alice pouvait donc se trouver en compagnie de son « violeur », dans la vie courante (sans doute ici en public, lors d’une exposition) sans que cela ne pose problème ni à l’un. ni à l’autre. Et les albums de David Hamilton sont pleins de telles photographies d’Alice avec David Hamilton.

C’est toujours la même histoire. Lassante.

Jean-Pierre Fleury.

* Celle qui ne cesse de répéter : Qu’on lui coupe la tête !

COVID : conférence de presse officielle de Christophe Alévèque

Merci au rare humoriste qui l’ouvre.

HUMOUR ?

Trouvé sur Internet ce constat éclairant :

Il y a un an, c’était la ruée sur le PQ.

Aujourd’hui, tout le monde est au bout du rouleau.