Lutte contre le Covid-19 : Asselineau demande l’annulation de la vente d’une partie du Mobilier national, et la baisse d’1/3 des frais de fonctionnement de l’exécutif
3 mai 2020
Le Mobilier national, en charge de conserver les objets d’ameublement, d’art et de décoration mis à la disposition de l’État, a annoncé qu’il allait céder en septembre 2020 une centaine de pièces de l’époque Louis Philippe et du reste du XIXe siècle pour abonder financièrement la fondation « Hôpitaux de Paris – Hôpitaux de France » présidée par Brigitte Macron.
Comme d’habitude lorsque les européistes s’apprêtent à liquider un peu davantage la France, son histoire et son patrimoine, on explique aux Français qu’il ne faut pas s’en faire et que tout cela n’est rien : les pièces cédées n’auraient « ni valeur patrimoniale, ni valeur d’usage » explique le directeur du Mobilier national, Hervé Lemoine, manifestement très désireux de complaire à l’ancienne professeur de français du président de la République.
Loin d’être « pour la bonne cause » comme le clame Le Figaro, cette opération est un scandale à plusieurs titres :
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c’est une hérésie financière : on ne se sépare pas du patrimoine historique des Français pour financer des dépenses de fonctionnement ou de petits investissements à durée de vie limitée. À ce compte-là, pourquoi ne pas vendre la Joconde pour acheter des respirateurs ou la Vénus de Milo pour payer des masques FFP2 ?
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l’impact financier d’une pareille opération sera pratiquement nul : les montants récoltés équivaudront de toute façon à une goutte d’eau dans l’océan de fonds publics que requièrent les hôpitaux publics.
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la symbolique de ce genre de décisions est désastreuse : elle ne peut qu’accabler les Français, en leur donnant honte d’eux-mêmes vis-à-vis des générations antérieures, en leur faisant croire abusivement que la France est un pays exsangue financièrement et en totale décadence qui n’a plus comme horizon historique que celui de se liquider lui-même. À l’étranger où l’affaire a été très rapidement remarquée, la France donne d’elle-même l’image d’un pays en plein reniement.
Des ressources financières bien plus importantes peuvent, en outre, être trouvées ailleurs que dans la vente de notre mobilier Louis-Philippe, et très rapidement. Par exemple :
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la réduction d’un tiers des frais de fonctionnement de l’Élysée dont le niveau exagérément élevé a régulièrement été dénoncé par l’ancien député PS René Dosière, y compris sous Macron.
Si Brigitte Macron voulait réellement faire preuve de solidarité et de bon cœur en cette période de disette financière générale et de grande fragilité de notre système hospitalier, c’est cette décision qu’elle chercherait à faire adopter par son mari.
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la réduction d’un tiers des frais de fonctionnement des cabinets ministériels dont le coût, sous le régime macronien, a explosé ainsi que l’a sévèrement relevé, là encore, René Dosière.
Le renoncement par le pouvoir exécutif à une partie de ses dotations budgétaires de fonctionnement serait d’autant plus normal et favorablement accueilli par la population que les dirigeants européistes actuellement en fonction ont été incapables de gérer la crise du covid-19 et d’en atténuer les effets sur la santé, la vie et l’activité économique des Français.
L’Union populaire républicaine (UPR) souligne que les responsables politiques de plusieurs pays ont renoncé à tout ou partie de leur salaire en signe de solidarité avec les personnels soignants et les catégories socio-professionnelles les plus touchées par les mesures de confinement visant à lutter contre la propagation du covid-19.
François Asselineau demande donc :
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au directeur du Mobilier national d’annuler la vente d’une centaine de pièces des collections de l’État programmée en septembre 2020 pour le seul plaisir de Brigitte Macron ;
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à l’Élysée et au gouvernement de réduire d’un tiers leur train de vie, car c’est à cause de l’incurie des dirigeants européistes français et de leur incapacité à anticiper et à réagir, que l’actuelle crise sanitaire est en train de provoquer la pire récession économique que nous ayons connue depuis la Seconde Guerre Mondiale.
Au meilleur des mondes possibles, c’est-à-dire bientôt si les peuples continuent à tolérer la racaille oligarchique abjecte et criminelle qui nous dirige vers la mort civilisationnelle et humaine, tu seras Petite Femme, tu seras Petit Homme totalement libre – le bonheur suprême – de faire ce que tu veux… au sein de la prison terrestre.
On te tiendra en laisse invisiblement, on te manipulera à distance si nécessaire, on te géolocalisera en permanence, évidemment pour ton bien et te secourir vingt-quatre heures sur vingt-quatre, sept jours sur sept. Al-jumu’ah, le sabbat, le dimanche et jours fériés compris. Ou « accessoirement » par mesure policière ou totalitaire. C’est-i’ pas beau ?
Tu ne sauras, ni ne pourras rien y faire, même aux fins-fonds du Monde !
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Commentaire qui n’a malheureusement rien de « complotiste » (selon la formule consacrée par les comploteurs bien réels et conspirateurs eux-mêmes) d’un certain Ultrak sur Internet (le 2 mai courant) :
Il faut savoir décrypter, à la lumière de la logique de gestion de crise depuis le début.
Le gouvernement a objectivement tout fait pour maximiser la crise et ses conséquences. Concernant les masques, la réquisition a été la mesure parfaite pour organiser la pénurie. Tout économiste peut expliquer que le marché libre est la seule façon d’assurer la disponibilité d’un produit. L’organisation de la pénurie avait pour objet principal de priver les personnels exposés de cette protection et d’attenter au bon fonctionnement des structures de santé.
La mise en scène d’une prétendue inutilité des masques pour le public a été faite pour créer le désir de masques. Le caractère rebelle d’une partie de la population l’aurait rendue méfiante si le gouvernement avait immédiatement recommandé leur usage.
Maintenant la population est mûre pour se précipiter sur les masques vendus en grande surface. C’est cela qui est souhaité par les autorités. La carence de masques chez les professionnels reste le dernier de leurs soucis. L’objectif est de contraindre le public au port du masque dans un maximum de lieux, par une restriction d’accès des personnes non masquées.
Or la loi 2010-1192 du 11/10/2010 interdit la dissimulation du visage dans l’espace public. Dans sa version initiale, elle interdisait aussi la dissimulation forcée du visage en toute circonstance, notamment par contrainte. Cette dernière disposition n’existe plus dans la version modifiée au 24 mars 2020.
La suite est facile à deviner. La dissimulation du visage par un masque chirurgical sera prochainement identifiée comme un risque de sécurité inacceptable. La porte sera alors ouverte à une obligation d’identifiabilité de chaque personne, y compris lorsque son visage est dissimulé. La seule option possible est un marquage biométrique détectable à distance sous les vêtements ou protections.
La puce RFID appartient au passé, même si elle reste utilisée pour des animaux. Les nanotechnologies fournissent d’ores et déjà des moyens de marquage indélébile pouvant se fixer sur les os. La seule façon de réaliser ce marquage en s’assurant sans risque d’erreur de l’identité de la personne est la vaccination avec contrôle d’identité strict.
Ce sera l’étape suivante, nécessitant le maintien de la panique sanitaire dans la population, probablement par la neutralisation soudaine d’internet, la proclamation d’un danger sanitaire extrême par télé et radio, un couvre-feu et une vaccination forcée sous contrainte militaire.
du site Medias-presse.info du 1er mai 2020 https://www.medias-presse.info/un-demi-million-damericains-petitionnent-la-maison-blanche-pour-reclamer-une-investigation-sur-les-crimes-contre-lhumanite-de-bill-gates/120189/ * par MICHELE MARIE
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Une pétition envoyée à la Maison Blanche le 10 avril dernier pour enquêter sur les “crimes contre l’humanité et mauvaises pratiques médicales” de la Fondation Bill et Melinda Gates, a déjà recueilli le nombre considérable de 468,548 signatures, qui continue de grimper à raison de 1.000 nouvelles signatures par heure. C’est presque cinq fois le nombre requis pour une réponse officielle de la Maison Blanche, attendue pour la date butoir du 10 juin.
Voici le texte de la pétition :
“Notre examen des événements entourant la “pandémie du COVID-19” a suscité plusieurs questionnements qui sont restés sans réponse. Le 18 octobre 2019, quelques semaines à peine avant que le point zéro ne soit officiellement déclaré à Wuhan, en Chine, deux manifestations majeures avaient lieu : “Event 201 ” et les ” Jeux Mondiaux Militaires “, ces derniers tenus à Wuhan. Ce jour-là a marqué le déclenchement d’une campagne mondiale de vaccination et de traçage biométrique.
Au premier plan de cette initiative se trouve Bill Gates, qui a publiquement déclaré qu’il souhaitait “réduire la croissance démographique” de 10 à 15 % par le biais de la vaccination. Gates, l’UNICEF et l’OMS ont déjà fait l’objet d’accusations crédibles de stérilisation intentionnelle d’enfants kenyans par l’utilisation d’un antigène HCG * dissimulé dans des vaccins antitétaniques.
Le Congrès et l’ensemble des instances dirigeantes seront considérés comme coupables de négligence tant qu’une enquête publique et approfondie n’aura pas été menée.”
* [Gonadotrophine Chorionique Humaine]
L’événement “Event 201” visé par la pétition était celui de la simulation d’une pandémie de coronavirus devant décimer 65 millions de personnes en 6 mois. Elle préfigurait la pandémie du “virus chinois” qui s’était abattue sur le monde 3 mois plus tard. Cette simulation dont les vidéos sont accessibles ici, avait été conjointement organisée à l’hôtel Pierre de New York par la Fondation Gates, le Centre John Hopkins pour la santé publique et le Forum économique mondial. L’exercice avait duré 3 heures et demie.
Il ne manquait qu’un petit 0 à “Event 201” pour que l’analogie soit complète avec l’année fatidique de 2001 où l’humanité avait soudainement basculé dans un autre monde, devenu bien plus périlleux et terrifiant.
Conscients des soupçons et accusations suscités par cette simulation, les administrateurs du site web dédié à l’événement avaient tenu à offrir une “clarification”, à laquelle ils avaient consacré une page entière.
Ils y avaient précisé que le Centre pour la sécurité sanitaire et ses partenaires n’avaient “pas fait de prédiction” lors de leur exercice, qu’ils l’avaient expressément déclaré et qu’ils s’étaient contentés de “modéliser “une pandémie fictive de coronavirus: “Nous ne prévoyons pas pour le moment de voir l’épidémie du nCoV-2019 tuer 65 millions de personnes,” affirmaient-ils. Quel soulagement !…
Malgré ces réassurances, une autre page du site révélait que le virus faisant l’objet de la simulation s’appelait n-CoV, nom qui ressemblait à s’y méprendre à celui donné au “virus de Wuhan” en janvier 2020.
En février dernier, le journal “le Monde”, qui fait depuis quelque temps la police sur la toile, avait cru bon de voler au secours de Bill Gates, en assurant que les soupçons qui pesaient sur lui n’étaient que de l’ “infox”. Le virus aussi n’était pas le même, mais un autre spécimen de la famille nombreuse des “coronas”.
Infox, pas si sûr. Le Dr. Deborah Birx de l’équipe anti-Covid-19 du président Trump, a eu il y a deux jours un lapsus révélateur sur le plateau de CNN, organe de presse voué à l’agenda mondialiste, en laissant échapper que pour le traçage des porteurs présumés du virus, on utiliserait “les critères Gates”. Elle s’était aussitôt mordu la langue : “les critères du gouvernement fédéral ”.
La nuit dernière, CNN avait organisé un grand débat sur le thème Covid-19… pour changer un peu. L’inamovible Dr. Sanjay Gupta, son correspondant médical, faisait tout un battage autour d’un médicament “prometteur” pour le virus qu’on était en train de tester, le Remdesivir : “il n’assure pas la guérison, mais c’est un début. En temps normal, le malade est sur pied en 15 jours, tandis qu’avec ce médicament, en 11 jours seulement. On pourrait penser que 4 jours ce n’est pas grand chose, mais ce n’est pas non plus négligeable.”
Une réduction de l’ordre de 4 jours sur 15, cela fait un ratio de moins de 30%. Le traitement du Dr. Raoult qui offrait des durées de rétablissements divisées par trois, soit une amélioration de 300%, avait été rejeté par la FDA comme étant inefficace…voire dangereux. La FDA ou Food and Drug Agency
Le facteur dangerosité semblait toutefois fondre comme neige au soleil dès il s’agissait de vaccination.
Le Dr. Fauci, chef de l’équipe anti-Covid 19 de Trump et invité de ce grand débat, confirma qu’un vaccin était en vue d’ici à janvier 2021. Cette date en avance d’au moins 6 mois sur le calendrier initial, était assez serrée pour valablement conduire les tests de fiabilité nécessaires, de l’avis-même des “experts” de CNN. Mais de l’avis général sur le plateau, il fallait bien accepter de renoncer à une “petite” part de sécurité en raison de l’urgence qu’il y avait à vacciner les populations pour éviter une hécatombe.
Bill Gates, l’invité de marque, se lança dans un de ses scénarios-catastrophe habituels, avec force gesticulations de ses mains crispées au-dessus de sa tête ou devant son visage traversé de rictus. De sa voix geignarde et nasillarde, il occupa son temps d’antenne de 45 minutes pour expliquer qu’il prévoyait une nouvelle flambée épidémique “exponentielle” qui risquait fort de suivre le déconfinement des Etats et annuler tout bénéfice.
Mais alors, comment s’y prendre pour vacciner 7 milliards de personnes afin de juguler le danger? Il offrit une petite concession: “Si le vaccin est très efficace (90% d’efficacité), il ne sera pas nécessaire d’avoir une couverture vaccinale de 100%, vous pourrez vous en sortir avec une couverture de 80%, car le reste sera pris en charge par l’immunité collective.”
Au Dr. Gupta qui lui demandait s’il sous-entendait que les populations des pays pauvres et sous-développés seraient les premières ciblées par la vaccination, il répondit : “l’OMS en décidera, en fonction de divers facteurs, taux de prévalence de la maladie…qualité du système de soins de santé…
Ce qui était une façon pudique de dire que oui.
Une image, publiée sur Twitter, est plus éloquente que de longues dissertations sur le psychisme du mégalomane qui rêve d’asservir la planète:

Traduction: La véritable raison des masques faciaux. Autrefois, les esclaves devaient porter un masque buccal, maintenant c’est à nous. C’est pour marquer le fait que nous sommes des esclaves sans droits.
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* Nota Bene : J’ai modifié le titre original de l’article qui me semble être une traduction une peu hâtive de l’anglais : Un demi-million d’Américains pétitionnent la Maison Blanche pour réclamer une investigation sur les “crimes contre l’humanité de Bill Gates”
Publié par
La coordination du Système des Nations Unies (ONU) présente au Venezuela a demandé au gouvernement de Nicolas Maduro l’autorisation d’étudier sa stratégie de suppression de la pandémie de Covid-19.
– Maintien du confinement : un deuxième foyer pourrait se produire mais rester sous contrôle.
Voici réunis à suivre trois articles très éclairants sur la «guerre virale» d’un type spécial qu’est en train de nous jouer l’oligarchie mondialiste « de pointe », cette confrérie des sociopathes friqués…
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1
source : http://www.geopolintel.fr/article43.html
Bill Gates, apôtre de l’impérialisme humanitaire
lundi 5 janvier 2009

Genèse d’une fondation
A l’aube de l’année 2000, poursuivant la tradition familiale et joignant sa femme au projet, Bill Gates de son vrai nom William Henry Gates, troisième du nom, fusionne sa fondation caritative avec celle de son père pour créer la Bill & Melinda Gates Foundation.
Cette nouvelle structure poursuit et étend les desseins déclarés des précédentes en produisant ses initiatives dans les domaines de l’éducation, de la fourniture d’ordinateurs dans les bibliothèques et de l’assistance aux familles défavorisées dans la région du Nord-Ouest des États-Unis. Mais son plus important secteur d’intervention est celui de la santé mondiale, particulièrement à travers des programmes de vaccination dans les pays émergents.
William Henry Gates père, fort de son expérience d’avocat d’affaires et de mécène patenté, prend les rênes de la fondation de son fils et de sa bru, avec Patty Stonesifer, ex-cadre dirigeante de Microsoft. Celle-ci, après presque dix ans de bons et loyaux services, est remplacée par Jeff Raikes.
Financée à sa création par près de 30 milliards de dollars, c’est à terme, 95% de la fortune de son fondateur qui doivent revenir dans les caisses de cet organisme, les 5% restants étant réservés à ses héritiers. Et, en juin 2006, Warren Buffet, lequel succède à Bill Gates au titre de l’homme le plus riche du monde, devient le plus important donateur à une organisation caritative en apportant 37 milliards de dollars, soit plus de 80% de sa fortune, à l’œuvre de son ami. Suivant son exemple, il déclare vouloir léguer le reste de sa fortune à la fondation.
Grâce à cet apport, la déjà puissante fondation Gates cumule désormais une force financière de plus de 60 milliards de dollars. En comparaison, le budget de l’Unesco approche à peine le milliard de dollars. Les contributions qui entrent chaque année dans ses coffres équivalent au budget annuel de l’Organisation Mondiale de la Santé. Depuis sa création, elle a lancé pour plus de 12 milliards de dollars de projets, autant en valeur que l’OMS. Et sa puissance budgétaire la consacre maintenant à l’égal d’une institution telle que le Fond Monétaire International [FMI]. En effet, elle dispose de ressources représentant deux fois le montant des prêts du FMI.
Par conséquent, l’influence d’un tel bailleur de fonds sur les ONG avec qui il coopère est énorme. Il est en position de décider des programmes à vocation humanitaire à mettre en œuvre, de dicter leurs orientations et de choisir les cibles. De plus, les milliards de dollars brassés ont un impact majeur sur les industries qui vont être amenées à travailler en partenariat avec lui. On assiste là à l’apparition d’un nouveau schéma de l’aide humanitaire, au mécanisme très différent de celui traditionnellement élaboré pour venir en aide aux pays sous développés.
Dans un nouveau style d’action appelée « venture philanthropy » [1], la fondation Gates affiche l’ambition de résoudre les graves problèmes de la planète. Par définition, les actes d’un bienfaiteur sont motivés par la générosité et non par la recherche du profit. Pourtant, on assiste aux Etats-Unis à l’avènement d’une nouvelle charité alliant financements caritatifs et investissements lucratifs. Ce concept a émergé, il y une dizaine d’années, avec la parution d’un article dans la Harvard Business Review intitulé « Capital vertueux : ce que les fondations peuvent apprendre du capital risque » dont l’idée essentielle était qu’il fallait considérer l’acte philanthrope non pas comme un acte charitable mais comme un investissement.
Bill Gates, maître incontestable en la matière a plaidé, quant à lui, en faveur d’un capitalisme créatif en exhortant les dirigeants présents au forum économique mondial de Davos à s’engager sur cette voie afin de concilier ainsi, les deux principaux objectifs, d’après lui, de la nature humaine : « la satisfaction de ses propres intérêts et l’altruisme. » [2]
Le magazine électronique Slate, qui publie chaque année une liste des 60 plus généreux donateurs, dresse le portrait de ces nouveaux philanthropes : « Ils sont partenaires plutôt que bienfaiteurs. Ils n’aiment pas le mot charité, préfèrent parler d’investissements sociaux. Ils ont un vocabulaire d’entrepreneurs. Ils préfèrent travailler à l’échelle mondiale plutôt que locale …. » .
« Charity must be considered as an industry » selon ces néo-philanthropes.
Mais pourquoi monter sa propre association humanitaire au lieu de faire des donations à un organisme ou à une association existants, qui partagent les mêmes objectifs et qui disposent déjà d’une expertise reconnue dans ce domaine ?
Les deux raisons de créer une fondation philanthropique pour les milliardaires américains, les plus évidentes, sont la fiscalité très avantageuse accordée aux capitaux placés dans une fondation à caractère caritatif et une bonne image de marque qui se répercute à l’ensemble des activités de son fondateur. Les fondations américaines sont régies par l’article 501c3 du code des impôts américain qui leur permet des exonérations d’impôts importantes et leur a même accordé en 1981 une nouvelle liberté : elles sont seulement tenues à un minimum de distribution égal à 5 % de leur dotation. [3]
Dans le cas de la fondation Gates, cela représente près de 2 milliards de dollars. Les 95% des fonds restants sont gérés et investis, par un cabinet propre à la fondation, « Cascade Investment L.L.C. » [4], qui n’est pas tenu de divulguer quoi que ce soit de ses activités. Et, selon une enquête du Los Angeles Times, seulement 5% de l’argent, le minimum légal donc, est offert tous les ans aux causes soutenues par la Fondation [5] et les 95% restants sont investis principalement dans l’industrie pétrochimique et pharmaceutique .
[6]
Partenariats et intérêts communs bien compris
A l’occasion du Forum économique mondial de Davos de 2000, la toute nouvelle fondation Bill & Melinda Gates dote de 750 millions de dollars, l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination [GAVI] et son bras financier le « Vaccine Fund. GAVI est une coalition d’organisations constituée pour lutter contre la stagnation des taux de vaccination dans les pays en développement. Plusieurs gouvernements nationaux, le programme PATH pour les vaccins de l’enfance, la Fédération internationale de l’industrie du médicament (FIIM), des instituts de recherche et de santé publique, la Fondation Rockefeller, l’UNICEF, le Groupe de la Banque mondiale font également partie de GAVI.
En juin 2001, une structure mise sur pied par les Nations unies, à l’instigation de Kofi Annan, voit à son tour le jour, c’est le « Fonds mondial de lutte contre le sida, la malaria et la tuberculose ». Et également lancée par Kofi Annan, lors de la réunion de 2003 du Forum économique mondial, la Global Initiative Health (GHI) a pour mission d’inciter les entreprises à conclure des partenariats publics-privés afin de lutter contre le SIDA, la tuberculose, la malaria et de renforcer les systèmes de santé des pays émergents. La Fondation Gates en assure l’administration, conjointement avec le NIH (équivalent américain du Ministère de la Santé). Cette initiative se focalise sur la fabrication de vaccins.
Les sièges que détient la Fondation Gates aux conseils d’administration de ces institutions lui permettent de peser sur les politiques et les priorités en matière de santé mondiale. Son influence croît par l’importance de ses contributions à la plupart des grandes initiatives mondiales de santé publique.
Lors du G8 de 2005, un nouvel outil de financement est conçu : la « facilité internationale de financement pour la vaccination » ou IFFIm. Elle accélère la disponibilité des capitaux destinés aux programmes de santé et de vaccination. La mécanique est simple, l’IFFIm émet un emprunt obligataire sur le marché des capitaux internationaux, dont le remboursement est assuré par les Etats participant à l’opération. L’IFFIm a permis de doubler les ressources financières que GAVI consacre à ses programmes de vaccination. Autre innovation : la garantie de marché ou l’AMC pour « Advanced Market Committments ». Par ce mécanisme, l’industrie pharmaceutique obtient la garantie d’achat d’un nombre déterminé de vaccins à un prix fixé à l’avance par Gavi Alliance. Avec l’AMC, les industriels sont assurés de leur futur marché.
Gavi Alliance a généré un véritable marché du vaccin dans les pays pauvres. Les laboratoires pharmaceutiques qui limitaient, auparavant, leurs champs d’intervention aux pays développés qui ont les moyens d’acheter leurs produits, n’ont pas tardé à s’intéresser à ce nouveau secteur. En effet, depuis que la fondation Gates a créé GAVI, la vaccination des enfants pauvres contre l’hépatite B est passée de 20 à 60%.
Aux côtés des mécènes milliardaires, des hommes politiques s’activent. Ainsi, Bill Clinton organise à New York un forum annuel pour collecter des fonds qui réunit un millier de participants parmi lesquels figurent les plus grosses fortunes du monde et de nombreux décideurs internationaux. L’objectif de la Clinton Global Initiative (CGI) « est de créer un groupe permettant de réunir des personnalités disposant d’importants moyens financiers et des décideurs ayant les idées les plus novatrices ». La CGI agit comme un entremetteur. Dans le cadre de cette initiative, considérée comme « une bourse aux dons destinés à des causes utiles », des promesses de dons d’un montant d’environ 10 milliards de dollars ont déjà été enregistrées.
Hillary Cliton, étant nommée à la tête de la diplomatie américaine, la liste des donateurs de la fondation a été révélée, parmi lesquels des gouvernements, de grands groupes et des milliardaires ayant chacun leurs propres intérêts dans la politique étrangère des Etats-Unis.
Autre partenaire privilégié de la Fondation Gates, l’USAID, l’agence du gouvernement américain chargée de fournir assistance économique et humanitaire à travers le monde. Un récent rapport d’Oxfam America (ONG qui se bat contre la famine dans le monde) pointe les insuffisances du système américain d’aide à l’étranger. Ce système serait de plus en plus militarisé et se détournerait des objectifs humanitaires. Ainsi, cette agence a établi une nouvelle coopération avec l’armée américaine non seulement en Irak et en Afghanistan, mais aussi en Afrique et en Europe. Selon réseau Voltaire [7], ce rapprochement entre les civils de USAID et les militaires rend public ce qui se produit depuis la fondation de USAID, et le gouvernement américain utilise cette agence comme couverture pour leurs actions secrètes d’infiltration et de déstabilisation.
Les pays pauvres, nouveaux marchés et cobayes de l’occident
Ces orchestrations de campagnes massives de vaccination et ces financements de recherches médicales ont réveillé l’industrie pharmaceutique qui cherche maintenant de nouveaux traitements et vaccins pour les pays pauvres, en plus de ceux déjà existants qu’elle leur propose désormais.
Saisissant cette opportunité, la société américaine Merck, l’une des cinq plus grandes sociétés pharmaceutiques mondiales, s’est associée aux principaux organismes de santé et de développement oeuvrant à l’échelle internationale, ainsi qu’à quatre autres sociétés pharmaceutiques dans le but de former une nouvelle entreprise coopérative des secteurs public et privé destinée à accélérer l’accès aux soins et aux traitements relatifs au SIDA dans les pays en développement. Merck s’est engagée à travailler conjointement avec le programme ONUSIDA, l’OMS, la Banque mondiale, le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF) et le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), ainsi qu’avec les sociétés Boehringer-Ingelheim, Bristol-Myers Squibb, GlaxoWellcome et F. Hoffmann-La Roche.
Mais que penser des pratiques de ces laboratoires pharmaceutiques, partenaires pour l’Afrique de la fondation Bill & Melinda Gates ?
En 2003, au Cameroun, les règles éthiques de la recherche biomédicale ne sont pas respectées par Gilead, entreprise américaine, qui teste sur 400 prostituées son antiviral Viread, sans leur consentement éclairé sur les risques encourus et sans prise en charge en cas de maladie déclarée au cours du test [8]. Le promoteur de cet essai, Family Health International (FHI), le présente comme devant permettre de « savoir si le Viread peut jouer pour le sida le même rôle que la pilule en matière de prévention de la grossesse. » FHI est un organisme financé à hauteur de 6,5 millions dollars par la Fondation Gates [9].
Et cette année, c’est au tour du laboratoire GlaxoSmithKline de déclencher la polémique en testant un vaccin expérimental contre la pneumonie sur les enfants de moins d’un an en Argentine, en Colombie et au Panama. Ce laboratoire est accusé de faire pression sur des parents pauvres pour qu’ils engagent leurs enfants dans des essais expérimentaux de médicaments qui ont entraîné la mort d’au moins 12 enfants [10]. GlaxoSmithKline est partenaire du programme PATH, programme mondial de vaccins de l’enfance, fondé sur la base d’un financement initial de 50 millions de dollars issus toujours de la Fondation Bill & Melinda Gates.
Dans un film « The constant gardener », tiré d’une nouvelle de John Le Carré, sont dénoncées les dérives de grands groupes industriels pharmaceutiques qui prennent, en Afrique, des libertés avec les règles d’éthique qu’ils sont contraints de respecter dans les pays riches. Une fiction qui semble s’être nourrie de la réalité.
Outre ces dérives, malgré toutes les déclarations d’intentions humanitaires, on retrouve, dans la santé comme dans les autres secteurs de l’industrie, les mêmes obstacles juridiques à l’usage de la technologie au profit de l’humanité. L’industrie pharmaceutique est la plus rentable au monde, après celle de l’armement, et l’une des plus riches. Pour mieux comprendre le rapport de force qui existe entre cette industrie et les gouvernements africains, il suffit de comparer le poids économique de ces entreprises avec celui des Etats qui tentent de lutter contre leur pouvoir absolu. Un exemple : les bénéfices 2000 de Merck, toutes pathologies confondues, sont équivalents au produit intérieur brut du Congo.
Ainsi, ces firmes pharmaceutiques ont intenté un procès à l’Etat sud-africain, qui voulait faire passer une loi sur les médicaments génériques. L’urgence sanitaire devrait pourtant permettre aux pays pauvres qui ont désespérément besoin de médicaments de se les procurer au prix le plus faible grâce à une fabrication locale de génériques. Mais l’industrie pharmaceutique, largement soutenue par l’administration américaine et par la commission européenne, a réussi à faire inscrire, dans les traités commerciaux internationaux, un pilier de l’Organisation mondiale du commerce [OMC] : la priorité quasi-absolue du droit des brevets sur toute autre considération. Ce sont les accords ADPIC ou TRIPS conclus en 1994.
En 1999, s’est tenu à Genève l’Assemblée Mondiale pour la Santé réunissant les ministres de la santé des Etats membres de l’OMS. A cette occasion, la résolution intitulée « Stratégie Pharmaceutique Révisée (SPR) » était proposée au vote. Donnant mandat à l’OMS pour s’introduire dans les négociations internationales relatives aux politiques d’accès aux traitements, elle devait lui permettre de contrebalancer les positions soutenues par l’OMC. Mais au final l’OMS ne remet pas en question les coûts prohibitifs des traitements fixés par les compagnies pharmaceutiques qui font des bénéfices exorbitants et qui conservent un monopole sur le marché mondial des médicaments.
Enième péripétie, en novembre 2001, la conférence ministérielle de l’OMC, réunie à Doha au Qatar, adoptait une « Déclaration sur la propriété intellectuelle et la santé » [11]. Selon les termes de cette déclaration, les pays en développement étaient autorisés à contourner les monopoles liés aux brevets, lorsque cela est nécessaire pour assurer l’accès aux médicaments pour l’ensemble de leurs populations.
Mais « l’utilisation de la Déclaration de Doha est quasiment impossible, du fait des pressions politiques exercées par l’administration Bush », affirme le Dr Pedro Chequer qui dirigeait jusque fin 2005 le Programme national brésilien de lutte contre le sida. « C’est exactement ce qui est arrivé au Brésil l’année dernière, quand nous avons tenté d’utiliser les licences obligatoires, disposition pourtant prévue dans la Déclaration de Doha ».
L’article 5 (b) de la Déclaration de Doha affirmait pourtant que « Chaque état membre de l’OMC a le droit d’accorder des licences obligatoires, et la liberté de déterminer les motifs pour lesquels de telles licences sont accordées ». La licence obligatoire est décidée par le gouvernement d’un Etat sans l’accord du propriétaire. Mais force est de constater que le recours à ces licences est en pratique extrêmement rare et la déclaration de Doha reste lettre morte.
Cinq ans après, selon des chiffres de l’OMS, il n’y a toujours aucun générique disponible dans la plupart des pays en voie de développement et malgré les négociations à l’OMC pour permettre aux populations des pays en développement d’accéder à des médicaments bon marché, la politique de libre-échange des Etats-Unis réduit à néant les quelques avancées obtenues. Au mépris de leurs engagements multilatéraux, les Etats-Unis se sont lancés dans une politique effrénée d’accords régionaux et bilatéraux de libre-échange avec les pays en développement. Ces accords imposent systématiquement aux pays signataires des dispositions en matière de propriété intellectuelle, dites « ADPIC+ », plus contraignantes que celles de l’accord ADPIC (rallongement de la durée des brevets au-delà de 20 ans, extension des critères de brevetabilité, blocage de l’enregistrement des génériques, etc.). Elles limitent également le recours à un certain nombre de flexibilités prévues par la déclaration de Doha sur l’accord ADPIC et la Santé Publique, notamment le recours plein aux licences obligatoires et aux importations parallèles.
Ce n’est pas Bill Gates qui s’élèvera contre ce principe de protection des brevets et de monopole. Fondateur de la multinationale informatique Microsoft, sa fortune fut acquise grâce à une démarche commerciale agressive qui tenta d’imposer partout dans le monde un système d’exploitation et les logiciels coûteux qui les accompagnent. Ainsi, lors d’une tournée en Afrique effectuée avec son épouse pour le compte de sa fondation, il a organisé une réunion en 2003, sur le thème de « L’édification de la société de l’information en Afrique ». A cette occasion, il a qualifié Microsoft de « meilleure entreprise du monde » pour proposer des logiciels gratuits, des formations, le tout subventionné par la Gates Foundation dont les sommes énormes ont déjà séduit des pays comme l’Ouganda, l’Angola et la Namibie, les dissuadant d’utiliser les logiciels libres. A ce titre, il cherche à s’immiscer dans le projet « One Laptop per Child » [12] qui vise à terme à équiper les enfants scolarisés des pays émergents d’ordinateurs à prix réduit, soit 100 dollars. Conformément à cette démarche, ces machines sont pourvues de logiciels libres dont Linux ; voyant cela, le PDG de Microsoft, qui avait dénigré ce projet dans un premier temps [13], a fait ajouter une carte externe à ces ordinateurs pour pouvoir les faire fonctionner sous Windows.
Des choix et des priorités incohérents
Signée en 2000, la déclaration de l’ONU des Objectifs du Millénaire pour le développement [14]fixe huit buts à atteindre d’ici 2015 par ordre d’importance :
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Réduire l’extrême pauvreté et la faim
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Assurer l’éducation primaire pour tous
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Promouvoir l’égalité et l’autonomisation des femmes
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Réduire la mortalité infantile
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Améliorer la santé maternelle
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Combattre le VIH/SIDA, le paludisme et d’autres maladies
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Assurer un environnement durable
Le classement par ordre d’importance des OMD diffère de celui des missions élues par les fondations privées. Pour celles-ci, la lutte contre le VIH-SIDA et les autres maladies infectieuses, et donc la fourniture de traitements médicamenteux et de vaccins, est la première des priorités alors qu’elle n’est que le 6e pour l’ONU. Autrement dit, les OMD n’inspirent pas directement la conception des programmes des fondations et la conduite de leurs activités philanthropiques internationales. Les fondations tendent à déterminer elles-mêmes leurs politiques et leurs stratégies.
En fonction de quels objectifs ? Et pourquoi ce manque de cohésion dans les politiques humanitaires à l’échelle mondiale, lequel ne peut que minorer les résultats sur le terrain ?
D’autre part, si les pays dits « émergents » apparaissent comme les cibles privilégiées des programmes internationaux des fondations, aucun pays parmi les pays les moins avancés (les pays les moins développés socio-économiquement de la planète) ne figure parmi les dix principaux récipiendaires de cette aide. On ne trouve ainsi que cinq PMA dans la liste des 50 premiers récipiendaires de l’aide des fondations. Les pays émergents tels que la Chine, l’Afrique du Sud, l’Inde ou le Mexique sont en revanche destinataires de 60 % de ces fonds.
Pourquoi les pays les moins développés, les plus pauvres d’entre les pauvres, ne sont-ils pas les cibles privilégiées de la bienfaisance des fondations caritatives privées ?
La fondation Bill & Melinda Gates, quelle que soit l’ampleur de ses moyens, peut-elle réussir là où les ONG s’escriment depuis des années ? Favorise-t-elle les stratégies vitales pour les pays pauvres ? Pourquoi promouvoir la vaccination de masse de maladies infantiles telles que la rougeole ou les oreillons, bénignes dans la grande majorité des cas, alors que tant d’enfants dans les pays en voie de développement meurent des conditions pour lesquelles aucun vaccin n’existe (malnutrition, diarrhées dues au manque d’eau potable…) et que les matériels chirurgicaux de base nécessaires pour sauver des vies manquent ou sont obsolètes ? Que penser des campagnes de vaccination contre l’hépatite B alors que beaucoup d’enfants africains meurent d’autres maux longtemps avant d’atteindre l’âge auquel ce prétendu vaccin les protègera éventuellement de la contamination par cette maladie ?
Sans contrôle sur l’utilisation des fonds, sans concertation avec les institutions mondiales et sans consultation sur les besoins réels, le risque est grand que soient sélectionnés des projets rentables au détriment de ceux réellement nécessaires aux populations défavorisées.
Beaucoup de médecins experts discutent de la façon dont des priorités sont définies dans les programmes nationaux d’immunisation dans les pays en voie de développement, conduits par la poussée des donateurs externes. Des entreprises pharmaceutiques peuvent conduire l’ordre du jour, cachées au sein des agences comme GAVI. Ce rôle des agences internationales et de leur connexion avec les compagnies multinationales, en influençant les priorités de santé publique des pays en voie de développement a déjà reçu une certaine analyse critique.
D’autres, sans remettre fondamentalement en cause la légitimité de cette approche, en soulignent les effets pervers : « Les difficultés que nous rencontrons dans le cadre de la réduction de la pauvreté, des maladies et de bien d’autres problèmes ne sont pas d’ordre financier », a affirmé Randolph Kent, directeur du projet « Humanitarian Futures » au King’s College, de l’Université de Londres, « lorsqu’on injecte plus d’argent pour tenter de résoudre des problèmes, on court plus le risque de voir ces derniers se multiplier que d’apporter des solutions idoines à ces problèmes ». Sur le terrain, en effet, les fonds globaux payant des augmentations de salaire pour les cliniciens qui fournissent la thérapie de drogue antiretroviral pour des patients de HIV/SIDA, les médecins et les infirmières entrent dans le soin de SIDA pour recevoir ces augmentations, créant un exode des compétences et une pénurie de cliniciens et infirmiers pour assurer les soins de base. Au Botswana, par exemple, où l’initiative spécifique au Sida a été déclenchée avec la société Merck, les dépenses de santé par habitant, amplifiés par les donations, sont six fois la moyenne pour l’Afrique. Cependant le taux de mortalité maternelle a presque quadruplé et le taux de mortalité infantile a augmenté nettement, l’espérance de vie au Botswana ayant progressé seulement de 41.1 ans en 2000 à 41.5 ans en 2005.
Constat
Bill Gates, qui n’a que 52 ans, a cédé en juin la gestion quotidienne de Microsoft, tout en gardant un poids décisionnaire dans ce groupe, pour consacrer plus de temps à sa Fondation. Dans le cadre des objectifs officiels de celle-ci, il a choisi d’œuvrer en partenariat avec de grands groupes pharmaceutiques américains et européens plutôt que de favoriser l’émergence d’industries nationales et locales fabriquant des génériques à moindre coût pour les populations. De plus, les fonds investis au nom de cette dernière le sont, non seulement dans des industries polluantes implantées dans les pays émergents mais aussi dans ces multinationales du médicament qui imposent leur monopole aux plus faibles et qui sont peu respectueuses des règles d’éthique en matière d’essai thérapeutique. Cela met la Fondation Bill & Melinda Gates dans une contradiction irrévocable et révèle un conflit d’intérêt évident. En outre, les pays choisis pour les interventions de la Fondation ne sont pas ceux qui souffrent le plus et les actions suivies le sont sans tenir compte des priorités établies par les experts mondiaux ou les décideurs locaux. Cette indépendance trahit des buts inavoués.
Sous prétexte de charité, Gates impose la loi de la finance jusque dans le domaine des solidarités internationales. A travers sa fondation, le philanthrope américain domine progressivement la scène mondiale de l’action humanitaire et impose sa suprématie donc ses diktats. Sa fondation est en cela un instrument essentiel de l’influence américaine dans le monde. Une poignée d’individus confisque ainsi l’aide humanitaire avec la passivité complice des Etats qui renoncent à leur rôle de garant du bien collectif et de la justice sociale.
La fondation Bill & Melinda Gates, c’est à la fois la privatisation de l’action humanitaire au profit des multinationales et le cheval de Troie de l’impérialisme américain.
Rédaction Geopolintel
Notes
[2] http://www.youtube.com/watch?v=Gaud…
[3] http://www.ong-ngo.org/Cadre-legal,1854 ?lang=fr
[4] http://en.wikipedia.org/wiki/Cascad…
[5] http://www.latimes.com/news/nationw…,0,261331.storygallery
[6] http://www.latimes.com/news/nationw…,0,6634525.story
[7] http://www.voltairenet.org/L-USAID-…
[8] http://www.africatime.com/afrique/n…
[9] http://www.afrik.com/article8062.html
[10] http://www.naturalnews.com/025032.html
[11] http://www.wto.org/french/thewto_f/…
[12] http://fr.wikipedia.org/wiki/One_La…
[13] http://www.presence-pc.com/actualit…
2
Bill Gates en première ligne dans la course au vaccin et le puçage des populations
vendredi 10 avril 2020
Depuis cet article Geopolintel de janvier 2009, « Bill Gates, apôtre de l’impérialisme humanitaire » [1], ce « philanthrope » vaccinaliste continue plus que jamais, à travers sa fondation, d’exercer une influence démesurée (et surtout intéressée) sur l’OMS et donc sur les politiques de santé que cet organisme supra gouvernemental préconise pour les Etats membres de cette organisation. Cette influence apparaît encore plus nettement en cette période de « crise » sanitaire du Covid 19 [2].

Robert F Kennedy Jr. expose le plan de Bill Gates sur les vaccins
[3]
Extrait du post Instagram de Robert Kennedy Junior [4] du 9 avril 2020 :
Les vaccins, pour Bill Gates, sont une philanthropie stratégique qui alimente ses nombreuses entreprises liées aux vaccins (y compris l’ambition de Microsoft de contrôler une entreprise mondiale de vac ID) et lui donne un contrôle dictatorial sur la politique de santé mondiale – la pointe de lance du néo-impérialisme d’entreprise.
L’obsession de Gates pour les vaccins semble alimentée par une conviction messianique qu’il est destiné à sauver le monde grâce à la technologie et une volonté mégalomane d’expérimenter avec la vie des autres êtres humains.
Promettant d’éradiquer la polio avec 1,2 milliard de dollars, M. Gates a pris le contrôle du Conseil consultatif national (NAB) de l’Inde et a imposé l’administration de 50 vaccins contre la polio (au lieu de 5) à chaque enfant avant l’âge de 5 ans. Les médecins indiens accusent la campagne de M. Gates d’être à l’origine d’une épidémie de polio dévastatrice qui a paralysé 496 000 enfants entre 2000 et 2017. En 2017, le gouvernement indien a mis fin au programme de vaccination de M. Gates et a expulsé ce dernier et ses acolytes du NAB. Le taux de paralysie due à la polio a chuté de façon rapide. En 2017, l’Organisation mondiale de la santé a admis à contrecœur que l’explosion mondiale de la polio est principalement due à la souche vaccinale, ce qui signifie qu’elle provient du programme de vaccination de Gates. Les épidémies les plus effrayantes au Congo, aux Philippines et en Afghanistan sont toutes liées aux vaccins de Gates. En 2018, ¾ des cas de polio dans le monde provenaient des vaccins de Gates.
En 2014, la Fondation Gates a financé des tests de vaccins expérimentaux contre le HPV, développés par GSK et Merck, sur 23 000 jeunes filles dans des provinces indiennes éloignées. Environ 1 200 d’entre elles ont souffert d’effets secondaires graves, notamment de troubles auto-immuns et de troubles de la fertilité. Sept d’entre elles sont mortes. Les enquêtes du gouvernement indien ont accusé les chercheurs financés par Gates d’avoir commis des violations éthiques généralisées : pressions exercées sur des villageoises vulnérables pour qu’elles participent à l’essai, intimidation des parents, falsification des formulaires de consentement et refus de soins médicaux aux jeunes filles blessées. L’affaire est maintenant devant la Cour suprême du pays.
En 2010, la Fondation Gates a financé l’essai d’un vaccin expérimental contre la malaria de GSK, qui a tué 151 nourrissons africains et a causé de graves effets néfastes, dont la paralysie, des convulsions fébriles et des crises d’épilepsie, chez 1 048 des 5 049 enfants.
Au cours de la campagne MenAfriVac 2002 de Gates en Afrique subsaharienne, les agents de Gates ont vacciné de force des milliers d’enfants africains contre la méningite. Entre 50 et 500 enfants ont développé une paralysie. Les journaux sud-africains se sont plaints : « Nous sommes des cobayes pour les fabricants de médicaments ».
L’ancien économiste en chef de Nelson Mandela, le professeur Patrick Bond, décrit les pratiques philanthropiques de Gates comme « impitoyables » et « immorales ».
En 2010, M. Gates s’est engagé à verser 10 milliards de dollars à l’OMS en promettant de réduire la population, en partie, grâce à de nouveaux vaccins. Un mois plus tard, M. Gates a déclaré lors d’un entretien avec Ted Talk que les nouveaux vaccins « pourraient réduire la population ». En 2014, l’Association des médecins catholiques du Kenya a accusé l’OMS de stériliser chimiquement des millions de femmes kenyanes réticentes à l’aide d’une fausse campagne de vaccination contre le « tétanos ».
Des laboratoires indépendants ont trouvé la formule de stérilité dans chaque vaccin testé.
Après avoir nié les accusations, l’OMS a finalement admis qu’elle développait les vaccins contre la stérilité depuis plus d’une décennie.
Des accusations similaires ont été portées par la Tanzanie, le Nicaragua, le Mexique et les Philippines.
Une étude de 2017 (Morgensen et.Al.2017) a montré que le populaire DTC de l’OMS tue plus d’Africains que la maladie qu’il prétend prévenir. Les jeunes filles vaccinées souffrent d’un taux de mortalité dix fois plus élevé que celui des enfants non vaccinés.
Gates et l’OMS ont refusé de rappeler le vaccin mortel que l’OMS impose à des millions d’enfants africains chaque année.
Les défenseurs de la santé publique mondiale accusent M. Gates de détourner l’agenda de l’OMS des projets qui ont prouvé leur efficacité dans la lutte contre les maladies infectieuses : l’eau potable, l’hygiène, la nutrition et le développement économique.
Ils affirment qu’il a détourné les ressources de l’agence pour servir son fétiche personnel, à savoir qu’une bonne santé n’est possible qu’avec une seringue.
En plus d’utiliser sa philanthropie pour contrôler l’OMS, l’UNICEF, GAVI et PATH, M. Gates finance des sociétés pharmaceutiques privées qui fabriquent des vaccins, ainsi qu’un réseau massif de groupes de façade de l’industrie pharmaceutique qui diffusent une propagande trompeuse, développent des études frauduleuses, mènent des opérations de surveillance et des opérations psychologiques contre ceux qui doutent des vaccins et utilisent le pouvoir et l’argent de M. Gates pour faire taire la dissidence et contraindre à la conformité de pensée.
Dans ses récentes apparitions non stop dans Pharmedia, Gates semble heureux que la crise du Covid-19 lui donne l’opportunité de forcer ses programmes de vaccination du tiers monde sur les enfants américains [5].
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Bill Gates utilise des implants Microchip pour lutter contre le coronavirus
[6]
Le co-fondateur de Microsoft, Bill Gates, lancera des capsules implantables dans l’organisme humain, dotées de « certificats numériques » qui peuvent indiquer qui a été testé pour le coronavirus et qui a été vacciné contre lui.
Le magnat de la technologie, âgé de 64 ans et actuellement le deuxième homme le plus riche du monde, l’a révélé hier lors d’une séance de Reddit « Ask Me Anything », en répondant à des questions sur la pandémie de coronavirus COVID-19.
M. Gates répondait à une question sur la façon dont les entreprises pourront fonctionner tout en maintenant une distance sociale, et a déclaré que « nous aurons éventuellement des certificats numériques pour montrer qui a guéri ou a été testé récemment ou qui a été vacciné ».
Les « certificats numériques » dont parlait M. Gates sont des « TATOUAGES QUANTUM-DOT » implantables chez l’homme, sur lesquels travaillent des chercheurs du MIT et de la Rice University pour tenir les registres de vaccination. C’est en décembre dernier que des scientifiques des deux universités ont révélé qu’ils travaillaient sur ces tatouages à points quantiques après que Bill Gates les ait approchés pour résoudre le problème de l’identification des personnes qui n’ont pas été vaccinées.
Les tatouages à points quantiques impliquent l’application de micro-aiguilles dissolubles à base de sucre qui contiennent un vaccin et des « points quantiques » fluorescents à base de cuivre intégrés dans des capsules biocompatibles à l’échelle du micron. Une fois que les micro-aiguilles se dissolvent sous la peau, elles laissent les points quantiques encapsulés dont les motifs peuvent être lus pour identifier le vaccin qui a été administré.
Les tatouages de points quantiques seront probablement complétés par l’autre engagement de Bill Gates appelé ID2020, qui est un projet ambitieux de Microsoft visant à résoudre le problème de plus d’un milliard de personnes qui vivent sans identité officiellement reconnue. ID2020 résout ce problème grâce à l’identité numérique. Actuellement, le moyen le plus pratique de mettre en œuvre l’identité numérique est soit les smartphones, soit les implants de micropuces RFID. Cette dernière approche sera probablement celle de Gates, non seulement pour des raisons de faisabilité et de durabilité, mais aussi parce que depuis plus de 6 ans, la Fondation Gates finance un autre projet qui intègre des implants de micropuces implantables à l’homme. Ce projet, également mené par le MIT, est un implant de micropuce pour le contrôle des naissances qui permettra aux femmes de contrôler les hormones contraceptives dans leur corps.
Quant à ID2020, pour mener à bien ce projet, Microsoft a formé une alliance avec quatre autres sociétés, à savoir Accenture, IDEO, Gavi et la Fondation Rockefeller. Le projet est soutenu par les Nations unies et a été intégré à l’initiative des Nations unies pour les objectifs de développement durable.
Il sera intéressant de voir comment Bill Gates et ID2020 vont mettre en œuvre tout cela, car de nombreux chrétiens, et étonnamment un nombre croissant de musulmans chiites, sont très opposés à l’idée de la micropuce et de toute forme de technologie d’identification par effraction corporelle. Certains législateurs et politiciens chrétiens aux États-Unis ont même essayé d’interdire toute forme de micropuce humaine.
Mais, d’un autre côté, c’est l’occasion idéale pour Bill Gates de mener à bien ces projets car, alors que le coronavirus continue de se propager et que de plus en plus de personnes meurent de la pandémie, le grand public s’ouvre de plus en plus aux technologies de résolution de problèmes qui permettront de contenir la propagation du virus.
La principale raison pour laquelle de nombreux chrétiens et certains musulmans chiites sont opposés aux technologies d’identification par effraction corporelle, aussi utiles soient-elles pour prévenir les pandémies, est qu’ils pensent que ces technologies sont la « marque de Satan » mentionnée dans la Bible et dans certaines prophéties du Mahdi. Dans le livre des Révélations de la Bible, toute personne qui ne possède pas cette « marque » n’est pas autorisée à acheter ou à vendre quoi que ce soit.
L’année dernière, en novembre, une société technologique basée au Danemark qui avait des contrats pour produire des implants de micropuces pour le gouvernement danois et la marine américaine, a dû annuler le lancement de son implant de micropuces prétendument « révolutionnaire » alimenté par l’Internet après que des militants chrétiens aient attaqué ses bureaux à Copenhague.
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Dans cet interview à CBS [7], Bill Gates dit que les rassemblements publics de masse ne reviendront pas tant qu’il n’aura pas été procédé à une vaccination de masse contre le Covid 19. La vaccination/puçage dans laquelle il investit sera-t-elle la condition d’accès future aux lieux publics d’après lui ? Et quoi d’autres après ?
Notes
[1] http://www.geopolintel.fr/article43.html
[2] https://www.independent.co.uk/news/…
[3] https://www.fort-russ.com/2020/04/r…
[4] Robert Francis Kennedy Jr. est un avocat américain spécialisé dans l’environnement, auteur et opposant à la vaccination. Kennedy est le fils de Robert F. Kennedy et le neveu de l’ancien président John F. Kennedy. Il est le président du conseil d’administration de Waterkeeper Alliance, un groupe environnemental à but non lucratif qu’il a contribué à fonder en 1999.
[5] https://korii.slate.fr/tech/bill-ga…
[6] https://www.ghanacrusader.com/bill-…
3
Le traçage anonyme, dangereux oxymore – Analyse de risques à destination des non-spécialistes
Par : Xavier Bonnetain, University of Waterloo, Canada ; Anne Canteaut, Inria ; Véronique Cortier, CNRS, Loria ; Pierrick Gaudry, CNRS, Loria ; Lucca Hirschi, Inria ; Steve Kremer, Inria ; Stéphanie Lacour, Université Paris-Saclay, CNRS ; Matthieu Lequesne, Sorbonne Université et Inria ; Gaëtan Leurent, Inria ; Léo Perrin, Inria ; André Schrottenloher, Inria ; Emmanuel Thomé, Inria ; Serge Vaudenay, EPFL, Suisse ; Christophe Vuillot, Inria.
Cet article a été publié sur le site https://risques-tracage.fr/ et est intégralement reproduit ici.
Dans le but affiché de ralentir la progression de l’épidémie COVID-19, la France envisage de mettre en place un système de traçage des contacts des malades à l’aide d’une application mobile. Les concepteurs de ce type d’applications assurent qu’elles sont respectueuses de la vie privée. Cependant cette notion reste vague. Nous souhaitons donc contribuer au débat public en apportant un éclairage sur ce que pourrait et ne pourrait pas garantir une application de traçage, afin que chacun puisse se forger une opinion sur l’opportunité de son déploiement.
L’intérêt d’une telle application réside dans sa capacité effective à détecter les contacts à risque et à utiliser cette information de manière pertinente dans les mesures de lutte contre l’épidémie, comme l’accès à des tests de dépistage ou la mise en quarantaine. N’ayant pas de compétence en épidémiologie, nous nous garderons de juger de l’impact de ces applications de traçage sur la propagation de l’épidémie. Mais cette évaluation nous semble indispensable pour mettre en balance leurs possibles bénéfices avec leurs risques.
Notre expertise en tant que spécialistes en cryptographie, sécurité ou droit des technologies réside notamment dans notre capacité à anticiper les multiples abus, détournements et autres comportements malveillants qui pourraient émerger. A l’heure actuelle, un vif débat a lieu entre les spécialistes du domaine sur la sécurité des applications proposées, opposant souvent les applications dites « centralisées » à celles dites « décentralisées ». Indépendamment de ces considérations techniques, nous voulons alerter sur les dangers intrinsèques d’une application de traçage. A l’aide de différents scénarios concrets comme celui ci-dessous, nous présentons les détournements possibles d’une telle technologie, quels que soient les détails de sa mise en œuvre.
Introduction
Le monde fait face à l’épidémie de COVID-19. De nombreux pays, dont la France, envisagent de mettre en place un système de traçage des contacts des malades à l’aide d’une application mobile. L’idée qui guide les pouvoirs publics est que, si quelqu’un est testé positif au virus, il sera possible avec une telle application d’alerter toutes les personnes qui l’ont côtoyé les jours précédents et, ce faisant, de les inciter à se mettre en quarantaine, à consulter un médecin ou à se faire tester. Depuis le début de l’épidémie, des collègues chercheurs en sécurité informatique se sont investis dans la conception de tels systèmes, d’autres comme R. Anderson, S. Landau, B. Schneier et Vaudenay, ont dénoncé leurs dangers ou se sont exprimés fermement contre leur mise en œuvre. Etant donné les risques potentiels pour la vie privée, l’usage d’une telle application fait débat.
En premier lieu, ces applications n’ont de sens que si elles permettent effectivement de détecter les contacts à risque. Cela suppose que les applications de traçage puissent évaluer précisément la distance d’une personne (plus ou moins d’un mètre ?) quels que soient l’environnement et le positionnement du téléphone. En pratique, il faudra faire un compromis, mais il y aura probablement à la fois des contacts non détectés (notamment les cas de transmissions par les surfaces) et des fausses alertes (comme une détection à travers un mur). Cela suppose également une adoption massive, par la population, de ces solutions qui nécessitent en général un smartphone et souvent du Bluetooth. Par ailleurs, contrairement à la procédure existante [1], ces technologies alertent de manière systématique et indifférenciée les personnes qui ont été au contact d’un malade, ce qui implique que le patient comme les professionnels compétents sont dépossédés de la faculté de déterminer finement qui il est réellement souhaitable d’alerter. On pourrait pourtant interroger, par exemple, la nécessité de conseiller à tous les contacts de se déplacer pour un test, alors que pour des personnes très âgées ou présentant des pathologies préexistantes, cela représenterait en réalité un risque supplémentaire. Ces aspects sont souvent peu abordés dans les documentations publiques des applications proposées. Nous ne discuterons donc pas ici de l’efficacité des applications de traçage mais de leur sécurité, même s’il nous semble indispensable d’évaluer leur intérêt et de le comparer avec celui de la procédure existante ou de la détection de clusters par les épidémiologistes.
La question des risques pour les libertés publiques a, elle, déjà été soulevée, notamment par la Quadrature du Net. Notre contribution se cantonnera à l’étude de plusieurs scénarios d’usage afin de mettre en lumière les dérives concrètes qu’une telle application rendrait possibles. Même si certaines de ces failles de sécurité pourraient être en partie évitées par des modifications importantes des protocoles proposés, la plupart des scénarios que nous envisageons sont inhérents aux fonctionnalités-mêmes de ces applications.
Nous commençons par présenter le fonctionnement général de ce type d’application. Les scénarios d’attaque sont discutés à partir de la section 4.
1. Fonctionnement du dispositif
Notre analyse porte sur les propositions récentes de système de traçage à l’aide de Bluetooth. Ces systèmes ont été proposés comme une solution plus satisfaisante au regard du respect de la vie privée que les systèmes reposant sur la géolocalisation précise de tous les habitants, à l’instar de ce qui s’est fait en Chine, et au sujet desquels la plupart des pays européens, ainsi que la Commission européenne 2, se sont montrés réticents. Plusieurs systèmes de traçage alternatifs 3 ont ainsi été proposés ces dernières semaines par des spécialistes de sécurité informatique, chercheurs et industriels. Sont en particulier concernés par notre étude (liste non-exhaustive) : le protocole DP3T 4 (sous diverses variantes), sa déclinaison par l’alliance Apple/Google 5, le protocole PACT- Est 6, le protocole PACT-Ouest 7, le protocole TCN 8, le protocole ROBERT 9. Les acronymes de la plupart des systèmes mentionnés précédemment promettent de « respecter la vie privée des utilisateurs ». Mais il est important d’expliciter ce que signifie (et ne signifie pas) ce slogan.
Nous en profitons pour rappeler un principe fondamental en sécurité informatique : il est indispensable que la description et le code d’un système soient publiés puis expertisés pour qu’il soit envisageable de lui accorder la moindre confiance.
1.1 Principe général
Les diverses variantes publiées des systèmes de traçage « respectueux de la vie privée » suivent toutes un schéma relativement proche de celui illustré dans la bande dessinée [ci-dessous]. Le téléphone portable de chaque utilisateur génère très régulièrement (par exemple toutes les 5 minutes) un code aléatoire (une suite de lettres et de chiffres), qu’on appellera un pseudonyme. A chaque fois que deux téléphones sont en contact proche, ils s’échangent par liaison Bluetooth 10 leurs pseudonymes de l’instant, et notent le jour et l’heure de l’échange. Ces informations sont stockées dans le téléphone de chaque utilisateur pendant deux semaines. Lorsqu’un utilisateur (appelons-le Alice) est testé positif, l’application alerte toutes les personnes avec qui il a échangé des pseudonymes au cours des 14 jours précédents, par exemple l’utilisateur Bob. Ces derniers reçoivent une notification (assortie de recommandations en fonction de la durée passée au contact du malade). La procédure permettant à l’application d’utiliser les pseudonymes enregistrés pour prévenir les contacts dépend des protocoles et sera détaillée à la section suivante.
Fig. 1 – Illustration du fonctionnement de l’application dans le modèle dit décentralisé, comme utilisé par D3PT et Apple/Google. Les protocoles centralisés comme ROBERT ne suivent pas la même procédure pour prévenir Bob quand Alice tombe malade. A partir d’un dessin de Nicky Case (ncase.me, consulté le jeudi 18 avril), traduction en français par Meï (@MeiVongola).
1.2 Qui certifie qu’Alice est malade ?
Lorsqu’Alice tombe malade, elle doit déclencher l’application pour que les personnes avec qui elle a été en contact soient prévenues. Mais qui certifie qu’Alice est malade et que les informations doivent êtres transmises? Deux possibilités sont envisageables.
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Alice s’auto-diagnostique et déclenche elle-même le signalement
-
Il est nécessaire que la maladie d’Alice soit confirmée par un test ou un professionnel de santé, pour que les informations soient diffusées (par exemple en donnant à Alice un code à usage unique qui déclenchera le signalement).
Nous n’envisagerons que la seconde possibilité qui semble être l’option choisie par les protocoles proposés en Europe 11. En effet, si les personnes peuvent se déclarer malades sans contrôle d’une autorité médicale, n’importe quel utilisateur malveillant peut faire de fausses déclarations de maladie, comme dans le scénario suivant. La multiplication de telles fausses déclarations va rapidement rendre le système inopérant.
2. Il n’y a pas de base de données nominative des malades
Nous n’avons pas encore expliqué comment il était possible de prévenir Bob qu’il a été en contact avec une personne malade. Une idée simple, mais risquée en termes de confidentialité des données médicales, consisterait à établir une liste des personnes malades. Cette idée est écartée par les applications qualifiées de « respectueuses de la vie privée » qui lui préfèrent deux solutions alternatives, qui correspondent à deux modèles différents de diffusion des données.
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Le modèle dit « décentralisé ». Lorsqu’elle est diagnostiquée, Alice envoie à tout le monde la liste des pseudonymes qu’elle a émis ces derniers jours. Techniquement cela peut se faire en pair-à-pair, ou en passant par un intermédiaire comme une agence de santé, symbolisée par un hôpital 12 dans la bande dessinée. Bob peut interroger cette base de données pour savoir si l’un des pseudonymes qu’il a reçus et enregistrés dernièrement s’y trouve. S’il y a une correspondance, l’application lui envoie une alerte. Les protocoles DP3T, PACT et Apple/Google suivent ce modèle.
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Le modèle dit « centralisé ». Lorsqu’elle est diagnostiquée, Alice envoie à l’autorité centrale la liste des pseudonymes qu’elle a enregistrés ces derniers jours. Cette liste des contacts à risque n’est pas diffusée et n’est connue que de l’autorité centrale. Dans ce modèle, Bob, à l’instar de chaque utilisateur, contacte chaque jour l’autorité centrale, et lui fournit la liste des pseudonymes qu’il a émis 13 pour savoir si l’un d’entre eux figure dans la base de données des contacts à risque. Le cas échéant, il reçoit une notification.
Ces deux modèles comportent des avantages et des inconvénients. Le modèle centralisé nécessite de faire confiance à une autorité centrale. Par exemple, l’autorité peut exploiter la liste des contacts reçus par les « nouveaux » malades, et y détecter des individus qui ont été précédemment déclarés exposés au virus, constatant ainsi que ces derniers méprisent leur consigne de quarantaine. Le modèle décentralisé ne pose a priori pas ce problème, mais ouvre la porte à certaines attaques. Ces deux modèles seront étudiés par la suite. Leurs différences sont importantes, même si la plupart des scénarios discutés fonctionnent indépendamment du modèle.
3. Les données ne sont pas anonymes
Les protocoles de traçage décentralisés nécessitent la constitution d’un fichier des malades du COVID-19, au même titre que pour certaines maladies à déclaration obligatoire définies par la loi. Les modèles centralisés, eux, possèdent un fichier de personnes susceptibles de contracter la maladie puisqu’elles ont été en contact avec un malade. Dans tous les cas, ces fichiers sont pseudonymisés, ce qui signifie que les malades ne sont pas identifiés par leur nom ou leur numéro Insee mais par un code ou un numéro qui est indépendant de leur identité réelle. Dans les systèmes proposés, le fichier des malades du COVID-19 est pseudonymisé avec des mécanismes cryptographiques 14 au même titre par exemple que le fichier des déclarations du VIH-Sida. Cependant, ce numéro pourrait être désanonymisé en le combinant avec d’autres informations dans la base de données (les identifiants de personnes ayant été en contact), ou extérieures à la base de données (par exemple collectées avec une antenne Bluetooth), ou encore par adresse IP. Il ne s’agit donc pas d’une base de données anonyme telle que définie par exemple par le RGPD.
Les données à caractère personnel qui ont fait l’objet d’une pseudonymisation et qui pourraient être attribuées à une personne physique par le recours à des informations supplémentaires devraient être considérées comme des informations concernant une personne physique identifiable. – Règlement général sur la protection des données
Cette base contient donc des données à caractère personnel au sens du RGPD et de la loi française 15. Elle contient, en outre, des données qualifiées de sensibles (données de santé) auxquelles notre droit confère des propriétés particulières, en limitant notamment les possibilités de les traiter 16.
4. Comment retrouver qui vous a contaminé
Bien que les pseudonymes des malades ne divulguent pas leur identité, les utilisateurs du système peuvent eux facilement déduire des informations sur les autres utilisateurs dès qu’ils apprennent qu’une personne qu’ils ont rencontrée au cours des deux dernières semaines vient de tomber malade.
Ces scénarios crédibles sont totalement indépendants des détails de l’application. Ils ne nécessitent aucune compétence particulière en informatique. Ils illustrent les limitations inhérentes à ce type de mécanisme. S’il n’est effectivement a priori pas possible pour l’autorité centrale de contourner la pseudonymisation des usagers, il n’est en revanche pas difficile de le faire pour un simple utilisateur.
Ces technologies de traçage ont la particularité d’avertir de manière systématique et sans discernement toutes les personnes rencontrées par un malade, ce qui ne peut s’apparenter pour les malades à une notification volontaire et réfléchie des personnes de leur entourage proche. Dans les modèles décentralisés, c’est même l’ensemble de la population qui est destinataire des données de santé récoltées par le système, ce qui est radicalement différent de tous les dispositifs existants.
Dans la mesure où le traçage agirait comme un système de dénonciation des malades à grande échelle, les informations qu’il apporte provoqueraient la suspicion, transformeraient la possible contamination en une faute morale 18 et exacerberaient la stigmatisation des personnes à risque dans un contexte déjà sensible.
De tels effets sont déjà rapportés en Corée par exemple 19, provoquant de véritables« chasses aux sorcières ». Ce risque de stigmatisation a d’ailleurs été jugé préoccupant il y a vingt ans, au moment de la constitution du fichier des personnes séropositives, et cette inquiétude semble encore plus légitime à l’heure des réseaux sociaux.
5. Comment savoir si une personne précise est malade ? L’espionnage à la portée de tous
Par essence, tous les systèmes de traçage qui notifient les contacts des malades peuvent être détournés pour savoir si une personne ciblée tombe malade. Pour avoir des informations fiables sur une personne précise, il suffit d’utiliser un téléphone dédié, sur lequel on installe l’application 20, et qu’on ne met au contact que de cette personne. Les deux téléphones enregistreront le contact, et si la cible est testée positive le téléphone dédié recevra une alerte.
Beaucoup de scénarios similaires sont envisageables, par exemple un banquier qui hésiterait à accorder un prêt à un client. Tous ces scénarios sont très simples à mettre en place.
En fonction des détails techniques du protocole, il pourrait être possible de créer de fausses identités dans l’application pour tracer un grand nombre de personnes sans avoir à acheter un téléphone pour chaque cible. On peut aussi capter les messages Bluetooth à grande distance (plus d’un kilomètre) avec une antenne dédiée. Dans le modèle décentralisé, on capture ainsi le pseudonyme de la cible, et on peut vérifier s’il fait partie de ceux identifiés comme malades dans les deux semaines qui suivent. Les scénarios d’attaque précédents sont possibles pour tous les protocoles de traçage envisagés, mais plus simples à mettre en œuvre dans le modèle décentralisé.
6. Comment déclencher une fausse alerte et faire croire à quelqu’un qu’il risque d’être malade ?
Le même scénario peut être utilisé pour cibler des personnes précises (adversaire lors d’une compétition sportive, concurrent pour un entretien d’embauche, personne-clef lors d’une négociation, …) ou de manière collective à grande échelle pour rendre l’ensemble du système inopérant. La possibilité de déclencher de fausses alertes pourrait aussi être exploitée dans des scénarios dans lesquels un utilisateur fait croire qu’il a croisé un malade pour être testé en priorité, bénéficier d’un arrêt de travail, ou encore échapper à une échéance qu’il redoute, comme dans le scénario suivant.
7. Activer le Bluetooth pose des problèmes de sécurité
Le simple fait d’activer le Bluetooth sur son téléphone pose des problèmes de sécurité et de respect de la vie privée, c’est d’ailleurs pourquoi il est généralement recommandé de le désactiver le plus souvent possible.
Son utilisation peut en effet ouvrir des failles de sécurité qui exploiteraient des bugs dans le système Bluetooth du téléphone. Concrètement, l’attaque Blueborne publiée en 2017 permettait justement de prendre le contrôle de nombreux équipements (ordinateurs, téléphone, …) en exploitant ce type de bug. Si certains téléphones n’ont pas été mis à jour depuis 2017, activer le Bluetooth pourrait être très dangereux !
Le signal Bluetooth peut aussi être utilisé pour tracer les utilisateurs. Chacun d’entre nous a déjà pu observer à quel point il était facile d’identifier les appareils connectés en Bluetooth chez ses voisins ou utilisés par les voyageurs dans un train. Généraliser son utilisation ouvre de multiples possibilités.
Plusieurs chaînes de grands magasins utilisent déjà un traçage Bluetooth pour suivre leurs clients dans le magasin, et mieux cibler la publicité [11]. Si l’usage du Bluetooth se généralise, on peut imaginer de nombreuses façons de l’exploiter pour bien d’autres sortes de traçage.
8. Vers un système parallèle de fichage à grande échelle ?
Même si l’application envisagée ne procédera pas elle-même à un traçage des malades, il est possible d’utiliser les signaux échangés par l’application pour mettre en place un fichage à grande échelle. La difficulté de mise en œuvre d’un tel fichage varie avec les détails techniques du protocole utilisé. C’est particulièrement facile avec un système décentralisé, car la liste des pseudonymes des malades est publique, et il suffit donc de les ré-identifier. Avec un système centralisé, il faut pouvoir créer une fausse identité ou utiliser un nouveau téléphone puis entrer en contact avec la personne à tracer. Mais dans tous les cas, il sera difficile de définir un protocole qui évite complètement ce type d’attaque.
Par les utilisateurs. Le traçage peut être fait par les utilisateurs eux-mêmes, dans le but de mieux se protéger. Les informations échangées pour le traçage sont à l’échelle locale. Mais si les utilisateurs unissent leurs forces, ils peuvent reconstruire une information globale, comme dans les applications de détection de radars routiers. Par exemple, on ne peut empêcher l’apparition d’une application « améliorée » (appelons-la GeoTraceVIRUS) qui enregistrerait les endroits où se trouvent des malades, en plus de tracer les contacts directs avec des malades.
Dans un système décentralisé, il suffit que GeoTraceVIRUS enregistre les coordonnées GPS en même temps que les messages Bluetooth qu’il reçoit. Quand un pseudonyme est déclaré malade, GeoTraceVIRUS permet de savoir exactement où il se trouvait lorsqu’il l’a reçu, et partage cette information avec les autres utilisateurs. Dans un système centralisé, GeoTraceVIRUS peut enregistrer les déplacements des utilisateurs, et procéder par recoupement quand certains utilisateurs reçoivent une notification TraceVIRUS. Avec suffisamment d’utilisateurs de GeoTraceVIRUS, cela permet au moins de localiser dans quel quartier habitent les malades.
Une autre application « améliorée », que des utilisateurs pourraient être tentés d’installer, proposerait de booster le signal Bluetooth pour être prévenu en cas de contact moins proche avec des malades. Certaines de ces applications alternatives pourraient être malveillantes, et aspirer les données privées des utilisateurs.
Indépendamment de la qualité de l’application officielle, les signaux Bluetooth sur lesquels elle repose pourront être réutilisées par d’autres applications dont la prolifération paraît difficilement gérable.
Par les entreprises d’analyse de données. Suite au scandale Cambridge Analytica, on sait que certaines entreprises n’hésitent pas à collecter des données de façon illégale dans le but de les monnayer. Des compagnies d’assurance ou des employeurs peu scrupuleux pourraient être intéressés par une liste de malades du COVID-19, par exemple si le fait d’avoir contracté la maladie augmente les risques de séquelles. Même si l’Etat ne possède pas de telle liste, l’utilisation d’une application de traçage rend possible la création d’un tel fichier par des acteurs privés.
Par des cyber-criminels. La multiplication des attaques informatiques organisées au cours des dernières années suffit à se convaincre que le cyber-crime organisé pourrait aussi essayer de récupérer ces informations.
Une autre activité lucrative du crime organisé, très facile à mettre en œuvre dans certains des systèmes de traçage proposés, consisterait à garantir, moyennant finances, la mise en quatorzaine obligatoire de personnes ciblées.
Une application malveillante de ce type fonctionnerait grâce à des émetteurs ou récepteurs proches de personnes susceptibles d’être infectées (à proximité d’un laboratoire d’analyses médicales par exemple). Il suffirait ensuite de relayer les messages entre les personnes potentiellement infectées et la personne qu’on souhaite déclarer à risque. Cela peut être mis en œuvre dans plusieurs des systèmes de traçage proposés (par exemple : très facilement pour DP3T, avec un peu plus de technologie pour ROBERT).
Conclusion
Le traçage des contacts pose de nombreux problèmes de sécurité et de respect de la vie privée, et les quelques scénarios que nous avons présentés n’illustrent qu’un petit nombre des détournements possibles. A cet égard, la cryptographie n’apporte que des réponses très partielles. Nombre des situations que nous avons présentées exploitent en effet les fonctionnalités de ce type de technique, plutôt que leur mise en œuvre. Dès lors, l’arbitrage de ces risques ne pourra pas être résolu par la technique. Il relève de choix politiques qui mettront en balance les atteintes prévisibles aux droits et libertés fondamentaux et les bénéfices potentiels qui peuvent être espérés dans la lutte contre l’épidémie. A notre connaissance, l’estimation des bénéfices d’un éventuel traçage numérique est aujourd’hui encore très incertaine, alors même que les scénarios que nous avons développés ici sont, eux, connus et plausibles.
Un principe essentiel en sécurité informatique est que l’innocuité d’un système ne doit en aucun cas être présumée en comptant sur l’honnêteté de certains de ses acteurs. Ce même principe apparaît dans l’évolution de notre droit en matière de protection des données à caractère personnel. Si, avec la loi « Informatique et libertés » de 1978, c’était de la part des pouvoirs publics, et singulièrement de l’Etat, que des dérives étaient redoutées, les acteurs privés puis, à travers le RGPD, tous les acteurs de la société ont été associés à ces craintes. Les atteintes que les systèmes de traçage peuvent faire subir aux droits et libertés de chacun et chacune d’entre nous peuvent venir non seulement des pouvoirs publics qui en recommandent le développement et la mise en œuvre, mais aussi d’autres acteurs, collectifs ou individuels, qui sauront tirer profit des propriétés de ces systèmes comme autant de failles. Le premier alinéa de l’article 1 de la loi de 1978 a survécu `a toutes ses révisions et évolutions. L’urgence que nous ressentons collectivement face `a notre situation actuelle ne doit pas nous le faire oublier : L’informatique doit être au service de chaque citoyen. [. . . ] Elle ne doit porter atteinte ni à l’identité humaine, ni aux droits de l’homme, ni à la vie privée, ni aux libertés individuelles ou publiques.
[1] La procédure existante repose sur des mécanismes de déclaration des maladies et sur la prise en charge par les autorités publiques d’une enquête visant `a retracer avec une personne contaminée ses contacts à risque. Les autorités publiques contactent alors ces derniers, et leur conseillent une conduite à tenir. En pensant calquer l’outil technique sur ces procédures existantes, on oublie par ailleurs que la mise en œuvre des règles de droit donne toujours lieu à de multiples arrangements. Voir sur ce sujet : Pascale Fomb, Un décret d’application ne peut renvoyer à un arrêté ultérieur la mise en œuvre des principes de la loi. AJDA, page 831, 2000 et Alan Explorations in Law and Society. Toward a Constitutive Theory of Law. New York, Routledge, 1993.
[2] https://ec.europa.eu/commission/presscorner/detail/en/ip_20_670, consulté le 18 avril
[3] Ces systèmes ne permettent pas d’identifier des « clusters » puisqu’ils n’utilisent aucune information de géolocalisation
[4] DP3T = Decentralized Privacy-Preserving Proximity Tracing https://github.com/DP-3T/ documents/ consulté le 18 avril
[5] https://www.apple.com/covid19/contacttracing/ consulté le 18 avril
[6] PACT = Private Automated Contact Tracing, https://pact.mit.edu/ consulté le 18 avril
[7] https://covidsafe.cs.washington.edu/ consulté le 20 avril 2020
[8] https://tcn-coalorg/ consulté le 20 avril 2020
[9] ROBERT = ROBust and privacy-presERving proximity Tracing, https://github.com/ROBERT- proximity-tracing/documents/ consulté le 18 avril
[10] Notons que le Bluetooth n’est pas conçu pour tester une proximité physique et, de fait, va considérer que deux personnes situées de différents côtés d’un mur ont été « en contact ». Mais son utilisation évite l’emploi de moyens de géolocalisation qui révèlent la position précise de chacun à chaque instant
[11] Il paraît indispensable, pour que le système soit efficient, que ces déclarations reposent sur des tests eux-mêmes fiables
[12] C’est le choix fait dans les protocoles DP3T, PACT et Apple/Google
[13] Dans le cas particulier de ROBERT, l’autorité centrale calcule l’ensemble des pseudonymes de Bob, bien qu’elle ne connaisse pas a priori son identité
[14] Par exemple, les protocoles DP3T et Apple/Google utilisent HMAC−SHA256 qui est considéré comme sûr à l’heure actuelle
[15] en ce sens que ces données permettent, fut-ce indirectement, d’identifier les personnes concernées
[16] Article 6 de la loi 78-17 du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés modifiée pour la dernière fois en 2019 et article 9 du Règlement (UE) 2016/679 du Parlement européen et du Conseil du 27 avril 2016, relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la directive 95/46/CE (règlement général sur la protection des données)
[17] Nous remarquons que Lambda a pu se tromper : sa notification pourrait être due par exemple à un autre voisin, effectivement malade, dont le smartphone a été détecté par celui de M. Lambda à travers le mur
[18] Le traçage est en effet une solution de gestion individualisante de la problématique complexe du dé-confinement. Cette interprétation peut s’appuyer sur les travaux des chercheurs en sciences sociales, par exemple [8], qui montrent que l’évolution de notre système de santé durant les dernières décennies a mené à une valorisation de la figure de l’individu rationnel et informé, responsable et capable de faire des choix avisés à partir des informations et des incitations économiques des pouvoirs publics. La réponse envisagée au travers du recours à ce type d’application va dans le même sens
[19] En Corée du Sud, les habitants peuvent recevoir des alertes indiquant qu’une personne habitant le même quartier a été testée positive au virus. Ces alertes donnent son sexe, son âge et la liste de ses déplacements récents. Bien qu’a priori anonymes, ces informations ont pu conduire à des identifications par le public, suivies de campagnes de dénigrement en ligne (on reproche à un contaminé d’avoir potentiellement propagé le virus) https://www.bbc.com/news/world-asia-51733145
[20] Des techniques simples permettent également d’installer de multiples fois la même application sur le même téléphone, ce qui facilite encore une telle approche.
Article extrait de http://www.geopolintel.fr/article2250.html
Par Pierre Emile Jean – mardi 28 avril 2020
Le 23 mars 1933, par une loi dite ’de salut public du peuple et du Reich’, le parlement allemand autorise le chancelier du Reich à gouverner par décrets pour quatre ans jusqu’au 1er avril 1937. Cette loi porte le coup de grâce à la République de Weimar en privant le parlement de son pouvoir de contrôle législatif.
Le 23 mars 2020, par une loi dite ’d’urgence sanitaire pour faire face à l’épidémie de Covid 19’, le parlement français autorise le Premier Ministre à gouverner par décrets dans un champ très large de privation des libertés publiques pour une durée de deux mois, renouvelable par décret à l’initiative du même Premier Ministre.
Dans les deux cas les lois sont promulguées dans l’urgence dès le 24 mars, en Allemagne sous l’omniprésence bien réelle des SA, en France sous la psychose d’une contamination de l’éther.
En Allemagne les pleins pouvoirs sont désormais aux mains du chancelier du Reich, en France c’est la disparition immédiate de toutes les libertés publiques
En se suicidant les parlements se plongent dans une mort cérébrale et ils persistent à l’état végétatif dans le paysage politique. En Allemagne, comme en France aucun des corps parlementaires n’est officiellement enterré et faute d’avoir su faire rempart à la démocratie, ils subsistent comme marche-pied du totalitarisme. L’abrogation de la séparation des pouvoirs en fait de simples chambres d’enregistrement à l’électroencéphalogramme plat, privées de débat, de réflexion et d ’analyse. Pour la bonne forme, le parlement uni-partite allemand put se réunir 19 fois en séance plénière, la séance du parlement français, quant à elle, se voit diminuée , au prix d’une acrobatie constitutionnelle inédite, à la portion fantomatique d’un député par groupe. Qu’importe au demeurant puisque, en Allemagne comme en France, le parlement dit ’de salut public’ ou bien ’d’urgence sanitaire’ n’a d’autre vocation que de donner un cadre d’apparence solennelle à des décisions qui lui échappent en totalité.
Pour ce qui concerne les libertés individuelles, la comparaison des situations allemandes et françaises souligne en revanche quelques nuances. Dévolue au ’ salut public du peuple ’ l’Allemagne embrasse avec enthousiasme un large éventail de mesures liberticides et son guide s’autorise :les restrictions à la liberté des personnes, à la liberté d’expression, y compris la liberté de la presse, le droit de coalition et de réunion ; les atteintes au secret des communications postales, télégraphiques et téléphoniques, les mesures prises en vue de perquisitions et de confiscations ainsi que de restrictions de la propriété.
La France, à défaut de reconnaître les siens parmi les contaminés, les assigne tous indistinctement à résidence , doctrine qui a pour atout, non seulement de désigner comme suspect tout individu repéré dans l’espace public, mais aussi d’englober toutes les formes liberticides de la réglementation allemande en les résumant en une seule : Interdire aux personnes de sortir de leur domicile, sous réserve des déplacements strictement indispensables aux besoins familiaux ou de santé.
Pour rectifier le sentiment permissif que pouvait suggérer le sous réserve aux besoins familiaux, le gouvernement français a bien vite interdit l’accès aux maisons de retraite, et sanctionné par de lourdes amendes les dangereux contrevenants à l’herméticité du huis-clos propice à l’euthanasie par Rivotril, dont il a déclaré l’usage ’ exceptionnel et transitoire’ par décret , dès le 28 mars soit 5 jours à peine après le suicide parlementaire, alors que le régime allemand mit 6 ans pour produire un décret similaire.
De même, le sous réserve des besoins de santé pouvant prêter à confusion laissant croire que les médecins libéraux disposent encore du droit de prescription attaché à leur profession, un décret gouvernemental du 25 Mars leur interdit de prescrire à leurs patients le seul médicament apte à les sauver, la chloroquine, au motif qu’ils ne sont pas encore hospitalisés. Au plan strictement légal, seule une loi votée par le parlement, et non pas un décret, était de nature à valider une telle interdiction médicale gravissime. La saisine par les médecins du Conseil d’Etat en l’occurrence rétablira-t-elle ce droit élémentaire ? On peu en douter. Elle n’effacera pas de toutes façons la vindicte féroce du Conseil de l’Ordre des Médecins à l’encontre des contrevenants aux oukases du régime en place.
Il est vrai qu’aux régimes politiques d’exception s’attache une conception particulière du respect de la vie, maintes fois évoquée sous le Reich à propos des odieuses expérimentations humaines , mais qui ont trouvé sous la forme des essais modernes dits ’ randomisés ’ une édulcoration sémantique qui rend la chose d’autant plus acceptable par l’ordre ’déontologique’ des médecins ( bien que pratiquée à l’insu des hospitalisés cobayes) qu’Hippocrate n’était pas familier avec la langue de Shakespeare.
Sur le simple aspect quantitatif de la production accélérée d’ordonnances gouvernementales, échappant à tout regard parlementaire et à toute logique constitutionnelle, l’avantage reste aussi à la France qui en l’espace de deux semaines à partir du 23 Mars en a produit en abondance plus de 40, alors qu’il fallut 6 mois au Reich millénaire pour la même débauche d’énergie.
Les lois scélérates allemandes ou françaises ont pour point commun de tuer la Constitution réelle tout en conservant son apparence par des scrutins inutiles, qui n’accordent en réalité aucun pouvoir aux ’ élus ’. La loi française du 23 Mars 2020 est sans détour sur ce point :
le statut des candidats élus au premier tour dont l’entrée en fonction est différée ne leur confère ni les droits ni les obligations normalement attachées à leur mandat.
En Allemagne, les bulletins de vote des élections législatives de 1938 ne mentionnent plus le nom des ’ élus ’ qui sont désignés avant ’ l’élection ’ par le parti unique et soumis à sa loi sans que la Constitution démocratique de Weimar n’ait été abrogée.
Si l’apoptose des parlements démocratiques entraîne bien la mort de leur Constitution, ses membres institutionnels Etat, armée, justice, administration, forces de l’ordre nouveau supportent sans dommage la greffe sur un Etat totalitaire et ne souffrent d’aucun rejet immunologique. La nouvelle domination sur le peuple qui leur est concédée semble au contraire leur procurer une sorte de griserie répressive, comme l’armée allemande rendue à sa puissance à partir de 1933 ou la gendarmerie française transformée en force d’occupation à partir de 2020.
Les corps administratifs intermédiaires ne sont pas en reste pour manifester leur engouement pour le pouvoir arbitraire et les brimades qu’il autorise envers la population, sinon comment interpréter l’interdiction administrative de respirer dans la capitale à pleins poumons entre 10 H et 19 H, à moins de voir là une sorte de complicité passive du pouvoir avec le virus assassin des bronches.
Ainsi ont péri la République de Weimar et la cinquième République, non pas précipitées dans l’abîme par des forces étrangères ou ennemies, mais par le suicide des parlements à qui leur destin était confié.
Pierre Emile Jean Historien
Paris avril 2020

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Je viens d’écrire en titre de ce dossier, fait de la réunion de TROIS ARTICLES, très éclairants, de THIERRY MEYSSAN SUR LE CONFINEMENT GÉNÉRALISÉ ET LE CHARLATANISME MÉDICAL MONDIALISTE, repris du site RÉSEAU VOLTAIRE (voltairenet.org), « un nouveau scandale », car il est loin d’être le premier quand les préjugés idéologiques et politiques dominent « la Science » ou les pseudo-sciences. Dans un tout autre domaine (celui des dites « sciences humaines »), je pourrais évoquer à nouveau le charlatanisme rétrograde, destructeur et mortifère de la « théorie » d’un freudisme fumeux qui entoure le pseudo-concept scientifique de « mémoire traumatique » ou de « traumatisme mémoriel ». Ce « concept » dont a été la victime, au final, un autre « petit vieux », également mis bien à mal par les temps qui courent ; je veux parler bien évidemment de David Hamilton.
I
Escroquerie intellectuelle
Covid-19 : Neil Ferguson, le Lyssenko libéral
par Thierry Meyssan
Jadis les dirigeants politiques européens cédaient aux injonctions de leurs astrologues. Aujourd’hui, ils s’en référent identiquement aux statisticiens de l’Imperial College. Par le passé, ceux-ci leur ont fourni autant que de besoin des justificatifs de leur politique hospitalière libérale. Aujourd’hui, ils prédisent des millions de morts sans la moindre rigueur scientifique. Thierry Meyssan révèle comment ces charlatans ont pris le contrôle des politiques de l’Union européenne, du Royaume-Uni et de certains États fédérés des États-Unis.
Réseau Voltaire | Damas (Syrie) 
Le professeur Neil Ferguson, grand-prêtre de la gestion libérale des hôpitaux et inventeur du confinement généralisé contre le Covid-19.
Aux débuts de la Guerre froide, il était d’usage en Occident de se gausser de l’aveuglement des Soviétiques qui croyaient aux balivernes du professeur Trofim Lyssenko. Le Premier secrétaire du Parti, Joseph Staline, avait interdit l’enseignement de la génétique et utilisait Lyssenko pour justifier scientifiquement du marxisme, mais il n’en tirait aucune conséquence pratique. Aujourd’hui la même maladie mentale a atteint l’Occident. Le professeur Neil Ferguson assure que les statistiques peuvent prédire le comportement d’être vivants. C’est stupide, pourtant de nombreux hauts dirigeants politiques le croient. Malheureusement, à la différence des Soviétiques, ils en tirent des conséquences politiques qui ruinent leurs pays.
La création du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies
Depuis une vingtaine d’années, les dirigeants politiques occidentaux tentent d’utiliser les connaissances statistiques des épidémies pour déterminer les bonnes décisions à prendre en cas de danger. Suite à celle de SRAS en 2003, l’Union européenne s’est dotée en 2005 d’un Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDPC). Durant le second semestre 2008, celui-ci et la présidence tournante française organisèrent un colloque pour étudier l’opportunité de la fermeture des écoles pour lutter contre une épidémie de grippe et déterminer quand celle-ci devrait intervenir et quand elle devrait cesser. On ne parlait pas encore de confinement généralisé de toute la population.
La principale contribution fut celle du professeur Neil Ferguson et de Simon Cauchemez de l’Imperial College de Londres [1]. Elle comparaît les données statistiques des fermetures d’école à Hong Kong en 2003 et 2008, de celle occasionnée par la grève des professeurs en Israël en 2000, de l’impact des vacances par zones en France de 1984 à 2006, de la fermetures des écoles infectées par la grippe en France en 1957, et de celles de la grippe espagnole dans certaines villes US et en Australie en 1918. Et elle relevait les inégalités et les injustices liées aux fermetures d’école au Royaume-Uni et aux USA.
Dès ce moment-là, le problème était posé à l’envers. Les experts avaient observé que les fermetures d’école n’avaient pas d’incidence notable sur le nombre final de décès, mais uniquement sur la vitesse de propagation de la maladie. Ils avaient pour mission de prévoir une solution à la fermeture de lits d’hôpitaux qui n’étaient pas occupés au jour le jour. Les statistiques n’étaient plus au service de la santé des Européens, mais d’une idéologie, celle de la gestion libérale de l’État.
Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères qui organisa ce colloque, était celui qui, lorsqu’il était ministre de la Santé (1992-93, 1997-99, 2001-02) avait débuté la réorganisation du système hospitalier français non plus selon des critères médicaux, mais selon une logique de rentabilité. En une quinzaine d’années, la France a ainsi pu réaliser de substantielles économies en fermant 15 % de ses lits d’hôpitaux ; des économies dérisoires au regard du coût actuel du confinement.

- Le professeur Trofim Lyssenko prétendait, qu’en appliquant la dialectique marxiste aux sciences de la nature, avoir démontré que la science génétique petite-bourgeoise avait tort. Sur ce, il affirmait que de même que le Parti générait un Homme nouveau,il était possible de modifier la génétique des plantes selon l’organisation des champs. Ses âneries devinrent vérité officielle en URSS durant la période stalinienne. Science et Idéologie font toujours mauvais ménage.
Le charlatanisme du professeur Neil Ferguson
Le professeur Ferguson est toujours la référence européenne en matière de modélisation des épidémies.
Pourtant c’est lui qui, en 2001, avait convaincu le Premier ministre Tony Blair de faire abattre 6 millions de bovins pour stopper l’épidémie de fièvre aphteuse (une décision qui coûta 10 milliards de livres et qui est aujourd’hui considérée comme aberrante).
En 2002, il calcula que la maladie de la vache folle tuerait environ 50 000 britanniques et 150 000 de plus lorsque elle se transmettrait aux moutons. Il y en eu en réalité 177.
En 2005, il prédit que la grippe aviaire tuerait 65 000 Britanniques. Il y en eu au total 457.
Peu importe, il est devenu conseiller de la Banque mondiale et de nombreux gouvernements. C’est lui qui fit parvenir le 12 mars une note confidentielle au président français Emmanuel Macron annonçant un demi-million de morts en France. Affolé celui-ci prit la décision de confinement généralisée le soir même. C’est encore le professeur Ferguson qui annonçait publiquement, le 16 mars, que, si rien n’était fait, on compterait jusqu’à 550 000 morts au Royaume-Uni et jusqu’à 1,2 million aux États-Unis, contraignant le gouvernement britannique à revoir sa politique.
Simon Cauchemez, qui était en 2009 son bras droit, dirige aujourd’hui l’unité de modélisation de l’Institut Pasteur. Il est bien sûr membre du Comité scientifique de l’Élysée où il a proposé le confinement généralisé. Ce comité a été constitué par le directeur général de la Santé, le professeur Jérôme Salomon, fils spirituel et ancien conseiller technique de Bernard Kouchner.
La prise de pouvoir de l’équipe Ferguson est fondée sur une escroquerie intellectuelle. La « biologie mathématique » (sic) pourrait justifier la gestion libérale des services de santé.
Malheureusement si les statistiques permettent d’évaluer après coup les effets de telle ou telle mesure, elles ne peuvent pas prévoir le comportement d’un organisme vivant, d’un virus. Celui-ci cherche à se propager, surtout pas à tuer, ce qu’il provoque involontairement lorsque l’espèce dans laquelle il se niche n’a pas encore d’anticorps appropriés. Aucun virus n’éliminera d’espèce, y compris les humains, car s’il les tuait tous, il disparaîtrait avec eux.
Au demeurant, l’extrapolation de mesures concernant des grippes à l’épidémie de Covid-19 est une absurdité : la grippe touche de nombreux enfants, pas le Covid-19 qui ne tue en termes démographiques que des personnes âgées ou diabétiques ou encore hypertendues. Les enfants contaminés au Covid-19 n’ont qu’une très faible charge virale, on ignore même à ce jour s’ils sont contagieux.
Le professeur Ferguson a reconnu, le 22 mars, avoir effectué ses calculs sur l’épidémie de Covid-19 exclusivement avec une base de données vieille de 13 ans relative aux épidémies de grippe.
Au demeurant, force est de se constater la dérive de ce guru qui ne se contente plus de justifier des politiques libérales appliquées à la Santé publique, mais en vient à préconiser de priver de liberté des peuples entiers. Pour masquer la réalité de cette dérive, les partisans du professeur Fergusson détournent l’attention du public en lui proposant l’usage de masques chirurgicaux dont nous avons déjà expliqué qu’il ne sont d’aucune utilité face à l’épidémie [2]

- Les résultats du professeur Didier Raoult parlent pour lui. Aussi, une campagne de communication a été orchestrée contre lui par les disciples du professeur Neil Ferguson exactement comme les généticiens soviétiques furent persécutés par les soutiens de Lyssenko.
La polémique avec le professeur Didier Raoult
Ces explications éclairent d’un jour nouveau la polémique qui a opposé les disciples du professeur Neil Ferguson à ceux du professeur Didier Raoult [3]. Contrairement à ce que l’on a dit, il ne s’agit pas d’un problème de méthodologie, mais bien de finalité.
Neil Ferguson est un charlatan happé par son escroquerie, tandis que Didier Raoult est un médecin clinicien. Les adeptes du premier ont besoin de morts pour croire en leur religion, ceux du second soignent leurs malades.
Le problème que nous affrontons n’est pas un débat scientifique, mais une guerre d’erreurs répétées contre la démarche scientifique. Il est stupéfiant d’entendre des membres du Conseil scientifique de l’Élysée reprocher au professeur Raoult de ne pas mener d’études comparatives avec un groupe témoin. Faut-il qu’en période de crise un médecin responsable ne soigne pas certains de ses patients et les sacrifie délibérément ?
Thierry Meyssan
[1] « Closure of schools during an influenza pandemic », Cauchemez, Simon ; Ferguson, Neil M ; Wachtel, Claude ; Tegnell, Anders ; Saour, Guillaume ; Duncan, Ben ; Nicoll, Angus, The Lancet Infectious Diseases (August 2009), 9 (8) : 473–481. doi:10.1016/S1473-3099(09)70176-8.
[2] « Panique et absurdité politique face à la pandémie » , par Thierry Meyssan , Réseau Voltaire , 7 avril 2020.
[3] « Covid-19 : propagande et manipulation » , par Thierry Meyssan , Réseau Voltaire , 20 mars 2020.
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II
L’épidémie de Covid-19 a tué à ce jour plus de 200 000 personnes et plongé des milliards d’autres dans une peur panique. Une panique qui prive la plupart d’entre eux de tout sens critique et les pousse à prendre ou à approuver des décisions politiques stupides. Un groupe de personnalités, l’Aube rouge (Red Dawn), dont les correspondances ont été révélées par Kaiser Health News et le site du New York Times, est parvenu à imposer une idéologie apocalyptique : la Chine nous aurait déclaré la guerre et nous ne pourrions nous protéger qu’en confinant tous les civils.
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Le docteur Richard Hatchett. Il fut conseiller du président George W. Bush pour qui il imagina le confinement obligatoire de la population civile et dirige aujourd’hui le CEPI, groupe de coordination mondiale de l’investissement vaccinal créé par le Forum de Davos autour de la Fondation Gates. Il est le premier à avoir assimilé l’épidémie de Covid-19 à une « guerre » (sic).
Dans un précédent article [1], j’ai démontré comment des prévisions statistiques effrayantes sur le nombre de décès que le Covid-19 occasionnerait ont été élaborées par un charlatan, le professeur Neil Ferguson de l’Imperial College London, maintes fois contredit par les faits durant les deux dernières décennies.
J’ai également montré dans un autre article [2] que les mesures de confinement en Chine n’avaient pas de mobile médical, mais politique (la théorie du « mandat du ciel »). Il reste à expliquer d’où vient le confinement obligatoire de tous tel qu’il est pratiqué en Occident.
J’ai eu beau passer des semaines entières à consulter des ouvrages d’épidémiologie, nulle part je n’ai trouvé trace d’une telle mesure. Jamais dans l’Histoire une épidémie n’a été combattue de cette façon. Lorsqu’un coin du voile a été indirectement soulevé par des correspondances révélées par Kaiser Health News : cette mesure avait été planifiée par l’administration Bush en 2005-07.
L’assignation des militaires et des civils
En 2005, le département US de la Défense étudiait la manière de se préparer à des attaques bioterroristes contre des troupes US stationnées à l’étranger. Partant du principe néoconservateur que les terroristes sont des étrangers et qu’ils ne pourraient pas pénétrer dans des installations militaires US, le service de Santé se préoccupait de prévenir les attaques auxquelles des soldats pouvaient être confrontés durant leurs sorties. L’isolation des soldats malades dans des hôpitaux et l’assignation en caserne des bien portants était une option logique. Au demeurant, les bases militaires US sont de petites villes, conçues pour tenir des sièges. On peut y vivre enfermé durant des mois sans problème.
Cependant le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, avait l’intention de transformer la société de sorte que la distinction entre civils et militaire disparaîtrait. Chacun pourrait alors être réquisitionné pour la guerre totale contre la terreur. C’est ce qu’il avait expliqué dans une tribune publiée par le Washington Post [3].
Le docteur Carter Mecher du service de santé des anciens combattants (Department of Veterans Affairs) et le docteur Richard Hatchett de la Maison-Blanche (National Security Council) ont ainsi été chargés d’étendre cette règle militaire aux civils. Ils ne sont parvenus à l’imposer au Center for Disease Control and Prevention qu’en 2006, juste avant le départ de Rumfeld.
Elle a immédiatement soulevé une tempête de protestation aux États-Unis sous la conduite du professeur Donald Henderson, qui avait dirigé aussi bien l’école de santé publique de l’Université Johns Hopkins que le système US de réponse aux épidémies. Pour lui —et la totalité des médecins qui s’exprimèrent à l’époque— l’assignation de toute la population à domicile n’a aucun sens médical et viole les libertés fondamentales. Il s’agit ni plus, ni moins, que de la dérive totalitaire de l’administration qui avait fait adopter l’USA Patriot Act à l’occasion des attentats du 11-Septembre.
Ce n’est qu’en 2017 que tous les documents officiels US mentionnant cette mesure furent détruits par l’administration Trump. Richard Hatchett est devenu le directeur de la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) qui coordonne les investissements vaccinaux mondiaux.
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Un des e-mails de l’Aube rouge. Le docteur Lawler fait explicitement référence au plan élaboré pour le président Bush par les docteurs Mecher et Hatchett d’assignation à résidence forcée de la population civile.
« L’Aube rouge »
Chacun a suivi les contradictions des points de presse de la Maison-Blanche sur la réaction au Covid-19. Le docteur Anthony Fauci, éphémère caution scientifique de la Maison-Blanche, y a préconisé des mesures autoritaires de manière à juguler l’épidémie, tandis que apparemment inconscient le président Donald Trump s’opposait aux mesures de confinement au nom de la Liberté de tous.
De manière à prouver l’incompétence du président, les amis du docteur Fauci ont laissé fuiter une partie de leur correspondance [4]. Il apparaît qu’ils ont formé un groupe de discussion et d’action, l’Aube rouge (Red Dawn) [5].
Cette dénomination fait référence à une opération méconnue du secrétaire à la Défense Caspar Weinberger qui, en 1984, envoya une délégation dans toute l’Europe et en Amérique latine sollicitant l’aide des Alliés face à une invasion imminente des États-Unis. Le secrétaire d’État français aux Relations extérieures, Jean-Michel Baylet, m’a raconté cette grotesque tentative de manipulation : une kyrielle de généraux US étaient venu à Paris exposer le plus sérieusement du monde avec force diapositives que la première puissance du monde était menacée par deux petits États pauvres, Cuba et le Nicaragua. Dans la salle, les diplomates français, qui n’en croyaient pas leurs yeux d’être ainsi pris pour des imbéciles, se pinçaient les lèvres pour ne pas leur rire à la figure. Pour appuyer cette campagne, le Pentagone fit réaliser un film de propagande par Hollywood avec Patrick Swayze et Charlie Sheen. Ultérieurement, il reprit l’appellation « Aube rouge » pour désigner l’opération de capture du président iraquien Saddam Hussein, en 2003.
En choisissant de s’appeler « Aube rouge », les 37 personnalités impliquées affichent clairement leur anticommunisme viscéral. Il n’y a plus d’URSS, mais le Parti communiste dirige toujours la Chine d’où est partie l’épidémie. Ils affirment qu’il leur revient de reprendre le Pouvoir et de livrer la guerre.
Parmi les membres de ce groupe, on retrouve aussi bien les inévitables docteurs Anthony Fauci (directeur du National Institute of Allergy and Infectious Diseases) et Robert Redfield (directeur des Centers for Disease Control and Prevention) que les docteurs Carter Mecher (conseiller au Department of Veterans Affairs) et Richard Hatchett (directeur du CEPI) qui imposèrent les règles militaires du confinement aux civils durant l’administration Bush.
Les idées du docteur Richard Hatchett ont été reprises intégralement par le président français, Emmanuel Macron. Nous sommes en guerre et nous devons confiner à domicile tous les civils pour nous protéger. Elles l’ont également été par certains gouverneurs US, mais pas par le président Donald Trump.
La suite est connue. La panique a gagné les opinions publiques. Les dirigeants politiques craignant d’être accusés de n’avoir rien fait imitent ceux qui agissent. La règle militaire US adoptée par la France s’est propagée comme le virus qu’elle est censée combattre jusqu’à ce que l’économie mondiale s’interrompe. Un peu partout des problèmes alimentaires surgissent et, si rien n’est fait, des famines vont apparaître, y compris dans certains secteurs des pays riches.
Thierry Meyssan
[2] « Covid-19 : propagande et manipulation » , par Thierry Meyssan , Réseau Voltaire , 20 mars 2020.
[3] “A New Kind of War”, Donald Rumsfeld, The Washington Post, September 27, 2001.
[4] Document : ‘Red Dawn’ Emails (80 p., 24,8 Mo).
[5] “‘Red Dawn Breaking Bad’ : Officials Warned About Safety Gear Shortfall Early On, Emails Show”, Rachana Pradhan & Christina Jewett, Kaiser Health News, March 28, 2020 ; “The ‘Red Dawn’ Emails : 8 Key Exchanges on the Faltering Response to the Coronavirus”, Eric Lipton, The New York Times, April 11, 2020 ; “The Social Distancing Origin Story : It Starts in the Middle Ages”, Eric Lipton & Jennifer Steinhauser, The New York Times, April 23, 2020.
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III
Covid-19 : propagande et manipulation
par Thierry Meyssan
Revenant sur l’épidémie de Covid-19 et sur la manière dont les gouvernements y réagissent, Thierry Meyssan souligne que les décisions autoritaires de l’Italie et de la France n’ont aucune justification médicale. Elles contredisent les observations des meilleurs infectiologues et les instructions de l’Organisation mondiale de la Santé.
Réseau Voltaire | Damas (Syrie)

- Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, venu diriger les opérations à Wuhan et rétablir le « mandat céleste », le 27 janvier 2020.
Apparition de l’épidémie en Chine
Le 17 novembre 2019, le premier cas de personne infectée par le Covid-19 a été diagnostiqué dans la province de Hubei, en Chine. Au départ, les médecins ont tenté de communiquer sur la gravité de cette maladie, mais se sont heurtés aux autorités régionales. Ce n’est que lorsque le nombre de cas s’est multiplié et que la population en a vu la gravité que le gouvernement central est intervenu.
Cette épidémie n’a pas d’importance statistique significative. Elle tue très peu, même si ceux qu’elle tue passent par une terrible détresse respiratoire.
Depuis l’Antiquité, dans la culture chinoise, le Ciel donne un mandat à l’Empereur pour gouverner ses sujets [1]. Lorsqu’il le retire, une catastrophe s’abat sur le pays : épidémie, tremblement de terre, etc. Bien que nous soyons à l’époque moderne, le président XI s’est senti menacé par l’incurie du gouvernement régional de Hubei. Le Conseil d’État a donc pris les choses en main. Il a contraint la population de la capitale du Hubei, Wuhan, à rester confinée chez elle. Il a construit en quelques jours des hôpitaux ; a envoyé des équipes dans chaque maison prendre la température de chaque habitant ; a emmené toutes les personnes possiblement infectées à se faire tester dans des hôpitaux ; a traité les personnes infectées au phosphate de chloroquine et a renvoyé les autres chez elles ; et enfin a soigné les personnes gravement malades en réanimation avec de l’interféron Alfa 2B recombiné (IFNrec). Cette vaste opération n’avait aucune nécessité de Santé publique, sinon de prouver que le Parti communiste bénéficie toujours du mandat céleste.

- Lors d’une conférence de presse sur le Covid-19, le ministre adjoint iranien à la Santé, Iraj Harirchi (à gauche), apparaît contaminé.
Propagation en Iran
L’épidémie se propage de Chine en Iran à la mi-février 2020. Ces deux pays sont très liés depuis l’antiquité. Ils partagent de nombreux éléments culturels communs. Cependant, la population iranienne est la plus fragile sur le plan pulmonaire au monde. La quasi totalité des hommes de plus de soixante ans souffre de séquelles des gaz de combat US utilisés par l’armée iraquienne durant la première guerre du Golfe (1980-88), comme les Allemands et les Français après la Première Guerre mondiale. Tout voyageur qui s’est rendu en Iran a été frappé par le nombre de malades graves des poumons. Lorsque la pollution de l’air s’accroît à Téhéran au-dessus de ce qu’ils peuvent supporter, on ferme les écoles et les administrations et la moitié des familles partent à la campagne avec leurs grands-parents. Cela arrive plusieurs fois par an depuis trente-cinq ans et paraît normal. Le gouvernement et le Parlement sont presque exclusivement composés d’anciens combattants de la guerre Iraq-Iran, c’est-à-dire de personnes extrêmement fragiles au regard du Covid-19. Aussi lorsque ces groupes ont été infectés, de nombreuses personnalités ont développé la maladie.
Compte-tenu des sanctions US, aucune banque occidentale ne couvre les transports de médicaments. L’Iran s’est trouvé incapable de traiter les personnes infectées et de soigner les personnes malades jusqu’à ce que les Émirats arabes unis brisent l’embargo et lui envoient deux avions de matériel médical. Des personnes qui ne souffriraient pas dans d’autre pays décèdent dès les premières toux compte tenu des blessures de leurs poumons. Comme à l’habitude, le gouvernement a fermé les écoles. En outre, il a déprogrammé plusieurs événements culturels et sportifs, mais n’a pas interdit les pèlerinages. Certaines régions ont fermé les hôtels pour éviter les déplacements de malades ne trouvant plus d’hôpitaux disponibles à proximité de chez eux.

- CNN augmente son audience grâce au « Diamond Princess »
Quarantaine au Japon
Le 4 février 2020, un passager du navire de croisière US Diamond Princess a été diagnostiqué malade du Covid-19 et dix passagers contaminés. Le ministre japonais de la Santé, Katsunobu Kato, a imposé alors une quarantaine de deux semaines au bateau à Yokohama afin d’éviter la contagion de son pays. En définitive sur 3 711 personnes à bord, dont l’immense majorité a plus de 70 ans, il y aura 7 morts.
Le Diamond Princess est un bateau israélo-états-unien, propriété de Micky Arison, frère de Shari Arison, la femme la plus riche d’Israël. Les Arison transforment cet incident en opération de relations publiques. L’administration Trump et plusieurs autres pays font évacuer par avion leurs ressortissants afin qu’ils puissent faire leur quarantaine chez eux. La presse internationale consacre ses gros titres à ce fait divers. Faisant référence à l’épidémie de grippe espagnole des années 1918-1919, elle assure que l’épidémie pourrait se répandre dans le monde entier et potentiellement menacer d’extinction l’espèce humaine [2]. Cette hypothèse apocalyptique, ne reposant sur aucun fait, va pourtant devenir parole d’Évangile.
On se souvient qu’en 1898, William Hearst et Joseph Pulitzer, pour augmenter les ventes de leurs quotidiens publièrent de fausses informations afin de provoquer délibérément une guerre entre les États-Unis et la colonie espagnole de Cuba. Ce fut le début du « yellow journalism » [journalisme jaune] (publier n’importe quoi pour faire de l’argent). On dit aujourd’hui « fake news » [nouvelles insidieuses].
On ne sait pas pour le moment si des magnats ont volontairement semé la panique à propos du Covid-19 faisant passer cette vulgaire épidémie pour la « fin du monde ». Toujours est-il, qu’une déformation succédant à une autre, des gouvernements s’en sont mêlés. Bien sûr, il ne s’agit plus ici de vendre des écrans publicitaires en faisant peur, mais de dominer des populations en exploitant cette peur.

- Pour le directeur de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, la Chine et la Corée du Sud ont donné l’exemple en généralisant les tests de dépistage ; une manière de dire que les méthodes italiennes et françaises sont des absurdités médicales.
Intervention de l’OMS
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui avait suivi toute l’opération, a constaté la diffusion de la maladie hors de Chine. Les 11 et 12 février, elle organise à Genève un forum mondial sur la recherche et l’innovation consacré à cette épidémie. À cette occasion, son directeur général le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus a appellé dans des termes extrêmement mesurés à une collaboration mondiale [3].
Dans tous ses messages, l’OMS a souligné :
le faible impact démographique de l’épidémie ;
l’inutilité des fermetures de frontières ;
l’inefficacité du port de gants, de celui de masques (sauf pour les personnels soignants) et de certaines « mesures barrières » (par exemple, la distance d’un mètre n’a de sens que face à des personnes infectées, mais n’en a pas avec des personnes saines) ;
la nécessité d’élever le niveau d’hygiène, notamment en se lavant les mains, en désinfectant l’eau et en augmentant la ventilation des espaces clos. Enfin, utiliser des mouchoirs jetables ou, à défaut, éternuer dans le coude.
Cependant, l’OMS n’est pas une organisation médicale, mais une agence des Nations-Unies traitant des questions de santé. Ses fonctionnaires, même s’ils sont médecins, sont aussi et avant tout des politiques. Elle ne peut donc pas dénoncer les abus de certains États.
En outre, depuis la polémique sur l’épidémie de H1N1, l’OMS doit justifier publiquement toutes ses préconisations. Elle avait été accusée en 2009 de s’être laissée entraîner par les intérêts de grandes firmes pharmaceutiques et d’avoir hâtivement sonné l’alerte de manière disproportionnée [4]. Elle n’a employé cette fois-ci le mot « pandémie » qu’en derniers recours, le 12 mars, soit au bout de quatre mois.

- Lors du sommet franco-italien de Naples, le 27 février, le président français et celui du Conseil italien, Emmanuel Macron et Giuseppe Conte, annoncent qu’ils réagiront ensemble à la pandémie.
Instrumentation en Italie et en France
En matière de propagande moderne, on ne doit pas se limiter à la publication de fausses nouvelles comme le fit le Royaume-Uni pour convaincre son peuple d’entrer dans la Première Guerre mondiale, on doit l’embrigader comme le fit l’Allemagne pour convaincre le sien de livrer la Seconde Guerre mondiale. La recette est toujours la même : exercer des pressions psychologiques pour amener les sujets à pratiquer volontairement des actes qu’ils savent inutiles, mais qui les engageront dans la voie du mensonge [5]. Par exemple, en 2001, tout le monde savait que les personnes accusées d’avoir détourné des avions le 11-Septembre ne figuraient pas sur les listes des passagers embarqués. Pourtant, sous le choc, la plupart ont accepté sans broncher les accusations ineptes formulées par le directeur du FBI, Robert Muller, contre « 19 pirates de l’air ». Ou encore, chacun sait que l’Iraq du président Hussein n’avait comme lanceurs que de vieux Scud soviétiques n’excédant pas 700 kilomètres de portée, mais de nombreux États-uniens calfeutrèrent les fenêtres et la porte de leur maison pour se protéger des gaz mortels avec lesquels le méchant dictateur allait attaquer l’Amérique. Cette fois, à propos du Covid-19, c’est le confinement volontaire à domicile qui contraint celui qui l’accepte à se convaincre lui-même de la véracité de la menace.
Rappelons que jamais dans l’Histoire on n’a eu recours au confinement d’une population saine pour lutter contre une maladie. Et rappelons surtout que cette épidémie n’aura pas de conséquence significative en termes de mortalité.
En Italie, il s’est d’abord agi d’isoler les régions contaminées selon le principe de la quarantaine, puis d’isoler tous les citoyens les uns des autres, ce qui ressort d’une autre logique.
Selon le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, et le président français, Emmanuel Macron, le confinement de toute la population à domicile ne vise pas à vaincre l’épidémie, mais à l’étaler dans le temps afin que les malades n’arrivent pas au même moment dans les hôpitaux et les saturent. Autrement dit, ce n’est pas une mesure médicale, mais exclusivement administrative. Elle ne diminuera pas le nombre de personnes infectées, mais le reportera dans le temps.
Pour convaincre les Italiens et les Français du bien-fondé de leur décision, les présidents Conte et Macron ont d’abord excipé du soutien de comités d’experts scientifiques. Certes, ces comités n’avaient pas d’objection à ce que les gens restent chez eux, mais ils n’en avaient pas non plus à ce qu’ils vaquent à leurs occupations. Puis les présidents Conte et Macron ont rendu obligatoire un formulaire officiel pour pouvoir se promener. Ce document à en-tête des ministères de l’Intérieur respectifs est rédigé sur l’honneur et ne fait l’objet d’aucune vérification, ni sanction.
Les deux gouvernements affolent leur population en distribuant des consignes inutiles désavouées par les médecins infectiologues : ils incitent à porter des gants et des masques en toutes circonstances et à se tenir à au moins un mètre de tout autre être humain.
Vidéo du 25 février 2020 censurée par le ministère français de la Santé
Le « quotidien de référence » français (sic) Le Monde, Facebook France et le ministère français de la Santé ont entrepris de censurer une vidéo du professeur Didier Raoult, un des infectiologues les plus réputés au niveau mondial, parce qu’en annonçant l’existence d’un médicament éprouvé en Chine contre le Covid-19, il mettait en évidence l’absence de fondement médical des mesures prises par le président Macron [6].
Exposé du professeur Didier Raoult à l’Assemblée générale des Hôpitaux universitaires de Marseille, le 16 mars 2020.
Il est trop tôt pour dire quel but réel les gouvernements Conte et Macron poursuivent. La seule chose qui est sûre, c’est qu’il ne s’agit pas de combattre le Covid-19.
Thierry Meyssan
[1] The Mandate of Heaven and The Great Ming Code, Jiang Yonglin, University of Washington Press (2011).
[2] Human Extinction and the Pandemic Imaginary, Christos Lynteris, Routledge (2020).
[3] « Nouveau coronavirus : solidarité, collaboration et mesures d’urgence au niveau mondial s’imposent », Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Organisation mondiale de la Santé, 11 février 2020.
[4] Pandemics, Science and Policy. H1N1 and the World Health Organization, Sudeepa Abeysinghe, Plagrave Macmillan (2015).
[5] « Les techniques de la propagande militaire moderne », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 mai 2016.
[6] « « La chloroquine guérit le Covid-19 » : Didier Raoult, l’infectiologue qui aurait le remède au coronavirus », Étienne Campion, Marianne, 19 mars 2020.
I
Phénomène étrange : la grippe saisonnière (10 000 morts par an) n’a presque pas tué cette année…
Article de E&R du vendredi 24 avril 2020
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Une question brûle les lèvres : combien de morts de la grippe saisonnière ont été attribués à tort (ou à dessein) au Covid-19 ?
« D’après les données de Santé publique France, depuis le 4 novembre 2019, 744 cas grave de grippe saisonnière ont été signalés et admis en réanimation, dont 47 cette semaine. L’âge moyen de ces patients et de 52 ans. Par ailleurs, 72 personnes sont décédés : dix enfants de moins de 15 ans, trente âgées de 15 à 64 ans et trente-deux avaient plus de 65 ans. » (La Voix du Nord)
Au 24 avril 2020 à 17h28, la France comptait officiellement 21 856 morts du Covid-19, et le 7 mars, date de l’article de La Voix du Nord, 72 de la grippe saisonnière.

- On remarque sur ce schéma qu’au 7 mars 2020 (date des 72 morts de la grippe saisonnière selon Santé publique France) le Covid-19 enchaîne parfaitement sur la grippe saisonnière… 1
Sachant qu’en moyenne la grippe saisonnière emporte entre 13 000 et 14 000 personnes par an, mettons 10 000, on peut donc considérer, statistiquement parlant, que 7 000 décès peuvent être imputés au Covid-19, 7 000 décès desquels on peut ôter des personnes qui sont mortes en hôpital ou en Ehpad et qui n’ont pas été testées ou qui ont été abusivement déclarées mortes du Covid-19.
« Mais que vaut ce chiffre, alors que l’on entend parfois dire que la grippe saisonnière tue 10 000 personnes en France chaque année ? En réalité, ce dernier chiffre est une moyenne estimée du nombre de décès liés à la grippe prenant en compte les complications provoquées par la grippe. »
Si les chiffres de Santé publique France sont justes, alors quelque chose cloche. Ou alors le Covid-19 a tout simplement remplacé la grippe saisonnière. Mais dans ce cas, pourquoi de telles mesures d’exception, jamais vues auparavant ? Le confinement de plus de 60 millions de Français, la mise au chômage de 8 millions de travailleurs, et une démocratie qui vire au régime quasi-totalitaire ?
La Voix du Nord donne des explications à ce sujet. Mais tout semble très nébuleux. On ne sait plus si on parle de la grippe normale ou du Covid :
« “Chez les personnes âgées touchées par la grippe, l’essentiel des décès survient avec retard par rapport à l’infection grippale, soit parce que des bactéries profitent de la faiblesse du patient pour le sur-infecter, soit à la suite des décompensations liées à un état général précaire. Dans ce cas, la grippe n’est souvent pas mentionnée sur le certificat de décès”, expliquait au Figaro en 2017 Daniel Lévy-Bruh, responsable de l’unité infections respiratoires et vaccination à Santé Publique France. »
Nous sommes donc allés voir sur le site de Santé publique France, et là, nous avons reçu un petit choc :

« La grippe saisonnière se manifeste généralement par un début brutal avec une forte fièvre, une fatigue intense, des courbatures et des maux de tête. La plupart des personnes atteintes guérissent en une à deux semaines sans traitement médical. Il s’agit alors d’une grippe « simple ».
Cependant, la grippe peut entraîner des complications graves chez les sujets à risque (personnes âgées ou sujets fragilisés par une maladie chronique, femmes enceintes ou encore nourrissons prématurés). La mortalité 2 liée à la grippe saisonnière concerne essentiellement les sujets âgés.
Ces complications sont dues aux virus eux-mêmes, mais également aux surinfections bactériennes (pneumonie) qu’ils peuvent engendrer ou à la décompensation d’une pathologie chronique sous-jacente (diabète, asthme, maladie cardiaque, insuffisance rénale, etc.). » (Santé publique France)
On dirait exactement les symptômes du Covid-19 ! Ainsi que les proportions des morts par Covid-19 ! Soit 5 à 6 % de la population touchée, 10 000 décès environ, et une écrasante majorité des décès qui surviennent chez les personnes de plus de 65 ans ! C’est à s’y méprendre ! Mais alors, le Covid-19 serait-il « notre » grippe saisonnière, si l’autre a subitement disparu ? L’aurait-il remplacée ou l’aurait-on remplacée, et si oui, pourquoi ?
Dernière chose : poser des questions, est-ce du complotisme ?
***
II – Notes de moi (J.-P.F.)
1 – « En France métropolitaine, l’épidémie survient chaque année, généralement entre les mois de novembre et avril, avec un démarrage le plus souvent fin décembre – début janvier. Elle dure en moyenne 10 à 11 semaines. Sur la base des données historiques des épidémies grippales depuis 1984, le réseau Sentinelles estime, qu’entre 788 000 et 4,6 millions de personnes consultent pour syndrome grippal lors des épidémies de grippe. Entre 25 % et 50 % de ces consultations concernent des enfants de moins de 15 ans.» (source Santé publique France).
En 2018-2019, je résume ici les conclusions du document Surveillance de la grippe en France, saison 2018-2019, publié le 21 octobre 2019 sur le site de Santé publique France : – L’épidémie de grippe a duré seulement huit semaines, de début janvier à fin février ; – il s’agissait essentiellement d’une attaque de virus de type A (propres à diverses espèces animales et à l’homme) qui sont les plus fréquents et les plus virulents ; avec quasi absence de virus de type B (propre à l’homme et aussi… au phoque) et C (rare, propre à l’homme mais aussi aux porcs, à différencier de la grippe D, la grippe proprement porcine et bovine) ; – L’épidémie a été d’intensité moyenne en médecine ambulatoire, mais elle a connu un nombre élevé d’hospitalisation après passage par les urgences : plus de 10 700 cas, dont plus de 1 800 en ranimation ; avec 8 100 décès. Ces chiffres malheureusement tronquées ne permettent pas d’établir un taux de létalité. Citons encore le site Santé publique France :
« Les virus A et B sont à l’origine des épidémies saisonnières chez l’Homme mais seuls les virus de type A ont été responsables de pandémies à ce jour. Les virus grippaux se caractérisent par leur variabilité génétique importante, avec apparition plus ou moins fréquente selon les virus de mutations. Cette évolution génétique s’effectue : – soit par glissement (« drift ») lors des épidémies saisonnières, qui peut se traduire par une baisse de l’efficacité vaccinale au cours d’une saison ; – soit par cassure (« shift »). Ce dernier phénomène ne concernerait que les virus de type A. Il est responsable de l’apparition de nouveaux virus face auxquels la population n’est pas forcément protégée et qui peuvent être à l’origine d’une pandémie grippale. »
Donc pas de pandémie de type B, ni C, du moins pour l’instant. Variabilité génétique importante des virus. Mutations courant même de l’épidémie (dans le cas du Covid-19, elles étaient déjà de quelques dizaines il y a plusieurs semaines). Par glissement, le virus conserve des éléments d’origine, par cassure, apparition d’un nouveau virus. Donc risque de pandémie.
2 – En démographie, il y a trois termes à ne pas confondre : – le taux de mortalité qui est le pourcentage de décès au sein d’une population sur un territoire, une période et pour une infection donnée ; – le taux de morbidité qui est le pourcentage de malades (mono ou poly-infectés) sur un territoire, une période et pour une infection donnée ; – enfin le taux de létalité qui est le nombre de décès parmi une population malade.
Comme je l’ai précédemment rappelé non seulement les statistiques de l’épidémie, comme toutes les statistiques de ce type, peuvent être sujet à caution pour diverses raisons volontaires ou involontaires (le dernier exemple en date : il apparaîtrait maintenant officiellement que les premiers cas, alors non recensés, de morts causées par le Covid-19 aux États-Unis, remonteraient au mois de janvier ; je renvoie également à un précédent article évoquant l’hypothèse d’une origine américaine de ce virus remontant à la seconde moitié de l’année 2019).
Si l’on connaît, ou connaîtra au final, plus ou moins bien le taux de mortalité du Covid-19 il n’en sera pas de même pour le taux de létalité qui est le taux le plus important. Puisqu’il définit le rapport en pourcents entre le nombre de personnes décédées au sein de la population non pas totale mais uniquement reconnue (médicalement) comme infectée. Et on le saura d’autant moins que le confinement a faussé (si l’on peut employer ce mot ici) la contamination ; l’absence voulue de tests à grande échelle (je n’appelle pas un test le recours à un thermomètre) a eu, a encore deux conséquences :
a) – l’une assez tordue : si une grande proportion de la population, ou au moins une proportion conséquente avait été « testée » comme c’est le cas en Allemagne, et non confinée (sauf en cas de contamination ou de personnes à risques), on serait capable d’établir une statistique sérieuse concernant le taux d’immunisation naturelle (auto-immunisation) ; mais ce n’est sans doute pas le but de ceux qui veulent à tout prix nous refourguer leur ou leurs vaccins (c’est eux-mêmes qui le disent) à « l’efficacité variable selon les virus ».
b) – l’autre guère mieux : alors qu’il a été dit et répété par les scientifiques les plus sérieux (mais malheureusement pas tous bien en cour) que pour être efficace, les traitements plus ou moins empiriques (par analogie avec d’autres infections, et dans l’urgence absolue) nécessitait d’intervenir le plus vite possible alors que la propagande gouvernementale nous assène, si l’on est grippé de laisser faire le temps et la nature et de nous rendre aux urgences lorsque l’on étouffe et manque d’oxygène, soit trop tard pour un très grand nombre de personnes.
Et actuellement les chiffres parlent d’eux-mêmes.
Les z-autorités sans rien savoir, en affirmations de robots au tout début ont évoqué un taux de mortalité de 15% ; il y a un peu plus d’un mois on était passé à un taux compris entre 3 et 5%, puis, il y a moins de quinze jours à un taux d’environ 2 %.
Tandis qu’il y a une semaine (le 20 mars) l’Institut Pasteur, organisme fort peu suspect de déroger à la doxa officielle et peu porté à la rébellion, nous a déjà asséné la conclusion suivante, dans une étude estampillée Institut Pasteur et CNRS, en collaboration avec l’Inserm et Santé Publique France : « Le taux de mortalité chez les personnes infectées est de l’ordre de 0,5% » (Soit le taux de mortalité observé lors des grippes saisonnières les plus virulentes comme en 2015 ou 2017… On y apprend également, mais ceci est dû au confinement plus ou moins général, et fausse grandement les données sur l’état réel de la population, que, à cette date (20 mars), « moins de 6% de la population française aurait été infectée par le coronavirus ») ; des chiffres sortent peu à peu sur le taux de létalité des personnes qui entrent en réanimation :
– le 17 avril, le directeur général de la santé Jérôme Salomon a avancé le chiffre d’environ 10% de décès du Covid-19 en services de réanimation en France ; il y a un ou deux jours, le REVA, Réseau européen de recherche en ventilation artificielle, organisme qui a suivi pendant 28 jours environ 1 000 patients entrés en réanimation avant le 28 mars, a estimé que le vrai taux de mortalité en réanimation du Covid-19 en France se situe entre 30% et 40% ; hier soir (27 mars) la télévision d’État annonçait un taux de 50 % ! Si la tendance se confirme, ces chiffres seraient beaucoup plus élevés que les taux de décès de la grippe H1N1 (pandémie de 2009) pour les cas les plus graves (environ 25%). Notons qu’en 2018/2019, « la létalité observée parmi les cas graves admis en réanimation ont été de 19%, comparable à celle des saisons précédentes (entre 16% et 22%) » (source Santé publique France).
Quelques mots maintenant sur ce qu’il en serait du taux de létalité des personnes testées et soignées précocement par (appelons-le) « le protocole Raoult » ou par d’autres protocoles dit empiriques similaires (rappelant que la médecine est un métier fait tout autant de raison, d’intelligence et d’expérience acquise, autrement dit un art, que de science étroite et encore moins de scientisme borné). Ceci selon plusieurs études dont certaines déjà anciennes qui remontent au début de « l’affaire Raoult ».
Ce taux de létalité serait du même ordre que le taux de mortalité. Ce qui confirme la valeur du traitement préconisé (ce qui n’empêche pas qu’il pourrait être perfectionné). La méthode ou des méthodes similaires de traitement sont appliquées par exemple en Chine, aux États-Unis, en Russie, et bien des pays d’Afrique bien content que le traitement soit peu cher et bien connu (du moins pour l’anti-paludique).
Hier (27 mars) encore les chefs de services de maladies infectieuses d’un hôpital à Blida (épicentre de l’épidémie en Algérie) et d’un autre à Alger ont affirmé que le protocole à base d’hydroxychloroquine combinée à l’azithromycine donnait un résultat positif «quasi total». La « solution » qui a consisté à abandonner les pensionnaires et les personnels des EHPAD sans traitement préventif (dit « empirique » mais seul connu à cette heure encore) autre qu’un vaccin (qui rappelons-le, retardera toujours d’au moins une épidémie et en étant plus ou moins efficace) et à entraver totalitairement et oligarchiquement l’activité médicale raisonnée, logique, réfléchie et désintéressée (au moindre coût financier) est proprement criminel.
Au total, on peut retenir trois choses :
– et d’une, le Covid-19 ne serait pas plus mortifère que les autres virus des grippes courantes ;
– et de deux, ce n’est pas le virus qui tue, mais l’invasion microbienne pulmonaire qui peut suivre, aux conséquences très mortifères, si l’on tarde trop à soigner le virus proprement dit ;
– et de trois, il a été constaté que les respirateurs ne sont sans doute pas adaptés à aider le malade, car il apparaîtrait (on le sait déjà depuis un certain temps) que les complications pulmonaires sont dues non pas directement à un problème d’oxygénation des poumons, mais d’oxygénation du sang lui-même, ou plus précisément de désoxygénation du sang. Ce qui doit être traité d’une toute autre manière.
Ultime remarque, pendant ce temps on peut entendre sur nos media totalement vérolés par le mondialisme et les gangs pharmaceutiques des individus proposer des traitements coûteux. Hier même (27 mars), alors que les médecins algériens vantaient les mérites du traitement à la chloroquine, un certain Professeur Steg proposait sur… BFM-TV (comme de juste) une potion magique à une seule injection, qui à ses dires « empêcherait les cas graves d’aller en réanimation ». Non sans cynisme, il ajoutait que l’hôpital et la réanimation en particulier coûte cher. En fait, il ne propose rien de plus et rien de mieux que le protocole Raoult qui évite, et c’est justement le but, de recourir à la réanimation. Le produit dont il faisait la publicité (un certain Tocilizumab) ne nécessitait qu’une seule injection, au prix modique de 880 euros. Quand à la chloroquine, archi-banal et des plus courants (à laquelle il faut ajouter l’azithromicine, un antibiotique), commercialisée sous le nom de Plaquenil, coûterait moins de cinq euros !
III
DU SITE DE L’UPR, du 23 avril 2020
L’Union populaire républicaine (UPR) publie ce soir un long dossier réalisé par François Asselineau sur les recherches scientifiques de pointe qui ont établi l’efficacité in vitro de la chloroquine pour contrer le 1er coronavirus, SRAS-CoV, au stade précoce.
Ces études sont à la disposition gratuite du monde entier sur Internet depuis plus de 15 ans.
Dans ce dossier, François Asselineau met en exergue :
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une première étude, conduite par 6 chercheurs de l’Université de Pennsylvanie, qui découvre que la chloroquine nuit à la réplication du coronavirus SRAS-CoV. Elle est publiée en ligne le 9 mars 2004.
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une deuxième étude, conduite par 5 chercheurs de l’université de Louvain (Belgique) qui conclut de façon formelle à l’efficacité in vitro de la chloroquine contre le SRAS-CoV. Elle est publiée en ligne le 28 août 2004.
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une troisième étude, conduite par des chercheurs américains et canadiens, qui conclut formellement à son tour à l’efficacité de la chloroquine en administration précoce contre le SRAS-CoV. Elle est publiée en ligne le 28 août 2005.
Ce dossier révèle donc :
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qu’une première étude a pressenti l’intérêt de la chloroquine pour lutter contre ce nouveau virus en mars 2004,
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qu’une deuxième étude bien plus ciblée a confirmé l’efficacité de ce traitement en août 2004,
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et qu’une troisième étude a définitivement recommandé l’usage de la chloroquine à titre prophylactique et thérapeutique en août 2005.
Surtout, ce dossier fait le lien avec l’épidémie que nous vivons, en faisant apparaître :
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que le premier et le deuxième coronavirus, SRAS-CoV et SRAS-CoV2, sont voisins au point de partager 80% de similitudes sur le plan génétique
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et que c’est probablement cette proche parenté qui a incité en février 2020 les chercheurs chinois de l’université de Qingdao, pressés par le temps et les autorités de Pékin, à s’appuyer sur les recherches scientifiques vieilles de 15 ans sur le 1er coronavirus, citées plus haut, et à donc orienter rapidement leurs recherches vers l’hydroxychloroquine pour trouver un traitement contre le nouveau coronavirus. Ils ont ainsi procédé à 15 essais cliniques à la chloroquine, in vivo sur 100 patients, traités dans plus de 10 hôpitaux, en 5 semaines seulement.
Dans le contexte actuel en France, la polémique sur le Pr Raoult a malheureusement rendu passionnel et irrationnel le débat sur le traitement du nouveau coronavirus, le SRAS-CoV2. Il est regrettable que ni le Pr Raoult, ni les membres du Conseil scientifique, ni d’autres autorités médicales, ni des journalistes n’aient réalisé l’exposé public des études médicales de 2004 et de 2005 sur le traitement du SRAS-CoV auquel le dossier publié ce soir procède.
Ces références scientifiques incontestables auraient permis de clore cette polémique irrationnelle et d’envisager plus rapidement la mise en œuvre d’essais thérapeutiques, comme en Chine, mais aussi de traitements prophylactiques, avant toute infection.
Car, si l’on comprend bien les études réalisées en 2004 et 2005 qui insistent sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine avant l’infection, il aurait peut-être pu être envisagé un traitement prophylactique de toutes les personnes les plus exposées au SRAS-CoV2.
C’eût été un débat intéressant que d’examiner si l’on ne devait pas administrer une très faible dose minimale quotidienne d’hydroxychloroquine aux membres du personnel médical, des forces de l’ordre, des pompiers, aux agents de caisses des magasins, et plus généralement à toutes les personnes ayant un métier qui les met constamment en contact avec le public, comme on le prescrit sans aucun état d’âme à toute personne partant en zone impaludée.
Cela aurait peut-être permis de sauver bien des vies et de protéger les personnes qui, sur leur lieu de travail, continuent à assurer leurs missions de service public ou à servir leurs clients.
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Dossier à voir sur le site de l’UPR du 22 avril 2020
ENQUÊTE EXCLUSIVE = L’efficacité in vitro de la chloroquine contre le coronavirus SRAS-CoV au stade précoce est établie par 3 études scientifiques de très haut niveau, à la disposition gratuite du monde entier par Internet depuis plus de 15 ans.
« Les experts utilisent l’expression de stratégie de suppression, ainsi qu’on appelle épidémiologiquement, et demandent l’autorisation d’étudier ce modèle pour pouvoir le reproduire dans d’autres pays » a déclaré la vice-présidente de la République, Delcy Rodriguez, au terme d’une réunion du groupe de travail permanent avec les experts onusiens, au palais présidentiel (photo).




















