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Scholz créera-t-il le Quatrième Reich ? par Guevorg Mirzayan

Du courrier des Stratèges

Cet article daté du 12.12.2022  est initialement paru sur  vz.ru.

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L’Allemagne se débarrasse des dernières entraves morales et éthiques qui lui ont été imposées après la Seconde Guerre mondiale. Elle passe du statut d’Etat « éternellement pénitent » à ce qu’elle fut pendant 75 ans (de la création du IIe Reich à la chute du IIIe) : l’une des principales forces militaro-politiques en Europe. Et c’est bien dans cette direction qu’elle veut aller.

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Le chancelier [social-démocrate] allemand Olaf Scholz a clairement formulé et argumenté cette idée dans son récent article, publié dans les pages du magazine faisant autorité, Foreign Affairs.  Habituellement, ce genre de prises de position de dirigeants occidentaux dans des publications occidentales est bercé d’idéologie et de pensées manichéennes : pour résumer, « tous les bons contre tous les mauvais ». Cependant, le texte de Scholz fait exception : il est assez simple et direct. Ainsi, le chancelier commence par dire que dans un monde où la « Zeitenwende » (c’est-à-dire le tournant historique) a lieu et où « différents pays et modèles de gouvernement se disputent le pouvoir et l’influence », l’Allemagne est le bastion le plus important de l’ordre et du droit international ! Dès lors, « les Allemands entendent devenir les garants de la sécurité européenne : c’est ce que nos alliés attendent de nous » », écrit Scholz. Il poursuit ainsi : nous sommes « Les bâtisseurs de ponts (c’est-à-dire ceux qui cherchent et trouvent des compromis, rassemblent les participants – ndlr) au sein de l’Union européenne et plaident pour des solutions multilatérales aux problèmes mondiaux ». Et il conclut que « c’est la seule option pour l’Allemagne de surmonter avec succès les failles géopolitiques de notre époque ».

L’Allemagne face à la « terrible menace » qui émane de la Russie

Il y a beaucoup de parties sémantiques importantes dans le texte. Il y a aussi une partie consacrée à la « terrible menace » émanant de la Russie. « Lorsque Poutine a ordonné l’offensive, il a détruit l’architecture européenne et internationale du monde, qui a mis des décennies à se construire », écrit Scholz. Et il précise que l’Allemagne dirigera l’Europe dans la confrontation militaro-politique face à cette menace.

Sur ce point, Herr Scholz est l’héritier direct d’Angela Merkel. Rappelons qu’en 2014, la chancelière de l’époque avait inventé un excellent moyen d’augmenter considérablement l’influence politique de l’Allemagne en Europe, au détriment de la Russie : elle avait décidé simplement de diriger le camp antirusse. Et si avant cela, les Européens avaient peur du pouvoir politique croissant de Berlin de toutes les manières possibles (conscients de ce à quoi ce pouvoir avait conduit au XXe siècle), alors, après le début du conflit russo-ukrainien, ils ont exigé de l’Allemagne de « jouer son rôle » dans l’endiguement de la Russie.

Le loup est venu parmi les « moutons européens »

Il s’agissait alors du rôle politique, du leadership. Mais maintenant, après le début du NWO [Nouvel ordre mondial], les exigences sont liées au rôle militaro-politique. Et Scholz, en bon chancelier, répond à cette demande des « moutons européens » concernant l’irruption d’un loup dans le troupeau. « Le rôle crucial pour l’Allemagne à l’heure actuelle est de devenir l’un des principaux fournisseurs de sécurité en Europe en investissant dans nos forces armées, en renforçant l’industrie de défense européenne, en renforçant notre présence militaire sur le flanc oriental de l’OTAN et en entraînant et équipant les forces armées ukrainiennes », explique le chancelier. En fait, l’Allemagne s’est déjà entendue avec les Polonais sur le déploiement de systèmes de défense aérienne allemands « Patriot » sur le territoire polonais. Il est possible que dans un proche avenir, ils soient complétés par des brigades de la Bundeswehr.

De plus, dans le cadre de la « guerre muette », l’Allemagne entend renforcer sa position de leader au sein de l’Union européenne. Et pas seulement en raison de son implication dans les Balkans occidentaux (pays de la sphère d’influence de l’Allemagne). Berlin est favorable au changement du processus décisionnel, en passant du principe du consensus au principe de la majorité : c’est-à-dire l’abolition du droit de la Pologne, de la Hongrie ou de tout autre pays de bloquer les décisions du Union européenne. Scholz qualifie ce principe d’« égoïste » et assure que, sans son abolition, l’Union européenne n’aura aucune réactivité. « Alors que l’UE s’élargit et devient un acteur géopolitique, une prise de décision rapide sera la clé du succès », écrit-il. Naturellement, sans mentionner que c’est le droit de veto exercé par la Hongrie qui a sauvé l’Union européenne de l’adoption de sanctions suicidaires au gaz contre la Russie. 

Enfin, Scholz essaie d’indiquer que ces grands projets de puissance de l’Allemagne ne contredisent en aucune façon les intérêts des maîtres de l’Europe, c’est-à-dire les États-Unis. « Le partenariat transatlantique a été et reste vital pour relever ces défis … Mais un partenariat transatlantique équilibré et durable exige également que l’Allemagne et l’Europe jouent un rôle actif », assure le chancelier. 

Ainsi, il résout deux problèmes. Premièrement, il positionne l’Allemagne comme le bras séculier de l’Amérique, et non comme un rebelle contre la domination américaine dans le Vieux Monde. Deuxièmement, il neutralise les craintes de certains États que l’exclusion des États-Unis de l’UE et le remplacement de l’Amérique par l’Allemagne ne conduisent à l’élimination du seul contrepoids à la puissance allemande (il n’y a plus d’espoir pour la France, et la Grande-Bretagne a quitté l’UE). 

En même temps, Scholz est bien conscient que l’affaiblissement des positions américaines en Europe est un processus inévitable. Cela va de soi et c’est principalement lié aux processus politiques internes en Amérique. La croissance de l’isolationnisme, le conflit au sein des élites du parti, la fatigue de la population appauvrie face au fardeau des dépenses internationales, etc. Alors pourquoi ne pas prêter maintenant une épaule aux Américains, afin qu’ils bénissent l’Allemagne pour son leadership, et ce d’autant plus puis que les Etats-Unis s’écartent eux-mêmes de cette épaule ?

Berlin pourra-t-il réaliser cette ambition ?

La principale question est de savoir ce qui se passera après le « crawl » américain. Les ambitions allemandes sont grandes. Mais Berlin pourra-t-il les réaliser ? Apparemment non. Et les raisons d’un tel scepticisme sont multiples.

L’un d’eux est la qualité de l’élite allemande. Comme leurs homologues des gouvernements d’autres pays de l’UE, les Allemands ont oublié comment diriger leur pays par eux-mêmes. Comme les enfants de moins de 40 ans vivant sous la garde de leurs parents, ils sont habitués à ce que les États-Unis les gouvernent, résolvent tous les problèmes, assument les principales préoccupations de protection militaire et d’évolution des positions. Oui, à un moment donné, le désir de « liberté » se réveille chez les enfants, et ils commencent à se rebeller, à exiger l’indépendance. Cependant, au moment où ils commencent à ressentir le froid glacial de la responsabilité qui s’ajoute à l’indépendance, les enfants prennent du recul dans la zone de confort. C’est exactement cela, en particulier, qui s’est produit sous Donald Trump, lorsque les Allemands se sont vu proposer de reprendre le flambeau du leader du monde libéral rejeté par le propriétaire de la Maison Blanche. Et ils ont eu peur et ont préféré attendre Biden.

La deuxième raison est l’état de l’économie allemande. On supposait qu’il s’agissait du principal avantage concurrentiel de l’Allemagne dans la lutte pour le leadership militaire et politique. Cependant, les autorités allemandes ont tout fait pour neutraliser cet avantage. En particulier, ils ont abandonné les sources d’énergie russes bon marché, à la suite desquelles les entreprises allemandes vont faire faillite ou vont se déplacer vers d’autres pays (en particulier aux États-Unis).

Toutefois, la principale raison du scepticisme reste les processus politiques internes en Allemagne. Le refus des élites actuelles de suivre les intérêts nationaux, la crise économique, les mensonges totaux dans les médias (par exemple, les tentatives de blâmer Poutine pour la détérioration de la qualité de vie des Allemands) conduisent à une augmentation de la popularité des forces d’extrême droite. En particulier, depuis l’été, la cote nationale des « Alternatives pour l’Allemagne » a augmenté de près d’une fois et demie. Et les autorités répondent à cette augmentation, non pas par un changement de politique, mais par une « chasse aux sorcières » : l’arrestation de l’ancien groupe radical « Citoyens du Reich », imbibé d’agents des services spéciaux, sous la sauce d’une prétendue tentative d’organisation d’un coup d’État. Ainsi, Berlin essaie d’écraser les mouvements de droite, mais à la suite de ces tentatives, il obtiendra encore plus de radicalisation de la droite, avec sa transformation en parti de véritables néo-nazis.

Pendant ce temps, les voisins de l’Allemagne voient parfaitement tous ces processus et les comprennent. Peut-être ne seraient-ils pas contre la création du « Quatrième Reich » sous le règne de la RFA, mais ils ne sont absolument pas satisfaits d’assister à la réincarnation du Troisième.

Une bonne nouvelle pour la caricature

Pour qui ne s’en souvient plus, Michel-Ange Flori est cet « afficheur » facétieux qui chaque semaine à une certaine époque affichait sur le domaine public (Toulon), mais avec répercussion sur twitter, une nouvelle expression de son exaspération à l’encontre des covidistes et des macronistes.

Ironie de la vie.

Je connais quelqu’un qui a « fait des études » (comme on dit), des études universitaires et qui avait également le diplôme requis et attendait qu’on lui proposât un poste de chercheur (éventuellement de trouveur) au CNRS.

Je précise tout de suite que ça fait trois ou quatre décennies qu’il attend encore. En vain. Mais pas en vin, car il s’est dispensé, en cette attente, de « picoler ».

« Picoler »… c’est ce que prétend faussement faire régulièrement mon plus jeune petit-fils. Je précise quand même que « picoler », en son langage, cela veut dire « bricoler ». Et lui aussi, cet universitaire avorté, s’est mis à bricoler.

Ne voyant toujours rien venir, il entra (sic) dans une caisse de retraite, où il eut finalement la joie (par le plus grand des hasards) de s’éclater plusieurs années au sein du service « Recherches ». Tout n’était pas perdu.

Son boulot consistait à rechercher sur des micro-films plus ou moins en bon état, et scotchés pour tenir entre eux les bouts, autrement dit sur les copies pourries de vieilles attestations de Déclarations annuelles de salaire des employeurs, les traces écrites de cotisations « retraites » des uns et des autres.

Son travail, qui par ailleurs lui bousillait les yeux, me disait-il, lui laissait le temps de rechercher, sur ces même documents, diverses personnes de sa famille ou encore des artistes ou de gens connus, des chanteuses et des chanteurs de variétés d’alors, des écrivains.

Comme généralement la date et le lieu de naissance de ces personnes étaient présentent sur ces copies, parfois quasi illisibles de ces papiers, il écrivait aux mairies pour obtenir une copie ou un extrait de leur acte de naissance.

Il faisait la même chose lorsque quelqu’un de connu était mort, ou quelqu’un qu’il appréciait (généralement pas connu ou guère apprécié de la masse) : et il recevait en retour une copie de son acte de décès.

À l’époque, seule une administration quelconque pouvait obtenir ce genre de document. On pouvait écrire également, me disait-il, au service des archives du Ministère des affaires étrangères pour les gens nés à l’étranger ou naturalisés.

De nos jours n’importe qui peut l’obtenir, cet acte de décès, auprès des mairies du lieu de décès des personnes.

Ou bien, il écrivait directement aux vivants, du moins quand il avait leur adresse ou celle de leur agent artistique, en vue d’obtenir d’eux une copie de carte d’identité, de passeport…

Il en avait une petite collection de ces photocopies; et connaissait ainsi leurs vrais noms, ou tous les prénoms de « vedettes » de la chanson, du théâtre, etc. ou jugés tels.

Il avait même trouvé une seconde activité annexe pour amuser ses tristes journées bureaucratiques : il prétextait la recherche d’une personne (nom et prénom, ou nom seul), pour demander au gros ordinateur de sa boîte de balayer les fichiers et de lui ressortir des listes de personnes possédant le même nom (et prénom quand le nom était très courant). Ce qui lui permettait de faire des petites recherches patronymiques, sur certains noms de famille qui l’intéressaient.

Ou quelquefois encore, se souvenait-il, il se préoccupait des salaires de certaines personnes. Il découvrit ainsi un jour que le chef des dockers d’une cité océane avait au moins un salaire de directeur d’entreprise conséquente.

Ce qui était amusant (façon de parler) quand on sait que c’était, alors encore, la CGT qui avait le monopole de l’embauche des dockers professionnels et occasionnels. Cet homme jouait à l’ « homme de gauche » et fut élu autrefois comme conseiller municipal « de gauche » d’une mairie « de gauche ». Mascarade.

Malheureusement, un jour, mon chercheur a dispersé toutes ces traces d’existence dans des boîtes afin « de les archiver » (disait-il) ; mais tellement « enfouies » qu’aujourd’hui, il n’est plus capable de les retrouver sans effectuer, à nouveau, de longues et interminables… recherches.

Quelques nouvelles en vrac de la Marche.

Quand j’écris « Marche » je fais allusion à la marche russe, à la Russie de la marge qui a pour nom, au moins en partie, Ukraïna.

Informations qui datent d’hier.

On devrait arriver bientôt à une vraie guerre de religion entre orthodoxes ukrainiens selon que leur église est affiliée à l’une ou l’autre des obédiences patriarcales. L’ennemi principal étant le patriarcat de Moscou. Étant entendu qu’il y a des divisions même au sein du patriarcat de Kiev. Sans oublier que les plus fanatiques bandéristes sont cathos à la mode orientale.

De @UkraineHumanRightsAbuses

À Ivano-Frankivsk [en Galicie], les paroissiens de l’église orthodoxe ont décidé de venir défendre leur temple et de surveiller la porte après que Zelensky et ses voyous aient commencé à piller des églises dans tout le pays.

Rappel : la Galicie est du point de vue religieux, plutôt uniate, c’est-à-dire rattachée à Rome mais de rite oriental (orthodoxe).

La lente progression militaire des alliés se poursuit dans la région de Donetsk, là où est concentré l’essentiel de l’armée otano-ukrainienne, dans ses casemates et ses blockhaus et ses tranchées « à l’ancienne ». Au prix fort des pertes, en premier lieu ukrainiennes.

Donbass Insider : Les forces armées ukrainiennes ont fait sauter un pont à la périphérie nord d’Artiomovsk.

Cela a été annoncé par l’analyste militaire Boris Rojine. « Le front s’est déjà approché de la périphérie nord-est de la ville, donc l’ennemi sape les infrastructures restantes. »

Donbass Insider : Les forces armées ukrainiennes ont perdu plus de 10.000 combattants en raison des appels du président Zelensky à ne pas abandonner Artiomovsk. Cela a été écrit dans le Daily Telegraph.

« L’Ukraine paie pour les appels politiques de Zelensky à ne pas abandonner Bakhmout (Artiomovsk) avec des milliers de combattants tués des Forces armées ukrainiennes. Le nombre de pertes irrémédiables des Forces armées ukrainiennes dans le hachoir à viande [sic] de Bakhmout dépasse clairement les 10.000 combattants », écrit le journal.

Donbass Insider : En direction de Velikaya Novosselkovka (près d’Ougledar), les troupes de la RPD ont commencé des opérations offensives.

Le commandant du bataillon « Vostok » Alexandere Khodakovsky l’a écrit dans sa chaîne Telegram. «L’ennemi n’a pas pu tenir les positions avancées – il s’est replié sur la deuxième ligne en même temps qu’il a retiré ses réserves, et il a montré la principale résistance sur cette ligne », explique-t-il.

Donbass Insider. Malgré le fait que les heures du jour tirent à leur fin, la bataille tout au long de l’arc Kremennaya-Makeyevka ne s’arrête pas. Des avions rejoignent l’artillerie très active (canon et roquettes), en mitraillage de temps en temps passant directement au-dessus des Ukrainiens et après quelques secondes repart en sens inverse. Il y a une bataille sérieuse qui approche, de très haute intensité. Aujourd’hui, il y aura un coucher de soleil sanglant, d’abord, bien sûr, pour les Ukrainiens. À certains endroits, les nôtres ont déjà réussi à récolter des trophées, le premier soldat ukrainien capturé est apparu aujourd’hui.

Erwan Castel . LA FACTURE DE LA SERVITUDE

Cette énième image de soldats engorgeant les hôpitaux à l’arrière du front d’Artemovsk ne me procure aucune joie même si l’hémorragie qu’elle confirme est le symptôme de la déroute du corps de bataille ukro-atlantiste dans le Donbass.

Ce que je vois d’abord c’est la tragédie d’une Europe fracturée subissant ou dans sa servitude occidentale suicidaire, ou dans sa défense héroïque aux avant-postes de la Russie, l’hégémonie criminelle d’un capitalisme vampirique.

Les forces ukro-atlantistes subissent à Artemovsk environ 600 pertes quotidiennes (tués, blessés, prisonniers, disparus), soit 2 bataillons. Côté russe les pertes s’élèvent à 100 tués, blessés… par jour, soit une compagnie.

Artemovsk c’est un enjeu politique, moral, médiatique, mais surtout stratégique, car c’est la clef de voûte de la défense orientale de Kramatorsk et la porte d’accès vers Konstantinovka, Dnipropetrovsk à l’Ouest et Toresk, Krasnoarmeisk au Sud.

Pour Kiev, Maïdan = servitude = suicide !

Erwan Castel SUR LE FRONT D’ARTEMOVSK

Les forces russes maintiennent une pression meurtrière sur les positions ukro-atlantistes dont les pertes atteignent 70 % des effectifs, selon le colonel Andrew Millburn commandant sur place le groupe des mercenaires étasuniens « Mozart »

Les groupes Wagner ont pris pied à l’Ouest et au Sud de la ville dans la rue Fedor Maksimenko pour attaquer dans le secteur de l’usine de tri des déchets et de l’usine d’asphalte.

Plus au Nord, [le groupe] Wagner contrôle entièrement également l’usine de vins mousseux d’Artemovsk et l’usine « Siniat ».

Actuellement, les combats urbains les plus violents se déroulent dans le village disputé d’Opitnoé dans la banlieue Sud d’Artemovsk, qui est un axe principal d’entrée de la ville.

Au Sud les villages continuent d’être libérés, poursuivant l’encerclement opératif d’Artemovsk, ainsi qu’au Nord, près de Soledar où plusieurs unités ukrainiennes ont été évacuées en raison des pertes trop importantes subies…

Erwan Castel SUR LE FRONT D’ARTEMOVSK
Les combats violents se poursuivent pour le contrôle d’Artemovsk (Bakhmut), une ville qui comptait 70 000 âmes avant le conflit et qui se transforme depuis 1 mois en champ de ruines sous les tirs et les bombardements divers.

Ici, un lance-roquettes multiples ukro-atlantiste de 122mm « Grad » tire depuis un quartier résidentiel de la ville qui, inévitablement, devient un champ de bataille à part entière, voué malheureusement à être détruit par les affrontements.

Dans ces batailles urbaines d’une rare violence, la seule attention pour les civils pouvant survivre au milieu de l’enfer, c’est l’organisation de corridors humanitaires protégés par des cessez-le-feu bilatéraux permettant l’évacuation des habitants et des blessés…

Erwan Castel SUR LE FRONT DE DONETSK

Secteur de Marinka

Depuis la fin de semaine, un succès important à été obtenu par les forces russes dans leurs combats contre les bastions ukro-atlantistes enserrant Donetsk du Nord au Sud-Ouest.

Les combats dans Marinka, au Sud-Ouest de Donetsk ont permis aux forces de la République Populaire de Donetsk de prendre le contrôle de 70% de cette petite ville, mais surtout de couper sa garnison – composée principalement de la 79e brigade d’infanterie de marine – de ses lignes d’approvisionnement et de sa liaison avec Krasnogorovka, le bastion voisin.

Fin novembre, les forces ukro-atlantistes avaient déjà été repoussées des quartiers Sud-Est de Marinka qu’elles occupaient depuis 8 ans (quartier de l’usine de pneus) De leur côté, les troupes russes, en avançant jusqu’à la zone de l’entreprise de transport routier ATP 11420 et jusqu’à la fourche de la route O-0530, ont pu ainsi bloquer toutes les contre attaques ennemies.

Le 8 décembre, la 79e brigade ukrainienne a rendu compte au quartier général du groupe « Est » qu’elle avait perdu l’accès à la rue Géologie conduisant vers Krasnogorovka passée sous le feu des obusiers de 152mm et de l’aviation tactique russes.

Cette encerclement opératif de Marinka sonne le glas de ce secteur du front qui une fois passé sous le contrôle des forces russes va menacer au Nord le bastion de Krasnogorovka, qui fait déjà face sur son flanc Nord à des attaques venant de Peski; et au Sud le secteur d’Ougledar lui aussi attaqué par le Sud.

Soit l’Etat-Major abandonne Marinka et c’est tout le front à l’Ouest de Donetsk qui est fragilisé. Soit il jette dans la bataille ses forces de réserve qui y seront fixées au dépend des autres secteurs.

Erwan Castel BOMBARDEMENTS DE DONETSK

Les marchés, centres populaires de la vie socio-économique par excellence sont devenus les cibles privilégiées de l’artillerie ukro-atlantiste, régulièrement bombardé plusieurs fois par semaine.

Tout le monde sait bien qu’un lieu où se vendent des fromages, des chandails, des téléphones, des livres et des fruits est un objectif militaire prioritaire !

Derniers en date: Marché central, bombardement du 10 décembre ; Marché Mayak, bombardement du 11 décembre

BOMBARDEMENTS DE DONETSK

Résumons : Lorsque les forces russes engagent des combats et des tirs contre les positions militaires ukro-atlantistes du bastion d’Avdeevka, l’Etat-Major ennemi riposte…. en bombardant les zones résidentielles civiles situées 10 km à l’arrière du front.

Si jamais vous êtes à la recherche d’un exemple de lâcheté criminelle…

Erwan Castel AIDES OCCIDENTALES À L’UKRAINE

La France, continuant à racler les fonds de ses stocks militaires va fournir à nouveau des pièces d’artillerie aux forces ukrainiennes:

6 obusiers de 155mm TRF-1 ainsi que des lots d’obus. Ces obusiers conçus par la société Nexter il y a plus de 40 ans avaient été déclassés. Leur portée est de 24 km, avec un cadence faible de 6 coups minute et des tubes qu’il faut changer après 3000 tirs.

Les civils de Donetsk, je suis certain, seront avertis immédiatement de l’arrivée de ces nouveaux obusiers français aidant Kiev à commettre ses crimes de guerre dans le Donbass.

Les collabos français devront un jour rendre compte de leur complicité criminelle!

Erwan Castel SUR LE FRONT NORD

Les forces ukro-atlantistes qui se sont avancées au cœur du dispositif russe, à l’Est de Kharkov en septembre sont en train de s’apercevoir qu’elles n’ont pas gagné du terrain mais des « sacs à feu » dans lesquels leurs unités sont écrasées ou brûlées comme dans le secteur de Svatovo avec des TOS 1 A russes (lances roquettes multiples thermobariques).

Erwan Castel SUR LE FRONT DE ZAPORODJE

Les forces russes ont augmenté l’intensité de leurs tirs de barrage dès qu’une concentration ennemie est repérée sur ce front de Zaporodjé où plane la menace d’une autre offensive de Kiev.

Erwan Castel SUR LE FRONT DE KHERSON

Les services de sécurité ukrainiens dans leur opération de filtration des populations de la région de Kherson ont abattu 20 civils à Berislav, accusés d’avoir collaboré avec les forces russes.

Selon des informateurs locaux une nouvelle mise en scène serait préparée pour accuser les forces russes (parties du secteur il y a 1 mois) d’un nouveau massacre dont le charnier viendrait d’être découvert…

Erwan Castel LES CONS ÇA OSE TOUT

Jens Stoltenberg, le Secrétaire général de l’OTAN, cette alliance militaire aux ordres de Washington et qui ne cesse de provoquer la Russie depuis 1995 et particulièrement depuis 2007, vient de déclarer sans honte ni vergogne craindre que le conflit russo-ukrainien ne dégénère en guerre entre l’OTAN et la Russie….

Dans une interview à la télévision norvégienne NRK, Stoltenberg à déclaré que le conflit qui se radicalise et s’il devient incontrôlable, « peut devenir une guerre à part entière qui se transformera en guerre majeure ente l’Alliance et la Russie ».

Et cet incendiaire russophobe de rajouter: « Nous œuvrons tous les jours pour éviter cela ».

Donc, après avoir soutenu le Maïdan et l’agression contre le Donbass, les déclarations bellicistes de l’OTAN, les milliards d’aides militaires envoyés à Kiev ne sont que des actions en faveur d’une résolution diplomatique du conflit et en faveur de la paix ?

Ça me rappelle l’histoire d’une souris qui jouait avec la queue du chat…

Ambassade de Russie en France

​💬 Points forts de la conférence de presse de la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères Maria Zakharova

🔹 Les États-Unis contrôlent l’Ukraine et la considèrent comme un outil pour réaliser leurs propres intérêts géopolitiques dans une confrontation avec la Russie. D’après des documents sur les livraisons d’armes au régime de Kiev, les États-Unis prévoient d’alimenter les combats en Ukraine au moins jusqu’à la fin de 2025;

🔹 La Suède et le Danemark continuent de refuser de coopérer avec la Russie dans le cadre de l’enquête sur les explosions des gazoducs Nord Stream 1 et 2;

🔹 L’instabilité des prix de l’énergie est une conséquence directe de la décision de l’Occident d’entraîner le secteur énergétique dans une confrontation politique avec la Russie (et l’Europe), à laquelle Moscou s’est toujours opposée;

🔹 L’introduction du soi-disant « plafond de prix » du pétrole russe est une mesure artificielle qui perturbera les chaînes d’approvisionnement et peut aggraver davantage la situation sur les marchés mondiaux de l’énergie. Une fois de plus, notre pays ne fournira pas de pétrole aux pays qui soutiennent ce projet provocateur anti-russe;

🔹 Dans son interview, l’ex-chancelière allemande Angela Merkel a ouvertement reconnu que les Accords de Minsk ont été signées afin de donner à l’Ukraine le temps de se préparer à une confrontation militaire avec la Russie.

TARKOV T.ME/RUSSOSPHERE — LA FOURNITURE D’ARMES PAR LA FRANCE À L’UKRAINE SUR FOND D’ÉPUISEMENT DE SES PROPRES STOCKS D’ARMES EST UNE FOLIE.

Cette opinion a été exprimée sur Twitter par le chef du parti français « Patriotes » Florian Philippot, commentant un article du journal L’Opinion.

Erwan Castel :

CRÉTIN D’ÉLITE !

Yakovleff est un général « micro » qui, sur les plateaux télé de la bien-pensance, confirme que la connerie humaine est la meilleure illustration de l’infini.

Commentant les attaques à l’intérieur de la Russie, ce mercenaire français de l’OTAN a déclaré:

« Dans la portée, ce que les ukrainiens ont montré dans leurs tirs c’est qu’ils auraient pu tirer sur Moscou aussi. Par exemple, ils pourraient très bien dire ‘le prochain grand défilé à Moscou, c’est une cible militaire’. Eh bah voilà, vous faites un grand défilé, et moi, je tape au milieu du bataillon qui défile ».

Tout bien réfléchi, rien ne saurait mieux mobiliser tous les Russes pour la destruction radicale de l’Ukraine car le défilé du 9 mai n’est que l’écume d’une immense vague patriotique sacrée et volontaire autour le l’Histoire, de la Liberté et des Traditions des peuples de Russie.

Le sénateur russe Alexeï Pouchkov réagissant, a qualifié Yakovleff d’ »idiot politique » qui « ne se rend pas compte des possibles conséquences ».

LA DIPLOMATIE DANS UNE IMPASSE

Même si un dialogue subsiste entre les belligérants comme le prouvent les réguliers échanges de prisonniers, l’évolution du conflit ne donne aujourd’hui aucune perspective pour d’éventuelles négociations:

D’un côté Zelensky, répétant à qui veut l’entendre que le conflit ne se terminera qu’après la conquête de la Crimée, et de l’autre Poutine qui marque toute attaque contre la péninsule comme un casus belli inadmissible. C’est d’ailleurs l’attentat sur le pont de Crimée qui avait déclenché la campagne de destructions des centrales électriques ukrainiennes.

Dans l’OTAN, si les politiques ne veulent pas se prononcer sur le sujet laissant Kiev décider seul, en revanche les militaires aident systématiquement Kiev pour ses opérations dans la péninsule.

Voici autre chose (avec du contenu) que le monde moribond LGBTXYZ

Extraits de E&R du lundi 12 décembre 2022

« Le Mondial de la haine », a titré le plus important quotidien israélien Yediot Aharonoth, faussement étonné que la politique de répression des Palestiniens puisse susciter une telle condamnation.

Cerise sur le loukoum, jamais dans les déclarations de victoire des joueurs il n’est question du Roi, de victoire dédiée au Roi Mohammed VI… De quoi mettre en rage la presse sioniste internationale, qui pensait le drame palestinien oublié, enterré, dégagé en touche. Le onze marocain vient rappeler avec fracas et pour une audience mondiale que les peuples arabes ne pensent pas exactement comme leurs dirigeants…

Du site Orient XXI :

Le lundi 28 novembre 2022, lors de la rencontre du premier tour de la Coupe du monde de football entre le Portugal et l’Uruguay, un homme surgit des tribunes et galope quelques secondes sur la pelouse avant d’être plaqué au sol par le service d’ordre du stade de Lusail, à quinze kilomètres au nord de Doha, la capitale du Qatar. La Fédération internationale de football (FIFA) interdisant la diffusion d’images des irruptions de streakers (personnes qui perturbent les rencontres), les téléspectateurs qui suivaient le match en mondovision ne voient rien ou presque des messages délivrés par Mario Ferri, un habitué de ce genre de happening depuis 2009. Mais le soir même, les agences de presse diffusent les photographies détaillant sa cavalcade. D’abord, un drapeau arc-en-ciel avec dessus le mot « pace » (paix en italien) pour signifier sa solidarité avec les LGBTQ+ et son vœu de paix dans le monde. Ensuite, sur son tee-shirt de Superman, deux messages de soutien, l’un aux femmes iraniennes et l’autre à l’Ukraine. Banni des stades pour le reste de la compétition, Ferri explique à moult médias avoir voulu protester contre la censure imposée par les autorités du Qatar et la FIFA sur ces sujets.

Si « Il Falco » (« le Faucon », surnom de Ferri) a eu droit à une belle couverture médiatique pour son acte de bravoure, tel n’a pas été le cas d’un autre streaker qui, lui, a choisi la rencontre Tunisie-France pour accomplir un beau numéro d’acrobate sur le gazon de l’Education City Stadium à Al-Rayyan. Sous les hourras d’une grande partie du public acquis à la Tunisie et scandant « Falastine ! Falastine ! », l’homme brandissait dans sa course un drapeau palestinien et plusieurs joueurs tunisiens ont même tenté d’intervenir en sa faveur quand le service d’ordre l’a raccompagné sans ménagement en dehors du terrain. On ne connaît pas le nom de ce streaker, et aucun grand média occidental n’a cherché à l’interroger… Quelques jours plus tard, le joueur marocain Jawad El-Yamiq a célébré la victoire de son équipe sur le Canada et sa qualification pour les huitièmes de finale avec un drapeau palestinien agité devant les photographes de presse, mais seuls quelques titres et sites arabes ont diffusé le cliché. Et c’est ce même drapeau que l’équipe marocaine a brandi sur la pelouse puis dans les vestiaires après sa victoire aux tirs au but contre l’Espagne et sa qualification historique [sic] pour les quarts de finale.

Bon ! Ben ! En v’là d’un truc qu’est pas-d’ dans l’temps !

Je vous raconte ceci, sans truc et pas truqué.

J’étais tout à l’heure dans le tout petit centre commercial de mon quartier et j’attendais mon épouse ; et il y avait là deux vieilles dames encore alertes (enfin je veux dire des dames de mon âge environ) qui avaient l’air de bien se connaître, peut-être bien depuis l’école, s’appelaient par leur prénom ; et qui allaient se séparer enfin… presque, bientôt : « Bon ! Ben ! … » disait l’une d’elle en effectuant un ou deux pas en arrière.

Enfin tout ça pour dire que quelques minutes après, elles étaient encore au même endroit en train de discuter ; et c’est alors que j’ai entendu une phrase dite par l’une de ces deux personnes, que j’aurais pu entendre dire autrefois par mes parents : « Ça, c’est des trucs de dans l’ temps ».

« Dans l’temps » est une expression que j’emploie encore d’ailleurs. J’allais écrire que les jeunes eux disent plutôt : « autrefois ». En fait ils ne parlent pas du passé. « Dans le passé » n’a pas de sens pour eux qui vivent de plus en plus «  dans l’instant » uniforme, et déjà dans un « demain » plus prisé.

« Dans le passé » n’a PLUS de sens. Les vieux n’ont rien à raconter aux jeunes. Du moins de remarquable. Ce qui ne fut pas le cas de mes parents qui avaient la guerre du côté des civils et des bombardements alliés et du camp en baraques de soldats allemands qui jouxtait alors leur maison avant qu’elle ne fût détruite quinze jours avant « la libération », à me raconter. En long, en large.

« La libération » ? « Le débarquement des « alliés » » conviendrait mieux comme expression, puisque ce sont les Russes qui nous ont libérés, tout là-bas à l’Est et au prix fort et le plus sanglant. Ce que l’on ne dit pas assez.

Mais bon ! (tiens, moi aussi je m’y mets) Je voulais dire que le mot passe-partout « truc » est quand même un drôle de truc, machin, bidule…

En voilà d’un mot qui est encore à la mode par contre. Surtout à notre époque de déconfiture lexicale. Mon petit-fils de trois ans tout juste passé, qui commence à avoir bien du vocabulaire (camion, grue, voiture, garage, pistolet, tourne-vis, marteau, scie, dégage, ouais…) l’emploie, lui aussi à l’occasion. Par contre, dans sa bouche (surtout quand il y traîne une tétine) c’est encore un « cruc ». Il a su dire très jeune notre « r » national particulier, et chez lui cela peut devenir carrément une jota très marquée. Mais il préfère, plus facile à dire, « tr » à « cr », vu le second « c » qui suit. Il ne dit jamais un « trut ».

Cela me fait penser à une petite Italienne croisée, pas vraiment autrefois, car autrefois c’est loin, pas vraiment dans le temps, car dans le temps c’est vraiment très loin, mais juste il y a quelques années, qui paraissait étonnée par ce mot « truc » que j’employais pour tout et pour rien. Et qu’elle semblait découvrir.

Un « trrruc » disait-elle avec au moins une demi-douzaine de roulements de « r » italien. Ou espagnol, si l’on veut. Et avec un très bon « u » bien rendu ; mais il est vrai que certains dialectes, du Nord de l’Italie, connaissent le « u » qui semble être une spécificité de populations qui « dans le temps » parlaient gaulois comme en Gallia.

Traduction de « truc » fut donnée en italien. Son « r », elle m’a montré, sa langue marchait facile à le dire ; mais pour moi … plus dur à reproduire. Du moins spontanément, sans effort. Comme lorsque je parle, ou plutôt parlait « autrefois » espagnol au lycée.

Nos sommes passés par une boulangerie-pâtisserie, pris du pain, et en sortant elle était contente de me dire qu’elle avait entendue une jeune femme dire ce fameux « truc » en désignant, à une autre, un gâteau dont elle ne savait dire le nom.

Ou peut-être simplement par flemme de le rechercher, comme moi lorsque, quelques minutes auparavant, j’avais appelé « truc » une guirlande qui m’étonnait par sa présence presque incongrue ; je veux parler d’une décoration de Noël déjà installée courant du mois de novembre dans une rue du centre de la ville où j’habitais alors.

Mes réflexions du jour renaissant

Humour ?

On m’a raconté, autrefois, qu’il y avait un chien, que je dirais savant, qui faisait ses besoins devant la synagogue de sa cité. Véridique.

Drôle d’endroit, dirons certains, du moins ceux qui ignorent que ce chien avait une certaine culture. Malheureusement il avait eu quelques manques dans sa formation. Et possédait quelques lacunes en étymologie.

Il confondait synagogue et cynogogues, les toilettes pour chiens.

***

Fi’ d’chien ! Quel vit d’chien ! (sic)

Il m’est revenu tout à l’heure deux faits infimes que je n’avais jamais rapprochés l’un de l’autre.

Le premier.

« Il n’y a plus rien, plus plus rien » chantait autrefois Léo Ferré au début des années soixante-dix. Ce fut l’époque où son accompagnateur aveugle Paul Castanier, dit Popaul, et lui se séparèrent.

Bien longtemps après, j’ai appris que ce devait être en grande partie à l’initiative de Castanier qu’il arrêta d’accompagner, au piano, Ferré.

« Il n’y a plus rien… on ne dit pas ça à des jeunes ! » aurait-il affirmé.

Le second.

Au début des années quatre-vingt, me trouvant avec la personne dont j’ai dit quelques mots il y a peu, celle qui fait dans la diffusion de films, il me demanda : « Et toi, qu’est-ce que tu lis en ce moment ? »

C’était l’époque où je découvrais avec beaucoup d’autres, et bien longtemps après d’autres Cioran. Je le lui dis. Il me répondit : « Cioran, il y avait ici un livre de lui, laissé par quelqu’un, je l’ai ouvert, j’en ai lu une quarantaine de pages, puis je me suis arrêté… On ne dit pas ça à des jeunes ! »

C’est la dernière sentence de lui dont je me souvienne, ou plus exactement que j’ai eu l’occasion d’entendre.

C’était aussi l’époque où ce même moraliste invectiva Ferré dans l’un de ses récitals où je me trouvais également : « Ferré, regarde, c’est des bourgeois qui viennent t’écouter chanter ».

Quel cinéma ! Ou quel « cynéma », si l’on remonte dans le temps, puisqu’à cette même époque du début des années soixante-dix Ferré, indépendamment qu’il chantait : « avec le temps, va tout s’en va », ou « la solitude… », disait : « je suis un chien… mais je n’ai rien contre le fait que l’on laisse venir à moi les chiennes, puisqu’elles sont faites pour ça. »

On pouvait l’accuser d’être un tantinet provocateur, mais difficilement reconnaître en lui un cynophobe, qu’il n’a d’ailleurs jamais été avec la collection de chiens qu’il a pu avoir au cours de sa vie. Cela dit, je me demande si de nos jours les ligues de vertu féministes lui accorderaient encore le droit de le dire.

Et je me rappelle aussi le pauvre François Silly, dit Gilbert Bécaud qui, se croyant investi de je ne sais quelle mission, sortit alors une chanson raplapa dont le refrain était : « la solitude, ça n’existe pas ». Il est vrai que lui n’était jamais vraiment seul avec l’alcool.

En attendant Ferré et Cioran ne sont pas encore vraiment morts. Je crois que c’est parce qu’ils avançaient non masqués.

Je reprends ce qu’écrit F Asselineau :

L’ARABIE SAOUDITE HUMILIE BIDEN UNE 2e FOIS EN ACCUEILLANT XI JINPING AVEC FASTE

Le président chinois a eu droit à tous les honneurs à son arrivée à Riyad :

  • avion escorté par 4 [avions] chasseurs saoudiens
  • tapis rouge
  • 21 coups de canon
  • nuée d’officiels au bas de l’avion…

*

Indépendamment de ce que l’on peut penser du régime dictatorial capitalo-communiste chinois et du régime dictatorial capitalo-islamiste saoudien, on doit reconnaître que cette réception en grandes pompes (au moins du 45) de Xi marque une rupture totale avec des années de soumission de l’Arabie saoudite (grand pays pétrolier) à l’Oncle Sam.

Le chemin est encore long, mais le déclin de l’Occident est inéluctable. Le déclin par sa propre bêtise, sa propre arrogance, ses propres mensonges, sa propre volonté de tout régenter, détruire, abaisser, ravaler, exploiter, domestiquer. De ses dérives sanglantes et sociétales. Au nom même de non-valeurs décadentes et inhumanistes.

Petit retour sur le test des masques

On dit souvent que c’est dans l’adversité et sur les questions financières que l’on connaît et reconnaît ses vrais amis.

J’aurais envie d’ajouter que ces dernières années c’est sur la question des masques que l’on a pu les connaître.

Je ne vais pas développer sur l’inefficacité des masques et sur leur nocivité, sur leur efficience ou déficience (défit à la Science), mais plus sur ce que cela représente comme expression d’un esclavage moutonnier et d’un esprit totalitaire. Même chez ceux que l’on n’attendait pas.

C’est pourquoi, moi qui crut, du moins autrefois, que plus on était à gauche et plus on était tolérant et d’esprit libre, j’ai dû constater qu’il n’en était rien du tout.

J’ai été définitivement guéri de cette croyance. Certes, cela faisait longtemps que je le sentais venir. Cela a vraiment commencé en grand avec l’arrivée de ladite gauche au pouvoir en 1981. On a vu l’intolérance et les amalgames se développer en flèche avec leurs prétendus « anti-fascisme », « antiracisme », « antisémitisme ».

Hormis cette clique qui court de l’extrême gauchisme (et j’y mets même de nos jours des crétins qui se prétendent « anars ») à l’extrême social-démocratisme, teintés pour les uns d’islamismes et pour les autres de néo-conservatisme et sionisme, le reste du peuple et des gens dits normaux est devenu bien malgré lui « beauf » et « facho ». Du moins dans la bouche des premiers.

Et cela a été quand même un bien curieux spectacle (de cirque) que de voir ceux qui se sont accaparés du mot « progrès », régresser et finir par l’approuver, tout en en rajoutant, un gouvernement d’esprit dictatorial, antirationnel et de régression pour ne pas dire d’obscurantisme scientiste. En plein accord avec le capitalisme Big Pharma.

À notre petit niveau, s’il n’est pas toujours facile de contester des lois imbéciles, du moins individuellement, il est au moins possible de boycotter le crétinisme. Personnellement c’est ce que j’ai fait, d’autant plus facilement d’ailleurs qu’il y a belle heurette que je ne fréquente plus les salles de cinéma et de spectacle. Le spectacle de la décadence m’indiffère, ou plus exactement m’indispose.

Et dire qu’il y a des pauvres gens qui payent encore pour ça ! Qui se serrent même la ceinture pour payer cher des spectacles de pseudo-comiques et de chantailleurs ou d’images animées de films sans intérêt d’artisses de cinéma qui par ailleurs se moquent ouvertement d’eux : par exemple Bigard, Bourdon ou Bruel. La bande des trois B comme … ce que l’on voudra.

Donc, je ne demandais pas à ces gens, que j’ai connus et fréquentés autrefois, de jouer au héros, mais de se mettre juste un peu en dehors du numéro de cirque ambiant (L’En Dehors pour reprendre le titre de l’éphémère journal de Zo d’Axa). Ces gens dont je parle, se sont (du moins c’étaient) du genre anar, écolo, tolérant. Marqués par 68 et l’après 68. De la fin des Trente Glorieuses.

J’ai donc été extrêmement surpris, à distance car il y a longtemps, plus ou moins longtemps selon l’un ou l’autre, que je ne les fréquente plus, qu’ils participaient « sans obligation ni sanction » (pour parodier le titre de l’ouvrage de Jean-Marie Guyau : Esquisse d’une morale sans obligation ni sanction) volontairement à l’apartheid pseudo-sanitaire mis en place par qui l’on sait.

J’ai au moins quatre exemples. Le premier est président d’une association qui fait dans la diffusion de films. Son association exigeait le port du masque. Le second participait à une exposition d’une association qui s’occupe d’histoire scientifique dans le temps où elle exigeait également le port du masque. La troisième est bénévole dans une bibliothèque rurale et s’exhibait fièrement sur Internet avec son masque. Le quatrième poétisa au sein d’une association culturelle dans les temps où elle exigeait, elle aussi, le port obligatoire du masque.

Et si je prenais le temps de chercher, j’en trouverais d’autres, d,’exemples.

Petite info en passant

Paraît-il que seuls 10 % des plus de 60 ans (pas encore éliminés par l’une des trois premières piquouses ou par le rivotril) ont reçu la dernière injection (qui sait, fatale, celle-là !).