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Ciel dégagé
Aujourd’hui c’est la fête universelle du solstice d’hiver, en Russie « Karatchoun », qui désigne le jour le plus court de l’année et le début des « Sviatki », un cycle festif qui se poursuit jusqu’à la « Maslenitsa », la fête des crêpes (= Chandeleur) aux formes, couleur et chaleur « solaires ».
Et tandis que Ded Moroz (le Père Gel), accompagné de sa fille Snegourotchka, apporte des cadeaux aux enfants, Dajdbog, le dieu solaire de la chaleur et de la lumière va surgir de la nuit la plus longue, version slave du « Sol Invictus » que l’on retrouve dans toutes les traditions primordiales et qui fut récupéré plus tard par le christianisme… et coca-cola.
En Russie les « koliadovanie » ont trouvé un équilibre entre les anciens rites célébrant le dieu Koliada (une forme accomplie de Dajdbog) et ceux du christianisme orthodoxe qui a décidé de célébrer la naissance du Christ pendant cette période se tournant vers le Printemps.
La célébration de la lumière renaissante est accompagnée de divination pour favoriser les bonnes récoltes, la santé, le bonheur… et que l’on retrouve dans les vœux du Nouvel An.
Donc résumons : lors de la toute récente finale de la coupe du monde de balle-au-pied masculine, l’équipe nationale argentine a battu la sélection africaine de fRance.
Ou pour le dire autrement le « vieux » Messi a battu le « jeune » Mbappé.
Certains me diront que ce n’était pas vraiment une sélection africaine, car il y avait quelques franchouillards de souche dans le tas. C’est ignorer que nous sommes encore tenus, plus ou moins par un ancien reste de morale (chrétienne), à quelques concessions en quota minima d’autochtones, quand l’essentiel de l’équipe est constituée par autant de mercenaires binationaux ou naturalisés et interchangeables, originaires de nos anciennes colonies noires-africaines.
… Ou maghrébines, du moins comme ce fut au temps de Zidane, mais comme ce n’est pas au temps de Benzema, dont le titre de Ballon d’Or n’a pas suffi pour qu’il puisse jouer en équipe nationale de la Franchouillie. Paraîtrait qu’il mettrait le bazar et l’entraîneur Deschamps, l’ancien-dopé, n’aime pas le désordre. Mais que les Kabyles se rassurent quand même : j’ai lu quelque part que la mère de Mbappé était Kabyle… et que Mbappé n’est pas franchement Noir mais « simplement » métis. Ainsi, l’honneur est sauf.
Dans un Occident très oxydé, il est tout à fait normal que les jeux du cirque soient le lieu privilégié de l’expression des éléments allogènes.
Il en fut de même aux derniers siècles de la décadence romaine, dans les arènes, quand les gladiateurs étaient très généralement des non-romains, des dits barbares.
La populace romaine liquéfiée, payant pour s’amuser à voir des barbares s’entre-tuer (ou accessoirement des chrétiens livrés aux fauves). Comme de nos jours la populace franchouillarde amorphisée, payant pour voir des millionnaires de la baballe introduire un ballon dans une cage dans ce qui n’est, finalement, qu’un simulacre très macho de viol — agressif ou furtif, c’est selon le coup de pied.
La seule grande différence est que, de nos jours, les acteurs de ces actes disons rituels ne sont que très rarement des victimes, à l’inverse des temps antiques. Pouce en l’air ou pouce en bas !
Quand on évoque la mort, c’est celle de supporteurs qui ont été écrasés ou qui se sont entre-bagarrés. Très rarement l’assassinat d’un joueur par un supporteur déçu. Bien qu’on en rapporte parfois l’arrivée, en Amérique latine par exemple.
Si je peux comprendre que certains regardent en esthète « l’art du fútbol » ou du « calcio » (grands absents les Italiens à cette coupe du monde), du moins quand le spectacle est de qualité, et qu’il relève de la catharsis dans le sens de « ravissement esthétique » (le Trésor de la langue française), j’ai du mal à comprendre l’hystérie de certains comme de ce kéké, de ce guignol rance qui semble faire honte aux qataris officiels eux-mêmes :

Catharsis, autre sens : Moyen thérapeutique (ex. hypnose, suggestion, etc.) par lequel le psychiatre amène le malade à se libérer de ses traumatismes affectifs refoulés. (id.)
À propos de cette monarchie absolue qatarie, à quoi vont servir maintenant ses stades (climatisés) dont la construction aurait amené la mort dit-on de 6500 esclaves plus ou moins salariés ? Il faudrait le demander à Pascal Praud, notre grand spécialiste en « foute », mais aussi maintenant en tout, qui trouve déjà que la coupe du monde en cette saison ça n’est pas si mal. Ce pauvre Praud.
En attendant, pour qui ne suit le « foute » qu’une fois tous les quatre ans, il faut sans doute rappeler que Messi et Mbappé jouent tous deux dans le même club, celui de Paris-Saint-Germain financé par … le Qatar. L’un en fin de carrière, l’autre en début.
Certains évoquent magouilles et compagnie pour que l’on soit arrivé à l’affiche de la finale avec les deux « vedettes » du PSG. Arbitrages complaisants pour certains, etc. Tout est possible. De ce que j’en ai vu (de courts extraits de matches) ce ne serait pas impossible, ni très nouveau, d’ailleurs. Il se dit que l’arbitre aurait oublié de siffler au moins deux penalties en faveur des Marocains en demi-finale contre la fRance. Mais je dis ça, sans plus…
Donc le Qatar, microbe en tant qu’État, mais néanmoins cinquième producteur de gaz naturel du monde après la Russie, les États-Unis (mais en partie avec du gaz de schiste), le Canada et l’Iran, et surtout premier exportateur de gaz naturel liquéfié (et par ailleurs producteur de pétrole de taille moyenne) a donc organisé une coupe du monde de « foute » dans les conditions que l’on sait, pour une finale où se retrouvait les deux vedettes actuelles du « foute » mondial, jouant tous deux dans une équipe « française » financée par le Qatar.
Par ailleurs (mais est-ce ailleurs?) il se dit de plus en plus fortement (des membres de la maffia européenne, européiste, seraient concernés et même inculpés pour certains) que le Qatar n’hésiterait pas à corrompre les « décideurs » de la dite Union Européenne. (On le dit également du Maroc).
Et le plus drôle, si l’on peut dire, est que le Qatar n’entend pas se laisser enquêter. Et vient de rappeler que c’est son gaz maintenant, du moins en partie, qui approvisionne l’Europe de la décadence.
Pendant ce temps, la Russie, éliminée sur tapis vert de sa participation à la coupe du monde, par des instances mondiales fouteuses totalement noyautées par le mondialisme occidental, demeure sereine.
Dans le match qui l’oppose à l’Otan, tous les jours elle marque des points. Et c’est la catharsis de l’intelligence et des esprits libres, cette (autre sens encore) « purification de l’âme ou purgation des passions du spectateur par la terreur et la pitié qu’il éprouve devant le spectacle d’une destinée tragique. » (ib.)
La nouvelle Miss France est guadeloupéenne, ce qui ne peut que satisfaire les Français non avachis qui ont pu constater que les plus ardents défenseurs de l’esprit contestataire, revendicatif, rebelle et gaulois pendant les deux ou trois années de folie covidiste ont été les Français des îles.

Il n’est donc pas foncièrement injuste qu’en cette occasion de concours de beauté, la Guadeloupe ait la banane.
Et peu m’en chaut (ou manchotes) les dragonnes féministes.
Samedi dernier dans les rues de Paris :
« Macron dégage » :
« Corrompus en prison » :
NB j’avais écrit France Infos avec un « s », mais après vérification il n’y en a pas ; l’info, il n’y en a qu’une, et elle passe toujours en boucle : celle de la propagande officielle.
Je n’ai pas de détails, mais je pense qu’il s’agit du cocaïné de l’Élysée, courant vers les vestiaires les yeux (et les dents) exorbitées, après le match contre le Maroc.
À écouter également à suivre :
Les mains dans les poches sous les yeux
*
Qu’elle est jolie, la fille d’en-bas
Yvan Autain dit Dautin (1976)
Source : Association Entre la plume et l’enclume
plumenclume.com
Vincent Reynouard, dissident politique et historien révisionniste, a été arrêté en Écosse le 10 novembre et incarcéré, en vertu d’une requête en extradition de la France où il est sous le coup de condamnations à de la prison pour délit d’opinion.
On aurait tort de croire que seuls les révisionnistes sont menacés, les lois Pleven (1972) et Perben (2004) répriment en effet toute « haine »[1] discriminatoire, notion impondérable et perverse, puisque relevant du sentiment intime, illustration de la décadence du droit, lequel tend de nouveau à se dissoudre dans la morale, après une parenthèse de deux siècles.
Qui d’ailleurs dans nos milieux ne s’autocensure pas, bien en dehors de tout discours révisionniste ?
Bien sûr, et pour l’heure, Reynouard est sous la juridiction britannique, mais il ne faut pas se faire d’illusions sur la qualité de celle-ci, quand on voit comment elle peut martyriser l’Australien Julian Assange, depuis douze ans, sur injonction américaine… Le droit britannique ne connaît pas le délit d’opinion reproché à Vincent Reynouard, ce qui devrait justifier un refus d’extradition. Voire… Peut-être l’ordre moral mondialiste, qui dénature tout, l’emportera-t-il.
Quant à la grande presse, elle ignore l’emprisonnement du Français.
Indifférence et lâcheté ordinaire en France
Les dissidents soviétiques avaient connu une vague de soutiens médiatiques dans tout l’Occident. Rien de semblable aujourd’hui chez nous. Les dissidents contemporains de l’ex-monde libre ne peuvent plus compter sur quelque soutien que ce soit de la part de la grand presse, assujettie au nouvel ordre moral anti-discriminatoire et antifasciste. [ou prétendu tel]
Une crainte révérencielle couvre l’idéologie à laquelle sacrifient, à l’instar de prêtres, tous les acteurs de notre système politique et social, par conditionnement passionnel (à gauche), légèreté ou lâcheté (à droite). Certes, on proclame qu’il n’y a plus de délit d’opinion, mais un ordre moral se fonde toujours sur un impératif catégorique qui rejette la malignité (pour la sauvegarde du Bien). Il ne suffit pas de nommer une opinion délit, au nom d’une nouvelle pudibonderie, pour en changer la nature.
Peu importe ce que l’on pense des idées et thèses de Vincent Reynouard, qui a déjà fait 9 mois d’embastillement en 2010-2011 après avoir été extradé par la Belgique ; peu importe ce que l’on pense des idées et thèses d’Hervé Ryssen qui vient tout juste d’être libéré après avoir séjourné de longs mois à la prison de Fleury-Mérogis ; peu importe ce que l’on a pu penser des idées d’Alain Guionnet qui passa un an sous les verrous français en 1992-1993.
Objectivement, ce qui doit être considéré, c’est qu’ils ont été emprisonnés dans notre pays pour des délits d’opinion. Nous devons protester, même si l’on réfute l’opinion en cause.
Le réveil du courage, c’est pour quand ?
D’aucuns, à droite, appellent au courage, saine ambition à condition qu’elle ne se cantonne pas dans l’abstraction et l’indistinct cotonneux. Par ailleurs, il ne faut pas non plus compter sur l’ultragauche [sic, « prétendue extrême-gauche » serait plus juste comme terme] d’aujourd’hui qui, derrière une logorrhée marxiste, partage le même fonds idéologique que le mondialisme capitaliste, savoir le nouvel ordre moral précité. Jean-Claude Michéa a bien montré la connivence culturelle entre ces soi-disant révolutionnaires et le capitalisme triomphant. Aussi les discours anticapitalistes à la Mélenchon, rentier et bouffon du régime, ne trompent que des naïfs. Tout comme les « black blocs » se plaisent à briser les vitrines des agences bancaires où M. et Mme Michu ont leur épargne sur livret, les mélenchonistes semblent globalement indifférents à la Banque, aux Rothschild ou à Bernard Arnault.
Il nous faut nous mobiliser contre le délit d’opinion et donc pour l’abrogation des lois Pleven, Fabius-Gayssot et Perben. Cette lutte est justifiée, car sinon nous y passerons tous un jour ou l’autre, sauf à se taire. Le général de gendarmerie Jean-Philippe Reiland, à la tête de l’OCLCH, qui s’occupe du cas de Reynouard, a déclaré : « Malgré les difficultés juridiques … le bureau ne lâchera pas les idéologues qui propagent la haine. » [2]
La lutte contre le délit d’opinion en Europe
Il en va de même dans tout l’espace européen, puisque le Conseil de l’Europe (46 États), qui garantit la castration politique de l’Europe, notamment avec la Convention de sauvegarde des droits de l’homme [sic], souples et modelables à souhait pour imposer l’ordre moral anti-discriminatoire et antifasciste. [sic]
Je préfère, au prêchi-prêcha bien-pensant de la Convention, le précepte de Montesquieu : « Les paroles ne forment point un corps de délit ; elles ne restent que dans l’idée (…) Quelquefois le silence exprime plus que tous les discours. Il n’y a rien de plus équivoque que tout cela. » [3]
On emprisonne à bas-bruit dans toute l’Europe pour délit d’opinion, particulièrement en Allemagne, dans les geôles de laquelle est à nouveau enfermée Ursula Haverbeck (94 ans). Aussi, en France comme dans toute l’Europe, Amnesty International s’est-elle toujours refusée à s’occuper des nouveaux immoralistes…
Il est de bon ton d’invoquer Soljenitsyne, mais encore faudrait-il en avoir le cœur.
Libérez-les, libérez Reynouard !
Éric Delcroix, avocat
Notes
[1] Le service de police à la manœuvre est l’Office central de lutte contre les crimes contre l’humanité et les crimes de haine.
[2] Cité par Jeune Nation, n° 1351, 1/12/22.
[3] De l’esprit des lois, Genève 1745 (mis à l’index en 1751), chapitre XII.
***
(jpf) Soljenitsyne soutenu et encouragé de loin ça ne coûtait rien, à une époque où il était de bon ton d’enfoncer le régime soviétique ; et laissé tomber quand il a commencé à défendre et dire haut et fort des « mauvaises idées » dites « conservatrices » et développer des critiques contre non seulement le régime de l’Est, mais également le régime de l’Ouest.
Jean-Claude Michéa (né en 1950) de tradition de gauche (père résistant communiste, lui-même membre du PCF jusque dans les années soixante-dix) se définit de nos jours par rapport à la mouvance du socialisme libertaire, ou encore comme « anarchiste conservateur ». Critique acerbe de la gauche dite progressiste, et connaisseur de l’œuvre de George Orwell. Aujourd’hui retraité de l’éducation nationale (ex professeur de philosophie) il tente à vivre, loin des grandes villes, en auto-suffisance.
Il a écrit plusieurs ouvrages, citons par exemple : Orwell éducateur, et Les Mystères de la gauche : de l’idéal des Lumières au triomphe du capitalisme absolu.
Ferré, pourtant marqué pour ne pas dire obnubilé par la musique (y compris la musique classique) et une musique si je puis dire tonale et régulière, sans beaucoup de dissonance ou d’audace atonale, avait un gros défaut, une grosse négligence qui a abîmé beaucoup de ses chansons, du moins celles dont les paroles étaient de lui : ces dernières ne relevaient très généralement pas de la prosodie poétique régulière.
Certes, je connais au moins une exception remarquable : La Mémoire et la Mer, dont le titre a été suggéré par l’écrivain Jean-Pierre Chabrol. Et qui est extraite d’une œuvre de longue haleine, celle-ci. Ceci expliquant cela.
Et il allait même jusqu’à saccager les vers réguliers en écrivant parfois des faux alexandrins, et plus généralement en escamotant les « e » qui le gênaient. Même André Breton qui n’était pourtant pas beaucoup marqué par l’esprit classique en était choqué.
Il n’avait pas vraiment le sens de la beauté poétique des mots, et surtout écrivait beaucoup trop vite les paroles de ses chansons. Où l’idée ou l’émotion prenait le dessus sur l’expression orale. Ne se foulant pas toujours pour les rimes. Se contentant souvent de rimes pauvres, voire très pauvres et parfois même approximatives, du type de l’assonance ou de l’à-peu-près.
Et était beaucoup trop lié au langage parlé courant. À la diction relâchée courante. Quand je dis « langage parlé », je ne veux pas dire « langage argotique », les mots d’argot ne me gênent pas en soi, ni les mots dits vulgaires, du moins quand ils sont bien venus, biens sentis ; ce qui me gêne ce sont les faux alexandrins ou faux octosyllabes, etc. ; ou les élisions intempestives de « e » qui font tache par rapport à la musique qui, elle, est toujours sans fausse note.
Il est un peu trop facile d’arranger des phrases pour qu’elles tiennent en mesure, sans trop se préoccuper d’en casser ou pas des morceaux. Je ne vois pas au nom de quoi on s’y autorise, alors qu’on ne s’autorise jamais à faire la même chose avec les mélodies, les rythmes, les harmonies… Ou du moins, quand des variations musicales peuvent se produire, c’est toujours avec un sens musical, un souci esthétique.
Mis à part très peu de ses chansons, celles dont les paroles sont de lui ne sont pas classables comme poèmes. Autrement dit, presque tout ce qui relève de la poésie dans son oeuvre, n’est pas de lui mais de poètes qu’il a mis en musique : Rutebeuf, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Caussimon… Ou relève du poème plutôt dit que chanté comme la Chanson du Mal-Aimé d’Apollinaire qu’il a accompagné de musique.
Il avait un problème avec la diction régulière des poèmes également réguliers, puisque l’on rencontre sur ces disques des poèmes réguliers qu’il arrive parfois à écorcher.
Il se faisait, d’autre part, presque une gloire d’avoir écrit les textes de certaines de ces chansons, parmi les plus connues, sur un coin de table en très peu d’heures. Par exemple, la chanson « Les anarchistes » ou la chanson « Avec le temps ».
Et c’est justement pour ça que, si les musiques passent bien et même trop bien, et prennent même le dessus sur une partie des paroles, ce qui est dit aurait demandé à être repris. Amélioré. Travaillé.
On rencontre même chez Ferré des fautes de goût, des faiblesses. Je ne sais pas qui a écrit que dans toute chanson, il demeure toujours certaines maladresses. Mais alors, pourquoi devrait-il en être toujours ainsi ?
Et ceci le dessert. Comme cela dessert d’autres chanteurs de sa trempe, tel Brassens qui, lui également, a été souventefois négligeant avec la bonne prononciation, ou plus exactement la belle prononciation. Celle de l’Art, et non pas celle de la rue.
Je ne cache pas que ce que je ne remarquais pas trop avant, ou plutôt que je prenais pour argent comptant chez Ferré et les autres chansonniers (c’est ce terme que l’on devrait employer alors qu’il a été réservé a un type particulier de gentils égratigneurs de l’actualité, plus ou moins disparus de nos jours) m’indispose de plus en plus avec l’âge.
Mais je ne suis pas le seul : Ferré lui-même en vieillissant se moquait de certaines de ces chansons anciennes légères et écrites à la va-vite.
Par exemple :
T’es tout’ nue
Sous ton pull
Y a la rue
Qu’est maboule
Jolie môme.
Où le « pull » prononcé : poul’, pour la rime, a été accepté par divers interprètes, alors que Ferré aurait dû se creuser un peu la tête pour arranger ça.
Je ne sais pas : T’es tout’ nue / Ma p’tite poule / Dans la rue / T’es maboule / Jolie môme. Ou : T’es tout’ nue / Dans ta boule / Y a la rue / Qu’est maboule / Jolie môme. Non je blague.
C’était sa période des « vers » courts, comme pour « Grain’ d’ananar ».
Donc comme ses paroles me font mal aux oreilles et aux yeux, je me suis amusé à « restaurer » plus à mon goût sa chanson, mais sans rien tenter ou presque pour améliorer les rimes. C’est encore un autre travail à faire.
Chanson qui, soit dit en passant, a de forts relents de Villon…
*
La vie m’a doublé,
C’est pas régulier ;
Moi pauvre lézard
Qui vit par hasard
Dans la société.
Mais la société
Faut pas s’en mêler
Pour un type à part
Graine d’ananar.
*
J’ai, dit-on, poussé
Dessous un gibet
Où mon grand-papa
Balançait déjà
Avec un collier.
Un collier tressé
De chanvre pressé ;
Un foutu foulard
Graine d’ananar.
*
Y avait des copains
Qui mangeaient leur pain ;
Car le pain c’est fait
Pour le partager
Dans la société.
Celui qui le dit
A nom : Jésus-Christ ;
Un foutu bavard,
Gueule d’ananar
*
Si j’avais des sous,
On me dirait : « Où
Les as-tu gagnés
Sans avoir trimé
Pour la société ? »
Mais je n’en ai pas
Et voilà pourquoi
C’est jamais peinard
Graine d’ananar.
*
On dit : « C’est fini »
Le dit et redit ;
Et qu’on me pendra
Au nom de la loi.
De la société.
Belle société
Qui veut se mêler
De mettre au rancart
Graine d’ananar.
*
Potence d’oubli
L’oiseau fait son nid ;
Messieurs les corbeaux
Passeront ma peau
Comme en un tamis.
Mais auparavant
J’aurai tel le vent
Semé quelque part
Ma graine d’anar.
Tout juste bon à chanter de nos jours dans des nanards de dernière zone (je veux dire des films indignes, de notre époque également indigne) l’ex « chanteur de gauche, bien à gauche, tout à gauche » Lavilliers-le-rebelle vient de sortir, sur l’une des radios sans doute les plus pourries : fRance-Inter(née), que les non-piquousés au covid manifestaient en criant : « On veut un dictateur ! »
Pépé Nanard, va-te coucher, ou rentre en Ehpad et reprend tes médocs ! c’est justement parce qu’il ne voulaient pas d’une dictature que les gens de bon sens, non-moutonniers et les moins lâches manifestaient. Et en prenaient plein sur la tronche de la part des amorphes, idiots et béats à millions.
Non-moutonniers de gauche, de droite, du centre, des extrêmes ou de rien du tout. Qui manifestent encore contre les derniers (j’espère) relents de covidisme ; mais aussi contre l’impérialisme otanien, ou pour remuer les « z-oppositions » qui ne valent pas mieux que le macronisme.
Lavilliers, encore un « antifacho » de première qui va sans doute nous expliquer, du haut d’un talent frelaté, ou pseudo-talent plus exactement, que les « anti-vax » et « anti-mask » étaient, sont des populistes, voire de la populace ; et nous dire par ailleurs, et en prime, que le régime ukrainien bandériste est l’avenir de l’Humanité.
Car, on devine Nanard, ce que tu penses par ailleurs de l’Otan et du mondialisme en parfait gaucho-néo-con. L’un ne va pas sans l’autre. Pas vraiment bonnard ! Tu m’as l’air aussi tordu que l’ex-ananar Val. En voilà deux beaux escrocs.
Ferme-la, triste (ex) « graine d’ananar »… Chanson que tu as eu le culot de chanter (comme un pied d’ailleurs) autrefois.
Moi, à la place de la Villiers qui salope la chanson du Ferré, je préfère la Sauvage dans un arrangement très « djazzique » des années cinquante :
Fini, bien fini le (bon ou meilleur) temps des Sauvage, Renard, Sylvestre, Laforêt, et autres éléments naturels.