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HUMOUR ?

De François Asselineau

Alors que la situation politique, économique, sociale, financière, internationale de la France est dans une situation vraiment dramatique, il est consternant de voir un élu lancer une pareille ânerie, dans le seul but de se faire remarquer.

😱 La France sombre de jour en jour.

QUEL PANTIN !

À court d’idée politique, le maire de Pantin (93) va appeler sa ville « PANTINE » pendant un an pour «sensibiliser ses habitants à la cause féministe» !

Un ami facétieux suggère que le maire de Mâcon, en Saône-et-Loire, prenne la même décision.

*

En voilà d’une idée qu’elle est bonne (et utile). Et intelligente ! Cela pourrait être étendu à un tas de villes et villages. Moulins, Moulines ; Calais, Calaise ; Épinal, Épinale, Lorient, Loriente, Le Croisic, La Croisique, Toulon, Toulonne ; Oyonnax, Oyonnasse ou Oyonnaze ; Vannes … là ça ne marche pas, car c’est déjà au féminin pluriel comme du côté de Cannes.

Pour certains, il faudra revoir le masculin, enfin jugé tel, et appeler par exemple Les Sables d’Olonne, les Sables d’Olon. Et son « féminin » : Les Sablières ou Les Sablonnes d’Olonne.

On peut continuer avec La Baule… ah ben non, là, manque de bol, ça ne marche pas, c’est déjà au féminin, enfin si… ça marche, mais du moins avec La Baule-les-pins qui en toute logique « féministe » imbécile devrait s’appeler à demeure: La Baule-les-pines, comme Saint-Brévin-les-pins, Sainte-Brévine-les pines.

Je suggère également au maire, je crois écolo (enfin « écolo ») de Bordeaux de rebaptiser sa ville: Bordel, ou plus exactement Bordelle, pour faire encore plus « féministe ». Ou Bordelle-la-bien-nommée.

DE LA GUERRE CHEZ LES BANDÉRISTES

Morceaux choisis.

I

J’ai déjà évoqué ici une information selon laquelle les Hongrois et Ruthènes avaient été envoyés en priorité comme chair à canon il y a quelque temps du côté de Kherson. Voici un retour sur celle-ci.

InfoDefenseFRANCE

Un film documentaire a été réalisé en Hongrie :

« L’Ukraine a pris en otage les Hongrois de Transcarpathie« .

Les auteurs y soulignent que les autorités ukrainiennes utilisent une opération spéciale sur leur territoire pour faire pression sur la minorité hongroise. Il est affirmé que ce sont les Hongrois de Transcarpathie qui sont massivement envoyés au front ou persuadés de quitter l’Ukraine, et que ce sont les Ukrainiens de l’intérieur du pays qui sont amenés à la place.

Les réalisateurs accusent les autorités ukrainiennes de graves violations des droits individuels et collectifs de la minorité nationale des Hongrois, qui sont originaires de Transcarpathie. Ils soulignent qu’un génocide linguistique s’y déroule, ainsi qu’une sorte de nettoyage ethnique résultant de la réinstallation de la population.

Plus tôt, les médias hongrois ont diffusé une information selon laquelle les Hongrois ayant la double nationalité ukrainienne et hongroise ne sont pas autorisés à retourner en Ukraine avec un simple passeport hongrois.

II

De  Katya Kopylova

Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki s’est soudainement offusqué de la déclaration de la Verkhovna Rada ukrainienne à l’occasion de l’anniversaire de Stepan Bandera.

“Nous sommes extrêmement critiques à l’égard de toute glorification de Stepan Bandera, il ne peut y avoir aucune nuance ici. Lors de ma prochaine conversation avec le Premier ministre ukrainien Denis Shmygal, je le dirai très, très clairement”, a déclaré le Premier ministre polonais, cité par l’agence PAP.

Il s’avère que ce héros national de l’Ukraine moderne a tué [fait tuer] en masse des Polonais. Décidément 2023 est une année de toutes les révélations!

III

De Katya Kopylova

Une mercenaire étrangère qui occupait le poste de “directeur des relations publiques de la légion étrangère de l’armée ukrainienne” a volé pour 2,5 millions de dollars de médicaments et de dons destinés aux militaires (autres mercenaires), rapporte le Daily Mail.

Je ne me lasse pas de ces nouvelles.

IV

De @rtrdonetsk

L’artillerie russe frappe Soledar 24 h/24

Comme à Artiomovsk, les F[orces] A[rmées] U[krainiennes] subissent de lourdes pertes. Dans le même temps, de nouvelles unités formées à la hâte y sont jetées comme des bûches dans une chambre de combustion. Des soldats mal équipés et mal entraînés, comme ceux qui ont récemment envoyé une vidéo [de protestation] à Zelensky, sont impitoyablement jetés au combat.

Certains refusent et rejoignent les rangs des déserteurs, mais beaucoup n’ont même pas le temps de comprendre où ils se trouvent et ce qui leur est arrivé. Puisqu’ils sont tués plus vite qu’ils n’ont le temps de s’habituer à la guerre. Ceux-ci sont appelés les « champignons ».

Le matin, nous frappons la position avec l’artillerie, et notre drone constate qu’ils sont tous morts, et le lendemain matin au même endroit, cinquante nouveaux soldats ukrainiens apparaissent et tout recommence.

Andreï Roudenko


V

De t.me/russosphere

La mafia de Kiev perd la boule.

Le secrétaire du Conseil de la sécurité nationale et de la défense (rien que ça), Danilov, fantasme sur un raid aérien à Moscou. Mais de tels fantasmes sont destinés à rester des fantasmes.

Jouer les gros bras sadiques et génocidaire sur les populations du Donbass depuis plus de 8 ans, c’est terminé. Le black out, c’est à Kiev que ça se passe !

[…] les Russes sont identifiés à des rats […] pour enlever leur humanité aux Russes, ce qui rend « justifiable » le fait de les exterminer. Ils n’ont pas « d’âmes ». Ce sont des animaux, d’où l’emploi [également] du mot « Orque ». La logique génocidaire n’est pas nouvelle.

La Russie préfère se battre maintenant contre ce danger que dans un futur où elle ne serait pas en position de force avec une « Ukraine » intégrée à l’OTAN et totalement bandérisée.

VI


Comme tous les jours :

D’Erwan Castel

Actuellement des bombardements ukro-atlantistes importants frappent à nouveau Donetsk


VII

D’Erwan Castel

Du côté de l’Otan

Le New-York Times évoque la 101e division aéroportée étasunienne dont les paras « s’entraînent, mangent et dorment dans une triste base aérienne du sud-est de la Roumanie, à seulement sept minutes de missile de l’endroit où la Russie stocke des munitions en Crimée ».

A quelques kilomètres à peine de la frontière ukrainienne les paras de la 101e, avec des soldats roumains s’entraînent avec de l’artillerie et des hélicoptères et creusent des tranchées « similaires à celles de la région de Kherson ».

C’est la première fois depuis la 2e guerre mondiale que la 101e aéroportée est déployée en Europe. « Ses soldats sont désormais plus proches de la guerre en Ukraine que n’importe quelle autre unité de l’armée américaine », déclare le New York Times

VIII

D’Erwan Castel

Les forces ukro-atlantistes ont encore bombardé [et de nuit] un hôpital civil russe, cette fois dans la ville de Tokmak au Nord Est de Melitopol.

L’éloignement du front de cette ville exclut un quelconque « dommage collatéral » à des échanges de tirs en cours sur le ligne de contact.

IX

D’Erwan Castel

Sur le front de Kherson.

Les forces ukro-atlantistes ont pris pied sur la pointe Nord du « Grand Potemkine », une île fluviale du Dniepr en aval de Kherson.

Cette île, de fait, se situe dans la zone grise entre les 2 lignes du front situées sur les berges du fleuve.

Les forces ennemies qui ne peuvent atteindre la partie centrale de l’île qui est minée sont maintenant sous le feu de l’artillerie russe.

Le Grand Potemkine sera leur petite fosse commune…

X

Relance de cette affaire, quand les pays de l’Otan se bouffent le nez :

De Katya Kopylova

La Pologne a envoyé une déclaration aux Nations unies demandant une “intervention” dans la question des réparations de guerre de l’Allemagne (Varsovie exige 1,3 billion [milliard] de dollars).

XI

De Russosphère

L’OTAN, C’EST LA GUERRE SANS FIN AU SERVICE DE L’IMPERIALISME YANKEE !

« Les pays occidentaux doivent être prêts à fournir un soutien à long terme à l’Ukraine en raison des hostilités en cours » a déclaré le secrétaire général de l’OTAN, Jens Stoltenberg.

Selon la serpillière de Yankeeland, la mobilisation partielle lancée en Russie en septembre montre que les autorités du pays n’ont aucune intention de mettre fin au conflit armé.

« Les troupes ukrainiennes mènent une contre-offensive depuis plusieurs mois, mais nous savons aussi que la Russie s’est mobilisée et a reconstitué les rangs de l’armée, beaucoup de ceux qui sont mobilisés suivent actuellement une formation » a déclaré Stoltenberg, affirmant que cela indique la volonté de Moscou de poursuivre les hostilités.

« Kiev a besoin d’une aide militaire supplémentaire de l’Occident » estime Stoltenberg. Ce serait le seul moyen de convaincre la Russie « de s’asseoir à la table des négociations et de reconnaître l’Ukraine comme un État indépendant souverain en Europe ».

Le ReichFührer de l’OTAN, outil de la domination politico-militaire de l’impérialisme yankee sur l’Europe, nous parle d’ « indépendance » et de « souveraineté » en Europe ?

Une Europe indépendante et souveraine de Vladivostok à Lisbonne est possible : sans l’UE, sans l’OTAN, sans le « parti américain » qui contrôle les media et les grandes institutions de nos pays, sans les « élites » kollabos du mondialisme américain !

La Russie, c’est la Résistance pour sa survit en tant qu’Etat indépendant et souverain justement!

La Russie, c’est le flambeau de nos libertés perdues en Europe !

La Russie, c’est l’Europe combattante !

Pour commencer l’année sur quelques notes d’espoir lucide (sic) et de transcendance des morts, du moins de certains d’entre eux :

Les paroles sont de feu Jean-Roger Caussimon, un très bon parolier et même poète, la grave et posée mais aussi lyrique mélodie de feu Léo Ferré et l’interprétation (à mon avis la meilleure de toutes celles que je connaisse) de feue la canadienne Renée Claude.

Cette version présente, par rapport à la forme habituelle, un vers modifié qui m’a donné beaucoup de souci de compréhension et qui a retardé sa copie ici sur ce blog, tant que je ne pouvais pas en donner une explication logique.

Les paroles courantes disent : « Il semble que la Mort soit la sœur de l’Amour. » Mais je ne sais pourquoi Renée Claude a trouvé bon de chanter quelque chose de moins tranché à la place (du moins de ce que j’en comprends) : « Il semble que la Mort vienne à ceux de l’Amour ».

Juste avant, le poème dit : La Mort … / Je la chante et dès lors, miracle des voyelles / … ». On s’attendrait donc à un « celles » boiteux (« cell’s ») et non pas à un « ceux » dans la suite du propos.

En fait, il faut remonter au tout début de la chanson quand il est dit : « Le mot seul jette un froid aussitôt qu’il est dit » pour comprendre que « ceux » est mis là pour « mots » et non pas pour « voyelles ».

Cette interprétation a également une curieuse manière de rendre certaines basses du piano, par un certain jeu de pédale(s) sans doute, qui en font des notes très métalliques, déchirées, criardes, quasi dissonantes, presque « ratées ». Pour titiller l’esprit qui pourrait s’endormir face à une mélodie « toute ronde ». Et bien nous rappeler que c’est de la Mort dont il s’agit ici, quand même.

Enfin un vers : « Près du soldat blessé dans la boue des rizières » nous date l’époque de sa rédaction : la guerre du Vietnam, ou plus probablement encore la même guerre quand elle mettait en jeu la France coloniale sous le nom de guerre d’Indochine.

Stratpol Xavier Moreau 31 12 2022


Bulletin 114. Guerre OTAN vs Russie, les leçons de 2022.

31.12.2022. https://odysee.com/@STRATPOL:d/114r:9

À PROPOS DES TIMBRÉS DE LA POSTE

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué.

J’ai déjà écrit plusieurs fois sur ce blog que le but des tarés « qui nous dirigent droit dans le mur » est de tout médiatiser. De rendre l’outil obligatoire en tout. Pour faire des enfants (l’insémination artificielle à la bovine, c’est leur ambition ultime) * comme pour s’acquitter d’une certaine somme d’argent (la suppression de la monnaie liquide est dans l’air depuis le développement de l’électronique).

Aujourd’hui on en a encore un nouvel exemple. Dans ce monde de timbrés, et c’est vraiment le mot qui convient ici, la Poste (service public, il paraît) vient d’inventer le courriel payant. Qui plus est pour la France uniquement.

Ai-je bien compris :
Si vous voulez envoyer une lettre prioritaire en France métropolitaine (qui arrive normalement le lendemain) ou, je suppose, hors métropole (qui n’arrivait d’ailleurs pas le lendemain) vous devez la taper, en faire un PDF, le mettre sur un téléphone portable (ici ça exclut déjà des millions de personnes qui ne possèdent pas de téléphone portable ou ne sont pas à l’aise avec), trouver non pas une boîte aux lettres jaune de la Poste (ce qui est encore assez courant, du moins à condition de ne pas vivre aux fins fonds de la campagne ou de la montagne) mais un bureau de Poste ou ce qui en fait office (un commerce de quartier comme c’est mon cas maintenant), là une personne photographiera ou recopiera votre PDF avec un téléphone portable « professionnel », puis l’enverra au bureau de Poste le plus proche du destinataire qui l’imprimera, la mettra sous pli puis la distribuera à ce dernier.

Pour le prix (légèrement augmenté en cette nouvelle année à venir) d’un ex-timbre rouge. Soit 1,49 euros, ce qui donne traduit en francs : 9,77. Dix francs, imaginez ce que l’on pouvait obtenir avant 2000 à la fin du franc avec 10 francs ? Quand un timbre valait un franc environ, voire à peine. L’euro inflationniste, jolie chance pour la France !

Merci Père et Mère Noël !

Bravo pour le secret de la correspondance. Indépendamment des lettres intimes et amoureuses, entre autres (je ne vois pas qui accepterait de le faire), vous ne pourrez plus envoyer un seul document en prioritaire. Par exemple : un chèque ou une feuille de soins à la Sécu.

Heureusement la solution face à l’ « e-courrier » existe du moins pour qui possède un ordinateur et une boîte aux lettres électronique et pour qui connaît l’adresse électronique de son destinataire, du moins s’il en a une, lui aussi.

Envoyer gratuitement un courriel à son destinataire. Quant à la Sécu, elle acceptera peut-être de recevoir un document en électronique, du moins si c’est prévu, mais certainement pas la banque. On voit tout un tas de professions ne pas pouvoir recourir à cette « e-lettre » (médecins, avocats, notaires, justice, police…).

« Heureusement » il existe encore deux autres solutions.

Soit recourir au timbre vert. La lettre mettra deux ou trois jours à arriver en France.

Soit payer plus cher ! On vous propose « Service plus », au prix pour une simple lettre de base, de 20 grammes maximum, une lettre timbrée au tarif de 2,95 euros (soit : 19,35 ex-francs ! Soit environ le prix d’un livre courant « autrefois » qui n’est pas si loin).

Encore plus cocasse : ce « service public » coutera donc deux fois plus cher pour arriver deux fois plus lentement qu’avant.

Comme disent les technocrates de la Poste à propos du « e-courrier » sic : « C’est le courrier prioritaire de 2023 : hybride [comme la guerre sans doute !] et plus écologique car évitant de nombreux trajets en camion et en train. »

Certes, mais à bien les écouter, on se demande à quoi ils servent, et pourquoi la maxime de l’écologie ne s’applique nullement à tant et plus de domaines de l’industrie et de l’agriculture. Je veux parler des délocalisations. Ou même de l’usage immodéré des avions par ceux qui nous dirigent et qui par ailleurs, et sans vergogne aucune, s’inquiètent du réchauffement climatique… l’été mais pas du refroidissement climatique en hiver. Savez-vous qu’il a neigé et sont tombées de très fortes averses de grêles au Koweït, il y a très peu? Ce qui n’arrive jamais.

C’est le progrès osent encore dire les tarés. Et autres chantres du progrès comme parmi les syndicats FO et CGT de la Poste qui commencent à émettre des doutes sur le bien fondé du « e-courrier ».

La vraie raison n’est absolument pas écologique, mais économique, 1 – comment réduire les effectifs de la Poste et en particulier de la pléthore de vacataires, 2 – comment augmenter les tarifs les plus courants sans que ça ne se voit pas trop, 3 – comment réduire encore plus à peau de chagrin le service public moribond.

P. S. À propos de secret de la correspondance : j’avais déjà évoqué il y a quelque temps le fait que la centralisation de l’affranchissement rendait, de nos jours, quasiment impossible de découvrir l’origine géographique précise d’un expéditeur. Et en particulier, de l’expéditeur malveillant, auteur de lettres anonymes. Autrefois chaque lettre était tamponnée par un bureau de Poste situé à proximité de la boîte de la Poste où elle avait été déposée. Ce qui n’est plus du tout le cas maintenant qu’il n’y a plus que quelques grands centres régionaux d’affranchissements et de tri. Tiens, en voilà d’une dépense en énergie, en camions et en trains aussi. Mais là, ce n’est pas du tout gênant !

*Insémination. Définition du Littré : « Pratique superstitieuse qui consistait à jeter dans de la terre remuée quelque chose venant d’une partie malade, et à y semer une plante qui devenait propre à guérir la maladie. Du Latin in, en, et seminare, semer. »

Jules Barbey d’Aurevilly – Citations diverses

– On vit plus dans la vie qu’on n’a pas que dans la vie qu’on a.

– L’expérience, ce fruit tardif – le seul fruit qui mûrisse sans devenir doux.

– J’observe que depuis quelque temps les premiers moments qui suivent le réveil sont beaucoup moins angoissés qu’autrefois…

– Jamais le souvenir de l’amour n’avait plus ressemblé à l’amour ; de toutes les réalités de l’existence, la plus puissante, c’est la chimère du passé.

– Il n’y a que la mort qui soit vivante dans ce singulier monde qu’on appelle la vie !

*

– L’idéal économique des bourgeois est d’augmenter indéfiniment le nombre des consommateurs.

– Les gouvernements ne sont pas faits d’une autre pâte que les hommes auxquels ils commandent.

– L’auteur de l’Assommoir, cet Hercule souillé qui remue le fumier d’Augias et qui y ajoute !

*

– L’avantage de la gloire – avoir un nom trimbalé par la bouche des sots!

– La renommée, cette sourde sonneuse de fanfares, qui ne s’entend pas elle-même quand elle sonne, car souvent elle s’interromprait.

– Les grands hommes sont comme les plus belles fleurs. Ils croissent sous le fumier et à travers le fumier que jettent sur eux les envieux et les imbéciles.

*

– Etre poli avec un sot, c’est s’en isoler. Quelle bonne politique!

– L’ironie est un génie qui dispense de tous les autres et même de ce dont tous les autres ne sont pas dispensés, c’est-à-dire de cœur et de bon sens.

– La plus belle destinée: avoir du génie et être obscur.

*

– Etre au-dessus de ce qu’on sait, chose rare. L’érudition par-dessus c’est le fardeau, par-dessous c’est le piédestal.

– On parle plusieurs langues mais on ne cause que dans la sienne.

– C’est surtout ce qu’on ne comprend pas qu’on explique.

*

– Les livres ne ressemblent-ils pas aux chemins dont la longueur ne se mesure pas au nombre de pas qu’ils nous obligent à faire, mais à l’intérêt ou à l’ennui de la pensée, pendant qu’on les fait.

– Quel délicieux livre à écrire, les bêtises des plus grands esprits!

– La littérature moderne, à laquelle le bégueulisme jette sa petite pierre, a-t-elle jamais osé les histoires de Myrrha, d’Agrippine et d’OEdipe …

*

– Il faut mentir aux passions pour les exciter.

– Les amoureux sont comme les somnambules; ils ne voient pas seulement avec les yeux, mais avec le corps tout entier.

– Les passions, pensait-elle, font moins de mal que l’ennui car les passions tendent à diminuer, tandis que l’ennui tend toujours à s’accroître.

– Le plaisir est le bonheur des fous. Le bonheur est le plaisir des sages.

*

– Que de jeunes filles qui, dans la vie, rampent sur le sol comme des guirlandes tombées, et qui, plus tard, s’élancent et se tordent autour du tronc aimé et prennent alors leur vraie beauté de lianes ou de guirlandes…

– Son ondoyante taille profilait d’alliciantes ombres sur les draperies qu’elle éclairait en passant.

– Je n’ai pas besoin des sourires noyés d’Hermangarde, de cette bonne pâleur que le bonheur étend sur les joues des femmes dont le coeur est plein … pour m’attester qu’elle est admirablement aimée.

*

– Je ne dis point que cela n’est pas insensé puisque cela est inutile, mais c’est beau, comme tant de choses insensées !

– La moralité de l’artiste est dans la force et la vérité de sa peinture. En peignant la réalité, en lui infiltrant, en lui insufflant la vie, il a été assez moral: il a été vrai.

Dérussification toute transitoire

D’après Katya Kopylova

Après des mois de tergiversations, de cache derrière des palissades, déboulonnage de nuit, en catimini …

« Aujourd’hui à Odessa le monument de Catherine la Grande a été démantelé.

Un peuple qui ignore son histoire, est un peuple qui ne sait pas où il va. »

C’est nier le rôle essentiel joué, vers la fin du XVIIIe siècle, par Catherine II et Potemkine dans le développement du port d’Odessa.

Il en va de même d’autres villes du Sud et de l’Est de l’ex-Ukraine (on peut dire « ex-Ukraine », on se demande ce qu’il va en rester à la fin de cette guerre). De la Novorossiya, Nouvelle Russie. Par exemple : Nikolaïev et Dnipro (ex Iekaterinoslav).

À nouveau un p’tit coup de Léon Bloy, ça ne mange pas de pain… et ne fait pas de mal.

« On devrait fonder une chaire pour l’enseignement de la lecture entre les lignes. »

Et quelques autres citations en couple et en échos.

*

« On dit d’un homme qu’il est raisonnable, comme les putains disent d’un client qu’il est sérieux. »

« L’authentique et indiscutable bourgeois est nécessairement borné dans son langage à un très petit nombre de formules. »

*

« On ne peut être et avoir été. Mais si ! On peut avoir été un imbécile et l’être toujours. »

« Le bonheur des uns ne fait pas le bonheur des autres. »

*

« Plus on est semblable à tout le monde, plus on est comme il faut. C’est le sacre de la multitude. »  

« Plus on approche de Dieu, plus on est seul. C’est l’infini de la solitude. »

*

« On dirait que la douleur donne à certaines âmes une espèce de conscience. C’est comme aux huîtres le citron. »

« La douleur est l’auxiliaire de la création. »

*

« Le mauvais riche, c’est celui qui donne, parce qu’il gâche le métier. »

« Il n’y a que les pauvres qui partagent. »

*

« Mon existence est une campagne triste où il pleut toujours. »

« Plus je vieillis, plus j’ai d’avenir. »

*

« Les événements ont ceci de commun avec les oies qu’ils vont en troupe. »

« L’histoire est le déroulement d’une trame d’éternité sous des yeux temporels et transitoires. »

*

« Une sainte peut tomber dans la boue et une prostituée monter dans la lumière, mais jamais ni l’une ni l’autre ne pourra devenir une honnête femme. »

« L’absolu est un voyage sans retour. »

*

IL EST CINQ HEURES…

Avant-hier, en voulant essayer un petit piano électrique, cadeau du Père Noël pour le plus grand de mes petit-fils, j’y ai joué quelques notes de l’un des grand succès des Aphrodite’s Child : It’s five o’clock. L’un des rares morceaux que je sais encore plus ou moins jouer sur un clavier.

Puis, je ne sais pourquoi, je me suis rendu compte d’un seul coup en pensant au sens, en français, du début de cette chanson en anglais (It’s five o’clock / And I walk / Through the empty streets), rapprochement que je n’avais encore jamais fait jusqu’à maintenant, pour quelle raison ?… que cette histoire de 5 heures … du matin se trouvait aussi dans la rengaine (je dis rengaine, car on l’a tellement entendue autrefois !) chantée par Dutronc.

Mais qui a copié qui, me suis-je dis ?

En fait, il s’avère que la chanson française est du tout début de l’année 68, tandis que la chanson hellèno-anglaise est de 1969.


*
https://www.youtube.com/watch?v=3WcCg6rm3uM&t=9s

18 avril 1968. « Il est cinq heures… Paris s’éveille. »

Jacques Dutronc chante « Il est cinq heures, Paris s’éveille » accompagné par l’orchestre de… Raymond Lefevre, comme il se devait toujours à l’époque, à la télé.

La mélodie est de Dutronc ; les paroles, inspirées de la chanson « Tableau de Paris à cinq heures du matin » écrite en 1802 par Marc Désaugiers, sont de Jacques Lanzmann et Anne Ségalen.

« Je suis l’dauphin d’la Place Dauphine / Et la Place Blanche a mauvaise mine ». Voilà également que je me rends compte que je n’avais jamais vraiment écouté (pour le sens) l’entame de cette chanson. Il y a donc un dauphin sur la Place Dauphine et aussi sans doute une pièce d’eau. La seule période où j’ai été quelquefois à Paris est tellement loin : entre 1974 et 1980 ou 81, je ne sais plus trop.

Restes de souvenirs en moi ancrés de ma première visite à Paris, de mes déambulations, seul dans la ville, parmi de vieux quartiers que « l’on » démolissait déjà à tour de bras pour certains, ce qui me dégoûtait déjà de la capitale (c’est l’époque environ, où Debord a quitté Paris pour cette même raison).

J’allais alors m’inscrire en « maîtrise » (la maîtrise n’existe plus je crois) à la Fac de Vincennes, depuis longtemps détruite également, paraît-il, et dont les alentours étaient un haut lieu de la prostitution ; et je dormais dans la gare Montparnasse, laissant une partie de mes faibles bagages à la consigne, ce que je ne ferais plus maintenant. Quartier latin, Le Louvre, le Muséum d’histoire naturelle, le Père Lachaise : le plus émotionnant.

Tiens, je pourrais en faire une chanson. Tandis que ceci me fait toujours penser au poème « Le Cygne » de Baudelaire. « Le vieux Paris n’est plus »… Déjà de son temps, et de tout temps finalement.

*

1969. It’s five o’clock ».

Les Aphrodite’s Child. Ce groupe, plutôt éphémère des années – de copains de lycée, du moins à l’origine – parti de Grèce pour rejoindre l’Angleterre, ne dépassa jamais Paris à cause des « événements » de Mai 68. La France y a gagné le chanteur de variétés feu Demis Roussos. Le claviériste très « années soixante » feu Vangelis, qui est mort à Paris il y a très peu de mois, a partagé sa vie entre Grèce, Paris et Londres. Les deux autres membres du groupe étaient le batteur Lucas Sideras et le guitariste, absent sur cet enregistrement, Silver Koulouris qui ont continué chacun de leur côté dans le monde de la musique.


https://www.youtube.com/watch?v=bWKQyQ3aCpk