Image de la manif parisienne d’hier, visible dans un tas de pays, mais occultée par la maffia médiatique en fRance.

Et un crétin à pseudo d’ajouter :
« @FranceAthee [sic]
Des drapeaux russes ont été brandis lors de la #MarcheNationalePourLaPaix organisée par le groupuscule [sic]complotiste [resic] de Florian #Philippot.
C’est la preuve qu’il ne s’agit pas d’une manifestation pour la paix mais d’une manifestation de soutien à #Poutine. »
Oui, et alors ? Qui nous a demandé notre avis pour mettre des drapeaux ukrainiens sur des mairies en France en soutien au bandérisme ultra-nationaliste, criminel et barbare, larbin de l’impérialisme étasunien ? Dont des mairies « de gauche » !!!
Je reviens de faire mon tour hygiénique quotidien ou quasi quotidien vers le petit centre commercial de mon quartier ; ce matin encore l’air était vif, à proximité immédiate du bord de mer, de la rive océane (je me reprends régulièrement, depuis qu’un ami roumain m’a fait remarquer qu’ici, ça n’était pas la mer, mais l’Océan).
En ressortant du tout petit centre, comme souvent le samedi matin, se trouvaient là quelques dinosaures de Lutte Ouvrière à vendre leur presse. Enfin, je veux dire des vieux comme moi ; et qui depuis plus d’un demi-siècle pour certains répètent leur chapelet intangible, avec toujours les mêmes mots et les mêmes phrases, et autres litanies de la secte (dont on se demande comment elle trouve les moyens financiers et les soutiens politiques pour présenter un candidat à chaque élection présidentielle) de celui qui faisait tirer sur les ouvriers et les paysans quand il dirigeait l’Armée rouge.
Bref, à une vieille masquée qui semblait vouloir me tendre un tract, j’ai simplement dit : « Les révolutionnaires masqués, ça me fait rigoler. »
« On n’est pas masqué » me répondit celle qui ne contestait pas sa qualité d’indéfectible révolutionnaire ; « eh, si… » ajoutais enfin.
Quelle pitié, de tous les côtés que l’on se tourne, c’est la même déliquescence. Cette « progressiste-là » plus ou moins « boumeuse » ou juste « post-boumeuse » comme moi, a dû marcher de concert et à fond avec les covidistes, contre les « réacs » et « fachos » de « complotistes et autres conspirationnistes » qui dénonçaient toute l’arnaque totalitaire et impérialiste du covidisme.
« Ils sont contre la guerre » me dit la personne qui se trouvait avec moi et qui venait de récupérer et de lire le gros titre d’un trac.
« Oui, mais ils ont quand même dit que c’était Poutine qui en était responsable ». C’est ce que j’ai lu l’autre jour dans un de leurs tracts.
Ce qui me fait penser d’ailleurs à ce qu’écrivait Asselineau au début de la guerre quand il osait dire que Poutine était l’agresseur, alors que depuis 2014 et le coup d’État otano-bandériste, ceux qui subissaient c’étaient les russophones.
Heureusement, depuis quelque temps, ce dernier a rectifié le tir. Mais c’est dans ses habitudes de louvoyer sans trop de discernement, ou plus exactement pour ne pas se mettre à dos les uns ou les autres, quand il s’agit d’être clair à un moment crucial.
Sous le covidisme intégral, il a cherché un certain temps à ménager la chèvre et le chou. Tout en se drapant par ailleurs dans sa toge d’incorruptible pour dézinguer ceux qui étaient, de lui, les plus proches. Se refusant, pitoyable et en énonçant de mauvaises raisons, à toute action commune.
Enfin, pour en revenir à la secte trotskiste, j’ai traité, sans trop réfléchir, ces (probables, attendus) papis et mamies de « révolutionnaires ». Un contre-sens. À peine avais-je dis ce mot que je le regrettais. Ils n’ont rien de révolutionnaires. Mais, somme toute, après réflexion, je me suis dit que j’avais vu juste en grattant là où ça fait mal chez eux.
On l’avait quelque peu oubliée, après une période vers le printemps ou l’été derniers, quand des kiéviens ont réalisé quelques sabotages vains sur ce territoire autonome pro-russe, mais non reconnu par l’ONU. Mais voilà que l’affaire, que le cas transnitrien revient sur le tapis, non pas de la diplomatie mais de la guerre impérialiste étasunienne.
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De Sputnik Afrique du 23 02
L’Ukraine a commencé à se préparer à une invasion dans la Transnistrie, une république autoproclamée sur le territoire moldave où se trouvent des soldats de la paix russes, a annoncé le ministère russe de la Défense.
Moscou signale une concentration de troupes ukrainiennes à la frontière avec la Transnistrie, cela présente une menace pour les soldats de la paix russes déployés dans cette république autoproclamée sur le territoire moldave, a annoncé ce jeudi 23 février le ministère russe de la Défense.
« Le régime de Kiev a intensifié ses préparatifs pour une invasion en Transnistrie. Cette action de l’armée ukrainienne se déroulera en réponse à une prétendue offensive des troupes russes depuis le territoire transnistrien », a indiqué le ministère.
Selon le ministère, l’armée ukrainienne déploie des pièces d’artillerie sur les positions de tir et masse des effectifs et des équipements militaires à la frontière. Des drones militaires ukrainiens ont intensifié leurs vols dans la région.
« Les forces russes répondront de manière adéquate à la provocation imminente de la partie ukrainienne », a ajouté le ministère de la Défense.
Plus tôt dans la journée, le ministère a annoncé que Kiev préparait une provocation armée contre la Transnistrie. Selon la Défense, des membres du groupe nationaliste Azov* y seront également impliqués. Comme prétexte à l’invasion, l’Ukraine prévoit d’imiter une « offensive des troupes russes » depuis le territoire de la Transnistrie. Des saboteurs ukrainiens se feront ainsi passer pour des soldats russes en enfilant des uniformes militaires de l’armée russe.
Le conflit en Transnistrie
La Transnistrie, peuplée à 60% par des Russes et des Ukrainiens, a demandé la sécession de la Moldavie avant même l’effondrement de l’URSS, craignant que la république [moldave] ne rejoigne la Roumanie. En 1992, après une tentative infructueuse des autorités moldaves de régler le problème par la force, Chisinau [capitale de la Moldavie] a perdu le contrôle de cette région à l’issue d’un conflit armé entre forces moldaves et locales.
La sécurité dans la République moldave du Dniestr, non reconnue par la communauté internationale [sic], est assurée par une mission conjointe de maintien de la paix qui comprend entre autres des militaires russes.
*Organisation terroriste interdite en Russie
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(jpf) Sur la Transnistrie contemporaine, car il en a existé d’autres formes territoriales par le passé, autrement dit sur Republica Moldovenească Nistreană, en roumain, Приднестровская Молдавская Республика (Pridnestrovskaya Moldavskaya Respublika) en russe, la république moldave du Dniestr ; et en particulier, sur un fait d’histoire contemporaine dont les détails m’étaient passés complètement à côté, comme pour beaucoup de gens :
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Réseau Voltaire | Paris (France) | 21 février 2023
Bientôt la seconde manche
La défaite de l’Ukraine ne signifie pas la fin de la guerre
par Thierry Meyssan
On raisonne à tort en pensant que la défaite du président Zelensky à Donetsk et à Lougansk, à Kherson et Zaporijjia, puisse marquer la fin des combats. Face à la résistance que Moscou a rencontrée pour faire appliquer la résolution 2202 du Conseil de Sécurité, le président Poutine a déclaré qu’il lui restait à libérer Odessa et à joindre la Transnistrie.
C’est précisément ce que cherche le Pentagone depuis 2019. D’ores et déjà, il prépare une seconde manche en Moldavie. Non pas qu’il veuille défendre les Ukrainiens, puis les Moldaves, mais parce qu’il entend dépouiller ses propres alliés.

Les chiffres du Mossad, selon Hürseda Haber © Voltaire, actualité internationale – N°27 – 10 février 2023
Les chiffres de l’Alliance atlantique, relayés par les agences de presse occidentales, permettent de penser que le peuple ukrainien est uni et résiste grâce aux armes occidentales. Cependant, ceux du Mossad, diffusés par le site turc Hürseda Haber attestent qu’ils sont sans rapport avec la réalité.
Ce phénomène n’est pas nouveau. Pour avoir édité durant la guerre du Kosovo un bulletin quotidien relayant les dépêches des agences de presse occidentales croisées avec celles des agences de presse des Balkans, je n’en suis pas surpris.
L’Otan a une longue expérience du mensonge à ses concitoyens. Il ne s’agit pas ici d’exagérations, mais bien de mensonges éhontés. Les lecteurs plus âgés se souviennent qu’ils ont conquis le cœur de tous les Occidentaux, y compris de ceux qui les ont imaginés. À la fin de ce conflit, l’Alliance accepta généreusement de laisser les restes de l’armée serbe (on disait « yougoslave » à l’époque) se replier sous la protection de l’armée russe. C’est alors qu’à la stupéfaction de tous, on vit quantité de chars et d’avions sortir intacts de leurs abris souterrains.
Il n’est certes pas possible, durant une guerre, de savoir les choses avec précision sur un champ de bataille. Les armées elles-mêmes comptent leurs pertes, mais ignorent si les hommes manquants sont morts ou blessés, prisonniers ou en fuite. Les officiers doivent toujours décider dans le flou de la guerre, sans jamais disposer de statistiques précises comme il en existe en temps de paix.
Quoi qu’il en soit, tandis que les gouvernements savent tous que la Russie a gagné et qu’elle continuera à libérer la Novorossia jusqu’à la Transnistrie, certains font semblant de croire qu’elle va envahir la Moldavie comme elle l’a fait en Ukraine. Peu importe qu’à la dissolution de l’URSS, la Transnistrie se soit proclamée indépendante comme la Crimée. L’essentiel est de continuer à présenter la Russie comme une tyrannie conquérante qui dévaste tout sur son passage.

La Transnistrie, c’est cette vallée en rouge, entre la Moldavie et l’Ukraine.
[(jpf) Le long du Nistru en roumain, du Dniestr en russe, du Dnister en ukrainien et du … Danaster/-tri ou Danaster/-rus/-ri ou Danasteris en latin ; toute petite entité d’un peu plus de 4000 km2, capitale Tiraspol, qui a l’avantage si l’on peut dire de jouxter l’oblast largement russophone d’Odessa. Et de posséder sur son territoire un très important arsenal, dépôt d’armes à Colbasna, au Nord de ce territoire, de l’époque soviétique, à moins qu’il n’ait déjà été rapatrié, du moins en partie en Russie]
Aussi faut-il rappeler que, lorsque la Moldavie s’est proclamée indépendante, elle a reconnu nulles et non avenues les conséquences du Pacte germano-soviétique de 1939, notamment le rattachement de la Transnistrie à son entité politique [1].
Pourtant peu de temps après, elle l’a revendiquée comme son propre territoire. En juin 1992, le colonel Howard J.T. Steers, officier du Renseignement militaire US et conseiller de l’Alliance atlantique, coordonna une opération militaire pour conquérir la Transnistrie. Pour cela, il ne se contenta pas de la petite armée moldave, il mobilisa l’armée roumaine et de nombreux prisonniers de droit commun roumains.
La Transnistrie était une petite vallée bénéficiant d’un micro-climat qui en avait fait une base secrète du complexe militaro-industriel soviétique. Elle était donc peuplée à la fois de ses habitants originels, mais aussi de nombreuses familles de scientifiques soviétiques. Elle était protégée par une petite base, celle de la 14° armée soviétique. Le président russe, Boris Eltsine, refusa de défendre la Transnistrie comme il refusa l’adhésion de la Crimée à la Fédération de Russie.
La 14° armée, désormais russe, plus d’1 millier d’hommes, reçut l’ordre de ne pas intervenir. Mais des milliers de femmes transnistriennes assiégèrent la base militaire. Les soldats russes ne tirèrent pas contre elles, mais désobéirent aux ordres du président Eltsine et les laissèrent entrer. Elles s’emparèrent de 1 000 kalachnikov, d’1,5 millions de cartouches et de 1 300 grenades. C’est ce peuple en arme qui repoussa l’armée roumaine encadrée par le colonel Steers.
Cette défaite de l’Alliance atlantique n’a jamais été racontée en Europe. Il faut avoir été sur place pour la connaître [2]. Elle a si fortement frappé ceux qui l’ont vécue que certains ont changé de camp. Ce fut notamment le cas du chef de poste de la CIA, Harold James Nicholson, qui, dans les mois suivants, se mit au service du KGB russe, dont il devint un des plus importants informateurs.
La Transnistrie se dit aujourd’hui la seule héritière de l’Union soviétique dont elle conserve les meilleures pratiques, sans ses aspects autoritaires et bureaucratiques.
Lorsque la Rand Corporation a planifié l’actuelle guerre en Ukraine, elle a briefé les Représentants au Congrès. C’était le 5 septembre 2019. Elle s’est appuyée sur deux rapports [3]. Elle y explique que l’objectif de l’opération doit être de provoquer la Russie pour qu’elle se déploie au delà de ses frontières, alors qu’elle ne peut déjà pas les défendre. Il faut donc la contraindre à entrer en Ukraine, puis en Transnistrie.
Il faut comprendre ce que fait le Pentagone, non pas en regard de la situation imaginée par les agences de presse occidentales, mais des plans de la Rand Corporation, en l’occurrence une manche supplémentaire autour, non plus de la Novorossia, mais de la Transnistrie.

L’Union européenne organise depuis plusieurs années le blocus de la Transnistrie en s’appuyant sur l’Ukraine et la Moldavie, deux États qui n’ont pas adhéré à l’UE. © Union européenne
Le ministre de la Défense US, le général Lloyd Austin, continue à pressurer ses alliés pour qu’ils cèdent leurs armes et leurs munitions, jusqu’à ce qu’ils soient exsangues (et donc encore plus demandeurs de sa protection). Simultanément, il vient de les contraindre à accepter de modifier le fonctionnement de l’Otan. Celle-ci peut désormais se transformer en une « coalition de volontaires » pour des opérations hors article 5 (c’est-à-dire ne répondant pas à une agression contre un de ses membres). Cela n’a rien de nouveau. C’était déjà le cas avec l’opération contre la Libye. À l’époque, les membres de l’Alliance qui s’opposaient à cette guerre avaient été tenus à l’écart, tandis que d’autres comme le Qatar, y avaient été associés. Cette fois, l’Otan agira sans avoir à violer ses propres statuts. Dans la pratique, cela veut dire que le Conseil atlantique a perdu tout pouvoir. Un Allié ne peut plus s’opposer à une entrée en guerre de l’Otan, puisque les USA utiliseront quand-même les moyens de l’Otan avec une coalition de volontaires.
La défaite de l’Ukraine, qui a déjà perdu le Donbass et quatre oblasts, ne signifie donc pas la fin de la guerre. Alors que le Kremlin a déjà expliqué qu’il lui restait à libérer Odessa et à effectuer ainsi le lien avec la Transnistrie, l’Otan peaufine son discours. Il s’agit de créer la confusion entre la Transnistrie (dite « République moldave du Dniestr ») et la Moldavie. Puis de faire accroire que l’Ours russe a envahi cette dernière.
Thierry Meyssan
Notes :
[1] « Declaraţia de independenţa a Republicii Moldova », Romania libera, 28 août 1991, p.8.
[2] « En 1992, les États-Unis tentèrent d’écraser militairement la Transnistrie », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 17 juillet 2007.
[3] Overextending and Unbalancing Russia, James Dobbins, Raphael S. Cohen, Nathan Chandler, Bryan Frederick, Edward Geist, Paul DeLuca, Forrest E. Morgan, Howard J. Shatz, Brent Williams, Rand Corporation, April 2019. Voir aussi les détails du plan dans Extending Russia : Competing from Advantageous Ground, Raphael S. Cohen, Nathan Chandler, Bryan Frederick, Edward Geist, Paul DeLuca, Forrest E. Morgan, Howard J. Shatz & Brent Williams, Rand Corporation, May 25, 2019.
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(jpf) Autre information qui semble indiquer que les kiéviens se préoccupent également d’autres terres autrefois russes, avant le façonnage délirant de l’Ukraine par les bolcheviques (dans les années 20 en particulier) :
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D’après Erwan Castel :
FLASH INFO
Les forces armées ukrainiennes procèdent à un transfert à grande échelle de leurs forces vers les frontières avec la Russie près des régions de Briansk et de Koursk.
Dans un message officiel du commandement des forces armées ukrainiennes aux habitants des régions du nord de l’Ukraine, il est demandé d’arrêter l’enregistrement de photos et de vidéos et la diffusion d’informations sur le mouvement à grande échelle d’équipements et de personnel de la Forces armées ukrainiennes dans les régions de Tchernigov et de Soumy.
Comme indiqué, cela peut nuire à l’exécution des tâches, mais cela ne dit pas quelles tâches.
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(jpf) Tchernigov (290.000 habitants, 90.000 seulement en 1960) et Soumy (260.000 habitants, près de 100.000 habitants en 1960) se trouvent au Nord-Est de l’actuelle Ukraine. Tchernigov est l’une des plus anciennes villes de la Rus’ de Kiev, passée sous domination lituanienne à compter de 1370, puis russe à compter de 1503, puis polonaise en 1611, puis à nouveau russe à partir de 1654. Elle a connu deux périodes particulièrement sombres entre 1918 et 1919 quand elle fut sous domination de la dictature ultranationaliste ukrainienne, et pendant la Seconde guerre mondiale, un lieu d’exactions contre les Juifs en particulier, la ville au trois-quart détruite fut libérée par l’Armée rouge.
Soumy, située à trente kilomètres de la frontière russe, est une ville beaucoup plus récente. Elle a été fondée en 1652 par les Cosaques pour se protéger des attaques des Tatars de Crimée. Puis, suite à l’intégration des Cosaques à l’empire russe, la ville devint russe. Centre économique important, une gare y fut ouverte en 1878. Comme la ville précédente, elle subit l’occupation allemande entre 1941 et 1943, elle connue d’importantes destructions et fut libérée par l’Armée rouge.
Il faut savoir qu’il existe des mouvements de concentrations de matériels militaires et de troupes depuis plusieurs mois de l’autre côté de la frontière biélorusse qui touche l’oblast de Tchernigov. Et qu’il existe également diverses velléités de provocations ou certaines plus marquées de la part des kiéviens à cette même frontière ukro-biélorusse.
Il ne faut pas oublier enfin que Kiev, ville russe au temps de l’empire russe, se situe tout au Nord, au centre du Nord de l’Ukraine, à moins de cent kilomètres à vol d’oiseau de la frontière avec la Biélorussie.
*
Pour ce qui est des bases militaires, voici la carte des bases russes hors de Russie :

Comprendre : la Russie a 13 bases militaires dans neuf pays.
Et la carte des bases militaires étatsuniennes dans le Monde :

Une promotion médiatique intense et finalement … 8 spectateurs pour les débuts (et la fin prochaine, on l’espère) de la diffusion du film de, sur, par et pour BHL : Slava Ukraïni (Gloire à l’Ukraine), hier dans deux salles parisiennes !
D’ailleurs, plus généralement le cinéma se meurt, comme tout le reste, mauvais, cher, sur des sujets de tarés, et (mal) joué par des « artistes » qui se prennent pour des personnages importants, des modèles à suivre, et plus encore se foutent de nous. Nous demandaient de porter des masques quand ils n’en portaient pas, ou plus encore de nous faire piquer, ce qui a provoqué l’euthanasie de certains, nous demandaient de voter pour le cocaïnomane de l’Élysée, ou nous insultaient. Tous plus ou moins cocaïnés, eux aussi, comme le reste de « l’élite » dégénérée de la société, « culturo-mediatico-politique ».
Où est le cinéma de mon enfance et de ma jeunesse ?! Mort, mais heureusement pas encore enterré, ni enterrable, grâce à des diffusions gratuites (du moins en petit format), mais malheureusement pas assez développées, sur Internet.
*Bê-hach-el : le dieu (el) du hakik (hach) des moutons (bê).
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De Donbass Insider
Les différentes « œuvres » de l’abominable (et richissime) Bernard-Henri Levy font régulièrement des bides monumentaux malgré l’obligation faite aux médias de les promouvoir. Son dernier navet, à la gloire du régime de Kiev, ne fait pas exception, ayant eu 8 spectateurs (en tout) sur les 2 premières projections.
Ce navet, qui évidemment a reçu des subventions, avait été annoncé par TF1, France 5, Paris Match, L’Express…
PS : Ces médias affirment d’ailleurs que le nom du film, « Slava Ukraïni », est un cri de rassemblement face à l’agression russe. En réalité, c’est la première partie du salut des nationalistes ukrainiens, qui date des années 1930, à l’époque où ces nationalistes, actuellement considérés comme des héros, rêvaient ouvertement d’éradiquer la présence juive et polonaise en Ukraine…[et hongroise, et ruthène, et roumaine ou moldave, et tzigane, et russo-orthodoxe, etc.]
De UKR LEAKS_fr par Donbass Insider
Oskar Lafontaine, ancien ministre allemand des finances, explique dans une interview que le néo-nazisme et la glorification en Ukraine de Bandera et autres criminels de guerre auraient dû empêcher une coopération entre l’Ukraine et l’Allemagne.
Il parle aussi de l’ancien ambassadeur Andriy Melnyk comme d’un voyou / malotru (« Rüpel »).
Cette partie de l’interview est sous-titrée en français https://youtu.be/ehP1TzR6s-8
Ceux qui parlent allemand (ou utilisent les sous-titres automatiques traduits) pourront voir l’ensemble de l’interview sur https://www.youtube.com/watch?v=DGiSk0MTSW0
Oskar Lafontaine fait notamment part de sa consternation face à l’absence de réaction du gouvernement allemand concernant les révélation de Seymour Hersch sur la destruction du gazoduc Nord Stream par les États-Unis.
D’après RT France du 22 février 2023 et autres sources
À l’occasion d’une visite du ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi à Moscou, son homologue Sergueï Lavrov s’est félicité de la convergence de vues des deux pays.
La Russie et la Chine ont affiché le 22 février leur bonne entente et leur volonté d’approfondir leurs relations.
«Nos relations se développent de manière sûre et dynamique. Et malgré de fortes turbulences sur la scène internationale, nous faisons preuve d’unité, d’une volonté de défendre les intérêts de l’un et de l’autre en respect du droit international et du rôle central de l’Organisation des Nations unies», a déclaré le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, lors d’une rencontre à Moscou avec son homologue chinois, Wang Yi.
Le 30 décembre 2022, Poutine vantait déjà les relations sino-russes lors d’un entretien avec Xi.
Pour sa part, le chef de la diplomatie chinoise a promis de poursuivre les efforts visant à «renforcer et approfondir les relations russo-chinoises».
Plus tard dans la journée, Wang Yi a été reçu par le président russe au Kremlin. Dans un mot d’introduction, le dirigeant russe a salué des relations «particulièrement importantes» pour la «stabilité» mondiale, et fait vœu d’un renforcement de la coopération bilatérale.
Wang Yi a de son côté souligné que la Chine et la Russie œuvraient à la construction d’un monde multipolaire, ajoutant que cela correspondait au «sens de l’histoire» mais aussi à l’intérêt des deux nations et du monde.
Il a lui aussi souhaité l’extension «sur un plan pratique» de la coopération russo-chinoise.
La visite de Wang Yi en Russie interviendrait, dit-on, alors que la Chine cherche ces derniers temps à jouer un rôle de médiateur pour régler la guerre en Ukraine en évoquant publiquement un plan de paix.
Le chef de la diplomatie chinoise a notamment rencontré la semaine dernière son homologue ukrainien Dmytro Kouleba durant la conférence sur la sécurité organisée à Munich, en Allemagne. Il lui aurait présenté, selon Kiev, «des éléments clés du plan de paix chinois» pour l’Ukraine.
La Chine a promis de publier sa proposition de «solution politique» cette semaine.
Ayant exprimé plusieurs fois son soutien à Moscou face aux sanctions occidentales, Pékin a aussi accusé Washington d’être à l’origine du conflit et de l’alimenter par un flot ininterrompu de livraisons d’armes.
Publié le22 février 2023pardefensededavidhamilton

OLIVIER MATHIEU ET SES AMOURS D’ENFANCE
« Que de précipices faut-il avoir frôlé pour atteindre un tel degré de perfection ! Comme si Olivier Mathieu avait sacrifié sa vie, ses amours, ses ambitions pour retrouver le temps perdu, un temps à jamais gravé dans sa mémoire sans doute parce qu’il est parvenu à esquiver les tentations de la chair pour aimer comme un éternel enfant ». (Roland Jaccard)
Le 7 octobre 2020 sur le blog de Roland Jaccard: https://leblogderolandjaccard.com/2020/10/07/olivier-mathieu-et-ses-amours-denfance/
Olivier Mathieu était né pour tout gâcher. Et il a tout gâché. Avec une énergie inépuisable et un instinct très sûr de tout ce qu’il convenait de ne pas faire. Était-ce pour préserver ce génie qui lui est propre et qui ne ressemble à aucun autre ? Un génie qui ne sera jamais reconnu, comme si les dieux lui avaient infligé un châtiment dont il ne se relèverait jamais. Le destin vous joue parfois des tours bizarres : il vous comble de dons pour mieux vous en montrer l’inanité. Il vous précipite dans un suicide existentiel d’où ne surnagent que quelques souvenirs d’enfance. Des éclairs qui vous protègent de la mort prête à vous avaler. Ces éclairs ont des prénoms : Véronique et Corinne. Ce sont elles qui illuminent : « Ma petite bande de jeunes filles en fleurs» , tout comme Albertine chez Proust, Proust auquel Olivier Mathieu a emboîté le pas avec, au bout du chemin, une qualité d’émotion, une ferveur, qui vous donnent un sacré coup de blues. Que de précipices faut-il avoir frôlé pour atteindre un tel degré de perfection ! Comme si Olivier Mathieu avait sacrifié sa vie, ses amours, ses ambitions pour retrouver le temps perdu, un temps à jamais gravé dans sa mémoire sans doute parce qu’il est parvenu à esquiver les tentations de la chair pour aimer comme un éternel enfant. Certains ont décrit à juste titre Olivier Mathieu comme le dernier des romantiques. Il a aimé, il a haï. Il a été aimé, il a été haï. Il en a ri, il en a pleuré. Mais les seules jouissances de son âme furent celles que lui procurèrent Véronique et Corinne. Il ne les a jamais possédées. Ce sont elles pourtant, ces adolescentes d’un siècle déjà éteint, qui illuminent son âme à l’heure du crépuscule. C’est à elles qu’il s’adresse dans un ultime élan du cœur. C’est à elles qu’il doit de pouvoir rembobiner le film de sa vie en songeant que non tout n’était pas définitivement perdu. Par un tour de magie auquel personne ne s’attendait et dans un genre périlleux entre tous, celui des amours enfuies, il nous livre un chef d’œuvre. Et je pèse mes mots. Tout était perdu. Tout est retrouvé. La magie de l’écriture n’est pas un vain mot. Olivier Mathieu en connaît le prix. Le reste importe peu.
Roland Jaccard.

Quand Roland Jaccard a annoncé son suicide dans le livre d’Olivier Mathieu “Ma petite bande de jeunes filles en fleurs” (éditeur: Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie; numéro ISBN: 978-2-9571545-2-4), paru environ un an avant le suicide de Roland Jaccard.
Aucun des amis de Roland Jaccard, bien qu’il leur ait été largement offert, n’a jamais remercié; et n’a jamais publié une recension sur ce livre.
A signaler que dans le texte précédent, Roland Jaccard écrit : “Certains ont décrit à juste titre Olivier Mathieu comme le dernier des romantiques.” La phrase est une claire allusion à Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie, auteur d’une biographie d’environ 400 pages, “Olivier Mathieu, le dernier des romantiques”. Un livre qu’avait recensé Michel Marmin, dans Eléments, numéro 131, à l’époque de la parution.

Roland Jaccard
Le suicide? Après l’été…
Ils sont nombreux ceux qui pensent que je suis déjà mort. Je me garderai bien de leur donner tort. Ils se demandent pourquoi je ne me suis pas suicidé, moi l’apologiste de la mort volontaire. Je me pose la même question. La vieillesse me fait horreur: elle est réservée aux lâches. Il se trouve que j’en suis un, moi qui n’ai cessé de rabâcher que nul n’est tenu de subir les affronts de l’âge. La dernière fille que j’ai tenue dans mes bras – c’était pendant le confinement – avait vingt ans. Ce qui me troublait le plus, c’était son look d’étudiante des années soixante. Back to the past: j’étais encore à Sciences Po et je venais de la draguer dans un cinéma qui projetait Les nymphettes. Dans ma chambre, il y avait des posters de David Hamilton et, pendant que nous faisions l’amour, Adamo chantait: Tombe la neige. La neige ne cessait pas de tomber. Jusqu’à ce que Hervé Vilard fredonne: Capri, c’est fini. Avec Chloé, puisque tel était son prénom, le mirage s’évanouit au bout de trois semaines. Je n’ai jamais su pourquoi elle avala quarante comprimés de Rivotril. Elle disparut ensuite de ma vie, prétextant que j’étais toxique. Il ne me restait plus qu’ à revoir le film d’Agnès Varda: Chloé de cinq à sept. Il arrive que nos vies ressemblent à un mauvais film. La mienne tournait au cauchemar. Je ne quittais plus mon lit. Et je sanglotais en écoutant ma playlist des années soixante. Oui, j’étais déjà mort. J’étais trop lâche pour me jeter par la fenêtre, même si de pauvres petites femmes l’avaient fait avant moi. Et il ne me restait plus de Rivotril. Pour passer le temps, je flirtais vaguement avec Léa, une Eurasienne, que les vieux ne dégoûtaient pas, et avec Sabine, une Belge, qui prétendait que j’avais un truc. Je n’ai jamais su lequel. Mais ma décision était prise: après l’été, je mettrai un terme à mes tergiversations. Ainsi, je témoignerai une certaine fidélité à mon père, suicidé à quatre-vingts ans, ainsi qu’à mon grand-père. C’est ce que j’appelle avoir l’esprit de famille, moi qui n’en ai jamais eu. Il ne me restait plus qu’à me procurer une fiole de Nembutal et des antivomitifs. Ainsi, je passerai encore un dernier été jouissif à jouer au tennis de table à Pully-Plage avec de vieux potes. Je proposerai même à Matzneff dans de sales draps depuis la parution du livre de Vanessa Springora sur le consentement de me rejoindre. Voire à Marie dont je soupçonnais qu’elle devait avoir la nostalgie de la chambre 612 du Lausanne-Palace. Mais l’un prétexta qu’il était dans un si mauvais état, au physique comme au moral, qu’il ne s’imaginait pas voyager seul. Quant à Marie, craignant de raviver de vieilles blessures, je m’abstins de l’inviter. Après tout, face à une mort prochaine, rien de tel que la solitude! Par un pur hasard, mon ami Olivier Mathieu m’envoya le calendrier David Hamilton de l’année 1972. J’y retrouvai toutes mes petites amoureuses, notamment celle du mois de mai. Elle aussi avait choisi de mourir dans la fleur de l’âge: elle s’était jetée sous un train. Étais-je déjà «toxique» dans ma jeunesse? Toujours est-il que je ne pouvais plus entendre Christophe chanter Aline ou Hervé Vilard me dire: Capri, c’est fini sans être secoué par des crises de larmes. Peut-être avais-je hérité de ma mère, une pure Viennoise, un peu trop de sentimentalité et pas suffisamment de cruauté. À moins que ce ne soit l’inverse. Guillermo de la Mora est un ami mexicain. Je sais que je peux compter sur lui. Il me remettra deux fioles de Dolethal, un Pentobarbital très concentré. Ensuite, ce sera à moi de jouer! Il m’assure que j’ai des lecteurs fanatiques dans l’Unterground mexicain. Ainsi, ne serai-je peut-être pas totalement oublié… Vivre dans l’esprit d’autrui, c’est quand même l’ambition de tout écrivain… Mais moins que de gagner un tournoi de tennis de table…
Roland Jaccard.

Bibliographie.
Livres suggérés à toute personne pouvant encore démontrer, en 2022, ne serait-ce qu’une once de curiosité intellectuelle.
FLEURY Jean-Pierre, Olivier Mathieu dit Robert Pioche, le dernier romantique (biographie).
JACCARD Roland, préface à C’est David Hamilton qu’on assassine, d’Olivier Mathieu, 2017. Le texte de cette préface sera ensuite réutilisé par Roland Jaccard dans son livre Penseurs et tueurs, aux éditions Pierre-Guillaume De Roux.
JACCARD Roland, recension du livre C’est David Hamilton qu’on assassine, d’Olivier Mathieu, dans Le service littéraire numéro 116. Avril 2018.
JACCARD Roland, recension du livre Je crie à toutes filles mercis, d’Olivier Mathieu, dans Le service littéraire numéro 126. Mars 2019. Article également repris sur le site suisse “Bon pour la tête”.
JACCARD Roland, articles parus sur le blog de Roland Jaccard au sujet des livres d’Olivier Mathieu, par exemple Je crie à toutes filles mercis (2018), Dans le ciel (2019), Mon coeur sur l’échiquier (2020).
JACCARD Roland, article paru dans Causeur (février 2018), et aussi sur le blog de Roland Jaccard, au sujet de David Hamilton et du Portrait de Dawn Dunlap d’Olivier Mathieu.
JACCARD Roland, nombreux articles au sujet d’Olivier Mathieu, ou de ses livres, sur le site suisse “Bon pour la tête”.
JACCARD Roland, très nombreuses vidéos entre 2017 et 2020 sur ses deux chaînes You Tube, au sujet d’un grand nombre de livres d’Olivier Mathieu, par exemple Les jeunes filles ont l’âge de mon exil.
MATHIEU Olivier, C’est David Hamilton qu’on assassine, 2017 (préface de Roland Jaccard).
MATHIEU Olivier, troisième édition de Les jeunes filles ont l’âge de mon exil, dédiée à Roland Jaccard, 2018 (première édition 2010, deuxième édition 2016).
MATHIEU Olivier, Je crie à toutes filles mercis, mémoires, 2018.
MATHIEU Olivier, Dans le ciel (2019) et Mon coeur sur l’échiquier (2020), romans.

Publié le21 février 2023pardefensededavidhamilton
Répétons certaines choses élémentaires. Bis repetita placent… Il est absolument extraordinaire de constater qu’aujourd’hui – en 2023 – il existe encore des gens pour considérer (ou faire semblant de considérer?) qu’il y aurait quoi que ce soit de scandaleux dans l’œuvre de David Hamilton. Œuvre publiée dans d’innombrables albums et où il est impossible d’apercevoir un seul sexe féminin ouvert; où il n’existe aucune représentation d’un acte sexuel; et où l’on ne voit rien de plus, voire où l’on voit moins de ce que l’on voyait (et souvent dans la vulgarité qui est celle de toutes les masses) sur la moindre plage naturiste d’hier – ou d’aujourd’hui.

Nous vivons dans un monde où tout change. Le mariage homosexuel a été autorisé et, pays après pays, au train où vont les choses, est et sera adopté partout. Certains pays européens autorisent aussi les adolescents à changer de « genre ». Sur les scènes des festivals de musique (en Italie, il y a quelques jours, le festival de San Remo), des artistes – ou définis comme tels par les présentateurs – s’embrassent à pleine bouche, entre hommes, ou se présentent sur scène avec des sex toys. Que l’on se rassure, le blog « En défense de David Hamilton » n’est pas bigot. Mais est-il réellement nécessaire d’imposer le spectacle de baisers à pleine bouche (que ce soit entre hommes et hommes, entre femmes et femmes, voire entre hommes et femmes) à la télévision puisque des enfants en grand nombre sont susceptibles de se trouver devant le petit écran? Est-il nécessaire, surtout, d’imposer des baisers qui n’ont rien de poétique ou d’esthétique, mais ont souvent été programmés d’avance pour faire grimper l’audience et créer de faux scandales?

Dans ce monde-là, il y a encore des gens pour trouver scandaleuse l’œuvre de… David Hamilton?
Il est absolument extraordinaire de constater qu’aujourd’hui – en 2023 – il existe encore des gens pour considérer (ou faire semblant de considérer?) que David Hamilton aurait été « un photographe malade ». Un correspondant m’écrit ainsi pour me dire que David Hamilton avait « certainement » (sic) de « sérieux problèmes mentaux »… Le terme de malade fait rire. Comment des personnes qui n’exercent pas la profession médicale se permettent-elles, au demeurant, un diagnostic de cette nature? David Hamilton, de son vivant, a-t-il jamais été déclaré « malade » par un tribunal? Non. Par un médecin? Non, pas à ma connaissance. Si David Hamilton était « malade », alors des dizaines de milliers de photographes, de sculpteurs, de peintres, tout au long d’environ trois millénaires d’histoire de l’art, étaient « malades », si le fait de réaliser des nus féminins devait devenir synonyme de « maladie ». Une maladie s’identifie d’après des signes, des symptômes. Des médecins, éventuellement, auraient pu arriver à une conclusion à la suite d’un examen analytique d’une situation complexe. Mais comment le premier lecteur de revues que l’on trouve, généralement, dans la salle d’attente des dentistes, se permet-il de décréter sans autre forme de procès que David Hamilton aurait été un « malade mental »?

Oui, il est absolument extraordinaire de constater qu’aujourd’hui – en 2023 – il existe encore des gens pour considérer (ou faire semblant de considérer?) qu’il y aurait quoi que ce soit de scandaleux dans l’œuvre de David Hamilton, et qu’il s’agissait d’un « malade ». Les propos de cette sorte non seulement insultent la mémoire d’un mort, ce qui n’est pas une attitude noble, mais ne se basent sur rien de concret. Ni sur une décision judiciaire qui aurait frappé David Hamilton. Ni sur le simple examen de son oeuvre.
La société actuelle est une société de délation, c’est une société d’ignorance, c’est une société où tout le monde ou presque cherche à psychiatriser, c’est-à-dire à soumettre des artistes, comme ici David Hamilton, à une interprétation psychiatrique. Cette psychiatrisation de la société dure depuis longtemps, certes, mais elle est profondément néfaste.
Il est absolument extraordinaire de constater qu’aujourd’hui – en 2023 – il existe encore des gens pour démontrer, au sujet de David Hamilton (et pas qu’au sujet de David Hamilton, certes) une absence totale de sens critique. Un esprit véritablement libre est celui qui n’accepte aucune assertion, absolument aucune, sur quoi que ce soit, sans contrôler la valeur de son contenu et, notamment, son origine. « La crédulité est un signe d’extraction : elle est peuple par essence. Le scepticisme, l’esprit critique est l’aristocratie de l’intelligence » (Goncourt).
Lors de la mort de David Hamilton, en 2016, on a vu un grand nombre de personnes admettre sans le moindre contrôle tout ce que les gazettes imprimaient sur le grand photographe. Les accusations contre David Hamilton étaient si graves qu’elles eussent réclamé un examen objectif, un examen raisonné. On aurait dû soumettre les accusations contre lui, et les circonstances de sa mort, à une enquête. Tout comme on devait (et l’on doit encore) analyser son œuvre en vue de discerner ses mérites et ses défauts, ses qualités et (pourquoi pas?) ses imperfections.
Sur Internet, on trouve une grande quantité de photographies qui ne sont nullement de David Hamilton mais qui lui sont attribuées. Attribuées à tort! J’ai dénoncé ce fait sur ce blog.
En vérité David Hamilton (il suffit de réunir ses albums et de les ouvrir) n’a jamais photographié de choses laides ou pornographiques. Jamais. Il n’a jamais photographié que des modèles en âge nubile (au sens étymologique: latin nubilis « jeune fille qui est en âge d’être mariée », dérivant de nubere «se marier (en parlant d’une femme)», et avec l’autorisation des parents. Si une jeune fille est en âge de se marier, elle ne peut pas se faire photographier? Sait-on combien de jeunes filles rêvaient de se faire photographier par David Hamilton, dans les années 1970 voire 1980? Pour finir, il n’y a pour ainsi dire jamais d’enfants dans les œuvres de David Hamilton, contrairement aux œuvres d’autres photographes des années 70 et 80, eux aussi (des photographes dont le présent blog ne s’occupe en aucun cas).

Des PDF disponibles.
J’ai développé tout cela dans deux ou trois livres (encore disponibles sous forme de PDF), à l’intention de qui aurait encore de la curiosité intellectuelle. L’un de ces livres a été préfacé par l’un des derniers grands écrivains de langue française, mon ami Roland Jaccard, récemment disparu. J’ai développé tout cela dans d’innombrables articles de ce blog. A l’intention de ceux qui ne s’informent pas dans la presse de caniveau.
Ce qui est terrible, dans l’humanité, c’est la meute. Quand des gens, hommes ou femmes, de quelque nationalité que ce soit, se mettent en bande pour sévir. Se regroupent à l’intérieur d’une troupe de personnes qui harcèlent quelqu’un (ce fut le sort de David Hamilton en 2016) et s’acharnent à sa poursuite pour lui nuire, et le perdre. Ce qui est terrible dans l’humanité, c’est la meute aboyeuse des envieux, des médiocres, des ignorants. C’est sans doute pour cette raison que Dante est représenté, dans la ville de Florence, comme celui qui regarde et qui passe. Pareil au Christ décrit par les Évangiles, il traverse, il ignore la meute de ses calomniateurs. Et continue son chemin.




