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LE TEMPS DU NON-SENS

Republication d’un article paru sur ce blog le 13 mars 2017

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Paru également sur LE BLOG EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON — le 13 mars

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/03/13/le-temps-du-non-sens-par-jean-pierre-fleury/

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En complément à l’article du 11 mars paru sur le blog « En Défense de David Hamilton », il faudrait ajouter à cette liste édifiante que, quinze jours avant la mort de David Hamilton, comme on me l’a fait remarquer, une campagne nationale auprès des media fut lancée par un Collectif Féministe Contre le Viol (CFCV), afin que ces derniers évoquent le dispositif d’aide aux victimes d’agressions sexuelles et fassent connaître le numéro d’écoute des victimes de viol.

Voilà, je trouve, un curieux nom : « Collectif Féministe Contre le Viol. » « Collectif féministe » sent déjà son gauchisme à plein nez, mais passons. Oui, curieuse appellation que ce Collectif Féministe Contre le Viol ! Je comprendrais mieux l’existence d’un « Collectif pour la défense et le soutien des personnes violées » ; mais « contre le viol » ça n’a pas de sens ; c’est un peu comme si on évoquait un « Collectif contre le vol » ou une « Association contre le crime ».

Qui plus est un collectif « féministe », pas même « féminin » (je rappelle quand même que les viols concernent aussi des victimes masculines, des jeunes garçons en particulier), donc une officine communautariste de militantes de ladite cause pas même féminine, mais féministe et dont on connaît trop bien les excès castrateurs et les outrances virophobes, pour certaines.

Dans l’article d’Estelle Bertrand que le magazine féminin « Marie-Claire » a consacré à l’événement (numéro du 15/11/2016) je lis des perles comme celles-ci : « Était-ce un viol ? », « Je voudrais seulement savoir si ce que j’ai vécu est un viol ? », qui me laissent pantois. Car je précise que ces questions ne sont pas celles d’enfants, mais d’adultes ou jeunes adultes. Or, cela ressemble à l’air du temps : voir, comme on l’a dit et répété déjà maintes fois, tout le mal qu’a pu faire ou que peut faire encore la pseudo-théorie, au freudisme sectaire et frelaté, de la « mémoire traumatique », ou pour le dire autrement des faux souvenirs induits par des techniques de manipulation d’esprits malades et fragiles.

On en lit de nos jours sur le sujet ! C’est même, a-t-elle dit il y a quelque temps dans « Libération », la faute à un policier (un homme, évidemment…) si l’épouse d’un chef de cuisine connu du milieu parisien, Sylvie Le Bihan, n’a pas porté plainte lorsqu’elle s’est fait violer à l’âge de dix-sept ans, raconte-t-elle, par trois hommes dans les douches d’un camping où elle était monitrice de vacances… Côtes cassées, fractures aux jambes en prime, le policier lui aurait dit de laisser tomber. Drôle de policier non ? Encore une qui est partisan d’allonger le délai de prescription des viols jusqu’à trente ans après la majorité, soit 18 + 30, jusqu’à l’âge de 48 ans. Autrement dit, pour des faits supposés remontant le cas échéant à un demi-siècle, presque comme pour les « crimes contre l’Humanité » non prescriptibles.

Elle ne porte pas plainte. Sa famille ne la pousse pas non plus. Tant pis pour elle, c’est ce que beaucoup auront envie de se dire… Et il lui faut trente ans au-delà de sa majorité pour qu’elle se décide à porter plainte, contre trois X qu’elle ne connaissait pas : quel sens, là encore ? Il faudrait déjà retrouver les trois présumés coupables. D’ailleurs, généralement, au bout de trente ans, on ne peut plus rien établir, prouver ou vérifier… sauf à accuser sans preuves, parole contre parole… et éventuellement condamner au hasard de l’opinion publique dominante, et de celle des jurys des cours d’assises.

FAUX SOUVENIRS PROVOQUÉS OU AMNÉSIE TRAUMATIQUE ? SCIENCE OU PSEUDO-SCIENCE ?

Republication d’un article écrit par moi (J.-P. F.) et paru sur ce blog le 15 janvier de cette année. 

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cet article se trouve également sur le blog EN DÉFENSE DE DAVID HAMILTON

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/01/14/affaire-david-hamilton-faux-souvenirs-provoques-ou-amnesie-traumatique-une-tribune-libre-de-jean-pierre-fleury-ecrivain/

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 » Si les Français doivent traverser le même épisode tragique que les Américains lors de la guerre des souvenirs, je les plains sincèrement ». (Elizabeth Loftus, interrogée par Stéphanie Trastour dans le Monde Magazine du 4 octobre 2014, p. 22, à l’occasion du premier procès en France d’un thérapeute des faux souvenirs. Ou si l’on préfère d’un gourou à diplômes manipulateur).

« Eu égard au viol présumé de Flavie Flament par le photographe David Hamilton, des voix se sont élevées pour réclamer que le viol ne soit pas prescrit. […] Il me paraît plus judicieux d’inciter la victime mineure à se confier à un adulte compréhensif et de déposer plainte dès que possible. […] Au lieu de réclamer que le viol ne soit pas prescrit, il vaut mieux encourager les victimes à déposer plainte dans les délais impartis. » (Martine Moscovici, avocat)

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Donc grâce à la « gauche » « socialiste » « progressiste » gouvernementale qui ne recule devant rien pour abreuver Populo de gadgets « sociétaux » ou de mœurs, dont il n’a que faire, et qui n’amuse que la galerie bobo, lui qui aimerait autre chose que le chômage, la décadence programmée de l’Europe et l’avilissement du pays, Flavie Lecanu-Flament se retrouve investie d’une mission gouvernementale qui, je pense, doit totalement la dépasser (largement aidée fort heureusement par un juriste de profession) mais aussi la combler dans sa soif on dirait maladive de notoriété à n’importe quel prix (prix à payer par les autres, bien sûr). Piloter une commission de réflexions de professionnels des secteurs psychiatriques et juridiques sur le viol.

Je résume l’enjeu : qui va gagner d’entre les extrémistes et les modérés, les idéologues et les pragmatiques, les féministes obtus(es) et les raisonnables ? Poupette ou la mesure ? sur la question de savoir s’il est souhaitable et sensé de prolonger ou pas la durée de prescription pour le crime de viol, voire pour les ultras de la rendre imprescriptible.

Rappelons que la prescription d’une infraction est le temps pendant lequel le présumé coupable peut être poursuivi. Dans le cas d’une agression sexuelle, qui en droit est un délit, la prescription est de trois ans, mais si la présumée victime était mineure au moment des faits supposés, elle est de 10 ans au-delà de sa majorité, autrement dit la prescription court jusqu’à ses 28 ans inclus. Dans le cas d’un viol, qui en droit est un crime, la prescription est de 10 ans, mais en cas de minorité, elle est de 20 ans au-delà de la majorité, soit jusqu’à l’âge de 38 ans inclus.

La pénétration (vaginale, anale, buccale) avec quelque « instrument » que ce soit, est ce qui fait la différence entre l’agression sexuelle et le viol.

Pour schématiser…
D’un côté (ils sont très généralement à gauche, on dirait que ce côté dudit échiquier politique a le chic pour endosser un bon nombre de coups tordus et de causes liberticides et répressives, du moins quand ça les arrange) il y a ceux qui, nourris à la mamelle d’une théorie psychanalytique, déjà en soi contestable mais ici réductrice, mécaniste et simpliste à l’extrême (une sorte de pseudo-théorie comparable au maoïsme au sein du marxisme, c’est-à-dire le pire) sont pour l’allongement de cette période, et même pour la rendre imprescriptible.

Et de l’autre (ils sont très généralement « du métier », je veux dire du milieu de la psycho-thérapie, psychiatrie, psychologie) il y a ceux qui prudents et raisonnables pèsent le pour et le contre, savent faire la part des choses, ne sont pas des doctrinaires et des dogmatiques sûrs de leur fait (ou pour le dire autrement : esclaves des généralisations hâtives qui confinent aux préjugés les plus courants et autres lieux communs).

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Parmi les plus hystériques de la répression et de l’allongement des durées de prescription, il y a par exemple une certaine Muriel Salmona, « psychiatre-psychothérapeute » qui est la présidente de l’Association Mémoire Traumatique et Victimologie et qui défend son fonds de commerce, pour ne pas dire son bout de gras puisqu’elle est ainsi « chercheuse et formatrice en psychotraumatologie et en victimologie ».

Celle-ci n’y va pas par le dos de la cuillère puisqu’elle semble bien favorable soit à un allongement de la durée de prescription de vingt à trente ans, soit à faire partir la prescription du moment où la victime prend conscience du préjudice subi (!), soit à une imprescriptibilité comme tel est le cas des crimes contre l’humanité (voir son site sur Internet).

Et je suppose que si une nouvelle Flavie Flament se présente au-delà du délai de trente ans, elle demandera à ce qu’il soit prolongé jusqu’à quarante ans. Je ne sais pas si on se rend bien compte à quel point tout ceci est absurde. Au bout d’autant d’années, c’est « parole contre parole », il y a très rarement des témoins des faits supposés, et il n’y a plus aucun élément de preuve ; et dans ce cas l’accusé est presque toujours le perdant. Coupable, ou non coupable surtout. Comme le dit justement l’avocat en droit de la famille Martine Moscovici, sur son site Internet, « il est déjà difficile de rassembler des éléments de preuve lorsque le viol est ancien, qu’en sera-t-il trente ans après les faits ? c’est quasi impossible d’autant plus que le violeur présumé niera les faits. »

De même en est-il de vouloir mettre le crime de viol (certes, qui n’est pas rien) sur le même plan que des crimes contre l’humanité ; ce qui est rabaisser ses derniers ; c’est manquer de mesure, et même de simple bon sens.

De même en est-il enfin de cette idée totalement saugrenue de vouloir faire partir la prescription du moment où la victime aurait pris conscience du préjudice subi, auquel certains, comme Muriel Salmona, ont déjà trouvé un nom : délit occulte. Diverses personnes du monde judiciaire, tant avocats que magistrats, ont mis l’accent sur le fait que l’on ne peut donner comme point de départ du délai de prescription les seules déclarations, à jamais invérifiables, d’une personne (femme ou homme d’ailleurs, on oublie souvent ces derniers) sortant de sa supposée amnésie et déposant tardivement plainte pour viol, personne qui plus est, partie prenante et accusatrice.

Martine Moscovici dit encore à ce sujet : « À supposer qu’une victime de viol perde soudainement la mémoire de l’agression, accepter de faire partir le délai de prescription du jour où le fait lui revient en mémoire aurait pour conséquence de la laisser seule décider du point de départ de ce délai. En effet, personne ne pourra jamais vérifier : – si l’intéressée a été vraiment victime d’une amnésie concernant le viol, – quel jour exactement le fait est réapparu dans sa mémoire. »

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Délit occulte dit Muriel Salmona. Effectivement, il s’agit bien d’un délit occulte, mais dans le sens de l’occultisme, invérifiable et né dont ne sait où. Enfin si, on c’est d’où. Brigitte Axelrad (professeur honoraire de philosophie et de psychosociologie, co-auteur de Les ravages des faux souvenirs, ou la mémoire manipulée, déjà cité dans de précédents articles) a questionné sur le sujet Scott O. Lilienfeld, professeur de psychologie à l’Université Emory à Atlanta auteur, entre autres, de 50 Great Myths of Popular Psychology (Wiley-Blackwell, 2012), 50 Grands mythes de psychologie populaire (cf. le site « pseudo-sciences.org » de l’Association Française pour l’Information Scientifique, AFIS). Voici une partie de cet entretien :

Brigitte Axelrad : Le phénomène des faux souvenirs est-il encore populaire aujourd’hui ?
Scott O. Lilienfeld : Oui, la croyance que les souvenirs de traumatismes précoces, comme l’abus sexuel, peuvent être complètement oubliés pendant des années puis récupérés sous une forme précise en thérapie des décennies plus tard, continue à être largement répandue.
BA : Comment l’expliquez-vous ?
SL : Elle s’est répandue dans le grand public grâce en grande partie aux nombreux films populaires, émissions de télévision et romans. Elle est également soutenue par un certain nombre de praticiens, en particulier ceux qui sont influencés par les écrits de Sigmund Freud et de ses disciples.
BA : Quelle est la position de la communauté scientifique ?
SL : Cette croyance n’est pas étayée par des preuves scientifiques. En fait, elle est fortement contredite par les preuves. Ces faits expliquent pourquoi elle a été rejetée par la grande majorité de la communauté de la science psychologique, notamment d’éminents experts sur la science de la mémoire. Ironiquement, même Freud lui-même, qui a d’abord cru aux souvenirs retrouvés d’abus d’enfants, a fini par penser que ces « souvenirs » étaient en fait des fausses reconstructions, qui ont souvent été implantées par inadvertance par des psychothérapeutes.

Autrement dit, il n’existe aucun mécanisme de mémoire connu où la remémoration soudaine de souvenirs oubliés depuis longtemps peut se produire. De nombreuses études démontrent que les personnes qui ont subi un traumatisme terrible, […] ne les oublient pas. En fait, comme le trouble de stress post-traumatique le démontre amplement, la plupart du temps ces gens ne se rappellent ces expériences que trop bien. Bien sûr, dans de rares cas, les personnes oublient des expériences traumatisantes. Mais la plupart de ces cas isolés peuvent être expliqués par d’autres causes, telles que des lésions cérébrales résultant de la guerre ou, dans une étude largement citée, un coup de foudre qui a fait perdre conscience à une personne.

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Richard J. McNally est professeur de psychologie à l’Université Harvard. Ses études concernent plus particulièrement les troubles anxieux ; il est aussi l’auteur parmi d’autres ouvrages de Remembering Trauma (2003) dont un chapitre, le huitième est consacré à la « false memory of trauma » , a aussi fait l’objet d’un entretien avec Brigitte Axelrad :
— En quoi la croyance des partisans de la théorie du refoulement est-elle sujette à caution ?
— Les théoriciens de l’amnésie dissociative traumatique (c’est-à-dire du refoulement) citent de nombreuses études à l’appui de leurs revendications, mais ils comprennent apparemment mal les preuves qu’ils citent. C’est-à-dire qu’ils confondent ce concept de refoulement avec d’autres phénomènes de mémoire. Voici les sept confusions les plus fréquentes.

En voici un résumé.
Ces « théoriciens » psychanalytique du refoulement « exacerbé » (« J’ai appelé refoulement ce processus supposé par moi et je l’ai considéré comme prouvé par l’existence indéniable de la résistance. » Sigismund Schlomo Freud, Cinq leçons sur la psychanalyse) confondent :
— « mémoire et problèmes de concentration qui surviennent après un traumatique » ; « les gens traumatisés ont souvent à la fois une tendance à l’oubli dans la vie de tous les jours ET à se remémorer des souvenirs envahissants du traumatisme. »
— « un codage sélectif avec une incapacité à se souvenir des traumatismes. Par exemple, lors d’un événement traumatique, la victime encode l’arme d’un voleur, tout en omettant d’encoder son visage. »
— « l’amnésie psychogène [le fait de tout oublier, y compris son nom, son histoire personnelle] avec une incapacité spécifique à se rappeler un traumatisme. »
— « l’amnésie organique [des suites d’une atteinte physique du cerveau lors d’un traumatise] avec le souvenir refoulé du traumatisme. » Par exemple des enfants frappés par la foudre ne se souviennent pas de la mort simultanée de certains de leurs camarades, non pas par refoulement, mais parce qu’eux-mêmes ont été frappés par la foudre, mais non mortellement.
— « le refus de divulguer l’abus [à un moment donné ou à une personne donnée] avec l’incapacité de se le rappeler ». J’ajouterai qu’il en est de même pour toute personne qui voudrait occulter, mettre au rancart quelque « mauvaise action ».

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Et points essentiels ici :
— Il ne faut pas confondre « l’amnésie infantile » avec des souvenirs refoulés de la petite enfance. Amnésie infantile que tout à chacun a pu constater. On se souvient de très peu de choses de notre prime enfance ou seulement de quelques faits marquants (ou traumatismes, y compris de certains rêves récurrents ou cauchemardesques) ; ou de pseudo-souvenirs, demi-souvenirs ou souvenirs construits ou reconstruits à partir de ce qu’on a pu nous dire, ou à partir d’une photographie ou d’un objet par exemple.
Et ceci n’est pas une vue de l’esprit, c’est un fait physique puisque dans les premières années de notre vie, notre cerveau était encore immature, ne possédait pas encore ou imparfaitement le langage articulé, les concepts abstraits, ne maîtrisait pas encore son corps, était dénué de tout savoir sauf ceux finalement innés et inconscients relevant de la survie. On parle de l’âge de raison que l’on a fixé à sept ans. Je ne sais si l’on peut fixer l’âge des souvenirs raisonnés au même âge.

— Il ne faut pas confondre « ne pas penser à quelque chose pendant une longue période » avec une incapacité à s’en souvenir. L’événement a été enregistré, encodé, mais a été oublié négligé tout simplement parce qu’il n’était pas traumatique sur le moment, ou perçu comme anodin ou non compris sur le fond. Donc ceci concerne également essentiellement un âge prépubère. Le souvenir d’un attentat à la pudeur peut, par exemple, ressurgir suite à la lecture d’un article, la vision d’un émission de télévision en rapport avec ce sujet. C’est seulement à ce moment-là que le souvenir peut devenir émotionnellement traumatique, parce que la personne comprend ce qui lui est arrivé au travers de ses yeux d’adulte.

Retrouver des souvenirs oubliés, abandonnés dans un coin du cerveau, et ceci généralement d’une manière inattendue, est un fait patent dont chacun a pu faire l’expérience ; chacun de même a pu constater qu’il s’agit très généralement de souvenirs anodins ou jugés anodins au moment des faits, ou infimes, ou rares liés à des sensations, des situations retrouvées, revécues. Et surtout que cela ne dépend aucunement ou très rarement de l’action ou de la sollicitation d’un tiers.

Il en va tout différemment en ce qui concerne les dites « thérapies de la mémoire retrouvée » (TMR) qui mettent en jeu un « thérapeute » et des techniques de « stimulation » pour ne pas dire de manipulation d’une personne fragile mentalement et influençable, qui parfois cherche tout simplement à faire plaisir au « thérapeute ».

Écoutons encore Brigitte Axelrad demandant à Richard J. McNally :
— Que pensez-vous des procédés comme l’hypnose, l’imagerie guidée… utilisés par des thérapeutes pour récupérer des souvenirs d’abus qui auraient été commis il y a 30 ou 40 ans ?
— Ces procédés n’ont pas de capacité spéciale pour débloquer des souvenirs, mais il existe des preuves suggérant qu’ils peuvent favoriser des faux souvenirs. Cela signifie que les images qui font surface au cours de ces procédures peuvent facilement être prises à tort pour des enregistrements d’événements authentiques.

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Ces procédés ont moins la capacité de débloquer des souvenirs que de manipuler des malades qui viennent consulter en toute bonne foi et très généralement en détresse, des thérapeutes contestables. Manipuler pour toujours arriver à la même chose, à la même rengaine psychanalytique : si vous allez mal dans votre tête c’est que vous avez subi des agressions sexuelles lorsque vous étiez enfant, voire très jeune enfant. Et généralement par des proches, voire des très proches. C’est aussi simpliste, binaire et sectaire qu’un discours « socialiste » du genre : qui n’est pas avec nous est contre nous, et qui est contre nous est réac, facho, nazi, etc. Et donc à force de chercher des agresseurs on finit bien par en trouver. Et le gourou, le charlatan parfois très titré, est satisfait.

Et celui ne fait pas rire comme un Lacan aux jeux de mots explicatifs ridicules. Il persévère le père sévère ! et autres fadaises. Ici, il crée de véritables désastres, la mort d’un homme comme l’époux Sauvage, la mort d’un homme comme David Hamilton. C’est pourquoi a été créé en 2005 une association telle l’A.F.S.I., Alerte Faux Souvenirs Induits, « par un groupe de parents, injustement accusés de maltraitance ou d’abus sexuels par leurs enfants majeurs. Ces abus seraient survenus pendant leur enfance ; ils n’en avaient aucun souvenir auparavant ; ils les « découvrent » 20, 30 voire 40 ans plus tard, au cours ou à la suite de séances dites de thérapies de la mémoire retrouvée et qui les ont amenés à ces dénonciations calomnieuses entraînant une rupture immédiate avec leur famille. » (AFSI) 

Donc à faire empirer gravement, voire irréversiblement, leur propre état mental, l’étendre à toute leur famille et amis, briser des renommées, faire condamner des innocents et entraîner des suicides de personnes ne supportant pas de telles accusations. « Ces accusations entraînent la destruction des familles, la dépendance aliénante des enfants envers leur thérapeute, leur destruction psychique, intellectuelle et financière. » (idem) La finance, ne pas oublier ce dernier point, certains y ont laissé des fortunes. Je l’ai déjà évoqué dans un article précédent. Plus c’est cher et plus la « thérapie » est bonne, c’est bien connu. » Chaque famille a une histoire différente mais la technique est identique pour tous les thérapeutes déviants, souvent auto-proclamés, qui usent de leur pouvoir de suggestion pour « induire » via diverses techniques de manipulations mentales, des abus d’inceste et de maltraitance, chez leurs patients, entraînant chez eux une destruction psychologique grave ainsi qu’une dépendance aliénante envers leur thérapeute. »

Pour d’autres temps et autres lieux, on nommerait tout ceci : lavage de cerveau, viol des esprits, manipulation des âmes fragiles, pratiques sectaires. Et comme le rappelle le site Psyfmfrance : « les dérives sectaires ne sont pas l’apanage des seuls «charlatans» et pseudo thérapeutes non diplômés. » Ce qui est encore plus grave.

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Il faut savoir que l’Affaire Flament qui a abouti à la mort d’un homme – David Hamilton – qui jusqu’à plus ample informé était innocent et le demeurera (que ça plaise ou non), est symptomatique d’une société déboussolée, en mauvais état économique, politique, social, esthétique et éthique ; et infectée de théories fumeuses bobos, tout ce féminisme ressemblant étrangement à un machisme inversé, comme l’antifascisme qui confine au fascisme à l’envers et l’antiracisme au racisme à l’envers.

Il n’est pas dénué de sens de voir qu’elle intervient au même moment que l’Affaire Sauvage. Jugée deux fois en assises, et condamnée deux fois par un jury populaire, pour le meurtre de son mari, mais totalement amnistiée par le petit chef de service de l’Élysée de notre république bananière, qui dénature tout ce qu’il touche et sa fonction, et désavoue par là la chose jugée et les gens du peuple qui ont jugé dans les règles du droit, suite à des manifestations de féministes (qui plus est, combien de lesbiennes dans le tas ?) totalement hors de la réalité des faits, cette femme est donc devenue, au même titre que Flament, un modèle de la manière dont doivent être réglés les problèmes et traités les hommes (les mâles) en notre société. Ce qui n’est pas si différent du Far West des colons ou de la république islamique des terroristes et autres paumés manipulés. Ici j’y vois encore une analogie avec les systèmes politiques d’idéologie marxiste-léniniste qui encourageaient la délation des parents par leurs enfants.

Comme le rappelait Florence Rault, que nous avons déjà évoquée dans un précédent article, et qui est avocat en défense des affaires de délinquance sexuelle sur mineurs, dans Le Figaro du 29 janvier 2016 : « Le traitement de « l’affaire Sauvage », illustre jusqu’à la caricature ce qu’est devenu le débat public. Approximations, ignorance, inculture juridique, androphobie, hystérie, se marient pour imposer UNE vérité et la mettre au service d’UNE cause. […] Le récit que la clameur vient de nous infliger est tout simplement faux. […] Lorsqu’on essaye d’enrôler le juge, cela ne peut se faire qu’au détriment à la fois de la vérité, et du respect des libertés publiques. Le juge n’est pas là pour faire triompher une cause, aussi honorable soit-elle. Il est là pour juger des faits de transgression de l’ordre public. Et dans une démocratie, c’est lui qui est légitime à le faire. »

Elle ajoute encore qu’il ne faut pas confondre justice et féminisme. Enfin, elle dénonce très justement comme pour Flament, le traitement médiatique de cette affaire. Pétitions, manifestations et charivari. Quel est ce monde politique, des media, de ladite culture qui nous a imposé ce déni, ce nouveau déni, ce déni de justice caricatural ? si ce n’est celui qui nous mène en autres domaines à la ruine de la nation.

L’Affaire Flament (« j’ai été violée ») et l’Affaire Sauvage (« je ne suis pas du tout coupable ») se ressemblent par plus d’un point, et conjuguent les pires excès des dérivatives chasses aux sorcières, pâtures d’une partie du peuple, celui qui n’a pas d’autre nom que populace moutonnière, tourbe grossière, troupeau de la démagogie.

Et je voudrais dire, car c’est au centre du débat, que dans l’Affaire Flament comme dans l’Affaire Sauvage a été très largement utilisée, mais très rarement explicitée cette fameuse théorie de « la mémoire retrouvée ». Voici ce qu’en dit cette même Florence Rault à propos de l’Affaire Sauvage :
Jacqueline Sauvage aurait brutalement été confrontée aux souvenirs de 47 ans de martyr jusqu’alors refoulés. On entend trop souvent que la preuve de l’abus résidait justement dans le fait de ne pas s’en souvenir. Et qu’un «flash» miraculeux aurait révélé les causes d’un mal être et permis de « commencer à se reconstruire ». Concernant les accusations d’inceste, celles-ci n’ont été formulées que plus de trente ans après les faits allégués. La théorie de la mémoire retrouvée fait partie des fables que l’on retrouve souvent dans les affaires d’allégations d’abus sexuels. Le phénomène des souvenirs induits ou mémoire retrouvée commence à être connu de la justice pénale et certains ne se laissent plus leurrer. C’est toute mon expérience professionnelle qui me le démontre. Oui, on peut mentir sur ces choses-là.

Cette tendance à tout excuser d’une femme (« pauvre femme ») n’est pas nouvelle. Certains se souviennent peut-être de cette histoire (qui fit pleurer dans les chaumières) d’assassinat de cet homme (violent et, circonstances aggravantes, d’extrême-droite) par sa fille. Ou du moins c’est sa fille qui avait endossé l’assassinat. Un livre était même sorti, écrit par son avocate, expliquant tout de l’histoire jusqu’à ce que la mère dévoile, au-delà du délai de prescription (tiens !) que ce n’était pas sa fille, mais elle-même qui avait tué son mari.

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Dernière précision et non des moindres, cette « théorie » plus que hasardeuse et simpliste d’un hyper-freudisme du « retour du refoulé » de bazar, dont Freud lui-même serait revenu après bien des années, qui plus est invariablement rapporté, réduit à l’unique aspect (mythique) d’histoires d’abus sexuels, de viols et d’incestes, semble avoir été dévolu, du moins au départ aux jeunes enfants. Or, par une génération sectaire et globalisante (totalitaire), elle s’est retrouvée s’appliquer au pré-adolescent, adolescent, et au final aux individus de tous âges. Des déjà grotesque Falment, et encore plus grotesque des Sauvage et bien d’autres, des deux sexes d’ailleurs ! Mais l’accusé étant pratiquement toujours un homme. Flament n’était plus un petit enfant à treize ans, mais une jeune fille, peut-être même une petite femme. Quant à Sauvage, son pseudo-thérapeute irresponsable et diabolique aurait dû être co-inculpé, ce qui je pense n’a pas été le cas.

Mais c’est toute cette pseudo-théorie qui est vaseuse.

C’est ainsi Muriel Salmona déjà citée, qui arrive à dire une chose et son contraire, tout d’abord que (selon elle) « les enfants mettent beaucoup de temps pour réaliser ce qui leur est arrivé, pour ne plus être écrasés par la peur, la culpabilité et la honte, ne plus être terrassés par le traumatisme et leur mémoire traumatique » ce qui laisse donc entendre qu’ils sont parfaitement conscients de ce qui leur est arrivé, et qui poursuit immédiatement en ajoutant : « ils sont surtout fréquemment frappés d’amnésie traumatique. Ces amnésies traumatiques peuvent durer des décennies. » Ce qui semble bien en être l’exact opposé. Enfin, elle prétend que l’on ait chiffré des amnésies partielles (nouvelle catégorie non définies et pour le moins curieuse dans sa formulation) « pour près de 60% des victimes de violences sexuelles dans l’enfance ou complètes pour 38% à 40% d’entre elles. »

Bien évidemment tout ce fatras est repris à satiété sur les media, y compris, comme de bien entendu, les media dont on paye la redevance, par exemple dans « Allô, docteurs » l’émission médicale qui a le vent en poupe. Où l’on trouve le docteur et chirurgien ORL Michel Cymès, connu pour ses approximations, sa partialité, son manque de courtoisie, ses débordements politiques, ou encore sur le fait qu’il cumule les revenus possédant par ailleurs une société « organisatrice de foires, salons professionnels et congrès » d’un capital social de 600.000 euros ( 394.100 euros de chiffre d’affaires en 2013).

Et bien évidemment encore tout ceci entre dans le cadre d’une confusion totale et sans nuance, entre ce qui relève de la complaisance vis-à-vis des vrais pédérastes ou pédophiles, ou violeurs de certains milieux, et ce qui relève des fantasmes non seulement de la presse à scandale mais de l’ensemble des media, tirant à vu sur l’artiste David Hamilton suite aux « révélations » d’un « écrivain » miteux, sans morale, sans talent faisant sa réclame au prix de la Mort.

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Je voudrais clore cet article en évoquant une nouvelle fois le nom d’Elizabeth F. Loftus, psychologue dont les travaux ont trait à la mémoire humaine. Elle a ainsi effectué de nombreuses recherches sur la malléabilité des souvenirs. Et pour ce qui nous occupe présentement sur la fabrication et le fonctionnement des faux souvenirs, et desdits souvenirs retrouvés d’abus sexuel durant l’enfance Elle est, d’entre autres nombreux ouvrages, l’auteur (en collaboration avec Katherine Ketcham) de The Myth of Repressed Memory — False Memories and Allegations of Sexual Abuse qui date de 1994 et a été traduit en français sous le titre de Le syndrome des faux souvenirs et le mythe des souvenirs refoulés — ces psys qui manipulent la mémoire.

C’est une personne qui plusieurs fois, il y a déjà quelques années, a été menacée y compris de mort, agressée, et même insultée par un procureur, entravée dans ses recherches, harcelée, accusée de faire le jeu des pédophiles et même de se livrer à des rites sataniques. Quasi Barbe bleue (on peut lire ou écouter de tels délires chez nous également, pas besoin d’en faire la publicité). Elle a déclaré en 2010 que lorsqu’elle a commencé à s’intéresser aux souvenirs refoulés, elle n’imaginait pas qu’elle deviendrait « la cible d’invectives incessantes et de harcèlement en bande organisée ».

Le délire quoi, la déraison. On y est maintenant, nous en France, mais comme nous ne sommes plus qu’une colonie des États-Unis, tout nous arrive dix à quinze ans après. Et de préférence le pire.

Ignoble et immonde, le harcèlement contre David Hamilton

Publié le 8 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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Pour une version plus illustrée, suivez ce lien :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/08/ignoble-et-immonde-le-harcelement-contre-david-hamilton/

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Formidable puissance médiatique de Poupette née Lecanu divorcée Flament divorcée Castaldi…

Un livre médiocre qu’elle a signé, un bouquin mal écrit, pauvrement écrit, présenté comme « roman », est devenu un téléfilm de « fiction » (écrit ou co-écrit par la même), et aurait conduit (me dit-on) environ 4 millions de téléspectateurs devant les écrans…

4 millions de téléspectateurs ont donc assisté à cette « vengeance » (à titre posthume qui plus est!) contre un artiste qui fut et demeure le plus grand photographe de la seconde moitié du Vingtième Siècle, mais ne peut plus se défendre puisqu’il est mort…

Une « vengeance » aussi, contre la mère de Poupette Lecanu, une dame dont on aimerait bien entendre les arguments (et à laquelle mon ami et éditeur Jean-Pierre Fleury vient d’ailleurs d’écrire une lettre pour l’assurer de son – et de notre – soutien).

Livre et film qui bénéficient d’un soutien médiatique absolument étonnant, pour ne pas dire grotesque et inquiétant – mais qui manifeste de quels prodigieux appuis bénéficie la dame Poupette née Lecanu divorcée Flament divorcée Castaldi…!

Nous, du blog « En défense de David Hamilton », nous avons modestement battu hier, pour la deuxième fois cette semaine, notre record absolu de vues du blog en un seul jour. Des dizaines d’internautes ont aussi « retweeté » nos articles.

Roland Jaccard (qui, je le rappelle, a préfacé mon livre « C’est David Hamilton qu’on assassine« ) vient de consacrer une vidéo au journal « Causeur » de cette semaine, qui consacre sa « une » à l’immonde chasse à l’homme actuellement mise en oeuvre par le harcèlement des féministes (ou supposées telles).

C’est ici : https://youtu.be/_ltmcMiMrAc

Tout pareillement, Jean-Pierre Fleury, docteur en sociologie de l’Université de Nantes, poursuit sur son blog « Lequichotte » sa collaboration intellectuelle à notre entreprise de défense de David Hamilton.

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A part ça, rien ou pas grand-chose… Quand nous essayons de demander un peu d’aide, un tout petit peu d’aide pour nous soutenir dans ce débat intellectuel au sujet de David Hamilton, en général nous ne recevons pas de réponse mais nous heurtons, comme toujours, au même habituel égoïsme humain trop humain. Dans toutes les batailles, les rats quittent le navire…

Moi, imperturbable, je continue et j’entends continuer mes recherches au sujet de la mort si curieuse de David Hamilton. Le 14 décembre 2017, j’ai déposé ma candidature à l’Académie française, « au nom de David Hamilton ».

C’est de David Hamilton que je parlerai et que je parle aux académiciens avec lesquels je suis en contact épistolaire, voire ceux qui m’accorderont une visite (comme on le sait, ces visites sont « secrètes », de par le règlement de l’Académie française).

Je ne suis certes pas un inconnu à l’Académie française, où j’ai reçu une voix en 2003. Académie française qui avait placé sous son patronage la « Nouvelle Revue de Paris » à laquelle je collaborais jadis.

 

 

NOUVEAU. Une vaste entreprise de diffamation publique (délit condamné par le Code pénal) de David Hamilton, avant et après sa mort, relayée par la télévision payée par les sous des contribuables!

Publié le 7 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Flavie Flament et Thierry Ardisson ont monté une belle comédie, une sombre comédie, une triste comédie dans « Salut les Terriens » sur C8, le 22 octobre 2016.

Vous vous souvenez? Ardisson « demande » à Flament « s’il  pouvait révéler l’identité » de David Hamilton…

Et la dame Flament : « C’est à vous de voir Thierry »…

Alors, Ardisson: « Il a aujourd’hui 83 ans. Je sais pas s’il regarde la télé mais t’es un bel enculé, connard va. »

Cela, c’était la version officielle, tant que David Hamilton était en vie: et tout ce petit monde craignait, et tous les journalistes craignaient  une plainte en diffamation…

Aujourd’hui (novembre 2017), David Hamilton est mort. (Suicidé?)

Alors, la vérité se fait peu à peu.

On lit donc :

http://www.lci.fr/people/la-consolation-qui-etait-david-hamilton-le-photographe-que-flavie-flament-accuse-de-viol-dans-le-telefilm-de-france-3-2014484.html

« Je ne peux pas donner son nom car j’ai aujourd’hui 42 ans, et j’avais, selon la loi française, jusqu’à l’âge de 38 ans pour pouvoir me retourner contre mon bourreau », expliquera durant l’enregistrement Flavie Flament à l’animateur. « Je ne peux pas le faire aujourd’hui parce que je suis non seulement victime, mais je pourrais être en plus accusée de diffamation. » C’est alors que l’homme en noir propose de le faire à sa place, dans une séquence « bipée » au montage…

Or, entre « C’est à vous de voir Thierry » et une PROPOSITION de monter tout ça, il y a une belle différence. Il y avait donc coup monté et préméditation.

Ardisson fait SEMBLANT de proposer à Flament de révéler le nom. Elle sait qu’il va le lui demander. Et son « C’est à vous de voir Thierry » est parfaitement hypocrite.

Car, pour autant que je sache (et il faudrait poser la question à des avocats sérieux), que la dame  Flament dise ce qu’elle veut ne signifie pas que sa parole soit vérité révélée. Cette dame a affirmé, elle a prétendu avoir été « violée » lorsqu’elle
était âgée de 13 ans. Or, qu’elle le veuille ou pas, l’article 7 alinéa 3 du Code de procédure pénale prévoit que le délai de prescription du crime de viol commis sur mineur est prescrit après un délai de vingt ans, et cela à compter de la majorité de la victime.

Inutile de causer d’amnésie lacunaire post-traumatique, etc, etc, etc, car cela ne change absolument rien. Le point de départ du délai de prescription reste identique (voir: Crim., 18 décembre 2013, n° 13-81.129).

Ardisson a donc décidé, de commun accord avec Flament, de jeter à la hargne et à la haine des internautes  le nom d’un homme de 83 ans, présenté comme l’auteur d’un « viol ».

Sinistre comédie: au montage, le nom a été (partiellement)  « bipé ». Toutefois, plusieurs justiciers présents dans le public ont « tweeté » ce nom.

De la sorte, tout avocat devrait confirmer que Flament, Ardisson et le public ont été coupables du délit de
diffamation publique (imputant un fait qui portait atteinte à l’honneur et à la considération de David Hamilton, article 29 de la loi du 29 juillet 1881; voir aussi: TGI Paris, 20 janvier 2015 : Légipresse 2015, p. 212).

Dura lex sed lex…

Aujourd’hui, (presque) toute la caste médiatique poursuit son oeuvre – méthodique et insensée –  de diffamation. A l’encontre d’un mort.

Roland Jaccard : « Faites entrer l’accusé, David Hamilton » !

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/06/roland-jaccard-faites-entrer-laccuse-david-hamilton/

À LIRE ÉGALEMENT :

https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/2017/11/06/amis-de-david-hamilton-ou-etes-vous-est-ce-la-tout-votre-courage/

 

Soyez pas trop intelligents, les journaleux, si je suis candidat à l’Académie française le 14 décembre 2017 au nom de David Hamilton, merci M’ssieurs Dames!

Publié le 5 novembre 2017 par defensededavidhamilton

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Rappelons que Giscard « d’Estaing » fut élu à l’Académie, en 2003 (19 voix) et qu’Olivier Mathieu, dit Robert Pioche, n’en reçut qu’une. C’est normal, on est dans le monde à l’envers.

http://www.academie-francaise.fr/actualites/election-de-m-valery-giscard-destaing-f16

Sur l’élection de Giscard à l’Académie,  voir aussi

http://www.centrisme.free.fr/vge.htm

« Le 11 décembre 2003, il est élu à l’Académie française au fauteuil numéro 16, laissé vacant par la mort de Léopold Sédar Senghor, obtenant 19 voix sur 34, contre deux voix à Michel Tack et une au romancier Olivier Mathieu, dit Robert Pioche ».

Y en a qu’étaient pas contents, j’comprends ça, en 2003.

C’était le cas par exemple d’un gros intello, le dénommé M’sieur Philippe Bouvard.

Diantre, Bouvard, il écrivait dans le « Figaro Magazine » (c’est pas de la gnognotte, ça, le Figaro Magazine) du 20 décembre 2003 :

« J’essaye d’imaginer Robert Pioche, le parfait inconnu au bataillon académique qui, face à Giscard, a obtenu une voix, l’autre jeudi, sous la Coupole. Qu’a-t-il écrit en dehors de quelques lettres adressées à sa famille lorsqu’il faisait son service, naguère, à Colmar ou à Nancy ? Sans doute profite-t-il aujourd’hui d’un repos d’autant plus mérité que son absence de talent et d’ambition l’a dispensé de briguer la place de quiconque. A moins qu’il ne s’occupe des chevaux de Maurice Druon à la campagne. Peut-être a-t-il effectué quelques menus travaux de plomberie au domicile de Jean Dutourd. S’il n’a pas d’oeuvre, il a une famille. Son épouse – qu’on surnomme «la bonne Pioche» – lui a donné une ribambelle d’enfants qui n’ont pas davantage défrayé la chronique avant de prendre leur retraite en même temps que lui. En tout cas, Robert Pioche est un modeste : il n’avait pas fait acte de candidature au fauteuil de Léopold Sédar Senghor ».

(Bouvard, le pauvre, Fig Mag, décembre 2003)

C’était raté, M’sieur Bouvard, parce que Robert Pioche (Olivier Mathieu) s’est fait réformer du service militaire. Il n’a fait son service ni à Nancy ni à Colmar, M’sieur Bouvard, parce qu’il ne l’a jamais fait du tout.

Sur son « absence de talent », M’sieur Bouvard, il est probable que Robert Pioche (Olivier Mathieu) préfère le sien au vôtre.

Robert Pioche (Olivier Mathieu) ne s’est jamais occupé des chevaux de Maurice Druon. En revanche, en 2011, il a écrit un livre, « Eloge de Maurice Druon », qui a suscité les éloges que m’adressait (il y a six ans, en 2011) Etienne de Montety, en première page du Figaro.

UNE du FIGARO 8 avril 2011

Robert Pioche (Olivier Mathieu) n’a jamais été plombier chez Dutourd . En revanche, en 1986, Olivier Mathieu partageait la « une » de la Nouvelle Revue de Paris, lors de la parution du numéro « Jean Dutourd ».

J’vous ai jamais vu à la Nouvelle Revue de Paris, Bouvard.

Par contre vous m’avez invité un jour aux « Grosses Têtes » et j’ai refusé, parce que la médiocrité ça m’fait pas bander, vous voulez qu’on en cause?

Sur son « absence d’oeuvre », M’sieur Bouvard, il est probable que Robert Pioche (Olivier Mathieu) préfère la sienne à la vôtre.

Robert Pioche, cher M’sieur Bouvard, ne prendra pas sa retraite, parce qu’il n’a jamais travaillé de sa vie comme esclave appointé à l’inverse de M. Bouvard, pour la bonne, simple et suffisante raison que le travail salarié le fait chier. Bonne retraite à vous, alors, M’sieur Bouvard.

Enfin, M’sieur Bouvard, si vous pensiez à vérifier ce que vous écrivez avant de le publier, vous sauriez que Robert Pioche avait – contrairement à ce que vous écriviez – bel et bien déposé sa candidature à l’Académie. Vous imaginez, M’sieur Bouvard, qu’on peut recevoir une voix à l’Académie sans y avoir candidaté?

Présentez-vous, Bouvard, après quoi on verra si vous y recevez une voix…

Voyez ici : http://www.academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-leopold-sedar-senghor-f16

Photo de David Hamilton parue dans la presse anglaise, 1980.

Mais alors, pourquoi tant de méchanceté, M’sieur Bouvard ? Pourquoi ?…

Deux jeunes filles françaises (carte postale de 1900)

Essayez de pas vous montrer méchants, M’ssieurs Dames les Journaleux et les Journaleuses, si je suis candidat le 14 décembre 2017 au nom de David Hamilton…….

Ah nom de Dieu, que vous m’aurez fait rire avec votre épaisse intelligence, les Journaleux!

D.H.

Soyez gentils, les journaleux que votre intelligence elle est grande, ah que vous allez le prouver comme d’hab,  j’en suis certain!

Statue (Arno Breker)

Affaire David Hamilton. Flavie Flament ou le dépassement de l’autofiction littéraire par l’automiction merdique

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Publié le 4 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Il n’est certes pas facile de définir, avec les mots qui s’imposent, l’affaire Flament-David Hamilton et ses suites. Pourtant, pour quiconque aurait encore un cerveau, les évidences que voici sont indéniables.

David Hamilton (qui était alors encore en vie) a été « accusé » de « viol » dans un bouquin de Flament, La Consolation, une merde chiée en octobre 2016, et qui se présentait comme un « roman ».

Parenthèse. Naturellement, parler de « roman » est excessif pour ne pas dire ridicule. Mieux encore, parler de « roman » en causant de Flament, c’est insulter tous les romanciers du passé. La Consolation est un amas de feuilles de papier, mises les unes à la suite des autres, et mon tempérament écologiste fait que, je le dis ou le répète, on ne peut que regretter amèrement que l’on abatte des arbres pour imprimer de telles choses. A mon humble avis, il est nettement plus important de fabriquer du papier hygiénique, dit plus communément PQ, pécul. Je ferme la parenthèse. Tirons la chasse.

Toujours est-il qu’un citoyen britannique de 83 ans, vivant en France depuis des dizaines d’années, a été accusé dans un pseudo-« roman » mal écrit, pas écrit du tout, un « roman » littérairement nullissime.

Il a été accusé de façon extrajudiciaire, au sens où le mauvais livre de l’illettrée Flament, ou d’un pisse-copie,  n’a en effet pas été pissé, écrit, publié dans le cadre d’une procédure pendante devant la moindre juridiction que ce soit.

Or voici maintenant que, après la mort de David Hamilton, Flament republie l’urine littéraire jaillie de son encrier (s’agit-il de pollakiurie diurne, de nycturie, d’urgenturies?) mais en citant, cette fois, le nom de David Hamilton: ce qu’elle n’avait pas eu le courage de faire, du vivant de ce dernier…

Donc, après avoir été accusé de « viol » de son vivant, voici David Hamilton accusé de « viol » après sa mort. On baigne en pleine absurdité, voire dans la folie pure et simple!

On constate que PERSONNE – sauf (bien entendu) le blog « En défense de David Hamilton » – ne semble s’étonner de ces moeurs qui sont non seulement étranges, mais tout simplement ignobles!… PERSONNE n’attaque Flament en diffamation. On trouve ici ou là des gens qui vendent les oeuvres artistiques de David Hamilton, ce qui doit faire gagner des sous à quelqu’un, mais en revanche, on ne trouve PERSONNE pour défendre sa mémoire devant les tribunaux.

Or, selon l’article 34 de la loi du 29 juillet 1881, les diffamations dirigées contre la mémoire des morts peuvent être poursuivies et réprimées si les auteurs de ces diffamations ont eu l’intention de porter atteinte à l’honneur ou à la considération de leurs héritiers, époux ou légataires universels vivants.

Voilà donc la seule et vraie question: est-ce que les héritiers ou légataires universels de David Hamilton ne se sentent pas lésés dans leur honneur par les affirmations « romanesques » (sic) de Flament qui présentent, post mortem, le grand photographe comme un « violeur »?…

Par ailleurs, on lit aujourd’hui dans Marie-Claire : « Flament y raconte la trahison des adultes, de sa mère en particulier. Assoiffée de rencontres avec des célébrités, elle n’a pas hésité à livrer, sa fille mineure à un homme en vue de l’âge de son père. Forçant sa fille à se rendre chez lui pour y subir le pire, la mère vivait ainsi une aventure par procuration, lui envoyant des lettres enflammées que Flavie devait recopier pour faire croire qu’elle en était l’auteure ».  (« Auteure »: sic).

Voilà donc des attaques directes de Flament contre sa mère. On est curieux de savoir si sa mère va porter plainte en diffamation contre sa fille, et ce qu’elle va répondre à sa fille. On est curieux de savoir si ces lettres existent encore, et si elles seront un jour analysées (notamment, et non exclusivement, par un graphologue).

En outre, dans le cas où de telles lettres auraient existé, David Hamilton aurait donc été la victime d’une mise en scène, puisqu’on apprend maintenant qu’il aurait reçu des lettres qu’il pouvait s’imaginer avoir été écrites par Flavie Flament.

Il est enfin parfaitement grotesque, mais aussi inquiétant, de constater que l’acte de décès de David Hamilton indique que « la date du décès a été impossible à déterminer » (j’ai été, sur ce blog, le seul et l’unique à le dire) mais qu’AUCUN journaliste n’a daigné reprendre l’information. Mais comment donc? On peut donc mourir, en France, par « suicide » (???) présumé, toute la presse peut parler de « suicide ».

Toute la presse peut reprendre les nouvelles (les non nouvelles) au sujet des cystalgies, cystites, infections urinaires ayant sans doute pour origine la bactérie intestinale de type Escherichia Coli, auxquelles on doit la carrière « littéraire » (je plaisante) de Flament.

Toute la presse peut nous entretenir des sensations de brûlures à la miction, des envies de plus en plus fréquentes de pisser sur du papier ses urines troubles ou tachées de sang, de Flament.

Mais en revanche aucun journaliste ne reprend la SEULE information digne de ce nom, à savoir que la date de la mort de David Hamilton a été « impossible à déterminer », selon son propre acte de décès… N’est-ce pas inquiétant?

Dans un pays normal, les publications ou republications de Flament ne devraient pas susciter davantage de curiosité que les traces de merde ou de menstrues, ainsi le veut la nature, qu’hommes et femmes laissent, ainsi le veut la culture occidentale, dans le PQ que nos contemporains utilisent, supposé-je, pour la plupart d’entre eux et d’entre elles.

Une question encore. Flament avait défini la mort du grand photo­graphe comme un acte de « lâcheté ».

Republier après sa mort son pauvre petit bouquin minable de merde, serait-ce donc du « courage »?

HAMILTON à l’Académie française, un vieux désir d’A.H. et d’O.M.

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Ah mais oui !

Arsène Houssaye, dans L’histoire du 41 e fauteuil de l’Académie française, proposait déjà  le nom de Hamilton afin qu’il siège parmi les Immortels

(https://fr.wikipedia.org/wiki/Antoine_Hamilton ).

Et voilà pourquoi, pour ma part, je propose à titre posthume l’élection de Hamilton (*) à l’Académie française, à travers ma candidature

( http://www.academie-francaise.fr/actualites/candidatures-au-fauteuil-de-m-rene-girard-f37-5   ) du 14 décembre 2017.

Amusant, non?

 

( *) David Hamilton.

TOUTE RESSEMBLANCE AVEC DES NOMS OU DES PERSONNES, DES ÉVÉNEMENTS OU DES SITUATIONS EXISTANT OU AYANT EXISTÉ NE SERAIT QUE PURE COÏNCIDENCE

À l’heure où les bien-pensants, je veux dire les non-pensants dominants harcèlent, en tous domaines, et sans vergogne aucune, les morts et les mourants, je voudrais redire quelques mots sur ce cas exemplaire (non pas comme modèle à suivre, mais comme archétype).

Avec cette femelle d’Homme pseudo écrivain haineuse, vulgaire, exhibitionniste 1, médiocre et mythomane, tenue par quelque gourou « psy » et « moderne » 2, obsédée par sa gloriole toujours dans le ton du moment, et acharnée dans son harcèlement publicitaire « hamiltonien » ante et post mortem grotesque et affligeant, on n’a pas de gants ni de pincettes à prendre. 3 « J’ai été élevée dans l’idée que j’étais une mauvaise » confie-t-elle aux médiateux les plus vils. Tu l’as dit bouffie… de suffisance.

Je n’irai donc pas par quatre chemins pour dire qu’il est honteux qu’un service public de télévision participe en ce moment — donc avec nos deniers — à une entreprise de bassesse éthiquement très contestable et plus encore juridiquement répréhensible.

Je ne reviendrai pas sur tous les aspects du lynchage public scandaleux et de la mise à mort abjecte de David Hamilton (suicide ou assassinat, question éternellement en suspens). Il suffit de se reporter au blog en Défense de David Hamilton (https://defensededavidhamiltonblog.wordpress.com/) ou de mon présent blog qui en ont longuement parlé.

Je voudrais juste faire quelques remarques sur l‘actuel et interminable (en un ou deux mots) filon publicitaire, sur le cas tout nu et d’espèce de celle que je ne veux même plus nommer de son vrai nom, et de tout cet entourage médiatique à la fois obscène et complaisant, entregent maffieux et propagandiste, délateur et complice. Tout ce petit monde de la télévision mais aussi en l’occurrence de pseudo festivals, qui est l’image même des dominants de notre société totalitaro-« démocratique ».

*

Je lis dans les gazettes encore une fois tout et son contraire, si l’on peut dire :

– L’œuvrette sans valeur (et sans jeu de mot) La Consolation (qu’il conviendrait mieux d’appeler La Consternation) — redisons-le encore une fois — est maintenant classée « autobiographie », alors même qu’elle a été éditée comme « roman ». Lâcheté de l’éditeur Lattès sans doute, face à la justice. Scandale sans dommage éditorial. Il est quand même malheureux qu’il faille rappeler qu’un roman est une « histoire feinte, écrite en prose, où l’auteur cherche à exciter l’intérêt par la peinture des passions, des mœurs, ou par la singularité des aventures. » (Littré).

– De cette œuvrette est sorti un téléfilm éponyme qui en serait une « libre adaptation ». Ainsi, penserions-nous, encore moins réelle et de plus faible véracité.

– Enfin, ce téléfilm a été « sacré meilleur téléfilm au Festival de la fiction TV [sic] de la Rochelle 2017 » ! Donc il ne devrait plus avoir grand–chose ou ne plus rien avoir avec la vérité et la réalité des faits supposés.

*

Je n’évoquerai pas plus que ça les dithyrambes gazettesques, à rire, alloués au téléfilm des copains-coquins. Mais je citerai cependant cette phrase :

– « … la libre adaptation de l’autobiographie de Flavie Flament, « La Consolation », est portée par la saisissante interprétation de Léa Drucker, magistrale dans le rôle de la mère perverse, et Lou Gable dont c’est le premier rôle. La fiction sera suivie d’un débat animé… »

Joli débat en perspective et dont on connaît déjà la teneur. D’autant qu’il sera « animé » par Carole Gaessler, la voix de son maître sur FR3. Mais plus important : je note que la « libre adaptation de l’autobiographie » serait également une « fiction ». Pour qui a encore un peu de jugeote — et de français — une « adaptation d’autobiographie » ne peut pas être une « fiction ». Même adaptée une autobiographie est censée conserver un lien avec la réalité passée. La fiction est totalement imaginaire. Elle ne peut avoir que des liens ténus, accidentels, de pur hasard avec le réel.

Et relisons la citation. « Saisissante », « magistrale », « perverse ». Le poids des mots. Je ne sais pas, ce qu’en pense la vraie mère du cas nu — ou plutôt je m’en doute — qui sur des photographies des temps incriminés semblait très bien s’entendre avec sa fille qui ne donnait nullement l’impression d’une fille traumatisée. Enfin, chacun peut se faire une idée de la rage présente de l’ex Poupette vis-à-vis de sa mère et de sa famille proche. Il suffit de consulter les vidéos ou la presse pipole sur Internet.

Remarquons encore — accessoirement — que ce téléfilm « sera diffusé en prime time [sic et sans même des guillemets] mardi 7 novembre sur France 3″. Ce qui en bon français se dit tout simplement : en début de soirée. Mais ceci est encore un autre sujet, une marque de fabrique des journaleux adulateurs de tout ce qui n’est pas français et de préférence anglais. Et qui font et défont une bonne part des modes langagières, toutes plus pitoyables les unes que les autres. Vraiment triste époque en tout qui semble avoir fait son adage et son mode de vie de : tout ce qui n’est pas français, et en premier lieu tout ce qui est américano-impérialiste, est mieux et meilleur.

*

Au final, on ne serait être surpris d‘entendre la grande spécialiste française du viol, de renommée internationale 4, relater des faits (délictueux) en ce « joli » raccourci :

“Au départ, je n’avais pas imaginé une adaptation à la télévision. La plume a été mon arme [mazette !] pour faire passer un message et dénoncer un prédateur que je ne pouvais pas traduire devant les tribunaux en raison de la prescription. [Mais Hardi Çon a fait, sans aucun dommage judiciaire, le sale boulot diffamatoire et d’incitation au suicide pour moi] Ensuite, on m’a proposé [tiens, donc !] ce téléfilm qui sera suivi d’un débat, ce qui était essentiel pour moi. J’ai vu dans cette fiction [sic encore] une façon de porter le message, de provoquer la discussion, de toucher“.

Ou déclamer cette énormité : « Le film a le souci d’être fidèle à la réalité dans les moindres détails. Cela m’a extrêmement touchée » alors même que l’adaptation de son oeuvre livresque inoubliable s’est vu décerner, comme déjà dit, le titre de « meilleur TV film au festival de la fiction » Pour mon compte, c‘est d’affliction qu’il faudrait parler ici.

Cette fiction est tellement fidèle à la réalité que je lis : « Les téléspectateurs retrouveront la jeune Lou Gable et Emilie Dequenne dans les rôles de Flavie Flament jeune puis adulte tandis que la mère de l’animatrice sera incarnée par Léa Drucker et David Hamilton par Philip Schurer. » De la fiction, je vous dis ! Qu’attend la mère « perverse » pour porter plainte et faire empêcher la diffusion de cette entreprise méprisable, contestable, justiciable, propagandiste de fausse science psychiatrique, d’atteinte à la mémoire d’un mort ? On n’est plus ici dans le fortuit.

*

Que semble vouloir dire « fiction » pour ces gens de peu de conscience ? Et de peu de français. Sans doute tout ce qui est mis en film avec des acteurs ? Il y a de quoi perdre son français avec ces pignoufs de la communication et de l’animation qui font glisser le sens des mots, le contenu de la pensée en des expressions toutes faites et entendues, sabir médiatique, novlangue démocratico-totalitaire.

De fait, non seulement dans la relation des faits ou supposés faits prétendument objectifs, mais dans les mots eux-mêmes, la confusion est « savamment » entretenue. Mélange d’actes volontaires et involontaires de consciences humaines à minima pourtant sûres de leur fait, et bien atteintes par le nivellement médiatico-technologiste ambiant.

La manipulée manipulatrice elle-même nage — y croit ou fait semblant d’y croire — dans une sorte de fantasmagorie « de bonne foi » (car il s’agit de croyance et de mythe ici et de rien d’autre), de récit captieux involontaire ou inconscient sorti de son cerveau confus et malade.

Oui, comment s’étonner quand on patauge tous, depuis quelques dizaines d’années maintenant, dans le confus audio-visuel 5, où l’on ne sait plus si ce que l’on nous montre et dit est réel ou fictif, document ou publicité, télé-réalité ou télé-montage. Propagande ou information. Manipulation ou véracité. Et de plus en plus, « journalisme » ou délation.

Pour le dire autrement, c‘est le propre du spectacle médiatique d’entretenir les confusions, manipuler la réalité ou la taire. Sciemment ou « tout naturellement ». Il en va de même dans la littérature, la sous-littérature contemporaine perdue entre imagination à bout de souffle, démarquage et plagiat pur et simple.

Pitoyable société présente, en totale régression, où le monde du spectacle, celui des media, celui de la publicité, celui de la finance et celui de la politique ne font plus qu’un, gigantesque pieuvre aux innombrables tentacules dictant le Bien et le Mal, organisant les lynchages médiatiques, contournant totalement ou faisant taire le monde judiciaire bien mal barré lui aussi.

*

Ici, je voudrais donner quelques commentaires, pris sur Internet, qui montre que des inconnus ont souvent plus de bon sens que nos automates « conceptuels » médiateux :

1. On en est là, à adapter des bouquins de Flavie Flament pour réaliser des téléfilms , quelle tristesse …

2. En ce qui me concerne je n’ai pas la prétention de vouloir intéresser la terre entière avec l’histoire de ma vie faite aussi de douleur, de joie, de démons, d’abus ( eh oui, elle n’est pas la seule), de rires , de chagrins et de plein d’autres choses, comme la vie de chacun d’entre nous …

3. Personne pour parler de la détresse de David Hamilton, son nom balancé, sans preuve, sans procès ? Je demande « au cas où« , vu la ferveur avec laquelle certains défendent les « porcs » dont le nom sort sur Twitter, ces pauvres hommes innocents, comme David Hamilton […] et bien d’autres, victimes du mensonge de plusieurs femmes.

*

En ces temps d’hystérie « féministe » 6, qui n’en peuvent mais, où des femmes apparemment très « libérées » (cf. toute la presse pipole, pour ne pas parler des plages l’été) et prêtes à tout pour faire carrière, hypocrites et sans morale aucune, viennent se plaindre de harcèlement des années après les faits, ne serait-il pas temps de dire : Ça suffit ! Fermez-la les abjectes sûres de vous et de vos impunités, laisser tranquille un mort, un mort prématuré « suicidé«  par une médiocre arriviste qui fait fi des lois, un mort innocent jusqu’à plus ample informé. Arrêtez d’alimenter la bassesse et le voyeurisme du chaland ordinaire.

Enfin, pour ce qui est de la traumatisée mémorielle qui entend être et demeurer une célébrité « incontournable » (en un seul mot), je lui prédis une fin douloureuse dans l’oubli total de sa médiocrité.

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Notes :

1. Obsédée par une volonté de paraître, de faire parler d’elle coûte que coûte, mais aussi de gagner du pognon, la châtelaine du Touquet aime ou aima à se montrer dénudée, et pas du tout traumatisée, sur les feuilles de choux pipole ou sur YouTube où par exemple, elle simule un orgasme dans un bistrot devant Stéphane Bern, le sioniste inverti bien connu, ce « bon chic bon genre » monarchiste et macronien.

2. Je donne ici un charabia journalistique que l’on va décrypter en quelques mots. « Auréolé du prix du meilleur téléfilm au festival de la fiction télé de La Rochelle, « La consolation » suit Flavie Flament qui, après un malaise à quelques minutes de prendre l’antenne, consulte un psychanalyste qui décide de revenir sur son enfance. Mais alors que tout semblait idyllique, l’animatrice se remémore des détails sordides, lorsqu’elle avait 13 ans, un été dans le Sud de la France. Car cet été-là, la mère de l’animatrice lui fait rencontrer le photographe David Hamilton, accusé ensuite d’avoir violé la jeune Flavie. » Retenons l’essentiel, ce que je supputais dès 2016 : c’est bien à la suite de la consultation d’un gourou psychanalyste ces dernières années (au-delà du délai de prescription) que la scribouillarde et « alors que tout semblait idyllique » « se remémore des détails sordides, etc. » Cas typique (« classique ») de manipulation mentale (coupable), théorisée sous le nom de « mémoire traumatique », où rien ne manque puisque cela s’est achevé par la rupture avec sa famille d’origine et la mise plus bas que terre de sa propre mère.

3. Certes je veux bien accorder quelque circonstance atténuante lorsqu’il m’arrive de lire dans cette presse (de très rares fois, début de réflexion, début de lâchage?) : « son agresseur présumé », « le viol présumé ».

4. Cf. ceci lu dans une gazette quelconque :  » Invitée sur LCI dans l’émission “24h Pujadas”, Flavie Flament est revenue sur le scandale sexuel Harvey Weinstein “Il y avait des signaux, il y avait quand même des rumeurs. Je pense que ces signaux, en général, sont en réalité repérables mais qu’on ne veut pas les voir, qu’on ne veut pas les entendre qu’on a une tendance à les écarter et c’est ainsi que des prédateurs continuent allègrement à méfaire et à faucher des devenirs”, avait-elle fustigé sur LCI. »

5. Le film à charge de Fellini : Ginger et Fred est sorti en 1986 ; c’est au cours de son tournage que Fellini perdra son procès qui l’opposait à Berlusconi à propos des coupures publicitaires de films à la télé. Tout un symbole de la décadence : le juge reconnaîtra l’atteinte à l’intégrité des œuvres mais donnera raison à ceux qui pratiquaient des coupures publicitaires avec l’argument suprême que les spectateurs s’y étaient habitués ! Les veaux…

6. Qui se retrouve dans tous les domaines, comme dans celui de la langue. Au niveau lexical depuis au moins les années quatre-vingt qui a vu l’émergence d’un prurit périphrastique édulcorant, très bien décrit par Desproges, et comme de nos jours lorsque les sages–femmes hommes (il en existe, personnellement je ne trouve pas qu’ils soient là à leur place) deviennent des maïeuticiens (sans doute des philosophes spécialistes du vagin dilaté), lorsque les femmes docteurs, professeurs, auteurs, metteurs en scène sont transformées en cette aberration orthographique de « docteures, professeures, auteures, metteures en scène«  (que des métiers jugés « de qualité »), lorsque enfin, tels en ces jours mêmes, il y a des « crétin.e.s, taré.e.s ou débiles » pour promouvoir une dite « écriture intrusive » dénuée de sens et illisible par le commun des mortels. « Intrusive » : qui a le caractère de l’intrusion ; « intrusion » : le fait de s’intrure, s’introduire sans droit ni titre (verbe tombé en désuétude).

J.-P. F.

Après trente ans de mémoire traumatique, Olivier Mathieu à son tour révèle: il y a trente ans, un fameux animateur de téloche voulait me faire une fellation

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Publié le 2 novembre 2017 par defensededavidhamilton

 

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Un article, aujourd’hui, sur Vanity Fair.

On lit (en espagnol) ce qui suit.

http://www.revistavanityfair.es/actualidad/articulos/david-hamilton-retratos-de-una-obsesion/26976

La intérprete Patti D’Arbanville guarda un mal recuerdo del rodaje de Bilitis y de su relación general con Hamilton. En algún momento, además de intentar seducirla, dice, el británico quiso difundir desnudos suyos en postales y pósteres. D’Arbanville tuvo que llamar a su abogado para impedirlo. Durante la película, las cosas tomaron un tono más intenso: “Un día, David nos invitó a cenar a mi marido y a mí a su casa de Ramatuelle. Mona [la novia de Hamilton] también estaba. Había buena comida, buena conversación, todo era perfecto. Hasta que en un momento de la noche nos enseñó un álbum lleno de fotografías de genitales de bebés y de niños de entre dos y siete años, desnudos y fotografiados de cintura para abajo. Tenía libros y libros de estas imágenes, eran su colección privada. Él creía que eran su obra maestra. Cuando vimos aquello, quisimos salir de ahí. Fue horrible. Cuando lo pienso, me pregunto por qué no fui a la policía”.

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En français, je traduis sommairement (ma connaissance de l’espagnol n’est pas parfaite, contrairement à celle d’autres langues).

L’interprète Patti D’Arbanville garde un mauvais souvenir du tournage de Bilitis et de sa relation générale avec Hamilton. À un moment donné, en plus d’essayer de la séduire, dit-elle, le Britannique voulait publier ses photos de nus sur des cartes postales et des affiches. D’Arbanville a dû appeler son avocat pour l’empêcher. Pendant le film, les choses ont pris un tour plus intense: « Un jour, David m’a invitée avec mon mari chez lui à Ramatuelle. Mona [la petite amie de Hamilton] était là aussi. Il y avait de la bonne nourriture, une bonne conversation, tout était parfait. Jusqu’à un moment où, pendant la nuit, il nous a montré un album plein de photos de parties génitales de bébés et d’enfants entre deux et sept ans, nus et photographiés à partir de la taille. Il avait des livres et des livres de ces images, ils étaient sa collection privée. Il croyait que c’était son chef-d’œuvre. Quand nous avons vu cela, nous voulions sortir de là. C’était horrible. Quand j’y pense, je me demande pourquoi je ne suis pas allé à la police.

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Voilà qui appelle bien des remarques. La première de ces remarques et que la reconnaissance n’est sans doute pas la vertu première de « Lady D’Arbanville »…

La deuxième remarque est que, ici encore, on a donc des accusations portées après la mort d’une personne; or, il est évident que l’on peut accuser un mort de tout et de n’importe quoi, puisque celui-ci n’a plus la possibilité de répondre et de se défendre.

En effet, j’exposerai ce que devrait comprendre toute personne jouissant d’un cerveau en état de fonctionnement.

Le Code de procédure pénale dit (article 6) : « L’action publique pour l’application de la peine s’éteint par la mort du prévenu, la prescription, l’amnistie, l’abrogation de la loi pénale et la chose jugée. »

Par exemple, si un décès se produit pendant l’instruction, les investigations s’arrêtent aussitôt et aucune juridiction de jugement n’est saisie.

Or, ici, on n’a pas seulement un décès qui se serait produit pendant une instruction. On a les accusations de Lady D’Arbanville, accusations POSTHUMES et rapportées par un journal (Vanity Fair).

 On a des accusations journalistiques – relayées par un journal – contre un homme, David Hamilton, dont le suicide, loin de toute reconnaissance de culpabilité (il avait repoussé les accusations), fut le résultat d’une souffrance liée à une accusation injuste. Je pense que David Hamilton est l’exemple d’un artiste, d’une personne sensible injustement accusée.

Il est évidemment impossible de concevoir un procès sans que le mis en cause ait – du fait de son décès – la possibilité d’exprimer son point de vue et de démontrer son innocence. La Justice n’existe (et encore, pas toujours) qu’en cas de décision rendue par une formation collégiale après un débat public impliquant toutes les parties, dont la défense.

Résumons. Ici, aucune instruction. Des propos prononcés unilatéralement contre un mort, et encore, des dizaines d’années après.

Un journal prétend que Lady D’Arbanville raconte que, il y a des dizaines et des dizaines d’années, David Hamilton aurait – en présence de son épouse, de son actrice et du mari de cette dernière – montré un album, ou des albums, présentant des photos d’enfants nus de… 2 à 7 ans.

A ma connaissance, David Hamilton n’a jamais publié de photos d’enfants tellement jeunes. Personnellement, je doute catégoriquement de la véracité des dires de Patti d’Arbanville.

Enfin, il s’agit d’allégations posthumes, des dizaines d’années après des faits parfaitement présumés, au sujet d’un épisode qui aurait eu lieu chez David Hamilton il y a des dizaines d’années. En Droit, encore une fois, du vent.

C’est un peu comme si je disais qu’il y a des dizaines d’années, dans les couloirs de l’une ou de l’autre téloche, un animateur fameux de télévision (que je croyais et que l’on croit hétéro) m’a proposé de me faire une fellation. Et là, hop, je n’ai pas parlé depuis trente ans parce que je n’arrivais pas à libérer ma parole, et puis moi aussi j’ai droit à la mémoire traumatique ou c’est une chasse gardée de qui vous savez – les étoiles (fades) et les starlettes de la mémoire et de la mémoire traumatique?

Mais non, qu’on se rassure, c’est une blague!