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23 mars 1933, 23 mars 2020, le suicide des parlements

Article extrait de http://www.geopolintel.fr/article2250.html

Par Pierre Emile Jean – mardi 28 avril 2020

Friedrich Ebert

Le 23 mars 1933, par une loi dite ’de salut public du peuple et du Reich’, le parlement allemand autorise le chancelier du Reich à gouverner par décrets pour quatre ans jusqu’au 1er avril 1937. Cette loi porte le coup de grâce à la République de Weimar en privant le parlement de son pouvoir de contrôle législatif.

Le 23 mars 2020, par une loi dite ’d’urgence sanitaire pour faire face à l’épidémie de Covid 19’, le parlement français autorise le Premier Ministre à gouverner par décrets dans un champ très large de privation des libertés publiques pour une durée de deux mois, renouvelable par décret à l’initiative du même Premier Ministre.

Dans les deux cas les lois sont promulguées dans l’urgence dès le 24 mars, en Allemagne sous l’omniprésence bien réelle des SA, en France sous la psychose d’une contamination de l’éther.

En Allemagne les pleins pouvoirs sont désormais aux mains du chancelier du Reich, en France c’est la disparition immédiate de toutes les libertés publiques

En se suicidant les parlements se plongent dans une mort cérébrale et ils persistent à l’état végétatif dans le paysage politique. En Allemagne, comme en France aucun des corps parlementaires n’est officiellement enterré et faute d’avoir su faire rempart à la démocratie, ils subsistent comme marche-pied du totalitarisme. L’abrogation de la séparation des pouvoirs en fait de simples chambres d’enregistrement à l’électroencéphalogramme plat, privées de débat, de réflexion et d ’analyse. Pour la bonne forme, le parlement uni-partite allemand put se réunir 19 fois en séance plénière, la séance du parlement français, quant à elle, se voit diminuée , au prix d’une acrobatie constitutionnelle inédite, à la portion fantomatique d’un député par groupe. Qu’importe au demeurant puisque, en Allemagne comme en France, le parlement dit ’de salut public’ ou bien ’d’urgence sanitaire’ n’a d’autre vocation que de donner un cadre d’apparence solennelle à des décisions qui lui échappent en totalité.

Pour ce qui concerne les libertés individuelles, la comparaison des situations allemandes et françaises souligne en revanche quelques nuances. Dévolue au ’ salut public du peuple ’ l’Allemagne embrasse avec enthousiasme un large éventail de mesures liberticides et son guide s’autorise :les restrictions à la liberté des personnes, à la liberté d’expression, y compris la liberté de la presse, le droit de coalition et de réunion ; les atteintes au secret des communications postales, télégraphiques et téléphoniques, les mesures prises en vue de perquisitions et de confiscations ainsi que de restrictions de la propriété.

La France, à défaut de reconnaître les siens parmi les contaminés, les assigne tous indistinctement à résidence , doctrine qui a pour atout, non seulement de désigner comme suspect tout individu repéré dans l’espace public, mais aussi d’englober toutes les formes liberticides de la réglementation allemande en les résumant en une seule : Interdire aux personnes de sortir de leur domicile, sous réserve des déplacements strictement indispensables aux besoins familiaux ou de santé.

Pour rectifier le sentiment permissif que pouvait suggérer le sous réserve aux besoins familiaux, le gouvernement français a bien vite interdit l’accès aux maisons de retraite, et sanctionné par de lourdes amendes les dangereux contrevenants à l’herméticité du huis-clos propice à l’euthanasie par Rivotril, dont il a déclaré l’usage ’ exceptionnel et transitoire’ par décret , dès le 28 mars soit 5 jours à peine après le suicide parlementaire, alors que le régime allemand mit 6 ans pour produire un décret similaire.

De même, le sous réserve des besoins de santé pouvant prêter à confusion laissant croire que les médecins libéraux disposent encore du droit de prescription attaché à leur profession, un décret gouvernemental du 25 Mars leur interdit de prescrire à leurs patients le seul médicament apte à les sauver, la chloroquine, au motif qu’ils ne sont pas encore hospitalisés. Au plan strictement légal, seule une loi votée par le parlement, et non pas un décret, était de nature à valider une telle interdiction médicale gravissime. La saisine par les médecins du Conseil d’Etat en l’occurrence rétablira-t-elle ce droit élémentaire ? On peu en douter. Elle n’effacera pas de toutes façons la vindicte féroce du Conseil de l’Ordre des Médecins à l’encontre des contrevenants aux oukases du régime en place.

Il est vrai qu’aux régimes politiques d’exception s’attache une conception particulière du respect de la vie, maintes fois évoquée sous le Reich à propos des odieuses expérimentations humaines , mais qui ont trouvé sous la forme des essais modernes dits ’ randomisés ’ une édulcoration sémantique qui rend la chose d’autant plus acceptable par l’ordre ’déontologique’ des médecins ( bien que pratiquée à l’insu des hospitalisés cobayes) qu’Hippocrate n’était pas familier avec la langue de Shakespeare.

Sur le simple aspect quantitatif de la production accélérée d’ordonnances gouvernementales, échappant à tout regard parlementaire et à toute logique constitutionnelle, l’avantage reste aussi à la France qui en l’espace de deux semaines à partir du 23 Mars en a produit en abondance plus de 40, alors qu’il fallut 6 mois au Reich millénaire pour la même débauche d’énergie.

Les lois scélérates allemandes ou françaises ont pour point commun de tuer la Constitution réelle tout en conservant son apparence par des scrutins inutiles, qui n’accordent en réalité aucun pouvoir aux ’ élus ’. La loi française du 23 Mars 2020 est sans détour sur ce point :

le statut des candidats élus au premier tour dont l’entrée en fonction est différée ne leur confère ni les droits ni les obligations normalement attachées à leur mandat.

En Allemagne, les bulletins de vote des élections législatives de 1938 ne mentionnent plus le nom des ’ élus ’ qui sont désignés avant ’ l’élection ’ par le parti unique et soumis à sa loi sans que la Constitution démocratique de Weimar n’ait été abrogée.

Si l’apoptose des parlements démocratiques entraîne bien la mort de leur Constitution, ses membres institutionnels Etat, armée, justice, administration, forces de l’ordre nouveau supportent sans dommage la greffe sur un Etat totalitaire et ne souffrent d’aucun rejet immunologique. La nouvelle domination sur le peuple qui leur est concédée semble au contraire leur procurer une sorte de griserie répressive, comme l’armée allemande rendue à sa puissance à partir de 1933 ou la gendarmerie française transformée en force d’occupation à partir de 2020.

Les corps administratifs intermédiaires ne sont pas en reste pour manifester leur engouement pour le pouvoir arbitraire et les brimades qu’il autorise envers la population, sinon comment interpréter l’interdiction administrative de respirer dans la capitale à pleins poumons entre 10 H et 19 H, à moins de voir là une sorte de complicité passive du pouvoir avec le virus assassin des bronches.

Ainsi ont péri la République de Weimar et la cinquième République, non pas précipitées dans l’abîme par des forces étrangères ou ennemies, mais par le suicide des parlements à qui leur destin était confié.

Pierre Emile Jean Historien

Paris avril 2020

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CONFINEMENT GÉNÉRALISÉ ET CHARLATANISME MÉDICAL MONDIALISTE – un nouveau scandale dans le milieu des sciences perverti par l’idéologie dominante (mais fort heureusement chancelante)… et conséquemment parmi les réellement fous qui nous « dirigent » (vers quoi?)

Je viens d’écrire en titre de ce dossier, fait de la réunion de TROIS ARTICLES, très éclairants, de THIERRY MEYSSAN SUR LE CONFINEMENT GÉNÉRALISÉ ET LE CHARLATANISME MÉDICAL MONDIALISTE, repris du site RÉSEAU VOLTAIRE (voltairenet.org), « un nouveau scandale », car il est loin d’être le premier quand les préjugés idéologiques et politiques dominent « la Science » ou les pseudo-sciences. Dans un tout autre domaine (celui des dites « sciences humaines »), je pourrais évoquer à nouveau le charlatanisme rétrograde, destructeur et mortifère de la « théorie » d’un freudisme fumeux qui entoure le pseudo-concept scientifique de « mémoire traumatique » ou de « traumatisme mémoriel ». Ce « concept » dont a été la victime, au final, un autre « petit vieux », également mis bien à mal par les temps qui courent ; je veux parler bien évidemment de David Hamilton.  

I

Escroquerie intellectuelle

Covid-19 : Neil Ferguson, le Lyssenko libéral

par Thierry Meyssan

Jadis les dirigeants politiques européens cédaient aux injonctions de leurs astrologues. Aujourd’hui, ils s’en référent identiquement aux statisticiens de l’Imperial College. Par le passé, ceux-ci leur ont fourni autant que de besoin des justificatifs de leur politique hospitalière libérale. Aujourd’hui, ils prédisent des millions de morts sans la moindre rigueur scientifique. Thierry Meyssan révèle comment ces charlatans ont pris le contrôle des politiques de l’Union européenne, du Royaume-Uni et de certains États fédérés des États-Unis.

| Damas (Syrie)

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Le professeur Neil Ferguson, grand-prêtre de la gestion libérale des hôpitaux et inventeur du confinement généralisé contre le Covid-19.

Aux débuts de la Guerre froide, il était d’usage en Occident de se gausser de l’aveuglement des Soviétiques qui croyaient aux balivernes du professeur Trofim Lyssenko. Le Premier secrétaire du Parti, Joseph Staline, avait interdit l’enseignement de la génétique et utilisait Lyssenko pour justifier scientifiquement du marxisme, mais il n’en tirait aucune conséquence pratique. Aujourd’hui la même maladie mentale a atteint l’Occident. Le professeur Neil Ferguson assure que les statistiques peuvent prédire le comportement d’être vivants. C’est stupide, pourtant de nombreux hauts dirigeants politiques le croient. Malheureusement, à la différence des Soviétiques, ils en tirent des conséquences politiques qui ruinent leurs pays.

La création du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies

Depuis une vingtaine d’années, les dirigeants politiques occidentaux tentent d’utiliser les connaissances statistiques des épidémies pour déterminer les bonnes décisions à prendre en cas de danger. Suite à celle de SRAS en 2003, l’Union européenne s’est dotée en 2005 d’un Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDPC). Durant le second semestre 2008, celui-ci et la présidence tournante française organisèrent un colloque pour étudier l’opportunité de la fermeture des écoles pour lutter contre une épidémie de grippe et déterminer quand celle-ci devrait intervenir et quand elle devrait cesser. On ne parlait pas encore de confinement généralisé de toute la population.

La principale contribution fut celle du professeur Neil Ferguson et de Simon Cauchemez de l’Imperial College de Londres [1]. Elle comparaît ‎ les données statistiques des fermetures d’école à Hong Kong en 2003 et 2008, de celle occasionnée par la grève des professeurs en Israël en 2000, de l’impact des vacances par zones en France de 1984 à 2006, de la fermetures des écoles infectées par la grippe en France en 1957, et de celles de la grippe espagnole dans certaines villes US et en Australie en 1918. Et elle relevait les inégalités et les injustices liées aux fermetures d’école au Royaume-Uni et aux USA.

Dès ce moment-là‎, le problème était posé à l’envers. Les experts avaient observé que les fermetures d’école n’avaient pas d’incidence notable sur le nombre final de décès, mais uniquement sur la vitesse de propagation de la maladie. Ils avaient pour mission de prévoir une solution à la fermeture de lits d’hôpitaux qui n’étaient pas occupés au jour le jour. Les statistiques n’étaient plus au service de la santé des Européens, mais d’une idéologie, celle de la gestion libérale de l’État.

Bernard Kouchner, le ministre français des Affaires étrangères qui organisa ce colloque, était celui qui, lorsqu’il était ministre de la Santé (1992-93, 1997-99, 2001-02) avait débuté la réorganisation du système hospitalier français non plus selon des critères médicaux, mais selon une logique de rentabilité. En une quinzaine d’années, la France a ainsi pu réaliser de substantielles économies en fermant 15 % de ses lits d’hôpitaux ; des économies dérisoires au regard du coût actuel du confinement.

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Le professeur Trofim Lyssenko prétendait, qu’en appliquant la dialectique marxiste aux sciences de la nature, avoir démontré que la science génétique petite-bourgeoise avait tort. Sur ce, il affirmait que de même que le Parti générait un Homme nouveau,il était possible de modifier la génétique des plantes selon l’organisation des champs. Ses âneries devinrent vérité officielle en URSS durant la période stalinienne. Science et Idéologie font toujours mauvais ménage.

Le charlatanisme du professeur Neil Ferguson

Le professeur Ferguson est toujours la référence européenne en matière de modélisation des épidémies.
- Pourtant c’est lui qui, en 2001, avait convaincu le Premier ministre Tony Blair de faire abattre 6 millions de bovins pour stopper l’épidémie de fièvre aphteuse (une décision qui coûta 10 milliards de livres et qui est aujourd’hui considérée comme aberrante).
- En 2002, il calcula que la maladie de la vache folle tuerait environ 50 000 britanniques et 150 000 de plus lorsque elle se transmettrait aux moutons. Il y en eu en réalité 177.
- En 2005, il prédit que la grippe aviaire tuerait 65 000 Britanniques. Il y en eu au total 457.

Peu importe, il est devenu conseiller de la Banque mondiale et de nombreux gouvernements. C’est lui qui fit parvenir le 12 mars une note confidentielle au président français Emmanuel Macron annonçant un demi-million de morts en France. Affolé celui-ci prit la décision de confinement généralisée le soir même. C’est encore le professeur Ferguson qui annonçait publiquement, le 16 mars, que, si rien n’était fait, on compterait jusqu’à 550 000 morts au Royaume-Uni et jusqu’à 1,2 million aux États-Unis, contraignant le gouvernement britannique à revoir sa politique.

Simon Cauchemez, qui était en 2009 son bras droit, dirige aujourd’hui l’unité de modélisation de l’Institut Pasteur. Il est bien sûr membre du Comité scientifique de l’Élysée où il a proposé le confinement généralisé. Ce comité a été constitué par le directeur général de la Santé, le professeur Jérôme Salomon, fils spirituel et ancien conseiller technique de Bernard Kouchner.

La prise de pouvoir de l’équipe Ferguson est fondée sur une escroquerie intellectuelle. La « biologie mathématique » (sic) pourrait justifier la gestion libérale des services de santé.

Malheureusement si les statistiques permettent d’évaluer après coup les effets de telle ou telle mesure, elles ne peuvent pas prévoir le comportement d’un organisme vivant, d’un virus. Celui-ci cherche à se propager, surtout pas à tuer, ce qu’il provoque involontairement lorsque l’espèce dans laquelle il se niche n’a pas encore d’anticorps appropriés. Aucun virus n’éliminera d’espèce, y compris les humains, car s’il les tuait tous, il disparaîtrait avec eux.

Au demeurant, l’extrapolation de mesures concernant des grippes à l’épidémie de Covid-19 est une absurdité : la grippe touche de nombreux enfants, pas le Covid-19 qui ne tue en termes démographiques que des personnes âgées ou diabétiques ou encore hypertendues. Les enfants contaminés au Covid-19 n’ont qu’une très faible charge virale, on ignore même à ce jour s’ils sont contagieux.

Le professeur Ferguson a reconnu, le 22 mars, avoir effectué ses calculs sur l’épidémie de Covid-19 exclusivement avec une base de données vieille de 13 ans relative aux épidémies de grippe.

Au demeurant, force est de se constater la dérive de ce guru qui ne se contente plus de justifier des politiques libérales appliquées à la Santé publique, mais en vient à préconiser de priver de liberté des peuples entiers. Pour masquer la réalité de cette dérive, les partisans du professeur Fergusson détournent l’attention du public en lui proposant l’usage de masques chirurgicaux dont nous avons déjà expliqué qu’il ne sont d’aucune utilité face à l’épidémie [2]

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Les résultats du professeur Didier Raoult parlent pour lui. Aussi, une campagne de communication a été orchestrée contre lui par les disciples du professeur Neil Ferguson exactement comme les généticiens soviétiques furent persécutés par les soutiens de Lyssenko.

La polémique avec le professeur Didier Raoult

Ces explications éclairent d’un jour nouveau la polémique qui a opposé les disciples du professeur Neil Ferguson à ceux du professeur Didier Raoult [3]. Contrairement à ce que l’on a dit, il ne s’agit pas d’un problème de méthodologie, mais bien de finalité.

Neil Ferguson est un charlatan happé par son escroquerie, tandis que Didier Raoult est un médecin clinicien. Les adeptes du premier ont besoin de morts pour croire en leur religion, ceux du second soignent leurs malades.

Le problème que nous affrontons n’est pas un débat scientifique, mais une guerre d’erreurs répétées contre la démarche scientifique. Il est stupéfiant d’entendre des membres du Conseil scientifique de l’Élysée reprocher au professeur Raoult de ne pas mener d’études comparatives avec un groupe témoin. Faut-il qu’en période de crise un médecin responsable ne soigne pas certains de ses patients et les sacrifie délibérément ?

Thierry Meyssan

[1] « Closure of schools during an influenza pandemic », Cauchemez, Simon ; Ferguson, Neil M ; Wachtel, Claude ; Tegnell, Anders ; Saour, Guillaume ; Duncan, Ben ; Nicoll, Angus, The Lancet Infectious Diseases (August 2009), 9 (8) : 473–481. doi:10.1016/S1473-3099(09)70176-8.

[2] « Panique et absurdité politique face à la pandémie » , par Thierry Meyssan , Réseau Voltaire , 7 avril 2020.

[3] « Covid-19 : propagande et manipulation » , par Thierry Meyssan , Réseau Voltaire , 20 mars 2020.

* * *

II

Le Covid-19 et l’Aube rouge par Thierry Meyssan

le 28 avril 2020

L’épidémie de Covid-19 a tué à ce jour plus de 200 000 personnes et plongé des milliards d’autres dans une peur panique. Une panique qui prive la plupart d’entre eux de tout sens critique et les pousse à prendre ou à approuver des décisions politiques stupides. Un groupe de personnalités, l’Aube rouge (Red Dawn), dont les correspondances ont été révélées par Kaiser Health News et le site du New York Times, est parvenu à imposer une idéologie apocalyptique : la Chine nous aurait déclaré la guerre et nous ne pourrions nous protéger qu’en confinant tous les civils.

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Le docteur Richard Hatchett. Il fut conseiller du président George W. Bush pour qui il imagina le confinement obligatoire de la population civile et dirige aujourd’hui le CEPI, groupe de coordination mondiale de l’investissement vaccinal créé par le Forum de Davos autour de la Fondation Gates. Il est le premier à avoir assimilé l’épidémie de Covid-19 à une « guerre » (sic).

Dans un précédent article [1], j’ai démontré comment des prévisions statistiques effrayantes sur le nombre de décès que le Covid-19 occasionnerait ont été élaborées par un charlatan, le professeur Neil Ferguson de l’Imperial College London, maintes fois contredit par les faits durant les deux dernières décennies.

J’ai également montré dans un autre article [2] que les mesures de confinement en Chine n’avaient pas de mobile médical, mais politique (la théorie du « mandat du ciel »). Il reste à expliquer d’où vient le confinement obligatoire de tous tel qu’il est pratiqué en Occident.

J’ai eu beau passer des semaines entières à consulter des ouvrages d’épidémiologie, nulle part je n’ai trouvé trace d’une telle mesure. Jamais dans l’Histoire une épidémie n’a été combattue de cette façon. Lorsqu’un coin du voile a été indirectement soulevé par des correspondances révélées par Kaiser Health News : cette mesure avait été planifiée par l’administration Bush en 2005-07.

L’assignation des militaires et des civils

En 2005, le département US de la Défense étudiait la manière de se préparer à des attaques bioterroristes contre des troupes US stationnées à l’étranger. Partant du principe néoconservateur que les terroristes sont des étrangers et qu’ils ne pourraient pas pénétrer dans des installations militaires US, le service de Santé se préoccupait de prévenir les attaques auxquelles des soldats pouvaient être confrontés durant leurs sorties. L’isolation des soldats malades dans des hôpitaux et l’assignation en caserne des bien portants était une option logique. Au demeurant, les bases militaires US sont de petites villes, conçues pour tenir des sièges. On peut y vivre enfermé durant des mois sans problème.

Cependant le secrétaire à la Défense, Donald Rumsfeld, avait l’intention de transformer la société de sorte que la distinction entre civils et militaire disparaîtrait. Chacun pourrait alors être réquisitionné pour la guerre totale contre la terreur. C’est ce qu’il avait expliqué dans une tribune publiée par le Washington Post [3].

Le docteur Carter Mecher du service de santé des anciens combattants (Department of Veterans Affairs) et le docteur Richard Hatchett de la Maison-Blanche (National Security Council) ont ainsi été chargés d’étendre cette règle militaire aux civils. Ils ne sont parvenus à l’imposer au Center for Disease Control and Prevention qu’en 2006, juste avant le départ de Rumfeld.

Elle a immédiatement soulevé une tempête de protestation aux États-Unis sous la conduite du professeur Donald Henderson, qui avait dirigé aussi bien l’école de santé publique de l’Université Johns Hopkins que le système US de réponse aux épidémies. Pour lui —et la totalité des médecins qui s’exprimèrent à l’époque— l’assignation de toute la population à domicile n’a aucun sens médical et viole les libertés fondamentales. Il s’agit ni plus, ni moins, que de la dérive totalitaire de l’administration qui avait fait adopter l’USA Patriot Act à l’occasion des attentats du 11-Septembre.

Ce n’est qu’en 2017 que tous les documents officiels US mentionnant cette mesure furent détruits par l’administration Trump. Richard Hatchett est devenu le directeur de la Coalition for Epidemic Preparedness Innovations (CEPI) qui coordonne les investissements vaccinaux mondiaux.

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Un des e-mails de l’Aube rouge. Le docteur Lawler fait explicitement référence au plan élaboré pour le président Bush par les docteurs Mecher et Hatchett d’assignation à résidence forcée de la population civile.

« L’Aube rouge »

Chacun a suivi les contradictions des points de presse de la Maison-Blanche sur la réaction au Covid-19. Le docteur Anthony Fauci, éphémère caution scientifique de la Maison-Blanche, y a préconisé des mesures autoritaires de manière à juguler l’épidémie, tandis que apparemment inconscient le président Donald Trump s’opposait aux mesures de confinement au nom de la Liberté de tous.

De manière à prouver l’incompétence du président, les amis du docteur Fauci ont laissé fuiter une partie de leur correspondance [4]. Il apparaît qu’ils ont formé un groupe de discussion et d’action, l’Aube rouge (Red Dawn) [5].

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Cette dénomination fait référence à une opération méconnue du secrétaire à la Défense Caspar Weinberger qui, en 1984, envoya une délégation dans toute l’Europe et en Amérique latine sollicitant l’aide des Alliés face à une invasion imminente des États-Unis. Le secrétaire d’État français aux Relations extérieures, Jean-Michel Baylet, m’a raconté cette grotesque tentative de manipulation : une kyrielle de généraux US étaient venu à Paris exposer le plus sérieusement du monde avec force diapositives que la première puissance du monde était menacée par deux petits États pauvres, Cuba et le Nicaragua. Dans la salle, les diplomates français, qui n’en croyaient pas leurs yeux d’être ainsi pris pour des imbéciles, se pinçaient les lèvres pour ne pas leur rire à la figure. Pour appuyer cette campagne, le Pentagone fit réaliser un film de propagande par Hollywood avec Patrick Swayze et Charlie Sheen. Ultérieurement, il reprit l’appellation « Aube rouge » pour désigner l’opération de capture du président iraquien Saddam Hussein, en 2003.

En choisissant de s’appeler « Aube rouge », les 37 personnalités impliquées affichent clairement leur anticommunisme viscéral. Il n’y a plus d’URSS, mais le Parti communiste dirige toujours la Chine d’où est partie l’épidémie. Ils affirment qu’il leur revient de reprendre le Pouvoir et de livrer la guerre.

Parmi les membres de ce groupe, on retrouve aussi bien les inévitables docteurs Anthony Fauci (directeur du National Institute of Allergy and Infectious Diseases) et Robert Redfield (directeur des Centers for Disease Control and Prevention) que les docteurs Carter Mecher (conseiller au Department of Veterans Affairs) et Richard Hatchett (directeur du CEPI) qui imposèrent les règles militaires du confinement aux civils durant l’administration Bush.

Les idées du docteur Richard Hatchett ont été reprises intégralement par le président français, Emmanuel Macron. Nous sommes en guerre et nous devons confiner à domicile tous les civils pour nous protéger. Elles l’ont également été par certains gouverneurs US, mais pas par le président Donald Trump.

La suite est connue. La panique a gagné les opinions publiques. Les dirigeants politiques craignant d’être accusés de n’avoir rien fait imitent ceux qui agissent. La règle militaire US adoptée par la France s’est propagée comme le virus qu’elle est censée combattre jusqu’à ce que l’économie mondiale s’interrompe. Un peu partout des problèmes alimentaires surgissent et, si rien n’est fait, des famines vont apparaître, y compris dans certains secteurs des pays riches.

Thierry Meyssan

[1] « Covid-19 : Neil Ferguson, le Lyssenko libéral » , par Thierry Meyssan , Réseau Voltaire , 18 avril 2020.

[2] « Covid-19 : propagande et manipulation » , par Thierry Meyssan , Réseau Voltaire , 20 mars 2020.

[3] “A New Kind of War”, Donald Rumsfeld, The Washington Post, September 27, 2001.

[4] Document : ‘Red Dawn’ Emails (80 p., 24,8 Mo).

[5] “‘Red Dawn Breaking Bad’ : Officials Warned About Safety Gear Shortfall Early On, Emails Show”, Rachana Pradhan & Christina Jewett, Kaiser Health News, March 28, 2020 ; “The ‘Red Dawn’ Emails : 8 Key Exchanges on the Faltering Response to the Coronavirus”, Eric Lipton, The New York Times, April 11, 2020 ; “The Social Distancing Origin Story : It Starts in the Middle Ages”, Eric Lipton & Jennifer Steinhauser, The New York Times, April 23, 2020.

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III

Covid-19 : propagande et manipulation

 

Revenant sur l’épidémie de Covid-19 et sur la manière dont les gouvernements y réagissent, Thierry Meyssan souligne que les décisions autoritaires de l’Italie et de la France n’ont aucune justification médicale. Elles contredisent les observations des meilleurs infectiologues et les instructions de l’Organisation mondiale de la Santé.

| Damas (Syrie)

 

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Le Premier ministre chinois, Li Keqiang, venu diriger les opérations à Wuhan et rétablir le « mandat céleste », le 27 janvier 2020.

Apparition de l’épidémie en Chine

Le 17 novembre 2019, le premier cas de personne infectée par le Covid-19 a été diagnostiqué dans la province de Hubei, en Chine. Au départ, les médecins ont tenté de communiquer sur la gravité de cette maladie, mais se sont heurtés aux autorités régionales. Ce n’est que lorsque le nombre de cas s’est multiplié et que la population en a vu la gravité que le gouvernement central est intervenu.

Cette épidémie n’a pas d’importance statistique significative. Elle tue très peu, même si ceux qu’elle tue passent par une terrible détresse respiratoire.

Depuis l’Antiquité, dans la culture chinoise, le Ciel donne un mandat à l’Empereur pour gouverner ses sujets [1]. Lorsqu’il le retire, une catastrophe s’abat sur le pays : épidémie, tremblement de terre, etc. Bien que nous soyons à l’époque moderne, le président XI s’est senti menacé par l’incurie du gouvernement régional de Hubei. Le Conseil d’État a donc pris les choses en main. Il a contraint la population de la capitale du Hubei, Wuhan, à rester confinée chez elle. Il a construit en quelques jours des hôpitaux ; a envoyé des équipes dans chaque maison prendre la température de chaque habitant ; a emmené toutes les personnes possiblement infectées à se faire tester dans des hôpitaux ; a traité les personnes infectées au phosphate de chloroquine et a renvoyé les autres chez elles ; et enfin a soigné les personnes gravement malades en réanimation avec de l’interféron Alfa 2B recombiné (IFNrec). Cette vaste opération n’avait aucune nécessité de Santé publique, sinon de prouver que le Parti communiste bénéficie toujours du mandat céleste.

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Lors d’une conférence de presse sur le Covid-19, le ministre adjoint iranien à la Santé, Iraj Harirchi (à gauche), apparaît contaminé.

Propagation en Iran

L’épidémie se propage de Chine en Iran à la mi-février 2020. Ces deux pays sont très liés depuis l’antiquité. Ils partagent de nombreux éléments culturels communs. Cependant, la population iranienne est la plus fragile sur le plan pulmonaire au monde. La quasi totalité des hommes de plus de soixante ans souffre de séquelles des gaz de combat US utilisés par l’armée iraquienne durant la première guerre du Golfe (1980-88), comme les Allemands et les Français après la Première Guerre mondiale. Tout voyageur qui s’est rendu en Iran a été frappé par le nombre de malades graves des poumons. Lorsque la pollution de l’air s’accroît à Téhéran au-dessus de ce qu’ils peuvent supporter, on ferme les écoles et les administrations et la moitié des familles partent à la campagne avec leurs grands-parents. Cela arrive plusieurs fois par an depuis trente-cinq ans et paraît normal. Le gouvernement et le Parlement sont presque exclusivement composés d’anciens combattants de la guerre Iraq-Iran, c’est-à-dire de personnes extrêmement fragiles au regard du Covid-19. Aussi lorsque ces groupes ont été infectés, de nombreuses personnalités ont développé la maladie.

Compte-tenu des sanctions US, aucune banque occidentale ne couvre les transports de médicaments. L’Iran s’est trouvé incapable de traiter les personnes infectées et de soigner les personnes malades jusqu’à ce que les Émirats arabes unis brisent l’embargo et lui envoient deux avions de matériel médical. Des personnes qui ne souffriraient pas dans d’autre pays décèdent dès les premières toux compte tenu des blessures de leurs poumons. Comme à l’habitude, le gouvernement a fermé les écoles. En outre, il a déprogrammé plusieurs événements culturels et sportifs, mais n’a pas interdit les pèlerinages. Certaines régions ont fermé les hôtels pour éviter les déplacements de malades ne trouvant plus d’hôpitaux disponibles à proximité de chez eux.

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CNN augmente son audience grâce au « Diamond Princess »

Quarantaine au Japon

Le 4 février 2020, un passager du navire de croisière US Diamond Princess a été diagnostiqué malade du Covid-19 et dix passagers contaminés. Le ministre japonais de la Santé, Katsunobu Kato, a imposé alors une quarantaine de deux semaines au bateau à Yokohama afin d’éviter la contagion de son pays. En définitive sur 3 711 personnes à bord, dont l’immense majorité a plus de 70 ans, il y aura 7 morts.

Le Diamond Princess est un bateau israélo-états-unien, propriété de Micky Arison, frère de Shari Arison, la femme la plus riche d’Israël. Les Arison transforment cet incident en opération de relations publiques. L’administration Trump et plusieurs autres pays font évacuer par avion leurs ressortissants afin qu’ils puissent faire leur quarantaine chez eux. La presse internationale consacre ses gros titres à ce fait divers. Faisant référence à l’épidémie de grippe espagnole des années 1918-1919, elle assure que l’épidémie pourrait se répandre dans le monde entier et potentiellement menacer d’extinction l’espèce humaine [2]. Cette hypothèse apocalyptique, ne reposant sur aucun fait, va pourtant devenir parole d’Évangile.

On se souvient qu’en 1898, William Hearst et Joseph Pulitzer, pour augmenter les ventes de leurs quotidiens publièrent de fausses informations afin de provoquer délibérément une guerre entre les États-Unis et la colonie espagnole de Cuba. Ce fut le début du « yellow journalism » [journalisme jaune] (publier n’importe quoi pour faire de l’argent). On dit aujourd’hui « fake news » [nouvelles insidieuses].

On ne sait pas pour le moment si des magnats ont volontairement semé la panique à propos du Covid-19 faisant passer cette vulgaire épidémie pour la « fin du monde ». Toujours est-il, qu’une déformation succédant à une autre, des gouvernements s’en sont mêlés. Bien sûr, il ne s’agit plus ici de vendre des écrans publicitaires en faisant peur, mais de dominer des populations en exploitant cette peur.

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Pour le directeur de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, la Chine et la Corée du Sud ont donné l’exemple en généralisant les tests de dépistage ; une manière de dire que les méthodes italiennes et françaises sont des absurdités médicales.

Intervention de l’OMS

L’Organisation mondiale de la Santé (OMS), qui avait suivi toute l’opération, a constaté la diffusion de la maladie hors de Chine. Les 11 et 12 février, elle organise à Genève un forum mondial sur la recherche et l’innovation consacré à cette épidémie. À cette occasion, son directeur général le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus a appellé dans des termes extrêmement mesurés à une collaboration mondiale [3].

Dans tous ses messages, l’OMS a souligné :
- le faible impact démographique de l’épidémie ;
- l’inutilité des fermetures de frontières ;
- l’inefficacité du port de gants, de celui de masques (sauf pour les personnels soignants) et de certaines « mesures barrières » (par exemple, la distance d’un mètre n’a de sens que face à des personnes infectées, mais n’en a pas avec des personnes saines) ;
- la nécessité d’élever le niveau d’hygiène, notamment en se lavant les mains, en désinfectant l’eau et en augmentant la ventilation des espaces clos. Enfin, utiliser des mouchoirs jetables ou, à défaut, éternuer dans le coude.

Cependant, l’OMS n’est pas une organisation médicale, mais une agence des Nations-Unies traitant des questions de santé. Ses fonctionnaires, même s’ils sont médecins, sont aussi et avant tout des politiques. Elle ne peut donc pas dénoncer les abus de certains États.

En outre, depuis la polémique sur l’épidémie de H1N1, l’OMS doit justifier publiquement toutes ses préconisations. Elle avait été accusée en 2009 de s’être laissée entraîner par les intérêts de grandes firmes pharmaceutiques et d’avoir hâtivement sonné l’alerte de manière disproportionnée [4]. Elle n’a employé cette fois-ci le mot « pandémie » qu’en derniers recours, le 12 mars, soit au bout de quatre mois.

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Lors du sommet franco-italien de Naples, le 27 février, le président français et celui du Conseil italien, Emmanuel Macron et Giuseppe Conte, annoncent qu’ils réagiront ensemble à la pandémie.

Instrumentation en Italie et en France

En matière de propagande moderne, on ne doit pas se limiter à la publication de fausses nouvelles comme le fit le Royaume-Uni pour convaincre son peuple d’entrer dans la Première Guerre mondiale, on doit l’embrigader comme le fit l’Allemagne pour convaincre le sien de livrer la Seconde Guerre mondiale. La recette est toujours la même : exercer des pressions psychologiques pour amener les sujets à pratiquer volontairement des actes qu’ils savent inutiles, mais qui les engageront dans la voie du mensonge [5]. Par exemple, en 2001, tout le monde savait que les personnes accusées d’avoir détourné des avions le 11-Septembre ne figuraient pas sur les listes des passagers embarqués. Pourtant, sous le choc, la plupart ont accepté sans broncher les accusations ineptes formulées par le directeur du FBI, Robert Muller, contre « 19 pirates de l’air ». Ou encore, chacun sait que l’Iraq du président Hussein n’avait comme lanceurs que de vieux Scud soviétiques n’excédant pas 700 kilomètres de portée, mais de nombreux États-uniens calfeutrèrent les fenêtres et la porte de leur maison pour se protéger des gaz mortels avec lesquels le méchant dictateur allait attaquer l’Amérique. Cette fois, à propos du Covid-19, c’est le confinement volontaire à domicile qui contraint celui qui l’accepte à se convaincre lui-même de la véracité de la menace.

Rappelons que jamais dans l’Histoire on n’a eu recours au confinement d’une population saine pour lutter contre une maladie. Et rappelons surtout que cette épidémie n’aura pas de conséquence significative en termes de mortalité.

En Italie, il s’est d’abord agi d’isoler les régions contaminées selon le principe de la quarantaine, puis d’isoler tous les citoyens les uns des autres, ce qui ressort d’une autre logique.

Selon le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, et le président français, Emmanuel Macron, le confinement de toute la population à domicile ne vise pas à vaincre l’épidémie, mais à l’étaler dans le temps afin que les malades n’arrivent pas au même moment dans les hôpitaux et les saturent. Autrement dit, ce n’est pas une mesure médicale, mais exclusivement administrative. Elle ne diminuera pas le nombre de personnes infectées, mais le reportera dans le temps.

Pour convaincre les Italiens et les Français du bien-fondé de leur décision, les présidents Conte et Macron ont d’abord excipé du soutien de comités d’experts scientifiques. Certes, ces comités n’avaient pas d’objection à ce que les gens restent chez eux, mais ils n’en avaient pas non plus à ce qu’ils vaquent à leurs occupations. Puis les présidents Conte et Macron ont rendu obligatoire un formulaire officiel pour pouvoir se promener. Ce document à en-tête des ministères de l’Intérieur respectifs est rédigé sur l’honneur et ne fait l’objet d’aucune vérification, ni sanction.

Les deux gouvernements affolent leur population en distribuant des consignes inutiles désavouées par les médecins infectiologues : ils incitent à porter des gants et des masques en toutes circonstances et à se tenir à au moins un mètre de tout autre être humain.

Vidéo du 25 février 2020 censurée par le ministère français de la Santé

Le « quotidien de référence » français (sic) Le Monde, Facebook France et le ministère français de la Santé ont entrepris de censurer une vidéo du professeur Didier Raoult, un des infectiologues les plus réputés au niveau mondial, parce qu’en annonçant l’existence d’un médicament éprouvé en Chine contre le Covid-19, il mettait en évidence l’absence de fondement médical des mesures prises par le président Macron [6].

Exposé du professeur Didier Raoult à l’Assemblée générale des Hôpitaux universitaires de Marseille, le 16 mars 2020.

Il est trop tôt pour dire quel but réel les gouvernements Conte et Macron poursuivent. La seule chose qui est sûre, c’est qu’il ne s’agit pas de combattre le Covid-19.

Thierry Meyssan

[1] The Mandate of Heaven and The Great Ming Code, Jiang Yonglin, University of Washington Press (2011).

[2] Human Extinction and the Pandemic Imaginary, Christos Lynteris, Routledge (2020).

[3] « Nouveau coronavirus : solidarité, collaboration et mesures d’urgence au niveau mondial s’imposent », Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, Organisation mondiale de la Santé, 11 février 2020.

[4] Pandemics, Science and Policy. H1N1 and the World Health Organization, Sudeepa Abeysinghe, Plagrave Macmillan (2015).

[5] « Les techniques de la propagande militaire moderne », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 16 mai 2016.

[6] « « La chloroquine guérit le Covid-19 » : Didier Raoult, l’infectiologue qui aurait le remède au coronavirus », Étienne Campion, Marianne, 19 mars 2020.

COVID-19 : À PROPOS DE MORTALITÉ, DE LÉTALITÉ ET DE TRAITEMENT

I

Phénomène étrange : la grippe saisonnière (10 000 morts par an) n’a presque pas tué cette année…

Article de E&R du vendredi 24 avril 2020

*

Une question brûle les lèvres : combien de morts de la grippe saisonnière ont été attribués à tort (ou à dessein) au Covid-19 ?

« D’après les données de Santé publique France, depuis le 4 novembre 2019, 744 cas grave de grippe saisonnière ont été signalés et admis en réanimation, dont 47 cette semaine. L’âge moyen de ces patients et de 52 ans. Par ailleurs, 72 personnes sont décédés : dix enfants de moins de 15 ans, trente âgées de 15 à 64 ans et trente-deux avaient plus de 65 ans. » (La Voix du Nord)

Au 24 avril 2020 à 17h28, la France comptait officiellement 21 856 morts du Covid-19, et le 7 mars, date de l’article de La Voix du Nord, 72 de la grippe saisonnière.

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On remarque sur ce schéma qu’au 7 mars 2020 (date des 72 morts de la grippe saisonnière selon Santé publique France) le Covid-19 enchaîne parfaitement sur la grippe saisonnière… 1

 Sachant qu’en moyenne la grippe saisonnière emporte entre 13 000 et 14 000 personnes par an, mettons 10 000, on peut donc considérer, statistiquement parlant, que 7 000 décès peuvent être imputés au Covid-19, 7 000 décès desquels on peut ôter des personnes qui sont mortes en hôpital ou en Ehpad et qui n’ont pas été testées ou qui ont été abusivement déclarées mortes du Covid-19.

« Mais que vaut ce chiffre, alors que l’on entend parfois dire que la grippe saisonnière tue 10 000 personnes en France chaque année ? En réalité, ce dernier chiffre est une moyenne estimée du nombre de décès liés à la grippe prenant en compte les complications provoquées par la grippe. »

Si les chiffres de Santé publique France sont justes, alors quelque chose cloche. Ou alors le Covid-19 a tout simplement remplacé la grippe saisonnière. Mais dans ce cas, pourquoi de telles mesures d’exception, jamais vues auparavant ? Le confinement de plus de 60 millions de Français, la mise au chômage de 8 millions de travailleurs, et une démocratie qui vire au régime quasi-totalitaire ?

La Voix du Nord donne des explications à ce sujet. Mais tout semble très nébuleux. On ne sait plus si on parle de la grippe normale ou du Covid :

« “Chez les personnes âgées touchées par la grippe, l’essentiel des décès survient avec retard par rapport à l’infection grippale, soit parce que des bactéries profitent de la faiblesse du patient pour le sur-infecter, soit à la suite des décompensations liées à un état général précaire. Dans ce cas, la grippe n’est souvent pas mentionnée sur le certificat de décès”, expliquait au Figaro en 2017 Daniel Lévy-Bruh, responsable de l’unité infections respiratoires et vaccination à Santé Publique France. »

Nous sommes donc allés voir sur le site de Santé publique France, et là, nous avons reçu un petit choc :

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« La grippe saisonnière se manifeste généralement par un début brutal avec une forte fièvre, une fatigue intense, des courbatures et des maux de tête. La plupart des personnes atteintes guérissent en une à deux semaines sans traitement médical. Il s’agit alors d’une grippe « simple ».

Cependant, la grippe peut entraîner des complications graves chez les sujets à risque (personnes âgées ou sujets fragilisés par une maladie chronique, femmes enceintes ou encore nourrissons prématurés). La mortalité 2 liée à la grippe saisonnière concerne essentiellement les sujets âgés.

Ces complications sont dues aux virus eux-mêmes, mais également aux surinfections bactériennes (pneumonie) qu’ils peuvent engendrer ou à la décompensation d’une pathologie chronique sous-jacente (diabète, asthme, maladie cardiaque, insuffisance rénale, etc.). » (Santé publique France)

On dirait exactement les symptômes du Covid-19 ! Ainsi que les proportions des morts par Covid-19 ! Soit 5 à 6 % de la population touchée, 10 000 décès environ, et une écrasante majorité des décès qui surviennent chez les personnes de plus de 65 ans ! C’est à s’y méprendre ! Mais alors, le Covid-19 serait-il « notre » grippe saisonnière, si l’autre a subitement disparu ? L’aurait-il remplacée ou l’aurait-on remplacée, et si oui, pourquoi ?

Dernière chose : poser des questions, est-ce du complotisme ?

***

II – Notes de moi (J.-P.F.)

1 – « En France métropolitaine, l’épidémie survient chaque année, généralement entre les mois de novembre et avril, avec un démarrage le plus souvent fin décembre – début janvier. Elle dure en moyenne 10 à 11 semaines. Sur la base des données historiques des épidémies grippales depuis 1984, le réseau Sentinelles estime, qu’entre 788 000 et 4,6 millions de personnes consultent pour syndrome grippal lors des épidémies de grippe. Entre 25 % et 50 % de ces consultations concernent des enfants de moins de 15 ans.»  (source Santé publique France).

En 2018-2019, je résume ici les conclusions du document Surveillance de la grippe en France, saison 2018-2019, publié le 21 octobre 2019 sur le site de Santé publique France : – L’épidémie de grippe a duré seulement huit semaines, de début janvier à fin février ; – il s’agissait essentiellement d’une attaque de virus de type A (propres à diverses espèces animales et à l’homme) qui sont les plus fréquents et les plus virulents ; avec quasi absence de virus de type B (propre à l’homme et aussi… au phoque) et C (rare, propre à l’homme mais aussi aux porcs, à différencier de la grippe D, la grippe proprement porcine et bovine) ; – L’épidémie a été d’intensité moyenne en médecine ambulatoire, mais elle a connu un nombre élevé d’hospitalisation après passage par les urgences : plus de 10 700 cas, dont plus de 1 800 en ranimation ; avec 8 100 décès. Ces chiffres malheureusement tronquées ne permettent pas d’établir un taux de létalité. Citons encore le site Santé publique France :

« Les virus A et B sont à l’origine des épidémies saisonnières chez l’Homme mais seuls les virus de type A ont été responsables de pandémies à ce jour. Les virus grippaux se caractérisent par leur variabilité génétique importante, avec apparition plus ou moins fréquente selon les virus de mutations. Cette évolution génétique s’effectue : – soit par glissement (« drift ») lors des épidémies saisonnières, qui peut se traduire par une baisse de l’efficacité vaccinale au cours d’une saison ; – soit par cassure (« shift »). Ce dernier phénomène ne concernerait que les virus de type A. Il est responsable de l’apparition de nouveaux virus face auxquels la population n’est pas forcément protégée et qui peuvent être à l’origine d’une pandémie grippale. »

Donc pas de pandémie de type B, ni C, du moins pour l’instant. Variabilité génétique importante des virus. Mutations courant même de l’épidémie (dans le cas du Covid-19, elles étaient déjà de quelques dizaines il y a plusieurs semaines). Par glissement, le virus conserve des éléments d’origine, par cassure, apparition d’un nouveau virus. Donc risque de pandémie.

2 – En démographie, il y a trois termes à ne pas confondre : – le taux de mortalité qui est le pourcentage de décès au sein d’une population sur un territoire, une période et pour une infection donnée ; – le taux de morbidité qui est le pourcentage de malades (mono ou poly-infectés) sur un territoire, une période et pour une infection donnée ; – enfin le taux de létalité qui est le nombre de décès parmi une population malade.

Comme je l’ai précédemment rappelé non seulement les statistiques de l’épidémie, comme toutes les statistiques de ce type, peuvent être sujet à caution pour diverses raisons volontaires ou involontaires (le dernier exemple en date : il apparaîtrait maintenant officiellement que les premiers cas, alors non recensés, de morts causées par le Covid-19 aux États-Unis, remonteraient au mois de janvier ; je renvoie également à un précédent article évoquant l’hypothèse d’une origine américaine de ce virus remontant à la seconde moitié de l’année 2019).

Si l’on connaît, ou connaîtra au final, plus ou moins bien le taux de mortalité du Covid-19 il n’en sera pas de même pour le taux de létalité qui est le taux le plus important. Puisqu’il définit le rapport en pourcents entre le nombre de personnes décédées au sein de la population non pas totale mais uniquement reconnue (médicalement) comme infectée. Et on le saura d’autant moins que le confinement a faussé (si l’on peut employer ce mot ici) la contamination ; l’absence voulue de tests à grande échelle (je n’appelle pas un test le recours à un thermomètre) a eu, a encore deux conséquences :

a) – l’une assez tordue : si une grande proportion de la population, ou au moins une proportion conséquente avait été « testée » comme c’est le cas en Allemagne, et non confinée (sauf en cas de contamination ou de personnes à risques), on serait capable d’établir une statistique sérieuse concernant le taux d’immunisation naturelle (auto-immunisation) ; mais ce n’est sans doute pas le but de ceux qui veulent à tout prix nous refourguer leur ou leurs vaccins (c’est eux-mêmes qui le disent)  à « l’efficacité variable selon les virus ».  

b) – l’autre guère mieux : alors qu’il a été dit et répété par les scientifiques les plus sérieux (mais malheureusement pas tous bien en cour) que pour être efficace, les traitements plus ou moins empiriques (par analogie avec d’autres infections, et dans l’urgence absolue) nécessitait d’intervenir le plus vite possible alors que la propagande gouvernementale nous assène, si l’on est grippé de laisser faire le temps et la nature et de nous rendre aux urgences lorsque l’on étouffe et manque d’oxygène, soit trop tard pour un très grand nombre de personnes.

Et actuellement les chiffres parlent d’eux-mêmes.

Les z-autorités sans rien savoir, en affirmations de robots au tout début ont évoqué un taux de mortalité de 15% ; il y a un peu plus d’un mois on était passé à un taux compris entre 3 et 5%, puis, il y a moins de quinze jours à un taux d’environ 2 %.

Tandis qu’il y a une semaine (le 20 mars) l’Institut Pasteur, organisme fort peu suspect de déroger à la doxa officielle et peu porté à la rébellion, nous a déjà asséné la conclusion suivante, dans une étude estampillée Institut Pasteur et CNRS, en collaboration avec l’Inserm et Santé Publique France : « Le taux de mortalité chez les personnes infectées est de l’ordre de 0,5% » (Soit le taux de mortalité observé lors des grippes saisonnières les plus virulentes comme en 2015 ou 2017… On y apprend également, mais ceci est dû au confinement plus ou moins général, et fausse grandement les données sur l’état réel de la population, que, à cette date (20 mars), « moins de 6% de la population française aurait été infectée par le coronavirus ») ; des chiffres sortent peu à peu sur le taux de létalité des personnes qui entrent en réanimation :

– le 17 avril, le directeur général de la santé Jérôme Salomon a avancé le chiffre d’environ 10% de décès du Covid-19 en services de réanimation en France ; il y a un ou deux jours, le REVA, Réseau européen de recherche en ventilation artificielle, organisme qui a suivi pendant 28 jours environ 1 000 patients entrés en réanimation avant le 28 mars, a estimé que le vrai taux de mortalité en réanimation du Covid-19 en France se situe entre 30% et 40% ; hier soir (27 mars) la télévision d’État annonçait un taux de 50 % ! Si la tendance se confirme, ces chiffres seraient beaucoup plus élevés que les taux de décès de la grippe H1N1 (pandémie de 2009) pour les cas les plus graves (environ 25%). Notons qu’en 2018/2019, « la létalité observée parmi les cas graves admis en réanimation ont été de 19%, comparable à celle des saisons précédentes (entre 16% et 22%) » (source Santé publique France). 

Quelques mots maintenant sur ce qu’il en serait du taux de létalité des personnes testées et soignées précocement par (appelons-le) « le protocole Raoult » ou par d’autres protocoles dit empiriques similaires (rappelant que la médecine est un métier fait tout autant de raison, d’intelligence et d’expérience acquise, autrement dit un art, que de science étroite et encore moins de scientisme borné). Ceci selon plusieurs études dont certaines déjà anciennes qui remontent au début de « l’affaire Raoult ».

Ce taux de létalité serait du même ordre que le taux de mortalité. Ce qui confirme la valeur du traitement préconisé (ce qui n’empêche pas qu’il pourrait être perfectionné). La méthode ou des méthodes similaires de traitement sont appliquées par exemple en Chine, aux États-Unis, en Russie, et bien des pays d’Afrique bien content que le traitement soit peu cher et bien connu (du moins pour l’anti-paludique).

Hier (27 mars) encore les chefs de services de maladies infectieuses d’un hôpital à Blida (épicentre de l’épidémie en Algérie) et d’un autre à Alger ont affirmé que le protocole à base d’hydroxychloroquine combinée à l’azithromycine donnait un résultat positif «quasi total». La « solution » qui a consisté à abandonner les pensionnaires et les personnels des EHPAD sans traitement préventif (dit « empirique » mais seul connu à cette heure encore) autre qu’un vaccin (qui rappelons-le, retardera toujours d’au moins une épidémie et en étant plus ou moins efficace) et à entraver totalitairement et oligarchiquement l’activité médicale raisonnée, logique, réfléchie et désintéressée (au moindre coût financier) est proprement criminel.

Au total, on peut retenir trois choses :

– et d’une, le Covid-19 ne serait pas plus mortifère que les autres virus des grippes courantes ;

– et de deux, ce n’est pas le virus qui tue, mais l’invasion microbienne pulmonaire qui peut suivre, aux conséquences très mortifères, si l’on tarde trop à soigner le virus proprement dit ;

– et de trois, il a été constaté que les respirateurs ne sont sans doute pas adaptés à aider le malade, car il apparaîtrait (on le sait déjà depuis un certain temps) que les complications pulmonaires sont dues non pas directement à un problème d’oxygénation des poumons, mais d’oxygénation du sang lui-même, ou plus précisément de désoxygénation du sang. Ce qui doit être traité d’une toute autre manière.

Ultime remarque, pendant ce temps on peut entendre sur nos media totalement vérolés par le mondialisme et les gangs pharmaceutiques des individus proposer des traitements coûteux. Hier même (27 mars), alors que les médecins algériens vantaient les mérites du traitement à la chloroquine, un certain Professeur Steg proposait sur… BFM-TV (comme de juste) une potion magique à une seule injection, qui à ses dires « empêcherait les cas graves d’aller en réanimation ». Non sans cynisme, il ajoutait que l’hôpital et la réanimation en particulier coûte cher. En fait, il ne propose rien de plus et rien de mieux que le protocole Raoult qui évite, et c’est justement le but, de recourir à la réanimation. Le produit dont il faisait la publicité (un certain Tocilizumab) ne nécessitait qu’une seule injection, au prix modique de 880 euros. Quand à la chloroquine, archi-banal et des plus courants (à laquelle il faut ajouter l’azithromicine, un antibiotique), commercialisée sous le nom de Plaquenil, coûterait moins de cinq euros !

III

ÉTUDE EXCLUSIVE UPR : L’EFFICACITÉ DE LA CHLOROQUINE CONTRE LE 1er SRAS-CoV DÉMONTRÉE SCIENTIFIQUEMENT DEPUIS 15 ANS.

DU SITE DE L’UPR, du 23 avril 2020

L’Union populaire républicaine (UPR) publie ce soir un long dossier réalisé par François Asselineau sur les recherches scientifiques de pointe qui ont établi l’efficacité in vitro de la chloroquine pour contrer le 1er coronavirus, SRAS-CoV, au stade précoce.

Ces études sont à la disposition gratuite du monde entier sur Internet depuis plus de 15 ans.

Dans ce dossier, François Asselineau met en exergue :

  • une première étude, conduite par 6 chercheurs de l’Université de Pennsylvanie, qui découvre que la chloroquine nuit à la réplication du coronavirus SRAS-CoV. Elle est publiée en ligne le 9 mars 2004.

  • une deuxième étude, conduite par 5 chercheurs de l’université de Louvain (Belgique) qui conclut de façon formelle à l’efficacité in vitro de la chloroquine contre le SRAS-CoV. Elle est publiée en ligne le 28 août 2004.

  • une troisième étude, conduite par des chercheurs américains et canadiens, qui conclut formellement à son tour à l’efficacité de la chloroquine en administration précoce contre le SRAS-CoV. Elle est publiée en ligne le 28 août 2005.

Ce dossier révèle donc :

  • qu’une première étude a pressenti l’intérêt de la chloroquine pour lutter contre ce nouveau virus en mars 2004,

  • qu’une deuxième étude bien plus ciblée a confirmé l’efficacité de ce traitement en août 2004,

  • et qu’une troisième étude a définitivement recommandé l’usage de la chloroquine à titre prophylactique et thérapeutique en août 2005.

Surtout, ce dossier fait le lien avec l’épidémie que nous vivons, en faisant apparaître :

  • que le premier et le deuxième coronavirus, SRAS-CoV et SRAS-CoV2, sont voisins au point de partager 80% de similitudes sur le plan génétique

  • et que c’est probablement cette proche parenté qui a incité en février 2020 les chercheurs chinois de l’université de Qingdao, pressés par le temps et les autorités de Pékin, à s’appuyer sur les recherches scientifiques vieilles de 15 ans sur le 1er coronavirus, citées plus haut, et à donc orienter rapidement leurs recherches vers l’hydroxychloroquine pour trouver un traitement contre le nouveau coronavirus. Ils ont ainsi procédé à 15 essais cliniques à la chloroquine, in vivo sur 100 patients, traités dans plus de 10 hôpitaux, en 5 semaines seulement.

Dans le contexte actuel en France, la polémique sur le Pr Raoult a malheureusement rendu passionnel et irrationnel le débat sur le traitement du nouveau coronavirus, le SRAS-CoV2. Il est regrettable que ni le Pr Raoult, ni les membres du Conseil scientifique, ni d’autres autorités médicales, ni des journalistes n’aient réalisé l’exposé public des études médicales de 2004 et de 2005 sur le traitement du SRAS-CoV auquel le dossier publié ce soir procède.

Ces références scientifiques incontestables auraient permis de clore cette polémique irrationnelle et d’envisager plus rapidement la mise en œuvre d’essais thérapeutiques, comme en Chine, mais aussi de traitements prophylactiques, avant toute infection.

Car, si l’on comprend bien les études réalisées en 2004 et 2005 qui insistent sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine avant l’infection, il aurait peut-être pu être envisagé un traitement prophylactique de toutes les personnes les plus exposées au SRAS-CoV2.

C’eût été un débat intéressant que d’examiner si l’on ne devait pas administrer une très faible dose minimale quotidienne d’hydroxychloroquine aux membres du personnel médical, des forces de l’ordre, des pompiers, aux agents de caisses des magasins, et plus généralement à toutes les personnes ayant un métier qui les met constamment en contact avec le public, comme on le prescrit sans aucun état d’âme à toute personne partant en zone impaludée.

Cela aurait peut-être permis de sauver bien des vies et de protéger les personnes qui, sur leur lieu de travail, continuent à assurer leurs missions de service public ou à servir leurs clients.

* * *

Dossier à voir sur le site de l’UPR du 22 avril 2020

ENQUÊTE EXCLUSIVE = L’efficacité in vitro de la chloroquine contre le coronavirus SRAS-CoV au stade précoce est établie par 3 études scientifiques de très haut niveau, à la disposition gratuite du monde entier par Internet depuis plus de 15 ans.

ITALIE : UN DÉCONFINEMENT PROGRESSIF EN VOIE DE DÉCONFITURE ?

On m’écrit depuis l’Italie que la quarantaine, ou le confinement comme on dit de nos jours, que le gouvernement italien a convenu de lever officiellement le 4 mai, ne va être nullement levée, si les mots ont encore un sens.

Qu’on en juge :

1 – Les personnes pourront sortir pour aller dans des magasins, seuls et en portant des masques avant de rentrer chez eux (s’ils ont un chez-eux).

Quid des personnes, âgées en particulier ou handicapées, qui habituellement se font aider, ou des personnes qui sortent à deux pour pouvoir tout ramener chez elles à pied ou en voiture… ou en transports en commun ?

Qu’en est-il d’ailleurs des masques ? Je ne sais de quels masques il s’agit. N’importe lesquels ? Sanitaires ? En tissu ? Bricolés chez soi ? Ou « grand public » comme dit Macron l’abruti ? Étant entendu que personne ne sait ce qu’est un « masque grand public ». Sans doute un masque bas de gamme ne correspondant pas à celui qu’il utilise à l’occasion pour narguer ceux qui n’en ont pas, ou par trouille.

Au fait que ne dit-on pas, en France du moins, sur le voile islamique, qui n’est qu’une sorte de fichu porté par nos mères ou grands-mères du temps où sortir « en cheveux » ( i.e. nue tête) n’était pas accepté par les mœurs du temps (tant pour les hommes que pour les femmes d’ailleurs). Voilà que l’on fait pire – si l’on peut dire – que le voile « coranique », avec ces masques coronaïques qui cachent tout le bas du visage, comme du temps des bandits de grand chemin.

Mais parfois leur confluence peut conférer un beau brin de mystère, comme ici sous une triple protection conjuguant « voile coranique », « masque coronaïque » et… « croix chrétienne » :

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© AFP 2020 Haidar Hamdani – Une femme portant un masque de protection dans la ville irakienne sacrée de Najaf.

2 – Un petit semblant de « liberté ». Une mesure qui concerne essentiellement les plus jeunes et les sportifs : les gens pourront « faire du jogging », mais seuls et en portant des masques, dans un rayon de deux kilomètres autour de leur domicile. J’ignore sur quelle durée journalière. De même en est-il de la marche à pied ou du « droit » de se reposer ou de penser sur un banc, mais également avec un masque, seul et à distance. Étant entendu que les maires peuvent fermer les parcs ; dans ce cas, sortir où dans les villes ? Sur les trottoirs et le macadam largement « libéré » quant à lui ?! Je suppose que l’on peut également sortir les animaux de compagnie. Cette mesure finalement, et je le répète après d’autres, ressemble étrangement au droit du prisonnier de tourner en rond une petite heure dans la cour de sa prison, puis de rejoindre sa cellule pour l’essentiel de son temps.

En France tous les gens qui vivent sous le même toit, donc qui peuvent s’entre-contaminer, peuvent sortir ensemble. Il ne sera rien pour l’instant en Italie.

Quid de cette mesure pour les gens qui ne vivent pas dans les grandes cités, à la campagne, à la montagne, à la mer, près d’une forêt ou d’un lac, etc. et avant tout dans des lieux de faible ou très faible densité de population (bien inférieure à celle d’une queue devant un grand magasin) qui leur interdit de se balader le temps qu’ils veulent et où ils l’entendent, à l’écart de leurs semblables ?

3 – Pour ce qui est des relations sociales courantes, seuls auront le droit de sortir, les citoyens italiens qui pourront apporter la preuve qu’ils se rendent chez des parents en ligne directe (tous n’en ont pas). Aucun droit tribal (cousins et autres) ; ni amical, ni amoureux non légalisé pour qui que ce soit, tant pour les « de souche » que pour les étrangers (légalement ou illégalement dans le pays). Enfin, j’ai cru lire que ça « ouinssait » – comme on dit par chez moi – pas content, du côté du clergé italien. Qu’en dit le Papa ? A-t-il reçu l’assurance divine que tout se passerait bien coronavirussement parlant ?

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4 – Étant entendu que pour l’instant, de toute façon, les autochtones ne pourront pas sortir de leur région. Les lombards en Lombardie, les vénètes en Vénétie, les toscans en Toscane… et le Pape tout seul sur une place Saint Pierre vide.

Quid des Italiens qui ont de la famille à l’autre bout du pays… ou à l’étranger. Et des étrangers retenus de force par les événements en Italie ?

 

Trop c’est trop — & autres

Trop c’est trop

par Israël Adam Shamir

* * *

Pendant des semaines, je me suis réveillé chaque matin en espérant me retrouver dans le monde normal, et non dans cette réalité alternative. Le monde normal où les hommes peuvent parcourir les collines, prier à l’église, aller travailler, se prélasser au bord de la mer, écouter un concert, visiter des musées, socialiser avec des amis, flirter avec des filles, envoyer les enfants à l’école; bref, s’offrir les petits plaisirs dont on avait joui  même sous Staline ou au temps du dur régime d’Hitler. Au lieu de cela, je me réveille constamment pour jouer un rôle dans un film dystopique réalisé par Stephen Soderbergh, qui, sans surprise, a été nommé à la tête du comité Hollywood Corona. Je présume que c’est ce comité qui gère nos vies jusqu’à ce jour, plutôt que les présidents élus et les premiers ministres.

Ils ont suivi de très près le scénario du film Contagion : le virus aurait été créé par la proximité de chauves-souris et d’autres mammifères sur le marché humide chinois; il s’est rapidement répandu dans le monde entier; il y a un confinement très long pendant que les gens attendent leur salut, le vaccin; en attendant, il existe des solutions bon marché et disponibles fournies par des amateurs corrompus; finalement le vaccin est livré et les vaccinés reçoivent un certificat à porter au poignet comme preuve qu’ils sont sains et saufs, dignes d’entrer dans l’avenir. Tout cela a été fait; le rôle de l’amateur corrompu était joué par le docteur Didier Raoult, médecin français de Marseille; et maintenant nous sommes censés attendre que le Dr Bill Gates fournisse le vaccin salvifique pour tamponner ceux qui le méritent avec un sceau indélébile, lisible en infrarouge par les smartphones. Ajoutez à cela la nouvelle application de traçage de Google et Apple, fille du traceur Mossad-ShinBet , et ce sera le règne du nouvel ordre mondial!

Seulement voilà: le coronavirus n’est pas suffisamment meurtrier pour justifier le confinement et la panique massive, sans parler de la vaccination, du traçage et de la pose du cachet indélébile sur votre bras. Ce n’est pas grave, décident les producteurs. Tous nos médias travaillant à l’unisson peuvent envoyer suffisamment d’horreur et de panique, même sans virus mortel. Rappelez-vous, nous avons organisé la guerre contre le terrorisme alors que les terroristes islamiques étaient un petit corps de bandits dressés par la CIA dans les grottes d’Afghanistan. Nous pouvons amener les gens à implorer hystériquement le vaccin simplement en transformant nos médias en canal pour les nouvelles sur le virus. Nous les renommerons The Corona Guardian, The New York Corona, Le Monde du Corona. Les gens l’accepteront; ils s’enfermeront dans leurs maisons et sangloteront de peur. Et cela a fonctionné – pendant un certain temps.

Mais trop c’est trop. Les gens sont généralement dociles et obéissants, jusqu’à ce que quelque chose casse, et ils se débarrassent du joug qui pèse sur leur nuque. Le joug était mondial, et le mouvement pour le briser est également mondial. Le dimanche de Pâques, de la Résurrection, nous a donné le départ: la mort est vaincue! Et tout de suite, le président Trump a applaudi les rebelles du Michigan; les Danois et les Autrichiens envoient leurs enfants à l’école; les Norvégiens ont rouvert les jardins d’enfants et les Italiens leurs magasins; le président brésilien s’est adressé avec enthousiasme à une manifestation anti-quarantaine; en Israël, qui a connu le verrouillage le plus brutal et le plus total de la planète, les gens ont voté avec leurs pieds et les festivités ont éclaté, dès que le gouvernement de M. Netanyahu a reculé et leur a permis de s’éloigner à une centaine de mètres de leur domicile et d’entrer dans les magasins de tapis, alors qu’ils étaient jusqu’alors soumis à des contrôles de température. Les gens ont tourné le dos au confinement, et on ne pourra pas faire rentrer le dentifrice dans le tube, a déploré Haaretz , le journal libéral israélien.

Les médias ont flairé le changement et ont répondu immédiatement – à l’exception des journaux libéraux inconditionnels. La télévision israélienne avait vivement soutenu le confinement; mais hier, ils ont invité l’ancien chef du ministère de la Santé, le professeur Yoram Lass, qui était un dissident du Corona et «persona non grata» dans leurs studios d’enregistrement. De son point de vue précédemment tabou, les gouvernements ne peuvent pas arrêter les virus et le confinement tuera plus de gens dépressifs que le virus. Non seulement il a été autorisé à réciter son morceau de bravoure, mais les autres membres du panel faisaient mine de l’avoir toujours soutenu. Le changement était global. Même moi, j’ai été invité à exprimer mon point de vue sur la première chaîne russe, alors que  c’était proprement impensable, quelques jours plus tôt.

C’est ainsi que fonctionnent les médias. Ils n’ont pas d’opinion propre; mais quand le vent tourne, ils tournent avec le vent. Il existe un bon précédent historique, avec les journaux français de 1815 rapportant le départ de Bonaparte de l’île d’Elbe, sa progression à travers la France et son entrée à Paris, comme suit:

  •  9 mars, le cannibale a quitté sa tanière

  • 10 mars, l’ogre corse débarque au cap d’Antibes

  • 11 mars, le tigre est arrivé à Gap

  • 12 mars, le monstre a dormi à Grenoble

  • 13 mars, le tyran a traversé Lyon

  • 14 mars, l’usurpateur se dirige vers Dijon

  • 18 mars, Bonaparte n’est qu’à soixante lieues de la capitale

  • 19 mars, Bonaparte avance à pas de géant, mais il n’entrera jamais à Paris

  • 20 mars, Napoléon sera, demain, sous nos remparts

  • 21 mars, l’Empereur est à Fontainebleau

  • 22 mars, Sa Majesté Impériale et Royale est arrivée hier soir aux Tuileries, au milieu des acclamations joyeuses de ses sujets dévoués et fidèles.

Pourtant, ce n’est pas définitif. Le New York Times,  le Guardian et leurs journaux siamois appellent toujours à plus de confinage, « sinon nos chers anciens vont tous mourir ». Mais ils sont fraîchement accueillis par leurs adversaires.

En Suède, la télévision d’État avait diffusé un dialogue entre un ancien médecin suédois, Johnny Ludvigsson, partisan de l’actuelle politique de non-confinement, et une jeune et riche influenceuse juive, Katrin Zytomierska, pour le lobby libéral du virus. Les juifs sont généralement de fervents partisans du confinement, du traçage, du puçage et d’autres vertus virales. Habituellement, ils s’arrangeaient pour battre un adversaire faible et choisi sur mesure; mais cette fois, ils ne maîtrisaient pas la situation, et leur représentant s’est fait massacrer. Malgré leurs objections (ce sont les juifs polonais qui tiennent les commandes dans les médias libéraux suédois), les Suédois soutiennent la politique suédoise de liberté.

En France, le puissant combattant contre le confinement est également un ennemi majeur du lobby juif. C’est Alain Soral [et bien d’autres] qui a découvert le lien entre la promotion politiquement correcte du virus et d’autres menées politiques visant à l’assujettissement de l’homme.

Maintenant, tout dépend du peuple souverain. Si nous soutenons l’esprit de liberté, nous serons libres. Si nous soutenons l’esprit d’esclavage, nous resterons esclaves et nos enfants grandiront dans l’esclavage. Le danger est présent et immédiat, car de nombreux groupes de gens puissants veulent nous garder enfermés.

Le confinement n’était pas nécessaire d’un point de vue médical, car le virus n’est pas beaucoup plus grave qu’une forte grippe. Heureusement, le mystérieux producteur n’a pas déchaîné sur nous un fléau vraiment mortel, supposant qu’un simulacre ferait l’affaire. Des mesures extrêmes n’étaient donc pas nécessaires.

 Il y a la double preuve de la Suède et de la Biélorussie: des mesures très légères, appropriées pour une forte épidémie de grippe, suffiraient, ont-ils estimé. Les deux pays européens qui ont refusé de placer leurs citoyens en résidence surveillée s’en sont plutôt bien sortis. Certains Suédois et Biélorusses sont morts, mais ils n’étaient pas immortels, avant même que le virus ne débarque. Le total des décès (y compris du corona) n’a pas dépassé le total habituel; en mars 2018, plus de Suédois sont morts qu’en mars 2020 (10089 en mars 2018 et 8261 en mars 2020) et en 2018, personne n’avait suggéré de confiner la Suède.

L’Angleterre a accepté le confinement après que le professeur Neil Ferguson, directeur de l’Imperial College de Londres, eut prédit 500 000 victimes du corona à moins d’un confinement strict. Cette estimation avait été rétrogradée à 20 000 victimes («parce que nous avons fait ce que nous avons fait»), alors qu’il y a une nouvelle estimation de 150 000 victimes … du confinement. Oui, vous avez bien lu: 150 000 hommes et femmes anglaises risquent de mourir parce qu’ils n’auront pas eu accès à une aide médicale, ou parce qu’ils aurnt perdu leurs revenus, ou parce qu’ils succomberont au désespoir et à la solitude, ce qui les mènera au suicide. Si l’Angleterre avait évité de s’enfermer, les Britanniques ne souffriraient pas autant, et la somme totale des décès resterait à peu près la même, car le virus tue principalement des personnes qui, de toute façon, ne verront probablement pas le prochain Noël.

 Au point où nous en sommes, nous devons essayer de décrypter pourquoi nos dirigeants ont déclenché cette terrible persécution contre nous autres. Je ne parle pas du virus, qui reste, après tout, une force naturelle (même si cette force naturelle a été bricolée dans un laboratoire infernal, américain ou chinois). La persécution, c’est cette réponse des autorités, et elle était totalement disproportionnée à la menace. Les meilleurs ont été obligés de s’y plier; Le président Trump et le président Poutine ne le voulaient pas, mais ils ont dû se soumettre. De même, les trois empereurs avaient été forcés d’entrer dans la Première Guerre mondiale, mais aucun d’entre eux ne le voulait.

Tout comme en 1914, il y a toute une série de raisons. Le producteur en chef semble être un Bill Gates générique qui veut vendre le vaccin et créer un nouvel ordre mondial, navigable uniquement pour ceux qui se laisseraient estampiller avec le cachet indélébile, le monde de l’aliénation, de l’assujettissement, de la dépendance totale, de l’éradication de l’individualité. Mais il y a une méta-raison à l’événement.

 Le monde était au bord d’une crise terrible, une crise naturelle pour le système mondial capitaliste. Habituellement, ces crises sont guéries par une grande guerre. La Première et la Seconde Guerre mondiale sont advenues pour régler une crise de ce genre, et elles l’ont fait, en  faisant des millions de morts.

Imaginons que les Maîtres de l’Univers, ces individus très puissants, envisageaient une guerre mondiale factice qui détruirait les capacités excédentaires, chasserait les consommateurs inutiles et nous mènerait à un nouveau Yalta des vainqueurs du virus. Les dirigeants de nos États devraient accepter les règles du jeu ou se retrouver en dehors du nouveau système de partage du pouvoir.

Prenons l’exemple de l’Inde. L’Inde, avec ses 1,4 milliard d’habitants, a perdu 500 (cinq cents) vies à cause du corona. C’est infiniment moins que l’Inde n’en a jamais perdues contre aucune autre maladie dûment répertoriée, disons la tuberculose (220 000) ou même le manque d’eau potable. Des millions de personnes meurent de faim, mais les classes supérieures de l’Inde ont allumé des bougies comme signe de leur combat contre le corona. L’Inde est entrée en détention pour cause de corona, créant ainsi un exode extrêmement douloureux de travailleurs temporaires, à pied car il n’y avait pas de transport: ils ont marché à travers tout le sous-continent. Des centaines de gens ont péri dans l’aventure, mais l’Inde a rejoint les grandes nations dans la lutte contre le corona. L’Inde britannique avait participé aux deux guerres mondiales, mais l’immense pays était une colonie, de sorte qu’elle n’a jamais atteint le statut de membre permanent du Conseil de sécurité. Ils ne veulent pas se le faire souffler à nouveau. Dans le cas de l’Inde, l’explication du confinement est à chercher dans leur désir d’appartenir à la ligue dirigeante des vainqueurs de la guerre contre le corona.

La Russie est un cas similaire. Ils ont très, très peu de victimes du virus. Au cours des premières semaines, le président Poutine et ses médias se sont montrés sarcastiques face à la menace virale. Son outil médiatique à l’étranger, RT, fait toujours une belle place aux dissidents du corona. Mais les médias à usage interne infiltrés jusqu’à saturation par des adeptes (formés aux États-Unis) de l’ordre occidental des choses sont passés à la Corona Pravda , comme dirait notre bon éditeur en ligne Ron Unz. Apparemment, le président Poutine s’est finalement laissé convaincre d’accepter le scénario des producteurs de la guerre factice par la promesse d’un siège au nouveau Yalta. Les efforts de Gordon Brown ont porté leurs fruits, car l’ancien Premier ministre britannique a décrit le monde futur dirigé par un gouvernement mondial temporaire (!) composé des vainqueurs du virus … le G20. Il a été secondé par Henry Kissinger qui a su garder un accès à  l’oreille de Poutine. Non, Poutine n’aurait pas manqué une telle occasion de faire entrer la Russie, et lui-même, dans la nouvelle élite mondiale.

 Et maintenant, nous arrivons aux États-Unis et à la Chine. Ces deux États sont les principaux protagonistes et antagonistes du monde. La guerre factice contre le virus est venue se substituer à la vraie guerre américano-chinoise. La Chine et les États-Unis ont fait face au choix: une véritable guerre avec des frappes nucléaires détruisant et consumant notre civilisation, ou l’acceptation de la guerre factice comme le moindre mal. Le choix a été proposé par l’État profond américain; il a été accepté par les Chinois qui ont suivi le script, y compris sur les chauves-souris et autres mammifères sur un marché humide et le confinement pour des millions de leurs concitoyens. C’était douloureux, mais toujours moins douloureux qu’un holocauste nucléaire.

 Un méta-script pour un tel programme avait été présenté dans la production de la BBC A Study in Pink, une variation sur le premier livre de Sherlock Holmes, où le méchant fait à ses victimes une offre qu’ils ne peuvent pas refuser: jouer à la roulette russe (truquée) ou être abattus. Ils acceptent, jouent et meurent. L’Etat profond US a déjà joué à ce petit jeu. En 1990, ils avaient proposé de jouer à M. Gorbatchev; il a joué et détruit son pays. Dans les années 90, le Japon a eu le choix entre être mis en joue comme l’ennemi numéro un ou jouer le jeu. Les Japonais ont accepté et leur économie a plongé pendant trente ans, suivis d’une stagnation. C’était maintenant le tour de la Chine.

Bien que les Chinois aient accepté le rôle et l’aient joué à la perfection, ils s’en sont sortis trop légèrement. Leur adversaire veut plumer la Chine jusqu’à l’os; les Chinois sont poursuivis pour des milliers de milliards de dollars pour avoir tenu leur rôle dans le jeu. Le plus grand journal allemand a demandé au président chinois: Pourquoi vos laboratoires toxiques ne sont-ils pas aussi sûrs que vos prisons pour prisonniers politiques? Dans l’article intitulé « Ce que la Chine nous doit », le Bild a déclaré que la Chine devait 149 milliards d’euros à l’Allemagne pour les dommages causés par le coronavirus. Les Chinois vont-ils comprendre qu’ils ont été roulés dans la farine?

Les Russes se sont fait avoir par la baisse des prix du pétrole, dans le monde des coronavirus. Comprendront-ils leur erreur, ou insisteront-ils pour continuer à jouer pour le Yalta-2 promis? Le peuple américain entrera-t-il dans le Big Game ou déjouera-t-il l’intrigue des Maîtres? Que se passera-t-il en Europe, enjeu et trophée de la guerre sino-américaine? Le vieux monde se verra-t-il ballotté à jamais dans les  relations internationales? C’est ce que nous aborderons dans le prochain numéro.

 Israel Shamir peut être joint sur adam@israelshamir.net

Source: The Unz Review

Traduction: Maria Poumier.

NB Je rappelle qu’Israël Shamir est le pseudonyme d’Adam Ermash d’origine russe juive, citoyen israélien (il a fait son service militaire en Israël), converti à la religion orthodoxe, et de nationalité suédoise sous le nom de Jöran Jermas.

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Sur le monde tri-polaire ou plus…

 

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Brèves (les gazettes) :

« La Chine offre 30 millions de dollars de plus à l’OMS pour répondre au retrait américain »

Mauvaise foi incarnée : « Olivier Véran : impossible de tester 60 millions de français tous les jours »

« La situation se tend à bord du Celebrity Apex », à quai à Saint-Nazaire, où 800 membres d’équipage sont encore confinés.

« « Aucune preuve » que les personnes guéries sont immunisées » dit l’OMS » tenace, ce qui cache quoi ? Une simple histoire de vaccin, ou pire ? ou une simple volonté de nous foutre la trouille et de nous faire marcher droit ?

« La Police du Calvados rappelée à l’ordre par la hiérarchie après des consignes invitant à ne pas « intervenir » pendant le Ramadan »…

François Asselineau aimerait que Macron arrête de parler du déconfinement à tort et à travers.

Du site de l’UPR

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24 avril 2020

Texte :

Le président de l’UPR émet le vœu pieux qu’Emmanuel Macron daigne enfin arrêter de s’exprimer à tort et à travers à propos de la crise du Covid-19.

Avec ses déclarations intempestives, irréfléchies et contradictoires, le locataire de l’Élysée ne fait que semer la confusion dans l’esprit des Français ainsi que dans l’action des pouvoirs publics qui essayent tant bien que mal de parer à leur propre incurie.

Ce serait tellement moins pénible si Macron décidait de se taire !

Les bavardages irresponsables de Macron

Au cours des derniers jours, Macron s’est en effet ingénié à multiplier, encore une fois et « en même temps », les volte-face ahurissantes :

Le 22 avril, visitant avec nonchalance et les mains dans les poches un supermarché dans le Finistère, Macron a indiqué que le déconfinement se ferait région par région.

Patatras ! Le lendemain, 23 avril, il a sans vergogne expliqué à des élus de terrain que le déconfinement ne serait finalement pas « régionalisé » mais « adapté aux territoires ».

On imagine sans peine que tout le gouvernement est suspendu avec inquiétude à ce que Macron va dire aujourd’hui ou demain : peut-être va-t-il évoquer cette fois-ci un déconfinement « départementalisé » ? Ou bien va-t-il lancer l’idée géniale d’un déconfinement concerté avec les autorités régionales de Toscane, d’Andalousie et du Schlewig-Holstein par « solidarité européenne » ?

Macron vient aussi de tenir des propos énigmatiques sur la reprise des écoles, qui se ferait sur la base du « volontariat ». Sans que l’on sache exactement de qui il parle : volontariat des professeurs ? volontariat du personnel administratif ? volontariat des élèves ? volontariat des parents d’élèves ?

Trois mois après le début de l’épidémie en France, Macron reste par ailleurs toujours d’une extrême ambiguïté quant à la stratégie gouvernementale sur les masques, et notamment sur les masques « grand public » [sic], que personne ne saurait décrire précisément.

Donnant le tournis aux gens qui font encore l’effort de l’écouter, Macron a laissé entendre que le port de ces masques indéfinis serait recommandé mais pas obligatoire, sauf, « probablement », dans les transports, ce qui signifie que rien n’est tranché. En outre, l’Académie de médecine s’est prononcée le 22 avril pour un port généralisé, obligatoire et immédiat du masque dans l’espace public, ce qui va encore alimenter les réflexions de l’exécutif qui ne sont manifestement pas mûres.

En bref, on n’y comprend rien.

Un sentiment de pagaille générale

Non seulement l’agitation bavarde et brouillonne de Macron n’apporte rien, mais elle ne fait que nuire.

Le locataire de l’Élysée exaspère et inquiète les Français qui seraient 61% à en “avoir une mauvaise opinion”, en dépit ou à cause de sa présence médiatique quasi-quotidienne. Encore s’agit-il d’un sondage BVA-RTL, qui semble bien flatteur pour Macron quand on écoute sur le terrain les propos cinglants formulés par l’écrasante majorité des Français, y compris certains de ses partisans de la première heure.

Les médias complaisants ont eu beau expliquer aux Français depuis trois ans que le locataire de l’Élysée était un être exceptionnel doté d’une « pensée complexe », la vérité est que les Français ont le sentiment que la France n’est plus dirigée et que Macron, de plus en plus désorienté, ne sait pas ni où il va, ni ce qu’il faut faire, ni ce qu’il dit, ni ce qu’il fait.

C’est d’ailleurs ce sentiment de pagaille générale qu’ont traduit, chacun à leur façon :

Conclusion : à quoi sert M. Jean Castex ?

À ce stade de désorganisation, d’impréparation et de cacophonie, on se demande d’ailleurs à quoi sert M. Jean Castex. Cet ancien secrétaire général adjoint de l’Élysée du temps de Nicolas Sarkozy a été chargé officiellement, le 2 avril 2020, de coordonner le déconfinement dû à la pandémie de Covid-19 sur le territoire français.

Le 10 avril 2020, la presse titrait que « Monsieur Déconfinement [est] toujours au centre du jeu » :

Trois semaines après la nomination de “Monsieur Déconfinement”, François Asselineau aimerait que les médias se posent la question :

« Puisque Macron parle du déconfinement tous les jours à tort et à travers, à quoi sert donc bien M. Jean Castex ? »

À PROPOS DE LA TECHNODÉMIE PRÉSENTE

La société du spectacle du temps présent, que je préfère appeler « société capitalo-techno-medio-totalitaire » ou « société mondialiste de la dépossession généralisée », est un monde qui depuis l’effondrement de la plupart des sociétés dites « socialistes » ou « communistes », et leur reconversion au « libre échange » et à la dite « démocratie représentative » (ou à un système mixte dont le plus bel exemple est la société chinoise) a réuni, en un tout plus ou moins homogène, les pires aspects et excès (abcès et accès) du capitalisme privé et du capitalisme d’État.

En ce temps d’expansion maximale du mondialisme et donc du début de son déclin, les maffias qui tiennent le « leadership » de ce monde qui a les pieds en l’air et la tête dans le pétrin sont en train de se reconstituer. Le temps d’un empire américain omniscient allié aux pires racailles étatiques ou non passe de mode, ses agressions incessantes contre les peuples des « mauvais » pays deviennent de plus en plus une manière de faire d’une géopolitique belliciste obsolète.

L’État officiel et l’État profond traditionnel liés par exemple à la technologie physique (les industries d’armement… ou autres « guerre des étoiles ») sont en train de se faire doubler par les secteurs capitalistes les plus novateurs (en bien comme en mal) liés à la technologie chimique, ou pour mieux le dire à une synthèse diabolique alliant la physique électronique à la bio-chimie.

Loin devant l’ONU, l’UNICEF et l’UNESCO, ou l’OMC, et apparemment, même devant le FMI qui manipule le vent, la convention, la chimère de la richesse et de la valeur (et ses annexes : UE, BCE…), émerge fortement l’OMS (WHO). À ce jeu, c’est tout un renversement d’alliances qui s’effectue, d’autant que c’est au sein de cet organisme que s’est effectué une convergence entre le gros secteur électronique de pointe et le gros secteur également de pointe (et également pour le meilleur et pour le pire) pharmaco, vaccino, bio-chimique. Le pays qui semble avoir le vent en poupe, ou plus exactement qui semble avoir le mieux pris la mesure de l’union de l’électronique et du bio-chimique est à présent la Chine.

Ce n’est donc pas une surprise (après coup pour les non-initiés comme nous) de voir quelle forme a pris, quel scénario a pris le « traitement » hallucinant de ce qui est difficilement convenu de dénommer une pandémie (j’en reparlerai) si ce n’est une technodémie induite et orientée.*

Au sein de ce scénario, et c’est là que l’on retrouve non plus en son essence mais en son apparence même la mise en spectacle de ce « phénomène » épidémique tant artificiel que naturel, on rencontre les bonnes vieilles recettes d’un totalitarisme débordé (chinois pour ne pas le dire) qui emprisonne des pays entiers. Et ceci d’autant plus facilement que se conjugue le fait que le pays producteur de masques sanitaires (pour raison de recherche de profit maximal) est également celui qui a choisi l’option confinement, qu’il a glissé à l’oreille du directeur général de l’OMS, un fantoche et criminel médical notoire.

Les crétins qui nous dirigent, Macron en tête, a donc totalement, à la mesure de ce que lui a soufflé l’OMS (présentement phagocytée par Bill Gates, Big-Pharma, la Chine et quelques autres) d’abord de ne rien faire, puis de confiner le pays entier (enfin presque et dans le plus grand désordre avec de nombreux passe-droits industriels et comme seul moyen de contrôle une prise de température chaque jour avant d’embaucher !) d’autant que, suite à une politique criminelle due depuis des années à l’Union Européenne, les hôpitaux publics exsangues (en France comme en Italie et en Espagne, on voit le résultat), manquaient de masques et autres, doublé d’un refus gouvernemental de lancer une production en grand de tests de dépistage (ou d’analyse sanguine) en réquisitionnant les entreprises aptes à le faire et alors même qu’elles ne demandaient que ça.

Un simple chiffre, un seul taux important en ce domaine :

État au 20/04/2020 au soir.

Nombre de contaminés recensés

Nombre de morts recensés

Morts /

contaminés recensés

en %

Taux de mortalité par million d’habitants

Espagne

200.210

20.852

10,4

422,7

Italie

181.228

24.114

13,3

399,5

France

155.383

20.265

13,0

302,2

Royaume-Uni

124.743

16.509

13,2

253,6

Allemagne

146.398

4.706

3,2

56,6

TOTAL

807 962

86 446‬

10,7

265,9

Comme l’annonçait en préambule le programme « santé » du candidat Macron à la présidentielle : « Alors que nous avons l’un des meilleurs systèmes de soins du monde, d’excellents chercheurs, des professionnels bien formés et une assurance maladie solidaire, les classements internationaux sont sans appel : aujourd’hui, pour vivre en bonne santé, il vaut mieux vivre en Grande-Bretagne, en Espagne ou à Singapour, qu’en France ». Tiens donc et pourquoi ? Pour l’Espagne au moins ça n’a pas l’air d’être le cas.

Quel est le pays qui a fermé ses frontières, qui a des hôpitaux en meilleur état budgétaire ; et qui avant tout a pris des mesures énergiques de dépistage systématique du virus, et donc de traitement précoce (avant d’en arriver aux problèmes pulmonaires) de la maladie ?

Sauf erreur, c’est le seul des cinq pays ci-dessus qui a effectué un tel dépistage des malades potentiels ; et c’est celui qui a un taux de mortalité de 56,5 pour un million ! Largement le plus bas. De la même façon que La Corée du Sud,  Taïwan, le Japon et quelques autres qui ont agi de même, sans tenir compte des retards au démarrage et des mauvaises mesures préconisées par l’OMS.

Face aux problèmes de pénurie de matériel et de médicaments des hôpitaux publics, Macron

– a envoyé une police complètement agressive, disjonctée (droguée?), encouragée et surarmée par le pauvre-type Castaner, pour gazer, blesser les personnels de santé manifestants, comme il a été fait sur les avocats par exemple, et encore plus sur les gueux Gilets Jaunes dont certains ont même été mutilés pour la vie ;

– non seulement n’a rien fait contre la situation héritée, déplorable dans le domaine des restrictions budgétaires, mais il a su lui-même proposer un programme de santé absolument contourné et cependant assez clair : absolument pas en rupture avec cette tendance.

Voici des morceaux choisis de son Programme « santé » présidentiel qui, je crois l’avoir lu, aurait été « pensé » par la Buzyn :

« Notre système de santé doit évoluer vite et s’adapter profondément pour affronter 5 défis majeurs […] Le défi épidémiologique […] Le défi technologique, pour s’adapter à la médecine de demain [mais quid de celle d’aujourd’hui ? …] Le défi écologique et environnemental, qui nous pousse à une approche globale [sic] de la santé […] Le défi démocratique, pour un accès partagé à l’information sur la santé, les pathologies […] Le défi économique, incontournable avec un périmètre [sic!] de plus de 250 milliards de dépenses de santé ».

Pour ce qui est du défit épidémiologique : On a vu, et on voit encore ! On voit trop bien ce qu’il en est, ou plutôt ce qu’il n’en a pas été. Pour le défi technologique : on voit ! On voit trop bien déjà pour ce qu’il pourrait en être ! Mais je crois que la majorité des hommes, des gens normaux, ne marcheront pas ou plus ! Pour ce qui est de l’approche globale de la santé, on croit voir ce qu’il pourrait en être, plus dans le pire que dans le meilleur ! Quant au défi démocratique : on voit ce que ça donne avec toi depuis le début ; tu voulais sans doute parler de défi à la démocratie et de déni de la volonté populaire.

Enfin, le défi économique, le seul qui vaille n’est-ce pas ? On a compris : c’est celui qui est lié au double « défi » (double défi au bon sens, à l’humanité et à la santé elle-même) épidémiologique et technologique ; celui que l’on subi déjà avec cette profusion insensée de vaccinations obligatoires pour ne pas dire en certains cas aléatoires, contre-productives et apportant « accessoirement » (simples dégâts collatéraux sans doute) de nouvelles et sérieuses pathologies (telles que des cancers ou la sclérose en plaque ou une déficience et un « embrouillamini » immunitaire) dans une destruction, détérioration, un amoindrissement voulu, dès le plus jeune âge, des systèmes immunitaires naturels.

« Objectif 1 : Conduire la révolution de la prévention. Aujourd’hui, les dépenses de notre système de santé sont focalisées sur le curatif, une fois que la maladie ou l’accident sont survenus. Demain, nous investirons davantage pour prévenir plutôt que guérir ».

Tu l’as dit pantin. Prévenir vaut toujours moins cher que guérir, du moins dans ta logique tordue. Au fait, en tant que révolutionnaire de la prévention qu’as-tu fait (toi et ta comparse Buzyn) ces temps derniers dans le domaine des épidémies ? Pourquoi as-tu vidé les hôpitaux de matériels et de produits sanitaires de base, du masque ou de la simple blouse à la morphine ou au curare ? Et fait réprimer précédemment les manifestants de la Santé comme on l’a tristement vu ? Qu’as-tu fais pour ce qui concerne l’autosuffisance nationale sanitaire. Ah, c’est vrai : « nation » est un gros mot, c’est « populiste », c’est « facho » comme les frontières. Moi, à tout prendre je préfère le « fascisme » national au totalitarisme et à la barbarie mondialistes que tu représentes en tant que petit chef de service de l’Élysée.

Qu’as-tu fait pendant qu’il était encore temps pour limiter les dégâts concernant lesdits troisième âge et quatrième âge encore plus ? Il est vrai qu’un EHPAD, ça coûte très cher, qu’il faut demander l’aide des départements pour joindre les deux bouts, départements qui se retrouvent avec des parcs de maisons hypothéquées, car nombre de personnes âgées n’ont que des tous petits revenus.

Était-il également prévu que ta tactique en toc « libérale » et non interventionniste pendant que tu fréquentais encore cinéma et théâtre et que tu organisais un premier tour des élections municipales, en déclarant le lendemain même (ton fameux « en même temps ») la mise en quarantaine, ou si tu préfères en confinement de tout le pays, avait pour but de « désengorger » les EHPAD ? Enfin, j’ai cru comprendre que ta pénurie organisée a mené au refus, à l’impossibilité de prise en charge des pensionnaires des EHPAD par les hôpitaux submergés au service des réanimations, à la mort et à l’euthanasie ; oui, je sais, un tas de « viocs inutiles et coûteux », mais ce n’est pas très joli tout ça. As-tu même pensé à ta propre vioque, l’éphébophile et détourneuse de mineur distinguée qui, dit-on, a du mal à supporter son confinement élyséen au milieu d’un parc et de jardins… ?… ! Je crois avoir lu dans ton programme quelque chose comme : « Nous nous battrons contre les déserts médicaux qui touchent de nombreuses zones rurales, périurbaines, des villes et des hôpitaux ».

Mais comment agir (pardon, blablater) pour faire passer discrètement le but suprême, à peine effleuré dans ton laïus (ou dans celui de Buzyn, c’est pareil) : diminuer encore les budgets de la Santé, si ce n’est en abreuvant les plus crédules ou indifférents en phrases creuses ou entendues telles que les suivantes :

« Nous déverrouillerons [sic, quel jargon!] massivement [pour la populace] l’accès à la télémédecine, levier de lutte [sic] contre les inégalités sociales et territoriales de santé ».

« Nous aiderons financièrement les patients, les associations, les professionnels et les établissements à s’équiper en technologies numériques, devenues indispensables pour assurer une offre de soins de qualité [sic] partout ».

« Nous diversifierons [sic] les modes de financement des établissements de santé, en réduisant [sic] la place de la tarification à l’activité (T2A) pour favoriser [sic] des financements liés à des objectifs précis [lesquels ?] et des missions de santé publique, aux parcours ou aux épisodes de soins, incluant le secteur médico-social [amen!].

« A la place de protocoles nationaux complexes et lourds [sic], nous rendrons le système plus agile [sic] et proche du terrain [quel terrain ?] et mettrons l’accent sur l’évaluation [sic!] de la qualité et du service rendu pour les malades. Les gains d’efficience [ou de déficience ?] permettront de mieux valoriser [restreindre les coûts] les bonnes pratiques [les pratiques les moins chères, sauf quand il s’agira de recourir au bon vieux remède dénommé chloroquine, ou autre du même genre ?] et d’investir pour innover [dans la bio-électronico-chimie ?] ».

Soit, en clair : « Nous consacrerons 5 milliards d’euros à un plan d’investissement en soins primaires, dans l’innovation en santé, dans le déploiement de la télémédecine et dans l’hôpital de demain ». Soit, très probablement au final dans une synthèse entre l’électronique et la bio-chimie.

Au niveau financier, je résume en quelques mots ce que recouvre tout ça : il va falloir encore faire des économies drastiques dans le domaine de la Santé, c’est pourquoi il faut avoir recours au maximum à l’informatique (quitte à supprimer les examens de visu et les auscultations, en particulier parmi la plèbe rurale) ; c’est pourquoi il faut nous donner des objectifs globaux et chiffrés à la baisse, et rechercher des bonnes pratiques de réduction de dépenses par tous les moyens possibles. Mais sans oublier de tout faire pour développer le recours à l’industrie électronique et l’industrie bio-chimique.

Enfin, par rapport à ce qui s’est passé et à ce qui se passe encore, on ne peut que s’indigner ou rire (jaune) devant tout ce qui clôt le programme macrono-sanitaire :

«  Nous soutiendrons une industrie innovante, créatrice d’emplois. [Sic, je rappelle que l’on est ici dans le programme « santé »]

Pour soutenir nos entreprises innovantes en santé [que peut-être l’innovation dans le domaine de la santé sinon rien d’autre que la symbiose entre l’électronique et la bio-chimie déjà évoquée ?!], les inciter à produire en France [ah, oui, quand on n’est déjà pas capable ou sans volonté étatique de produire de simples masques sanitaires en France?!] et diffuser plus rapidement l’innovation [laquelle, où et à qui?!], nous assurerons des autorisations plus rapides de mise sur le marché [ce qui est juste l’inverse de ce qui vient de se passer pour divers produits, dont un vieux produit retiré du marché volontairement en vue d’imposer un vaccin et de l’argent à venir pour l’industrie pharmaceutique?!]. [… **]

Parce qu’on ne peut pas se contenter de limiter les coûts à court terme et qu’il faut changer de logique pour faire des économies durables [comme les énergies du même nom ?], nous investirons [!!!] pour faire des réformes de fond. [Oui ! Lesquelles?! On les subodore]

Maintenant, il faut se dire qu’après le martèlement journalier de media dont on sait ce qu’ils sont et pour qui ils travaillent (avec annonces journalières des morts par un virus, certes dangereux mais uniquement si on tarde à le soigner — ce qui est pourtant la logique gouvernementale et celle de l’OMS — et avant tout dangereux pour les personnes à risque, mais pas plus que toute grippe ; et annonce concomitante d’un vaccin à venir ; sans oublier des consignes infantilisantes et l’entretien de la trouille), et alors que tout un chacun a été intégré à la filmographie des grands déserts urbains et ruraux du moment, en tant que figurant invisible, voire d’acteur sidéré par son propre malheur, mais « non crédité », ou du moins dont on se demande comment on va le créditer dans les mois à venir, une « « « gauche » » » à la ramasse comme d’habitude, n’a rien d’autre à proposer, dans une tentative de réunion de « parlers menteurs » (députés, sénateurs), que de régulariser les « sans papiers », quand il s’agit, pour le moins, d’enclencher la procédure de destitution de Macron !

Et plus encore, de s’opposer dès maintenant, à toute procédure obligatoire de tatouage concentrationnaire, de piquage pré-euthanasique, de puçage bio-chimio-électronique et de vaccination contre cet obsessionnel (pour tout le monde) Covid-19. Jusqu’au prochain Covid-20, etc.

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* Technodémie, de « technologie » et « épidémie » ; ou technidémie, de « technique » et « épidémie », et par euphonie.

** Je parle ici de la chloroquine, etc. et de tout le protocole Raoult qui a tant fait parler et couler d’encre. À propos, c’est du temps où Yves Lévy – l’époux de Buzyn – était à la tête de l’INSERM qu’a été mis en place, par la France, le fameux laboratoire médical de niveau P4 à Wuhan. (Certains susurrent que les techniciens chinois en ces lieux ne seraient pas à la hauteur de sa haute dangerosité, mais je n’en sais pas plus). C’est aussi vers cette époque, suite au fait que D. Raoult et autres voulaient conserver l’autonomie de l’Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection de Marseille, sans être chapeautés et au final bridés par l’INSERM, que ce même Lévy, bureaucrate de la santé, avait retiré le label INSERM et CNRS à cette unité. Il faut savoir également que depuis des années Didier Raoult critiquait l’engagement de fonds énormes dans la recherche d’un vaccin contre le sida qui est justement le domaine d’Yves Lévy. Il a encore plus aggravé son cas en disant que «l’Inserm ne finance pas la recherche médicale, mais la recherche à propos de la médecine. » Il faut savoir enfin que ce même Professeur Raoult a été l’auteur en 2003 d’un rapport destiné au ministre de la santé d’alors, visant à élaborer un plan d’action en cas d’attaque bioterroriste ou d’une épidémie. Raoult concluait en disant que la France n’était pas préparée à un problème d’épidémie massive. Et d’ailleurs son rapport n’a donné suite à rien de tangible et de concret.

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LES ENTOURLOUPES DE L’OMS — III

19 avril 2020 — Du site de l’UPR.

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François Asselineau désapprouve fermement le soutien inconditionnel de la France et de l’UE à l’OMS.

La décision du 16 avril du président américain Donald Trump de suspendre les financements des États-Unis d’Amérique à l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a suscité les protestations de l’Union européenne (UE) et de la France :

  • le chef de la diplomatie de l’UE, Josep Borrell, a déclaré « regretter profondément » la décision américaine, en affirmant que les efforts de l’OMS « sont plus nécessaires que jamais pour aider à contenir et à réduire la pandémie. C’est seulement en unissant les forces que nous pouvons surmonter cette crise qui n’a pas de frontières ».

  • la porte-parole du gouvernement français, Sibeth Ndiaye, a également fait part des « regrets » de la France quant à cette décision et a affirmé que notre pays espérait « un retour à la normale » pour que l’OMS « puisse poursuivre son travail ».

François Asselineau désapprouve fermement le soutien inconditionnel manifesté ainsi par la France et l’Union européenne à l’OMS, sans tenir le moindre compte des raisons sérieuses qui ont motivé la décision du président Trump, et sans l’assortir de la moindre mise en garde aux instances dirigeantes de l’OMS.

Ce soutien inconditionnel du gouvernement français est inacceptable car l’OMS s’est distinguée, dans la gestion du covid-19, par :

  • des erreurs de diagnostics flagrantes,

  • une lenteur, lourde de terribles conséquences, à alerter tous les pays du monde de la dangerosité de l’épidémie,

  • son incapacité à s’extraire du conflit politique entre la République populaire de Chine (RPC) et Taïwan, 

  • des injonctions totalement contraires au bon sens,

  • des recommandations contraires aux pratiques des États qui ont combattu la maladie avec le plus de succès.

La gestion désastreuse de l’OMS

Un rappel chronologique s’impose ici :

  • Dès le 31 décembre 2019, l’île de Taïwan rend publique une alerte – qu’elle a adressée aussi à l’OMS – pour faire état de l’émergence d’un nouveau coronavirus (SRAS-CoV2) à Wuhan et de la possibilité d’une transmission interhumaine (voir aussi ici et ici).

  • Taïwan n’étant pas membre de l’OMS (du fait du veto du gouvernement de Pékin), les instances dirigeantes de l’organisation ne tiennent aucun compte de cette alerte.

  • 11 janvier 2020 : on sait, grâce aux révélations d’Agnès Buzyn, que c’est à cette date qu’elle alerte le président Macron et le gouvernement français, des risques du Covid-19.

  • 14 janvier 2020 : l’OMS, reprenant à son compte les investigations réalisées par la RPC sans effectuer ses propres recherches, assure très imprudemment qu’aucun élément ne permet de penser que le nouveau coronavirus peut se transmettre d’homme à homme. Prenant ainsi le contrepied exact de l’alerte de Taïwan du 31 décembre 2019 et prenant ainsi la grave responsabilité de rassurer à tort la communauté internationale.

  • 15 janvier 2020 : prenant l’OMS au dépourvu le lendemain, les autorités chinoises effectuent l’annonce que le SRAS-Cov2 peut se transmettre d’être humain à être humain.

  • 22 janvier 2020 : ce n’est que huit jours après sa déclaration du 14 janvier, et une semaine après l’annonce chinoise du 15, que l’OMS fait un revirement à 180°, en assurant cette fois-ci qu’« il existe une transmission interhumaine du virus et que, selon les estimations préliminaires, le taux de reproduction de base (RO) se situe entre 1,4 et 2,5 ».

  • Cependant, l’OMS continue à traîner les pieds puisqu’elle refuse alors explicitement d’émettre une « urgence de santé publique de portée internationale » (USPPI) – c’est-à-dire une alerte signalant le développement d’une épidémie dans plusieurs pays.

    En ces jours cruciaux de la seconde quinzaine de janvier où se joue la possibilité de tuer dans l’œuf l’extension du covid-19 ou au contraire d’en permettre l’essor, l’OMS retarde ainsi encore la prise de conscience du danger dans de nombreux États du monde.

  • Le 22 janvier, le gouvernement chinois décide de confiner l’ensemble de la ville de Wuhan, épicentre de l’épidémie.

    Taïwan décide aussitôt la fermeture de ses frontières avec la Chine, de même que la Corée du Nord.

  • 30 janvier 2020 : ce n’est qu’à cette date – un mois après l’alerte lancée par Taïwan et trois semaines après l’annonce officielle de l’existence et du séquençage du nouveau virus SRAS-CoV2 – que l’OMS émet enfin une USPPI.

    Mais encore enrobe-t-elle cette annonce – qui aurait dû être empreinte de gravité et de solennité – d’un discours diplomatique hors de propos et imprudemment rassurant :

    « Le Comité a souligné que cette déclaration d’USPPI doit être comprise dans un esprit de soutien et de reconnaissance envers la Chine, son peuple et les mesures que ce pays a engagées en première ligne pour combattre cette épidémie en toute transparence et, nous l’espérons, avec succès. »

  • Le lendemain, 31 janvier 2020, alors qu’il était encore possible de limiter drastiquement l’expansion de l’épidémie, l’OMS recommande de ne pas fermer les frontières avec la République populaire de Chine, prenant ainsi de nouveau le contrepied exact de ce qu’ont décidé Taïwan et la Corée du Nord dès le 22 janvier.

    N’écoutant pas cette « recommandation » stupéfiante de l’OMS, Singapour, la Mongolie, le Kazakhstan, les îles Marianne, la Russie prennent à tour de rôle, entre le 29 janvier et le 1er février, de fermer également leurs frontières avec la Chine.

Il est notable que ce sont les pays développés d’Asie orientale membres de l’OCDE (Corée du sud et Japon) qui ont été enclins à suivre la recommandation de l’OMS et à tarder ainsi à fermer leurs frontières avec la Chine.

Quoi qu’il en soit, l’OMS porte une responsabilité certaine dans le retard mis, par de nombreux pays du monde, à fermer les frontières (avec la Chine ou d’autres pays), ce qui a eu pour conséquence évidente de favoriser l’expansion géographique maximale de la maladie, devenue rapidement une pandémie.

Il faut encore relever que :

  • l’OMS s’est prononcée contre l’usage généralisé de masques de protection, à la grande surprise de plusieurs pays asiatiques qui ont su combattre efficacement l’épidémie, notamment par ce moyen. Mais là aussi, sous la pression des faits, et alors que la pandémie a largement gagné les pays occidentaux, l’OMS est en train de changer à 180° sa doctrine .

  • l’OMS s’est prononcée contre l’usage de traitements comme celui à base d’hydroxychloroquine qui n’auraient pas fait l’objet des validations scientifiques traditionnelles, parlant même de « faux espoirs » à leur sujet. Or, s’il est un fait que l’efficacité de ce traitement à base d’antipaludéen, couplé notamment à l’azythromycine, n’a pas été validée par des études rigoureuses pour le SRAS-CoV2, un certain nombre de cas de guérison, en France mais aussi à l’étranger, aurait dû inciter l’OMS à avoir une attitude moins catégoriquement fermée sur ce sujet.

    L’OMS aurait pu – et aurait dû – lancer par exemple un groupe de travail avec tous les États ayant officiellement décidé de recourir à l’hydroxychloroquine – et ils sont nombreux, le dernier en date étant la Russie. L’OMS aurait pu aussi diffuser la littérature scientifique pointant l’efficacité de la chloroquine dans le traitement des cas du premier coronavirus survenu entre 2002 et 2004, le SRAS CoV. L’Union populaire républicaine reviendra sur ce point avec un dossier étayé tout prochainement.

L’OMS n’a rien fait de tout cela.

Un mode de financement qui favorise les conflits d’intérêts

En plus de toutes ses prises de position éminemment contestables dans la gestion de la crise du covid-19, l’OMS présente un mode de financement très problématique.

Pour les années 2016 et 2017, les recettes de l’OMS ont été d’environ 3,7 milliards de dollars, décomposées principalement entre :

  • Les subsides d’États membres (51%, avec une domination des États-Unis qui apportent environ 920 M$, soit un quart des recettes totales),

  • La fondation Bill & Melinda Gates (600 M$, soit 16% des recettes),

  • L’Alliance GAVI, qui est un partenariat entre des organismes publics et privés promouvant la vaccination, et financé essentiellement par la fondation Bill & Melinda Gates (plus de 200 M$, soit 5,4% des recettes environ). La fondation Bill & Melinda Gates finance donc directement ou indirectement environ 21,4% des recettes annuelles de l’OMS.  

  • Des institutions supranationales (notamment Banque Mondiale 4%, Commission européenne 3,2%),

  • Des ONG et entités du secteur privé (10%).

Ce cocktail financier malsain :

  • donne un rôle de tout premier plan à des acteurs privés, notamment la fondation Bill & Melinda Gates dont les motivations sont régulièrement décriées dans les médias comme étant notamment « un outil au service des multinationales »,

  • et intègre des organisations comme la Commission européenne, pétrie d’idéologie libre-échangiste et opposée à toute idée de frontières,

Cela ne peut que placer l’OMS dans de graves conflits d’intérêts et face à des contradictions internes insurmontables.

Un directeur général très controversé

En outre, la personnalité du directeur général de l’OMS, l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, pose sérieusement question.  Régulièrement critiqué pour la gestion dispendieuse de l’OMS, il avait été gravement mis en cause en mai 2017 par le New York Times qui, au terme d’une enquête approfondie, l’avait accusé d’avoir étouffé plusieurs épidémies en Ethiopie lorsqu’il en était ministre de la Santé.

On notera d’ailleurs qu’une pétition internationale demandant la démission du directeur général de l’OMS a réuni à ce jour plus de 975 000 signatures.

Tedros Adhanom Ghebreyesus vient à nouveau de se signaler en remerciant Macron de son « leadership » dans la réponse internationale à la pandémie, un qualificatif particulièrement inapproprié compte tenu de la gestion, de notoriété publique désastreuse, de toute cette affaire par le président de la République française et son gouvernement.

Il faut noter à cet égard que Macron :

  • s’est limité à se conformer aux préconisations de l’OMS, sans esprit critique : refus de prendre des mesures de prévention dès les premières alarmes relatives au développement du Covid-19, refus de fermer les frontières, non-recours aux masques, etc.,

  • n’a tiré aucune leçon de l’exemple des pays asiatiques, et notamment de l’exemple taïwanais qui fait référence en matière de lutte contre le Covid-19. Il est vrai que Taïwan a pris le contrepied exact des recommandations de l’OMS. Il est vrai aussi que Tedros Adhanom Ghebreyesus, qui voit sa gestion mise en cause par Taiwan, s’en prend violemment à l’île rebelle qu’il accuse d’alimenter une campagne raciste contre lui. Taipei, qui nie fermement ces accusations, a exigé des excuses du directeur général de l’OMS,

  • ne semble pas avoir compris que l’OMS est un lieu d’affrontement très vif entre la RPC et Taiwan (qui revendique plus que jamais son admission à l’organisation), que le directeur général de l’OMS est sous l’influence de Pékin, ce qu’a d’ailleurs vivement dénoncé Donald Trump et qui est corroboré par les faits rappelés plus haut, et, que tout ce qui émane de l’OMS s’agissant de la crise du Covid-19 doit être par conséquent considéré avec prudence, à l’aune de cette rivalité géopolitique majeure qui n’a aucun rapport avec la préservation de la santé.

C’est de l’exemple taïwanais et non des recommandations de l’OMS que Macron et son gouvernement auraient dû s’inspirer. Si tel avait été le cas, la France n’en serait probablement pas à près de 20 000 morts. [plus de 20 000 à ce jour 21/04 – JPF]

Comme l’attendent de nombreux Français, l’exécutif devra rendre des comptes devant la justice sur son impréparation, son incompétence et son aveuglement idéologique qui ont conduit la France à la catastrophe sanitaire quand d’autres pays ont su l’éviter.

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CONCLUSION

Compte tenu de tout ce qui précède, François Asselineau estime que le gouvernement français, plutôt que d’afficher un soutien inconditionnel à l’OMS, aurait dû indiquer :

  • que la France a versé 32 millions d’euros (34,8 M$) en contribution obligatoire et contribution volontaire à l’OMS en 2017 ;

  • que cette somme versée chaque année – et qui équivaut par exemple à l’achat d’au moins 30 millions de ces masques qui manquent tant à la population française – confère à notre pays le droit de demander des comptes à l’OMS ;

  • que, sauf à ce qu’une réforme profonde de l’OMS soit engagée dans les plus brefs délais, la France suspendra elle aussi ses versements à l’organisation, compte tenu de sa gestion hautement nocive de l’épidémie de Covid-19 ;

  • que cette réforme devra passer par l’obligation pour l’OMS de n’être financée que par des États.  Sauf à devenir de plus en plus le bras armé d’intérêts marchands cupides, l’OMS ne doit, en particulier, recevoir aucun subside de fondations, d’entreprises privées et d’ONG ;

  • que les missions de l’OMS devront être recentrées sur des actions de solidarité internationale, notamment à destination des États les plus pauvres pour lesquels elle constitue une sorte de « tour de contrôle » sanitaire. L’OMS a en effet toute légitimité pour apporter une assistance en matière de santé et d’hygiène à des gouvernements qui en exprimeraient le besoin.