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UKRAINE… À LIRE

http://stratediplo.blogspot.com/2022/03/denazification-impossible.html

dénazification impossible

Parmi les buts de guerre qu’avait annoncés la Russie le 24 février, il y en a un qui ne figurait ni dans les quatre conditions de son ultimatum du 21 février, ni dans les quatre conditions du 7 mars pour un cessez-le-feu immédiat. Il s’agit de la « dénazification », une idée que soutient activement la presse israélienne (au sujet de l’Ukraine) mais qui a été reçue comme un mot vide de sens à l’ouest des Alpes.

De nos jours n’importe quel homme politique insulte son adversaire en l’appelant « nazi », et les journalistes ne se privent pas d’apostropher ainsi leurs cibles sans penser au contenu du mot, qu’on ne décortique pas et dont les jeunes ignorent la signification. On a même inventé le mot « nazisme » pour cacher qu’il s’agissait de national-socialisme, et ce qui reste de pages consacrées aux pays d’Europe dans les livres d’histoire pour écoliers présentent la Deuxième guerre mondiale comme une lutte contre ce nazisme, sans référence au nationalisme pangermanique et à la doctrine socialiste, et sans rappeler que la France n’a pas déclaré la guerre à l’Allemagne pour un motif idéologique mais par solidarité avec la Pologne. Évidemment l’objet de ces livres étant d’introduire l’amitié franco-allemande et l’unification européenne, ils blâment plutôt une idéologie qu’un pays.

Cependant en Ukraine il ne s’agit pas d’une insulte irréfléchie mais d’une réalité politique bien vivante. Le Parti National-Socialiste d’Ukraine a bien stylisé son logo trop explicite et s’est renommé Svoboda (Liberté) à l’occasion de la première « révolution orange » de 2004, mais il n’a pas amendé ses orientations. Aussi le 13 décembre 2012 (un an avant les événements de la place Maïdan) le parlement européen a qualifié ce parti de nazi, raciste, antisémite, xénophobe et contraire aux valeurs européennes, et a interdit à tout parti représenté au parlement européen d’avoir des relations avec ledit parti extrémiste. Et celui-ci, dès qu’il a pris le pouvoir par le coup d’Etat du 22 février 2014, s’est proclamé héritier des collaborateurs locaux du parti d’Adolphe Hitler, a érigé des statues à Stepan Bandera et ses acolytes, et a arboré des symboles nationaux-socialistes, ainsi que des insignes d’unités SS, sur ses nouvelles milices levées par le mouvement extrémiste Pravy Sektor. [Secteur Droit]

Devant cette vague le 30 septembre 2014 l’Assemblée Permanente du Conseil de l’Europe, sur initiative russe, a condamné la renaissance du national-socialisme en Europe et appelé à le combattre. A son tour le 21 novembre 2014 l’Assemblée Générale des Nations Unies, sur initiative russe, a adopté à une large majorité des deux-tiers une résolution L56 condamnant la glorification du national-socialisme. Bien que tous les pays européens sauf quatre se soient abstenus, seulement trois votèrent en faveur de cette résolution condamnant la glorification du national-socialisme à savoir la Russie, la Biélorussie et la Serbie. Au contraire seuls trois pays au monde s’opposèrent fermement à l’adoption de cette résolution (qui fut adoptée puisqu’à l’AG il n’y a pas de veto), en l’occurrence deux pays américains et un européen : les États-Unis d’Amérique, le Canada et l’Ukraine. Ainsi parler de national-socialisme au sujet de l’Ukraine n’est pas une insulte abstraite mais le rappel d’une idéologie explicitement revendiquée par le gouvernement actuel jusque dans les instances internationales.

[JPF Pourquoi à l’initiative de la Russie : parce qu’elle a subi au prix très fort l’invasion allemande, et peut-être aussi parce que un bon nombre de Russes continuent la « tradition » antifasciste (la vraie, pas celle des guignols occidentaux bobos en particulier, qui voient des « fachos » dans tout ce qui ne va pas dans leur sens mondialiste, intolérant, totalitaire et finalement raciste à l’encontre du petit peuple, des gueux et autres Gilets Jaunes). Et ceci au sein des deux principaux partis de Russie, celui de Poutine et le Parti communiste encore plus (second parti de Russie en importance, 20 % de représentants à la Douma). Pourquoi les instances ukrainiennes ont voté contre ? Parce que le coup d’État de 2014 a mis en place un gouvernement d’obédience néonazie revendiquée et même intégrée et développée au sein de l’armée elle-même, ce néo-nazisme (pas le nazisme du Parti national-socialiste des travailleurs allemands (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei, soit le NSDAP) mort en 1945) est dans ses manifestations plus encore qu’anti-juif (Zelensky, juif plus ou moins déjudaïsé bien que fréquentant le Mur des Lamentations — en voilà d’une expression qui frise la caricature — s’en accommode sans problème, on a vu des photos de lui effectuant le salut nazi originel bien connu, sans doute pour faire plaisir, « pour de rire », et par pure démagogie électoraliste) haineux vis-à-vis de ce qui ressemble de près ou de loin à un Russe, et à la « russitude ». Et derrière le caractère russe, à tout ce qui ressemble également de près ou de loin au soviétisme, au totalitarisme soviétique ; il faut savoir en fait que pendant la Seconde guerre mondiale les banderistes ont combattu au sein de la Wehmacht contre les troupes russes. Et l’Ukraine, du moins une partie des Ukrainiens, ne semble pas avoir dépassé ce stade historique, dans une forme de quasi pathologie sociale, dont le pendant chez nous sont curieusement les « antifascistes » occidentaux qui leur accordent objectivement leur soutien !]

En Ukraine aujourd’hui les références au nazisme relèvent de deux sentiments distincts. Le premier est, sinon la nostalgie, du moins la référence historique au seul moment (à part pendant la révolution bolchévique) où l’Ukraine, ou du moins sa moitié occidentale, s’est dite souveraine (bien que dépendante de l’Allemagne) par rapport à la Russie, pendant quelques années. Cette référence est donc une sorte de légitimation de souveraineté, certes aujourd’hui dépassée puisque depuis le démembrement de l’URSS l’Ukraine a déjà été indépendante dix fois plus longtemps que pendant son court protectorat allemand, d’ailleurs même la Croatie et les trois républiques baltes sont aujourd’hui un peu plus discrètes qu’il y a trente ans sur cette parenthèse historique qu’elles partagent avec l’Ukraine (ces quatre pays se sont abstenus [!] lors du vote à l’ONU précité). Après plus d’une génération née dans l’Ukraine post-soviétique la revendication de cet héritage n’est plus nécessaire puisqu’un vrai sentiment national est né, et pas seulement en Galicie mais aussi en Malorussie et en Novorussie [JPF Petite Russie, et Nouvelle Russie, vieux découpage des peuples russes (russe proprement, biélorusse et ukrainien) aux siècles passés, régions vers l’Est de la Galicie, le cœur, le foyer central ultra-nationaliste ukrainien tourné vers l’Occident, et le Sud de l’Ukraine].

Le deuxième sentiment qui se réclame du nazisme est par contre un véritable engouement idéologique, qui s’auto-nourrit de diverses revendications mais aussi de son propre succès, la vue de milices viriles disciplinées attirant des jeunes désorientés dans un pays économiquement sinistré et politiquement corrompu où l’insécurité rappelle la Russie des années Eltsine. Cet engouement se traduit dans l’existence de milices, déjà de mauvaise réputation idéologique avant le Maïdan mais désormais aussi de très mauvaise réputation morale depuis qu’elles ont été officialisées (incorporées à une Garde Nationale) et envoyées dans le sud-est pour en éradiquer les doryphores par la déportation ou l’extermination. Les plus fameuses de ces milices sont le bataillon Azov, qui a revendiqué avoir atteint l’effectif d’une brigade, et le bataillon Aïdar. L’un a été rendu célèbre pour ses crucifixions de chrétiens [je ne sais pas à quoi l’auteur fait référence] et les confessions de Gaston Besson sur l’exécution des prisonniers [du temps de l’ex-Yougoslavie], l’autre pour les charniers de centaines de jeunes paysannes après la perte du terrain de son camp du viol à Krasnoarmeïsk en septembre 2014. Sauf erreur c’est le bataillon Azov (bien plus gros et bien moins organisé qu’un bataillon militaire) qui tient en otage la population de Marioupol, mitraillant les civils qui tentent d’en sortir, interdisant par le feu l’ouverture des corridors humanitaires déjà déclarés par la Russie et l’Ukraine (avec cessez-le-feu) trois jours de suite en vain, et lui aussi sur lequel l’armée régulière ukrainienne a tiré la semaine dernière un missile balistique SS-21.

C’est cette deuxième manifestation du nazisme que la Russie a soi-disant chargé son armée d’éliminer. Au niveau politique l’arrestation et le jugement des commanditaires desdits bataillons ainsi que des dirigeants des mouvements comme Pravy Sektor et Svoboda aurait revêtu une forte charge symbolique, mais la Russie ne pourrait pas le faire sans, d’abord, prendre Kiev, et surtout, l’occuper. De plus cela ressemblerait à une opération de « changement de régime » à l’étatsunienne, ou en tout cas d’ingérence dans la politique interne. Enfin dans tout le quart ou le tiers occidental du pays, à l’ouest de la ligne Jitomir-Vinnitsa, cette orientation politique est relativement répandue au sein même de la population, donc il ne serait pas possible de l’extirper sans des années de rééducation civique. Au niveau militaire il serait théoriquement plus facile et moralement plus acceptable de détruire les milices embrigadées, qui sont actuellement encerclées dans la ville côtière de Marioupol et dans la nasse tactique où se trouve plus de la moitié de l’armée ukrainienne, au nord de Donetsk. La nasse de Donetsk se situe en zone rurale avec quelques villages, mais l’opération tactique en cours se déroule de façon conventionnelle et se terminera soit par la reddition des unités une par une, soit par leur destruction, un terme militaire qui ne signifie pas un massacre à l’étatsunienne comme celui de la Garde Présidentielle perdue dans le désert irakien en 1991 et pas encore ressortie, mais un niveau de dommages impliquant l’impossibilité définitive pour l’unité détruite de conduire une manœuvre (feu et mouvement) de son niveau (il peut rester des sous-unités). Par contre les éléments dits ou autoproclamés nazis dans Marioupol sont étroitement imbriqués dans la population qu’ils utilisent non seulement comme couverture générale mais également comme boucliers au sens propre pour progresser dans les rues, et ils n’hésiteront pas à se déguiser en civils pour se fondre dans la population. Il y a là plusieurs milliers de miliciens dans une ville de 400.000 habitants, et certains pays n’hésiteraient pas à y appliquer la méthode Bassorah. L’armée russe a montré, notamment à Grozny [capitale de la Tchétchénie] quelques années après un premier échec [qui a détruit en grande partie la ville par des bombardements], qu’elle pouvait conquérir une grande ville rue par rue, et a même développé un véhicule d’appui-feu à l’infanterie spécifique pour le milieu urbain (le BMPT), mais le coût humain serait important.

Il n’est donc pas impossible que la Russie, après la démilitarisation de l’Ukraine sauf la Galicie, Kiev et Marioupol, laisse le nettoyage ou la normalisation de cette dernière à la république de Donetsk afin de ne pas s’engager dans une occupation du pays.

La « dénazification » relevait du discours mais n’est pas indispensable à la démilitarisation, et n’est pas incluse dans les conditions pour le cessez-le-feu et le retrait russe.

Publié il y a Yesterday par Stratediplo

[JPF Cet article tranche un peu trop entre Ukrainien et Russe, et semble oublier deux faits  essentiels : 1- les imbrications linguistiques entre la langue ukrainienne (les dialectes ukrainiens) et la langue russe, puisqu’il existe même une langue intermédiaire reconnue — mais depuis ces dernières années une volonté gouvernementale irrationnelle d’éradiquer la langue russe d’Ukraine alors même qu’elle est la langue commune, la koinè de nombre de villes (sauf avant tout en Galicie), dont les deux plus importantes : Kiev même et Kharkov, et (car) la langue unique ou première de nombre d’intellectuels ukrainiens (j’en reparlerai), 2- et plus encore les interactions familiales étroites entre beaucoup d’ukrainiens et de russes, il existe un nombre certain de mariages « mixtes » et de familles réparties de chaque côté de la frontière ukro-russe, sans même évoquer le Donbass ou la Crimée, etc.]

[JPF à propos de Bassorah voilà ce qu’écrit, malgré tout, l’encyclopédie du mondialisme wikipédia : « Depuis les guerres de 1991 et 2003, Bassorah est contaminé par l’uranium appauvri [le vrai terme est « uranium usagé », provenant de centrales nucléaires] employé comme munition [employé dans la confection de munition] par les armées [« démocratiques] américaine et britannique. Les niveaux extrêmes de malformations congénitales et cancers ont été liés à des munitions qui restent dans le sol autour de la région. Les États-Unis et l’Organisation mondiale de la santé sont accusées de cacher aussi bien l’usage d’uranium appauvri que les conséquences délétères. Entre 1994 et 2003, le nombre de malformations congénitales pour 1 000 naissances vivantes à la maternité de Bassorah avait été multiplié par 17, passant de 1,37 à 23 dans le même hôpital . »]

*

Article de Pierre Rimbert, du Monde diplomatique
https://www.monde-diplomatique.fr/2022/03/RIMBERT/64441

page 2 du numéro de mars.

Ne pas voir, ne rien dire

Un oubli entache le soutien qu’apportent depuis 2014 les grands médias occidentaux aux dirigeants ukrainiens dans leur face-à-face avec Moscou : la promotion par Kiev de politiques mémorielles révisionnistes [JPF sic, il n’y a rien de révisionniste là-dedans, la véritable Histoire étant toujours révisionniste, mais « contestables » conviendrait mieux] et l’indulgence des autorités vis-à-vis des néonazis qui s’affichent dans l’espace public.

Intervenue après l’impression de ce numéro, l’attaque de l’armée russe contre l’Ukraine ouvre un nouveau chapitre particulièrement dangereux des relations internationales (lire « Jusqu’où ira l’escalade militaire ? »).

Après la révolte du Maïdan, le début de la guerre civile au Donbass et l’annexion de la Crimée par la Russie en 2014, le président ukrainien Petro Porochenko promulgue, en mai 2015, les « lois de décommunisation (1) ». Elles punissent la promotion des idées communistes, interdisent les symboles soviétiques et élèvent au rang de « combattants pour l’indépendance » des groupes antisémites ayant collaboré avec les nazis : l’Organisation des nationalistes ukrainiens (OUN), dont les milices participèrent à l’extermination des Juifs, et sa branche militaire, l’Armée insurrectionnelle ukrainienne (UPA), responsable entre autres du massacre de cent mille Polonais. L’une et l’autre bénéficient désormais d’un hommage national, le 14 octobre. Et chaque 1er janvier, à Kiev, une marche aux flambeaux honore la mémoire de Stepan Bandera, dirigeant de ces deux organisations et collaborateur du IIIe Reich. Ce sympathique tableau serait incomplet sans mentionner l’intégration à l’armée, en mai 2014, du bataillon Azov, une milice néonazie qui emprunte son emblème à la division SS Das Reich.

Issu d’une famille juive, le président Volodymyr Zelensky se tient à distance de cette fureur à laquelle on ne saurait résumer la vie politique ukrainienne. [JPF c’est un peu court sur le sujet, il y a une véritable complaisance de ce dernier et plus encore, voir ma remarque à l’article précédent ; ce qui embarrasse même les Juifs qui occupent la Palestine, alors même que les sionistes n’ont pas grand-chose à se plaindre du nazisme, bien au contraire (voir des articles précédents de ce blogue), à la différence des « petits Juifs » qui eux subirent les camps de concentration] Mais tout de même : le 28 avril dernier, des centaines de personnes défilaient dans la capitale pour célébrer la division SS Galicie, formée de volontaires ukrainiens (2). Les médias français n’en ont soufflé mot — auraient-ils fait le même choix si le Kremlin avait autorisé un rassemblement néonazi sur la place Rouge ?

Aux États-Unis, l’observatoire du journalisme Fairness and Accuracy in Reporting (FAIR) a effectué un comptage éclairant : entre le 6 décembre 2021 et le 6 janvier 2022, le New York Times a publié 228 articles mentionnant l’Ukraine ; 9 comportaient le mot « nazi » sous une forme ou une autre ; et aucun ne faisait état du révisionnisme [voir ma remarque plus haut] officiel, de la tolérance des autorités envers les mobilisations fascistes ou la présence de néonazis au sein des forces armées. Dans les colonnes du Washington Post, les chiffres étaient respectivement de 201, 6 et zéro. Or, notait FAIR, ces éléments « auraient sûrement un impact sur la formation de l’opinion publique américaine — du moins si le public en était informé ». Bien entendu, précisait l’association, « cela ne donne pas à la Russie le droit d’attaquer l’Ukraine, mais les médias américains devraient informer les Américains sur ce pays qu’arme l’argent de leurs impôts » (3).

Qu’en est-il en France ? Entre le 1er janvier et le 15 février 2022, sur les 152 articles mentionnant l’Ukraine parus dans Le Monde (dont 14 sans lien avec le conflit actuel), 5 comportaient le mot « nazi ». Deux évoquent le penchant fascisant de certains nationalistes, mais seulement pour signaler que Moscou instrumentalise la situation (8 et 11 février 2022). Un autre relatait la participation des milices ukrainiennes au génocide [massacres] des Juifs, mais il s’agit… d’une recension d’un ouvrage sur l’histoire de la seconde guerre mondiale (21 janvier 2022). L’inventaire des colonnes du Figaro aboutit au même résultat : 171 articles mentionnent l’Ukraine (18 sans rapport avec la situation internationale), dont 8 comportent le mot « nazi ». L’un rend compte d’un livre sur l’extermination des Juifs en Europe et cite bien entendu l’Ukraine. Aucun n’informe sur des faits d’ordinaire jugés intolérables par la presse. Mais qui, parce qu’ils se déroulent dans un pays allié des Occidentaux contre la Russie, passent cette fois sans encombre le tamis moral des journalistes.

Pierre Rimbert

(1) Lire Laurent Geslin et Sébastien Gobert, « Ukraine, jeux de miroirs pour héros troubles », Le Monde diplomatique, décembre 2016.

(2) Lev Golinkin, « Secretary Blinken faces a big test in Ukraine, where nazis and their sympathizers are glorified », The Nation, New York, 6 mai 2021.

(3) Gregory Shupak, « Hawkish pundits downplay threat of war, Ukraine’s nazi ties », FAIR, 15 janvier 2022.

François Asselineau
ÉNIÈME CRISE DE NERFS
Le Parlement européen a adopté (478pour/155contre) une résolution demandant à la Commission européenne d’imposer des sanctions économiques contre la Pologne et la Hongrie car elles ne respecteraient pas l’État de droit.
Les Polonais,qui accueillent 1,4 M de réfugiés ukrainiens sont furieux !

*

Bravo Vieille Taupe : « covidisme », « ukrainisme », que les malheurs continuent et ça démolira un peu plus l’ « unité européenne » de façade.

SUR LE FRONT DES « DÉMOCRATES » MONDIALISTES

Du Figaro-ci, Figaro-là

Meta, la maison mère de Facebook et d’Instagram, a annoncé jeudi faire des exceptions à son règlement sur l’incitation à la violence et à la haine en ne supprimant pas des messages hostiles à l’armée et aux dirigeants russes. « En raison de l’invasion russe de l’Ukraine, nous faisons preuve d’indulgence pour des formes d’expression politique qui enfreindraient normalement nos règles sur les discours violents telles que « mort aux envahisseurs russes » », a confirmé à l’AFP Andy Stone, responsable de la communication de Meta.

[…]

Pour autant [sic], le changement proposé par Facebook « désapprouve clairement les appels à la déshumanisation de l’ensemble des Russes », rappelle Emerson Brooking. Ce n’est pas la première fois que le groupe de Mark Zuckerberg tolère ce genre de publications même si les exemples sont rares : en juin 2021, le réseau avait ainsi autorisé pendant 2 semaines des messages d’opposants iraniens appelant à la mort de l’ayatollah Ali Khamenei.

Twitter n’a pour sa part pas fait d’annonce récente concernant une mise à jour de son règlement sur les contenus violents. La plateforme n’a pas supprimé la semaine dernière un tweet du sénateur américain Lindsey Graham, où l’élu républicain appelait à l’assassinat du président russe Vladimir Poutine pour mettre un terme à la guerre.

[Donc, si je comprends bien « Mort à Poutine », « Mort aux envahisseurs russes » sont autorisés, voire vivement conseillés, mais « Mort aux Russes » est interdit. Tel est leur principe de « bonne conduite » !]

[…]

La Russie a bloqué Facebook sur son territoire la semaine dernière, en représailles à la décision du groupe californien d’interdire des médias proches [sic] du pouvoir (dont la chaîne RT et le site Sputnik) en Europe. (…) L’accès à Twitter est lui très fortement restreint en Russie pour des raisons similaires au blocage de Facebook.

[…]

Jeudi, Google qui ne vend déjà plus de publicité en Russie, a annoncé aux développeurs d’applications qu’il suspendrait « dans les prochains jours » les options de paiement sur sa boutique en ligne dans le pays, empêchant ainsi les utilisateurs d’acheter des app[lication]s, des jeux ou des biens numériques. Les utilisateurs russes pourront toujours néanmoins télécharger et utiliser les applications gratuites.

***

Comme l’écrit Florian Philippot sur twitter : « Donc sur Facebook vous avez désormais le droit de dire qu’il faut tuer des Russes mais pas le droit de dire qu’il y a des traitements contre le covid !… Tout va bien ! »

MARIOUPOL : CE QUI ATTEND LES FORCES RUSSES

Dans les cours et sur les toits des immeubles…

C’est ce qui s’appelle prendre en otages les populations, mais les tarés extrémistes (Azov, Aïdar et autres, et aussi la plupart des hauts gradés de l’armée « régulière » tous marqués par un extrémisme délirant et pathogène) s’en moquent puisqu’ils étaient et sont encore dans l‘épuration ethnique ! Et Marioupol est dans le Donbass !

LE SBU, LA TERRIBLE POLICE POLITIQUE UKRAINIENNE

DONBASS INSIDER

SBU the terrible Ukrainian political police, assassinations and torture

10/03/2022

Article by Laurent Brayard for Donbass Insider

SBU la terrible police politique ukrainienne, assassinats et torture 10/03/2022

traduit à partir de Google, j’ai relu mais il peut traîner des erreurs

*

Les services de sécurité d’Ukraine… presque aucun Français n’en a jamais entendu parler et nos journalistes en France ne sont pas prêts à vous dire ce qu’est le SBU. Et pourtant!

C’est sans doute l’une des pires, sinon la pire organisation criminelle d’Europe et l’une des polices politiques les plus terrifiantes que nous ayons connues depuis un demi-siècle. Ses exploits pourraient être à la hauteur de la tristement célèbre STASI (RDA) ou encore de la Securitate (Roumanie), qui ont fait tant de bruit. Pourtant, un jour, l’Europe et la France devront accepter de voir le visage de la mort et du sang qu’est le SBU. Tant de silence de la part de journaux aussi célèbres que Le Monde, Libération ou Le Figaro est en soi suspect et pire encore coupable, et j’ose dire : criminel.

Il n’y a pas de guerre dans le Donbass… seulement une opération anti-terroriste. Oui, vous avez bien lu, c’est une loi de la Rada d’Ukraine qui a été adoptée en 2014, il n’y a pas de guerre dans l’Est de l’Ukraine… mais des terroristes qui cherchaient à détruire le pays.

Selon cette rhétorique, le SBU, qui s’occupe de contre-espionnage, s’est déployé et a très vite commis de nombreux exactions, assassinats et crimes divers. Selon diverses sources, le SBU comptait près de 30 000 agents et employés, et s’attaquait très vite à tout ce qui était russe, anti-Maïdan et qui pouvait entraver la marche de la Révolution colorée financée et organisée par les USA, à l’hiver 2013-2014.

La jeune blogueuse Marina Russkaya (pseudonyme pour protéger sa famille en Ukraine), étudiante en sciences politiques dans la capitale (2012-2015) nous racontait à l’époque son parcours. Ayant commencé à écrire contre le Maïdan, elle fut bientôt en contact avec d’autres militants et bientôt suivie par des dizaines de milliers de personnes.

C’est un matin de 2015 qu’elle est interpellée par une amie militante à Kiev : « tu dois fuir Marina, ils défoncent ma porte, ils viennent te chercher ! N’emportant que son sac à main, la jeune femme, alors âgée de 24 ans, a fui l’Ukraine. Heureusement, elle a pu prendre un train pour la Russie et de là pour le Donbass.

Ce jour-là, le raid du SBU a pris plusieurs dizaines de militants dans ses filets. Interrogée à ce sujet, Marina a répondu qu’elle n’avait aucune nouvelle : « ils ont été assassinés, emprisonnés, ils seront certainement tués s’ils ont survécu dans les prisons ukrainiennes où ils languissent, le SBU ne les laissera pas vivre avant de s’enfuir ».

C’est l’un des nombreux témoignages que nous avons recueillis auprès de « ces terroristes du Donbass ». Pire encore, il existe même une liste officielle publiée sur Internet contenant des milliers de noms de personnes à emprisonner ou à assassiner, la liste Mirotvorets (Christelle Néant et moi-même et d’autres Français sont sur cette liste).

Car loin de s’occuper enfin du contre-espionnage, les agents du SBU sont devenus une police politique, et cette police torture et assassine depuis 8 ans. Prisons secrètes et sites de torture du SBU… sous contrôle américain ? En 2016, j’ai eu la chance d’interviewer en deux séances, 11 prisonniers politiques échangés par l’Ukraine (via la Croix-Rouge), contre des soldats ukrainiens. Ce qu’ils m’ont dit hante encore ma mémoire et parfois mes nuits. C’est ainsi que j’ai découvert l’étendue de la répression politique en Ukraine.

Le SBU peut arrêter sans mandat d’arrêt n’importe qui sur le territoire de l’Ukraine. Ces personnes sont illégalement interrogées et emprisonnées. Pour les faire parler et « détruire le terrorisme en Ukraine », tous les moyens sont bons. Ces 11 personnes m’ont toutes raconté des tortures parfois horribles. L’un a été emprisonné et torturé pendant 14 mois à Zaporozhie. Le traumatisme qu’il a subi a rendu très difficile son entretien, car il revivait la torture et tremblait comme une feuille, littéralement brisé par les abus sans fin qu’il avait subis. Un autre a eu des problèmes cardiaques, suite à l’utilisation de « gégène » sur lui lors de longues séances.

Une femme était parmi le lot, elle avait eu les ongles arrachés, les dents cassées…. De par son apparence je n’osais pas croire qu’à l’époque elle avait mon âge (43 ans), et elle a dû sortir ses papiers d’identité pour me prouver qu’elle n’avait pas 65 ans. La pauvre femme s’était fait injecter de la drogue et substances pendant 20 jours et il m’était difficile d’entendre tout ce qu’elle avait vu et souffert.

Deux des hommes emprisonnés avaient été arrêtés et torturés par des agents masqués du SBU, dont beaucoup ne parlaient qu’anglais… Pourtant, tout le monde se souvient de l’expérience des Américains de la torture dans des prisons comme Guantanamo. J’ai été tellement surpris par ce fait à l’époque que nous nous sommes longuement attardés sur ce détail.

Au final, mon enquête s’est terminée avec suffisamment d’informations pour pointer vers au moins quatre prisons secrètes en Ukraine, à Zaporozhie, Kharkov, Kiev et enfin Kramatorsk. Il est certain que dans ces prisons des centaines de personnes ont été assassinées, un des résistants m’a donné une liste d’une quinzaine de noms de personnes qui ont été tuées pendant sa détention, par la femme dont elle m’a parlé des exécutions commises dans sa prison pendant la 20 jours qu’elle y a passé .

Une longue liste de personnes disparues et assassinées émergera un jour de l’après-guerre en Ukraine. C’est clairement mon sentiment et il est renforcé par les deux interviews de Français, dont je dois cacher les noms pour leur sécurité en France, qui ont également été arrêtés par le SBU en Ukraine. Ces deux hommes ont été dénoncés… l’un par son ex-femme à Dnepropetrovsk, l’autre par des inconnus à Kiev (2016). Arrêtés illégalement au petit matin dans leurs appartements, ils ont été molestés, enfermés, l’un d’eux a été battu et a eu la peur de sa vie jusqu’à son départ précipité d’Ukraine. Tous deux ont été « invités » à quitter le pays et à ne jamais revenir et s’ils le faisaient, à en payer le prix… L’ambassade de France à Kiev, alertée à l’époque, n’a rien fait pour les aider et a étouffé l’affaire. C’est parce que nous soutenions déjà l’Ukraine des meurtres et des massacres.

Parmi les autres faits qui ont retenu notre attention, il faut aussi mentionner le très grand nombre de personnes qui ont fui l’Ukraine justement pour échapper à la mort et à ces répressions. J’ai rencontré une femme de Kharkov à Moscou en 2019 qui avait vu la porte de son appartement défoncée par le SBU. La police politique ukrainienne a assassiné son mari ce jour-là, dans son appartement et sous ses yeux, sans autre procès. Pourquoi elle a été épargnée, elle ne le sait pas, mais après de nombreuses aventures, elle a réussi à fuir le pays, emmenant avec elle sa mère âgée. Ce sont les histoires qui me sont venues et il y en a bien d’autres… la liste des crimes commis par le SBU est, à mon avis, hallucinante.

Un jour [on l’espère], nos journalistes français qui se sont tus devront rendre des comptes. Un jour, nos hommes politiques français qui ont soutenu ce régime auront eux aussi à en répondre ! Un Nuremberg d’Ukraine ? La question se posera forcément et la France devra prendre ses responsabilités pour arrêter de couvrir ce carnage et cette police qui déshonore le peuple ukrainien.

Si certains d’entre vous ont des doutes, sachez que le 5 mars 2022, le SBU a assassiné Denis Kireev dans la rue. Il était diplomate et membre de la délégation ukrainienne qui a rencontré ses homologues russes à Gomel, en Biélorussie. Il était pour la paix, mais selon l’Ukraine, c’était un traître. Loin des actions normales des pays civilisés d’Europe, le SBU l’a assassiné dans la rue, l’a abattu comme un lapin, à la manière de la mafia…

Est-ce cela que la France soutient ? Est-ce cela qui représente la France ? Est-ce là ce qui représente les idéaux républicains de notre pays ? Quand les Français ouvriront-ils les yeux ? Combien de morts et de massacres faudra-t-il encore, car au moment où j’écris, dans la déroute de l’Ukraine, le SBU assassine. Cette Gestapo a en effet atteint le mur et avant de payer l’addition ou de se réfugier dans une gentille famille en France, elle tue sans fin et sans aucun remords.

Un extrait de conférence de presse de Poutine à des journalistes, dont apparemment des Français,
https://reseauinternational.net/ukraine-nouvelles-du-front-dominique-delawarde/

De Sputnik
https://videopress.com/v/AbRLkStH

« MAIS POURQUOI ALLER SI LOIN ET VOULOIR TAILLER DANS LA CHAIR VIVE »

Immédiatement après la chute du mur de Berlin en 1989, Soljenitsyne publia un livre intitulé: Comment réaménager notre Russie, réflexions dans la mesure de mes forces (Fayard, 1990). Extrait :
 
(…)
Je suis moi-même presque à moitié ukrainien et c’est entouré des sons de la langue ukrainienne que j’ai commencé à grandir. Quant à la douloureuse Russie Blanche, j’y ai passé une grande partie de mes années de front et j’ai conçu un amour poignant pour la pauvreté mélancolique de sa terre et la douceur de son peuple.
Ce n’est donc pas de l’extérieur que je m’adresse aux uns et aux autres, mais comme l’un des leurs.
Notre peuple n’a été, du reste, séparé en trois branches que par le terrible malheur de l’invasion mongole et de la colonisation polonaise. C’est une imposture de fabrication récente qui fait remonter presque jusqu’au IXe siècle l’existence d’un peuple ukrainien distinct, parlant une langue différente du russe. Nous sommes tous issus de la précieuse ville de Kiev « d’où la terre russe tire son origine », comme le dit la Chronique de Nestor, et d’où nous est venue la lumière du christianisme. Ce sont les mêmes princes qui nous ont gouvernés : Iaroslav le Sage répartit entre ses fils Kiev, Novgorod et toute l’étendue qui va de Tchernigov à Riazan, Mourom et Béloozéro ; Vladimir Monomaque fut en même temps prince de Kiev et de Rostov-Souzdal ; et la même unité se reflète dans les fonctions des métropolites. C’est le peuple de la « Rous » de Kiev qui a créé l’État de Moscovie. Englobés dans la Lituanie et la Pologne, Blancs-Russiens et Petits-Rusiens restèrent conscients de leur identité russe et luttèrent pour n’être ni polonisés ni catholicisés. Le retour de ces terres dans le sein de la Russie fut senti par tout le monde, à l’époque, comme une Réunification.
Oui, cela fait mal et honte de se rappeler les oukases du temps d’Alexandre II (1863, 1876) interdisant la langue ukrainienne d’abord dans le journalisme, puis également dans la littérature de ces aberrantes ossifications qui, frappant la politique du gouvernement comme celle de l’Église, préparèrent la chute de l’ancien régime russe.
De son côté, la Rada au socialisme brouillon qui apparut en 1917 fut constituée par un accord entre hommes politiques, et non élue par le peuple. Et lorsque, renonçant à l’idée d’une fédération, elle proclama que l’Ukraine sortait du sein de la Russie, elle le fit sans consulter l’ensemble de son peuple.
J’ai déjà eu l’occasion de répondre aux nationalistes ukrainiens émigrés qui s’emploient à faire accroire à l’Amérique que « le communisme est un mythe et que ce ne sont pas les communistes, mais les Russes qui veulent s’emparer du monde entier » (oui, oui, les « Russes » ont déjà mis la main sur la Chine et le Tibet, c’est écrit depuis trente ans dans une loi votée par le Sénat américain). Un mythe, le communisme ? Un mythe dont Russes et Ukrainiens ont, les uns comme les autres, éprouvé physiquement la réalité, à partir de 1918, dans les geôles de la Tchéka. Un mythe qui, dans la vallée de la Volga, a réquisitionné jusqu’au dernier grain gardé pour la semence et a livré vingt-neuf gouvernements russes à la famine mortelle de 1921-1922. Un mythe qui a perfidement précipité l’Ukraine dans la famine tout aussi impitoyable de 1932-1933. Et, alors que nous avons subi ensemble, sous le joug des communistes, la même collectivisation au knout et au fusil, se peut-il que ces sanglantes souffrances ne nous aient pas unis ?
En Autriche, en 1848, les Galiciens appelaient encore « russe » leur conseil national : « Holovna Rousska Rada ». Mais par la suite, dans la Galicie coupée du reste de l’Ukraine, on vit naître et se développer — non sans que l’Autriche y mît secrètement la main — un ukrainien déformé, farci de mots allemands et polonais, qui n’était plus la langue du peuple, ainsi que deux tentations : celle de faire oublier leur langue aux Russes des Carpates, et celle d’un séparatisme ukrainien radical, le même qui inspire actuellement aux chefs de l’émigration ukrainienne tantôt des boniments de camelot ignorant : saint Vladimir « était ukrainien ! », tantôt des cris de fou furieux : « Vive le communisme, pourvu que périssent les moskals ! »
Comment pourrions-nous ne pas partager la douleur des Ukrainiens devant les tourments endurés par leur pays sous le régime soviétique ! Mais pourquoi aller si loin et vouloir tailler dans la chair vive (en emportant dans le même morceau ce qui n’a jamais été la vieille Ukraine, comme la « Plaine sauvage » des nomades — devenue la Nouvelle-Russie —, ou la Crimée, le Donbass et un territoire qui va presque jusqu’à la mer Caspienne) ? Et si l’on invoque « l’autodétermination de la nation », alors c’est la nation elle-même qui doit fixer son destin. La question ne saurait être réglée sans une consultation du peuple tout entier.
Détacher aujourd’hui l’Ukraine, ce serait couper en deux des millions de familles et de personnes, tant la population est mélangée ; des provinces entières sont à dominante russe ; combien de gens auraient du mal à choisir entre les deux nationalités ! combien sont d’origine mêlée ! combien compte-t-on de mariages mixtes que personne ne considérait jusqu’ici comme tels ! Dans l’épaisseur de la population de base, il n’y a pas la plus petite ombre d’intolérance entre Ukrainiens et Russes.
Frères ! Ce cruel partage ne doit pas avoir lieu ! C’est une aberration née des années de communisme. Nous avons traversé ensemble les souffrances de la période soviétique : précipités ensemble dans cette fosse, c’est ensemble que nous en sortirons.
En deux siècles, quelle multitude de noms éminents à l’intersection de nos deux cultures ! Selon la formule de M.P. Dragomanov : « Inséparables, mais aussi immélangeables. » La voie doit être ouverte toute grande à la culture ukrainienne et biélorusse non seulement sur le territoire de l’Ukraine et de la Russie Blanche, mais aussi, cordialement et joyeusement, sur celui de la Grande-Russie. Pas de russification forcée (mais pas non plus d’ukrainisation forcée, comme on en a connu à la fin des années vingt), un développement sans entraves de nos cultures parallèles, et la classe faite dans l’une ou l’autre langue au choix des parents.
Bien entendu, si le peuple ukrainien désirait effectivement se détacher de nous, nul n’aurait le droit de le retenir de force. Mais divers sont ces vastes espaces et seule la population locale peut déterminer le destin de son petit pays, le sort de sa région, — et chaque minorité nationale qui se constituerait, à cette occasion, à l’intérieur d’une unité territoriale donnée, devrait à son tour être traitée sans aucune violence.
Ce qui vient d’être dit s’applique également dans sa totalité à la Biélorussie, à cela près qu’on n’y a pas excité un séparatisme inconditionnel.
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Alexandre Soljenitsyne

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Des propos qui entrent en résonance avec les premiers mots du discours de Vladimir Poutine le 21 février 2022 :
« … Je tiens à souligner une fois de plus que l’Ukraine n’est pas pour nous un simple pays voisin. Elle fait partie intégrante de notre propre histoire, de notre culture et de notre espace spirituel. Il s’agit de nos amis, de nos parents, non seulement de nos collègues, amis et anciens collègues de travail, mais aussi de nos parents et des membres de notre famille proche. Depuis les temps anciens, les habitants des terres historiques du sud-ouest de l’ancienne Russie se sont appelés Russes et orthodoxes. Il en était ainsi avant le XVIIe siècle, lorsqu’une partie de ces territoires a été réunifiée avec l’État russe, et après … »

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*MOSKAL : terme aujourd’hui péjoratif qui à l’origine (XIIe siècle) désignait le moscovien (différent du moscovite, habitant de Moscou), c’est-à-dire le sujet de ce qui devenait la Grande principauté de Moscou (XIIIe / XVIIIe siècles) qui allait être l’Empire russe à partir de la fin du XVIIIe siècle et le début du XIXe siècle et s’étendit alors sur les autres contrées russes de Biélorussie et d’Ukraine. Ce mot finit par désigner l’envahisseur ou pour le moins le dominateur. Envahisseur tout relatif en Ukraine comme en Russie Blanche puisque russes, biélorusses et ukrainiens sont tous des Rus des « origines » dont la capitale était Kiev (Kyiv). Il est dit qu’il existe en ukrainien un verbe « moscaler » qui a le sens de : arnaquer, escroquer. Le « moskal » est un personnage traditionnel du théâtre de marionnettes ukrainien, « c’est un gros lourdaud, ivrogne, brutal et rapace, que la ruse du paysan ou de la jeune femme d’Ukraine parvient à neutraliser et, souvent, à ridiculiser. » (wikipédia). Son pendant chez les Russes est le « khokhol », le benêt, le gogol ou gogolito. « Moskal » est selon la personne qui l’utilise soit péjoratif, soit ironique par métonymie. On peut le rapprocher d’un mot passé de mode en français comme « moscoutaire » qui désigna, du temps du bolchévisme « celui qui va chercher ses directives à Moscou », ou qui est « adepte du bolchévisme ».

CORSE : ÇA SE CORSE

Ça part de partout en fait ! Et Macron est vraiment au sommet en tout. Cela devient explosif en Corse.

Suite à ce qui est arrivé à Colonna en prison il y a une semaine, les manifestations ne faiblissent pas, au contraire, hier soir des cocktails molotov ont été lancés contre la sous-préfecture de Calvi. Et la situation était hors de contrôle à Ajaccio où des manifestants se sont introduits dans le Palais de Justice où il y a eu un début d’incendie après le jet d’un cocktail molotov. Et ceci n’est qu’une partie de ce qui est arrivé. De nombreux blessés tant du côté des CRS que des manifestants (des milliers) qui n’hésitent pas à se servir de frondes avec des billes métalliques ou des bombes agricoles (sic). Aux cris de « Statu francese assassinu ! ».

Et comme un malheur n’arrive jamais seul …

Et il y a encore des abrutis à vouloir voter pour cet individu.

La procédure des « parrainages Bayrou »

(JPF) Je donne la vidéo ci-dessus où à mon avis Asselineau se donne un peu trop le beau rôle. Et devrait nous expliquer pourquoi depuis 2020 il a perdu une bonne partie de sa crédibilité, non pas d’analyse mais de capacité à être un homme politique. On ne peut pas se targuer d’être pour l’union quand elle consiste à vouloir s’accaparer la tête unique des souverainistes, quand on appelle à l’union finalement autour de son ego en début d’année 2020 et la refuser en des termes scandaleux quand Philippot ne cessait de la réclamer depuis 2020 également, mais en particulier depuis l’été 2021 quand les manifs ont été lancées, ou plus exactement relancées. Asselineau a été lâché par une bonne partie de ses adhérents et militants au printemps et à l’été 2020 (je n’en dis pas plus sur les raisons, des procès sont en cours d’instruction) et de ce que j’en sais est encore lâché actuellement (des membres de l’UPR quittent ce parti, en particulier pour rejoindre Les Patriotes). Cela fait des mois qu’Asselineau est absent de la rue et des manifestations (ce qui pour Philippot d’ailleurs semble plus important qu’une simple élection qui serait sans lendemain) . Et c’est Asselineau qui a déjà tenu, lui l’indigné, des propos absolument outrageants sur Philippot et sur certaines des personnes qui depuis un an et demi environ, manifestent semaine après semaine (cf YouTube où il s’exprime sur le sujet sur au moins deux courtes vidéo prises sur le vif), pendant que lui Asselineau se réjouit d’être vu et « écouté » par tant et plus d’internautes. Par contre je n’ai jamais entendu d’autres souverainistes connus le dénigrer ou entretenir des polémiques. Mais au contraire (en particulier Philippot) l’appeler à l’union. Par contre un certain nombre d’entre eux se sont écartés de lui, ou l’ignore. Mais c’est je pense avant tout de son fait. Il faut quand même savoir qu’Asselineau est quelqu’un qui depuis plus de dix ans que son parti existe fait le vide autour de lui et a su faire partir ou exclure les têtes trop bien faites ou qui dépassaient du lot. Et tous ceux qui lui faisaient de l’ombre. Oui, c’est triste tout ça, mais il est un peu trop facile pour ce dernier de jouer uniquement l’indigné et la victime. Cela dit ce que raconte Asselineau sur les manœuvres de certains (qu’il nomme en partie : les contestataires de son parti de 2020) ne sont pas jojo. Mais elles ne sont pas nées de rien.

François Asselineau

La procédure des « parrainages Bayrou »

▪️a soudain catapulté Mélenchon, Zemmour,Le Pen et Poutou largement au-dessus des 500 (même Taubira, très en retard,a été propulsée à 274!)

▪️ne m’a pas donné le moindre coup de pouce, l’objectif étant de m’écarter

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Petit commentaire de moi :

Et il est arrivé la même chose pour d’autres comme Alexandre Juving-Brunet, sans parler même du Parti Animaliste. Et il serait arrivé la même chose si Florian Philippot avait persisté jusqu’au bout. Tiens, au fait Cheminade n’est pas, n’est plus là.

Par contre multiplier les brèles et les inutiles …

Et ça s’appelle la démocratie… certes uniquement représentative … et la représentation est limitée à certains, et très représentative de l’état de délabrement du monde et du système politiques.

J’SUIS PAS CONTENT !

Ch’uis pas content : Concert des pitres, réfugiens*, Valls renfloué par Macreuse, Joe Biden au dernier stade du gâtisme… : très bonne image de l’Occident mondialiste.

*réfugiés ukrainiens