De diverses sources présentes ou plus anciennes.
ce texte est en cours de relecture, mais l’actualité réclame de ne pas trop retarder sa diffusion
avec ajouts du 14 4 22, 15 4 22, 16 4 22, 19 4, 28 4 22
Est évoqué depuis le début de « l’opération spéciale » russe en Ukraine la possibilité d’une partition de l’Ukraine qui ne se limiterait pas à la sortie définitive (sauf si l’avenir proche ou lointain en décide autrement) des deux républiques donbassiennes et de la Crimée intégrées à la Fédération Russe, mais aussi de petits territoires trans-frontaliers de la Hongrie, Roumanie, Moldavie, voire de la Pologne : ou encore de la Biélorussie et de la Russie (au Nord et Nord-Est).
Depuis le retrait volontaire et le redéploiement des forces russes des régions de Kyiv/Kiev et de Tchernihiv/Tchernigov (ce que le gouvernement de Kiev nomme « avancée » ou mieux encore « libération », en nov-langue, ou langage inversé, mondialiste) Kharkov (fin mars — début avril) il devient de plus en plus clair que l’offensive russe au Nord avait bien pour but de tenir une partie de l’armée et des milices ukrainiennes loin du seul vrai champ de bataille essentiel, qui est devenu le chaudron où s’est enfermé ce qui reste la force essentielle en hommes et en matériel de l’armée ukrainienne, là où elle comptait percer le front du Donbass juste avant que l’armée russe ne pénètre en Ukraine (du Nord vers Kiev, de l’Est vers Soumy et Kharkov, du Sud à partir du Donbass et de la Crimée).
La lenteur à résorber ce secteur du Donbass par l’armée russe et les milices du Donbass tient au fait que l’armée ukrainienne y avait installé tout un système de défenses terrestres. Et aussi que la libération de la ville de Marioupol, où les civils étaient utilisés comme boucliers humains, a pris du temps, quartier par quartier, rue par rue, et a retenu des effectifs importants. Contexte propre à la guerre urbaine. De nombreux jours ; alors même que les quelques dernières poches de résistance sont encore présentes.
Tandis qu’il y a de moins en moins de doutes que des officiers venant de forces armées occidentales sont coincés à Marioupol. De temps à autre, les Russes continuent d’abattre des hélicoptères essayant d’approcher les dernières zones de résistance ukrainiennes. D’ailleurs, l’armée russe a fait savoir, sur place, qu’elle avait des demandes de négociation de la part des personnes concernées. La question se pose de savoir pourquoi les Russes ne le rendent pas public.
Enfin, il devient de plus en plus difficile de dissimuler que les États-Unis et l’OTAN mènent en Ukraine une guerre par procuration. Il faut savoir également que des informations diverses circulent depuis des semaines sur ce que pourrait contenir le grand site industriel et la grande usine de Marioupol, ainsi que ses sous-sols. Pour l’instant, des combats continuent autour, et tout un tas de rumeurs se développent, entretenues par le fait que les Occidentaux ont l’air d’y attacher une importance énorme.
(Note des 16 et 19//04 – Le 13 avril, Xavier Moreau (Stratpol) nous disait : « A Marioupol, après la reddition de plus de mille militaires ukrainiens à Azovmash et la prise du port par l’Armée de libération de Donetsk, il ne reste plus que Azovstal où sont les soldats du bataillon Azov. Les tentatives pour évacuer des chefs et de hauts gradés étrangers ont échoué. » On a pu ajouter la prise de 125 militaires ukrainiens et d’autres encore, en petits groupes, en d’autres lieux de la ville également. AzovMash ou AzovMach est une usine probablement de production de machines (Mash pour машина ou машины , machine(s)) situé au Nord de Azovstal. Dans le même secteur une certaine usine Ilyich (ou Illitch) dont je ne sais rien de plus sauf qu’elle a servi de refuge elle aussi à l’armée ukrainienne.
Stal сталь est le nom de l’acier en ukrainien, stali стали en russe ; mot qui a donné le bien tristement célèbre surnom : Staline. L’origine de la construction de l’usine métallurgique Azovstal date de 1930, suivi un an plus tard par le début de la construction d’un canal afin de relier l’usine au port de Marioupol. De nos jours, Azovstal fait partie du groupe Metinvest, contrôlé par l’homme le plus riche d’Ukraine, Rinat Akhmetov. Considéré comme pro-Moscou avant le début de la guerre, Akhmetov aurait depuis tourné sa veste. Metinvest, lui-même fait partie de SCM Holdings, dont les filiales font travailler quelque 200.000 personnes. Azovstal est l’une des plus grandes aciéries du monde, où le charbon est cokéfié, puis utilisé dans la réduction du minerai de fer en fonte et en acier. Même après des mesures de réduction de la pollution, les cokeries sont des usines qui demeurent très polluantes, hors celle-ci est en pleine ville.)
– I –
Mais pour en revenir à l’actualité militaire, tous les éléments sont réunis, nous disent les commentateurs informés, pour estimer que la nouvelle phase de la guerre qui est bien une « opération spéciale », vise à couper l’Ukraine en deux, d’Est en Ouest, et en son milieu, en focalisant à présent ses efforts dans l’Est et le Sud-Est, en préparation de la Novorossya débarrassée d’un gouvernement ukrainien délétère (les camés dénoncés par Poutine) et d’éléments bandéristes (les nazis également dénoncés par Poutine).
Les prochaines opérations militaires russes devraient se produire sur plusieurs fronts, simultanément ou à la suite les uns des autres, mais on ne sait trop dans quel ordre.
Kharkov et son oblat sachant que les Russes tiennent déjà la ville d’Izioum tout au Sud de cet oblast.
Le chaudron de l’armée ukrainienne plus au Sud de cette ville (du côté de Kramatorsk, centre du chaudron principal où est enfermée l’armée ukrainienne, et autour de Severodonetsk, chaudron secondaire au sein du grand chaudron), ce qui libérerait une bonne part des territoires non encore sous le contrôle des Donbassiens.
D’autres fronts devraient s’ouvrir ou se déplacer du Sud plus au Nord du territoire ukrainien, ou plus au Centre — comme on veut voir les choses — au-delà de Zaporojjia vers Dnipropetrovsk, au-delà de Kherson vers Mykolaïev, pour s’achever sur Odessa et son oblast.
Sans oublier sans doute la Transnistrie russophone en Moldavie.
Ce qui achèverait alors la conquête de l’essentiel du territoire de la nouvelle Novorossiya.
Récemment l’armée russe a détruit des missiles S-300 livrés à l’Ukraine par la Slovaquie qui étaient stockés dans un hangar entre Nikolaïev et Dniepropetrovsk/Dnipro. Elle a aussi détruit un entrepôt d’explosifs dans la région de Nikolaïev / Mykolaïev et des entrepôts d’essence dans la région de Dniepropetrovsk.
Plus généralement, une bonne proportion des armes et munitions livrées par les Occidentaux, nous dit-on, sont tracées et détruites ou récupérées.
Tandis que, par ailleurs, l’armée de Kyiv pose systématiquement des mines, partout où elle le peut, ce qui généralement est la marque d’une armée en repli ou en déroute.
Sans oublier qu’une partie des troupes russes du Nord n’a pas disparu, mais se sont simplement repliées vers la frontière au Nord-Est de l’Ukraine. Maintenant la pression sur les troupes ukrainiennes de la région de Kyiv. Et pouvant revenir vers Kiev à tout moment.
D’après les personnes bien informées, une des priorités présentes des forces russes pourrait être Kharkov, la seconde ville d’Ukraine qui contient la poussée russe depuis de nombreux jours. Selon des sources russes, nous dit-on, les commandos et les agents de liaison des pays de l’OTAN opérant à Kharkov ne seront pas protégés par les Conventions de Genève (protection des civils, des membres de l’aide humanitaire, des blessés et ambulances, des prisonniers de guerre) et seront par conséquent imparablement « détruits », pour reprendre l’expression militaire consacrée.
Autrement dit, ces éléments militaires étrangers, même s’ils ne sont pas officiellement en guerre, ou même armés, seront bien considérés pour ce qu’ils sont : des belligérants à part entière.
Le maire de Kharkov a récemment appelé les habitants à ne pas quitter la ville : pour en faire un nouveau Marioupol où l’utilisation des civils comme boucliers humains a ralenti l’avancée des troupes russes ? De même, les civils pourtant retenues par les autorités, se pressent pour sortir de Kramatorsk, appelés par l’armée russo-donbassienne à se réfugier loin de la ville, ville qui va être au cœur des prochains combats.
Pour revenir à Kramatorsk évoqué dans un article précédent : Selon des sources, semble-t-il russes, postées sur Telegram “La presse étrangère a photographié l’épave du missile balistique Toshka-U qui a ciblé Kramatorsk. Le problème pour les kiéviens, c’est que le numéro de série est apparent sur les photos… Ainsi, il ne sera pas difficile de démontrer que ce sont les bandéristes qui ont attaqué la population pro-russe de Kramatorsk, pourtant encore sous le contrôle de Kiev. Le numéro de série est très proche (à 13 unités près) de missiles balistiques Toshka-U que les kiéviens ont tirés sur le Donbass ces dernières années”.

Cette photographie serait celle du missile balistique Toshka-U évoqué ci-dessus
Tandis que l’armée russe effectue des tirs balistiques de précision sur le futur champ de bataille du Donbass pour préparer l’offensive (mais aussi sur l’Ouest de l’Ukraine). Donc la préparation de l’encerclement de l’armée ukrainienne au Donbass se poursuit. Avec un futur mouvement enveloppant, dont on parle déjà depuis des semaines, pour ne pas dire les premiers jours de la guerre, à l’Ouest et une attaque massive d’artillerie à l’Est sur une zone rurale plate et inhabitée mais super « blockhaussisée ».
Il faut savoir que des mises en garde émanant du côté russe ont déjà été adressées à de nombreuses municipalités en Ukraine orientale et centrale sur l’imminence d’une offensive russe. Ces avertissements recommandent aux populations civiles de quitter les lieux et de se réfugier loin des zones de combat, les villes essentiellement et en particulier la proximité de tout bâtiment militaire, port, aérodrome tant civil que militaire, dépôt d’essence, etc.
Les principales localités concernés à présent par la guerre au Donbass sont, de l’Est au Sud-Est d’Izioum : Roubijné / Roubejnoïé, Sievierodonetsk / Severodonetsk /, Lyssytchansk / Lisitchank, Kramatorsk et Popasna/Popasnaïa.
Roubijné,village très ancien qui s’est développé avec l’arrivée du chemin de fer en 1894-1895 ; Sievierodonetsk née en 1934 avec la construction des premiers logements pour le personnel de l’Usine chimique de Lyssytchansk, ville fondée en 1795 sur le site de la première exploitation charbonnière du Donbass, ouverte en 1786 ; Kramatorsk qui s’est développée autour de sa gare construite en 1868. Popasna fondée en 1878 également avec la construction du chemin de fer de Donetsk.
Des endroits libérés du Donbass, ou plus généralement du Sud, parviennent des informations montrant une bonne entente générale entre les civils, les autorités (nouvelles ou provisoires quand les anciennes ont fui), la disparition des rares et très modestes manifestations d’opposition.
À Kherson, vers l’embouchure du Dnipro, contrairement à ce qu’annonce les Ukrainiens, l’armée russe ne recule pas, mais il serait évoqué de plus en plus fréquemment que son oblast puisse devenir une république autonome comme dans le Donbass. En cette région ce sont des drapeaux russes qui sont hissés sur les bâtiments publics. Tandis qu’à Zaporojie, et sur deux/tiers de son oblast une administration civile se met en place et le rouble y est progressivement introduit. Contrairement à ce que clame la propagande otanienne, les soldats russes sont bien accueillis par l’essentiel des populations. Et l’aide humanitaire qu’ils déploient est très importante.
Ce que l’on pourrait préciser ici, est que, vu la volonté plus ou moins apparente des Russes de contrôler tout le Sud-Est et le Sud de l’actuelle Ukraine, et vu également la volonté des bandéristes d’exterminer les « mauvais ukrainiens » y compris jusqu’à Boutcha banlieue de Kyiv en 2022 où à Odessa en 2014 (pour ne donner que ces deux exemples), les Russes sont condamnés à prendre le contrôle militaire et policier des oblasti qu’ils libèrent pour longtemps. Pour ne pas dire : pour toujours. Les quitter, serait une catastrophe pour les populations locales ; tant ukrainophones que russophones ou autres encore, d’ailleurs.
– II –
Il faut rappeler ici cet élément important en rapport avec Kharkov/Kharkiv, mais aussi toute la zone située du Nord-Est au Sud-Est ukrainiens : qu’elle n’a finalement été intégrée à l’Ukraine qu’à une époque récente.
Un peu d’Histoire.
Cette région dont Kharkov faisait partie, fut désignée autrefois sous le nom d’Ukraïna Sloboda, c’est-à-dire de Marche Liberté en des formes anciennes de slave oriental, ou de Slobojanchtchina (manière un peu hypocoristique voire péjorative de la nommer : la Slobodinette). 1 La meilleure traduction d’Ukraïna Sloboda en français pourrait être Marche Libre, ou Marche Franche, comme on a en France la Franche-Comté, dans une même situation de frontière, mais qui devrait d’ailleurs se dénommer Franc Marquisat car normalement, ce sont des marquisats qui se trouvaient aux frontières (marquisat = marche, marge, limite, frontière) et non des comtés.
L’Ukraïna Sloboda était un territoire constitué d’établissements, des slobodes (colonies libres), exemptés d’impôt, où s’installèrent des colons cosaques et des paysans ukrainiens, biélorusses de la République des Deux-Nations, et russes de l’empire russe, etc. Ces deux villes principales étaient Soumy et Kharkov. Deux cités situées toutes deux près de la frontière actuelle avec la Russie.
Au départ, et sous la protection militaire des Cosaques, cette région jouissait d’une grande autonomie qui fut diminuée au cours du temps, pour être finalement portée à néant, intégrée au Gouvernement de Petite Russie en 1764, (dont la capitale fut un temps Kiev, à compter de 1775) puis scindée en trois provinces à partir de 1781. L’autocrate Catherine II (amie des « philosophes » du moins de certains, qui en ce domaine ressemblent à nos pseudo-philosophes actuels) avait aboli les privilèges des slobodes en 1765.

Cлобожанщина La Slobosanchtchina avec ses deux villes principales : Soumy et Kharkov.
En 1835, la Slobojanchtchina fut supprimée en tant qu’entité spécifique… Si l’on passe les années et que l’on arrive au siècle suivant, on voit Soumy puis Kharkov intégrées, par les bolcheviques, à l’Ukraine comme toute la portion, la frange Est du territoire ukrainien actuel, pour n’évoquer que ce secteur-là.
Il est bien établi qu’il y a eu en cela une volonté de russifier ou rerussifier une région frontière (l’Ukraïna, la Marche) pas ou peu portée sur le bolchevisme, et marquée par une volonté d’indépendance. Les bolcheviques avaient le souvenir récent de la courte période où Petlioura dirigea sans nuances le pays alors sous protection allemande, période de pogroms à l’encontre de Juifs.
C’est d’ailleurs tout le territoire de l’oblast de Kharkov qui a été offert par Staline à l’Ukraine, en sorte de cadeau empoisonné car il empoisonne encore l’Histoire présente. Ville importante puisqu’elle est la seconde en nombre d’habitants de l’Ukraine et qu’elle est très russophone. Russophone, Kiev l’est également, au moins en partie. (j’en reparlerai)
Les derniers pogroms étant le fait des bandéristes pendant la Seconde guerre mondiale. Bandéristes dont les éléments les plus ultras tinrent tête à l’URSS du côté de la Galicie (extrême Ouest, ou plus exactement Nord-Ouest de l’Ukraine) jusqu’en 1954. C’est également par le traité passé avec Hitler, pendant la guerre, que Staline modifia diverses frontières intégrant des Hongrois, Roumains et Moldaves en Ukraine, modifiant les frontières de la Bessarabie, etc. Sans doute pour affaiblir ici également, aux frontières, le sentiment nationaliste ukrainien.
Vers 1897, voici ce qu’il en était de ce qui s’appelait la Nouvelle Russie — du moins sa partie Nord-Ouest d’Ukraine — avec au Nord-Est la Petite Russie. Et le reste de l’Ukraine, au moins en partie intégré à l’Empire russe :

– III –
Concernant ces redécoupages de frontière à venir, nous n’en savons rien d’autre pour l’instant. Par contre, il semble se dire de plus en plus — selon l’expression consacrée — dans les milieux autorisés, ou pour le moins au fait de la géopolitique de la fédération russe, que ce serait tout le Sud de l’Ukraine, plus russophone et/ou russophile, là où se trouve d’ailleurs une bonne partie de l’industrie, de la finance et du commerce ukrainiens, qui serait concerné par une partition du pays.
À cette occasion, on ressort un discours, d’il y a quelque temps, de Poutine où il évoque le caractère russe d’une bonne partie du Sud de l’Ukraine. Et rappelle l’existence de ce qui s’appelait la Nouvelle Russie (Novorossiya, ou Novorossia) territoire qui a fait partie à compter de la fin du XVIIIe siècle, de l’empire des tsars. Et les commentateurs et connaisseurs des contrées slaves orientales nous rappellent qu’il existe depuis 2015 dans le Sud-Est du Donbass, un parti qui a nom : Parti de la Nouvelle Russie.
La configuration de cette entité, dont il faut savoir qu’elle a été intégrée à l’Ukraine par les bolcheviques au tout début des années vingt, rassemblent, en gros, les oblasti colorés en bleu turquoise, sur la carte ci-dessous. La Crimée étant intégrée au territoire russe. Avant d’en sortir en 1954, comme dit par ailleurs.

Soit les oblasti de Kharkov / Karkiv (8), Lougansk / Louhansk (13), Dniepropetrovskaïa / Dnipro[petrovsk] (5), Donetsk / Donets’k (6), Zaporijié / Zaporijjia (24), Nikolaïev / Mykolaïv (15), Kherson (9), Odessa / Odesa (16).
— Mais pour ce dernier oblat, moins l’excroissance maritime au Sud-Ouest, située sur la rive droite du Dniestr : le Boudjak, de l’ancienne Bessarabie, intégré en 1940 à l’URSS, zone de populations très mêlées, comme le Sud de la Moldavie ; que l’on dit être pro-russe. Cette portion de territoire qui est largement fait de zones lagunaires, de limans comme il y en a plusieurs le long des côtes de la Mer Noire, n’est relié actuellement à l’Ukraine que par un pont sur le Dniestr et une unique route transitant par la Moldavie.
— Sans oublier la Transnistrie très largement russe et russophone, qui est cette étroite frange de terre moldave, également industrielle, située, à quelques rares exceptions, sur la rive gauche du Dniestr (d’où son nom : trans Nistrie : de l’autre côté du Dniestr, par rapport aux Moldaves). Ceci est né d’un mauvais découpage de l’ancienne Bessarabie aujourd’hui répartie entre l’Ukraine et la Moldavie qui est très majoritairement roumanophone (la Moldavie indépendante, située à l’Est de la Moldavie roumaine). Je rappelle ici pour ce qui est de la Crimée, qu’elle a été offerte à l’Ukraine par Khrouchtchev en 1954, sans raison apparente, et ces habitants avec (minorité tatare suite au déplacement d’un grand nombre de tatars loin de là par Staline, minorité ukrainienne et majorité russe — écrasante au port de Sébastopol). Donc peu après la mort de Staline, l’homme d’acier (stal veut dire « acier » en russe) en 1953.
* * *
Dernier détail, gros détail : la Transnistrie, bordure frontalière industrielle de l’Est moldave avec l’Ukraine, est une zone plus ou moins autonome et en état de lâchage total de la Moldavie qui lui fait des misères, certes moins radicales que celles que le gouvernement néo-bandériste fait subir aux russophones et russophiles Donbassiens. Cette petite entité très largement russophone possède des milices et accueille sur sa portion de territoire une base militaire russe forte de 1200 soldats, tout en sachant que la plupart des habitants de cette enclave effective possèdent la double nationalité moldave et russe.
Après avoir eu un gouvernement pro-russe, la Moldavie inaugure un gouvernement pro-occidental. Or, le problème pour ce dernier est que la Moldavie dépend très fortement des importations russes de gaz et de pétrole (ce qui semble être quelque chose d’un peu absurde quand on sait que la Roumanie voisine possède au moins des gisements de pétrole, mais sont-ils assez importants?). Le gouvernement de la Moldavie, qui a conservé un fond de bon sens latin et un souci d’indépendance au moins formelle (la question de son unification à la Roumanie ne semble plus à l’ordre du jour), n’entend nullement faire souffrir sa population, dont actuellement un million d’Ukrainiens réfugiés, dont 500. 000 enfants. Population très importantes pour ce petit pays. Et l’a dit très clairement.
C’est pourquoi elle n’applique pas – elle en est incapable — la moindre sanction économique.
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Localisation de la Transnistrie et du Boudjak.

Composition territoriale de l’actuel oblast d’Odessa
Le Boudjak – Bugeacul en roumain, prononcé boudjacoul (la partie mauve/violette de la carte ci-dessus), est un « solonyme » (« territonyme », nom de contrée) tatar qui veut dire, nous dit-on, « angle, coin de terre ». À rapprocher du mot homonyme turc : bucak (boudjac) qui a les sens de : coin, bourg, commune, district…
Cette partie de territoire a été arrachée par l’URSS à la Roumanie, alors soutien de l’Allemagne, en 1940. Ainsi que l’Île des Serpents, mais en 1948. Île qui a fait parler d’elle dans la présente guerre quand ses 13 défenseurs (de simples douaniers, je crois) ont été hâtivement déclarés morts puis décorés, par zelensky, comme héros de la nation, avant de renaître eux aussi à la vie dès le lendemain en prisonniers des Russes.
***
Remarque en passant à propos de Krivoï Rog, ville de Novorossiya : zelensky (qui est dit-on russophone) est né en 1978 à Kryvyï Rih, ville plus connue je pense sous sa forme russe : Krivoï Rog, importante ville minière (fer) et sidérurgique, située au Centre-Nord et en limite de la Novorossiya, sur l’oblast de Dnipropetrovsk. Ce nom de Krivoï Rog (qui en fait se prononce Krivoy Roj, le j étant la jota espagnole) me rappelle mes cours de géographie du lycée. Je n’avais pas recherché le sens du toponyme de cette ville fondée dit-on par les fameux cosaques Zaporogues, de la cité actuelle de Zaporijjia (voir l’oblast 24 de la première carte au-dessus) mais il semble que Krivoï Rog veuille dire : Corne ou Cor (l’instrument de musique, Rog), courbe (ou courbé, recourbé, Krivoï). Fut un temps peut-être où la région était un lieu de chasse à courre. Mais j’extrapole peut-être.
– IV –
En schématisant , et sans vouloir remonter plus haut dans le temps de l’Histoire, on peut dire que le terme de Nouvelle Russie (Новороссия, Novorossiya) est donc une terminologie ancienne, qui vient d’une époque où les territoires du Sud de l’Ukraine se mirent à relever du tsar russe. Soit à compter de 1770, vers la fin du règne de Catherine II, quand cette région a été conquise, ou en partie reconquise, sur l’empire Ottoman. Et qui reçu alors, sur une terre relativement peu peuplée, l’apport de nombre de colons russes ou allemands en particulier. Tandis que le camp, la cité des Zaporogues fut plusieurs fois déplacée puis supprimée par Catherine II en 1775 et une partie des cosaques chassés ; qui alors se reformèrent de l’autre côté de la Mer d’Azov sur le bassin du fleuve Kouban. 2

Ancien territoire des Cosaques de Kouban.
Au moment de la révolution bolchevique, l’Ukraine connut une courte république, puis fut dépecée un temps en partie par les Hongrois et les Allemands, le reste de son territoire voyant les blancs (monarchistes), les rouges (bolcheviques) et les noirs (anarchistes) s’affronter. De cette période de confusion, on peut retenir l’existence du territoire de l’éphémère République soviétique de Donetsk – Krivoï Rog (1918 – 1919) — voir la partie rouge de la carte ci-dessous — que certains circonscrivent uniquement à la zone la plus au Nord.

Les données cartographiques peuvent être contradictoires ou révéler l’existence de plusieurs réalités politico-militaires en même temps. À une époque qui fut très fluctuante et très chaotique. Ainsi en est-il de la carte précédente et de la carte suivante qui, elle, indique la localisation approximative de la Вільна територія, vil’na teritoriya, le Territoire libre du « gouvernement » makhnoviste (d’inspiration anarchiste), à son minimum et son maximum (1918 – 1921).

Les deux zones se recoupent en partie. Mais il faut noter qu’elles concernent toutes deux le Sud-Est de l’actuel territoire ukrainien. Le centre du mouvement makhnoviste (du nom de son meneur Nestor Makhno) que l’on peut qualifier de révolte de libération paysanne, révolte à pied mais aussi à cheval sur les lieux mêmes de l’ancien gouvernement des cosaques zaporogues, cavaliers accomplis, était la région de Zaporijjia (la cité de la contrée des Zaporogues), justement ; plus précisément à Houliaïpole (Gouliaï Polié ou mieux Poliè, en français, sous une forme qui s’inspire du russe), petite ville située à une centaine de kilomètres au Sud-Est de Zaporijjia, à la limite du territoire de l’actuel oblat de Zaporijjia (24) qui jouxte celui de Donetsk (6).
* * *
Houlyaïpole en ukrainien, Goulyaïpolie en russe (H en ukrainien, G en russe est ici le son de la jota espagnole, du ch allemand de bach, ou du breton c’h ; x en Alphabet Phonétique International) signifie : Ville-Marchante (Walking-City en anglais) et fait référence explicite aux Cosaques Zaporogues ou aux Russes.
En effet , voici ce que nous livre le Словник української мови — Академічний тлумачний словник (1970—1980), le Dictionnaire de la langue ukrainienne — Dictionnaire d’interprétation académique (1970-1980), concernant le mot composé ГУЛЯ́Й-ГО́РОД (houlyaï-gorod) :
« Champ de bataille mobile composé de boucliers séparés avec des meurtrières, utilisé par les troupes russes et les cosaques de Zaporogie lors du siège de forteresses, etc. » Sachant que le mot « gorod » signifie : ville, cité en russe — où il est prononcé goràt ; tandis que ce même mot « gorod » — prononcé xorod — a le sens de jardin ou de potager en ukrainien. 3
ГУЛЯ́Йполе est donc un toponyme mixte qui ne peut que satisfaire les uns et les autres, puisque le suffixe « pol », « pole » ou « polie » (plutôt russe ce dernier) est tout simplement la forme slavisée du mot grec πολις (polis) ville, contrée. Ainsi Marioupol est-elle la Ville de Marie. Pauvre Marie bien affligée et profanée. Le monde orthodoxe est fortement imprégné du grec des temps byzantins. Comme le catholicisme du latin de la romanité.
Maintenant reste à savoir pourquoi ce qui n’était au départ qu’un village de Novorossiya, fondée en 1770 comme avant-poste dans la protection contre le khanat de Crimée vassal de l’empire ottoman a reçu ce nom de Houlyaïpole, autrement dit de Goulyaï-gorod ? Sans doute, parce que c’était un lieu de défense propre aux Russes, les Cosaques venant de quitter les lieux par ailleurs.
– V –
Gagaousie et Transnistrie
Pour en revenir à cette Nouvelle Russie contemporaine, voici comment pourrait en être son expansion maximale, si l’on s’en tient à un découpage respectant les limites des différents oblasti ukrainiens :

À ce que l’on a évoqué précédemment, pourrait peut-être être ajouté la Gagauzia (Gagaousie), région autonome située au Sud de la Moldavie, également pro-russe, à moins que ne soit abandonnée à la Moldavie une partie du Sud maritime de la rive droite du Dniestr. Ou tout au moins les portions roumanophes, et, pourquoi pas gagaouses, pour réunir ses dernières à la Gagaousie moldave qui se trouvent à proximité, juste de l’autre côté de la frontière (se poserait peut-être alors un problème de langue auxiliaire pour les gagaouses changeant de pays). Par un procédé d’échange contre la Transnistrie.
La Gagaouzie (ou Gagaousie) est une région autonome (l’Unité territoriale autonome de Gagaouzie) un micro-ensemble constitué de quatre territoires non contigus, mais proches, regroupant une quinzaine de communes (non sans quelques minorités roumaines, russes…). C’est une région pro-russe. Les Gagaouzes sont des turcophones dont la langue a subi l’influence du bulgare et du roumain. Et qui a été largement russifiée aux XIXe et XXe siècles. Elle est de confession orthodoxe. Le russe y est officiellement « langue de communication interethnique » et une des langues d’enseignement. Sa ville principale est Comrat, une petite cité de 20.000 habitants environ. La population totale des Gagaouzes se chiffre à 130.000 habitants environ, mais depuis la fin de l’URSS cette population est en nette régression.


GAGAOUZIA (ethnonyme, ou plus précisément « ethno-territonyme », nom d’un peuple et de son territoire)
***
Courte histoire de la Transnistrie (XXe siècle) par les cartes, extrait d’un article de Thomas Merle sur le Diploweb.com : « Les États autoproclamés postsoviétiques, angles morts du voisinage de l’Union européenne« .

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Le Boudjak
Je ne vais pas raconter ici l’histoire compliquée du Boudjak qui correspond plus ou moins à l’ancienne Bessarabie ottomane, dont certaines petites communautés sont parties à différentes époques et d’autres apparues, suivant les aléas des guerres en particulier. Il en a été ainsi des Turcs après la défaite ottomane face à l’armée russe au début du XIXe siècle (1812), puis des Allemands et des Lorrains et Vaudois devenus germanophones vers la fin de la Seconde guerre mondiale.
De nos jours (j’ai sous les yeux des statistiques de 2001/2002), les principales communautés de cette région essentiellement rurale et plate, de steppes aux côtes protégées par des limans, réunissant un peu plus d’un demi-million d’habitants, donc à faible concentration humaine, sont des Ukrainiens (40%), des Bulgares (21%), des Russes dont des Vieux-Russes lipovènes – scission au sein de l’orthodoxie ; population vivant généralement à l’écart du monde urbain – (20 %), des Roumains et/ou Moldaves (13%) et des Gagaouses comme au Sud de la Moldavie.
Le degré de morcellement de la population est criante, comme on le voit ci-dessous. Je ne saurais dire qu’elle est la langue d’intercommunication, la koinè, peut-être l’ukrainien, dialecte ukrainien ou ukrainien littéraire ? Ou peut-être le russe.

Il faut savoir que les zonages ne tiennent pas compte du fait qu’une partie de ses terres ne sont pas toutes exploitées ou exploitables.
Les Bulgares sont majoritaires dans les raions de Palada/Bolhrad (61 %), d’Arșița/Artsyz (39 %), et de Tarutino/Taroutyne (38 %), les Roumains dans le raion de Reni (49 %), les Russes dans la ville d’Izmaïl (44 %). Dans le raion d’Ismail, 29 % de la population est ukrainienne, 28 % roumaine/moldave et 26 % bulgare.

En vert, les raions où les Bulgares sont majoritaires, en rose/mauve où se sont les Roumains/Moldaves ; et en noir, la ville d’Izmaïl à majorité russe. Les autres raions (en jaune clair) de la région sont à majorité ukrainienne.
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Zones roumanophones et zones mixtes russo-roumanophones (extrême-Sud) ou ukro-roumanophones (essentiellement sur toute la côte autour des lagunes côtières qui sont plus ou moins fermées par des limans ou lidos — comme on veut le dire — des langues de sable parallèles à la côte).

Dnister en ukrainien, Dniestr en russe, Nistru en roumain (d’où le nom de Transnistrie) ; ancien nom grec : Turas, Turês ; latin : Tyras (du grec) ou Danastris (voir plus haut ce que l’on a écrit à propos du Dniepr et du Don, etc. ) ; slave : Tир (Tir).
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S’il prenait idée aux Russes, annexant l’oblast d’Odessa à une Nouvelle Russie, de vouloir effectuer une sorte d’échange de territoires entre la moldave Transnistrie très largement russophone et certains territoires du Boudjak roumanophones, on constate que certaines portions roumanophones du Boudjak longeant la frontière moldave pourrait facilement s’y intégrer.
De même en est-il des zones gagaousophones du Boudjak qui sont à la frontière ou près de la frontière moldave, qui plus est, à proximité du territoire autonome gagaouse de Moldavie :

Où l’on voit également que l’embouchure du Dniestr pourrait être revendiquée assez logiquement par la Moldavie. Ou reconnue comme zone neutre entre la Moldavie et l’oblast d’Odessa, à défaut de faire du Boudjak un oblast autonome. La Moldavie et la Roumanie ont également une autre carte à jouer, tout au Nord dans la petite partie de la Bucovine ukrainienne qui a été rattachée arbitrairement à l’Ukraine par Staline après la Seconde guerre mondiale.
Par contre, un point essentiel risque de les brider : leur lien présent ou à venir avec l’Union Européenne et avec l’Otan. Y compris sur des points plus que sensibles et délicats.
***
Plusieurs résultats d’élections semblent s’accorder à cette opposition entre l’Ukraine de l’Ouest et du Nord, d’un côté, et l’Ukraine de l’Est et du Sud, de l’autre, en une « parfaite » dichotomie.
Un exemple : le résultat du second tour de l’élection présidentielle ukrainienne de 2010

Sur cette carte les résultats par oblast, dont la perdante fut Ioulia Tymochenko, du Bloc éponyme et le vainqueur Viktor Ianoukovytch, du Parti des Régions.
— En vert, les cinq oblasti qui ont le plus voté pour Tymochenko : La Galicie où elle a réuni : 76,2 % (18), 81,8 % (22), 86,2 % (14), 88,4 % (20), 88,9 % (7) des votants.
— En jaune les autres oblasti où elle a eu la majorité des voix. Avec 65,4 à Kiev.
— En bleu foncé, les cinq oblasti qui ont le plus voté pour Ianoukovytch : l’oblast d’Odessa (16 – 74,1%), l’oblast de Crimée (4 – 78,2), la ville à statut spécial (ville fédérale) de Sébastopol (84,3%) et les deux oblasti du Donbass, Lougansk (13 – 89%) et Donetsk (6 – 90,4%).
— En bleu ciel , les autres oblasti où il a eu plus de 50 % des suffrages exprimés. Avec oblast de Kharkov (8) : 71,3 % ; et oblast de Dnipro (5): 62,7 %.
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– V –
Pour en rester à une définition très générale, à un résumé succinct, la Nouvelle Novorissiya est la part plus industrielle et urbaine de l’actuelle Ukraine, tandis que le reste du pays en est sa part plus agricole et rurale. On y trouve une grande partie de l’industrie minière et sidérurgique, dont l’une des plus grandes aciéries du monde, Azovstal à Marioupol, les deuxième et troisième villes d’Ukraine (Kharkov et Dnipro), toute la côte et les ports, dont les grands ports d’Odessa et de Marioupol (ce dernier représenterait 20 % du PIB ukrainien), la plus grande centrale nucléaire d’Europe, dite de Zaporijie, mais qui se trouve un peu plus en aval, sur le Dniepr, ou encore l’intégralité de la portion Nord du canal de Crimée qui assure l’essentiel de l’approvisionnement en eau de la Crimée à partie du Dniepr. Ces deux éléments (centrale nucléaire et entrée du canal) ont été des objectifs prioritaires de cette guerre de libération.
Cette nouvelle Novorossiya est toute la portion ukrainienne, la part Nord-Ouest de l’ancienne Novorossiya ; sa portion Sud-Est se retrouve sur la partie de la Russie qui jouxte la côte Est de la Mer d’Azov, outre mer d’Azov, vers l’Est. Cette partie déjà russe se retrouve sur les territoires, en intégralité ou en partie seulement, de l’oblast de Rostov, du kraï de Krasmodar, du Kraï de Stavropol et de la République Nord-caucasienne d’Adygea/Adyguée. Le cœur terrestre de l’ancienne Novorossiya est la basse vallée du Don qui s’ouvre sur la Mer d’Azov et au-delà du détroit de Crimée, sur la Mer Noire.
* * *
Notes :
1 – Marche Liberté, Украйна слобода, Oukraïna Sloboda ; « liberté » se dit свобо́да, « svoboda » et non plus « sloboda » de nos jours en russe comme en ukrainien, mais la forme « sloboda » se rencontre par exemple en bosniaque ; quant à la racine « oukraï » qui préside à la forme Oukraïna, elle se rencontre encore de nos jours en ukrainien avec les sens de ; extrêmement, capital, imparable… Donc avec une idée d’aller au bout des choses, à leurs limites possibles, indépassables, extrêmes. Ce qui est finalement, pour retrouver le sens premier ou ancien de « Oukraïna », une description d’un territoire qui serait à la marche ou à la marge d’une entité principale. De même en est-il du mot « kraïne » en russe qui a le sens de : extrême, extrêmement, très… tandis que « kraï » signifie : bout, extrémité, fin ; bord, rebord, orée ; paysage ; et région, contrée, pays, terme plus ou moins synonyme de « oblast ».
2 – Le nom lui-même donné aux Cosaques Zaporogues vient de l’emplacement de leur première forteresse qui se situait « au-delà des rapides » (za, au-delà, poróhy « rapides »), les rapides étant ceux du Dnipro en ukrainien, Dniepr en russe. Hydronyme qui viendrait d’une ancienne langue indo-européenne de la région, attesté sous la forme de Danapris en grec, pour un possible *Danu-apara, fleuve, cours d’eau de derrière, derrière désignant l’Ouest. Ce qui laisse supposer que ce fleuve a été désigné sous ce nom par un peuple situé plus loin vers l’Est. L’Ouest, l’arrière, le couchant désignant le bout du monde, le bout de leur monde vers l’Ouest.
On peut remarquer la prégnance (sans préjuger de leurs formes antiques, du moins lorsque l’on n’en possède pas) de ces hydronymes en Dan ou en Don dont on en rencontre plusieurs sur la côte Nord-Ouest de la Mer Noire : Don, Donets, Dniepr/Dnipro, Dniest, Danube. À noter l’existence de deux cours d’eau nommés Don en France et deux en Angleterre.
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On pourrait aussi évoquer le nom du fleuve qui se jette dans la Mer Noire à Marioupol qui, lui, fait apparemment référence aux carrières de pierres qui se trouvent dans la région. Il s’agit de Kalmious, qui a donné son nom à une ville, Kalmiousé, qui se trouve sur son cours, et qui est née de l’exploitation de carrières de calcaire. Je ne connais pas l’étymologie de ces hydronyme et toponyme, mais l’on peut constater que kalium est le nom latin donné au potassium, ou encore que c’est le nom du potassium en allemand, or il fut un temps où on rencontrait des colons allemands dans le Sud-Est de L’Ukraine actuelle. Si certains font venir le latin (médiéval?) kalium de l’arabe al-qalyah qui désigne la cendre de salicorne, plante riche en potassium, il faut voir qu’il existe également (cf. par exemple le Gaffiot) le latin callimus, grec khallimos qui désigne une « sorte de pierre d’aigle » (la limonite, ou aétite ou pierre à grelots).
3 – Je pense avoir trouvé mon bonheur lexical avec ce mot-composé trouvé sur un dictionnaire ukrainien. Et ceci après beaucoup de recherches qui m’ont amené à des idées de marche (personne qui avance ou objet qui fonctionne), de promenade, de parcours dans les bois, de ballade ou de virée, voire de distraction ou de batifolage (plus encore en russe qu’en ukrainien), et autres termes divers.
J’ai mutilé à vie des dizaines de Gilets Jaunes
J’ai dilapidé des milliards d’euros pour Pfizer et McKinsey, et d’autres cabinets privés du même acabit
J’ai déjà réduit à néant les lois, instauré un régime d’exception, bâillonné le Parlement et la Justice
Je détruis hôpitaux, écoles, services publics
Je vais réimposer le passe « vaccinal », en créer de nouveaux, porter la retraite à 65 ans et finir de ruiner le niveau de vie des Français et le pays tout entier
Je vais continuer à diviser la société entière, voire à faire éclater la nation région après région
Je vends la France aux plus offrants, de préférence aux Américains
Je soutiens un régime bandériste, autrement dit fasciste en Ukraine
Et cerise sur le cadeau du mondialisme de Davos : je suis soutenu non seulement par la « droite » dégénérée (« républicains », « démocrates », « libéraux ») mais par la quasi totalité de la « gauche » et de l’« extrême-gauche » en état de putréfaction avancée (« trotskistes », « insoumis », « communistes », « socialistes », « écologistes »). Ajoutons-y encore la franc-maçonnerie et le sionisme qui la ramènent eux aussi. Ça schlingue fort !
L’anti-fascisme d’hier étant devenu officiellement, objectivement le fascisme d’aujourd’hui, ou pour le dire plus clairement encore : la « gauche » escroc est l’alliée fidèle de la dictature, du totalitarisme et de la barbarie mondialistes, sans oublier l’apartheid. Du mensonge, de la corruption, de la décadence des sciences et de la fin de la démocratie représentative… comme on l’a subi avec le covidisme.
Di Vizio appelle à entrer en résistance si Macron repasse
Manifestation pro-russe à Francfort
J’aurais pu ajouter, dans le déni de la réalité ou plus exactement dans une volonté d’alignement sur la pensée dominante des media (il faut être modéré, il ne faut pas choquer), qu’Asselineau a trouvé bon toute l’attaque contre l’impérialisme américain de la profession de foi de LO.
Sauf que sur cette dernière il est écrit que la Russie est l’agresseur dans la guerre en Ukraine, ce qui pour le moins est un curieux raccourci quand on sait que la Russie a été poussée, par tout le camp de l’Otan, à intervenir ; et ceci en premier lieu contre les tueries programmées à l’encontre des Donassiens.
Le vrai crime russe aurait été de ne pas intervenir. Mais, ça il ne le dit pas, comme il ne l’a pas dit dans son analyse des causes de la guerre dans une précédente vidéo sur YouTube. Où il réaffirme que l’agresseur est russe alors qu’il est depuis des années américano-européen et otanien.
Mais la mollesse d’analyse, ou par ailleurs son jacobinisme étroit, ou son « anti-fascisme » parfois assez proche du « fascisme anti-fasciste » un peu trop dans l’air du temps (j’ai écrit plus haut que ce que disait Asselineau était bon, mais je dois ajouter : globalement bon, mais pas excellent sur un certain nombre de points particuliers) le rend finalement douteux. J’ai fini par le remarquer plus ou moins vite sur certains sujets.
Un autre exemple qui n’a l’air de rien. Il se glorifie de ses succès sur YouTube ou du moins de ses nombres de vues. Succès sensiblement égal soit dit en passant à celui de Philippot en nombre d’abonnés, qui lui intervient tous les jours et non une fois tous les quinze jours.
Il aime à les comparer à celles d’autres partis. Et se gausse de certains. Mais dans ses comparaisons il oublie toujours de citer les autres souverainistes. Comique lorsqu’on l’entend se plaindre d’être victime d’ostracisme, d’être mis au rencart des media dominants, alors qu’il fait de même à propos d’Internet, à l’encontre de ceux qui lui sont le plus proches.
Asselineau ne serait-il rien d’autre qu’une sorte d’idiot utile dans l’émergence du souverainisme ? Être en soi pour le Frexit n’est pas un gage d’aller dans la bonne voie en tous domaines.
*
Autre petite réflexion sur l’éternel double jeu anglo-saxon — d’un Royaume Uni qui par exemple n’est jamais entré dans l’euro, et qui par ailleurs est l’un des pires ennemis des Russes, ceci bien avant l’otan : l’UE vient d’attribuer un contrat de 1,2 milliard d’euros pour la gestion de services trans-européens de télécommunications hautement confidentielles entre administrations (TESTA) à … l’entreprise HORS UE British Telecom (BT).
Sans parler de l’utilisation constante des civils comme chair à canon, d’humilier, de torturer ou d’assassiner des civils ou des prisonniers de guerre russes, l’armada des hommes armés (militaires, miliciens, bandits) « joyeuse bande » de salopards pour un bon nombre entend faire reporter sur les Russes leurs exactions.
Parmi la liste de leurs crimes de guerre rappelons :
L’assassinat en pleine rue de Kyiv, par les services secrets ukrainiens, de l’un des premiers négociateurs ukrainiens « jugé » trop mou : il avait osé évoquer l’amitié et la proximité entre les deux peuples, ukrainien et russe.
L’assassinat collectif (200, 300, 400, on ne sait trop) effectué par ces mêmes services et/ou des membres d’Azov des « collabos » de Boutcha. C’est-à-dire de tous ceux qui n’ont pas tourné le dos aux Russes, leur ont ouvert leurs portes, ou leur ont marqué le moindre gramme de sympathie ou les ont aidé en quoi que ce soit, y compris pour une chose la plus anodine comme de leur avoir offert un verre d’eau. Bien évidemment dénoncés par leurs voisins les plus lâches, les plus obtus, ou les plus fanatiques.
Le crime de guerre de la gare de Kramatorsk * située au Nord-Ouest du Donbass, ou 30 à 50 civils ont été tués. Crime signé. On en a deux preuves. La première : le missile utilisé est une munition qui n’est plus dans l’arsenal russe depuis quelques années, mais par contre bien dans celui de l’Ukraine. La seconde : sur le missile a été retrouvé une inscription en anglais qui parle d’enfants. Il faut savoir qu’écrire des messages délirants et ignobles, comme appelant à la mort des « mauvais enfants » des « mauvais habitants du Donbass » est une pratique courante des cinglés bandéristes. J’ai déjà évoqué par ailleurs leur pratique d’enduire (du moins le prétendent-ils) de viande de porc les missiles et balles destinées aux Tchétchènes qui sont très largement musulmans.
Troisième preuve, celle du simple bon sens :
Enfin comment imaginer que les Russes ou les Donbassiens tireraient sur une population qui leur est favorable (ou même sur n’importe quelle population civile — à la différence des pratiques américaines — ce qu’ils évitent au maximum, et ce qui entraîne d’ailleurs plus de pertes de militaires, comme on le voit depuis le début de cette opération Z spéciale). Qui mieux est, alors qu’ils demandaient à la population de quitter les lieux donc par route ou par train. Le départ des civils, c’est justement ce que ne veulent pas les bandéristes ukrainiens.
* Kramatorsk est un nom prédestiné (qui fait penser à crématoire) quand on sait que rien n’arrête ce gouvernement bandériste dans les provocations de la propagande et autres ragots de guerre, puisqu’elle reprend même celle de la Seconde guerre mondiale quand il est évoqué le recours à des crematoria ambulants par l’armée russe à Marioupol pour masquer leurs prétendues exactions à l’encontre des civils !!!
Il m’est arrivé plusieurs fois d’évoquer ici le personnage ou le programme politique de François Asselineau. Et je rappelle que je suis l’un de ceux qui ont voté pour lui, ou plus exactement pour son programme en 2017.
Mais dès 2020, j’ai eu des doutes sur ses capacité à rassembler réellement et sur ses talents d’homme faisant de la politique non frelatée. En temps qu’éveilleur des consciences sur l’état du monde, il est bon ; en tant que leader politique, il est zéro. Aucun charisme. Les différents qui ont secoué l’UPR au printemps 2020 m’ont fait comprendre qui était le personnage (peu reluisant) caché derrière ses analyses.
L’époque qui s’ouvrait alors avec l’irruption du covid, ou plus exactement du covidisme dans nos vies, aurait dû voir ce chantre de l’indépendance nationale et de la démocratie émerger du flot de l’avachissement des masses.
Il n’en a malheureusement rien été. Absent, ou quasi absent des manifestations contre le passe sanitaire ou vaccinal, et contre l’anéantissement des libertés (il ne voulait pas défiler avec des « fascistes » disait-il, répétant en cela ce que disait les media à propos dudit populisme et dudit conspirationnisme), il s’est progressivement enfoncé pour ne pas dire engoncé, englué dans la négation de toute pratique politique contestataire, en appelant à des actions du Parlement dans des demandes assurées de ne recevoir aucun écho. Le Parlement étant une entité moribonde. Une nullité politique, une malveillance ou une malfaisance.
Je passe sur ses diverses défections, pour en arriver à aujourd’hui. J’ai donc écouté ses recommandations concernant la manière de faire barrage à macron dès le premier tour. (voir la toute récente vidéo sur YouTube de celui qui a baissé les bras)
Cette écoute fut pour moi assez sidérante. Bien que non surprenante au final, dans sa logique de casser son jouet pour ne le partager avec qui que ce soit. Je me doutais qu’il allait participer à un jeu assez fourbe. Sous l’apparence trompeuse d’une pseudo-objectivité. Et j’étais un peu étonné qu’il n’ait encore rien dit concernant le vote de dimanche. En rappelant tout d’abord que ce personnage a l’ego sur-dimensionné. Et que je ne développe que sur les sujets qu’il a daigné aborder ici dans cette intervention : limitée à la question de l’Europe et de la Démocratie, et encore.
1 – Il se fout d’une union des souverainistes, sauf si c’est lui qui en est le grand et unique chef. L’année dernière encore il en appelait à une candidature souverainiste unique (à peine sous-entendue : la sienne). Il a échoué à se présenter, et en conclut donc que les autres sont tous des fantoches.
La manière dont il a traité « par dessus la jambe » le programme de Dupont Aignan qui réunit le soutien des souverainistes de Debout La France, Les Patriotes et Génération Écologie est assez sidérante. Mais pas du tout étonnante. S’arrêtant uniquement sur une ou deux phrases et en ignorant sciemment tout le reste (par exemple tout ce qui concerne la défense des libertés individuelles, en relation avec ce qui s’est passé avec le covid) qui est révélateur de sa volonté uniquement de dénigrer.
Certes le programme de Dupont-Aignan n’est pas le programme de l’UPR ou des Patriotes tous deux basés sur le rejet de l’Union Européenne, de l’Otan, de l’euro, de l’espace Schengen, etc. Mais c’est une avancée dans le bon sens et un début d’unification des souverainistes.
Il descend Dupont-Aignan et n’évoque surtout pas l’accord entre Debout La France et Les Patriotes, concernant un RIC sur le Frexit après rejet (évidemment attendu) d’un aménagement de l’UE, donc une sortie de l’UE en deux temps (et trois mouvements). Certes absent dans la profession de foi, mais nécessairement connu de lui. Et il s’arrête bien évidemment à ça ; sans autre explication. S’il avait eu quelque intelligence politique, il se serait efforcé de rappeler cet élément qui a scellé le rapprochement entre les deux partis. N’est-ce pas un mensonge par omission, un accommodement de la réalité à ses préjugés ?
2 – Toute une analyse biaisée, partielle et partiale, où Asselineau adapte ce qu’il lit à quelques choix préalables, piochant ici ou là dans les programmes. S’attardant sur les uns, passant vite sur les autres. Parlant « comme à la télé » de « petits candidats » (à ce titre il a été un micro-candidat en 2017).
Pour en arriver finalement à son choix ultime. Pour rejeter au mieux macron, il convient de voter pour l’un des deux candidats arrivés en deux et en trois dans les sondages ! Et qui ne risque pas de faire monter un vote souverainiste !
C’est ce que l’on appelle le « vote utile », celui qui a tenu la France dans la débine depuis Mitterrand ! Aux décennies passées, on disait : « Faire barrage au Front National, au fascisme, front républicain » et je ne sais quoi encore.
On voit où cela nous a mené. Puisque le but conscient (au niveau de l’idéologie politique « anti-fasciste » et « anti-raciste » et « anti-sémite » ; mais aussi au niveau du délabrement économique et moral voulus, entraînant mécaniquement une montée de l’extrême-droite que l’on pouvait manipuler comme on voulait) a justement été d’amener à des configurations de second tour de ce style.
Mais qui sont donc les deux heureux élus des sondages qui dameraient le pion à macron ? Sondages qui ne se trompent guère comme le dit Asselineau. Sauf que l’on peut se demander si l’opinion publique, comme on dit, et les élections ne sont pas un reflet plus ou moins mécanique des sondages. Une subtile manière d’influencer les esprits de chacun.
Eh bien, il s’agit de Le Pon et de Mélenchèn. J’intervertis puisque dans l’esprit d’Asselineau, les deux sont kif-kif- bourricot et pas si mauvais, y compris sur la question souverainiste. Il ne choisit pas entre les deux car « dans l’UPR il a y des gens qui viennent de tous bords ». Asselineau est dans le fond un grand conformiste et politiquement un timoré ; et il ne veut surtout pas perdre ses derniers adhérents.
Pour lui, l’urgence est de virer macron et de « voter utile » dès le premier tour en suivant les sondages. Mais le pire dans tout ça, est qu’il nous dit que les extrêmes se ressemblent un peu et se valent plus ou moins. Soit dit en passant, il faut quand même savoir que l’on a pas entendu Mélenchon et Le Pen critiquer la gestion catastrophique du covid, le passe sanitaire et vaccinal ; et j’ai entendu en particulier Mélenchon se dire partisan d’une « vaccination » obligatoire et que s’il est élu il suivra tout ce que l’OMS décidera, cette organisation noyautée par les mondialistes.
Appeler à voter pour Le Pen ou Mélenchon, est curieux pour un individu comme Asselineau qui s’est toujours (et de plus en plus même) présenté comme un modéré, très respectueux de l’ordre et tout le tintouin. Absolument pas extrémiste et d’extrême-droite, conchiant pour cette fausse raison (car totalement non fondée) une partie des souverainistes, car étant selon lui infréquentables.
Je viens d’évoquer les sondages et les opinions, plus exactement les manipulations d’opinion. Comme quoi, par ailleurs, être pour le Frexit ne sera pas suffisant pour résoudre tous les problèmes de société. On l’a bien vu avec le Brexit qui n’a pas apporté en soi plus de démocratie au Royaume Uni lors de la gestion du covid. Pas plus que le RIC en soi, si les gens sont mal informés et manipulés. D’ailleurs, je note qu’aucun programme n’entend revoir le système des media en France. Problème pourtant central et récurrent comme on le constate chaque jour. Dans ce domaine Poutou à la solution : ne faire que des « bons » RIC. En cela il n’est pas différent de ceux qui nous dirigent (droit dans le mur) depuis une éternité. Et qui se refusent à faire de « mauvais » referenda, ou à les passer à la poubelle quand ils ne sont « pas bons ».
3 – En conclusion, qu’aurait dit Asselineau (je l’entends déjà) si par exemple, au lieu de soutenir Dupont-Aignan, F. Philippot avait soutenu Le Pen (pour qui il votera « à titre personnel » si c’est elle qui arrive seconde, comme il votera « à titre personnel » pour Mélenchon si c’est lui qui arrive second, il l’a déjà annoncé dans les media) ?
Sans doute quelque chose comme : « Le soutien de Philippot est logique, il retourne à la bergerie, j’ai toujours dit que c’était un extrémiste de droite qui a de très mauvaises fréquentations, ce qui m’a empêché de participer à ses rassemblements »… où ce dernier l’a invité et lui aurait laissé la parole, pourtant ! Il faut aussi savoir qu’il a parlé de Philippot comme d’un « escroc politique ». En effet il est lui aussi pour le Frexit, propriété exclusive d’Asselineau. Crime de lèse-majesté !
Asselineau est de très mauvaise foi. D’une mauvaise foi fielleuse. Forme de lâcheté politique. Un pitre en politique. Un pitre politique.
François Asselineau
@UPR_Asselineau
·
19h
🥶LAPSUS AFFREUSEMENT RÉVÉLATEUR
Commis hier soir par Macron à la télévision
« J’assume totalement d’avoir constamment, au nom de la France, parlé au président de la Russie, pour éviter la paix.»

Pr. Didier Raoult : « Le maître mot de cette époque: le cynisme. »
Alors que Pécresse (déjà perdante, tiens, là elle est devenue lucide) ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour, c’est le tour du Collectif Anastasie de chrétiens « …de gauche… » d’appeler, dans un long texte faisant plusieurs fois référence à l’anti-pape mondialiste François (faut quand même pas abuser !), à la non-réélection du margoulin macron. Lâché même par ses anciens électeurs. La « …de gauche… » commencerait-elle à raisonner ? Certes tout doucettement car elle en est encore à « …l’antifascisme… » et « …l’anti-populisme… » creux.
J’ai pioché à plusieurs râteliers et plus ou moins remodelé. Certaines réflexions sont de moi et j’ai ajouté deux textes signés.
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La succursale de Gazprom en Allemagne a arrêté ses activités. Qui seront les plus gênés ?
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Élue par personne, sans doute corrompue, prenant des décisions en violation des traités européens (interdiction de RT, de Sputnik, achat d’armes pour l’Ukraine : L’UNION EUROPÉENNE, C’EST LA PAIX !), von der leyen lance des sanctions contre la Hongrie pour punir le récent triomphe électoral d’Orban qui soutient l’indépendance hongroise et la Russie.
L’indécence de cette décision de la Commission européenne, annoncée au lendemain même du tsunami électoral anti-UE de 55% des Hongrois, montre que les européistes sont fous de rage et ivres de vengeance. Leurs SANCTIONS BRAVACHES contre la Hongrie ne peuvent qu’accélérer le HONGREXIT !
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La Russie virée du Conseil des droits de l’homme de l’ONU à la demande du crypto-bandériste sioniste zelensy. Dans ce Conseil se trouve le Qatar, élu dans ce conseil en 2020, pays qui a fait mourir 6500 esclaves (pardon : ouvriers) sur les chantiers de la coupe du monde de football.
Finalement, cela pourrait être un honneur d’en être exclu.
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Macron vient de dire : « Je n’ai jamais menti aux Français » Il a osé !
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À propos de Boutcha :
Quelqu’un peut-il m’expliquer ces points : Pourquoi cette forme de « torture » et de « génocide » ne s’est pas passée dans d’autres sinon toutes les villes occupées par les russes (sauf à croire que cela ait été perpétré par les ukrainiens) ?
Pourquoi les Russes laisseraient des cadavres dans les rues pendant des jours laissant ainsi des preuves d’atrocités derrière eux ? Et pourquoi le maire de la cité n’en a pas parlé juste après le départ des Russes ?
Pourquoi aucune image de corps n’est apparue auparavant alors que les infrastructures Internet fonctionnaient toujours ?
Pourquoi les russes tueraient sans aucune raison ces personnes ? Comment savent-ils que les Russes sont responsables de ces morts?
Pourquoi alors que les Russes (soit dit en passant : pluriethniques) font en sorte de ménager au maximum les civils quels qu’ils soient, sans aucune distinction ni discrimination, et développe une aide humanitaire ?
Pourquoi etc. etc. ? Comme on dit : plus c’est gros et plus ça passe. Surtout auprès d’une humanité en régression, dominée par des croyances malsaines mondialistes, psychologiquement maltraitée et contrainte à réagir dans l’instant et sans discernement ; « propagandisée » ; dans l’émotion et sans recul. Et après ça, autre chose…
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De Gaulle : «LE VRAI SUJET DE L’ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE, C’EST L’INDÉPENDANCE DE LA FRANCE !»
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zelensky exige que des entreprises françaises se sabordent en Russie, mais il laisse ouvert le transit du gaz russe vers l’Union Européenne, via l’Ukraine, pour empocher des milliards de droits. Le plus fort c’est quand on sait que le gazoduc a été très largement financé par la Russie. Comme une bonne partie de l’économie ukrainienne d’ailleurs.
En attendant, pas de blocus par lui ! Pardon pas de sanction, blocus est un mot prohibé et du domaine de la déclaration de guerre.
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Le gâteux Biden est l’image même de la ruine « En Marche » financière, militaire, morale et tout ce que l’on voudra de l’empire américain. Autour de lui ses mignons de la dernière heure : trudeau, zelinsky, macron…
* * *
Où va l’argent du ministère de la santé ?
À l’heure où la question des déserts médicaux revient dans les débats de l’élection présidentielle, où la suppression des lits d’hôpitaux et la baisse des effectifs de soignants nous confirment que le gouvernement n’a pas su tirer les leçons de la crise sanitaire…
… Il est légitime de poser cette question : à quoi est utilisé le budget du ministère de la santé ?
Argent qui pourrait, qui devrait, contribuer à résoudre (entre autres) les problèmes que j’ai cités plus haut.
Une partie de la réponse est que cet argent est utilisé pour l’achat de centaines de milliers de médicaments qui ne sont pas utilisés.
Distributeur automatique d’argent public
Ainsi, hier mercredi 6 avril, Le Monde publiait un article observant qu’en début d’année, l’État a commandé un demi-million de Paxlovid, une pilule censée lutter contre l’infection au Covid-19.
L’État français a effectué cette commande record dans la foulée de la publication des premiers résultats de l’étude clinique évaluant l’efficacité du Paxlovid – donc, sans souci d’un quelconque recul scientifique.
Ne figure nulle part dans l’article le montant de la facture, qui doit être très, très élevée.
Figure en revanche un autre chiffre, lequel donne une idée de la proportion de cet argent jeté par les fenêtres : 4416. C’est le nombre de doses prescrites du Paxlovid !
500 000 doses achetées rubis sur l’ongle… et 495 584 doses inutilisées !
Si vous trouvez cela scandaleux, vous avez raison. Mais ce scandale en cache deux autres.
Deux autres informations dérangeantes s’ajoutent à celle du gâchis éhonté de l’argent du contribuable.
Devinez à qui l’État a acheté ce demi-million de doses ?
Le concepteur du Paxlovid, et donc le destinataire de la facture indécente d’un demi-million de doses, ce n’est nul autre que Pfizer.
Pfizer, le géant pharmaceutique dont l’État a déjà grassement participé aux bénéfices records en 2021, en rendant la vaccination anti-Covid obligatoire [en partie, pour certains corps de métier].
Pfizer, entreprise par ailleurs cliente du cabinet de conseil McKinsey, comme l’a révélé le mois dernier le rapport de la commission d’enquête du Sénat (vous pouvez télécharger le rapport dans le lien en source[2] ; l’information se trouve p.262).
Pfizer, dont le vaccin anti-Covid a été le centre de toute la politique vaccinale française, telle que le même cabinet McKinsey l’a « conseillé » au ministère de la santé.
Ce conflit d’intérêt n’a, heureusement, pas totalement échappé à la justice, et on peut espérer qu’une action au pénal va être lancée, à l’image de l’enquête annoncée hier (6 avril) par le Parquet national financier pour «blanchiment aggravé de fraude fiscale » du même cabinet McKinsey, dont l’influence sur les décisions du gouvernement est qualifiée par le rapport sénatorial de «tentaculaire».
Le pire scandale, c’est celui-ci
Au scandale de la dépense spectaculaire de l’argent public pour rien et au scandale de la corruption présumée au plus haut sommet de l’État sur le dos de la santé des Français s’ajoute donc un troisième scandale, pire encore.
Évidemment, l’article du Monde n’en dit rien tel quel… Mais pour qui sait lire entre les lignes suivantes (issues du même article du Monde), la lumière se fait :
« Lors d’un essai clinique dont les résultats ont été révélés en décembre 2021, cet antiviral a réduit de 88 % le risque d’hospitalisation et de décès chez les personnes à haut risque et non vaccinées, à condition qu’il soit administré dans les cinq jours suivant l’apparition des symptômes. »
Or, un autre médicament a, lors d’essais cliniques, fait preuve de son efficacité anti-Covid en prévention ET en traitement (quel que soit, donc, le moment auquel on l’administre).
Ce médicament, vous en avez probablement entendu parler, c’est l’Ivermectine. En octobre 2021 est sorti le livre Le scandale Ivermectine : Comment et pourquoi ils ont bloqué l’anti-covid-19 dans lequel Jean-Loup Izambert révèle comment les autorités politiques ont manœuvré pour interdire l’antiparasitaire.
Avec le recul de quelques mois – car le livre a été publié deux mois avant la publication des essais cliniques du Paxlovid – il est difficile de ne pas penser que la neutralisation de l’Ivermectine – molécule bien connue, au brevet tombé dans le domaine public et donc peu onéreuse – n’avait in fine pour fonction que de laisser le champ libre à la pilule de Pfizer… neuve et donc beaucoup plus rentable.
Le Paxlovid, outre son efficacité décidément douteuse, présente une très grande liste de contre-indications, qui en font un médicament quasiment « imprescriptible »… si vous êtes sous un quelconque autre traitement (statines, anti-inflammatoires, etc.).
Résumons-nous :
1 – un traitement efficace selon plusieurs études (l’Ivermectine) a été écarté pour que le « marché » du Paxlovid à venir soit préservé ;
2 – dès son AMS (Autorisation de mise sur le marché), l’État passe commande à Pfizer d’un demi-million de doses du même Paxlovid, au mépris de toute retenue budgétaire et de tout recul scientifique ;
3 – cet « achat » a vraisemblablement été « conseillé » au ministère de la Santé par le cabinet McKinsey, qui, lui, ne contribue pas au budget de l’État… mais qui a Pfizer pour client.
Vous avez tous les éléments de l’équation en main.
Le résultat est explosif. Et la première victime de cette explosion, c’est notre santé.
Rodolphe Bacquet ; La lettre alternatif — bien être ; le six avril
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Nouvel exemple du « en même temps » macronien.
Dernièrement j’ai évoqué l’existence d’un nouveau scandale ; je ne savais pas trop de quoi il était question. Je ne suis renseigné. C’est l’histoire de je ne sais quel organisme ou de quel ministère qui voulait s’intéresser à la question de la petite enfance.
Une personne, un spécialiste comme on dit, a accepté de faire une étude sur le sujet. Son action était bénévole. Sans doute parce qu’elle était bénévole « on » a trouvé bon de demander à un cabinet conseil d’en faire une sur le même sujet. Il en a alors coûté 175.000 euros, certes une bagatelle, une broutille de rien du tout pour ceux qui brassent les millions des contribuables ou des emprunts.
« Je n’en savais rien » a dit macron qui ignore tout du bénévolat, de la gratuité, du don. Seul l’argent confère du prix au savoir, au talent, à la connaissance pour le petit banquier qui s’est dit un jour dépensier, un autre jour économe et sans grands désirs, et que l’on nous a dit incapable de faire fructifier au mieux son patrimoine (sauf à le faire en lousdé).
Au fait, il se pourrait bien que dans les années à venir l’euro et le dollar ne valant plus rien, si ce n’est le prix du papier nécessaire à la confection de la monnaie (mais est-ce récupérable, même au prix de gros, petites et grosses coupures confondues, encres et filigranes compris ?) les emprunts soient clos de manière radicale.
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Ils le savent et c’est pour ça qu’ils sont terrorisés : quand on tirera le fil du #McKinseyMacronGate on tombera sur :
– la corruption de l’UE
– Pfizer
– la vraie raison du Passe
– la vraie genèse de la création de LREM
De quoi faire sauter la Macronie et l’oligarchie !
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«S’éloigner de l’Occident, se concentrer sur l’Asie»: l’Amérique Latine et la nouvelle économie mondiale.
Interview par Kawsachun News de l’économiste équatorien Juan Fernando Terán * à propos des sanctions occidentales et de la manière dont l’Amérique latine peut protéger son économie.
Kawsachun News – L’industrie bananière équatorienne s’est effondrée quand lui a été fermé le marché russe. Qui paie le prix des sanctions occidentales contre la Russie ?
Juan F. Terán : Les pays qui exportent des denrées alimentaires et des produits agricoles sont aujourd’hui dans une position très difficile. L’Équateur, la Colombie, le Brésil et l’Argentine sont parmi les plus touchés. Ces pays importent presque toutes les fournitures dont ils ont besoin pour la production agricole : engrais, produits agrochimiques et même semences dans certains cas. Les sanctions ont interrompu ces approvisionnements. Nous aurions pu éviter cette situation.
L’Amérique Latine a connu un âge d’or de développement et d’intégration à l’époque de dirigeants tels que Hugo Chavez, Rafael Correa, Evo Morales, Ignacio Lula da Silva et d’autres. Au cours de ces années, de nombreux travaux ont été consacrés à la question de savoir comment la région pouvait commencer à produire ses propres approvisionnements agricoles. Il s’agissait même d’un projet phare de l’UNASUR [Union des nations sud-américaines]. L’objectif était de garantir la sécurité alimentaire face aux fluctuations des marchés internationaux. Il y avait également la proposition d’une banque à l’échelle de l’Amérique latine et d’une monnaie commune. Cela aurait pu aider l’économie de la région à survivre à la crise monétaire actuelle.
Or que se passe-t-il aujourd’hui ? Prenons le cas de l’Équateur : nous avons deux sources principales de revenus dans les exportations. La première est le pétrole, et logiquement, les conséquences de la guerre en Ukraine auraient dû être, à travers l’augmentation de son prix, une croissance des revenus pour l’Équateur. Cependant, le président conservateur Guillermo Lasso a promis au FMI de le payer au moyen des futures ventes de pétrole. Donc même si le prix du pétrole passe à 300 dollars, cela ne profitera aux citoyens ordinaires.
Et qu’en est-il de l’agriculture ?
Le pays gagne aussi beaucoup en exportant des produits comme les bananes, le café, les crevettes et les fleurs. Le principal marché pour la production de fleurs équatoriennes est la Russie. Aujourd’hui, ces producteurs sont confrontés à une crise dramatique car les sanctions les ont coupés de leurs clients. C’est une industrie énorme pour l’Équateur, dans les provinces de Pichincha et Cotopaxi, il y a des régions entières consacrées presque entièrement à la production de fleurs. Ils ont même des aéroports là-bas car ces fleurs sont exportées dans le monde entier par avion. Une petite partie de leur production va aux États-Unis et en Europe, mais la grande majorité va en Russie. La Russie est l’un des rares pays où les gens achètent des fleurs toute l’année et pas seulement pour certaines dates comme la Saint-Valentin. Hé bien, qu’en est-il de nos exportations de crevettes, de café ou de cacao ? Elles nécessitent des engrais et d’autres fournitures agricoles importés. Il y a maintenant une pénurie mondiale, la Russie était le premier producteur mondial et la voilà sanctionnée.
Quelle a été la réponse du gouvernement ?
Les pays peuvent survivre à cette tempête s’ils ont un parapluie d’État, mais l’Équateur est soumis à un gouvernement néolibéral. Notre économie n’a plus de parapluie maintenant. Quelle a été la réponse néolibérale à cette crise actuelle ? Les producteurs de fleurs ont été les premiers à demander de l’aide. Ils ont demandé des prêts afin de pouvoir subvenir temporairement à leurs besoins. Le président Lasso a répondu en disant que prendre ce genre de mesures suppose d’assumer un risque et que l’État n’a aucune obligation de renflouer qui que ce soit. Cette idée de ne renflouer personne est une excellente idée…. si elle est appliquée uniformément. Nous ne devrions pas avoir à renflouer les banquiers quand ils ont une « crise », mais bien sûr, le banquier Guillermo Lasso n’abandonnera jamais « son » peuple… Il abandonne seulement les petits agriculteurs. L’élection de gouvernements progressistes en Amérique latine n’est pas seulement une question d’idéologie ; il s’agit aussi pour les citoyens de défendre leur économie et leur niveau de vie. Si un banquier gagne une élection, ne soyons pas surpris du résultat.
De nombreux pays considèrent désormais Washington comme un allié peu fiable et cherchent à commercer dans d’autres monnaies. Pensez-vous que le dollar états-unien va perdre son hégémonie internationale ? Et qu’est-ce que cela signifierait pour l’Amérique latine ?
Lorsque les pays du BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) commenceront à commercer entièrement en Yuan, ou dans toute autre monnaie, autre que le dollar, le monde changera vraiment. Je pense que nous pouvons nous attendre à voir cette transformation dans les cinq prochaines années. Cela représentera la défaite définitive de l’empire états-unien. L’histoire nous montre que la puissance militaire d’un pays est liée à la puissance de sa monnaie.
Lorsque la Grande-Bretagne régnait sur le monde, la livre sterling dominait le commerce international. Même la dette extérieure de l’Équateur était calculée en livres sterling. Les réserves de notre banque centrale s’exprimaient en livres sterling. Cette situation a changé après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, car les États-Unis sont devenus la nouvelle puissance dominante et ont créé les institutions financières et monétaires du monde à leurs propres fins, puis ont supprimé l’étalon-or du dollar. La guerre actuelle en Ukraine est également une question de monnaie. Les États-Unis participent à ce conflit contre la Russie parce qu’ils ont besoin de défendre à tout prix la puissance du dollar-papier alors que la Russie ou l’Inde amarrent leurs monnaies à la valeur de matières premières.
Que peut faire la région ?
L’Amérique latine doit lentement se désolidariser du dollar états-unien. Nous devons diversifier nos réserves monétaires internationales. Rafael Correa avait commencé à le faire en Équateur en investissant dans des réserves d’or, ce qui avait été critiqué par la droite. Cependant, cette diversification ne peut se faire que si nous apportons les changements nécessaires à nos relations commerciales. Si nous devons commencer à constituer des réserves en yuan chinois, nous devons approfondir nos relations commerciales avec la Chine pour y parvenir.
Je pense que nous devrions revenir à la proposition de l’UNASUR de créer une monnaie commune latino-américaine avec sa propre banque centrale. Nous avons également besoin d’un système de paiement latino-américain. Regardez comment les États-Unis utilisent SWIFT pour exclure de l’économie mondiale tout pays qui ne leur plaît pas. La Russie et la Chine créent leurs propres systèmes de paiement. Il y a des années que le Venezuela est sorti du SWIFT. Nous devrions également avoir notre propre système.
Il ne sert à rien de se plaindre de l’agression états-unienne. C’est dans leur nature d’envahir et d’attaquer des pays dans le monde entier. Le vrai problème est que l’Amérique latine est exposée et incapable de faire face à ce type de guerre économique. En réponse, nous devons nous tourner vers l’Asie de manière sérieuse. Pourquoi le gouvernement équatorien n’assure-t-il pas de nouveaux marchés, par exemple pour nos crevettes et nos bananes, en Chine ? Il y a une énorme demande là-bas. La Bolivie et l’Équateur possèdent tous deux de vastes richesses minérales. Nous devons contourner l’Occident et nous concentrer sur l’Asie en matière de commerce et d’investissement dans les produits de base.
Les médias états-uniens ont attaqué des pays comme le Mexique, le Brésil ou l’Argentine pour ne pas avoir imposé de sanctions économiques à la Russie. Pensez-vous que cette demande des États-Unis va, à terme, briser leur sphère d’influence ici et dans le monde non-occidental ?
Ces sanctions provoquent une crise d’inflation pour les gens partout dans le monde. Les Européens paient déjà 8-9 euros pour un gallon d’essence. Aux États-Unis, il est à 4,75 dollars, voire 6 dollars dans des endroits comme la Californie et Miami. C’est choquant. Les sanctions ont un effet boomerang sur les États-Unis et leurs citoyens. Bien que tout le monde ne souffre pas : les fabricants d’armes ne souffrent pas. Des gens comme le fils de Biden, qui a des relations douteuses dans le secteur du gaz, ne vont pas souffrir. Des rapports d’analyse financière ont été publiés cette semaine, indiquant que si le prix de l’essence reste à 4,75 dollars en moyenne nationale aux États-Unis, l’économie entrera en récession à la fin de l’année. Rien de ce qu’ils font n’est lié aux intérêts des citoyens ordinaires.
* Économiste, coordinateur de recherches à l’Instituto de la Ciudad del Distrito de Quito (Équateur), Juan Fernando Terán enseigne actuellement les « Politiques économiques appliquées en Amérique latine » et les « Économie et politique des ressources naturelles et de l’énergie » à l’Université Andine Simón Bolívar. Parmi ses publications : « Las quimeras y sus caminos : la gobernanza del agua y sus dispositivos para la producción de pobreza rural en los Andes Ecuatorianos » (Buenos Aires : CLACSO), « La sequedad del ajuste : implicaciones de la gobernanza global del agua para la seguridad humana en Ecuador » (Quito : CEN) et « La ecología del agua : una introducción a sus temas y problemas en Ecuador » (Quito : Camaren).
Source : https://kawsachunnews.com/interview-latin-america-in-the-new-global-economy Traduction de l’anglais : Thierry Deronne
De venezuelainfos.wordpress.com/2022/04/04/
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Bien qu’ils ne totalisent que 14% de la population mondiale, les pays qui sanctionnent la Russie incarnent encore la «communauté internationale» pour la plupart des journaleux occidentaux.
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296 voix « pour » et 378 « contre » : sacré revers pour le gouvernement allemand, qui échoue à faire adopter au Parlement la vaccination obligatoire à partir de 60 ans. Il faut dire qu’au Bundestag, les votes sont secrets.
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On apprend par ailleurs que les citoyens de plus de cinquante ans non « vaccinés » se font verbaliser par la police italienne. Atteinte aux libertés et discrimination par l’âge.
D’après un article de ce jour Du Courrier des Stratèges
Le bandérisme est l’idéologie que l’on pourrait qualifier de moins lourdingue que louftingue (disons : loufdingue) concernant les origines d’un peuple. Malheureusement elle n’a pas encore cessé d’imprégner des secteurs entiers de la société ukrainienne, en particulier dans la partie Ouest pro-occidentale et pro-otan de l’Ukraine actuelle.
Son idéologue fut Bandera qui se spécialisa pendant la Seconde guerre mondiale dans le pousse-aux-crimes. Ce qui s’est soldé par d’importantes tueries de Polonais, de Gitans, de Juifs et de Russes, mais pas d’Allemands (vu le contexte militaire et idéologique, l’Allemagne occupait le pays).
Il semble que les bandéristes militants et sympathisants soient des individus qui vivent dans des fantasmes de pureté de la « race » ukrainienne qui n’existe que dans leur folie et leur théorie des origines qui relève de la mythologie pure et simple : origines scandinaves et germaines qui les situent au-dessus des slaves qui ne sont que de simples esclaves. S’assimilant aux premiers Vikings qui soumirent des slaves sur une portion du Dniepr, ou Dnipro pour le dire sous sa forme ukrainienne ; du côté de Kyiv.
En effet, il fut un temps, durant le haut Moyen-âge où des slaves furent les esclaves des Byzantins d’une part et des Francs et autres tribus germaniques.
Avant de désigner l’esclave, d’en devenir le terme générique, de référence concernant les hommes asservis et dépourvus de liberté, en-dessous même des serfs et des manants, le Slave, Sclave, Esclave était le membre de l’une des tribus slaves originaires probables des bords de la Mer Baltique. (j’en reparlerai dans un article à venir)
Le pire est que les délires mortifères et barbares du bandérisme quasi institutionnel (du moins présentement) n’est pas encore sorti de la Seconde guerre mondiale et plus encore de la période stalinienne ; c’est pourquoi le Russe, ou plus globalement le membre de l’armée russe est invariablement désigné par les bandéristes et assimilables (in english) sous l’expression quasi unique de : pig bolshevik, ou de piggy bolshevik. Porc, porcin bolchevique. Parfois de orc (orque) être fantastique ou plus exactement fantasmatique, de légendes.
Bien évidemment pour ce qui touche au porc de près, je veux parler du tabou (ou du différenciateur) religieux du porc, les bandéristes s’en donnent à cœur joie avec les éléments tchétchènes de l’armée russe. Puisque, comme déjà dit dans un article, les bataillons bandéristes (et peut-être plus large encore) de l’armée ukrainienne passent leurs balles et autres projectiles à la viande de porc, du moins le prétendent-ils ou le montrent-ils sur des vidéos. Ces pratiques para-militaires superstitieuses ne sont pas en reste avec les insultes qui pleuvent de plus en plus sur le « Juif » zelensy, cet autre ennemi du porc.
Finalement dernière cette aversion d’un côté et cette glorification de l’autre du porc, que faut-il en conclure sur la santé mentale des bandéristes ? Sur leur rationalité, ou plutôt leur irrationalité ?
Mais pour en revenir aux bolcheviques, certes les Ukrainiens pourraient en vouloir au stalinisme passé qui dans les années trente les a affamés, ou martyrisés, mais pas plus que bien d’autres peuples de l’URSS. Dont les Russes les plus slaves, qui comme eux sont pour l’essentiel, des descendants de tribus baltes.
Je ne développe pas ici, d’autre part, ce que l’Ukraine doit depuis plusieurs siècles, à tout un tas de communautés diverses, dont les Russes, dans le développement de son industrie, y compris la plus moderne, alors que ce pays était une contrée endormie, périphérique et essentiellement rurale. Mais c’est un autre sujet (complexe).
« Russe » est un terme qui, rappelons-le, réunit une myriade de peuples différents d’Eurasie, d’ethnies les plus diverses, de plusieurs religions, orthodoxe, musulmane, etc. y compris chamanique, quelques centaines de langues différentes, des peuples dont la langue d’interconnexion est le russe.
Ce fait multiculturel patent qui date de plusieurs siècles (pas toujours au mieux, mais ici je ne développe pas sur l’histoire de la Russie, ni sur la réalité politique présente) est consubstantiel à ce pays, à cette fédération de pays et de contrées les plus diverses.
C’est pourquoi on peut rencontrer au long des fils et sur les « postes », de Telegram en particulier, des sentences comme la suivante qui cible le multiculturalisme du régiment russe qui aurait prétendument commis le massacre de Boutcha :

Soit en français : “Des sorciers estoniens ont publié la liste des origines des passeports de la 64è brigade de fusiliers motorisés russes, les bouchers de Boutcha, sur « Google maps ». ‘mordor list’
Le jeu de mot sordide (il n’est pas exclu que Boutcha ait été choisi à toute autre cité (ville), simplement pour ça) quelque chose comme « boutchëz of boutcha » semble, là, mis pour marquer les esprits.
On peut noter que ce sont des Estoniens qui sont cités au-dessus. Il y a une proximité certaine entre les bandéristes et certains milieux « idéologico-politiques » des trois républiques baltes pour ce qui est de glorifier le nazisme (assimilé à libérateur malchanceux du bolchevisme).
Annonce évidemment invérifiable et gratuite ne reposant sur rien, sauf à avoir récupéré on ne sait comment l’ensemble des passeports des soldats russes, qui ne les ont certainement pas livrés aux ukrainiens, encore moins aux Estoniens. D’ailleurs, le mot le plus important de ce texte est « wizards », sorciers. On est là dans le monde du délire, de la folie ; j’allais dire de la folie douce, sauf qu’elle n’est, qu’elle n’a justement rien de douce. Sorte de mystique crypto-runique mêlée de magie crypto-païenne baltique ? De barbares dégénérés ? Le Nord n’est pas toujours le meilleur des mondes. Qui se souvient encore de ce norvégien, de ce « nord mann » fou Breivik, qui a abattu 77 personnes sous l’unique prétexte qu’elles étaient à un rassemblement organisé par un parti favorable à la cause palestinienne ? 1 –
Ce simple « poste » de Telegram montre que le suprématisme idéologique ukrainien s’accorde très bien avec le suprématisme du mondialisme occidental.
Sur le fond ces deux suprématismes ne sont pas plus partisans, l’un que l’autre, du fait multiculturel. Pureté de la race pour les premiers, métissage gris et uniformisant de la plèbe occidentale pour les seconds (eux évidemment exclus, caste des seigneurs).
Je pourrais évoquer également une apparente contradiction entre le mondialise occidental globalisant et le vikingisme tribal ukrainien. Indépendant du fait que les deux idéologies sont aussi timbrées l’une que l’autre, et le fait de tarés, barbares, inhumains : l’Occident voue un culte aux LGBTXYZ (militants hystériques du sexe) quand les bandéristes dénoncent les homosexuels. Et la présence de certains au sein de l’armée russe. Avec toutes les connotations et sous-entendus que l’on imagine.
Voici un message de ce genre (en anglais dans l’original) : “Deux porcs gay bolcheviks morts – Porcs russes […] Deux gays russes ont fait 9.500 km pour mourir en Ukraine. Porcs russes”. « Porc » est une insulte que pourrait allouer à un non-musulman quelque islamiste de passage. Cette convergence dans les injures n’est pas trop étonnant quand on sait que des bandéristes ont pu « travailler » avec des islamistes en différentes guerres récentes. Le langage articulé des uns et des autres est extrêmement limité. Même… surtout dans les prêches des abrutis les plus vindicatifs.
Ici, on n’en est même plus dans l’inversion des valeurs avec cette entente mondialo-bandériste. Ou dans l’entente également manifeste, du moins quand ça arrange l’impérialisme, entre le mondialisme et l’islamisme. Ou dans l’adéquation entre le sionisme d’un tribalisme antique et le mondialisme. Mais dans le confusionnisme intégral. La fin programmée de l’intelligence, la mise en avant de la barbarie, et de la décrépitude de la civilisation occidentale ; dans une sorte d’oxymore conceptuel agitant une praxis moins contradictoire d’apparence que foncièrement inhumaine.
En attendant, c’est ce que l’on appelle en Occident le combat ukrainien de la liberté contre l’oppression.
1 – En prison il a décidé de changer de nom. Il se nomme désormais Fjotolf Hansen. « Fjotolf » ne semble pas être un prénom norvégien, par contre « fjott » ou « fjots » signifie : fou, crétin, débile, imbécile, etc. du même genre. Je ne sais si ce mot a un rapport avec le français vulgaire « fiotte » ou « fiote ». Par contre, dès que j’ai lu Fjotolf, j’ai pensé à Adolf (on devine lequel). Hans et Hansen sont un prénom et un nom norvégiens courants, Jean. Je ne sais pas à qui ou à quoi ils pourraient faire référence. Mais « hans » veut aussi dire : son, sa, sien, sienne en norvégien. Je risque donc un : Crétinadolf Sien. Aveu d’échec, du moins en sa logique à lui ? Il a eu le regret, dit-on, de ne pas avoir tué assez de mauvais norvégiens… Mais, simples hypothèses, je ne suis pas dans les arcanes embrumées, obscures de ce cerveau fêlé. Et je ne connais rien au norvégien.