Extraits de l’article « Guerre d’Ukraine – 20 mars 2022 – Jour 25 – Point de fin de journée » du Courier des Stratèges, du 21 mars 2022.

… la grande nouvelle militaire des 19 et 20 mars est l’utilisation, pour la première fois dans l’histoire militaire, de missiles hypersoniques pour détruire un entrepôt d’armement à l’ouest du pays et un dépôt de carburant au sud.
Ajoutons que plus de 100 soldats ukrainiens et volontaires étrangers ont péri dans la frappe d’une base près de Jitomir.
[sur l’emplacement approximatif de la ville de Jitomir, voir l’article précédent ; aucune zone, aucun lieu militaire d’Ukraine n’est épargné]
La bataille de Marioupol continue et les troupes ukrainiennes semblent à court de munitions. La marine russe est désormais en appui des combattants russes et donbassiens dans la ville. L’armée russe leur propose de se rendre. Les évacuations de civils ont aussi continué à rythme soutenu.
Ailleurs, les troupes russes consolident leurs positions et grignotent du terrain: autour de Nikolaïev et de Marinka au sud et dans la région de Kharkov au nord et à l’ouest de Kiev.
[…]
Différentes informations circulent sur le développement de pourparlers de paix. Une source diplomatique française nous a indiqué qu’il existait un plan de paix israélien de 15 pages. Le gouvernement turc, de son côté, essaie aussi une médiation. Elle est bien décrite dans un article du New York Times.
En recoupant les informations de ces derniers jours, il semble que Vladimir Zelenski ait avancé sur tous les sujets liés à la démilitarisation du pays et sa non-appartenance à l’OTAN. En revanche, il continue de refuser toute concession territoriale. Et le déni de réalité continue puisqu’il explique qu’il a fait des propositions de paix non écoutées depuis deux ans.
[…] du Ministre des Affaires étrangères chinois Wang Yi, lors d’une conférence de presse avec son homologue algérien: La question de la sécurité européenne est au cœur du problème, et l’expansion sans limite de l’OTAN vers l’Est mérite réflexion. Dans une perspective à plus long terme, les parties en Europe devraient suivre le principe de la sécurité indivisible et, sur la base du respect des préoccupations légitimes de chacun, poursuivre le dialogue et la négociation afin de construire une architecture de sécurité régionale équilibrée, efficace et durable“.
Les Etats-Unis ne pouvant convaincre l’Inde de se joindre à la coalition anti-russe, Madame Nuland, secrétaire d’Etat adjointe, signe un accord avec le Bengladesh. Le premier ministre japonais Kishida rendait visite pour la première fois à son homologue indien, Modi. Au nom de la cohésion du QUAD (quadrilatère de sécurité tourné contre la Chine et associant Australie, Japon et Inde avec les USA), M. Kishida a demandé à l’Inde de s’aligner sur les Etats-Unis, ce que Modi a refusé.
Le résultat du second tour de l’élection présidentielle de 2010 où Ianoukovitch pro-russe du Parti des Régions (en bleu), « déposé » lors du coup d’État américano-otano-soroso-bandériste de 2014, a battu Timochenko (en jaune), « la princesse du gaz »).

On peut noter trois circonscriptions en bleu dans la zone jaune qui sont toutes trois à la marge du pays. Tout à l’Ouest dans une zone où l’on parle hongrois et ruthène, au Nord sur l’oblast de Jytomyr, et à l’extrême Nord-Est où il existe des russophones, comme dit par ailleurs.
On peut ajouter encore un autre indice, dans un découpage moins fin que le précédent, mais allant dans le même sens de la séparation en deux du pays. Il ne s’agit pourtant que du taux de bulletins non-valides (blancs et nuls), lors de l’élection présidentielle qui a suivi le coup d’État de 2014, qui montre une tendance similaire à marquer l’opposition entre l’Ouest (Nord-Ouest) + Centre-Nord et le Sud + Est (Sud-Est).

Votes non-validés inférieurs à 2 % : tout le Nord-Ouest et Centre-Nord. Dont inférieur à 0,8 % : tout à l’Ouest en Galicie ; oblasti de Lviv, Ternopil et Ivano-Frankivsk. Le foyer principal des néo-bandéristes.
En jaune sur la carte, entre 1,3 et moins de 2 % quatre oblasti dont trois (les mêmes que précédemment, voir les cartes plus haut, de l’article du 20 mars) Transcarpathie, Tchernivtsi, Soumy — ont des minorités hongroise, roumaine et russe aux frontières. Le quatrième oblast, celui de Kirovohrad / Kirovograd, est en limite centrale entre les deux aires d’opposition.
Votes non-validés à 2 % et plus : tout le Sud/Sud-Est dont plus de 3 % : l’oblat d’Odessa, et plus de 4 % : les oblasti de Donetsk et de Lougansk. Ce n’est pas un hasard si les néo-bandéristes se sont acharnés sur le Donbass depuis huit ans ou ont assassiné impunément dans un incendie criminel et de sang froid, quarante-deux opposants au coup d’État et audit gouvernement provisoire, et tués six autres le même jour dans la rue, à Odessa en 2014.
Pétitions ! Infime partie de la « solidarité » française qui s’exprime sur Internet. Tout est tellement plus tragique ailleurs et chez les gentils. Quand on a des œillères en France et qu’on est solidaire quand ce sont les mondialistes qui le réclament.
Un timbre exceptionnel de collect’
| Les Philatélistes soutiennent le peuple ukrainien Devant la terrible situation que vit actuellement le peuple ukrainien, les philatélistes ne restent pas les bras croisés devant leur collection, mais soutiennent les Ukrainiens et ils demandent à la Poste française d’émettre en toute urgence un timbre en solidarité avec l’Ukraine. Ce timbre exceptionnel pourrait être une Marianne solidarité Ukraine (timbre hors-programme suite à l’invasion de ce pays) d’une valeur de 2 € intégrant un don de 0,84 € au profit de la Croix-Rouge ukrainienne ou autre organisme similaire. |
La cryptomonnaie mais pas pour les Russes
| Initiative pour légaliser Bitcoin et les autres cryptomonnaies La guerre en Ukraine révèle le besoin URGENT d’un autre système financier. Leur argent bloqué dans une devise qui s’effondre, les citoyens ukrainiens se rabattent sur une des seules réserves de valeur qui leur est encore accessible : les cryptomonnaies, et principalement Bitcoin. En voyant ça, l’Union Européenne voudrait renforcer le contrôle des cryptomonnaies, bannir les stablecoins pour éviter qu’elles ne concurrencent l’Euro et contrôler l’écosystème blockchain de A à Z. Disons OUI à la liberté, légalisons les cryptomonnaies sans restriction ! |
En Ukraine, les gens ont faim, mais tout allait bien au Donbass depuis huit ans et tout va bien pour les personnels soignants et autres en France qui sont interdits de travailler car non-piquousés
Finançons les refuges animaliers en Ukraine !
Une fois de plus, c’est le hasard qui a mis sur ma route (comme pour le sauvetage des chats clapiers ou l’arche de Maddy pour les personnes qui me suivent) une personne qui collecte des fonds depuis des années pour un refuge animalier à Kiev en Ukraine. Nous sommes évidemment tous choqués, inquiets de la situation en Ukraine, une catastrophe pour tous ces gens qui fuient leurs pays laissant tout derrière eux. Heureusement beaucoup de mobilisation par de nombreuses associations comme la Croix rouge, Fondation de France … Se mettent en place pour venir en aide à toutes ces personnes.
Dans ce chaos total, les animaux ne sont pas épargnés, et là aussi des associations se mobilisent pour accueillir les familles avec animaux à la frontière polonaise, comme Peta déjà en place qui soigne, nourrit et place les animaux dans les refuges polonais, ils vont également acheminer 20 tonnes de nourriture, médicaments, couvertures en essayant de passer les obstacles, quel courage.
L’association Coeurs de chiens, à1006 Lausanne en suisse, qui met à l’adoption des chiens abandonnés d’Espagne, Belgique, France, suisse a lancé un appel sur 3 refuges reconnus en Ukraine pour leur venir en aide. Vu la situation en Ukraine, l’argent est sécurisé par Sepa hors Ukraine tant que la situation n’est pas stable.
Les veaux se déchaînent ! « Solidarité ciblée, unique et obligatoire », après le confinement, le masque et le passe obligatoires. C’est le nouveau mot d’ordre. Provoquera-t-il une solide hilarité ?
Mon but n’est pas ici de développer, mais de rappeler sur quelques bases pourrait être « découpée » l’Ukraine si la Russie en a envie (écouter ce que dit Xavier Moreau vers la fin de sa dernière vidéo).
Ceci reste très schématique et hypothétique et n’entend pas être un répertoire des langues parlées en Ukraine. J’ai un article en préparation sur le sujet (fort compliqué!). Je n’évoque ici que des langues des États voisins de l’Ukraine. Et je n’en parle que par rapport à l’Ukraine. Je n’évoque pas les minorités nationales autour de l’Ukraine. Ce si vaste et compliqué sujet.
*
Il apparaîtrait que des locuteurs du hongrois dans deux petites régions de l’extrême Sud-Ouest de la partie Ouest de l’Ukraine désireraient rejoindre la mère-patrie. Ces Magyars se trouvent tout le long de la frontière de l’oblast (région administrative) coloré en bleu sur cette carte. Y compris du côté de la frontière hongro-slovaque, mais c’est un autre problème. Dans cette zone trans-carpathique se trouve également des locuteurs de ruthène moderne (ou rusyn), un slave plus « archaïque » et conservateur que l’ukrainien.

S’il prenait la même envie aux roumanophones d’Ukraine, il faudrait revoir la frontière du côté de l’oblast coloré en vert, pour les réintégrer comme ils le furent un temps autrefois en Moldavie roumaine ou en Moldavie indépendante, et aussi plus marginalement du côté de la portion d’Ukraine qui empêche la Moldavie indépendante d’avoir un débouché sur la Mer Noire, au Sud-Ouest d’Odessa. Et peut-être également plus à l’Est de la Transnistrie russe contemporaine, où la Moldavie a perdu des territoires. Mais se serait une enclave.
Pour être plus ou moins complet dans le domaine des langues à États entourant l’Ukraine, il convient d’ajouter qu’il existe :
– très généralement à la frontière, tout à l’Ouest, des minorités polonophones qui remontent au temps où tout l’Ouest de l’Ukraine était sous domination polonaise (actuelle Ukraine ultra-nationaliste),
– à la frontière avec la Biélorussie, quelques populations biélorussophones,
– et sur toute la portion qui part de l’extrémité nord-est jusqu’aux oblasti (ex oblasti puisque républiques autonomes) du Donbass, le long de la frontière avec la Russie, des populations russophones.

polonais
On pourrait ajouter à ce niveau, car c’est très lié à l’Ukraine, l’existence de la Transnistrie (voir carte ci-dessous) sur au moins une moitié de la frontière entre la Moldavie et l’Ukraine, mais du côté moldave. Où les Russes ont fait plus ou moins sécession. Reste du temps où cette contrée était ukrainienne, avant l’un des nombreux découpages du XXe siècle. Zone industrielle celle-ci aussi comme pour le Donbass, etc.

Le coloré en violet de la première carte, sur la presqu’île de Crimée, rappelle qu’il existe en cette zone des tatarophones, reste des populations tatares victimes des purges et des déportations staliniennes (le tatar est l’une des langues turques) de très vieille implantation (Xe / XIe siècles) comme il en existe encore quelques reliquats de population au Sud de l’Ukraine ou des deux Moldavie.
Les tatars sont reconnus comme minorité nationale par la Fédération de Russie. Donc ici pas de revendication linguistique à prévoir. Tandis que Sébastopol tout au Sud-Ouest de la Crimée est quasiment intégralement russophone. Vieux port russe, militaire en particulier, depuis plusieurs siècles.
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Toute la zone mauve-rose définit le secteur de l’Ukraine où la langue russe est plus ou moins largement parlée ou comprise, en particulier dans les relations bilingues et dans les villes. Tant par des personnes qui se disent ukrainiennes que par des personnes qui se disent russes.
Sachant que l’on peut se dire ukrainien ou russe sans l’être ethniquement parlant. Étant également entendu qu’au dixième siècle, voir plus près encore, il n’y avait qu’un seul peuple russe (la Rousskaya Zemlya – rousskay zimlya —, la Terre Russe centrée au départ sur Kiev et sa région), réunissant les Russes d’aujourd’hui, les Ukrainiens et les Biélorusses (dont la langue est de plus en plus marginalisée au profit du russe jugé plus prestigieux et moins « régional » en Biélorussie).
Étant aussi entendu que le peuplement moderne de Russes en Ukraine date, pour un bon nombre, d’il y a deux ou trois siècles avec le développement industriel. Ce qui explique en partie l’opposition Nord-Ouest / Sud-Est en Ukraine. La ville de Kharkov et environs, seconde ville du pays, le Bassin minier du Don (Donbass) les ports au Sud, dont Odessa, ou encore la Transnistrie moldave, forment une bonne part des zones industrielles et de commerce extérieur. Ajoutons Kiev/Kyiv (prononcé quelque chose comme : kiiyô) « de sang mêlé ».
Ce qui explique aussi en partie la double opposition : russophones/ukrainophones d’un côté et villes/campagnes de l’autre. En simplifiant à l’extrême : le russophone des centres urbains et industriels et l’ukrainophone (parlant un dialecte et non pas une langue unifiée) du monde rural et agricole (grand pays de cultures céréalières sur les plaines et les steppes).
*
Mais présentement, le grand problème en Ukraine ce n’est pas la « philie ». Mais la « phobie ». Un petit tableau très simplifié.
| Ethniquement | Linguistiquement | « philiquement » | « phobiquement » |
| UK | UK | UK | Anti-Russes & anti-russe |
| UK | UK | UK | Plus ou moins neutre |
| UK | UK | neutre | id |
| UK | UK | RU | id |
| UK | Bilingue | RU | id |
| UK | RU | RU | id |
| RU | UK | UK | id |
| RU | Bilingue | UK | id |
| RU | RU | UK | id |
| RU | RU | neutre | id |
| RU | RU | neutre | anti-néo-nazis |
Les Ukrainiens, ethniquement, linguistiquement, et « philiquement » qui sont anti-Russes (les personnes) et anti-russe (la langue) se tiennent avant tout dans le Nord-Ouest de l’Ukraine.
Les Russes d’origine ou pas et russophones ne sont pas des ukrainophobes (ou pas encore, on verra à la fin de cette opération de libération), qui sont Donbassiens mais pas que, loin de là (tout l’Est et tout le Sud au moins pour une part), sont ce que l’on appelle dans son vrai sens originel (pas dans le sens édulcoré, fourre-tout ou anachronique de l’Occident dégénéré) des anti-fascistes.
Ce qui en font des ennemis tous désignés pour les banderistes réaffirmés actuels (implantés avant tout au Nord-Ouest), sur un fond d’adéquation fausse : Russe = stalinien — Au fait, c’est le groupe « communiste » de la Douma (le parlement de la fédération russe) qui a initié une demande d’intervention en Ukraine auprès de Poutine. Comme quoi la dernière guerre (la Seconde) impose encore ses effets de nos jours. Dans un camp comme dans l’autre.
J’ai écrit plus haut que l’ukrainophone parle encore avant tout une langue dialectale permettant selon les endroits une intercompréhension plus ou moins grande. Et donc, le problème de l’ukrainen, en tant que langue, est qu’il existe bien une langue unifiée or, elle n’est qu’une langue littéraire et est très peu parlée, même par ceux qui l’ont apprise à l’école, si ce n’est par des intellectuels entre eux. Le phénomène dialectal est encore très puissant.
Enfin, je n’en dis pas plus ici sur le sourjyk (ou sourzhyk) qui est un créole, ou qui sont plutôt des créoles différents selon les endroits, des mixtes d’ukrainien et de russe. De plus … j’ai évoqué plus haut le « sang mêlé » kiévien, c’est le mot puisqu’il est tout à fait courant, me disent les linguistes et ukrainologues, qu’une conversation à Kiev et ses banlieues (cf. la petite zone rose/mauve au centre Nord de la carte, sur le Dniepro/Dniepr) se passe dans un curieux bilinguisme qui mêle à des phrases ukrainiennes des phrases russes.
Des phrases russes d’Ukraine pour être plus précis (comme on pourrait différencier un français de France d’un français des îles, du Canada ou des divers pays francophones d’Afrique, etc.), c’est-à-dire une langue russe marquée par des particularismes, des ukrainismes et même, semble-t-il, un accent propre. Ses ukrainismes relèvent, dit-on, du domaine du lexique courant ; tandis que l’essentiel des termes ukrainiens de la « modernité » (technologique en particulier) sont des emprunts au russe.
Cette carte plus bas qui est une carte politique (le résultat du second tour de l’élection présidentielle de 2010 où Ianoukovitch pro-russe du Parti des Régions (en bleu), « déposé » lors du coup d’État américano-otano-soroso-bandériste de 2014, a battu Timochenko (en jaune), « la princesse du gaz ») pourrait donner une idée d’une possible partition du pays. Une fois la démilitarisation de l’Ukraine achevée et sa neutralité assurée, les deux républiques du Donbass définitivement reconnues indépendantes et la Crimée définitivement reconnue comme rattachée à la Russie (comme avant que Khrouchtchev ne l’offre à l’Ukraine en 1954).
Une partie Nord-Ouest et une partie Sud-Est. Ou une partie Extrême-Ouest et une partie centre-Nord avec Kiev et une partie Sud-Est. Du genre fédération peut-être.
Il y a peut-être aussi en suspens le statut de la langue russe dans la Constitution ukrainienne.

Excellent résumé sur la chute en cours du monde occidental.
Article d’Éric Verhaeghe
Le Courrier des Stratèges — 20 mars 2022
L’utilisation par Poutine de missiles hypersoniques était annoncée par le Courrier depuis plusieurs semaines. Elle est une fausse surprise, et les cris d’orfraie poussés hier par les journaux de la caste sur ce sujet illustrent l’impasse dans laquelle la stratégie aveuglément russophobe et manichéenne que nous sommes intimés de suivre nous mène. Oui, la Russie dispose d’une supériorité stratégique sur l’Occident qui devrait nous ramener à la raison, si nous n’étions pas gouvernés par de dangereux va-t-en-guerre aux ordres d’un gouvernement profond américain qui suit une stratégie du chaos.
Hier, l’armée russe a utilisé pour la première fois de l’histoire en temps de guerre des missiles hypersoniques de type Kinzhal pour frapper des cibles en Ukraine. C’est une arme nouvelle, qui peut porter des têtes nucléaires, dont nous avons parlé dès les premiers jours du conflit.
Coupable cécité de la caste
Bien entendu, cet avantage stratégique, connu depuis des mois et des mois par les spécialistes, n’a initialement intéressé personne, puisqu’il n’est pas dans la ligne russophobe irrationnelle de la caste et de ses médias.
Nous avons tous bien noté qu’un seul discours est audible et autorisé aujourd’hui par la police de la pensée : Poutine est un grand méchant dictateur incontrôlable qui doit être “neutralisé” (l’expression est dans tous les médias) comme un vulgaire terroriste parce qu’il a immoralement envahi les gentils Ukrainiens. Quiconque ne répète pas ce credo en boucle toute le journée est cloué au pilori, sous le prétexte déjà fabriqué et largement utilisé durant le COVID : complotisme, folie, irresponsabilité, anti-France, etc.
Il est impressionnant de voir comment nos démocraties sont devenues des machines à imposer une pensée totalitaire. Il est encore plus impressionnant de voir comment l’intolérance est devenue la norme dans nos pays qui se prétendent adeptes de la liberté d’expression.
Terrible rappel à la réalité des missiles hypersoniques
Il se trouve que, contrairement aux “narratifs” distribués par Mc Kinsey aux rédactions occidentales subventionnées par les États, l’histoire n’est pas une série Netflix : elle n’est pas un combat des gentils contre les méchants distribuée en dix épisodes de cinquante minutes.
L’histoire, c’est le conflit des volontés. Et la nôtre ressemble de plus en plus à un conflit entre le gouvernement profond américain qui enrégimente l’Occident à coups de vaccins et de provocations autoritaires, et l’axe sino-russe qui dispose d’une supériorité militaire dont il n’hésitera pas à tirer profit. La morale là-dedans n’a pas sa place, et elle n’est de toute façon d’aucun côté.
La caste mondialisée tente de nous faire croire qu’il est possible d’effacer la mémoire des peuples et de repartir d’une page blanche.
Ainsi, Taïwan pourrait éternellement être le refuge des nationalistes chinois qui ont combattu Mao, combat que l’Occident croit pouvoir effacer de l’histoire. L’Ukraine pourrait devenir membre de l’OTAN après plusieurs siècles passés dans les frontières russes.
Eh bien non, mes amis, l’histoire existe, la mémoire existe, et ce n’est pas être un adepte du Poutinisme ou de la russophilie, ce n’est pas être anti-occidental que de le rappeler.
C’est simplement être réaliste. Et ce rappel à la réalité, Poutine, et bientôt Xi Jinping, sont en train de le réaliser.
La caste mondialisée nous mène au chaos
Nous le répétons souvent dans notre Agenda du Chaos : la caste mondialisée s’est dotée d’un terrible agenda pour sauver sa peau et ses intérêts dans un monde de plus en plus incertain, où les “populistes”, les “nationalistes” et les “souverainistes” contestent son hégémonie.
Cet agenda est celui que nous connaissons depuis deux ans : choc systémique aux allures sanitaires, mesures répressives en tous sens, dictature de moins en moins larvée sous couvert de lutte contre les “fake news” et le “complotisme”.
Que ne feraient-ils pas, ces oligarques court-termistes qui n’en ont jamais assez, à qui il faut toujours plus de milliards, toujours plus de biens de consommation, pour continuer à s’enrichir ? Quelle injonction ne sont-ils pas prêts à donner à leurs éditorialistes pour nous faire passer des vessies pour leur lanterne ?
Il existe deux réalités incontournables aujourd’hui : la première est que le combat de l’Occident n’est pas un combat moral, mais un combat pour la puissance, exactement comme le combat de Poutine ou le combat de la Chine. La seconde est que la Chine et la Russie maîtrisent aujourd’hui les technologies hypersoniques que nous ne maîtrisons pas encore.
Au lieu de rappeler ces vérités simples qui devraient nous imposer un peu de modestie et de retenue, la caste mondialisée joue avec le feu. Elle autorise l’expression sans limite de la haine russophobe, notamment sur les réseaux sociaux, et elle agite les passions les plus sombres de la plèbe pour appeler à la guerre.
La triste vérité est que l’Occident n’est certainement pas en mesure de gagner une guerre qu’il a en réalité déjà perdue, mais la caste croit le contraire, et dans son immense cupidité, pense pouvoir en tirer profit jusqu’à la dernière minute.
Au fond, le gouvernement profond américain est prêt à mener la guerre jusqu’au dernier Européen, parce qu’il pense qu’il s’enrichira en récupérant nos miettes.
Souhaitons-nous être les idiots (in)utiles du Deep State US ?
Donbass Insider. 19 mars 2022.
On sent une retenue, une crainte de trop en dire chez certaines personnes qui sont encore dans Marioupol. Et aussi une lassitude.
Et cette femme enterrée dans un trou d’obus !…
Compte-rendu de son voyage éclair à Odessa :
« Bernard-Henri Lévy sur son voyage à Odessa: « J’ai tagué sur une barricade [sic] les trois mots de la devise républicaine française : liberté, égalité, fraternité » ».
Le mage a sanctifié les lieux (les mêmes que dans l’article précédent évoquant ce même triste sire). Pourtant je croyais, d’après ce qu’il en disait déjà dans un livre en 1981, que les Français étaient tous graines de « fachos ». Pétain, etc.
Il faudrait effectuer des recherches complémentaires sur ce sujet. Mais, il faut savoir que, de nos jours, avec le développement technologique, l’électronique et des logiciels malveillants, tout peut arriver. Et dans la discrétion. On l’a vu lors de la dernière élection présidentielle en yankeeland. Certes là-bas, avec un manque de discrétion finalement.
On nous dit (de ce que j’en ai compris : des personnes au fait, dans l’entourage élyséen, vrais sondages de l’Intérieur) que moncon tournerait autour de 10 % d’intentions de vote, ou guère plus. Quant au taux d’abstention, il serait actuellement très important : de l’ordre de 50 %. Les sondages sur Internet, certes reflets d’une partie seulement de la population, généralement la plus éveillée, crédite monconnard, au mieux, du même 10 %.
Commentaire d’un anonyme sur France Soir :
Côté russe, le ministère de la Défense a catégoriquement démenti les accusations de Kiev concernant une frappe aérienne et accusé des militants du bataillon Azov d’avoir fait exploser le théâtre, selon un communiqué cité par l’agence Tass.
[JPF Depuis quand bombarde-t-on sciemment ou lâchement (sauf chez les barbares du genre étatsuniens et affidés, et ce n’est pas d’hier) la population que l’on veut « libérer » ? (Comme sur les villes en France — pour ne pas parler de Dresde, d’Hiroshima et Nagasaki — pendant la Seconde guerre mondiale.) Et juste à un endroit symbolique ? De culture ?
Malheureusement, on s’attendait à cette ultime et nihiliste provocation pour faire pleurer les naïfs et les endoctrinés dans les chaumières, alors même que les criminels n’ont que haine à l’encontre de la population donbassienne.]
«Pendant la journée du 16 mars, l’aviation russe n’a effectué aucune mission impliquant des frappes sur des cibles terrestres dans les limites de Marioupol. Selon des informations vérifiées, les militants du bataillon nationaliste Azov ont procédé à une nouvelle provocation sanglante en faisant exploser le bâtiment du théâtre», a déclaré le ministère de la Défense.
«Auparavant, les réfugiés qui ont fui Marioupol ont informé que les nazis du bataillon Azov auraient pu prendre des civils en otage dans le théâtre, en utilisant les étages supérieurs comme postes de tir», a ajouté le ministère. Dans son communiqué, le ministère précise encore que compte tenu du danger potentiel pour les civils et de la «provocation du 9 mars autour de l’hôpital numéro 3 de Marioupol, le bâtiment du théâtre n’a jamais été considéré comme une cible de frappe».
La porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, citant «les réfugiés qui se sont échappés de la ville et un militant capturé d’Azov», a également estimé qu’il pourrait y avoir des otages de la population locale dans le théâtre, dressant un parallèle avec le massacre d’Odessa. Le 2 mai 2014, 48 personnes s’opposant au coup d’Etat de Maïdan avaient péri dans le terrible incendie de la Maison des syndicats d’Odessa, dans laquelle elles s’étaient réfugiées alors qu’elles étaient poursuivies par des nationalistes radicaux.
«Une telle méthode peut choquer ceux qui ne connaissaient pas ces méthodes auparavant mais c’est précisément cette méthodologie qui sert de base à l’idéologie et à la philosophie de ceux qui ont brûlé la Maison des syndicats [à Odessa]. C’est exactement ce qu’ils ont fait. Ils ont enfermé des civils — non pas en tant qu’otages, mais en tant que victimes — sur le territoire d’un site civil. Et la Maison des syndicats est un site civil. Le théâtre dramatique de Marioupol est un site civil. Ils les enferment là-bas puis les sacrifient, a déclaré Maria Zakharova lors d’une conférence de presse le 17 mars. «Vous pourriez penser qu’il s’agit là d’une expression figurée, mais non, cela a un sens profond. Ce sont de véritables victimes sacrées de la part de ceux qui professent le néonazisme. Ils considèrent que c’est normal», a-t-elle ajouté. https://resistance-mondiale.com/marioupol-kiev-accuse-la-russie-davoir-bombarde-un-theatre-moscou-dement-et-met-en-cause-azov
[JPF D’ailleurs, aux dernières nouvelles, cette explosion n’a pas fait de mort, selon une information du Conseil municipal de la ville. Par chance les civils qui étaient réunis au sous-sol dans un abri anti-aérien, n’ont pas subi l’effet de la destruction du théâtre, bien évidemment opérée par les tarés nationalistes ukrainiens. Pas plus que le bombardement, celui-là bien réel, de l’armée russe n’a fait de victime sur un aéroport militaire à proximité de Lviv, tout à l’Ouest, en Galicie.]
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Vladimir Poutine, soi-disant par téléphone avec maQRien, aurait accusé l’Ukraine de crimes de guerre, ce qui sous entend, si c’est confirmé, que tous ceux qui ont fournit des armes à l’Ukraine après le début du conflit sont complices de crimes de guerre, et doivent être traduit devant la CPI (Cour Pénale Internationale).
« La Cour pénale internationale est une juridiction pénale internationale permanente, et à vocation universelle, chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d’agression et de crime de guerre ».