Aller au contenu principal

BRICS Plus

Du site chinois Global Times
https://www.globaltimes.cn/page/202205/1266202.shtml

CHINA / DIPLOMACY
BRICS will welcome new members, to better represent voices of emerging market economies: experts
By GT staff reporters Published: May 21, 2022

BRICS = Brésil + Russie + Inde + Chine + Afrique du Sud.

Dont je retiens la conclusion :
A « BRICS Plus » consultation was held on Friday evening as part of the virtual BRICS Foreign Ministers’ meeting. Foreign ministers or their representatives from Argentina, Egypt, Indonesia, Kazakhstan, Nigeria, the UAE, Saudi Arabia, Senegal and Thailand participated.

Rappels :
Argentine, 8e pays en superficie,
Égypte, plus de cent millions d’habitants,
Indonésie, 270 millions d’habitants,
Kazakhstan, 9e pays en superficie,
Nigeria, presque 220 millions d’habitants,
Les Émirats arabes unis, pétrole
l’Arabie Saoudite, pétrole
Sénégal, l’un des pays africains les plus industrialisés
Thaïlande, seconde économie de l’Asie du Sud-est après l’Indonésie.

SOROS SO SORRY

Sorrow ! Soros vient de déclarer au Grand Guignol de Davos que « la civilisation pourrait disparaître si l’Ukraine perd la guerre ».
Il n’a sans doute pas tort s’il identifie la civilisation à son antonyme réel : le mondialisme transhumaniste.
Donc, sorry bro soros, tu nous envoie finalement un très grand message d’espoir.
Et merci à la Russie, grande pourvoyeuse de civilisation.

Nos gouvernements, complices des crimes en Palestine, par Daniel Vanhove.

reseauinternational.net ; le 26 mai 2022

On a beau vivre dans un monde inondé d’images, toujours plus envahissantes tant dans la sphère publique que privée – photos, magazines, cinéma, télés, pubs, clips, selfies,… – il en est certaines qui sont plus difficiles à digérer que d’autres, et qui demandent un certain temps pour y revenir.

Tant le choc qu’elles provoquent vous met KO. Ainsi du meurtre de la journaliste Shireen Abu Akleh, puis de l’hommage funéraire que lui a rendu le lendemain la population palestinienne chrétienne comme musulmane.

Les tentatives obséquieuses de certains responsables politico-médiatiques insinuant le doute d’une balle perdue tirée par la résistance palestinienne ajoute encore à l’abjection du geste et du régime qui l’autorise, quand la localisation par GPS ne laisse aucun doute et permet d’établir l’impossibilité d’une telle hypothèse. Et pourtant, les autorités israéliennes persistent à refuser toute enquête extérieure sur les faits.

Ce qui peut laisser penser à la responsabilité de hauts placés à protéger dans la sinistre hiérarchie de ce régime d’assassins dont on sait qu’il s’évertue par tous les moyens à taire et cacher ses crimes.

https://french.almanar.com.lb/2336534

Comme si cela n’avait pas suffi, il a fallu ensuite assister à la barbarie de la soldatesque israélienne s’en prenant au cortège funèbre qui avec dignité et sans rendre les coups portait le cercueil de la victime jusqu’à sa dernière demeure.

Ce que ce régime à bout de souffle – ainsi que ceux qui le soutiennent – ne comprend pas, c’est que de telles images sont finalement bien plus mortelles pour lui que n’importe quel missile qui lui serait destiné. Et referment la tombe sur cette sinistre colonie où se réfugient tous les demeurés qui y revendiquent leur lieu de vie au nom d’une judéité plus qu’ambiguë, sans voir que ce pourrait bien être leur lieu de mort.

Suivre les sites alternatifs et locaux d’informations – parce que les merdias habituels et leurs journaleux de service se gardent bien d’en parler – pour avoir des éléments fiables sur ce qui se passe en Palestine occupée finirait presque par habituer le citoyen aux horreurs devenues quotidiennes sous l’étendard de ce régime colonial présenté comme « la seule démocratie de la région ». Mais en tant qu’êtres humains nous ne pouvons en aucun cas tomber dans ce piège d’être blasés et blindés par l’insoutenable. Les images qui nous arrivent de ce territoire exigu et les drames qui s’y déroulent ne peuvent jamais nous trouver hermétiques à ce qu’elles véhiculent. Nous devons en priorité garder le sens de la justice et préserver notre humanité, notre esprit de compassion, d’empathie et de solidarité qui fait de ces opprimés palestiniens, des frères et des sœurs auxquels nous avons le devoir de solidarité.

L’on ne peut passer en revue toute l’horreur des crimes quotidiens de ce régime qui se manifeste à tous les niveaux.

L’horreur des blessures infligées volontairement à la jeunesse palestinienne pour l’handicaper à vie ; celle des maisons détruites à coup de bulldozers et leurs habitants jetés à la rue ; celle des check-points où s’entassent les travailleurs en pleine nuit pour tenter d’arracher à l’aube quelque boulot leur permettant d’assurer le minimum vital pour la famille ; celle du déracinement d’oliviers parfois centenaires par des colons tarés à peine arrivés ; celle de ces tentes misérables démantelées pour la énième fois où vaille que vaille survivent quelques familles bédouines ; ou encore celle du camp concentrationnaire qu’est devenue la bande de Gaza maintenue sous un blocus féroce depuis près de 15 ans, etc, etc… Toutes, insupportables, sans même aborder celle des dommages psychologiques sur plusieurs générations que cette barbarie provoque. Mais l’assassinat de la journaliste Shireen Abu Akleh – s’ajoutant à celui d’autres journalistes systématiquement « liquidés » – aux abords du camp de réfugiés de Jenin, filmé en direct par la résistance palestinienne ne laisse plus aucune doute. Ce crime délibéré s’ajoute à ceux qui pavent l’enfer de ce que vivent les Palestiniens depuis la Nakba de 1947 et qui ne s’est jamais arrêtée. Et devra s’ajouter à ceux du dossier instruit à la CPI.

Comment nos États, claironnant à tous vents leurs critères indépassables en termes de « droits humains », peuvent-ils accorder une telle impunité aux responsables de ces atrocités incessantes et espérer rester crédibles ?! C’est précisément à cause de cet octroi d’impunité que ce régime se permet tout, perpétue ses crimes et s’enfonce dans l’innommable. Au point qu’il y a quelques jours, une délégation officielle de l’UE a voulu se rendre en Palestine pour enquêter sur le crime de Shireen Abu Akleh, mais s’en est vue refuser l’accès. Voilà la réponse cinglante des autorités de ce régime à la lâcheté de nos responsables politiques. Celle-ci est une courroie de transmission directe aux exactions que pratiquent ce régime, ses colons raciste fanatisés et ses forces armées d’occupation.

https://french.almanar.com.lb/2334961

Il faut d’ailleurs souligner que cette colonie qui prétend à l’appellation « d’État » n’en est pas un. Et vu les lois et les règles qui y sont appliquées sur une partie de sa population , l’ajout « démocratique » est un comble d’hypocrisie, tout autant immérité. Tous les citoyens qui utilisent encore cette qualification « d’État » devraient intégrer cet élément. « Israël » doit être assimilé et qualifié pour ce qu’il est : un régime colonial d’apartheid nourri de racisme et d’idéologie fasciste, comme l’est toute idéologie coloniale. Il ne mérite en aucun cas l’appellation « d’État ». Et tous ceux qui se revendiquent d’une vraie « démocratie » savent et connaissent le sort qui doit être réservé à de tels régimes : l’abolition, tel que ce le fut en Afrique du Sud.

Si l’écrasante majorité des citoyens du régime colonial d’apartheid israélien s’est habitué à ce que ses forces armées traitent les Palestiniens de la sorte, c’est en grande partie à cause de son aveuglement obtus à l’idéologie sioniste et au laisser-faire occidental. Raison de plus pour laquelle l’amalgame entre anti-sionisme et anti-sémitisme de certains doit être refusé. Et si nombre de nos responsables politico-médiatiques y souscrivent c’est pour tenter de se départir de leur écrasante responsabilité dans les crimes que l’on voit se perpétuer contre les Palestiniens depuis des décennies… et que ceux-là autorisent sans la moindre mesure ou sanction à la hauteur des forfaits, se bornant à leurs habituelles « inquiétudes » ou « leurs vives préoccupations » et toutes sortes de formules hypocrites du même style qui ne dupent plus personne. Le sionisme présente, avec parfois ses nuances de gris, tous les signes d’une pathologie, le racisme, et par leur manque de courage et de probité nos gouvernements entretiennent la maladie.

Ainsi, faut-il également répéter à ceux qui envers et contre tout soutiennent ce qu’ils nomment le « peuple élu » que le terme même de « peuple » est inadéquat : il n’y a pas plus de « peuple » juif que de « peuple » musulman ou de « peuple » chrétien. C’est-là encore une tentative sournoise pour récupérer la chose politique par le biais religieux. Et quand ils en rajoutent et en encensent l’intelligence, ils devraient surtout comprendre qu’il s’agirait plutôt d’un « peuple maudit ». Parce que s’il était aussi intelligent que ceux-là le prétendent dans leur essentialisme primaire, ce « peuple » aurait compris depuis longtemps qu’il creusait activement sa propre tombe. Autre raison pour laquelle le sionisme est bien l’ennemi du judaïsme traditionnel qui ne s’y reconnaît pas.

En réalité, derrière leur fidélité de façade, les pro-sionistes de chez nous n’ont toujours pas réglé leur problème raciste vis-à-vis des juifs et voudraient se montrer plus juifs que les premiers intéressés. Ils sont en réalité l’un des dangers majeurs pour eux. Alimentés par cette funeste idéologie qui leur rappelle régulièrement leurs crimes sous l’occupation nazie, et voulant ainsi prouver leurs regrets éternels pour le mal causé, ceux-là veulent arrimer la colonie et la faire appartenir à l’Occident par l’entremise de tout ce qui leur tombe sous la main, invitant cet odieux régime à participer « quoi qu’il en coûte » (mais sur le dos des Palestiniens) aux manifestations européennes culturelles, artistiques, sportives et autres. Ainsi, entretiennent-ils le mythe, nourrissent-ils l’illusion de se racheter.

Cet abject régime colonial et les images d’horreur qu’il véhicule est pourtant condamné à disparaître. Et les Palestiniens le rappellent de manière brûlante, chaque jour.

Ce régime est une horreur. À vrai dire, il est l’horreur incarnée. Et puisque nos responsables le laissent non seulement se développer mais s’en rendent complices, les Palestiniens lui régleront son compte. N’en doutez jamais !

«  CETTE VICTOIRE EST TRÈS IMPORTANTE POUR L’UKRAINE »

Ta Taa, talaTaa, ta Taaaaa, taLaaa.
TaTaa, talatataTaaa Taa taLalaaa.
Ta Taa, talaTaa, ta Taaaaa taLaaa.
Tataa, talataTaaaa, ta Taaa.

… Concours Eurovision de la Chanson…

« Notre musique conquiert l’Europe ». C’est ainsi que le saltimbanque de la clique fanatique à Schwab 1 (tambours, clairons et tout le bastringue), avant d’apparaître à Davos (quel jazz-band !), a salué la victoire de l’Ukraine au concours eurovision, tout pendant que, très méthodiquement, la Russie, mise hors-concours et concentrée sur son sujet, libère chaque jour un peu plus des régions entières de son pays. Mais est-ce bien son pays ? Est-ce même un pays, ou plutôt un simple conglomérat d’habitants disparates et totalement désorientés, manipulés par le mondialisme occidental ? Enfin, est-ce que l’on pousse la chansonnette sur les champs de bataille ?

« Cette victoire est très importante pour l’Ukraine » avait déjà dit l’un des membres du groupe Kalush Orchestra qui a été plébiscité (cité par la plèbe) après avoir été publicité (par les media de la propagande eurotano-mondioccidentale), au tout récent Concours Zéro Vision de la chansonnette qui est devenu totalement formaté mondialiste et très largement anglophonisé.

La faute aux organisateurs (ou plutôt l’entourloupe aux organisateurs) qui ont décidé, à compter de 1966 (ce n’est pas d’hier) qu’on n’était plus obligé de chanter dans sa langue maternelle. Ce qui n’a pas bénéficié aux langues régionales, mais uniquement à la langue du mondialisme, qui plus est, véhiculant la même soupe musicale insipide et de dernière zone.

Ce qui révèle qu’il existe depuis bien longtemps, plus ou moins dès les origines, une volonté d’uniformiser leur Europe au mépris même de toutes les différences linguistiques et culturelles des différents pays. Pour en faire un ensemble de colonies soumises à l’impérialiste de l’Uncle Sam. À l’école également dans les choix limités d’apprentissage de langues étrangères, et la disparition quasi achevée des langues classiques gréco-latines. Renforcé par une inondation de soupe musicale et de chansonnettes nord-américaines.

Et finalement il est assez « amusant » de voir de radicaux indépendantistes catalans espagnols par exemple, ou corses, vanter les mérites de l’Union Européenne, alors même que leur entrée dans cette organisation (ou désorganisation) totalitaire en tant qu’entité spécifique, amènerait nécessairement l’extinction de leur indépendance et de leur originalité, y compris linguistique. La vente de leur petite contrée au plus offrant. Comme c’est déjà le cas des États-Nations comme l’Espagne, ou la France. Ou pire encore : de la Grèce. Le retour intégral au féodalisme avec seigneurs, grands et petits, dominant l’intégralité des peuples européens, en plein accord avec les grands groupes économiques apatrides privés.

*

Victoire très importante pour l’Ukraine en soi, j’en doute, et pour les Ukrainiens, encore plus. Mais pour l’otan (dont le nom réel est je crois bien : l’organisation terroriste de l’atlantide nucléarisée) oui, y compris dans son entreprise de « communication » (ce qu’elle semble accomplir le mieux, du moins pour les neuneus), puisqu’elle s’est fendue de félicitations à destination de ce petit groupe de chantailleurs hirsutes et grotesques, tandis que le destructeur imbécile et manipulé de l’Ukraine en personne, je veux parler du siono-bandériste et maffieux Vols-aux-dix-mires Zèle-en-skis — avec un V (un B cyrillique occidentalisé) et un Z (un 3 occidentalisé également), comme l’opération des mêmes noms — continue ses imprécations grotesques qui n’intéressent plus maintenant que la Croisette cannoise lui offrant (quelle ignominie!) une ovation debout (a standing ovation). Son plus grand succès de saltimbanque minable dans ce monde du spectacle mondialiste où le réel et l’irréel, la dureté du réel et les fantasmes du cinéma, se rejoignent en une même communion indécente, scandaleuse et parfaitement démente. Une mélasse indigente de fin de civilisation.

Dans le temps même où le simple péquin de la rue a déjà commencé à se lasser des zélées imprécations volantes zélenskiennes à l’encontre de l’Occident, à se lasser de recevoir des réfugiés, et à se lasser d’apporter une aide financière dont on ne sait qui va en profiter à l’autre bout.

Et dans le même temps où des artistes patentés, les mêmes, indécrottablement bornés et vivant dans un autre monde que le monde réel, se perdent en questionnements et se plaignent cruellement : pourquoi de moins en moins de gogos vont visionner nos « exhibitions » pourtant si talentueuses ?

La réponse est pourtant simple. Elle se trouve par exemple chez cet anonyme d’Internet qui écrit : «  L’image de la standing ovation à Zelensky 2, hier à Cannes, m’a rempli de dégoût pour ce monde du cinéma. Je ne suis pas prêt de remettre les pieds dans une salle obscure, jamais plus je ne donnerai mon fric et trois heures de ma vie à de pareils vendus ». Espérons qu’il s’y tienne, moi c’est fait depuis tant et plus d’années, comme je l’ai déjà écrit d’autres fois. La désaffection est logique quand on ne cesse de voir qu’une haine totalement irrationnelle, un racisme pur se développe à l’encontre des Russes et s’exprime en toute liberté ; quand bien même, ou à cause du fait que la Russie est sans doute l’un des pays qui a le plus donné à la Culture et à l’Art non seulement de l’Europe mais du Monde entier.

Racisme viscéral mondialiste des « élites » et du bas peuple qui singe les premiers, dégueulé par des olibrius de dernière zone. Je recopie un « touite » de BFMTV : « À Cannes, des personnalités ukrainiennes demandent une exclusion totale des Russes ». Je rappelle ce qui arrive ici ou là consistant en l’exclusion d’artistes, de la musique classique en particulier (voir un précédent article de ce blog au sujet des exclusions, et d’un apartheid totalement assumé, comme à l’encontre des prétendus « anti-vax »).
Plus généralement, ces marionnettes cinématographiques n’ont encore rien compris à ce qu’il leur arrive, en particulier depuis l’irruption du covidisme. 3 Mais les spectateurs de base ont de plus en plus de mémoire, voire qui sait de rancœur ; avec le développement d’Internet beaucoup de choses se savent et se remarquent. Et nombre d’inconnus déjà dégoûtés par un art qui a sombré dans la médiocrité comme le reste, se souviennent, que l’an dernier, pendant qu’ils étaient masqués et en résidence surveillée, les « artisses » se la coulaient douce à Cannes sans restrictions, ni muselières, à la vue du menu fretin.

La rupture semble consommée entre les illusionnistes du cinéma et du réel (ce même milieu symbiose de la finance, de l’industrie du divertissement, de la politique et des media dégénérés …) et une portion significative de gens possédant suffisamment de raison, de bon sens, et/ou de souffrances, qui défendent fort justement leurs propres intérêts, de simples humains, bafoués.

Mais pour revenir à Vols-aux-dix-mires, notons pour rigoler que « mir » signifie « paix » dans les langues slaves, en ukrainien, serbe ou russe par exemple, où dans cette dernière langue, il a également le sens premier de « monde » (l’ordre naturel). Quand à faire des jeux de mots (bons ou mauvais) sur le nom du fantoche qui préside à la débâcle du pays ukrainien, je recopie une réflexion d’un autre inconnu sur Internet : « Zelenski. On me souffle dans l’oreillette que pour éviter de mauvais jeux de mots, le pape renonce à le canoniser… »

Ô temps hautain ! Haut temps ôtant ! Autant en emporte le vent… On peut saluer ici la polyvalence de cette organisation ennemie des Européens de l’Atlantique à l’Oural. On savait déjà que l’otan (je ne mets pas de majuscule car c’est un nom très commun de ces temps-ci) formait et forme encore des bataillons néo-bandéristes en Ukraine et y envoyait et y envoie peut-être encore des officiers supérieurs pour conduire les manœuvres. On apprend maintenant que cette officine de la CIA est critique musical. « Mais jusqu’où s’arrêteront-ils ? ». Mieux encore, on découvre finalement que l’otan est finalement un Conservatoire de tous les jeunes talents de la décadence et de la folie mondialistes, tant musicale que guerrière, pour ne pas dire barbare.

*

Rappelons que le Concours Eurovision de la chanson est né en 1956, du temps des années d’après-guerre quand la téloche, en noir et blanc, chaîne unique, programmes journaliers réduits, était très peu répandue. Intégralement apparu dans la logique de la Communauté Européenne réduite alors (en 1957) à l’Allemagne + le Bénélux (Belgique, Pays-Bas, Luxembourg) + la France (dont l’Algérie encore à l’époque) + l’Italie. Monaco y est également rapidement apparu, on y a connu aussi, plus tard, la feue Yougoslavie, parmi d’autres pays.

Je ne vais pas raconter l’histoire de ce concours, juste à rappeler que ce sont trois de ses membres fondateurs, l’Allemagne, la France et l’Italie ainsi que l’Espagne et le Royaume-Uni (les « Big Five » en anglais, le « Club des cinq » en français) qui en sont les plus gros contributeurs financiers, ce qui leur donne le droit, depuis 1999, d’être toujours présents en finale (actuellement vingt-cinq représentants) et de finir, comme cette année : 24e, soit pénultième pour la France et 25e soit dernière pour l’Allemagne. Ce qui confirme ici aussi, en cette simple manifestation (« exhibition ») — j’allais ajouter « insignifiante », mais au contraire très signifiante et très significative de notre civilisation déglinguée — l’importance gigantesque des usines à spectacles à l’ère de l’audio-visuel. Manipulant tout et rien, modelant les esprits même les plus aguerris. C’est ce que Debord en son temps nommait « la communication unilatérale ». Peu importe le nom positif ou négatif dont on l’affuble : narratif, information, opération de comm’, pédagogie, propagande, mensonge avéré, silence radio, dénigrement, dévalorisation, conte de fée ou conte à dormir debout…

Mais pour en revenir à ce « fameux » concours. Cinq fois, c’est une chanteuse ou un chanteur français qui l’a emporté. Il est important de noter les années où cela est arrivé et qui correspondent plus ou moins au temps des vingt dernières années des Trente Glorieuses : 58, 60, 62, 69 (cette année-là, qui fut la seule car après le règlement fut changé, il y a eu quatre premiers ex-æquo) et 77.

Depuis : plus rien ; ce qui est inquiétant ou encourageant selon le point de vue et le côté d’où l’on se place ; selon que l’on considère cet événement comme utile au rayonnement de la culture européenne ou nationale ; ou totalement étranger à la vraie culture (y compris populaire dans le bon sens du terme).

Ce que l’on peut noter également dans les « succès français » ce sont les titres des chansons : Dors, mon amour, en 1958, Tom Pillibi, en 1960, Un premier amour, en 1962, Un jour, un enfant, en 1969, L’Oiseau et l’Enfant, en 1977. Cinq chansons d’amour ou d’émotion, Tom Pillibi est une sorte de conte en chanson. Il n’y a pas de yéyé là-dedans mais du gentil, du mièvre diront certains.

*

De mes souvenirs de jeunesse de ce Concours Eurovision, me sont restés, me reviennent la jolie Gigliola Cinquetti qui n’avait pas encore dix-sept ans et qui chantait, dans une robe toute simple et bras dénudés, en rapport avec son jeune âge : Non ho l’età : je n’ai pas l’âge ; et cet autrichien Ugo Jürgens en 1966, qui mêlait deux mots de français à sa chanson : Merci chérie… ce qui contentait déjà ma francophilie atavique (c’était un temps où je pouvais lire, sur le mur en arrière de la plage que je fréquentais assidûment tout l’été, et signé PCF suivi du dessin d’une faucille et d’un marteau, en très gros, des US GO HOME).

Cf. Ugo Jürgens :

Cf. Gigliola Cinquetti :

Les archives de la télé ont mal vieilli, ont des problèmes de conservation, aussi il n’existe aucun montage complet et limpide de cette retransmission.

Les meilleurs restes, à mon goût, sont ceux-ci, plus ou moins bien remontés et synchronisés, où l’on voit la jeune chanteuse crispée mais aussi très appliquée, avec ce seul reproche : l’accompagnement est un peu grandiloquent, vu surtout le genre de paroles, de propos :

De cet arrangement, de cette orchestration un peu trop grandiloquente, voire « pompier », je retiens un détail : les deux points à la guitare électrique qui soulignent une partie des fins des phrases lentes et calmes de la chanson. Au début de la musique, on voit d’ailleurs le guitariste (je dis guitariste plutôt que bassiste, car je vois six clés et non quatre à la tête de son instrument) rectifier la hauteur de son son…

Et petit clin d’œil :

Que de l’émotion, de l’émotion retrouvée au travers du temps, du noir et blanc passé, abîmé, fatigué et du côté très kitch d’un temps qui ne devait rien ou pas grand-chose à la fumisterie. À la fumisterie européiste généralisée. Et à la laideur chantaillée, éructée.

Texte (tout simple) en italien, et traduction avec légères adaptations, pour conserver le nombre de notes de l’original :

Paroles de Nicola Salerno, dit Nisa (1910-1969), mélodie de Mario Panzeri (1911-1991).
L’année précédente, comme c’était ou comme c’est peut-être encore le rite aujourd’hui en Italie, Gigliola et son aîné de neuf ans, Patricia Carli, avaient déjà présenté (et gagné) en duo cette chanson au Festival de San Remo. Mais pour le Concours Eurovision, ne fut retenue que la plus jeune. Tandis que Gigliola faisait un tabac, on réserva à Patricia la réalisation de la version française — que personnellement je ne viens de découvrir que tout récemment (il était temps!).

Je suis à toi, version française de Non ho l’età, qui disait exactement l’inverse, ou la suite supposée de la version italienne. « Je suis à toi / Je suis à toi / Pour la vi-e/ C’est près de toi/ Que j’ai trouvé / Le Bonheur / Mon horizon … » Chantée donc par Patricia Carli une italo-belge, arrivée avec ses parents en Belgique alors qu’elle avait une dizaine d’années (ce qui explique son accent) ; et qui plus tard fit carrière comme interprète et plus encore comme auteur-compositeur pour tout un tas de chanteurs de variétés francophones plus ou moins connus.

*

Je ne sais plus si c’est Desproges ou Coluche qui disait des gens exotiques (pour nous), qu’il convenait de les laisser gagner (d’ailleurs, ils n’ont pas toujours besoin de ça) de peur de passer pour raciste. On pourrait dire en rapport avec le politiquement correct, autrement dit en idéologie dominante incontestable (tout contestataire est un dissident en puissance, ou plutôt en impuissance), que les Ukrainiens ne pouvaient que gagner. Sinon ? C’était faire preuve non pas même d’éventuelle simple objectivité, mais d’amour immodéré et intolérable pour l’Ours russe réveillé.

Comme je peux le lire dans divers commentaires d’anonymes sur Internet : « Plus la technologie « avance », plus l’on constate des irrégularités partout, étrange… »; « Études sur les effets des « vaccins », élections, sondages et maintenant votes pour une chanson… la manipulation est désormais la valeur refuge de la doxa. Sonnez buccins, résonnez trompettes, l’ordre nouveau est partout ! » ; « Si pour un truc aussi inutile que l’Eurovision on en arrive là… imaginons pour les trucs importants [sic] : les élections ».

Rappelons les faits. Lors de l’eurovision, les jurés de chaque pays (finalistes ou pas) distribuent des points aux différents concurrents et les téléspectateurs votent par téléphone. Les jurys sont constitués de « professionnels ». Je suppose donc de faiseurs de chansons et de producteurs de disque, ce qui montre le côté non désintéressé de ce concours. Et l’on ignore comment se font les votes par téléphone, et finalement de la part de qui ; il existe des moyens par lesquels des groupes organisés peuvent saturer des standards téléphoniques.

On a donc appris rapidement, dès le lendemain 15, que le vote du jury roumain en faveur de la Moldavie (douze points), pays voisin et largement roumanophone de la Roumanie, avait été « remplacé » à l’eurovision par un « substitut calculé de manière non transparente », selon un communiqué de la télévision publique roumaine TVR qui dit encore : « Nous avons été désagréablement surpris de constater que le vote n’a pas été pris en compte dans le classement final, les organisateurs attribuant une autre série de notes aux concurrents de la finale ».

Puis, on a su que « la combinazione », « il combinato » (le concours se passait à Turin) concernait finalement les votes de six pays : outre la Roumanie, il s’agirait de l’Azerbaïdjan, de la Géorgie, du Monténégro, de la Pologne et de San Marin. Le choix des pays me paraît assez éclairant sur la triche. Azerbaïdjan et Géorgie aux confins caucasiens de l’Europe du Sud-Est, à côté de la Russie ; Roumanie et Pologne deux pays voisins de l’Ukraine ; et Monténégro et San Marin deux « petits pays » d’Europe de l’Ouest. Six pays qui sont sensés « se la fermer ». Pays qui sont juste là pour faire le nombre. J’espère que cela leur ouvrira les yeux sur les bienfaits de l’union européenne ou encore de l’otan, en direction des pays de l’Est en particulier. Pour le concours eurovision, comme pour tout le reste. Mais j’ai de sérieux doutes, en particulier sur la Pologne qui a un gouvernement présentement hargneux et belliciste. Quant aux Roumains, j’ai cru comprendre quils se posent la question de leur participation à venir.
Le plus fort est ce qui a été dit par les z-autorités du concours dans un communiqué de presse. Sans vergogne aucune, les organisateurs (qui sont-ce exactement?) auraient « improvisé un calcul », après avoir noté « certains schémas de vote irréguliers identifiés dans les résultats de six pays ». (cf. France Info).

Les algorithmes électroniques s’y perdaient, voyez-vous !

Qu’est-ce à dire ? Que certains salopards avaient mal votés ? N’avaient pas voté pour les Ukrainiens ? Par exemple leurs propres voisins, quelle honte ! Ou avaient réalisé « un vote de complaisance », alors qu’un vote, qu’une élection quelle qu’elle soit, quand ils ne sont pas basés sur une volonté de rejet de l’adversaire, sont encore assez souvent basés sur l’adhésion, au moins partielle, et sur la sympathie que l’on a pour l’un ou pour l’autre. Donc est nécessairement plus de complaisance que de déplaisance.

Enfin c’est toujours cette vieille histoire. Cette vieille marotte que Brecht dénonçait autrefois, en je ne sais plus quelle pièce. Celle du peuple, et ici même des élites, qui votent mal (comme les Français lors du référendum en 2005, par exemple). Pas moyen de changer les peuples (encore que l’UE se démène en ce sens aux frontières de l’Europe, à tombeau… et tombereau ouverts) ; pas moyen de changer les élites (encore qu’ici aussi, la maffia mondialiste s’y emploie avec énergie, quand on voit le sort qui a été réservé aux meilleurs et talentueux scientifiques, les plus éveillés et raisonnables, doués de raison, d’éthique, de sagesse et d’intégrité, lors de ce présent complot covidiste).

Ne reste plus que la triche.

Comme pour l’élection de Biden, ou dans les élections françaises (sans même parler de manipulations de résultats) quand on voit déjà la place occupée par les tripatouillages de ladite opinion publique, avec les sondages et les candidats ou opposants officiels, ou les matraquages en bien ou en mal (comme c’est le cas, dans les media subventionnés aux ordres, audio-visuel et presse).

D’ailleurs, n’y a-t-il pas quelque chose d’aberrant, pour ne pas dire honteux, démocratiquement parlant — au sens réel du terme — à subventionner des titres possédés par des milliardaires ? N’y a-t-il pas quelque chose d’aberrant à subventionner des titres qui se copient les uns, les autres ? Qui disent sensiblement tous la même bouillie, le discours officiel d’État ou plus précisément le discours mondialiste (on a ainsi vu le quatrième pouvoir américain unanime à descendre systématiquement et par principe Trump ces dernières années), et qui crachent sur des pans entiers de la société.

Qui mentent journellement ou se taisent effrontément, tout en prétendant qu’ils assurent un service public qui, dans les faits, n’existe pas, si ce n’est pour les avis d’obsèques, ou pour nous indiquer les heures d’ouverture estivales de la bibliothèque municipale. Qui a déjà pensé en achetant un journal qu’il paye deux fois : une fois comme contribuable, une fois comme lecteur ? Ne serait-il pas plus simple de n’autoriser le journal officiel, une Pravda, une Vérité commune et une seule chaîne d’information contrôlée par l’État ? Cela serait moins hypocrite et plus clair, plus facteur à ouvrir les yeux de certains.

L’effronterie médiateuse est sans limite, comme le mensonge organisé des gouvernement euro-mondialistes. Ils osent même, roublards sans vergogne aucune, dresser des brevets de bonne conduite. Le plus fort en tout ça, que ce soit dans les journaux ou au concours eurovision de la chanson, c’est la morgue et la mauvaise foi de tous ces tristes milieux qui prédominent. Ainsi, en inversion encore une fois du réel, ceux qui organisent la triche, finalement sans se démettre aucunement de leur autorité, décide de « changer leur mode de calcul en cours » (dixit la télévision roumaine d’État).

Et plus fort encore, la censure pure et simple, la dissimulation de la magouille : la présentatrice de la télévision roumaine n’aurait pas été « autorisée » à intervenir en direct comme la majorité des autres pays pour communiquer le vote du jury de son pays. Si bien que la télévision roumaine publique précise qu’« en fonction de la réponse qui lui sera apportée par l’Union européenne de radio-Télévision (UER) », l’organisme organisateur de l’Eurovision, elle se réserve le droit « de prendre des mesures pour corriger la situation ». La meilleure réponse serait de leur dire ; faites votre concours sans nous, pour ce que cela apporte de bien à la culture européenne !
Mais bien évidemment chez les cuistres mondialeux, tout ce qui est arrivé, c’est pour satisfaire à une très noble cause, et pour de très nobles raisons : car il y aurait eu des votes qui auraient été jugés aberrants [sic!] et qui auraient donc nui au « bon résultat ». On peut supposer des changements de vote entre la demi-finale et la finale par exemple. Et alors ? Dans son communiqué les organisateurs ont même le toupet de dire ceci : « L’UER prend très au sérieux toute tentative présumée de manipulation du vote au Concours Eurovision de la chanson » !!! Quand c’est le voleur lui-même qui cri haut et fort « Au vol ! »

À part se mettre d’accord sur tel ou tel candidat (c’est comme ça que fonctionne les partis politiques par exemple), ou voter les uns pour les autres, ce qui n’est nullement une triche, comment pourrait-on manipuler des votes ? Du moins des votes de cette espèce. Les représentants de chaque pays ont le droit au même nombre de points à répartir. Le culot et le mensonge des tricheurs, les organisateurs, est sans limite ! Cela correspond tellement à tout ce qui se passe en ce moment en politique et en médiatique au sein des instance atlanto-européennes et de tant de gouvernements, dont le nôtre !

Un texte publié par France-Info en dit un peu plus : « Au dernier moment, l’UER [Union Européenne de Radio-télévision] a donc décidé de prendre un résultat alternatif pour les six pays concernés, basé sur une méthode de calcul qui prend en compte les résultats d’autres pays aux votes similaires [sic!!!]. Ainsi, douze points ont été attribués à l’Ukraine au nom du jury roumain, qui avait pourtant décidé d’attribuer la note maximale aux représentants de la Moldavie ».

*

Cette triche très organisée a fait dire ou écrire à plus d’un anonyme — liant parfaitement l’événement guerrier européen à l’événement eurovisionnel — quelques répliques suspicieuses, sceptiques, critiques et ironiques ; enfin « complotistes » comme dirait le premier imbécile venu, de préférence spécialiste, expert, politicard, journaleux ou autre jobard d’esprit tordu.

En vrac :
— Que c’est beau ! Cela est un acte fort, j’espère que l’ogre caucasien Vladimir, le mangeur de bébé, comprendra enfin que le monde occidental, de Tel-Aviv à Washington, en passant par la City de Londres et Bruxelles, n’est qu’amour. Le fascisme no passara.
— Comme dirait notre grand penseur et philosophe Yannick Noah : Ce soir j’ai chialé.
— L’eurovision, ça existe encore ?!
— Le préfixe « euro » est déjà dans les latrines de l’histoire.
— Qui l’eut cru ? ça c’est une véritable surprise ! on voit tout de suite que ces gens sont imprévisibles .Et puis quel talent !
— Il paraît que les Ukrainiens vont gagner la coupe du monde de football et aussi celle de rugby.
— On peut éventuellement se dire que, comme la Russie était absente, elle aurait pu supplanter la branche chansonnette du bataillon Azov dans cette compétition cette année… de la même façon que Nadal n’aurait peut-être pas remporté l’Open d’Australie si Djokovic n’en avait pas été exclu.
— Grosse surprise à l’Eurovision : victoire de l’Ukraine ! Zelensky est en route pour le prix Nobel de chimie pour avoir maintenu, encouragé, développé les expérimentations de produits hautement toxiques sur de simples citoyens maintenus dans l’ignorance ou encore sur des soldats et des malades mentaux d’hôpitaux psychiatriques.
[Ou encore, c’est moi qui ajoute, pour le prix Noble (pardon Nobel) de la Paix, comme Obama. Ou…]
— L’attribution du Prix Nobel de Littérature, comme l’écrit Asselineau, à un écrivain ukrainien célèbre ayant dénoncé Poutine. Par exemple Iouri Androukhovytch qui nous a tous mis dans le coup en déclarant «L’Europe n’a pas d’autre choix que le courage face à Poutine», ou Andrei Kourkov qui n’a pas hésité à déclarer que «la guerre de Poutine est contre la culture ukrainienne».

Contre la culture ou l’inculture ? Tandis qu’ailleurs, imperturbable et posé, Poutine évoque, l’occident occis à son déclin, décrit son couchant, et le nomme fort justement « empire du mensonge » ; à l’heure où les gazettes, complices du destin noir qui nous attend, susurre des niaiseries sur une groupe de chantailleurs ukrainiens «  porté par une impressionnante vague de soutien du public … ». Concluons ce chapitre avec ce commentaire d’un inconnu : «  Quand un narratif sombre dans un tel ridicule, c’est que l’intellect des narrateurs ne vole pas bien haut. Ah, la décadence! »

*

De fait, avant même que l’audio-visuel de la télévision, avec sa boîte magique hypnotique, prenne une telle place dans la société, tout était déjà dit quant à l’avenir de l’Europe, de « leur » europe. Et en l’avenir même de la téloche — au départ encore un peu outil de culture. Je me souviens de l’époque où elle diffusait des cours de mathématiques et de physique, des pièces du répertoire classique… Un Petit conservatoire de la chanson, justement mis à mort par la sous-culture gringo. Que c’est loin !… Mais, je doute qu’alors ses initiateurs eussent pu imaginer que largement moins d’un siècle plus tard, elle atteindrait aussi vite son suprême état grotesque et manifeste de manipulation des foules (encore en partie) sidérées ; et partant le début de son inexorable déclin. Supplanté, du moins pour les esprits éveillés, chaque jour un peu plus, par Internet. Mais n’oublions pas cependant qu’Internet est un outil qui a été créé, au tout début, par et pour l’armée étasunienne.

Voici à suivre une bonne part d’un article d’E&R qui revient sur l’événement de cet année qui, de nos jours, est très généralement affligeant. Que cette fin du monde occidental se fasse le plus rapidement possible, et sans trop de malheurs ; cela fera du bien aux gens encore normaux et sensés ! Eaux gens humains.


Publié le : dimanche 15 mai 2022

 » C’est l’Angleterre qui devait gagner cet Eurovision, avec 283 points, loin devant la Suède et ses 258 points. Mais voilà, la perfide Albion a rencontré le perfide spectacle et la perfide propagande. Lorsque les votes par pays furent clôturés, ce sont les téléspectateurs qui votèrent. On vous laisse deviner la suite : l’Ukraine engrangea 439 (!) points du public et finit première avec 631 points, loin devant les 466 du Royaume-Uni. Bien sûr la Russie avait été exclue du concours. De la puissance du tam-tam médiatique, de la désinformation par l’émotion et de l’abrutissement général des populations.

 » On a donc bouffé de l’Ukraine ce soir. Enfin, pour être honnêtes, pas autant que nous l’attendions. Obligés par notre rédaction en chef – mais surtout par le devoir d’information – de se farcir les 4h11 de cette grande foire européiste (incluant pour autant Israël, l’Australie et autres curiosités), nous avons patiemment attendu le moment de grâce musical qui arrive parfois (nous avions déjà cité dans un précédent papier celui de 2013, Birds de la chanteuse hollandaise Anouk) entre deux scories musicales, deux grotesques représentations, deux allégories de notre société en fin de parcours.

 » Peut-on dire que ce moment arriva, comme pour soulager notre douloureuse tâche, avec le Portugal ? La jolie lusophone, malgré l’insertion d’anglais dans son texte, eut au moins le mérite de reposer nos oreilles des excitations sonores et autres éructations précédentes et futures.

 » D’ailleurs, c’est encore l’anglais qui prédomina ce concours censé mettre en valeur les particularités régionales [sic] de notre continent. On regrettera une fois de plus que le règlement n’oblige pas à l’usage de la langue vernaculaire de chaque concurrent. La candidate lituanienne ne cédera pas à cet usage immodéré de la langue de l’empire, et c’est bien dans sa langue natale du baltique oriental qu’elle exécuta une chanson de jolie facture [musicale…].

 » Si nous devions donner quelques points à un homme dans ce concours dominé par les femmes, progressisme oblige – encore que nous avons échappé cette année à pas mal des horreurs habituelles, LGBT et autres femmes à barbe – nous pencherions peut-être pour L’Azerbaïdjan, malgré une chanson en anglais.

 » D’ailleurs ce manque de diversité en cette année 2022 n’a pas manqué de nous étonner. Hormis le candidat noir Belge, nous avons presque eu droit à un défilé du 3e Reich, rappelant les tristes propos du Général de Gaulle, « Nous sommes quand même avant tout un peuple européen de race blanche, de culture grecque et latine et de religion chrétienne ».

 » Gageons que les organisateurs se ressaisiront dès 2023. Le pays organisateur étant le pays gagnant, c’est l’Ukraine qui accueillera le concours, ce pays le plus corrompu d’Europe, cette grande surface de la GPA pour riches occidentaux, ce pays pantin des États-Unis dont le peuple souffre aujourd’hui le martyr d’être l’objet de multiples intérêts (sauf le sien) et d’être gouverné par un saltimbanque cornaqué par un milliardaire israélo-ukrainien et dont les Pandora Papers ont révélé le niveau abyssal de corruption ». 4


Bon exemple dans le genre décati, bien que très marginal finalement, mais très éclairant malgré tout, du triste état du monde contemporain …

« Lorsque les votes par pays furent clôturés, ce sont les téléspectateurs qui votèrent » est-il écrit dans l’article précédent. Les votes par pays, cela veut dire : par un jury dont on ne sait rien et désigné par on ne sait qui. De même pour « les téléspectateurs qui votèrent » : lesquels, où quand, comment ?

Mystère de la « démocratie » contemporaine. Enfin, ce que l’on peut dire est que voter pour le groupe de concurrents ukrainiens est, à peu de choses près, à l’image, du même ordre que de voter pour mac ronds. Tout se tient là, dans la propagande mondialiste. Et, il faut le dire, et dans la bêtise, le conformisme et l’acculturation d’une bonne partie des masses — gauche, droite, centre et tout ce que l’on voudra, mêlés. L’Homo vulgaris domesticus, est un indécrottable animal grégaire (toutes classes confondues) qui déteste toute tête pensante qui dépasse des rangées des peuples alignés. Et qui se crée lui-même et entretient son propre malheur.

Quand j’écris « acculturation » je n’évoque même pas le très faible niveau musical et textuel (de ce que l’on peut en connaître et du peu que j’en ai écouté pour me faire une idée et ne pas parler sur rien) de ces succès généralement d’un jour, malgré la réclame à leur endroit.

Faites une bonne œuvre, acheter un disque des Ukrainiens, vous serez sûr d’entretenir une maffia locale. Enfin, finalement pas pire qu’une autre. Sur le fond, sur le principe, l’industrie du disque n’est pas différente, par exemple, de l’industrie pharmaceutique : se faire un max de pognon, y compris sur toute absence de talent musical ou scientifique, ou d’utilité sanitaire, si ce n’est négative. Industries portées par une volonté de rabaisser le niveau de la chanson ou de la science. L’un pouvant tuer l’esthétique individuelle, l’autre pouvant tuer l’être humain ou l’estropier à vie.
On pourrait prolonger cette comparaison, cette analogie d’absence de talent, de travail talentueux, ou de valeur humaine, humaniste, aux produits proposés à la réclame lors des élections politiques. Produits surfaits, produits surgelés, fins de série, produits périmés, ersatz en tous genres, recyclage de dernière zone, bas de gamme…

Ce concours eurovision, c’est donc de la triche organisée. Plus même ignorée des bigleux. Mais pour une bonne cause! comme de juste ! Comme de bien entendu ! Pour la bonne et unique bonne cause transhumaniste. Celle qui semble plaire à une partie de la populace la plus abrutie tout en étant cautionnée par la smala des bobos sûrs de leur excellence et de leur génie sublime.

Le principe de la triche et de son corollaire, le mensonge, est le même pour tout. Par exemple la triche qui a permis la non-réélection de Trump et l’élection du grabataire Biden, normale finalement pour tout mondialiste qui se « respecte ».

Comme est tout à fait normal la manipulation des chiffres d’un simple concours eurovision, où ceux de la comptabilisation, par exemple, qui a amenée à la télévision d’État (la 2) de curieux cafouillages dont je ne sais s’ils sont justifiés ou non, mais dont j’ai constaté qu’ils concernaient les votes pour l’opposante au candidat de l’euro-mondialisme, à la dernière présidentielle.

Peut-on employer le mot de désinvolture à l’encontre de tout opposant, comme fut la désinvolture du kéké dans son face à face avec M. Le Pen. La déontologie médiatique ou politique, ce ne sont plus que des hontes au logis.

*

Comm’ de bien entendu. (1939) Chanson politiquement incorrecte.

*
NOTES

1 — Schwab, le bien nommé, puisque « schwabe » signifie « souabe » en allemand ; et que « swab » en anglais a le sens de : tampon, serpillière, coton-tige, écouvillon.

La Souabe a longtemps été l’un des « länder » les plus pauvres et à l’écart d’Allemagne ; celui qui a fourni dès le XVIIIe siècle, un grand nombre d’émigrés vers les contrées orientales d’Europe, par exemple en Hongrie, Roumanie, Bessarabie, Novorossiya, y compris même jusqu’à la Volga en Russie. Beaucoup de ces minorités germanophones ont subi les contre-coups, le retour du bâton de la Seconde guerre mondiale et d’un fort reflux de « lebensraum », d’espace vital.

Schwab en aurait-il le « dor », comme on dit en roumain, la nostalgie ?

Quant au « swab » anglais je le verrais préférentiellement en écouvillon propre à tester l’arme bactériologique dénommée le ou la covid.

Même en ce domaine relevant de la « blague analogique », tout semble se tenir chez cet ignoble raciste mondialiste et transhumaniste.

2 — Sans vouloir trop entrer dans des détails de traduction ou plus exactement de transcription ou retranscription, ou pour mieux dire de translittération de termes de l’onomastique cyrillique en caractères latins (ou de romanisation du slave comme on dit également), je voudrais juste préciser que tout n’est pas simple en ce domaine et peut amener à des confusions ou des mauvaises habitudes d’écriture.

Qu’est-ce qui doit présider à une retranscription ? La forme écrite ou la forme réellement prononcée ? Ou encore une forme s’accordant bien avec la phonétique, ou si nécessaire avec les normes graphiques et diacritiques de la langue de la translittération ? Pour le prononcer au mieux dans la phonétique française.

Ce qu’il faut surtout, c’est essayer de s’en tenir à une logique qui ne varie pas ou le moins possible, sans trop d’exceptions ou de formes concurrentes. Surtout, il ne faut pas faire de confusions grossières.

Je prends donc l’exemple du premier prénom et du nom du président actuel de l’Ukraine qui s’écrit ainsi en majuscules et en écriture cyrillique ukrainienne : володимир зеленський. Trois lettres nous arrêtent : и, й et ь.

La dernière lettre, ou plutôt le dernier signe — «ь » — est le « signe mou », ou « signe doux » des langues slaves, qui est le reste d’une ancienne voyelle brève, un schwa [ə] (plus ou moins le « e » de « le » ou de « vendredi ») disparu au plus tard vers 1400. De nos jours il se prononce, dit-on, comme un « i » léger. Mais c’est peut-être avant tout un signe diacritique qui modifie la prononciation de la consonne précédente qui alors est « mouillée », ou pour le dire autrement palatalisée, du moins quand la consonne n’est pas suivie par une voyelle mouillée.

Si j’ai bien compris toutes les subtilités de l’orthographe ukrainienne, ou plus généralement slave, « ь » est muet en finale de mot, et est remplacé par une apostrophe (‘) quand une consonne qui précède une voyelle n’est pas « mouillée » alors qu’elle devrait l’être.

Le « и » se prononce [ɪ]. Et non pas [i] comme en russe. Ce son est intermédiaire entre « i » et « é » et se prononce plus en arrière, ce qui le rapproche du « i » central d’une langue comme le roumain par exemple (î ou â selon les mots).

Le « й » est le yod (« yot » en ukrainien) l’équivalent du son écrit de différentes manières en français : par exemple, « ll » dans « fille », « quille »,« bille », « i » dans « rien », « y » dans « yeux », etc.

La langue ukrainienne, l’orthographe ukrainienne possède les sons : [i] écrit « i », [ɪ] écrit «и », [yi] écrit « ï », [y] écrit « й » et le son [i ] « i léger », écrit « ь », qui peut entraîner une « mouillure » d’une consonne précédente. Dans tous les cas, il s’agit de différentes formes de « i » voyelle ou semi-voyelle.

Concrètement, et pour reprendre notre exemple, la graphie du prénom et du nom du président ukrainien володимир зеленський, transcrits littéralement et de la manière la moins équivoque, du moins en français, est (pourrait être) : Volodîmîr Zelens’kîy. Avec « î » pour le son [ɪ], « s’» pour un « s » palatalisé (qui est le ɕ en alphabet phonétique international, un « s/ch » d’arrière alvéo-palatal, comme dans le mot « ich » allemand) et « îy » pour la diphtongue [ɪy].

Ce qui est généralement écrit Volodymyr Zelensky. Et ce que finalement, j’écris le plus souvent : Volodimir Zelenski, ou Zelensky (par analogie, sans doute, avec les noms de famille français en -y). Ou encore Zelienski, à la russe. En règle générale j’évite l’usage du « y », car tout simplement (ou plutôt pas simplement),

— d’une part, tant en ukrainien qu’en russe, le « У »  cyrillique est la graphie non pas du yod, mais du son « ou » :
— d’autre part, la translittération usuelle (journaleuse) du «  и » (le son [ɪ]) comme du « й » (le son [y]) sont confondus et rendus par le yod en graphie latine (le [y]).

3 — Alors même que certains rares du métier, tel Jean-Luc Godard, 91 ans et encore fidèle au poste, l’ont bien compris et le dénoncent à leur manière. Ainsi trouve-t-on ceci sur son compte Facebook (cité par E&R du 23 mai) qui montre qu’il a sans doute lu et assimilé son Debord — auteur de films particuliers, ou anti-films comme Godard qui fut affublé il y a bien longtemps, par les situationnistes, au temps de son film La Chinoise, d’un « le plus con des Suisses pro-chinois » —, ou pensé comme lui sur la question de définir ce qu’est le « monde du spectacle, avec ou sans paillettes » :

« L’intervention de Zelensky au festival cannois va de soi si vous regardez ça sous l’angle de ce qu’on appelle « la mise en scène » : un mauvais acteur, un comédien professionnel, sous l’œil d’autres professionnels de leurs propres professions. Je crois que j’avais dû dire quelque chose dans ce sens il y a longtemps. Il aura donc fallu la mise en scène d’une énième guerre mondiale et la menace d’une autre catastrophe pour qu’on sache que Cannes est un outil de propagande comme un autre. Ils propagent l’esthétique occidentale, quoi…

« S’en rendre compte n’est pas grand-chose mais c’est déjà ça. La vérité des images avance lentement. Maintenant, imaginez que la guerre elle-même soit cette esthétique déployée lors d’un festival mondial, dont les parties prenantes sont les États en conflit, ou plutôt « en intérêts », diffusant des représentations dont on est tous spectateurs… vous comme moi. J’entends qu’on dit souvent « conflit d’intérêt », ce qui est une tautologie. Il n’y a de conflit, petit ou grand, que s’il y a intérêt. Brutus, Néron, Biden, ou Poutine, Constantinople, l’Irak ou l’Ukraine, il n’y a pas grand-chose qui a changé, mise à part la massification du meurtre. »

4 — Sur cette enquête de vrais journalistes (qui a mobilisé 600 personnes) née d’une « fuite » de près de 12 millions de documents concernant 29.000 sociétés non-territoriales (« offshore », naviguant au large, incontrôlables, dont une bonne partie sont du domaine du Commonwealth), dénommée Pandora Papers, il existe de multiples informations sur Internet. Notons juste pour l’anecdote que, parmi les escrocs qui cachaient et cachent encore leur argent dans les paradis fiscaux, toutes sortes de personnages plus ou moins connus. Ainsi, rencontre-t-on, l’actrice Claudia Schiffer, l’ex-joueur de tennis Guy Forget et l’économiste « socialiste » DSK, le politicien « travailliste » Tony Blair, le ministre néerlandais des finances chargé de la lutte contre l’évasion fiscale, le président de la république dominicaine, l’émir du Qatar, trois anciens présidents du Panama (pays qui est également un paradis fiscal), la Légion du Christ, congrégation mexicaine de prêtres catholiques qui a également défrayée (défroquée) la chronique pour des affaires de mœurs (tiens comme DSK!), le président du Chili, l’ancien roi d’Espagne qui depuis a fui aux Émirats arabes unis, Julio Iglesias, Apple, Mac Kenzie, Nike, le roi de Jordanie ou encore la sœur du roi du Maroc et bien sûr … l’actuel président de l’Ukraine. Je verrais bien mac ronds dans le tas, quand on sait que l’un des pays qui pratiquent le plus l’évasion fiscale est le pays de la City londonienne, là ou crèche la banque Rothschild, par laquelle l’ordure de l’Élysée a obtenu des « royalties » conséquentes, disparues depuis dans la nature. Îles Caïman ou Îles anglo-saxonnes ?

Je ne sais pas si зеленський est un mot de la même famille que зелень, vert en ukrainien. Mais ça expliquerait peut-être sa propension à n’être qu’un « homme de paille en herbe », un politicard novice, pour reprendre l’expression coluchienne.

BONNE NOUVELLE DU JOUR

Perquisitions en cours dans les locaux parisiens de Mac Kinsey.
Espérons qu’il en sorte quelque chose de bien pour les Français.
Mais existe-t-il encore une Justice juste un peu indépendante en France ?

« L’ÉTAT D’APARTHEID ISRAÉLIEN SADIQUE, CRUEL ET GÉNOCIDAIRE »

E&R – le lundi 23 mai 2022
Source : french.almanar.com.lb

Le parti de gauche «Economic Freedom Fighters» [les opposants à la liberté économique] en Afrique du Sud appelle le gouvernement sud-africain et le président Cyril Ramaphosa à expulser l’ambassadeur d’« Israël » du pays.
Les médias israéliens ont rapporté que « le parti de gauche Economic Freedom Fighters en Afrique du Sud a condamné les actions des forces d’occupation israéliennes contre les participants aux funérailles de la journaliste palestinienne martyre Shireen Abu Akleh ».
Le site internet « Israel News 24 » a rapporté que le parti sud-africain a déclaré, dans un communiqué publié après l’attentat contre les funérailles de la journaliste martyre Sherine Abu Akleh, qu’« Israël est une entité fasciste qui doit être détruit de toute urgence ».
Le parti, qui est considéré comme la troisième force au Parlement sud-africain, a condamné dans un communiqué « l’État d’apartheid israélien sadique, cruel et génocidaire », dénonçant les mesures prises par les forces d’occupation contre les participants aux funérailles d’Abu Akleh, notant que : « Israël est un régime vicieux, fasciste et inhumain, dont les actions rappellent celles de l’État d’apartheid ».
La déclaration du parti a appelé le gouvernement sud-africain et le président Cyril Ramaphosa à «expulser l’ambassadeur d’Israël du pays».
Il convient de noter que les forces d’occupation israéliennes ont tenté pendant des jours de saboter les funérailles solennelles de la martyre Shireen Abu Akleh et ont attaqué des journalistes palestiniens et les participants aux funérailles.
Le 11 mai, le ministère palestinien de la Santé a annoncé la mort de la correspondante d’Al-Jazeera, des suites d’une balle réelle visée dans la tête, alors qu’elle couvrait la prise d’assaut par l’occupation du camp des réfugiés de Jénine au nord de la Cisjordanie.

AU DERNIER CHIC MASCULIN — COLLECTION UKRAINA PRINTEMPS-ÉTÉ

1 — Doudoune Azovstal, Gilet Bandera, Casque assorti

2 — Ciré imperméable Odessa, Tshirt Kaki

3 — Gilet d’été modèle Marioupol

4 — Chemise à surpiqûres Maidan, Tshirt Olive

5 — Veste casual à épaulettes cuir, Tshirt Châtaigne

6 – Polaire modèle Azov, Tshirt Pistache

(François Asselineau)

UKRAINE. LA DÉBÂCLE COMMENCE. PAR MOON OF ALABAMA.

Moon of Alabama

Traduit par Wayan, relu par Hervé, pour le Saker Francophone

source:https://lesakerfrancophone.fr

reseauinternational.net le 22 mai

***

Le 14 mai, je faisais remarquer que les États-Unis avaient demandé à la Russie un cessez-le-feu en Ukraine : Le compte-rendu américain de l’appel dit:

« Le 13 mai, le secrétaire à la Défense Lloyd J. Austin III a parlé avec le ministre russe de la Défense Sergey Shoygu pour la première fois depuis le 18 février. Le secrétaire Austin a demandé instamment un cessez-le-feu immédiat en Ukraine et a souligné l’importance de maintenir les lignes de communication. »

Austin est à l’origine de l’appel et les États-Unis cherchent à obtenir un cessez-le-feu en Ukraine !!!

Hier, les officiers supérieurs étasunien et russe se sont parlé au téléphone et là encore, les États-Unis avaient initié l’appel : « Le général Mark Milley, président des chefs d’état-major interarmées, et le général Valery Gerasimov, chef de l’état-major général russe, ont eu une conversation que le Pentagone a refusé de détailler au- de-là de la reconnaissance de l’événement. »

Les choses doivent aller mal en Ukraine pour que cela se produise. En effet, si l’on se fie à la « liste d’activité » publiée quotidiennement par le ministère russe de la Défense, toutes les positions de l’armée ukrainienne sont soumises à des tirs d’artillerie lourde et celle-ci perd environ 500 hommes par jour. En plus, des frappes russes efficaces sont menées sur des camps d’entraînement, des sites de stockage d’armes et des plates-formes de transport dans tout le pays.

En outre, la situation tactique sur la ligne de front orientale a changé après que les forces russes ont réussi à franchir la ligne de front fortement fortifiée.

Carte 01

Il y a quelques jours, l’armée russe a avancé le long de la route H-32, a percé la ligne en direction de Popasna et a pris la ville. Depuis, elle a étendu son avancée en prenant plusieurs villages au nord, à l’ouest et au sud.

Carte 02

Cette percée donne la possibilité de remonter les fortifications ukrainiennes le long de la ligne de front par des attaques de flanc ou par l’arrière. En coupant les lignes de ravitaillement des troupes ukrainiennes au nord et au sud, des enveloppes peuvent être créées qui mèneront finalement à des chaudrons sans issue pour les troupes ukrainiennes.

Ceci est particulièrement dangereux pour les quelques milliers de soldats au nord du renflement qui défendent actuellement les villes de Sieverodonetsk et Lysychansk dans la partie nord-est de la bulle supérieure.

Carte 03

Le plan russe était de faire une autre percée du nord en poussant jusqu’à Siversk pour ensuite fermer l’enveloppe supérieure. Mais après plusieurs tentatives infructueuses de traverser la zone forestière et la rivière Seversky Donets, cette percée n’a toujours pas eu lieu.

La Russie est maintenant susceptible de pousser des troupes fraîches dans le renflement de Popasna pour étendre sa portée dans toutes les directions. Les rapports sur les actions en cours montrent que les combats et les bombardements intensifs sur la ligne de front se poursuivent et que les bombardements continuent également de cibler les carrefours logistiques.

Carte 04

Les autres fronts en Ukraine sont actuellement relativement calmes, avec peu de tirs directs. Pourtant, les attaques d’artillerie russes, toujours quotidiennes, touchent toutes les lignes de front ukrainiennes et font des victimes chaque jour.

Quelque 2 000 soldats de la milice Azov et de l’armée ukrainienne ont quitté les catacombes d’Azovstal à Mariupol. Un millier d’autres pourraient encore s’y trouver. L’armée russe filtre ces prisonniers. Les membres de la milice Azov et d’autres milices seront traduits en justice. Les soldats de l’armée ukrainienne deviendront des prisonniers de guerre.

La pénurie d’essence et de diesel en Ukraine a actuellement de graves répercussions. Même l’armée ukrainienne rationne désormais son carburant. Depuis environ six semaines, la Russie a systématiquement bombardé les raffineries et les sites de stockage de carburant en Ukraine. Elle a également détruit les ponts ferroviaires le long des lignes qui acheminaient le carburant depuis la Moldavie et la Roumanie.

Dans le même temps, le gouvernement ukrainien continuait à réglementer le prix du carburant. Les prix de vente au consommateur du diesel et de l’essence sont fixés. Du coup, le coût du carburant importé de Pologne par des camions privés dépassait le prix que les propriétaires de stations-service pouvaient le vendre. En conséquence, les stations-service se sont retrouvées à sec, leurs propriétaires s’abstenant d’acheter du nouveau carburant.

Il y a trois jours, le régime de Zelensky à Kiev a finalement mis fin au contrôle du prix du carburant :

Selon le [ministre de l’économie] Svyrydenko, le gouvernement s’attend à ce que le prix maximum du diesel ne dépasse pas 58 UAH (1,97 $) et celui de l’essence 52 UAH (1,76 $) par litre, une fois le contrôle levé.

« Dès que nous aurons le sentiment que les opérateurs du marché abusent de leur position, nous leur imposerons des sanctions », a-t-elle ajouté. « Nous surveillerons la situation au quotidien ».

Les prix prévus sont inférieurs à ceux demandés actuellement en Allemagne, et ce sans avoir à transporter le carburant par camion sur les 600 kilomètres qui séparent la Pologne de Kiev.

La menace de sanctions signifie également que les grossistes locaux seront peu incités à vendre du carburant. Le salaire moyen en Ukraine étant d’environ 480 dollars par mois, les prix réels du carburant deviendront bientôt un autre choc économique.

Le gouvernement ukrainien poursuit également ses attaques contre les syndicats et le droit du travail :

En mars, le Parlement ukrainien a adopté une loi de guerre qui réduit considérablement la capacité des syndicats à représenter leurs membres, a introduit la « suspension de l’emploi » (ce qui signifie que les employés ne sont pas licenciés, mais que leur travail et leur salaire sont suspendus) et donne aux employeurs le droit de suspendre unilatéralement les conventions collectives.

Mais au-delà de cette mesure temporaire, un groupe de députés et de fonctionnaires ukrainiens vise désormais à « libéraliser » et à « désoviétiser » davantage le droit du travail du pays. Selon un projet de loi, les personnes qui travaillent dans des petites et moyennes entreprises – celles qui comptent jusqu’à 250 employés – seraient, de fait, exclues du droit du travail en vigueur dans le pays et couvertes par des contrats individuels négociés avec leur employeur. Plus de 70 % de la main-’œuvre ukrainienne serait touchée par ce changement.

Dans un contexte où l’on craint que les responsables ukrainiens ne profitent de l’invasion russe pour faire passer une déréglementation radicale du droit du travail attendue depuis longtemps, un expert a averti que l’introduction du droit civil dans les relations de travail risquait d’ouvrir une « boîte de Pandore » pour les travailleurs.

Au total, la situation socio-économique de l’Ukraine est catastrophique. La situation militaire est encore pire. Marioupol est tombée et les troupes russes qui y sont encore pourront bientôt aller ailleurs. L’avancée à Propasna menace d’envelopper toute la ligne de front nord ainsi que le noyau de l’armée ukrainienne.

On ne parle plus de la « victoire » de l’armée ukrainienne, comme à Kiev ou à Kharkov, où les troupes russes se sont retirées en bon ordre après avoir fini de tenir les forces ukrainiennes en place.

Le commandement ukrainien a envoyé plusieurs brigades territoriales sur les lignes de front. Ces unités étaient censées défendre leurs villes d’origine. Elles sont composées d’hommes d’âge moyen appelés sous les drapeaux. Ils ont peu d’expérience du combat et manquent d’armes lourdes.

Plusieurs de ces unités ont publié des vidéos disant qu’elles abandonnaient. Elles déplorent [[ mot faible]] que leurs commandants les aient quittées lorsque leur situation est devenue critique. Le fait que l’armée ukrainienne utilise désormais ces unités comme chair à canon montre qu’il ne lui reste que peu de réserves.

Les armes qui arrivent de l’ouest ont du mal à atteindre les lignes de front et ont eu jusqu’à présent très peu d’effet. Elles ne sont que des gouttes d’eau sur une plaque chauffante. Toutes ces raisons expliquent pourquoi Austin et Milley ont téléphoné à leurs homologues russes. Ce sont également les raisons pour lesquelles les rédacteurs du New York Times [[ feuille pourtant devenue intégralement mondialiste]] appellent l’administration Biden à cesser ses fanfaronnades et à adopter une position plus réaliste :

Les récentes déclarations belliqueuses de Washington ; l’affirmation du président Biden selon laquelle M. Poutine « ne peut pas rester au pouvoir », le commentaire du secrétaire à la défense Lloyd Austin selon lequel la Russie doit être « affaiblie » et la promesse de la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, disant que les États-Unis soutiendront l’Ukraine « jusqu’à ce que la victoire soit remportée », sont peut-être des proclamations de soutien enthousiastes, mais ne favorisent pas des négociations.

En fin de compte, ce sont les Ukrainiens qui doivent prendre les décisions difficiles : Ce sont eux qui se battent, meurent et perdent leurs maisons à cause de l’agression [[sic]] russe, et ce sont eux qui doivent décider à quoi pourrait ressembler la fin de la guerre. Si le conflit débouche sur de véritables négociations, ce seront les dirigeants ukrainiens qui devront prendre les douloureuses décisions territoriales qu’exigera tout compromis.

[Alors que la guerre se poursuit, M. Biden devrait également faire comprendre au président Volodymyr Zelensky et à son peuple qu’il y a une limite à ce que les États-
Unis et l’OTAN sont prêts à faire pour affronter la Russie, et une limite aux armes, à l’argent et au soutien politique qu’ils peuvent rassembler. Il est impératif que les décisions du gouvernement ukrainien soient fondées sur une évaluation réaliste de ses moyens et de la quantité de destruction que l’Ukraine peut encore supporter. Affronter cette réalité peut être douloureux, mais ce n’est pas de l’apaisement. C’est ce que les gouvernements ont le devoir de faire, et non de courir après une « victoire » illusoire. La Russie ressentira la douleur de l’isolement et des sanctions économiques débilitantes pendant des années encore, et M. Poutine entrera dans l’histoire comme étant un boucher. [[sic, pauvres amerloques!!!] Le défi consiste maintenant à se cesser toute euphorie, à arrêter de se gausser et à se concentrer sur la définition et l’achèvement de la mission. Le soutien de l’Amérique à l’Ukraine est un test de sa place dans le monde au XXIe siècle, et M. Biden a l’occasion et l’obligation de contribuer à définir ce qu’elle sera.


Moon of Alabama

MISÈRE HUMAINE « Au moins 20. 000 soldats ukrainiens tués rien qu’à Marioupol » par Alexander Sitnikov.

Réseau International

21 mai 2022

Tandis que nos médias [occidentaux] s’obstinent à nous présenter la reddition de Marioupol comme une victoire et le régiment Azov comme des héros de la démocratie, nous parvient de Russie une tout autre vision, merci Marianne de tes traductions qui permettent en tous les cas de construire un langage commun qui ne soit pas celui de l’invitation à la guerre.

Danielle Bleitrach

***

Au moins 20. 000 soldats ukrainiens tués rien qu’à Marioupol

par Alexander Sitnikov.

Nb les doubles [[ ]] sont de moi jpf

L’état-major de l’AFU [[Armed Forces of Ukraine]] a mis en garde le «Ze-Commando» [Zelinski & Cie] contre le risque de cinq nouveaux «chaudrons», mais la propagande du pouvoir a besoin de symboles de résistance.

Des initiés de l’état-major de l’AFU, citant des informations provenant des assiégés d’Azovstal, ont signalé (le 19 mai au matin) la reddition d’environ 1800 soldats et officiers de l’armée ukrainienne ainsi que des forces de sécurité, y compris le régiment spécial Azov1, qui est interdit en Russie. [[il s’agit bien sûr de l’organisation bandériste Azov qui est interdite en Russie]]

Ces données coïncident en gros avec les chiffres annoncés par le ministère russe de la Défense. Selon nos informations (toujours au matin du 19 mai), depuis le 16 mai, 1730 militants [[sic]] se sont rendus, dont 80 blessés. Nous rappelons qu’une semaine plus tôt, les militaires d’Azov avaient fait état de 600 blessés graves, qui, en fait, ne pouvaient être sauvés que par une reddition immédiate. Mais parce que Kiev a exigé une résistance inutile, au moins plus de cinq cents Ukrainiens sont morts.

L’état-major de l’AFU prévoit qu’un total de 2500 défenseurs de la citadelle de Marioupol se retrouveront en captivité en Russie, ce qui constituerait le plus grand fiasco de l’équipe Z.

Des informations en provenance de Kiev font également état de l’impossibilité pour les citoyens de joindre le centre d’appels du ministère ukrainien de la défense pour s’enquérir du sort de leurs proches, pris au piège dans le « chaudron » de Marioupol selon le bon vouloir de leur président. Les nerfs sont à bout pour beaucoup, et ceux qui parviennent à entendre la voix de l’opérateur ne croient pas aux récits d’un échange par étapes de tous les prisonniers.

Si l’on tient compte du fait qu’au début de l’assaut, il y avait environ 25 000 Ukrainiens regroupés à Marioupol, y compris les forces armées, les forces de sécurité, les gardes-frontières et les unités de défense antiterroriste, mais que 5 à 7000 d’entre eux se sont rendus, tout le monde en Ukraine comprend que le reste a été tué et non porté disparu, comme le prétendent les commandants jaunes-bleus. Les chiffres sont tout simplement terribles, alors qu’il n’y a pas si longtemps Arestovitch donnait sa main à couper que le blocus de l’armée encerclée se préparait.

Ce n’est un secret pour personne que les informations sur les soldats ukrainiens qui ont déposé les armes à Marioupol proviennent du Comité international de la Croix-Rouge, qui enregistre les combattants quittant les sous-terrains d’Azovstal. Les familles et les proches des soldats encerclés ont bon espoir de voir la liste des prisonniers, mais Kiev n’est pas pressé de la rendre publique. Les autorités parlent constamment d’évacuation par un couloir humanitaire.

La confusion a été exacerbée par une députée, Kira Rudyk, qui a pris part aux négociations avec la Russie sur le « sauvetage » des soldats de l’AFU encerclés à Azovstal. Dans son commentaire au New York Times, elle a dit carrément qu’«il n’y a pas de mécanisme d’échange des défenseurs de Mariupol entre Kiev et Moscou pour le moment ». Elle a également admis que Kiev ne disposait pas du « fonds d’échange » nécessaire, ce qui a déclenché un tollé du côté du « Ze-Commando ». Selon les informations divulguées par le bureau présidentiel (OP) de Zelensky, l’Ukraine n’a pas assez de prisonniers de guerre russes pour échanger ne serait-ce que 20% des assiégés d’Azovstal. Les chaînes de télégrammes jaunes-bleues écrivent que le meurtre de prisonniers de guerre russes devant les caméras, ainsi que les menaces de cinglés sur YouTube selon lesquelles aucun Russe ne sera fait prisonnier, ont effectivement mis une croix sur toute concession de la part des forces armées russes.

Kiev s’est rendu compte que les images de la sortie honteuse d’Azovstal des Défenseurs de l’Indépendance façonnent un récit défaitiste. Si le nationaliste (zombifié) d’Azov, entraîné par des instructeurs de l’OTAN pendant huit ans en mode 24/7, s’est rendu, alors qu’en attendre des autres. « Notre source dans l’OP nous a dit que les Ze-technologues de la « Ze-team » ont émis des recommandations (essentiellement des ordres) aux médias ukrainiens et aux LOP (leaders d’opinion publique) pour qu’ils gardent le silence sur la captivité des « héros » d’hier autant que possible », écrit la chaîne télégramme @legitimniy.

Aujourd’hui, les journaux jaunes-bleus affichent des pleines pages de l’Institut américain pour l’étude de la guerre, qui affirme qu’il n’y aura pas de grand chaudron dans le Donbass. Soi disant les forces armées russes n’auraient pas assez de forces. Cependant, les soldats de l’AFU écrivent chez eux le contraire. Ils rapportent que « les Russes utilisent la tactique du « rouleau compresseur », en réduisant les défenses
par des frappes d’artillerie, de roquettes et de bombes ».

***

[[État de la guerre dans le Donbass au début de l’offensive finale visant à encercler la part la plus conséquente de l’Armée ukrainienne enterrée et statique depuis le début de l’opération spéciale Z ou V ; positions préparées depuis des mois avec l’aide de l’otan en vue d’écraser les forces donbassiennes et de pacifier et ukrainophoniser de force les populations locales ; action du camp du Bien progressiste bandéro-oligarco-libéral des populations dépassées, contre le camp du Mal crypto-soviéto-nationalisateur des populations attardées, comme l’expliquait il y a quelques jours une « journaliste » venant de Kharkov et vivant maintenant aux États-Unis — d’après Réseau International / 10 mai 2022 / Le front ukrainien craque dans le Nord du Donbass, par Erwan Castel. https://reseauinternational.net/le-front-ukrainien-craque-dans-le-nord-du-donbass/]]

Sur cette carte, les principales unités jusqu’au niveau brigade. Côté ukrainien il faut y rajouter les bataillons de supplétifs divers comme le bataillon spécial « Donbass » qui est déployé à Severodonetsk par exemple, les unités du ministère de l’Intérieur, les groupes de mercenaires, paramilitaires etc.. présents dans toutes les localités. [[Commentaire d’Erwan Castel, source de la carte inconnue.]]

[[Toute cette zone en gris, de l’Ouest du Donbass, tenue par l’armée ukrainienne, est une région éminemment industrielle de mines et d’industries lourdes ou de transformations, etc. À l’Ouest de cette zone Slaviansk (105.000 habitants) possède des industries chimiques, Kramatorsk (150.000 habitants) de la construction mécanique ; à l’Est, Severodonetsk (110.000 habitants) située sur la rive gauche du Donets a l’une des plus importantes usines chimiques d’Ukraine, l’usine Azot de 11.000 salariés en temps normal, qui produit ammoniac et engrais azotés, etc., Lissichansk (95.000 habitants) se trouve sur la rive droite du Donets à 8 kilomètres de la ville précédente, et réunit mines de charbon, raffinerie de pétrole, pétrochimie, verreries. Villes plus petites : Avdeievka (35.000 habitants) à 13 kilomètres au Nord de Donetsk possède cokerie et usine chimique, Svetlodar (13.000 habitants), Gorski (12.000 habitants). Au Nord de cette zone, Izoum (46.000 habitants) sur le Donets est un important nœud ferroviaire régional, elle emploie encore 1500 salariés dans la production de locomotives diesel.

Redisons encore une fois que, lorsque les Russes, les Donbassiens et les Tchétchènes auront accompli tout leur « travail », c’est-à-dire reconstruit militairement (si l’on peut dire) la Novorossiya, il ne restera pas lourd de l’industrie ukrainienne. Et ce qui demeurera de l’Ukraine (après territoires peut-être également rendus à la Pologne et autres encore), dans un pays dépeuplé aussi par l’émigration de gens de tous milieux, sera essentiellement du domaine agricole ; heureusement, les terres ukrainiennes sont riches de productions alimentaires (blé, orge, tournesol, légumes, fruits…), mais pas à l’abri de la pénurie, car il faudra rembourser les dettes de guerre, sans parler des détournements habituels, endémiques des richesses par la maffia oligarchique locale. En espérant que le peuple ukrainien, qui restera là avec sa misère, demandera des comptes à Zelensky, qui a refusé de négocier quoi que ce soit, et préféré la ruine démoniaque et nihiliste à une sortie honorable et une simple application des accords de Minsk.]]

***

Actuellement, les forces russes concentrent leurs efforts sur la fermeture de cinq petites marmites : Severodonetsk (le groupement de l’AFU compte environ 2 mille combattants), Lissichansk (jusqu’à 10 mille), Avdeievka (jusqu’à 4 mille), Svetlodar (jusqu’à 2 mille) et Gorski (jusqu’à 3 mille). Selon le blogueur XU_kraine, qui a ses entrées à l’OP, le conflit concernant la défense de la ville de Severodonetsk qui, selon les technologues politiques de la Ze-Team, devrait devenir un nouveau « symbole de la résistance à l’agression russe » continue de s’intensifier rue de la Banque.

M. Zaluzhny [[Valeriy Zaloujnyy, commandant en chef des forces armées ukrainiennes, dont il est dit que le leader bandériste (« néo-nazi » selon la terminologie russe) Dmitry Yarosh serait le conseiller spécial.]] insiste sur la nécessité de replier les troupes sur Slaviansk et Kramatorsk afin de ne pas répéter la situation de Marioupol, mais sa position n’est pas soutenue par la direction politique. Zelensky va ordonner de lancer la défense territoriale sur le front oriental, mais maintenant, selon les idéologues du régime, la reddition d’Azovstal est très mauvaise pour le moral des soldats ukrainiens.

Une autre calamité pour le « Ze Command » a été un message vidéo [[visible sur telegram]] d’une section du 3e bataillon de la 115e brigade de Défense territoriale, dont le commandant a déclaré devant la caméra [[et devant ses hommes regroupés en message qu’il lisait]] qu’il « « n’accomplira pas les tâches de combat assignées à Severodonetsk ». Comme raison, il cite l’indifférence totale de l’état-major, qui envoie sous le « rouleau compresseur » essentiellement des civils qui se sont engagés dans les bataillons volontaires sous l’influence de la télévision zombie.

***

Source : « Effet domino de la reddition des soldats ukrainiens à Azovstal sur le reste des troupes ukrainiennes dans le Donbass » article de Christelle Néant / 21 mai 2022 / Donbass Insider > reseauinternational.net.

Nous sommes envoyés à une mort certaine :

Des femmes de soldats de la 103e brigade qui se trouve au front, sont surprises de trouver le commandant de ce bataillon, non pas au front mais quelque part dans la région de Lvov :

***

« Dans ce contexte, le régime de Kiev a en fait lancé une mobilisation totale en Galicie, car les Ukrainiens russes, même ceux du centre de l’Ukraine, sans parler des régions de l’est et de la mer Noire, ne veulent pas mourir pour le salut de la mère patrie. Bankova [la rue de la Banque, siège du pouvoir] est persuadée qu’elle a besoin de guerriers idéologiques qui ne voudront pas se rendre », déclare sur Facebook XU_kraine. Et il est cité par presque tous les réseaux sociaux jaunes-bleus. Il est vrai que les Occidentaux [[d’Ukraine]] fuient le pays en soudoyant les gardes-frontières.

Pendant ce temps, Zelensky se baigne dans les rayons de la gloire occidentale. L’actuel président de l’Ukraine est devenu un héros des bandes dessinées publiées par TidalWave Comics. Les Ukrainiens n’ont aucun doute sur le fait que l’OP est le commanditaire. Il semble que le régime de Kiev pense qu’avec de tels tours de passe-passe, il sera en mesure de remonter le moral défaillant de l’AFU. Cependant, le théâtre de l’absurde de la Bankova a commencé à lasser les citoyens. Même les patriotes ukrainiens commencent à se plaindre du défenseur de la patrie n° 1, qui ne se soucie pas de gagner, mais de soigner son image.

source : SV Pressa

traduction Marianne Dunlop pour Histoire et Société

DES TÉMOIGNAGES SAISISSANTS SUR LA RÉALITÉ UKRAINIENNE

Vladimir Tchernine

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (1)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (2)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (3)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (4)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (5)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (6)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (7)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (8)

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (9)

De la plateforme RT (Russia Today) de Telegram