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RE CARON

Le Point a lu les propositions du parti de Caron candidat néanmoins mélenchoniste (si j’ai bien compris).

Je ne commente pas les présupposés du Point (qui n’est point fin, et qui en ce moment mène campagne contre tous les mélenchonistes et assimilés), et j’ajoute juste à certaines des propositions « écologistes » caroniennes :

— Que la fin du nucléaire est déjà en bonne marche avec le retour des énergies fossiles polluantes et le développement d’éoliennes non rentables et particulièrement inesthétiques ;
J’attends ses propositions concrètes pour y arriver réellement et comme il faut ;

— Que la fin des frontières, c’est déjà le cas, du moins dans l’Union Européenne, et que l’on voit où ça nous mène ;
J’attends ses propositions concrètes pour faire que cela se passe maintenant au mieux ;

— Que le contrôle de la population mondiale est déjà en marche, par la stérilisation non-dite des plus pauvres du côté de chez Bill Gates (persona non grata en Inde) et consorts, et le développement de pseudo-vaccins et passes « sanitaires » du côté de Pfizer et compagnie ou encore Microsoft ;
J’attends enfin ici ses propositions complémentaires qui je pense seront aussi mirifiques et du même acabit que sa volonté d’introduire un permis de voter et de finalement légaliser l’apartheid électoral (je suppose d’ailleurs que Caron est également partisan de l’apartheid sanitaire).

Que dire de vouloir imposer de la nourriture végane dans les cantines ? Personnellement je suis patatophile ou plus exactement patatovore, j’exige que l’on bouffe des patates tous les jours. Non mais !

Ce qui est réellement comique c’est que Caron et ses acolytes sont en train de réinventer le « communisme Labiche » préconisé par Céline juste avant guerre. Mais un peu modernisé et adapté à la clientèle bobo parisienne. Pourquoi plafonner les revenus mensuels à 40.000 euros ? Serait-ce son salaire mensuel ?

Caron sait-il au moins que le salaire moyen en France en 2022 est de 2.340 euros net par mois. Que nombre de personnes gagnent juste le SMIG (1300 euros net par mois), que nombre de gens ont des « petits boulots », parfois à temps partiel, ou « à la tâche », sont chômeurs, ou agriculteurs à tout petit revenu, etc. et que nombre de retraités sont en-dessous du seuil de pauvreté (918 euros).

De qui parle-t-il quand il veut plafonner les revenus au-delà de 40.000 euros par mois ? Les grandes fortunes qui ne travaillent pas mais font fructifier leur pognon, certains sportifs, certains artistes, certains journalistes ? Mystère.

Au fait, et ceux qui vivent de trafics, on fait comment avec eux ?

Dans quel monde vit-il ?

Quand le journal Le Monde tremble devant le Donbass Insider

Laurent Brayard — Donbass Insider

10/06/2022

Dans un article délirant du journal Le Monde, qui depuis longtemps n’est plus un journal digne de ce nom, le Donbass Insider à travers la personne de Christelle Néant est présenté comme un organe d’influence toxique et de désinformation, en tentant par ailleurs de faire passer la petite agence fondée en 2018, comme inondée d’argent, avec « des liens avec Moscou qui restent flous ». Pour se faire, Benoît Vitkine n’a pas osé écrire lui-même l’article, envoyant un stagiaire et pigiste du nom de Maxime Pernet, tout frais moulu depuis 2 mois dans le quotidien national français. Entre mensonges, désinformations, menaces à peine déguisées, Le Monde dévisse en se vautrant littéralement dans une basse propagande que Goebbels lui-même n’aurait pas désavoué. Ce qui est intéressant au-delà du contenu pitoyable de l’article, c’est le signe que nous faisons peur et que nous dérangeons depuis longtemps, leur long travail de manipulations informationnelles au sujet du Donbass et bien sûr de la Russie. Ne pouvant nous faire taire, Le Monde tente l’intimidation, et de manière grossière et cynique, de nous faire passer pour d’abominables croquemitaines, aux poches débordants d’argent du Kremlin et ayant fait de la noble et juste cause que nous défendons, un business lucratif pas loin de l’escroquerie. Encore un pas et bientôt ces « journalistes » appelleront à nous faire jeter en prison, et sont fiers qu’en France, une seule opinion soit tolérée dans les médias. Pour eux, tout ce qui n’entre pas dans la ligne officielle est de la propagande russe ou chinoise.

Stagiaires et pigistes, faire allégeance pour devenir un nouveau chien de garde. Tout cela est connu depuis longtemps, notamment par le travail du journaliste Serge Halimi, qui à l’époque en 1995, condamnait la pensée unique et le formatage des journalistes pour en faire de bons petits soldats défenseurs du système. Ces jeunes chiens de garde entrent dans les médias par la petite porte, comme Maxime Pernet. Issus d’écoles de journalisme, de l’université ou de grandes écoles comme Sciences Po, ils doivent courber l’échine pendant de longues années. La plupart du temps leur parcours passe d’abord par des médias régionaux, en charge « de la rubrique des chiens écrasés » ou de couvertures locales. Les salaires sont encore modestes, mais ils sont tenus par la future carrière à effectuer. Ils resteront pour beaucoup très longtemps comme stagiaires, puis comme pigistes, payés à la tâche, avant d’atteindre après 10 ou 15 ans, la bonne place confortable de journaliste, qui donne droit aux avantages fiscaux (ce qui est déjà hallucinant dans un pays libre), et bien sûr à la fameuse carte. Sans carte de journaliste vous n’êtes rien, seulement un pion en attente d’une promotion. Le système fonctionne ainsi pour permettre de vérifier l’allégeance des plus jeunes. Leurs articles ne sont pas libres, ce sont des commandes des rédactions. L’incroyable Paul Gogo, l’un des pires manipulateur sur le Donbass et la Russie, souvent hystérique et pratiquant la diffamation et l’insulte est l’un des cas école. Désormais correspondant à la Libre Belgique, il aura fait le « sale boulot » pendant des années et avoua même en se plaignant, que dans son parcours de petit soldat, nombre de ses premiers articles avaient été refusés par les rédactions pour lesquelles il travaillait. Il aura pourtant eu la chance de voir le tout début de l’insurrection dans le Donbass, mais se sera bien gardé de raconter la vérité, se complaisant même comme Stéphane Siohan, à se compromettre avec le parti néonazi du Pravy Sektor. Pire encore, Siohan est un collaborateur régulier d’une officine de propagande ukrainienne financée par les Américains, l’Ukrainian Crisis Media Center, où il intervient régulièrement. Comme pour Gogo, l’argent américain n’a pas d’odeur et il se trouve mieux dans leur poche. Paul Gogo à l’époque « apprenti propagandiste » ira même jusqu’à appeler la France à livrer de l’aide humanitaire… à l’armée ukrainienne qui massacrait les Russes du Donbass, c’était en 2015 dans les lignes du journal Libération. Le titre [de son article] depuis a été discrètement changé, car j’avais tiré à boulets rouges sur le bonhomme, qui depuis enrage comme un furieux ! Il aura cherché à se venger en usant des services de quelques amis de journaux internets torchons, eux aussi financés par de l’argent américain, comme Slate ou encore Street Press. Dans ces lignes j’étais devenu un « mercenaire », j’aurais fui le Donbass poursuivi pour les méfaits que j’aurais soit-disant commis autour de Donetsk et serait évidemment « un facho ». De la pure invention sortie de son cerveau passablement dérangé, et étayé de boues tirées de trolls toujours actifs sur les réseaux sociaux. Ce serait amusant, si par ailleurs ce personnage, n’avait pas été médaillé et félicité pour son « travail » en Ukraine, par sa ville natale de Saint-Lo. Le dernier a avoir reçu cette médaille était un résistant de 1944… qui combattit lui les nazis. Lui par contre aura fréquenté de près les néonazis du Pravy Sektor dont il nie depuis toujours la nature. Après avoir interviewé une survivante de tortures par des sbires de cette organisation, je vous assure, que cela laisse un goût de scandale et d’amertume. Ils auront depuis 2014, presque tous, déshonoré leur profession, au point de se compromettre avec des assassins.

Travailler dans le Donbass pour avoir la légitimité… de transformer la vérité. L’immense majorité de ces journalistes sont venus dans le Donbass au début de la guerre (2014-2015). La plus grande partie n’a toutefois pas fait le travail, au point de rapidement déformer la vérité, voire même de l’inventer. Certains comme Pierre Sautreuil, alors pigiste à l’Obs, qui déclarait lui-même « n’avoir pas de remords à user du mensonge face aux dictatures », ne sont plus là pour informer, mais bien pour changer la vérité, en respectant une ligne déjà définie. Si par ailleurs la Russie était vraiment une dictature, la simple vérité suffirait à être énoncée pour la combattre. Ils ont presque tous franchis cette ligne rouge. Pierre Sautreuil est lui aussi mouillé avec l’Ukrainian Crisis Media Center, pur produit de Sciences Po, et poussa son avantage au maximum, recouvert de prix prestigieux et désormais journaliste à La Croix. Ce qu’il ne dit pas c’est qu’il fut expulsé de la République de Lougansk… pour espionnage. Il est certain que quelques-uns d’entre eux sont en effet des agents des services français, bien pratiques pour fureter à droite ou à gauche. Parmi les champions de la désinformation, citons également Elena Volochine, journaliste pour France 24, qui en 2016 en profita lors d’un cours séjour, pour faire un montage audio éhonté et bidon, afin de créer une réalité alternative. Découpant une conversation, elle réussit à recréer une nouvelle version, complet tissu de mensonges. Manque de chance pour elle, Christelle Néant était alors présente et avait assisté à la supercherie. Je pourrais continuer ainsi longtemps, mais il vaut le coup de raconter une petite anecdote sur Benoît Vitkine, du journal Le Monde. En 2016, je fus contacté par un journaliste français de Le Monde, Olivier Faye, en charge de l’observation de l’extrême-droite. A l’époque je tentais de faire venir dans le Donbass des personnalités politiques françaises, de tous les partis, et j’essayais de les approcher au sens large, de l’extrême-gauche à l’extrême-droite sans exception. Gilbert Collard, le fameux avocat fut tenté de venir à Donetsk (il ne vînt jamais), et c’est ainsi que Faye me demanda mon aide pour venir dans le Donbass et suivre cette délégation. Je ne fermais pas la porte, en lui annonçant que l’extrême-droite ukrainienne, ici, il pouvait en apprendre beaucoup, notamment en venant avec moi à la rencontre des survivants des massacres des bataillons de représailles, ou des torturés des prisons politiques d’Ukraine, sans parler des victimes des compagnies du Pravy Sektor. Il ne dit pas non, et le temps passa ainsi, jusqu’à un petit message d’Olivier Faye, m’indiquant qu’il ne viendrait pas mais serait remplacé par… Benoît Vitkine. Ce triste sire était en effet dans l’impossibilité, comme beaucoup de ses amis de recevoir une accréditation dans le Donbass. Ayant tellement menti et insulté, à la fois le Donbass, comme la Russie, sans aucune objectivité, personne ici ne voulait poursuivre le travail avec de tels propagandistes. Je répondis la chose suivante : « Benoît Vitkine ? C’est le pire du caniveau français du journalisme, jamais je n’aiderai une personne pareille à venir faire sa désinformation et à utiliser la légitimité de sa présence ici, pour étayer ces propos mensongers ». Je n’entendis plus jamais parler d’Olivier Faye… Je suis personnellement heureux d’avoir aidé à leur barrer le passage, car ces journalistes n’usent en fait que de duplicité, vous flattent pour mieux vous tromper, vous mentent pour mieux ensuite rentrer en France et écrire absolument n’importe quoi, pourvu que ce soit dans la ligne de la rédaction (et pour toucher bien sûr des bonnes et biens grasses piges, et quelques médailles supplémentaires).

Le journal Le Monde a peur du Donbass Insider. L’article du Monde révèle toutefois un fait intéressant… ils ont peur de nous désormais. Nous les avons combattus (et pas que ce journal), avec acharnement et nous étions une gêne, tout au plus. Lorsque nous avons failli mourir sous les bombardements ukrainiens le 4 juin dernier, aucun média n’a évoqué ce fait. Par contre, notre travail est maintenant plus que dérangeant et ils s’inquiètent désormais énormément. Après 8 ans de cette guerre, et 7 ans de notre présence sans discontinuer dans le Donbass, ils ont finalement évoqué notre action… C’est une nouveauté qui en dit long, notamment par la citation, de ce qu’ils croient être l’arme absolue pour nous faire taire : l’Institut for Strategic Dialogue. Cet Institut en principe indépendant, a été créé à Londres en 2006, par le baron Georges Weidenfeld (1919-2016), Autrichien et grosse huile des sphères mondiales, chroniqueur pour la presse britannique depuis son émigration en Grande-Bretagne (1938). Couverts d’honneur, éditeur, membre de la chambre des Lords (1976), il fut à l’origine d’un club d’hommes puissants, The Club of Three dans les années 90, regroupant des personnalités de France, de Grande-Bretagne et d’Allemagne. Le but de cette organisation n’est pas la philanthropie, mais bien la politique, en créant un réseautage dans le monde entier pour « travailler à déjouer les menaces à long terme contre la paix entre les nations et les communautés ». C’est une sorte de pendant du club Le Siècle, travaillant en étroite collaboration avec Google pour traquer par exemple « l’extrémisme ». Parmi les membres du conseil d’administration citons Roland Berger (1937-), à la tête d’un cabinet de conseil en stratégie à l’international (1967), fort d’un réseau de 2 400 consultants dans le monde et brassant pas moins de 900 millions d’euros (2012). Mais aussi Adair Turner (1955-), membre de la chambre des Lords (2005), qui est aussi un banquier et un homme d’affaires de premier plan, ou encore Helena Kennedy (1950-), aussi membre de la chambre des Lords (1997), et le général britannique Charles Guthrie (1938-), couvert de médailles, pair du Royaume-Uni (2001) et membre de la chambre des Lords. Du beau monde comme on le voit, et qui prouve aussi que dans les plus hautes sphères, en France comme dans beaucoup de pays d’Occident, des hommes et femmes de pouvoir, cherchent à juguler l’information et à écraser toutes les formes de contestations, d’imposer une censure qui ne peut désormais que monter en puissance. Nous faire taire… comme Le Monde, ils voudraient bien. C’est le signe ici, que l’Europe Occidentale a passé une étape, notamment sur la liberté d’expression. Ils n’en veulent plus c’est certain. Pour nous diffamer, Maxime Pernet indique donc que nous brasserions beaucoup d’argent. Les vidéos ou streaming des 12 personnes dénoncées dans cette article, seraient en capacité de faire tomber dans notre poche de 20 à 700 euros. Absurde car nous n’avons pas de monétisation au Donbass Insider. Se plaignant du nombre croissant de gens qui nous suivent, ce succès est dû en grande partie… à tous ces médias et à ces journalistes. En ayant refusé de faire le travail de vérité, à force d’ahaner toujours le même discours de haine vermoulue contre la Russie et le Donbass, les gens veulent maintenant entendre autre chose. Et beaucoup comprennent que le son de cloche, qui sonne faux de tous ces médias, n’a absolument plus d’intérêts. C’est la seule raison pour laquelle ces gens suivent le Donbass Insider. Ils veulent la vérité et une alternative dans l’information, une information contradictoire à celle de l’Ukraine, de l’Occident.

Une France qui tôt ou tard retrouvera sa liberté et souveraineté. Alors tous ces journalistes et médias auront beau faire, nous continuerons jusqu’au bout de nos forces. Il n’est pas vrai que [nous] ayons une aisance financière au Donbass Insider. Christelle a réussi à tenir la ligne uniquement par la générosité de particuliers modestes, et elle a dû se séparer d’une traductrice qu’elle ne pouvait plus payer, il y a déjà longtemps. Dans le bombardement du 4 juin, elle a aussi perdu sa voiture et une cagnotte organisée par Xavier Moreau, venu à notre secours, rassemble en ce moment de l’argent pour la remplacer. Il n’y avait pas de réserves dans l’agence pour en racheter une autre. Moi-même c’est un réseau d’amis, ils sont un peu plus de 20 personnes qui financent mon travail pour 6 mois. Mon budget total est de 4 500 euros, avec le voyage, le logement, l’abonnement téléphonique et internet et l’équipement compris dedans. Une somme dérisoire, tandis que bien sûr nous avons pas de parachute pour le futur, pas de cotisation à la retraite, pas d’assurances, pas de mutuelles, rien. C’est un travail difficile, dangereux et nous n’avons pas peur de Le Monde, ou de qui que ce soit. Un procès contre nous en France serait une véritable chance, qui montrerait par un degré de répression encore plus fort, que nous sommes persécutés. C’est déjà le cas, par des pressions, des menaces de mort ridicules, des suppressions de compte (Patreon, Twitter, Instagram, Youtube et Facebook entre autres), qui au contraire de nous décourager nous donnent de la force pour poursuivre. Quant à vous Maxime Pernet, je vous plains sincèrement. Benoît Vitkine vous a lancé sur ce thème pour que vous fassiez allégeance aux chiens de garde. Félicitations, votre carrière sera sans doute brillante ! Mais peut-être que pour un temps, car en France la colère monte contre cette oppression, cette propagande qui tue ici dans le Donbass, cette iniquité et injustice. En France, pour 2022, c’est 116,9 millions d’euros qui seront distribués à des journaux et médias comme Le Monde… donnés par le gouvernement français en piochant dans la poche des contribuables français. C’est paraît-il la démocratie et la liberté d’expression, notamment en interdisant les médias pro-russes dans notre pays. Camille Desmoulins qui avait vu son journal interdit et brûlé sur ordre de son ancien ami Maximilien Robespierre, lui répondit que « brûler ce n’était pas répondre ». Vos censures et vos attaques ne mèneront nulle part, et j’espère vivre assez vieux pour voir l’effondrement de ce système, dans la liesse populaire. De formation historienne, j’affirme et prédis que cela sera… que vous le vouliez où non l’histoire vous jugera. Quant à Christelle et moi, nous pourrons être fiers d’avoir combattu pour une cause noble et juste ainsi que contre des gens comme vous. Vous combattre est un honneur, la France Libre est un exemple qui toujours est dans mon cœur. Vous ne pouvez mesurer la lassitude que vous créez dans notre pays. Le pays des droits de l’homme et des liberté étranglés, mais un pays qui saura se souvenir, au-delà des couleurs de peau, des origines et des confessions religieuses, de la société que vous avez créée et soutenue. Ce pays à [l]a fin vous jettera un jour aux égouts de l’histoire. Je vous le dis.

Laurent Brayard pour le Donbass Insider

STATISTIQUES GUERRIÈRES

Parmi toutes les mauvaises nouvelles concernant l’Ukraine, une nouvelle encourageante.

On sait que depuis quelque temps les officiers ont reçu l’ordre d’abattre les déserteurs. Mais l’on sait aussi (par les vidéos postées sur telegram) que des éléments de l’armée, chefs militaires compris n’acceptent plus de subir la supériorité écrasante des armées alliées. Et de servir uniquement de chair à canon. Des hommes désertent malgré tout, des unités se rendent.

Il y a un peu plus d’une semaine à Sviatogorsk, alors que les Russes délogeaient les Ukrainiens qui tenaient une zone à cheval sur le Donets (voir article du trois juin : Chaudron, sac et nid ; quatrième partie), le commandement des alliés a demandé aux troupes de ne pas tirer sur les soldats ukrainiens qui s’enfuyaient en traversant la Donets à la nage. Ce qui est un signal assez clair envoyé aux soldats ukrainiens.

Aujourd’hui 15 juin (écrit hier), voici ce que le Réseau Voltaire (cf. Voltairenet.org) nous dit dans un billet titré « Désertions en masse en Ukraine » (qui a mon sens devrait plutôt s’appeler : « Refus de se battre, objection à se battre… ») :

« Les pertes de l’armée ukrainienne ont subitement augmenté après la chute de Marioupol et le changement stratégique de l’armée russe. Il ne s’agit plus pour Moscou de détruire les stocks d’armes ukrainiens, mais de libérer la Novorossia (Sud du pays).

 « Le 8 juin 2022, le ministre ukrainien de la Défense, Oleksii Reznikov, évaluait pour la première fois les pertes de son armée : 100 morts par jour et 500 blessés.

«  Le 9 juin, un assistant du président ukrainien, Mykhaylo Podolyak, a évalué les pertes pour la BBC entre 100 à 200 hommes chaque jour [1].

«  Le 10 juin, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a signé un décret autorisant la mobilisation des jeunes gens à partir de 18 ans.

«  Selon les services de renseignement britanniques cités par The Independent, le rapport des forces entre les armées ukrainiennes et russes est de 1 à 20 pour l’artillerie et de 1 à 40 pour les munitions [2].

 « Un mouvement de désobéissance civile se développe en Ukraine. Les jeunes conscrits, sans expérience ni formation, refusent d’aller mourir pour le président Zelensky.

«  Les 50 États du Groupe de contact pour l’Ukraine se réuniront le 15 juin à Bruxelles sous la président du secrétaire US à la Défense, le général Lloyd J. Austin III. Ils tenteront de trouver un moyen pour mettre fin à cette hémorragie [3].

« [1] « Ukrainian casualties : Kyiv losing up to 200 troops a day – Zelensky aide », BBC, June 10, 2022.

« [2] « Revealed : Ukraine forces outgunned up to 40 to 1. Intelligence report warns soldiers are deserting eastern front », Kim Sengupta, The Independent, June 9, 2022.

« [3] « Austin to Host Ukraine Contact Group Meeting in Brussels », Jim Garamone, US Department of Defence, June 14, 2022. »

*

(jpf)

Dans son bulletin hebdomadaire de dimanche dernier, Xavier Moreau annonçait les chiffres suivants :

Supériorité russe dans le domaine de l’artillerie à 15 contre 1 ;

pertes ukrainiennes reconnues officiellement par Kyiv et les étatsuniens depuis le début de l’intervention russe : plus de 60.000 morts et 50.000 disparus ou blessés ;

Pertes ukrainiennes : 100 à 200 morts par jour. 500 à 700 blessés.

*

Ajoutons encore plusieurs milliers de prisonniers.

Il semble assez fou de vouloir continuer cette guerre dans de telles conditions de déséquilibre.

Zelensky et son entourage sont des ordures et/ou de piètres manipulés. Petit rappel, dès le premier jour ou presque de cette guerre la Russie a initié des négociations qui ont été délibérément sabotées par les Kiéviens. Jusqu’au jour (2 ou 3 mois après, je ne sais plus) où elles se sont arrêtées devant l’entêtement des Ukrainiens.

La conséquence est qu’au final, il n’y aura plus d’armée ukrainienne et plus rien à négocier. Et que la Russie va récupérer très probablement tout le territoire de l’ancienne Novorossiya ukrainienne, voire plus. Et que l’Ukraine devra accepter toutes les conditions russes qui seront sans doute bien plus importantes que ce qui était envisagé au départ par les Russes.

Le pays va sortir en lambeaux de cette opération spéciale, privée d’une partie de son territoire et plus encore de la part la plus importante de son économie, en particulier de son industrie. Entamée depuis des années, en particulier depuis le coup d’État de la Maïdan en 2014, la fuite des populations de toutes catégories sociales va se poursuivre. Et les bandéristes pourront pleurer sur leurs délires dans ce qui restera du pays, c’est-à-dire essentiellement la Galicie et la région de Kiev qui va voir ses forces vives s’expatrier y compris en Novorossiya ou en Russie.

Il faut savoir également que les matériels encore acheminés des pays de l’Otan ne sont pas nécessairement récents, ou quand ils le sont (genre Caeser français) les munitions datent (années 70 pour le même Caeser, paraît-il). Plus généralement, l’armée ukrainienne serait à la limite de ses stocks qui datent des années soviétiques.

On apprend aussi que l’armée de Grèce, pays déjà mis à bas par l’Union Européenne et par son entrée dans l’euro qui a été une catastrophe, pays mis en pièce, actuellement rechigne à se séparer de ses armes.

*

DANS LA SÉRIE DE : LONG-MÉCHANT ET SES POTES (SUITE ENCORE)

Il y a dix, quinze jours, l’histrion de la téloche Aymeric Caron le petit rebelle haineux qui se prétend « antispéciste » etc « anarchiste » — et qui l’est sans doute autant, c’est-à-dire pas plus que l’autre inamovible de la téloche onfray, ou qu’un quelconque facho de l’anti-fascisme du genre black bloc — a déclaré, également à la téloche, sans honte, ni gêne :

il voudrait que l’ON instaure « un permis de voter » pour agir contre les « citoyens incultes et irresponsables ».

Je ne sais pas qui est ce ON. Mais je me doute un peu.

J’ai lu le pedigree de ce quinquagénaire : il est fils d’enseignant. Bonjour l’éducation ! Pur produit des dernières décennies. À mon sens, je trouve que son identité convient parfaitement à l’anagramme suivant : EYRICA MACRON. Macron a le même mépris de la masse humaine. Et surtout la certitude d’être un être d’exception alors même que c’est un sociopathe et incompétent notoire, de notoriété publique comme on le voit depuis quelques années. Et un danger public.

Cet Aymeric Caron, je n’en parlerais pas s’il n’était pas présentement candidat de la nupes (40% au premier tour du côté des neuvième et dix-huitième arrondissements — Montmartre, Sacré-Cœur et Goutte d’Or, à toucher Saint-Denis, en particulier). Lui, c’est dans la tendance « front des uns soumis ». Le nupes, se ramassis de « la gauche » dont on a subi, pendant le premier quinquennat de l’immonde, toute la veulerie. Pour ne pas dire la complicité avec le covido-macronisme quand El Manchon, pour ne parler que de lui, aurait voulu que tout le monde se fasse piquer et que l’on suive à la lettre toutes les directives d’une OMS manipulée et corrompue.

Aymeric, ça me fait mal d’écrire ce prénom, car il me fait penser au nom de plusieurs troubadours des XIIe et XIIIe siècles, tels Aimeric de Sarlat, de Beauvezer, de Belenoi ou de Peguillan.

Je préférerais plutôt le dénommer Ameyric Conar. Ameyric, parce qu’il joue («  à gauche ») le jeu du mondialisme occidental ; et Conar (là, pas besoin de développer une thèse).

Le permis de voter… « En voilà d’une idée, qu’elle est bonne! », comme disait Coluche.

Nous pourrions rappeler à ce conar, donc, que « le permis de voter » ça a déjà existé, bien après même que l’on a coupé la tête à la monarchie ; cela se nommait « le système censitaire » ; seuls les bourgeois et nobles embourgeoisés payant impôt, suffisamment d’impôt, pouvaient « concourir » et voter. Et bien évidemment que des hommes à l’époque.

On connaissait même, comme aujourd’hui finalement, le principe du candidat officiel. Ce qui permettait déjà tous les plébiscites. Rien n’a changé à ce niveau. Et à l’époque il n’y avait pourtant pas de téloche, juste une presse lue pour l’essentiel par les « hautes classes éduquées ».

Je suppose que dans l’esprit de conar les citoyens incultes et irresponsables se nomment « Gilets Jaunes », « électeurs de Le Pen », « populistes », « fachos », « racistes », « antisémites », « souverainistes », « anti-vax », « anti-passes », « complotistes » et « conspirationnistes », etc. Y compris sans doute des gens comme Perronne, Raoult, Henrion-Caude, etc. Ou feu Montagnier. Ces pauvres égarés !

Je suppose aussi que cette tête à claque du petit monde du spectacle télévisuel parigot, ne met pas parmi les irresponsables les abrutis de son parti, mélenchon en premier, qui ont voté « contre mac ronds » au premier tour et « pour mac ronds » au second. Le conar peut-être aussi.

Rendu à un tel niveau de mélasse « intellectuelle » qui préconise l’apartheid politique après l’apartheid « sanitaire », on ne peut pas aller plus loin dans le cynisme et la bêtise réunis.

Je me suis toujours dit qu’il arriverait un jour où il faudrait posséder un permis de parent pour avoir le droit de faire et d’élever des enfants ; ou un permis de marcher pour sortir dans la rue.

Je ne suis donc qu’à demi surpris de ce qui nous tombe dessus, surtout depuis que les masques sont définitivement tombés.

Je veux parler des masques des salopards de tous bords (qui finalement n’en forme qu’un) qui prétendent au nom de leur « excellence » et « suffisance », pognon, naissance — et en toute logique malade, nous diriger (voir quoi au juste ?).

Et ceci au moment même où le masque fut imposé à la population entière (sauf les nantis et autres élus qui s’en tapaient totalement). À une époque de grande consommation de masques (inutiles et contre-productifs), destinés en premier lieu à museler le « petit peuple » qui n’avait déjà pas besoin de ça pour se taire, et à faire de l’argent sur lui ; ce qui est une confirmation éclatante de l’inversion totale de la réalité et de la folie ambiante initiées par nos « z-élites ».

On a toujours su que le gauchisme (et la gauche en général) a méprisé le peuple et ses électeurs des milieux populaires en particulier. Au moins autant que « la droite » le fait, du moins ce qu’il en reste, « de droite ». Et beaucoup plus hypocritement. On sait également depuis bien longtemps que « la gauche » est seule, dit-elle, à posséder la science infuse nécessaire à sa « juste » domination. Mais en cette époque absolument dingue que nous subissons, tout s’est ouvert, tout est apparu au grand jour. Manifeste. Simplement supposé, soupçonné, ou entrevu jusque là.

Il y a déjà plus d’un siècle que Jan Waclav Makhaïski a brossé et décortiqué le vrai visage de « la gauche », en particulier des plus virulents et intolérants. Il a appelé ça :  le socialisme des intellectuels. Il aurait pu mettre d’ailleurs des guillemets à « intellectuels ». Mais je ne vais pas développer ici l’idée.

Socialisme français, social-démocratie allemande, démocrates étatsuniens… qui ont donné les répresseurs du peuple et les va-t-en-guerre « de gauche » de toutes les guerres, de la Guerre de Quatorze jusqu’à nos jours, en passant, pour ne parler que de la France, par la guerre du Rif, la guerre d’Indochine, la Guerre d’Algérie, la guerre du Golfe, la guerre du Kosovo, etc.

Socialisme bolchevique (pour nous en tenir à l’Europe) qui a donné ce que l’on sait et dont les derniers représentants sectaires trotskistes et staliniens ont dernièrement appelé à voter dans un premier temps contre le représentant du « grand Capital » comme on disait « aut’ fois », puis dans un second temps … pour lui.

Dou, dou, dingue !

Du Général de Gaulle à Vladimir Poutine: la lutte contre la volonté d’hégémonie américaine

in Le Courrier des Stratèges

Par Édouard Husson 15 juin 2022

En 1963, le Général de Gaulle tirait les conclusions de l’échec du Traité de l’Élysée avec la République Fédérale d’Allemagne. Il commençait à esquisser une politique étrangère d’envergure mondiale: reconnaissance de la Chine populaire, dénonciation du dollar tout puissant, refus de la Guerre du Vietnam, sortie du commandement intégré de l’OTAN, appel au réveil des Français d’Amérique….De Gaulle esquissa ce que Vladimir Poutine est en train de réaliser un demi-siècle plus tard. Une telle affirmation choquera et pourtant le parallèle entre la politique étrangère des deux présidents saute aux yeux. Entre leurs deux époques, les Etats-Unis ont établi une hégémonie implacable, ils ont déclenché plusieurs guerres, intimidé les autres pays avec l’exterritorialité du droit américain . Cette époque est en train de finir parce que pour la première fois un chef d’Etat a eu le courage mais surtout la puissance pour résister à la menace, aux manipulations et à la corruption mises en oeuvres par Washington. On entend d’ici les bonnes âmes hurler au scandale face à une telle comparaison entre le fondateur de la Vè République et le refondateur de la Fédération de Russie après dix ans de chaos: pourtant, tous les amis de la liberté devraient se réjouir de ce que les relations internationales vont enfin être fondées, à nouveau sur l’équilibre des puissances et non plus sur la tentative d’hégémonie d’une puissance dont la politique étrangère impériale détruit au passage ses propres libertés civiques et sa prospérité, en même temps que celle’ de ses alliés, dont la France.

Je coupe l’herbe sous le pied immédiatement aux grincheux et aux idéologues: je ne connais rien de plus grand dans l’histoire humaine que la liberté de religion et de conscience, l’habeas corpus, la démocratie (ou, plutôt, pour parler comme mon ami et co-auteur Norman Palma, l’isocratie, le gouvernement des égaux) et l’économie de marché.  Cependant un régime équilibré à l’intérieur n’est possible que s’il s’appuie sur la souveraineté des nations et l’équilibre des puissances. 

C’est ce qu’avait compris le Général de Gaulle. Chez lui, la refondation de la République, la régionalisation et la participation (ces deux dernières lui furent refusées par une grande bourgeoisie écervelée) sont inséparables de l’indépendance de la France et de la lutte pour la souveraineté des peuples. Raison pour laquelle il lutta contre l’impérialisme américain et en appela au réveil des peuples qui se trouvaient sous le joug communiste.  

Le discours occidental sur la Russie est biaisé d’emblée: non seulement parce qu’il établit fréquemment  d’emblée une équivalence ou une continuité entre URSS et Fédération de Russie (quelle banalisation du communisme!); mais aussi parce qu’il fait comme si un peuple pouvait être libre sans avoir au préalable garanti son indépendance nationale. Les Russes d’aujourd’hui savent gré à Poutine de les avoir sortis des horribles années 1990 où la richesse nationale était pillée par des oligarques alliés à l’Occident. En fait, ils savent gré au président russe….de ne pas ressembler à l’Ukraine des vingt dernières années où des oligarques sans scrupules, encouragées par l’Occident ont pillé la richesse du pays, tandis que les classes moyennes cherchaient à émigrer dès qu’elles le pouvaient et le reste de la population s’enfonçait dans la pauvreté – ou la violence des milices. 

Nos gouvernants et commentateurs français ont la décence de ne pas se réclamer du Général de Gaulle, en ce moment: et pour cause, ils doivent sentir malgré eux que le Général aurait jugé très sévèrement l’actuelle politique de soutien aux Etats-Unis prêts “à se battre jusqu’au dernier ukrainien” pourvu que chute la Russie indépendante. 

La politique étrangère du Général de Gaulle de 1963 à 1969

En 1962, après avoir mis fin à la guerre d’Algérie, le Général de Gaulle avait tenté de transformer la Communauté européenne et la relation franco-allemande pour poser les fondations d’une “Europe européenne”. Mais ses partenaires du Marché Commun refusèrent le Plan Fouchet de confédération européenne. Et, après la signature du Traité de l’Elysée, Jean Monnet intrigua pour que fût ajouté un Préambule qui réaffirmait la primauté de l’OTAN sur tout accord particulier signé par la France et la République Fédérale d’Allemagne. 

On pourra suivre par exemple dans la belle étude exhaustive de Maurice Vaïsse, La Grandeur, comment le Général en tira les conclusions et déploya alors une politique étrangère où la France devait montrer l’exemple et inciter les autres nations à se comporter de manière libre et responsable dans l’ordre international. Indépendance vis-à-vis des blocs et souveraineté. 

Ce fut un feu d’artifice: 

+ reconnaissance de la Chine, le 31 janvier 1964 et visite à Mexico en mars de la même année. 

+ dénonciation des désordres monétaires créés par le dollar, le 5 février 1965. 

+ sortie du commandement intégré de l’OTAN, le 21 février 1966; suivi du voyage en URSS de juin 1966; et du discours de Phnom Penh pour dénoncer la Guerre du Vietnam. 

+ déclaration sur le “Québec libre” du 24 juillet 1967. 

Ce que de Gaulle avait en tête, de la décolonisation au voyage en Roumanie de mai 1968, c’était de susciter, partout, une fierté nationale et l’envie de construire un régime légitime, c’est-à-dire dont la souveraineté eût une assise populaire large. Or, ne cessait-il d’expliquer, cela n’était possible que dans un monde où de plus en plus de nations s’émanciperaient des empires. L’empire soviétique, certes; mais, surtout, celui qui lui apparaissait le plus dangereux pour l’indépendance française, quelle que fût l’histoire partagée des deux pays, l’empire américain. 

Vladimir Poutine, héritier du Général de Gaulle?

En décembre 2021, alors qu’il essayait de négocier avec l’OTAN, Vladimir Poutine a eu un geste significatif: il a envoyé un message de félicitation à l’Amiral Philippe de Gaulle, le fils du Général, pour son centième anniversaire. Comment mieux signifier ce qu’il attendait de notre pays? Que nous haussions à nouveau bien haut les couleurs de l’indépendance nationale! 

Le zozo de l’Élysée n’en a tiré qu’une leçon: il lui fallait aussi envoyer un message à l’Amiral. Alors qu’il lui était proposé par son homologue russe, de renouer le fil du dialogue franco-russe dont avait rêvé le Général. 

Et quand on observe bien, le parallèle entre les politiques étrangères de Charles de Gaulle et de Vladimir Poutine sont frappants. 

+Vladimir Poutine est arrivé au pouvoir pour mettre fin à la guerre de Tchétchénie comme Charles de Gaulle pour mettre fin à la guerre d’Algérie. La différence? A la fin des années cinquante, les Américains soutenaient un mouvement national algérien laïc. Tandis que Vladimir Poutine doit, comme le reste du monde, faire face à l’islamisme désormais allié des Etats-Unis. Ce qui l’a amené à intervenir aussi en Syrie, pour contribuer à l’élimination de Daech. 

+Comme de Gaulle lorsqu’il proposa un directoire à trois de l’OTAN à Washington et à Londres, Vladimir Poutine a d’abord recherché un  partenariat avec les présidents américains; il a même proposé de faire entrer son pays dans l’OTAN au début des années 2000

+ Et puis, devant le refus américain et ouest-européen de traiter la Russie en égale, Vladimir Poutine s’est naturellement tourné vers la Chine. 

+ Exactement comme Charles de Gaulle l’a expliqué dans ses conférences de presse et ses discours de politique internationale, Vladimir Poutine n’a cessé de répéter que la question des libertés russes était inséparables de l’indépendance du pays. Le Général de Gaulle avait tout fait, en 1945, pour éviter le régime d’occupation que les Etats-Unis avaient imaginé pour la France. De même, Vladimir Poutine ne cesse de lutter contre les tentatives de prise d’influence occidentales, américaines en particulier. Tous ceux qui s’offusquent d’éventuelles atteintes à l’état de droit dans la Russie contemporaine devraient faire pression de toutes leurs forces pour que cessent les tentatives d’ingérence américaines dans la vie des autres nations. Et même, on peut dire dans le cas russe que le rêve washingtonien est de reprendre la mise sous tutelle politique de la Russie et le pillage de ses ressources naturelles amorcés dans les années 1990. 

+ Vladimir Poutine a forgé une arme de dissuasion unique, l’arme hypersonique comme le Général avait fondé la puissance de la France sur sa dissuasion nucléaire. 

A vrai dire, deux caractéristiques apparaissent qui différencient Vladimir Poutine et la Russie de Charles de Gaulle et la France de son époque. Premièrement, la Russie dispose d’une puissance militaire sans commune mesure avec l’outil dont disposait le Général. Deuxièmement, la part des élites françaises qui se faisaient complices de la puissance américaine dans les années 1960 était proportionnellement bien plus importante que celle des élites russes qui seraient prêtes aujourd’hui à servir les intérêts occidentaux. 

La Russie et la fin de l’Empire américain

Les Américains respectaient le Général de Gaulle. Mais ils considéraient que le fondateur de la Vè République n’était pas suivi par le monde dirigeant français. De fait, Georges Pompidou céda à l’arbitraire monétaire de Richard Nixon coupant tout lien entre le dollar et l’or. Valéry  Giscard d’Estaing fit entrer les Etats-Unis dans la CSCE, l’accord sur la sécurité européenne réclamé par les Soviétiques. François Mitterrand avait son rond de serviette à l’ambassade américaine dans les années 1960 et il laissa l’Allemagne réunifiée rentrer dans l’OTAN. Le Traité de Maastricht a mis l’OTAN au coeur de la Politique étrangère et de sécurité commune. Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy ont fait rentrer la France dans le commandement intégré de l’OTAN. 

Bien entendu le comportement du monde dirigeant français, son atlantisme, sont abjects et anachroniques, après 1990: l’OTAN ne servait plus à rien sinon à légitimer l’impérialisme américain. On remarquera aussi que la pression américaine, depuis cinquante ans n’a laissé aux groupes dirigeants des pays ciblés par Washington que le choix entre se soumettre en rentrant dans l’oligarchie “globale”; ou bien développer des régimes autoritaires pour mettre fin à l’alliance américaine.  

Les uns se sont soumis, les autres ont défié les Etats-Unis avant d’être écrasés ou de manquer l’être, au nom de la démocratie: Irak, Afghanistan, Libye. Le raidissement de la Chine sous Xi Jingping confirme bien cette quasi-inéluctabilité du durcissement politique interne pour résister à la pression américaine. Je déteste le néo-totalitarisme de Xi Jingping; mais comment ne pas voir que ses prédécesseurs ont largement compromis leur pays avec les élites “globalisées”?  

Cela devrait d’ailleurs amener à nuancer le discours sur le manque de libertés en Russie. Vladimir Poutine est le premier chef d’Etat, à ma connaissance, qui réussit à affronter directement les Etats-Unis sans provoquer un durcissement intérieur. Même si vous trouvez sa politique intérieure plus proche d’un Napoléon III que d’un de Gaulle, elle n’est en aucun cas comparable aux régimes dictatoriaux ou néo-totalitaires que Washington aime combattre pour refonder sa légitimité.  

La Russie avait cru mourir dans les années 1980, livrée à la rapacité de ses oligarques et des intérêts financiers américains. Aujourd’hui, dotée d’un outil militaire puissant, elle est en mesure de tenir tête aux Etats-Unis. 

Déjà, en Syrie, avec peu d’hommes, la Russie a empêché les Etats-Unis de rayer de la carte la souveraineté du pays. En intervenant en Ukraine, le président russe fait quelque chose que jamais la Chine n’a osé faire: il affronte de face la puissance américaine. 

Là où Saddam Hussein, Milosevic Kadhafi ont été balayés,Vladimir Poutine révèle au contraire  les failles de l’appareil de sécurité américain. Là où le Général de Gaulle avait certes été compris de la population française mais avait dû dompter des élites bien conformistes qui s’empressèrent de ramener le gouvernement dans leurs ornières à peine le Général parti, Vladimir Poutine, lui, a bénéficié de la confiance de la plus grande partie de l’appareil d’Etat et du ralliement de la plus grande partie des classes moyennes supérieures. 

Il faut dire que la dérive impériale américaine ne faisait que commencer, lorsque le Général de Gaulle, très lucidement, la dénonçait. Aujourd’hui, le règne arbitraire du dollar, l’exterritorialité du droit américain, les sales guerres du Moyen-Orient, la déstabilisation permanente des gouvernements qui défendent les intérêts de leur pays (y compris le gouvernement américain lui-même avec le coup d’Etat, fin 2020, contre Donald Trump pourtant largement réélu par le peuple américain), les sanctions économiques jamais annulées une fois installées (Iran, Cuba, Russie) sont des réalités bien tangibles pour la plupart des peuples du monde. C’est ce qui explique qu’à part l’Union Européenne et le Japon, le reste du monde ne se soit pas joint aux sanctions contre la Russie. Aujourd’hui, la Russie de Vladimir Poutine peut compter, dans un nouvel équilibre des puissances, sur le soutien à peine dissimulé de la Chine néototalitaire mais aussi la neutralité bienveillante de l’Inde démocratique. 

L’équilibre des puissances est un préalable au développement des libertés

Si nous n’avions pas eu le cerveau lavé par des années de propagande “droit-de-l’-hommiste”, nous devrions, au vu de ce qu’avait recommandé le Général de Gaulle, identifier en la personne de Vladimir Poutine celui qui, en rétablissant un lien entre le rouble et l’or, accomplit la conférence de presse gaullienne du 5 février 1965. Nous aurions dû rester neutre dans le conflit ukrainien, de manière à saisir une occasion inespérée de réamorcer la marche vers une ‘Europe européenne” telle que la voulait le Général de Gaulle. 

Surtout, il faut se souvenir de ce qui a été magistralement démontré par John Laughland dans son livre sur La Liberté des nations : pour que triomphe une société de liberté, il faut que soient réunies une série de conditions: souveraineté nationale, contrôle de la technocratie, régime monétaire fondé sur des réalités tangibles, sont inséparables d’un équilibre des puissances. L’Europe a inventé en même temps le concert des nations et le capitalisme, le parlementarisme et la souveraineté nationale. L’histoire contemporaine, dui coup d’Etat contre Mossadegh (en 1953 en Iran)  à la guerre d’Ukraine, est celle d’une conspiration permanente des Etats-Unis contre une paix d’équilibre pour lui substituer une pax americana. Le Général de Gaulle l’avait dit en son temps et Vladimir Poutine apporte la preuve qu’il n’y aura pas de retour de notre planète à la prospérité et à la paix sans mettre fin à l’aventure impériale américaine. 

LE PITRE MÉLENCHON (SUITE) — LES FÂCHÉS PAS TROP FACHOS …

Lundi soir sur Antenne 2 :

“S’il y a des fachos qui ne sont pas trop fâchés, mieux vaut qu’ils votent pour nous que de rester à la maison ou de voter pour Marine Le Pen. Ça ne sert à rien”, déclare Jean-Luc Mélenchon face à Anne-Sophie Lapix, alors qu’il est interrogé sur les réserves de voix éventuelles de la gauche unie pour le second tour… »

Propos qu’un nain soumis, le chef de la propagande mélenchoniste, Adrien Quatennens a glosé ainsi :

« Jean-Luc Mélenchon a juste inversé malencontreusement l’expression “fâchés pas fachos” qu’il utilise habituellement pour s’adresser aux électeurs de Marine Le Pen qui ne sont pas d’accord avec les thèses ethnicistes ou d’extrême droite, mais qui pour autant pensent que ça va répondre à leur colère sur le social et tout le reste”.

Je pense quant à moi que Méchant Long a réellement dit le fond de sa pensée. Il suffit de réécouter la vidéo d’hier où il déclarait (en 2013) tout de go que les Normands peuvent être des super alcoolos et que ce qui n’est pas Paris finalement est constitué d’arriérés.

Par exemple à la campagne ou du côté de Clermont-Ferrand fouchtra ! Autrement dit : des ploucs et des bouseux (mais des bouseux qui nourrissent le pays quand même et lui en premier!)

D’où son dégoût à soutenir les « populistes » Gilets Jaunes. Ou les « demeurés » anti-piqûre-expérimentale et anti-passes.

C’est beau, pour ne pas dire formidable le trotskisme et la franc-maçonnerie !

LA FIN D’UN CYCLE, LA FIN DE LA Ve RÉPUBLIQUE, LA FIN DE LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE

Tout ce spectacle n’a plus aucun sens ! On est dirigé par 12% des inscrits !
Urgent de créer le RIC, de faire la proportionnelle, de reprendre notre souveraineté, de remettre de l’éthique, de chasser les conflits d’intérêts !
Ça s’appelle une révolution !
Florian Philippot

(jpf) J’ajouterais encore que nationalement aucun parti ou groupement de partis n’atteint les 12,5% d’inscrits nécessaire pour pouvoir se maintenir localement au second tour ! Et qu’il existe, depuis le début d’ailleurs, de grandes disparités sociologiques, et de grands bidouillages entre les circonscriptions.

Enfin, tant qu’il n’y aura pas, pour le moins, une refonte totale de la presse papier et audio-visuelle interdisant les cumuls de titres et de chaînes (la concentration médiatique entre les mains d’une poignée d’oligarques), et réservant des créneaux et les subventions aux associations à but non lucratif, dans l’esprit du CNR d’après la Seconde guerre mondiale, rien ne changera en profondeur.

CE QUI SE PASSE EN RÉALITÉ EN UKRAINE

Vladimir Tchernine

Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (1)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (2)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (3)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (4)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (5)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (6)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (7)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (8)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (9)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (10)
• Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (11)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (12)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (13)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (14)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (15)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (16)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (17)
Ce qui se passe en réalité en Ukraine (Donbass et ailleurs) (18)

INTERVIEW JEAN-LUC MELENCHON A HEM RABAT – HIT RADIO

18 févr. 2013

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