Voici un article du site de référence cyclisme-dopage.com, article qui finalement n’est pas sans rappeler, lui aussi, que le poids du technologisme, y compris le plus délirant, est énorme tant dans le domaine dudit sport aussi bien professionnel qu’amateur d’ailleurs (dopage y compris mécanique), que dans le domaine de ladite santé publique (covidisme) et que dans la déliquescence des « élites ». Et que la triche, la corruption, les ententes illicites, les pots de vin et autres magouilles ressortissent tous de la seule logique mercantile et du même esprit de domination. Ce qui nous amène (du haut en bas de l’échelle sociale) à des pays de cinglés et drogués, et à des événements sportifs (mais aussi politiques et même guerriers), dépourvus de tout sens humain. On serait même tenté de voir dans les formes les plus en pointe de dopage sportif des pratiques s’apparentant à la thérapie génique et assimilable (y compris la diffusion volontaire de virus manipulés).
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https://www.cyclisme-dopage.com/actualite/2022-07-12-cyclisme-dopage-com.htm — Actualité du dopage
12/07/2022 – cyclisme-dopage.com – Antoine Vayer

Pendant la journée de repos, on a essentiellement parlé Covid. Tout a été fait avec une communication digne de la Russie [ ?] pour dire que personne ne l’avait, sauf quelques-uns. On a mis pour l’occasion tout le monde « dans le coup » pour arranger les billes médiatiquement. On a fait des tests antigéniques vite fait au lieu de PCR. Certains coureurs se sont mis de la vaseline dans le nez pour masquer leur éventuelle contamination. Un truc de grand-mère. Bref, du grand n’importe quoi. Pourtant, Pogastrong n’avait plus ce matin que cinq équipiers, conservant toutefois son principal lieutenant, polonais volant Majka, positif mais asymptomatique et autorisé à prendre le départ. Sam Bennett, lui, est dehors pour Covid actif.

Source : Espé – 12/07/2022
On pense donc que son équipe va devoir « embaucher » certains coureurs d’autres équipes pour faire ce que les commentateurs vont appeler pudiquement des « alliances de circonstance ». UAE a largement les moyens avec ses pétrodollars. C’est une des dérives que les amateurs appellent « mafia » : se « mettre dans le coup », si besoin entre coureurs de clubs différents, pour contrôler le peloton et se partager les gains après l’épreuve en « faisant les comptes ». A chacun sa part selon son travail et rafler ainsi le maximum d’argent, primes, prix, en se liguant. Donc illégalement. On a vu Bettiol sur l’étape des pavés rouler d’évidence pour donner un « coup de main » à Pogastrong. Il faut dire que son entraîneur Leonardo Piepoli, ex-chaudière de l’équipe Saunier Duval, exclu du Tour pour dopage à l’EPO, est un grand ami des managers de Pogastrong, Matxin et Gianetti avec qui il a beaucoup partagé. Entre amis… Endogamie, entre-soi, népotisme règnent, alors les ententes illicites ce n’est rien. On est décomplexé et en direct. On a encore beaucoup vu Alberto Bettiol dans l’échappée des 25 coureurs aujourd’hui. C’est un de ses coéquipiers de l’équipe EF qui a gagné : le danois Magnus Cort Nielsen. L’argent va rentrer dans les caisses aussi de ce côté-là pour l’Italien. On ne sait jamais. Il faut plusieurs sources de revenus et Pogastrong peut sortir du Tour pour Covid non asymptomatique. On rêve avec Gaudu. Mais non, le festival Pogastrong commence demain avec Vingegaard à ses basques dans notre radar 3, le terrible Granon, où notre ingénieur Fred fait des relevés et sera présent avec son barda dont un anémomètre.
Cette histoire d’alliance, interdite mais assumée et acceptée par tous, sans réaction ni dénonciation nous offre l’opportunité de synthétiser les motivations des tricheurs et menteurs qui dépouillent les vertueux.
Question : pourquoi cela persiste-t-il donc ?

Source : Espé – 12/07/2022
VOX POUPOULI
Quatre grand poncifs permettent aux tricheurs et à leurs facilitateurs, médias inclus, de le tricher de façon de plus en plus décomplexée, et aux spectateurs ou suiveurs de l’accepter, même s’ils gardent une tendresse particulière pour ceux qui jouent le jeu, on le voit encore cette année avec Pinot.
Dans l’ordre :
- « Tout le monde le fait »
- « On ne veut pas le savoir, surtout en juillet »
- «C’est tellement dur, qu’on comprend qu’ils se dopent»
- « De toute façon, c’est quand même le meilleur qui gagne »
Ces idées préconçues sont totalement fausses, mais par facilité, lâcheté et fainéantise, elles sont partagées par une majorité, y compris au sein des institutions. Elles finissent par prendre force de loi et autoriser une permissivité débridée.

Source : Espé – 14/07/2021
LES PREUVES PAR QUATRE
Quatre autres raisons majeures permettent aux coureurs de se donner bonne conscience et de continuer de tricher à plus ou moins haute dose. La volonté d’une bonne majorité d’entre eux serait pourtant de ne pas avoir à se tricher parce qu’ils ont réellement du talent, mais beaucoup continuent quand même.
Dans l’ordre :
- « Les autres le font, je fais comme eux. »
- « Je ne souhaite pas me contenter de 35000 € par an.»
- « Les contrôles (antidopage ou autres) ne marchent pas et sont facilement contournables »
- « Quelle reconnaissance aurai-je si je ne gagne rien ? »
Ainsi, les tricheurs et leurs souteneurs ont un boulevard devant eux. Ils peuvent mentir et justifier n’importe quelle pratique et magouille. Elles représentent un investissement rentable à court, moyen et long terme. Pourquoi se gêner ?
“Ce qui est pris n’est plus à prendre” est aussi une pensée associée.
Guillaume Martin, si talentueux, a lui quitté le Tour de France parce qu’il a dit qu’il était positif au Covid-19, alors qu’il était en pleine forme et asymptomatique, tout comme Majka. Mais sa gentillesse et son manque de malice associés à sa vertu n’ont décidément pas payé. Guillaume est diplômé en philosophie. Le sujet du soir que nous lui proposons est donc : sommes-nous tous coupables de la tricherie et du dopage en les cautionnant sans réagir ?
Remarquez que certains manifestants ont essayé pendant l’étape de sauver une partie de la planète en s’asseyant sur la route et en stoppant la course un court instant. Ils doivent être en garde à vue pour 24 heures. Non, mais ! Qu’est-ce qu’ils foutaient là à essayer de culpabiliser ce monde aux rouages si bien huilés ?
Réseau Voltaire | 12 juillet 2022

Les Forces armées ukrainiennes ont détruit l’usine la plus importante au monde pour la fabrication d’équipements pour les centrales hydroélectriques, le 12 juillet 2022, à Nova Kakhovka (oblast de Kherson).
L’attaque a été réalisée avec des lance-roquettes états-uniens M142 HIMARS. Elle a fait au moins 7 morts et 70 blessés parmi la population ukrainienne civile.
A l’évidence, l’état-major ukrainien considère avoir perdu l’oblast de Kherson et détruit ce qui y a de la valeur pour en priver la Russie.

(jpf) On pourrait s’attendre à une réponse similaire, du moins sur un objectif militaire, bien plus au Nord ou bien plus à l’Ouest de la part des Alliés.
Léger parfum de Quatrième République, ou simple petite leçon du jeu fluctuant majorité/minorité, totalement inconnu du camp des godillots macronistes :
En première lecture.
https://twitter.com/i/status/15469487596
Quelques réactions à chaud :
— La pauvre Bornstein pas habituée à être contestée : « L’heure est grave ».
— Prisca THEVENOT : « Et nous y voilà !!! L’extrême droite et l’extrême gauche unies. »
https://twitter.com/i/status/1546949622156984323
— Fabrice Di Vizio :
« Ahhh ils ne sont pas habitués les petits loups! Ils ne sont pas habitués aux unions qui transcendent les logiques partisanes, dans un intérêt général ! Ils se détestent, mais ils vous détestent encore plus ».
— Lea #TenirEnsemble 🇫🇷🇪🇺 : « Jamais les #extrêmes n’ont été aussi violents, jamais les extrêmes n’ont été aussi nombreux, jamais les extrêmes n’ont été aussi vociférants…C’est #effrayant, c’est #glaçant 😱 » Poils au sang !
— Nicolas JOSSELIN : « Surtout l’extrême centre ».
— @croissandeau dans son édito sur BFM TV : « On a assisté à une genre de Francis Lalanisation des esprits. Tous les antivax et anti-pass étaient aux anges »
— Stephanie B : « Ça fait peur de se dire que ces fous vont prendre des décisions en matière sanitaire. » Et j’en passe et des « meilleures » encore !
— Francois Asselineau : « 🤬QUICONQUE N’OBÉIT PAS À MACRON EST EXTRÉMISTE ET COMPLOTISTE ! »
Mon commentaire : « Un régal ! »
Donc, en clair : « Ce n’est qu’un combat, continuons le début », comme disait Coluche autrefois !
par Jean Goychman — Le Courrier des Stratèges du 12 juillet 2022
Volodymir Zelensky n’est pas content: L’Allemagne a obtenu du Canada que les turbines de Siemens en réparation sur son territoire soient bien réexpédiées, malgré les sanctions, vers le gazoduc Nordstream 1. Le Chancelier Scholz pense aux intérêts de l’Allemagne. Et le président ukrainien a du mal à se rendre à l’évidence: l’Ukraine ne sera pas toujours au centre des préoccupations de ses voisins.
Volodymir Zelensky a piqué un coup de sang contre le Canada. Il a appris que des turbines servant à alimenter le gazoduc partant de la Russie vers l’Europe, qui avaient été envoyées dans une usine canadienne de Siemens pour des interventions de maintenance, allaient repartir vers la Russie. Ce monsieur, qui s’est vite habitué à la lumière des projecteurs de l’actualité ne va par rater une telle l’occasion de les voir à nouveau braqués sur sa personne.
Le sort de l’Allemagne ne lui importe pas.
Visiblement centré sur lui-même, il brandit les « sacro-saintes » sanctions pour donner sa vision des choses. D’après lui, ces turbines doivent rester au Canada et c’est tant mieux si le gaz ne parvient plus à destination. Curieuse façon de remercier les Allemands de leur soutien. Après tout, ils n’avaient qu’à s’arranger autrement et ne pas dépendre du gaz russe. Monsieur Zelensky oublie-t-il que nombre de pays européens ont plus ou moins la même dépendance ? [Et qui lui-même prend une taxe sur le gaz russe qui transite par chez lui]
Après tout, que lui devons nous ?
Pourquoi ne se débrouille-t-il pas tout seul contre la Russie ? Beaucoup de pays européens prennent un risque qui peut leur coûter cher dans le futur en l’aidant financièrement et militairement. Quelqu’un pourrait-il lui faire remarquer que rien ne lui est dû par avance et, puisqu’on invoque souvent les principes démocratiques, aucun des gouvernants de ces pays n’a sollicité le moindre avis des populations qu’ils représentent ? Peut-être aurions-nous quelques surprises ? Le principe trop souvent utilisé du « qui ne dit mot consent » est bien commode mais possède ses limites.
La tutelle du grand frère américain.
Le jeu américain est de plus en plus visible. Le sort de l’Ukraine n’intéresse pas les Etats-Unis et il s’agit pour eux d’affaiblir le plus possible la Russie. L’Etat profond continue à voir en elle la source de tous les maux de la planète. Au moins, on peut leur rendre cette justice que, depuis presque un siècle, la majeure partie de ceux qui le constituent n’a jamais changé d’avis.
Mais si leur avis n’a pas changé, le monde, lui, a changé et continuera à évoluer. Les alliés d’aujourd’hui peuvent devenir les ennemis de demain, simplement parce que les intérêts à défendre ne seront plus les mêmes. Au XIXème siècle, la « Pax Britannica » s’étendait sur (presque) toute le planète, mais la guerre de Crimée puis l’arrivée de Bismarck et la résistance de l’Empire Chinois ont finalement eu raison d’elle.
La guerre de 14 a consacré l’hégémonie américaine, mais il se pourrait que celle-ci cède à son tour la place à la Chine dans un avenir rapproché. Que deviendrait alors l’Europe ? Et cet avenir est d’autant plus inquiétant que nous faisons tout pour précipiter la Russie vers la Chine. A cela, Volodymir Zelensky s’emploie ardemment.
La réaction allemande
Elle ne s’est pas fait attendre. Les relations entre la BCE et la BundesBank, déjà tendues, ne s’améliorent pas et le ministre allemand des finances à fait savoir qu’il s’opposerait à un nouvel emprunt de 9 milliards pour venir en aide à l’Ukraine. Certes, le désaccord semble porter sur le fond, à savoir un emprunt « mutualisé », cher à Emmanuel Macron qui, lui, est prêt à tout mutualiser pour noyer la déjà colossale dette française dans le puits sans fond qu’est devenu le bilan de la BCE. Mais au-delà de la forme du prêt, il semble qu’il y ait bien une volonté du Chancelier allemand de ne pas attirer sur l’Allemagne les foudres de la Russie.
Le Chancelier Scholtz divise l’Europe
Sa position est pourtant de bon sens. Soucieux de ne pas précipiter l’Allemagne dans une crise économique profonde dont elle mettrait des années à de relever, il est partisan du maintien de l’approvisionnement en énergie au moyen des sources actuelles provenant pour une large part de la Russie. Il ne veut donc en aucun cas fournir à cette dernière l’excuse derrière laquelle elle s’abriterait pour justifier la fermeture du gazoduc.
Mais cette position est certainement très diplomatique. Déja accusé de freiner l’aide vers l’Ukraine, il n’a que mollement répondu. On peut également penser que les intérêts de l’Allemagne sont plus importants pour lui que cette guerre en Ukraine qui, de toutes façons, se terminera. La Russie sera toujours là et l’Allemagne aura toujours besoin d’elle, et c’est probablement ce qui fait enrager Volodymir Zelensky, qui, malheureusement pour lui, ne pourra probablement que frapper son bureau de ses petits poings rageurs. D’ailleurs, peu importe du moment que les caméras seront là.
Du site Donbass – Insider
(ici manque des vidéos d’illustration)
Pendant que les media occidentaux aux ordres de l’Oncle Sam continuent à nous raconter des salades en s’extasiant sur d’hypothétiques contre-offensives ukrainiennes du côté de Kherson par exemple, ou pleurent devant la mort d’un abruti de Français tué du côté de Kharkov (pauvre type au nom à consonances bretonne, comme quoi on peut très bien être crétin et breton) et que les media les plus habiles commencent à tourner leur veste (par exemple LCI ou même France Inter, mais là je crois que les journalistes sont fâchés à se voir bientôt privatisés, ce qui entraîne même de curieux articles sur Internet dénigrant macron lui-même), la réalité de l’opération spéciale en Ukraine demeure implacable.
D’autant que ceux qui dirigent ce pays font tout pour qu’il en soit ainsi. Ce sont des abrutis accomplis, des malades de la tête nihilistes, ou de vrais salauds dont le but est de détruire le plus possible de mâles du pays en leur demandant de faire, avant de défunter, le plus de mal possible aux Donbassiens en particulier et à leur patrimoine.
Pour donner un nouvel exemple de décrépitude française : la visite ces derniers jours à Kiev de l’outre à pinard coupe-rosé et président du Sénat larcher (du roi macron) où il s’indignait que l’Ukraine ne luttait pas à armes égales face aux Russes. Donc en rajoutant dans la bêtise.
Tandis que l’on apprenait que lech walesa — le bien prénommé, du moins si l’on prononce à la française — l’ancien dirigeant du syndicat solidarnosc — monté de toute pièce par la CIA dans les années 80 — ancien premier président de la Pologne, et prix nobel de la paix (sic) — à la trogne également marquée, déclarait entre deux verres de vodka, qu’il fallait réduire la population de la Russie à 50 millions d’habitants !
article du 09/07/2022 de Christelle Néant.
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Suite à la prise de contrôle de Lissitchansk, les forces alliées continuent sur leur lancée et avancent sur les trois axes de Slaviansk, Artiomovsk et Seversk, afin de poursuivre la libération du Donbass.
Alors qu’on aurait pu s’attendre à une pause des forces alliées après la libération de Lissitchansk, et de la totalité du territoire de la RPL (République Populaire de Lougansk), les deux milices populaires, les mercenaires du groupe Wagner, et les forces armées russes continuent sur leur lancée depuis le nord à la fois vers Seversk, Slaviansk et Artiomovsk, afin de libérer la RPD (République Populaire de Donetsk).

À Slaviansk, le commandement ukrainien se prépare à une offensive des forces alliées vers la ville et vers Barvenkovo (plus à l’ouest). Des unités de défense territoriale supplémentaires sont déplacées vers Slaviansk et Droujkovka pour renforcer les troupes déjà présentes. En outre, des forces de la 1ère brigade de la Garde nationale ukrainienne devraient arriver dans les prochains jours.
L’artillerie ukrainienne a bombardé Sviatogorsk, Chtchourovo et Dolguenkoye, désormais sous contrôle des forces alliées, qui ont répondu par un bombardement massif de la ligne de défense de la 25e brigade des FAU (Forces Armées Ukrainiennes) sur la ligne Dolina-Sidorovo-Bogoroditchnoye-Grouchevakha-Novaya Dmitrovka, détruisant un poste de commandement et de contrôle.

Les soldats ukrainiens présents sur la ligne Grouchevakha-Barvenkovo ont reçu des systèmes de missiles antichars NLAW, Javelin et Milan pour faire face à une percée de leur ligne de défense et le franchissement de la rivière Serverski Donets près de Protopopovka par les forces alliées.
À Slaviansk même le néonazi ukrainien Kovalenko raconte cyniquement comment ils s’apprêtent à transformer les habitants en bouclier humain et dit en souriant que la ville sera détruite à 90%, mais « restera en Ukraine ».
En direction de Seversk, les forces alliées ont libéré le village de Grigorievka où se trouvaient des positions fortifiées de l’armée ukrainienne et ont lancé une offensive sur Serebrianka, afin de prendre toutes les hauteurs dominant cette rive de la rivière Severski Donets.
Briser la ligne de défense Seversk-Soledar est l’un des objectifs prioritaires des forces alliées, et la prise de contrôle de Grigorievka va aider à avancer vers Seversk, où les positions de l’armée ukrainienne sont soumises à d’intenses bombardements pour affaiblir leur défense.
L’armée russe bombarde activement à coup de roquettes et de missiles les positions ukrainiennes dans les forêts proches de Seversk. Les pertes de l’armée ukrainienne dans cette zone sont importantes, mais le commandement continue d’envoyer des hommes pour essayer de ralentir l’offensive des forces alliées dans cette direction.
Au sud de Grigorievka, les forces armées russes combattent dans la périphérie est de Verkhnekamenskoye, et des groupes d’assaut des FAU ont tenté de prendre à revers les unités des forces armées russes près de Zolotarevka. Mais les soldats ukrainiens ont été détectés par des drones et bombardés. Une des compagnies de la 58e brigade d’infanterie a été encerclée.
Un peu plus au sud, après la prise de contrôle du village de Spornoye, les forces alliées avancent désormais vers la gare de Vyemka, ce qui permettrait d’avoir ensuite une offensive sur Seversk via trois axes (nord, est et sud), comme à Lissitchansk. Comprenant le risque l’armée ukrainienne a envoyé des troupes supplémentaires de la 10e brigade d’assaut de montagne à Ivano-Darievka pour essayer de les retenir.
Vers Soledar et Artiomovsk (Bakhmout), le commandement du groupe tactique ukrainien « Charlie » renforce sa ligne de défense sur l’axe Porkovskoye-Soledar-Yakolevka-Belgorovka, et se prépare activement pour un siège. Les unités du génie construisent des obstacles, des positions de tir et des forteresses.
Un bataillon de la 118e brigade de défense territoriale et des réservistes mobilisés d’autres régions ont été redéployés dans la ville. Les forces armées russes ont effectué une frappe précise de missiles et des bombardements contre une division d’artillerie de la 72e brigade mécanisée des FAU près de Soledar, éliminant 30 % des soldats et détruisant la plupart des canons du bataillon d’artillerie.
Plus au sud, suite à la libération du village de Klinovoye, près d’Artiomovsk, la localité est constamment bombardée par l’armée ukrainienne depuis ses positions à Zaïtsevo (la partie nord du village est sous contrôle ukrainien depuis 2014) et Vessela Dolina, ralentissant l’avancée des forces alliées. Ces dernières ont néanmoins pris le contrôle de la route entre Artiomovsk et Svetlodarsk.
C’est dans la zone d’Artiomovsk, à Tchassov Yar plus précisément, que les forces aérospatiales russes ont frappé et détruit un hangar où se trouvait des obusiers américains M777 de 155 mm et une trentaine de soldats ukrainiens qui bombardaient des zones résidentielles de Donetsk.
Au total, ces dernières 24 h, l’armée russe a détruit 22 postes de commandement, dont celui de la 16e brigade mécanisée des FAU, près du village de Pokrovskoye, à l’est d’Artiomovsk. Cinq dépôts de munitions ont été détruits, dont ceux situés à Bakhmoutski et Seversk.
Alors que les bombardements de terreur de l’armée ukrainienne contre les zones résidentielles de la RPD et de la RPL se poursuivent, les forces alliées détruisent l’armement ukrainien qui sert à tuer les civils du Donbass.
Ainsi, les systèmes de lance-roquettes multiples de la milice populaire de la RPD ont frappé la nuit dernière les positions ukrainiennes situées près de Donetsk.
Et l’artillerie de la milice populaire de la RPD continue aussi de détruire les positions ukrainiennes situées dans le village de Maryinka, situé au sud ouest de la capitale de la République.
Plus au sud, dans la région d’Ougledar, le 9 juillet au matin, un groupe de sabotage-reconnaissance ukrainien a tenté de percer la ligne de défense de la division Chakhtior de la RPD en passant par une zone boisée. Les soldats de la RPD ont détecté le groupe ennemi à temps et l’ont éliminé.
Un peu partout les pertes de l’armée ukrainienne sont tellement importantes que les autorités de Kiev en viennent à chercher à remplir leurs unités à tout prix avec n’importe qui. Ainsi, dans la région de Kharkov, les pertes et les désertions au sein de la 127e brigade de défense territoriales sont telles que le commandement a libéré des criminels qui purgeaient des peines de prison pour remplacer les soldats perdus.
Et après avoir envoyé une demande à la Pologne pour qu’elle renvoie en Ukraine les hommes en âge de servir, Kiev fait de même avec les autres pays de l’UE. Ainsi, l’ambassade d’Ukraine en Italie a envoyé une requête au ministère de l’Intérieur italien pour qu’il lui fournisse une liste de tous les hommes ukrainiens de 18 à 60 ans en bonne santé qui se trouvent dans le pays.
Il semble que Kiev a bel et bien décidé de mener la guerre de l’Occident contre la Russie jusqu’au dernier Ukrainien…
Nouvelle action maffieuse du traître à la fRance macron révélée ! Et qui plus est, même par France Inter et Le Monde ! Et du rôle joué par un député « socialo ».
Quand Uber a rédigé des amendements à la « loi macron » de 2015.
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par Aline de Diéguez.

1 — Les juifs découvrent une masse de co-religionnaires
2 — Petite bibliographie personnelle
3 — Un nouveau royaume
4 — Les Khazars débarquent dans l’histoire
5 — Vrais Juifs, faux Juifs
1- Les juifs découvrent une masse de co-religionnaires
Depuis la destruction par les troupes de Titus fils de l’empereur Vespasien, du temple construit par Hérode, Jahvé s’était installé dans l’exil. Dieu local d’un lopin de terre plutôt aride du bassin oriental de la Méditerranée, il était devenu une divinité itinérante, qui a pérégriné durant des siècles dans le monde entier au gré des déplacements de ses fidèles avant de retrouver un point de chute…
Or, ses fidèles avaient depuis toujours la bougeotte. Tout en le refusant et en le combattant de toutes ses forces, Jahvé avait collé aux talons du Dieu Jésus. Malgré l’inimitié réciproque que les partisans des deux divinités se manifestaient, ses fidèles s’étaient immédiatement installés dans les régions progressivement converties au nouveau Dieu trinitaire. C’est ainsi qu’à la fin du premier millénaire, et alors que le Dieu Jésus régnait en maître sur toute l’Europe occidentale – Jahvé ne l’avait précédé qu’en Espagne – ses fidèles s’étaient attachés aux pas des chrétiens et on en trouvait des petits groupes tout autour du bassin de la Méditerranée puis dans les pas du christianisme en France, en Allemagne et jusqu’en Europe centrale.
C’est là que s’était produit l’évènement extraordinaire qui permit au judaïsme de gonfler brusquement sa population, et donc de survivre jusqu’à nos jours en tant que groupe humain spécifique.
En effet, loin de s’épuiser au fur et à mesure qu’il s’éloignait de son camp de base judéen et qu’il expédiait tous azimuts des petits groupes d’éclaireurs, Jahvé avait offert à ses fidèles éberlués la surprise et le cadeau sans prix de découvrir que, dans les plaines orientales de l’Europe et jusqu’aux confins de l’Asie, vivait une immense population de co-religionnaires dont personne ni en Orient, ni en Occident n’avait entendu parler.
2- Petite bibliographie personnelle
Que sait-on exactement aujourd’hui de cette population ?
Pas grand-chose de précis. L’ouvrage le plus récent à son sujet, « Découverte de la Khazarie », est celui de Damir Soloviov successeur du grand anthropologue russe, Lev Goumiliev (1912-1992), spécialiste des peuples steppiques et chercheur principal au Musée-Réserve d’Astrakhan. Il précise et confirme les études précédentes.
L’ouvrage le plus connu est celui de Kevin Alan Brook : « The Jews of Khazaria », publié en 1999 – une seconde édition remaniée et complétée a paru en 2006. Cet ouvrage est une somme qui a longtemps constitué avec celui de Douglas M. Dunlop, « The History of the Jewish Khazars » (1954) l’ensemble le plus fiable et le plus objectif de la multitude de travaux, dans toutes les langues de la terre, que le mystérieux royaume khazar a inspirés depuis un siècle à une armée d’universitaires américains à la recherche d’un sujet de thèse original. Brooks fournit également une bibliographie exhaustive des innombrables études parues sur ce sujet, ce qui fait de son livre une manière d’encyclopédie.
Les ouvrages de Kevin Alan Brook et de Douglas Dunlop ne sont malheureusement pas traduits en français. Le plus connu dans notre langue est le roman historique passionnant, qui repose néanmoins sur des données scientifiques solides et reconnues comme telles, « La treizième tribu » (1976) d‘Arthur Koestler. Il est accessible dans une collection de poche.
On peut y ajouter la traduction de l’ancien « The Kuzari : In Defense of the Despised Faith » (1140) par Yehuda Halevi et une recherche plus récente « L’Empire khazar VIIe-XIe siècle » (2005) par le duo Jacques Piatigorsky et Jacques Sapir.
Impossible d’ignorer l’analyse quelque peu polémique, mais d’un bon sens réjouissant, de Benjamin H. Freedman « Facts are facts, The Truth about Khazars » en libre accès sur internet.
Je signale pour mémoire l’ouvrage romancé et teinté par l’idéologie dominante de Marek Halter, « Le Vent des Khazars » : « Pourquoi à l’époque où les religions dominantes, la chrétienté et l’islam, contrôlent les grandes puissances, telles Byzance, l’Empire carolingien et le califat de Bagdad, ce peuple d’origine aryenne choisit-il la religion la plus persécutée de par le monde ? », écrit-il, alors qu’à l’époque, le prosélytisme juif était particulièrement agressif et actif. Il se développait avec succès partout où les Judéens s’étaient installés.
3- Un nouveau royaume
« Mille ans avant la naissance de l’actuel État d’Israël, un Royaume juif existait sur les marches orientales de l’Europe, à cheval sur les plaines baignées par le Don et la Volga … » Ainsi commence le célèbre ouvrage de l’auteur juif américain Kevin Alan Brook : « The Jews of Khazaria ».
L’histoire semi-fictive des Khazars a fait d’autant plus fantasmer de nombreux auteurs que les documents historiques réels concernant cette nation indo-turco-slave sont si minces que durant des siècles l’immense royaume sis entre les bassins de la Volga, du Don, du Dniepr jusqu’à la mer d’Aral, la mer Caspienne et au Caucase avait disparu de la mémoire des hommes. Et pourtant, nous savons désormais que, composé de plus de vingt groupes ethniques ou « nations », la puissance de l’empire Khazar couvrait une surface immense. Elle a rayonné pendant un demi-millénaire – entre le VIe et le XIe siècle – sur les régions qui correspondent aujourd’hui à l’Europe de l’Est et aux marches de l’Asie. A son apogée, cet empire a donc été contemporain de celui de Charlemagne.
L’existence même des Khazars est demeurée inconnue jusqu’au début du VIIe siècle. On sait seulement qu’à l’origine les tribus khazares faisaient partie de l’empire turc et qu’elles conquirent leur indépendance après que des guerres intestines eurent provoqué l’éclatement de cet empire.
C’est pourquoi le nom de la ville de Kiev, dont la naissance est attestée à cette époque, est d’origine turque : KUI, la rive et EV, l’emplacement. Elle aurait été créée par des Khazars du temps de leur alliance avec les Turcs.
À partir de sources arabes, hébraïques, arméniennes, byzantines, slaves, ainsi que de divers objets archéologiques découverts depuis peu par le savant russe Lev Goumiliev, les fragiles connaissances qu’on possédait jusqu’alors ont été confirmées. Il avait entrepris une expédition sur les bords de la mer Caspienne, à la recherche de traces de la capitale de cet empire disparu. Parmi les pièces exhumées dans le delta de la Volga par ses expéditions figurent des pièces de monnaie, des bagues, des objets funéraires, des outils destinés à la vie quotidienne, à la pêche ou à l’agriculture, des fragments d’amphores typiques de la période khazare, ou encore, et plus intéressant, des tuiles et des briques impliquant la présence, autrefois, de véritables palais.
Les historiens ont établi que, de la moitié du VIIe siècle et jusqu’au début du XIe siècle, le Khaganat Khazar était un Etat prospère et une puissance internationale qui s’étendait au territoire de l’actuelle Russie méridionale, le Kazakhstan, tout l’est de l’Ukraine, le Caucase, une partie de la Turquie, L’historien américain Alan Brook insiste sur le fait qu’il entretenait des relations diplomatiques et commerciales suivies avec l’empire romain d’Orient, c’est-à-dire avec Byzance, et aussi avec ce qui demeurait de l’empire turc, ainsi qu’avec les puissantes tribus environnantes des Alains, des Magyars et des Slaves.
Bien que païens et pratiquant un mélange de chamanisme et de culte idolâtre et phallique qui donnaient lieu à des scènes d’orgie sexuelle, ainsi qu’à des sacrifices humains, les célèbres et redoutés guerriers Khazars, furent à plusieurs reprises des alliés de Byzance lorsque les Perses Sassanides tentèrent de s’approprier les richesses de la capitale de l’empire romain d’Orient; ils furent de nouveau les alliés de Byzance après la mort du prophète Mohammad, lorsque l’islam guerrier voulut imposer son message au monde entier. C’est ainsi que les Khazars bloquèrent son expansion en direction du Caucase et jouèrent à l’Est le rôle de Charles Martel à l’Ouest.
L’alliance entre les Khazars et Byzance fut d’ailleurs scellée par le mariage de l’empereur Constantin V (741-775) avec une princesse khazare. Leur héritier devint ’empereur de Byzance sous le nom de Léon IV le Khazar.
4- Le débarquement des khazars dans l’histoire contemporaine
Or, le débarquement des Khazars dans l’histoire contemporaine a pour origine lointaine la conversion de ce royaume au judaïsme vers l’an 740.
Le récit des circonstances de cette conversion décidée par le roi khazar de l’époque, Bulan, est décrit avec précision par Arthur Koestler dans son ouvrage cité ci-dessus. Il rappelle la légende qui entoure cette conversion telle qu’elle ressort d’une correspondance entre un roi khazar appelé Joseph et Hasdai Ibn Shaprut, un ministre juif du khalife de Bagdad. Mais ce document historique est plus que fragile, car les lettres ayant été rédigées entre 954 et 961 – soit plus de deux cents ans après la conversion des Khazars – il est quasiment impossible de séparer la réalité historique de celle recréée par la fable. De plus, des passages entiers sont manquants, notamment le début et la fin du document.
Mais la réforme religieuse du roi Bulan semble avoir été bien réelle et effectuée en plusieurs étapes. Elle fut, comme il se doit dans ce genre d’action politico-théologique, enveloppée d’évènements miraculeux destinés à en sceller l’authenticité. Ainsi, dit la légende, après qu’il eut décidé de renoncer à l’idolâtrie, de chasser les sorciers, d’interdire les orgies sexuelles et les meurtres rituels, c’est l’apparition d’un ange qui aurait révélé le « vrai Dieu » – c’est-à-dire un Dieu universel – au roi réformateur.
Or, ce souverain était probablement un fin politique et il ne s’est pas lancé dans un bouleversement politico-religieux aussi fondamental de son empire sans en avoir pesé les avantages et les inconvénients. Il avait probablement compris que l’unité mentale d’une nation est un facteur capital qui lui permettait de renforcer la stabilité et l’unité politiques d’un vaste royaume composé de tribus nombreuses et particulièrement belliqueuses.
Mais comment choisir la meilleure manière d’honorer ce « Dieu » universel, alors que deux grands empires monothéistes étaient installés à ses frontières, à savoir, Byzance et Bagdad et que des communautés très actives d’une troisième divinité, et se réclamant d’un troisième monothéisme se trouvaient à l’intérieur ou aux marches du royaume khazar ?
C’est là qu’est censée avoir eu lieu la fameuse joute entre des représentants des trois monothéismes citée par Koestler et Kevin Alan Brook – un représentant du christianisme de Byzance, un représentant de l’islam et un représentant du judaïsme talmudique. La cérémonie se serait terminée par le choix du « Dieu de la Thora », le rabbin ayant remporté la victoire sur ses deux compétiteurs au nom de l’ancienneté de son Dieu.
Dans son ouvrage capital « Deux siècles ensemble (1795-1995), Juifs et Russes avant la Révolution », Alexandre Soljenitsyne propose l’explication politique triviale, mais assurément la plus vraisemblable. C’est le principe de neutralité politique qui aurait, en secret, déterminé le choix d’un souverain habile politique : « Les chefs ethniques des Turco-khazars idolâtres de cette époque ne voulaient ni de l’islam pour n’avoir pas à se soumettre au khalife de Bagdad, ni du christianisme pour éviter la tutelle de Byzance. Ainsi, près de sept cent vingt deux tribus adoptèrent la religion juive ».
Soljenitsyne explique l’influence du judaïsme sur les Khazars à partir des échanges commerciaux qui avaient lieu entre les deux populations depuis des décennies. Bien avant la fameuse conversion, des colonies dites juives – en fait judéennes, car ni le mot, ni la notion que ce terme recouvre aujourd’hui n’existaient à l’époque – étaient implantées dans les plaines du Don et de la Volga à partir de la Crimée. En effet, c’est dans cette petite péninsule que l’empereur romain Hadrien avait fait déporter les prisonniers juifs en 137, après avoir réduit la révolte de Bar-Kokhba.
Mais tout en restant en relations avec le centre religieux de la Judée, de nombreux Judéens à la recherche d’un avenir plus prospère, s’étaient joints aux bannis et d’autres groupes avaient eux aussi essaimé dans tout le bassin de la Méditerranée depuis des décennies, et cela bien avant la destruction du Temple d’Hérode à la recherche d’une terre plus prospère que l’antique Judée. C’est ainsi qu’une communauté importante des adorateurs du Dieu Jahvé était implantée depuis la plus haute antiquité sur les bords de la mer Noire et dans le Caucase, où ils avaient précédé les déportés d’Hadrien. Ces Judéens-là auraient été, dit-on, des descendants des très anciennes captivités assyrienne et babylonienne des VIIIe et VIe siècles avant notre ère.
La conversion des Khazars au culte du Dieu Jahvé n’est donc pas un phénomène miraculeux ou lié à un évènement unique et parfaitement anecdotique. Elle est la résultante politico-religieuse d’un long processus dans lequel l’action des échanges commerciaux et un prosélytisme quotidien exercé par les responsables religieux ont joué un rôle déterminant. Avec le temps, les mélanges de populations se firent donc tout naturellement.
Il est néanmoins vraisemblable que les conversions, même si elles ne se limitèrent pas à l’immédiat entourage du roi et de sa cour, ne concernèrent pas la totalité de la population de ce vaste royaume composite. De nombreuses tribus, notamment celles qui occupaient les territoires les plus éloignés du centre du pouvoir, conservèrent leurs cultes anciens. Le royaume Khazar était tolérant. On sait que certains groupes s’étaient également convertis au christianisme et d’autres à l’islam. Il est donc abusif de clamer aujourd’hui que tous les Khazars étaient judaïsants.
Après deux siècles de prospérité le royaume khazar, officiellement juif – au sens que ce mot présente aujourd’hui – finit par dépérir à la suite de multiples affrontements avec des tribus vikings, celles des arabes et des redoutables pillards Varègues ou Rhuss, qui se déplaçaient le long des grands fleuves et de nombreuses autres tribus guerrières de la steppe. La prise de la forteresse de Sarkel par les princes Rhuss Igor, puis Sviatoslav lui porta un coup fatal. Il subsista encore durant quelques décennies entre 933 et 969, mais il est établi que l’empire des plaines n’existait plus au début du XIe siècle.
Les Rhuss se convertiront au christianisme byzantin, dit orthodoxe, par opposition au christianisme romain. Ils donneront naissance à une nouvelle nation – la Rhuss de Kiev – soutenue par l’empire romain d’Orient et berceau de la Russie moderne.
Quant aux juifs anciens ou plus récents qui vivaient dans l’empire khazar – et qui étaient donc ethniquement et génétiquement composés de peuples d’origines très diverses, principale[ment] turcs, mongols, etc. – ils disparurent certes en tant que nation, mais une population de centaines de milliers d’individu se réclamant du judaïsme était toujours là. Elle se répandit par familles, par groupes, par tribus dans l’ensemble des États de la région. Leurs descendants se retrouvent dans tous les pays de l’Europe centrale, principalement en Ukraine, en Russie, en Pologne et jusqu’aux pays baltes.
Le mystérieux royaume khazar a influencé notre monde moderne d’une manière dont nous n’avons pas toujours conscience.
La « question khazare » a opéré un débarquement tonitruant dans l’histoire contemporaine avec la polémique liée à la colonisation de la Palestine à partir de la fin du XIXe siècle.
En effet, à partir de cette période, qui correspond à l’apogée de tous les mouvements colonisateurs européens, d’immenses cohortes de juifs dits « Ashkenazim », en réalité originaires des régions autrefois occupées par les tribus de l’empire khazar tardivement converties au judaïsme, ont déferlé sur une Palestine miraculeusement métamorphosée en « terre de leurs ancêtres ». Ils en revendiquaient la propriété au nom de la connaissance qu’ils possédaient par ouï-dire de l’existence d’un acte notarié dressé entre un extra-terrestre et d’hypothétiques ancêtres qui auraient été méchamment privés de leur héritage par de cruels centurions romains.
Tous les premiers ministres du nouvel État surgi en terre palestinienne en 1948 sont originaires d’Europe orientale et des régions qui correspondent à l’ex-empire khazar. Les démographes de l’actuel État hébreu n’ont trouvé qu’une seule famille, les Zinati de Pek’in, qui aurait résidé en Palestine sans aucune interruption depuis l’antiquité.
5- Vrais juifs, faux juifs
Mais rien n’est parfait en ce bas monde. Les flammes d’une polémique ardente ont embrasé les cervelles : des méchants n’ont-ils pas déclaré que les juifs orientaux nouvellement débarqués en Palestine ne seraient pas de « vrais juifs », la majuscule signifiant que les juifs ne seraient pas les fidèles d’un dieu local, adoré par une petite peuplade localisée in illo tempore et durant quelques siècles sur une petite portion de terre du Moyen Orient – la Judée – mais une variété particulière de vivants, aussi singulière que les baleines, les éléphants ou les hannetons. À tout le moins, il s’agirait d’une catégorie d’humains aussi peu solubles dans l’espèce humaine universelle que l’huile et le vinaigre dans un saladier.
Il est vrai que certains éminents représentants de ce groupe attisent, par leur comportement et leurs déclarations, les braises d’un racisme biologique toujours rougeoyantes sous un épais tapis de lois destinées à encadrer sévèrement la liberté de pensée et d’expression et à punir durement les audacieux transgresseurs.
Ainsi, le nouvel académicien, Alain Finkielkraut, aujourd’hui héraut et chantre de l’identité nationale gauloise, a pu écrire sans complexes, dans le célèbre quotidien français Le Monde, qu’il fait toujours partie « de la plus vieille tribu du monde ». Mais tout le monde a parfaitement compris qu’il ne parlait ni des Arvernes, ni des Éduens, ni des Bituriges.
Quant à l’actuel État né en 1948 en terre palestinienne, il refuse catégoriquement l’existence d’une citoyenneté israélienne et fait des pieds et des mains en vue d’arracher aux victimes de ses spoliations d’abord, puis à la totalité des États de la planète ensuite, d’être reconnu officiellement en tant qu’« État juif pour les juifs du monde entier ».
Les adorateurs de la Thora et du Talmud n’ont d’ailleurs aucun scrupule à démontrer qu’il existerait à leurs yeux un « sang juif » plus ou moins pur. Ainsi, celui des Falachas éthiopiens, tout « juifs » que ces derniers se proclament, semble insuffisamment « pur » afin d’accéder au privilège de se trouver mélangé à celui des « vrais juifs ». C’est pourquoi la Croix-Rouge israélienne, a refusé le don du sang d’une députée juive d’origine éthiopienne, Pnina Tamato-Shata. « Nous n’acceptons pas le sang particulier des juifs éthiopiens », lui a-t-il été répondu.
Finalement, devant l’indignation internationale provoquée par la révélation de ce racisme biologique effronté, la Magen David Adom – l’équivalent de la Croix Rouge – a accepté d’effectuer un prélèvement tout symbolique, tout en précisant que le sang de la député Falasha serait congelé et non utilisé, c’est-à-dire, en réalité, jeté.
C’est ainsi que les Khazars judaïsés étaient entrés dans l’histoire. Ils entrèrent dans l’histoire locale par la force des choses, puisqu’ils étaient là. Mais ils ne sont jamais entrés dans la narration officielle car leur existence même contredit le mythe sur lequel se fondent les revendications des colons installés en Palestine. C’est pourquoi la narration mythologique qui tient lieu d’histoire dans l’État né en 1947 continue de refuser officiellement leur existence et une filiation dont leurs descendants semblent avoir honte.
L’afflux de centaines de milliers de fidèles nés d’une conversion de masse de la population d’un gigantesque territoire de l’Est européen et des marches de l’Asie, dont les ancêtres n’avaient évidemment jamais mis les pieds au Moyen-Orient et qui, après leur conversion, vivaient sous la poigne de fer de rabbins talmudistes, métamorphosa définitivement le judaïsme. Et c’est ce talmudisme-là qui a fini par donner naissance au sionisme contemporain.
Le débarquement dans l’histoire de l’Occident d’un immense groupe de juifs tardivement convertis influe lourdement, que ce soit souterrainement ou publiquement, sur la géopolitique européenne et Moyen orientale actuelles. Ce n’est donc pas une histoire anecdotique et il est important d’en connaître l’origine.

