On a appris en fin d’après-midi (voir Sputnik Afrique par exemple) que les dépouillements partiels des référendums concernant le vote de ceux qui sont réfugiés en Russie et qui ont donc voté sur place ont donné :
| Sur … | Pour l’adhésion à la Russie : | |
| République de Donetsk | 22,48% des bulletins | 98,35% |
| République de Lougansk | 21,11% des bulletins | 97,83% |
| région de Zaporojié | 29% des bulletins | 97,79% |
| région de Kherson | 28% des bulletins. | 97,05% |
Puis dans la soirée on a appris qu’une vague d’environ 230 drones russes s’est abattue sur Odessa. J’ignore s’il s’agit de drones d’observation ou de drones munis d’armement.
D’autre part les infrastructures techniques de l’aéroport international de Krivoï Rog (oblast de Dniepropetrosvk) ont été entièrement détruites par un missile russe KH-59. L’aéroport est inutilisable.
L’histoire s’accélère de plus en plus. Pendant ce temps, bien loin de tout ça (mais bien près quand même par missile hypersonique), le secrétaire d’État américain Antony Blinken a estimé que personne ne profiterait d’un sabotage ; et par ailleurs, la Maison-Blanche a fait part de sa volonté d’aider ses partenaires européens suite à l’incident.
Ben voyons ! Encore mieux ! Le cynisme intégral…
Information récente alors qu’on en est au dernier jour des référendums en Novorossiya (Donetsk, Lougansk, Kherson, Zaporojié) :
Très probables sabotages sur les gazoducs NordStream 1 et NordStream 2
La destruction qui s’est produite simultanément sur trois lignes de #NordStream est sans précédent, a déclaré Nord Stream AG.
Des sources du #Kremlin ont déclaré que seuls des plongeurs spécialisés et un sous-marin auraient pu saboter les 3 lignes de Nord Stream. #Gazprom #Russia
*
Petit rappel :
7 Février 2022, soit donc avant même le début de l’opération spéciale en Ukraine :
#Biden : « Si la #Russie envahit… alors il n’y aura plus de #NordStream2. Nous y mettrons fin. »
Journaleux : « Mais comment allez-vous faire… c’est sous le contrôle de l’Allemagne ? »
#JoeBiden: « Je vous promets que nous pourrons le faire. »
Pas gâteux pour dire ça !
Le but de ses ordures est de généraliser la guerre à toute l’Europe. Et d’accentuer le chaos économique qui vient à grand pas, après deux ans de covidisme délirant.
Ce sont des terroristes et des dingues intégraux ! Des gens sans foi ni loi, Et ils n’ont pas fini de faire n’importe quoi, ils sont de plus en plus isolés. J’espère que les Russes auront l’intelligence de les viser eux plutôt que nous.
Source :
(jpf) Je n’ai pas l’esprit religieux d’un Soljenitsyne, mais quand il dit « religion », « Dieu », « vie spirituelle », moi, j’y entends : éthique, esthétique, Arts, quête de sens, Sacré, Poésie…
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Le 8 juin 1978, à Harvard, Alexandre Soljenitsyne [1918 – 2008] prononçait ce discours prophétique.
Plaie d’argent n’est pas mortelle, comme le disait Otto de Habsbourg, et il est bien certain que la crise que nous connaissons non seulement n’est pas d’abord et avant tout économique, essentiellement économique mais qu’elle est avant tout une crise qui touche à l’essentiel, une crise de la société, et même au delà, une crise de l’Homme.
Elle est bien plutôt anthropologique et ontologique. Elle résulte d’une maladie profonde de l’Homme et de l’Etre.
[…]

Le discours d’Harvard
Je suis très sincèrement heureux de me trouver ici parmi vous, à l’occasion du 327e anniversaire de la fondation de cette université si ancienne et si illustre. La devise de Harvard est VERITAS. La vérité est rarement douce à entendre ; elle est presque toujours amère. Mon discours d’aujourd’hui contient une part de vérité ; je vous l’apporte en ami, non en adversaire.

Il y a trois ans, aux Etats-Unis, j’ai été amené à dire des choses que l’on a rejetées, qui ont paru inacceptables. Aujourd’hui, nombreux sont ceux qui acquiescent à mes propos d’alors…
La chute des « élites »
Le déclin du courage est peut-être le trait le plus saillant de l’Ouest aujourd’hui pour un observateur extérieur. Le monde occidental a perdu son courage civique, à la fois dans son ensemble et singulièrement, dans chaque pays, dans chaque gouvernement, dans chaque pays, et bien sûr, aux Nations Unies. Ce déclin du courage est particulièrement sensible dans la couche dirigeante et dans la couche intellectuelle dominante, d’où l’impression que le courage a déserté la société toute entière. Bien sûr, il y a encore beaucoup de courage individuel mais ce ne sont pas ces gens-là qui donnent sa direction à la vie de la société. Les fonctionnaires politiques et intellectuels manifestent ce déclin, cette faiblesse, cette irrésolution dans leurs actes, leurs discours et plus encore, dans les considérations théoriques qu’ils fournissent complaisamment pour prouver que cette manière d’agir, qui fonde la politique d’un État sur la lâcheté et la servilité, est pragmatique, rationnelle et justifiée, à quelque hauteur intellectuelle et même morale qu’on se place. Ce déclin du courage, qui semble aller ici ou là jusqu’à la perte de toute trace de virilité, se trouve souligné avec une ironie toute particulière dans les cas où les mêmes fonctionnaires sont pris d’un accès subit de vaillance et d’intransigeance, à l’égard de gouvernements sans force, de pays faibles que personne ne soutient ou de courants condamnés par tous et manifestement incapables de rendre un seul coup. Alors que leurs langues sèchent et que leurs mains se paralysent face aux gouvernements puissants et aux forces menaçantes, face aux agresseurs et à l’Internationale de la terreur. Faut-il rappeler que le déclin du courage a toujours été considéré comme le signe avant coureur de la fin ?
Quand les États occidentaux modernes se sont formés, fut posé comme principe que les gouvernements avaient pour vocation de servir l’homme, et que la vie de l’homme était orientée vers la liberté et la recherche du bonheur (en témoigne la déclaration américaine d’Indépendance). Aujourd’hui, enfin, les décennies passées de progrès social et technique ont permis la réalisation de ces aspirations : un État assurant le bien-être général. Chaque citoyen s’est vu accorder la liberté tant désirée, et des biens matériels en quantité et en qualité propres à lui procurer, en théorie, un bonheur complet, mais un bonheur au sens appauvri du mot, tel qu’il a cours depuis ces mêmes décennies.
Une société dépressive
Au cours de cette évolution, cependant, un détail psychologique a été négligé : le désir permanent de posséder toujours plus et d’avoir une vie meilleure, et la lutte en ce sens, ont imprimé sur de nombreux visages à l’Ouest les marques de l’inquiétude et même de la dépression, bien qu’il soit courant de cacher soigneusement de tels sentiments. Cette compétition active et intense finit par dominer toute pensée humaine et n’ouvre pas le moins du monde la voie à la liberté du développement spirituel.
L’indépendance de l’individu à l’égard de nombreuses formes de pression étatique a été garantie ; la majorité des gens ont bénéficié du bien-être, à un niveau que leurs pères et leurs grands-pères n’auraient même pas imaginé ; il est devenu possible d’élever les jeunes gens selon ces idéaux, de les préparer et de les appeler à l’épanouissement physique, au bonheur, au loisir, à la possession de biens matériels, l’argent, les loisirs, vers une liberté quasi illimitée dans le choix des plaisirs. Pourquoi devrions-nous renoncer à tout cela ? Au nom de quoi devrait-on risquer sa précieuse existence pour défendre le bien commun, et tout spécialement dans le cas douteux où la sécurité de la nation aurait à être défendue dans un pays lointain ?
Même la biologie nous enseigne qu’un haut degré de confort n’est pas bon pour l’organisme. Aujourd’hui, le confort de la vie de la société occidentale commence à ôter son masque pernicieux.
La société occidentale s’est choisie l’organisation la plus appropriée à ses fins, une organisation que j’appellerais légaliste. Les limites des droits de l’homme et de ce qui est bon sont fixées par un système de lois ; ces limites sont très lâches. Les hommes à l’Ouest ont acquis une habileté considérable pour utiliser, interpréter et manipuler la loi, bien que paradoxalement les lois tendent à devenir bien trop compliquées à comprendre pour une personne moyenne sans l’aide d’un expert. Tout conflit est résolu par le recours à la lettre de la loi, qui est considérée comme le fin mot de tout. Si quelqu’un se place du point de vue légal, plus rien ne peut lui être opposé ; nul ne lui rappellera que cela pourrait n’en être pas moins illégitime. Impensable de parler de contrainte ou de renonciation à ces droits, ni de demander de sacrifice ou de geste désintéressé : cela paraîtrait absurde. On n’entend pour ainsi dire jamais parler de retenue volontaire : chacun lutte pour étendre ses droits jusqu’aux extrêmes limites des cadres légaux.
» Médiocrité spirituelle «
J’ai vécu toute ma vie sous un régime communiste, et je peux vous dire qu’une société sans référent légal objectif est particulièrement terrible. Mais une société basée sur la lettre de la loi, et n’allant pas plus loin, échoue à déployer à son avantage le large champ des possibilités humaines. La lettre de la loi est trop froide et formelle pour avoir une influence bénéfique sur la société. Quand la vie est tout entière tissée de relations légalistes, il s’en dégage une atmosphère de médiocrité spirituelle qui paralyse les élans les plus nobles de l’homme.
Et il sera tout simplement impossible de relever les défis de notre siècle menaçant armés des seules armes d’une structure sociale légaliste.
Aujourd’hui la société occidentale nous révèle qu’il règne une inégalité entre la liberté d’accomplir de bonnes actions et la liberté d’en accomplir de mauvaises. Un homme d’Etat qui veut accomplir quelque chose d’éminemment constructif pour son pays doit agir avec beaucoup de précautions, avec timidité pourrait-on dire. Des milliers de critiques hâtives et irresponsables le heurtent de plein fouet à chaque instant. Il se trouve constamment exposé aux traits du Parlement, de la presse. Il doit justifier pas à pas ses décisions, comme étant bien fondées et absolument sans défauts. Et un homme exceptionnel, de grande valeur, qui aurait en tête des projets inhabituels et inattendus, n’a aucune chance de s’imposer : d’emblée on lui tendra mille pièges. De ce fait, la médiocrité triomphe sous le masque des limitations démocratiques.
Il est aisé en tout lieu de saper le pouvoir administratif, et il a en fait été considérablement amoindri dans tous les pays occidentaux. La défense des droits individuels a pris de telles proportions que la société en tant que telle est désormais sans défense contre les initiatives de quelques-uns. Il est temps, à l’Ouest, de défendre non pas tant les droits de l’homme que ses devoirs.
D’un autre côté, une liberté destructrice et irresponsable s’est vue accorder un espace sans limite. Il s’avère que la société n’a plus que des défenses infimes à opposer à l’abîme de la décadence humaine, par exemple en ce qui concerne le mauvais usage de la liberté en matière de violence morale faite aux enfants, par des films tout pleins de pornographie, de crime, d’horreur. On considère que tout cela fait partie de la liberté, et peut être contrebalancé, en théorie, par le droit qu’ont ces mêmes enfants de ne pas regarder et de refuser ces spectacles. L’organisation légaliste de la vie a prouvé ainsi son incapacité à se défendre contre la corrosion du mal…
L’évolution s’est faite progressivement, mais il semble qu’elle ait eu pour point de départ la bienveillante conception humaniste selon laquelle l’homme, maître du monde, ne porte en lui aucun germe de mal, et tout ce que notre existence offre de vicié est simplement le fruit de systèmes sociaux erronés qu’il importe d’amender. Et pourtant, il est bien étrange de voir que le crime n’a pas disparu à l’Ouest, alors même que les meilleures conditions de vie sociale semblent avoir été atteintes. Le crime est même bien plus présent que dans la société soviétique, misérable et sans loi…
Les médias fabriquent un » esprit du temps «
La presse, aussi, bien sûr, jouit de la plus grande liberté. Mais pour quel usage ? Quelle responsabilité s’exerce sur le journaliste, ou sur un journal, à l’encontre de son lectorat, ou de l’histoire ? S’ils ont trompé l’opinion publique en divulguant des informations erronées, ou de fausses conclusions, si même ils ont contribué à ce que des fautes soient commises au plus haut degré de l’Etat, avons-nous le souvenir d’un seul cas, où le dit journaliste ou le dit journal ait exprimé quelque regret ? Non, bien sûr, cela porterait préjudice aux ventes. De telles erreurs peut bien découler le pire pour une nation, le journaliste s’en tirera toujours. Étant donné que l’on a besoin d’une information crédible et immédiate, il devient obligatoire d’avoir recours aux conjectures, aux rumeurs, aux suppositions pour remplir les trous, et rien de tout cela ne sera jamais réfuté ; ces mensonges s’installent dans la mémoire du lecteur. Combien de jugements hâtifs, irréfléchis, superficiels et trompeurs sont ainsi émis quotidiennement, jetant le trouble chez le lecteur, et le laissant ensuite à lui-même ? La presse peut jouer le rôle d’opinion publique, ou la tromper. De la sorte, on verra des terroristes peints sous les traits de héros, des secrets d’Etat touchant à la sécurité du pays divulgués sur la place publique, ou encore des intrusions sans vergogne dans l’intimité de personnes connues, en vertu du slogan : « tout le monde a le droit de tout savoir ». Mais c’est un slogan faux, fruit d’une époque fausse ; d’une bien plus grande valeur est ce droit confisqué, le droit des hommes de ne pas savoir, de ne pas voir leur âme divine étouffée sous les ragots, les stupidités, les paroles vaines. Une personne qui mène une vie pleine de travail et de sens n’a absolument pas besoin de ce flot pesant et incessant d’information. Autre chose ne manquera pas de surprendre un observateur venu de l’Est totalitaire, avec sa presse rigoureusement univoque : on découvre un courant général d’idées privilégiées au sein de la presse occidentale dans son ensemble, une sorte d’esprit du temps, fait de critères de jugement reconnus par tous, d’intérêts communs, la somme de tout cela donnant le sentiment non d’une compétition mais d’une uniformité. Il existe peut-être une liberté sans limite pour la presse, mais certainement pas pour le lecteur : les journaux ne font que transmettre avec énergie et emphase toutes ces opinions qui ne vont pas trop ouvertement contredire ce courant dominant.
Sans qu’il y ait besoin de censure, les courants de pensée, d’idées à la mode sont séparés avec soin de ceux qui ne le sont pas, et ces derniers, sans être à proprement parler interdits, n’ont que peu de chances de percer au milieu des autres ouvrages et périodiques, ou d’être relayés dans le supérieur. Vos étudiants sont libres au sens légal du terme, mais ils sont prisonniers des idoles portées aux nues par l’engouement à la mode. Sans qu’il y ait, comme à l’Est, de violence ouverte, cette sélection opérée par la mode, ce besoin de tout conformer à des modèles standards, empêchent les penseurs les plus originaux d’apporter leur contribution à la vie publique et provoquent l’apparition d’un dangereux esprit grégaire qui fait obstacle à un développement digne de ce nom. Aux États-Unis, il m’est arrivé de recevoir des lettres de personnes éminemment intelligentes … peut-être un professeur d’un petit collège perdu, qui aurait pu beaucoup pour le renouveau et le salut de son pays, mais le pays ne pouvait l’entendre, car les média n’allaient pas lui donner la parole. Voilà qui donne naissance à de solides préjugés de masse, à un aveuglement qui à notre époque est particulièrement dangereux.
L’erreur matérialiste de la pensée moderne
Il est universellement admis que l’Ouest montre la voie au monde entier vers le développement économique réussi, même si dans les dernières années il a pu être sérieusement entamé par une inflation chaotique. Et pourtant, beaucoup d’hommes à l’Ouest ne sont pas satisfaits de la société dans laquelle ils vivent. Ils la méprisent, ou l’accusent de ne plus être au niveau de maturité requis par l’humanité. Et beaucoup sont amenés à glisser vers le socialisme, ce qui est une tentation fausse et dangereuse. J’espère que personne ici présent ne me suspectera de vouloir exprimer une critique du système occidental dans l’idée de suggérer le socialisme comme alternative. Non, pour avoir connu un pays où le socialisme a été mis en œuvre, je ne me prononcerai pas en faveur d’une telle alternative. Mais si l’on me demandait si, en retour, je pourrais proposer l’Ouest, en son état actuel, comme modèle pour mon pays, il me faudrait en toute honnêteté répondre par la négative. Non, je ne prendrais pas votre société comme modèle pour la transformation de la mienne. On ne peut nier que les personnalités s’affaiblissent à l’Ouest, tandis qu’à l’Est elles ne cessent de devenir plus fermes et plus fortes. Bien sûr, une société ne peut rester dans des abîmes d’anarchie, comme c’est le cas dans mon pays. Mais il est tout aussi avilissant pour elle de rester dans un état affadi et sans âme de légalisme, comme c’est le cas de la vôtre. Après avoir souffert pendant des décennies de violence et d’oppression, l’âme humaine aspire à des choses plus élevées, plus brûlantes, plus pures que celles offertes aujourd’hui par les habitudes d’une société massifiée, forgées par l’invasion révoltante de publicités commerciales, par l’abrutissement télévisuel, et par une musique intolérable.
Tout cela est sensible pour de nombreux observateurs partout sur la planète. Le mode de vie occidental apparaît de moins en moins comme le modèle directeur. Il est des symptômes révélateurs par lesquels l’histoire lance des avertissements à une société menacée ou en péril. De tels avertissements sont, en l’occurrence, le déclin des arts, ou le manque de grands hommes d’Etat. Et il arrive parfois que les signes soient particulièrement concrets et explicites. Le centre de votre démocratie et de votre culture est-il privé de courant pendant quelques heures, et voilà que soudainement des foules de citoyens américains se livrent au pillage et au grabuge. C’est que le vernis doit être bien fin, et le système social bien instable et mal en point.
Mais le combat pour notre planète, physique et spirituel, un combat aux proportions cosmiques, n’est pas pour un futur lointain ; il a déjà commencé. Les forces du Mal ont commencé leur offensive décisive. Vous sentez déjà la pression qu’elles exercent, et pourtant, vos écrans et vos écrits sont pleins de sourires sur commande et de verres levés. Pourquoi toute cette joie ?
Comment l’Ouest a-t-il pu décliner, de son pas triomphal à sa débilité présente ? A-t-il connu dans son évolution des points de non-retour qui lui furent fatals, a-t-il perdu son chemin ? Il ne semble pas que cela soit le cas. L’Ouest a continué à avancer d’un pas ferme en adéquation avec ses intentions proclamées pour la société, main dans la main avec un progrès technologique étourdissant. Et tout soudain il s’est trouvé dans son état présent de faiblesse. Cela signifie que l’erreur doit être à la racine, à la fondation de la pensée moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident à l’époque moderne. Je parle de la vision du monde qui a prévalu en Occident, née à la Renaissance, et dont les développements politiques se sont manifestés à partir des Lumières. Elle est devenue la base da la doctrine sociale et politique et pourrait être appelée l’humanisme rationaliste, ou l’autonomie humaniste : l’autonomie proclamée et pratiquée de l’homme à l’encontre de toute force supérieure à lui. On peut parler aussi d’anthropocentrisme : l’homme est vu au centre de tout.
Historiquement, il est probable que l’inflexion qui s’est produite à la Renaissance était inévitable. Le Moyen Âge en était venu naturellement à l’épuisement, en raison d’une répression intolérable de la nature charnelle de l’homme en faveur de sa nature spirituelle. Mais en s’écartant de l’esprit, l’homme s’empara de tout ce qui est matériel, avec excès et sans mesure. La pensée humaniste, qui s’est proclamée notre guide, n’admettait pas l’existence d’un mal intrinsèque en l’homme, et ne voyait pas de tâche plus noble que d’atteindre le bonheur sur terre. Voilà qui engagea la civilisation occidentale moderne naissante sur la pente dangereuse de l’adoration de l’homme et de ses besoins matériels. Tout ce qui se trouvait au-delà du bien-être physique et de l’accumulation de biens matériels, tous les autres besoins humains, caractéristiques d’une nature subtile et élevée, furent rejetés hors du champ d’intérêt de l’Etat et du système social, comme si la vie n’avait pas un sens plus élevé. De la sorte, des failles furent laissées ouvertes pour que s’y engouffre le mal, et son haleine putride souffle librement aujourd’hui. Plus de liberté en soi ne résout pas le moins du monde l’intégralité des problèmes humains, et même en ajoute un certain nombre de nouveaux.
L’Ouest, aussi matérialiste que l’Est
Et pourtant, dans les jeunes démocraties, comme la démocratie américaine naissante, tous les droits de l’homme individuels reposaient sur la croyance que l’homme est une créature de Dieu. C’est-à-dire que la liberté était accordée à l’individu de manière conditionnelle, soumise constamment à sa responsabilité religieuse. Tel fut l’héritage du siècle passé.
Toutes les limitations de cette sorte s’émoussèrent en Occident, une émancipation complète survint, malgré l’héritage moral de siècles chrétiens, avec leurs prodiges de miséricorde et de sacrifice. Les États devinrent sans cesse plus matérialistes. L’Occident a défendu avec succès, et même surabondamment, les droits de l’homme, mais l’homme a vu complètement s’étioler la conscience de sa responsabilité devant Dieu et la société. Durant ces dernières décennies, cet égoïsme juridique de la philosophie occidentale a été définitivement réalisé, et le monde se retrouve dans une cruelle crise spirituelle et dans une impasse politique. Et tous les succès techniques, y compris la conquête de l’espace, du Progrès tant célébré n’ont pas réussi à racheter la misère morale dans laquelle est tombé le XXème siècle, que personne n’aurait pu encore soupçonner au XIXème siècle.
L’humanisme dans ses développements devenant toujours plus matérialiste, il permit avec une incroyable efficacité à ses concepts d’être utilisés d’abord par le socialisme, puis par le communisme, de telle sorte que Karl Marx pût dire, en 1844, que « le communisme est un humanisme naturalisé ». Il s’est avéré que ce jugement était loin d’être faux. On voit les mêmes pierres aux fondations d’un humanisme altéré et de tout type de socialisme : un matérialisme sans frein, une libération à l’égard de la religion et de la responsabilité religieuse, une concentration des esprits sur les structures sociales avec une approche prétendument scientifique. Ce n’est pas un hasard si toutes les promesses rhétoriques du communisme sont centrées sur l’Homme, avec un grand H, et son bonheur terrestre. A première vue, il s’agit d’un rapprochement honteux : comment, il y aurait des points communs entre la pensée de l’Ouest et de l’Est aujourd’hui ? Là est la logique du développement matérialiste…
Je ne pense pas au cas d’une catastrophe amenée par une guerre mondiale, et aux changements qui pourraient en résulter pour la société. Aussi longtemps que nous nous réveillerons chaque matin, sous un soleil paisible, notre vie sera inévitablement tissée de banalités quotidiennes. Mais il est une catastrophe qui pour beaucoup est déjà présente pour nous. Je veux parler du désastre d’une conscience humaniste parfaitement autonome et irréligieuse.
Elle a fait de l’homme la mesure de toutes choses sur terre, l’homme imparfait, qui n’est jamais dénué d’orgueil, d’égoïsme, d’envie, de vanité, et tant d’autres défauts. Nous payons aujourd’hui les erreurs qui n’étaient pas apparues comme telles au début de notre voyage. Sur la route qui nous a amenés de la Renaissance à nos jours, notre expérience s’est enrichie, mais nous avons perdu l’idée d’une entité supérieure qui autrefois réfrénait nos passions et notre irresponsabilité.
Nous avions placé trop d’espoirs dans les transformations politico-sociales, et il se révèle qu’on nous enlève ce que nous avons de plus précieux : notre vie intérieure. A l’Est, c’est la foire du Parti qui la foule aux pieds, à l’Ouest la foire du Commerce : ce qui est effrayant, ce n’est même pas le fait du monde éclaté, c’est que les principaux morceaux en soient atteints d’une maladie analogue. Si l’homme, comme le déclare l’humanisme, n’était né que pour le bonheur, il ne serait pas né non plus pour la mort. Mais corporellement voué à la mort, sa tâche sur cette terre n’en devient que plus spirituelle : non pas un [en]gorgement de quotidienneté, non pas la recherche des meilleurs moyens d’acquisition, puis de joyeuse dépense des biens matériels, mais l’accomplissement d’un dur et permanent devoir, en sorte que tout le chemin de notre vie devienne l’expérience d’une élévation avant tout spirituelle : quitter cette vie en créatures plus hautes que nous n’y étions entrés.
» Revoir à la hausse l’échelle de nos valeurs humaines «
Il est impératif que nous revoyions à la hausse l’échelle de nos valeurs humaines. Sa pauvreté actuelle est effarante. Il n’est pas possible que l’aune qui sert à mesurer l’efficacité d’un président se limite à la question de combien d’argent l’on peut gagner, ou de la pertinence de la construction d’un gazoduc. Ce n’est que par un mouvement volontaire de modération de nos passions, sereine et acceptée par nous, que l’humanité peut s’élever au-dessus du courant de matérialisme qui emprisonne le monde.
Quand bien même nous serait épargné d’être détruits par la guerre, notre vie doit changer si elle ne veut pas périr par sa propre faute. Nous ne pouvons nous dispenser de rappeler ce qu’est fondamentalement la vie, la société. Est-ce vrai que l’homme est au-dessus de tout ? N’y a-t-il aucun esprit supérieur au-dessus de lui ? Les activités humaines et sociales peuvent-elles légitimement être réglées par la seule expansion matérielle ? A-t-on le droit de promouvoir cette expansion au détriment de l’intégrité de notre vie spirituelle ?
Si le monde ne touche pas à sa fin, il a atteint une étape décisive dans son histoire, semblable en importance au tournant qui a conduit du Moyen-âge à la Renaissance. Cela va requérir de nous un embrasement spirituel. Il nous faudra nous hisser à une nouvelle hauteur de vue, à une nouvelle conception de la vie, où notre nature physique ne sera pas maudite, comme elle a pu l’être au Moyen-âge, mais, ce qui est bien plus important, où notre être spirituel ne sera pas non plus piétiné, comme il le fut à l’ère moderne. Notre ascension nous mène à une nouvelle étape anthropologique. Nous n’avons pas d’autre choix que de monter : toujours plus haut.
Alexandre Soljénitsyne, Harvard, 8 juin 1978
Publié le 24 septembre 2022 par defensededavidhamilton

Photographie prise à Paris en février 2020. Collection personnelle du blog.
La surveillance d’un lieu est l’action ou le fait de surveiller une personne dont on a la responsabilité, ou à laquelle on s’intéresse. C’est la première définition qui vient à l’esprit. Pour un établissement scolaire, ainsi, c’est l’action de veiller à la discipline des élèves pendant les heures de cours. Ici, en revanche, nous voyons la photographie (prise en février 2020 à Paris) d’un immeuble protégé par deux portes vitrées (munies de mot de passe). La photo en question a été prise à l’intérieur de l’immeuble. Une action de surveillance, à l’évidence, d’un lieu et (suppose-t-on) de ses environs, pour se prémunir contre une agression possible. On ne peut qu’applaudir.

David Hamilton au temps de sa célébrité. Célébrité dont le syndic de l’immeuble avait dû entendre parler.
Pour autant que nous sachions, l’usage de la vidéosurveillance dans des immeubles privés a des règles et obéit à des lois. L’utilisation de ce dispositif destiné à prévenir les infractions est connue. Le nombre des personnes qui ont ensuite le droit de visionner les images est limité et ce qui a ainsi été enregisitré ne peut pas être conservé indéfiniment. Bref, la captation d’images dans un immeuble privé nécessite le vote préalable des copropriétaires.

Autographe de David Hamilton. Collection personnelle.
Il faut donc croire que dans l’immeuble que voici (notre photo), dans le quartier de Montparnasse à Paris, les copropriétaires avaient donné leur accord. Si une caméra avait été placée dans un hall dont l’entrée n’eût pas été régulée par un digicode ou un interphone, une autorisation préfectorale aurait été nécessaire. Ici, boulevard du Montparnasse, les deux portes sont munies de digicode. Et conformément aux règlements, un panneau d’information avait été installé dans l’immeuble. C’est la loi.

Couverture (1962) du magazine « Queen », de Londres, directeur artistique : David Hamilton.
Qui est autorisé à visionner les images de ce genre? Réponse: le syndic, lequel gère l’immeuble par délégation. Ainsi que le président du conseil syndical, qui représente quant à lui les copropriétaires. Il faut qu’une circonstance « faisant redouter la commission imminente d’une atteinte grave aux biens ou aux personnes » apparaisse pour que les images puissent être transmises à la police.

Couverture (1962) du magazine « Queen », de Londres, directeur artistique : David Hamilton.
D’où la question: dans le cas qui nous occupe, où un vieillard de 83 ans était la cible d’une campagne nationale de presse (télévision, radio, presse écrite), et recevait des menaces de mort (en particulier sur Internet), est-ce que le syndic et le président du conseil syndical ont jugé bon de visionner, ou de faire visionner – et par qui? – les images du jour, 25 novembre 2016, où le vieux monsieur en question, artiste jadis mondialement célèbre, a été retrouvé « suicidé » ?

Couverture (1962) du magazine « Queen », de Londres, directeur artistique : David Hamilton.
Mais si le syndic et le président du conseil syndical n’ont pas agi en ce sens, les autorités policières ou judiciaires avaient de leur propre initiative la possibilité de demander les images pour identifier les auteurs d’un éventuel crime ou délit commis dans l’immeuble.

Pages intérieures (1962) du magazine « Queen », de Londres, directeur artistique : David Hamilton.
La police et la justice, le 25 novembre 2016, ont-elles demandé à visionner, et visionné les images du 41 boulevard du Montparnasse? Et que sont devenues ces images (dont la durée maximale de conservation est, officiellement, d’un seul mois)?

Couverture (1962) du magazine « Queen », de Londres, directeur artistique : David Hamilton.
Visionner des images ne s’imposait-il pas dans le cas de David Hamilton, puisque c’est de lui qu’il s’agit?…
On apprend ici (https://www.cnil.fr/fr/la-videosurveillance-videoprotection-dans-les-immeubles-dhabitation ) que : « Seuls le syndic, les membres du Conseil syndical, le gestionnaire de l’immeuble ou le gardien doivent par exemple pouvoir visualiser les images ».
Rappelons que le corps de David Hamilton aurait été trouvé – selon la presse – par le gardien de l’immeuble en question. Gardien d’immeuble qui, si l’on comprend bien ce qui est ici écrit sur le site de la CNIL, avait également accès aux images.
A lire aussi : https://www.cnil.fr/fr/reglement-europeen-protection-donnees
*
La mort de David Hamilton, surtout depuis que mon ami Roland Jaccard est mort, n’intéresse plus personne.
Roland qui écrivait dans Causeur, le magazine d’Elisabeth LEVY :
« J’aimais bien David Hamilton de quelques années mon aîné, que je croisais parfois boulevard Montparnasse. Ses photos avaient bercé mon adolescence. Et personne n’y voyait rien d’obscène. Les plus grands artistes avaient travaillé avec lui et même Alain Robbe-Grillet avait signé un livre : Rêves de jeunes filles avec Hamilton dont la notoriété s’étendait au monde entier. Il y régnait un érotisme doux, presque chaste, qui n’offusquait personne. Ses films, en revanche, passaient inaperçus : le photographe avait éclipsé le cinéaste dont on retiendra néanmoins Laura ou les ombres de l’été avec Dawn Dunlap actrice à laquelle Olivier Mathieu a rendu un bel hommage dans Le Portrait de Dawn Dunlap. » (Roland Jaccard, Causeur, 2018)
Source :
David Hamilton: Flament glose…
Sur le site d’un éditeur parisien, du vivant de Roland Jaccard, il y avait un article de moi. Une fois Roland mort, mon article a disparu. Encore un rebelle…
Quant aux « amateurs » de David Hamilton, ils veulent bien rendre visite à ce blog (c’est gratuit), y trouver des informations qui ne se trouvent nulle part ailleurs, et se rincer l’oeil. Ils veulent bien, aussi, que je leur offre des livres.
Quand il s’agit d’avoir l’amabilité d’accuser réception d’une lettre ou d’un livre de moi, ou – idée encore plus saugrenue – d’acheter un livre, ou de m’apporter un rien d’aide, curieusement il n’y a plus personne…
La vie est tellement amusante…

Couverture (1962) du magazine « Queen », de Londres, directeur artistique : David Hamilton.
Vladimir Poutine a signé un décret accordant la nationalité russe à un ensemble de personnes. Parmi celles-ci se trouve le lanceur d’alerte Edward Snowden qui vit réfugié en Russie depuis 2013.
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D’après Florian Philippot
Maître Di Vizio soutient les travailleurs suspendus, il est devant le conseil de l’Ordre.
Les Professeurs Raoult et Perronne soignent les malades, ils sont passés devant le conseil de l’Ordre.
Pendant ce temps rien n’arrive aux corrompus !
Mettons fin à cette inversion totale des valeurs !
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Total soutien à @DIVIZIO1 qui passe ce jour devant le conseil de discipline de l’Ordre des avocats parce qu’il est un esprit libre !
Comme les médecins qui ont soigné les malades, on lui reproche de n’avoir jamais lâché les plus vulnérables en plein covidisme !
Soutien et amitié
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L’ex-préfet de police de Paris #Lallement nommé secrétaire général de la Mer ! Mais quelle honte !
Vu son bilan effroyable, il devrait se cacher à vie dans sa grande casquette !
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Enfin un propos sensé de Marine Le Pen
@MLP_officiel
Alors qu’une large majorité des Français est opposée à l’allongement de l’âge de départ à la retraite, Elisabeth Borne n’exclut pas l’utilisation du 49.3. S’ils persistent, nous déposerons une motion de censure et nous voterons toutes celles qui seront déposées.
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JBAragon #JusticePourLesSuspendus
« Bonjour, je suis sapeur-pompier depuis 1990, j’ai 53 ans, je m’appelle Frédéric, en 2020 j’ai reçu la médaille d’or… par les mêmes qui m’ont interdit d’aller travailler en 2022… »😮😮😮😢😢😢😡😡😡
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Blemont Denis
Le type qui est Ministre des Finances depuis 6 ans et qui a fait 600 milliards de dettes dont 250 pour une fausse pandémie vient de dire : « La France est à l’euro près » !!!!!!!!!!!!!!!
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Et ne pas oublier celle-là : le 21/09 dernier Macron a promis de verser 1,6 milliard d’euros au fonds mondial(iste) de Bill Gates !!!
Au moment de l’Assemblée générale des Nations Unis, il paraît que la délégation russe a été particulièrement sollicitée (même par les ministres des affaires étrangères d’Allemagne et de France).
Et Lavrov, le ministre des affaires étrangères russe s’est vu contraint de rester plusieurs jours du côté de l’ONU. Tellement il avait de rendez-vous. En voici la liste (peut-être même pas complète) :
le Groupe des ministres des affaires étrangères Amis de la Charte des Nations Unies,
le Secrétaire d’État du Saint-Siège,
le Premier ministre de Saint-Vincent et Grenadines,
la ministre des affaires étrangères d’Indonésie,
le vice-président du Sud-Soudan,
les ministres des affaires étrangères des BRICS : Brésil, Inde, Chine, Afrique du sud,
le ministre des affaires étrangères de Panama, du Bahreïn, de la Hongrie,
-le Secrétaire Général de l’ONU
-le Président et le ministre des affaires étrangères de Serbie,
-le Président de Guinée-Bissau,
-les ministres des affaires étrangères de Syrie, du Mexique, de Cuba, d’Éthiopie, du Nicaragua, de l’Érythrée, de Jordanie, du Mali,
les Ministres du Conseil de Coopération du Golfe : Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar
le Président du Conseil de Transition du Soudan,
le ministre des affaires étrangères du Laos,
le ministre des affaires étrangères de Guinée Équatoriale.
Lavrov s’est fait une joie d’en faire un résumé dans une vidéo et a conclu : «Désolé,nous ne sommes pas isolés». .
Présent à Melitopol, dans la région de Zaporojié à l’occasion du référendum sur le rattachement de ce territoire ukrainien à la Russie, l’observateur sud-africain Khulekani Mondli Skosana a torpillé le Président ukrainien lors d’une interview accordée à Sputnik.
« Les dictateurs, en règle générale, ne s’intéressent pas à l’opinion des gens ordinaires. Et nous voyons qu’il [Volodymir Zelensky] utilise les Ukrainiens dans sa campagne politique toc. C’est un pur comédien et une marionnette de l’Occident. Nous le considérons comme un criminel », a-t-il lancé.
L’observateur dresse des parallèles entre le régime de Kiev et celui de l’apartheid qui pesait sur l’Afrique du Sud de 1948 à 1991:
« Il y a une similitude très sérieuse entre le régime de l’apartheid en Afrique du Sud et le régime de Zelensky. Ils ont les mêmes sponsors et les mêmes tactiques. Ils ont tendance à séparer les gens selon leur origine ethnique ».
Les droit de l’Homme sont valables non seulement pour les Américains, mais également pour les habitants de Zaporojié ou du Donbass, a-t-il conclu.
J’ai écrit hier ou avant-hier que la Russie et ses nombreux alliés seraient peut-être amenés à laisser tomber l’ONU.
En fait, c’est peut-être l’inverse qui est en train de s’amorcer. Et ils se pourraient qu’ils en deviennent l’élément de force et plus encore moteur dans les années à venir. Pour mettre au rencart l’Otan et toute cette mouvance mondialiste de messianistes protestanto-judéo-maçons (de faux « démocrates », « socialistes », « écolos », de sionistes et d’adeptes des théories sociétales les plus brumeuses et délirantes, etc.) qui le noyautent et qui ne représentent que 15% des terriens (que ces derniers le veuillent ou nous).
Cet appréciable exercice de redressement paraît s’amorcer présentement autour des membres du Groupe des Amis pour la Défense de la Charte des Nations Unies, entité née sauf erreur pendant le covidisme en 2021 qui, si mes sources sont à jour, comportent 18 pays, du moins 18 nations fondatrices dont certaines ne sont pas des moindres :
L’Algérie, l’Angola, la Biélorussie, la Bolivie, le Cambodge, la Chine, Cuba, la République démocratique populaire de Corée, la Guinée Équatoriale, l’Érythrée, l’Iran, la République Démocratique Populaire Lao (Laos), le Nicaragua, l’État de Palestine, la Russie, Saint Vincent et les Grenadines, la Syrie et le Venezuela.
Tous peu ou prou victimes de l’impérialisme siono-anglo-saxon et affidés et de l’Otan.
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Donc en Italie, comme prévu et déjà plus ou moins programmé par les media italiens et autres avant même les élections, c’est la dite droite qui prend le relais.
Dans les semaines qui viennent, les Italiens devront vite déchanter. Si « l’extrême-droitiste » Meloni, qui semble déjà avoir, sinon le vent en poupe, mais le melon, est nommée cheftaine du gouvernement, elle choisira comme ministre de l’économie et des finances :
— soit Giulio Tremonti, 75 ans, ardent partisan de l’euro, ex-ministre de l’Économie-Finances du gouvernement Berlusconi de mai 2008 à novembre 2011 que ce dernier avait mis dehors à cause de «son intransigeance sur la politique d’austérité»
— soit Fabio Panetta, 63 ans, autre fanatique de l’euro, ancien Directeur Général de la Banque centrale d’Italie, membre actuel du comité exécutif de la Banque Centrale Européenne où il est en train de plancher sur l’euro numérique. Il se dit qu’il aurait déjà été recommandé par Draghi à Meloni « dans une conversation confidentielle » (sic).
Ajoutons encore que le choix de l’un ou l’autre se ferait pour «rassurer les chancelleries étrangères »!
« Formule typique du totalitarisme européiste qui consiste à expliquer qu’un gouvernement élu doit d’abord se soumettre à l’Union Européenne avant d’envisager de prendre des mesures souhaitées par les électeurs » (F. Asselineau).
Le parti dit communiste français n’a pas à s’en faire et n’a donc rien à craindre — et devrait d’abord se renseigner avant de mettre à la une de l’Humanité ce titre grotesque :

D’autant que les faux opposants « de droite » (Meloni, Salvini, Berlusconi) ont par ailleurs élaboré un programme commun où il est question du «respect des engagements envers l’OTAN et du soutien à l’Ukraine face à l’invasion de la Russie».
Comme l’a écrit le Figaro : « la droite italienne fait les doux yeux à l’Union Européenne ». Et c’est le moins que l’on puisse dire !
Les électeurs sont déjà trahis et auraient du s’informer un peu avant.
Et comme conclut F. Philippot :
« Mais les promesses de « servir l’intérêt national et la Patrie » buteront vite sur le mur de l’UE, de l’euro, de la CEDH et de l’OTAN ! Trahir ou en sortir ! »
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Il faut comprendre que l’offensive otanesque contre la Russie remonte déjà aux bombardements contre la Serbie lors du démantèlement de la Yougoslavie, s’est poursuivie avec l’agression, par islamistes interposés, de la Syrie, et actuellement en Ukraine grâce à la bande de toqués et corrompus qui sont à la tête de ce qui reste d’État (et dont l’empire n’a rien à faire sur le fond).
Et qu’elle s’étend à ses alliés. L’autre jour c’était la provocation de Pelosi à Taïwan, ce sont maintenant des émeutes fomentées à l’intérieur même de l’Iran sous un faux prétexte, alors même que les sionistes arment, dit-on, à la fois l’Azerbaïdan contre les Arméniens et les Kurdes pro-occidentaux aux frontières iraniennes.
Et quand on sait par ailleurs que les étatsuniens volent tranquillement le pétrole à l’Est de la Syrie grâce aux idiots utiles des dites « Forces démocratiques syriennes » qui contrôlent les principaux champs pétroliers de Syrie.
© Sputnik le 25.09.2022
L’évolution de l’Onu, l’avenir de l’ordre mondial, le positionnement de Moscou face aux problèmes internationaux et le rôle déstabilisant de Washington, ont été les principaux sujets abordés par le chef de la diplomatie russe à l’assemblée.
Ce 24 septembre, à l’Assemblée générale de l’Onu, le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueї Lavrov, a formulé la vision russe du développement de l’organisation, ainsi que les défis majeurs à relever pour la stabilité internationale, dont la politique agressive des États-Unis.
Évolution du Conseil de sécurité de l’Onu
Moscou plaide pour l’élargissement du Conseil de sécurité de l’organisation des Nations unies..
« Nous voyons des perspectives de la démocratisation du Conseil de sécurité uniquement dans la présence accrue et indispensable des pays de l’Afrique, de l’Asie et de l’Amérique latine », a indiqué le chef de la diplomatie russe.
La Russie considère le Brésil et l’Inde comme « des acteurs internationaux clés et des candidats dignes d’être membres permanents du Conseil ». Dans le même temps elle prône la nécessité de « relever le profil de l’Afrique ».
Assurer le respect de la Charte des Nations unies
Moscou appelle tous les pays-membres de l’Onu à rejoindre le Groupe des amis pour la Défense de la Charte des Nations unies fondé en 2021 dans le cadre onusien.
« Aujourd’hui, il importe que tous les États-membres confirment leur attachement aux objectifs et principes de la Charte afin de rétablir la responsabilité collective pour les destins de l’humanité ».
Choisir l’ordre mondial futur
Pour la Russie, ainsi que pour « tout observateur impartial », il est clair que « l’avenir de l’ordre mondial est en train d’être tranché ».
« Les pays ont entre les mains le destin du monde. Soit celui-ci sera dominé par les intérêts d’un hégémon, qui obligera tout le monde à vivre selon ses règles. Soit ce sera un monde démocratique et juste, sans chantage et intimidation des indésirables, sans néonazisme et néocolonialisme… »
Moscou a déjà choisi le second modèle et, en compagnie de ses alliés, avance dans cette direction, a noté le ministre.
Washington se considère « Messager de Dieu »
S’étant déclaré « maître du monde », pour ne pas dire « Messager de Dieu » sur Terre, Washington a endossé la responsabilité de décider du destin des nations entières.
Mais toutes les interventions américaines, que ce soit en Yougoslavie, en Irak, en Libye ou en Syrie, n’ont apporté que la mort et la souffrance à des centaines de milliers de civils, a rappelé M.Lavrov.
« Les intérêts de l’Occident ont-ils été lésés au moins dans l’un de ces pays? Ont-ils interdit l’anglais ou des langues d’autres pays de l’Otan, les médias ou la culture occidentaux? Les Anglo-saxons ont-ils été proclamés « non humains » ou été pris pour cible par des armes lourdes?
Quels sont les résultats des aventures des États-Unis au Proche-Orient? Une meilleure situation en matière des droits de l’Homme? Une situation politique et sociale plus stable? La croissance du bien-être de la population? Nommez un pays où la vie s’est améliorée après une intervention musclée de Washington »
Les États-Unis veulent arrêter le « cours de l’histoire » en faisant du monde entier leur « arrière-cour », à son avis.
Confrontation de l’Occident avec Moscou et Pékin
Avec Washington en tête, l’Occident déclare ouvertement vouloir désintégrer et « effacer de la carte politique du monde » la Russie qui a choisi la souveraineté et l’indépendance.
L’Ukraine n’est qu’un « élément jetable » pour l’Occident dans la lutte contre Moscou.
« L’Otan a proclamé la Russie une menace directe sur la voie vers la domination totale des États-Unis dans le monde », a rappelé le chef de la diplomatie.
En même temps, La Chine est définie comme un « défi stratégique à long terme » pour les États-Unis.
[nihil obstat, imprimatur. jpf]
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1 / Merci d’abord à Afrique Media. Je constate donc que si je veux être informé, moi qui habite en fRance, donc dans un pays maintenant du Tiers-Monde au régime totalitaire, je dois m’informer auprès d’un site africain francophone.
2/ Je ne peux qu’acquiescer aux propos tenus par le calme et pondéré Sergueï Lavrov. Tout est parfaitement résumé.
Ce que j’aurais envie de retenir pour l’avenir, proche ou plus lointain, est que les Russes et leurs alliés, de plus en plus nombreux en nombre de pays et en nombre d’habitants, ne reculeront pas, non seulement au niveau de la mise au pas de l’Ukraine mais plus généralement de l’Occident dégénéré.
Qu’ils vont renforcer de plus en plus leurs rapprochements attendus, avec tout un tas de pays en Afrique, Asie, Amérique latine, etc. et développer tout un ensemble d’organisations internationales adéquates genre BRICS et Organisation de Coopération de Shanghai.
Et qu’ils vont laisser tomber à terme, ou voir de loin, toutes les instances internationales corrompues et gangrenées par la maffia mondialiste telles que la Cour Pénale Internationale, l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe, l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique.
Voire à terme des machins comme l’OMS ou l’ONU, eux aussi parfaitement décadents. En créant, qui sait ?, avec leurs nombreux pays alliés, peut-être d’autres instances internationales parallèles.
Lavrov a parfaitement résumé en une phrase toute la « philosophie politique » de l’empire occidental : « C’est peut-être un salaud, mais c’est mon salaud » qui est à la base même de ce qui se passe actuellement en Ukraine ou de ce qui se passait hier en Syrie, sans vouloir remonter plus loin dans le temps.