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TRISTES REBELLES

*

À LA SUITE DE L’ARTICLE DE ROBERT PIOCHE DE CE JOUR.

Ce que je trouve scandaleux dans cette misérable provoc. des punkettes russes au nom collectif amerloque (évidemment !) ridicule (Pussy Riot, quelque chose comme Émeute de Chatte) est qu’elles s’élèvent contre leur condamnation et qu’il y ait à travers le monde des crétins milliardaires, friqués et pseudo-artistes pour crier au scandale d’une condamnation.  

Je suis pour la liberté intégrale d’opinion, d’expression, de diffusion. Que le sous-art décadent punk (tiens, ça existe encore ?) s’exprime s’il en a envie, qu’un dégoût de la religion s’exprime si elle a envie dans une « prière punk à la Sainte Vierge »,  qu’un dégoût vis-à-vis de Poutine s’exprime avec le désir de « chasser Poutine » (pour mettre qui ou quoi à la place, on l’ignore ?). 

Je ne suis pas pour la répression, surtout pour un acte aussi puéril. Moi aussi, j’ai été jeune et j’ai été puéril et j’ai enfreint plusieurs fois les lois. Ou j’ai appelé à la Révolution ; d’ailleurs j’appelle encore à la Révolution, non pas pour renverser Poutine mais l’immonde  Capitalisme international. Donc je comprends.  

Je comprends d’autant mieux que personnellement, j’ai passé ma vie à subir l’ostracisme et l’échec social par mes attitudes et mes propos.  Autrement dit je me considère au moins un peu en-dehors, c’est-à-dire rejetant et étant rejeté à la fois par les normes politiques et d’arrivisme dominants.  

*

Mais le problème est que cet acte a été fait au sein d’une église orthodoxe, rien de moins que la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou, autrement dit l’équivalent de Notre-Dame de Paris, de la Kaaba de la Mecque ou de la Grande Synagogue de Jérusalem. Et dans un but évident de provocation.

Les punkettes ont choisi leur lieu, ont eu le temps d’installer tout leur « matos », tout loisir de rendre leur acte public, mais pas poussé la bravoure jusqu’à montrer leur visage (cachées par des cagoules).   Pas folles les guêpes, mais ça n’a pas suffi.

Or, il se fait que la Russie, quoi qu’en disent les uns et les autres, est un État de droit avec des lois.  Une église n’est pas la rue, ou une salle de concert, du moins de ce genre de concert « profane » et improvisé sans accord de qui que ce soit, ni un lieu de débat politique, ni un endroit où tout un chacun peut faire ce qu’il veut.  Qui passe outre doit s’attendre à en subir les conséquences et à se voir inculpé de tel ou tel délit prévu par des articles de loi. 

Que ces lois soient injustes, trop sévères, voilà le sujet à débattre.

Qu’il soit interdit d’interdire en est encore un autre.  

Mais une église bien qu’accueillant des personnes est un lieu privé.  Certes ouvert à tous, croyants de toutes obédiences comme non croyants d’ailleurs, une église est avant tout un lieu de recueillement religieux, ou d’admiration, d’émerveillement d’ordre esthétique, voire un refuge, enfin quelque chose qui relève du Beau et du Sacré.  D’autres usages y sont possibles, mais illicites, transgressifs ou blasphématoires ;  et au risque d’en subir les conséquences.  Je pense ici à un texte coquin de Robert Pioche. Autre sujet également.

Les punkettes devraient comprendre que si elles sont venues massacrer l’Art et le Sacré dans une église, confondant art, agit-prol (enfin pas si prolo que ça), religion et politique, il est tout à fait logique et attendu qu’on ait jugé qu’elles avaient « vandalisé » cet édifice religieux.  Je trouve même que le jugement est correct sur la définition du type de délit, car il ne semble pas (du moins de ce que j’en sais), aucunement, qu’il soit fait allusion au fond (propos tenus, style de musique…) mais à la forme (s’accaparer avec quelques dégâts un lieu privé et religieux).  C’est un peu comme s’accaparer un drapeau national et marquer qu’on ne le respecte pas en le brûlant par exemple.

J’ai connu autrefois une bande de jeunes, dont un fils de gendarme, qui s’étaient retrouvés avec un procès sur le dos pour avoir volé le drapeau au haut de l’entrée d’une gendarmerie.  Certes, ils n’avaient pas eu deux ans de camp, c’est de ça que l’on peut discuter, non de l’existence ou non du délit car dans les deux cas, il y a bien délit ; à défaut de quoi plus rien n’est respectable (et c’est de plus en plus le cas rien qu’avec tous ces graffiti et autres tags) et l’on finira par voir les gens faire du commerce ou du racolage dans les églises comme cela existait dans notre Moyen-âge où les églises servaient aussi de cimetière.     

*

Le révolté sincère mais jeune et naïf s’imagine qu’il peut impunément jouer au rebelle.  Mais, il a du mal à comprendre qu’il y a provocation et provocation : celle qui ne coûte rien et est encouragée par la société et celle qui se paye comptant (ou pas content d’ailleurs, comme ajouterait Coluche).  Qu’il y a d’un côté des professionnels de la contestation qui ne contestent rien d’essentiel et renforcent le système ; et de l’autre la vraie contestation qui elle, n’est pas un jeu, ni une vue de l’esprit, ni un fonds de commerce.  Où l’on paye de sa personne, cash.

Le vrai seul scandale est qu’on puisse condamner aussi lourdement pour si peu.  Mais après tout, est-ce si peu ?  Et peut-on, doit-on laisser faire ce genre de choses en un tel lieu ?  Le seul vrai scandale est qu’il existe encore des camps en Russie.

Donc, je suis le premier à admettre que deux ans de camp soit excessif, je n’en disconviens pas.  Mais finalement qu’est-ce à côté des vies ruinées des opposants russes des temps passés, sans même remonter jusqu’à Staline, qui eux luttaient tout seul et pratiquement sans soutien de qui que ce soit et surtout pas des masses de veaux amorphes « soviétisés » qui ont changé de maîtres mais non de mentalité?

Je parle des russes, je pourrais parler de n’importe quel autre peuple, dont le peuple de France (de ce qu’il en reste).  C’est kif-kif, toujours la même lâcheté générale et esprit grégaire.  J’ai encore le souvenir des opposants et autres contestataires d’Allemagne de l’Est qui rêvaient idéalistes, d’une véritable société non capitaliste et qui ont été balayé en quelques jours une fois que la masse amorphe a abandonné le capitalisme d’état pour se tourner vers le capitalisme privé.   Qui évoque encore les dissidents, les gens des camps et des hôpitaux psychiatriques ?  Tout le monde s’en fout…

J’aurais donc envie de dire à ces russettes : d’une part qu’elles ont une langue de grande culture, quoi que les crétins en disent, alors pourquoi s’affubler d’un nom non seulement débile mais ricain ; d’autre part que pendant les deux années elles pourront essayer de sortir de la sous-merde punk et tenter de progresser ; enfin qu’elles doivent assumer leurs actes.  La rébellion véritable n’est pas un jeu anodin.  Je dirai en particulier à la brunette (?) qui porte avec fierté un tricot ou trône un poing levé et un « No Pasarán » que le slogan de la Guerre Civile espagnole et le symbole prolétarien méritent mieux, et d’une que de la sous-musique punk, et de deux que de se plaindre d’une condamnation pour ses idées que l’on a largement provoquée.      

Quand on a des idées qui ne sont pas celles de tout le monde ou qu’on enfreint sciemment les lois (qu’elles soient justes ou injustes, c’est un tout autre sujet) il faut s’attendre à en subir les conséquences et donc les assumer. Assumez votre statut de « chattes émeutières ». Ou alors vous n’êtes que du bluff, du mauvais bluff.

Et cracher à la tronche récupératrice des milliardaires du « chaud-bise », ses faux rebelles, faux artistes qui n’iraient certainement pas sortir des provocations qui ne coûtent rien. Ces encombrants soutiens.

Petites naïves, jamais Madonna (la Madone, soit dit en passant, tel est son faux-nom) n’ira dire au milieu de la synagogue de Jérusalem par exemple, que le gouvernement de la Palestine occupée est ignoble, d’autant plus qu’elle adore le colonialisme juif, la rebelle !!!  

*

À écoutez parmi d’autres :

http://www.youtube.com/watch?v=TwLLdqR5BFE

http://www.youtube.com/watch?v=ebdqgXyZ56w

http://www.youtube.com/watch?v=RX4VqvOPiNk

http://www.youtube.com/watch?feature=fvwp&v=GHUoC9o0ja0&NR=1

http://www.youtube.com/watch?v=w_Twgu63nAQ

 

                Trabajador, no más sufrir,
el opresor ha de sucumbir.
Levántate, pueblo leal,
al grito de revolución social.
Fuerte unidad de fe y de acción
producirá la revolución.
Nuestro pendón uno ha de ser:
sólo en la unión está el vencer.

 

VOMITORIA *

* vomitoires, portes de l’amphithéâtre conduisant aux gradins et offrant un dégagement à la foule (le Gaffiot)

À lire :

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/08/13/ceremonie-de-cloture-des-jeux-olympiques-de-londres-ca-lolympe-des-jeux-septiques-oui-des-jeux-de-fosses-septiques/

ÔOO… LA CRISE ! (COLUCCI)

D’aussi loin que je puisse remonter dans mes souvenirs, même au temps des Trente Glorieuses de la « Reconstruction » et du M.R.U. (ministère de la reconstruction et de l’urbanisme), j’ai toujours entendu parler de crise économique… sociale… « sociétale » comme on dirait de nos jours où il existe des « comportements citoyens » (autrement dit « lèche-bottes du système ») et une « société civile » (i.e. la classe de la petite bourgeoisie intermédiaire des sous-offs.)

Das Kapital est le Kronos des temps dits modernes, de la décadence humaine et culturelle, le pouvoir des savants fous et ivres de leur portion partielle et partiale de savoir et de technique, plus prompts à servir le Mal que le Bien.  

 William Blake – Kronos Devours his Children.

Le Capital ne vit que de dépossessions des biens (patrimoine naturel en particulier), des savoirs, des savoir-faire, d’extorsions de fonds, de vols organisés, d’esclavage salarié, d’exploitation, de domination, d’oppression idéologique et même religieuse, et de répression quand nécessaire de la masse humaine,  de  destructions récurrentes  de la nature et des hommes, de guerres, de fourberies, de mensonges, de vent (le fric),  de renouvellement incessant de la consommation, de pauvreté au sein même de la surproduction, de destruction de nourriture, de gaspillage, de pacotille ou de technologisme mortifère, de croissance imbécile, d’immoralisme ou d’amoralisme on ne sait plus, et de dévalorisation intrinsèque ; en un mot de « crise ».  L’extorsion de plus-value disait Marx, ce con de la bourgeoisie de gauche autoritaire et étatiste ; moi je dirais du bon bout de la chaîne d’argent (de ceux qui la lance).  Fric, pouvoir, manipulation des esprits, c’est tout un et c’est kif-kif.      

En rangeant d’anciennes revues je suis tombé sur ce titre :

 

C’était l’époque de « la crise pétrolière » je crois, la fin des Trente Glorieuses, quand « ces salauds de bédouins et autres sous-développés » entendaient imposer leur propre prix du baril de « l’huile de pierre ».

J’y ai lu des phrases totalement applicables à notre époque et aussi des prédictions fausses, mais surtout j’ai eu le sentiment diffus, avec le recul, que tout est organisé, je veux dire que le désordre capitaliste avait ses meneurs des hommes du commun. Inconnus pour la plupart et sans aucun titre électif, ni valeur et encore moins sagesse particulière…   

Je me souviens d’un sketch de Coluche, de la même époque, sous Valéry Ier,  où le comique se moquait de Barre : « c’est la crise… on n’est pas sorti du tunnel… deux millions de chômeurs, etc. ce n’est que le début de la crise, elle ne vient que de commencer… attention, elle peut encore faire mieux… la crise, elle n’a pas dix ans et à dix ans on n’est pas fini… elle va encore grandir… »  Que dirait Coluche de nos jours ?

Le capitalisme c’est la crise, la crise permanente, comme d’autres évoquaient « la révolution permanente »…

C’est son état j’allais dire « naturel », mais il n’y a rien de naturel dans le capitalisme, c’est l’autre nom de la dictature de la bourgeoisie sur l’humanité toute entière : dictature du pognon en premier lieu ; de la médiocrité cynique en deuxième lieu ; de la bêtise érigée en modèle suprême par les savants eux-mêmes en dernier lieu.  Le tout bien servi autant par la gauche (jusqu’à son extrême) que par la droite (jusqu’à son extrême également), sans oublier le centre qui est un salmigondis des deux précédents  qui ne sont que des oppositions illusoires, grotesques, pour amuser la galerie,  du type « peste ou choléra », du genre « blanc bonnet et bonnet blanc », de l’espèce « serrer la vis ou la desserrer,  évidemment en toute modération prudhommesque ».

Ou encore, c’est le choix entre « à sec ou avec vaseline, choisis ton camp, camarade ! »

Oui, et encore plus présentement, « l’espèce humaine est une pollution »

 (cf.http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/08/09/y-a-t-il-des-terriens-sur-la-terre-pollution-humaine-sur-mars-autos-six-millions-de-morts-en-trois-ans-lunivers-daaron/),

surtout sous le « progrès technologique » uni au Veau d’Or, à la mort des vraies valeurs humaines et du vrai sacré, des arts, de la poésie : en un mot sous la décadence capitaliste.  Le flouze, le blé, l’artiche, le pognon, le fric… c’est hideux et ça ne mène à rien de bon. Les banques, le FMI, les bourses sont à détruire.

 

José Bové : « Oui, on peut tirer le loup ! » (bis repetita)

Bové écolo de mes deux, drôle d’humaniste ;

aussi écolo que la plupart des Verts, c’est-à-dire pas beaucoup ;

grand copain des productivistes, des « croissancistes », des « technologistes » (de gauche en particulier) ;

grand défenseur de l’homme quand il est question de mariage homosexuel, d’adoption homosexuelle ou …

d’OGM, sans doute uniquement parce que tu te sens exploité par les « gros », parce que l’industrie agricole ruine ton petit commerce (« Ch’uis qu’un pauv’ paysan ! » comme disait Fernand Reynaud) ;  

mais semble-t-il  ennemi de la nature sauvage et de la Terre ;

tu n’es qu’un médiocre politicard, un syndicaleux plus néfaste qu’utile.

Mais ce n’est pas d’aujourd’hui.

Bové le beauf de l’écologie ! Je ne serais pas étonné que tu sois chasseur, tu en as toute la goule (je veux dire la tronche et le baratin)…

Que dis-tu de l’écolo, le vrai, recherché par Interpol ? Que penses-tu de la destruction de la planète, faune, flore, minéraux… par la folie bourgeoise et populacière sans foi, ni loi, décadente ?

Que fais-tu de remarquable, écologiquement parlant, au parlement européen, petit Poujade de l’écologie (sic) ?

 

TOUT EST DIT

J’ai lu hier : encore un connard de surfeur grièvement blessé par un requin à la Réunion qui allait titiller cet animal à proximité d’une réserve naturelle.  Malheureusement pour le demeuré, les requins n’en ont rien à cirer des humains et ils ne savent pas lire, ils défendent fort justement  leur peau.  Rien à foutre, pas plus que les poissons au large de la centrale nucléaire de Flamanville où il est écrit : Pêche Interdite (véridique !).

Cet abruti de surfeur est le même genre de type qui route en 4×4 ou en moto « verte »  sur les sentiers de montagne, les dunes « protégées », les petits chemins des bois et des forêts, qui balance ses bouteilles de mauvaise bière de beauf dans la nature, qui prend la mer dans son voilier de taré qu’il sait à peine manœuvrer et  quand bien même les autochtones restent au port et qu’on annonce une tempête, ou se lance néophyte en haute montagne ou en dehors des pistes skiables, alors qu’on prévoit un orage ou des avalanches, et finit en toute logique par dévisser ou emporté par un torrent prévu de neige.

Son sort d’abruti qui ne sait même plus ce qu’est la nature et la vraie vie terrestre, qui sort de sa ville en ignorant et en conquérant, en matamore inculte et irrespectueux, m’est totalement indifférent.  Par contre, celui des requins m’intéresse nettement plus. Comme celui du sous-sol (après le charbon, le pétrole et j’en passe, voilà le gaz de schiste…) ou de la couche d’ozone et autres couches atmosphériques, polluées par exemple, par les avions prioritairement utilisés par la classe internationale des apatrides, ou plus exactement des élus au-dessus des patries qui nous engluent dans la décrépitude du Veau d’Or et du technologisme.

Par contre (en cela et en bien d’autres choses,  je suis totalement en accord avec Robert Pioche), ce qui me gêne c’est la réaction de ceux qui (du haut en bas de l’échelle sociale) verraient bien une Terre sans aucun autre animal nuisible que l’homme, entièrement goudronnée et bétonnée ; sans flore, fruits et légumes ; si ce n’est d’utilitaires produits artificiels. Avec une masse humaine dépossédée de tout l’essentiel, je veux dire des moyens de survivre et de se reproduire.  Mentalité de chasseur pour le plaisir, de prédateur et de progressiste à la sauce capitaliste privée ou étatique, amerloque ou stalinienne, ou capitalo-communiste à la chinoise.  Mentalité de crétin.  Retour en arrière de plusieurs siècles.

Il en va de même par exemple, avec le tourisme « nautique », les croisières pour la masse d’abrutis friqués (enfin, même plus tous de nos jours, loin s’en faut) en des H.L.M. des mers hideuses et interchangeables, comme tout ce qui sort des mains de l’homme depuis le début de la dictature bourgeoise, et surtout à chaque fois qu’une activité quelconque devient un produit de masse et se démocratise.

L’homme est le plus taré des animaux !!! L’intelligence du mal et du moche ; la masse humaine consommatrice est une calamité ; ceux qui dirigent sont des salauds, des cyniques et des abrutis ; tout à la fois… La bourgeoisie maffieuse (le fric, le commerce, la destruction) est une ordurerie et le populo esclave est con comme une bite, sans révolte, amorphe (électeur!!!).  Voire satisfait du « progrès » !!! Et généralement quand il se bat c’est sur des objectifs sans intérêt (pour remplacer un tyran ou une tyrannie par un autre ou une autre ; ou pour faire appliquer la loi… qu’il n’a jamais votée), sur des éléments accessoires, sur les effets mais non, au grand jamais, sur les causes. Et après nous, le déluge biblique…

Ainsi, alors que la seule préoccupations des vénitiens devrait être : comment isoler et protéger Venise de la prochaine et prévue remontée des eaux, de la pollution récurrente, de la proximité d’usines, du mauvais goût, de l’exploitation touristique, et de la connerie humaine surtout contre laquelle il est toujours et constamment nécessaire de se gendarmer  ; autrement dit : de la lente dérive de Venise vers sa mort programmée ; donc en élevant le débat, je dirais d’une manière aristocratique et non bourgeoise et populacière ; Tecnomania, la mauvaise sorcière des minables, de leur folie des grandeurs, pavoise avant de sombrer devant les assauts attendus de la bonne fée Badanà, celle qui fait suffoquer, rendre haletant, à bout de souffle surtout à cause de la chaleur (la chaleur du réchauffement climatique), celle qui traite le mal par le mal.

Badanà est non seulement un mot du dialecte vénitien, mais (tel est mon vœu du moins) l’amante de Patrimonio la mâle déité du vrai et seul progrès, celui qui se nourrit à la sève et au meilleur du passé pour avancer précautionneusement vers l’avenir.  Un monde sans passé et sans poésie n’a pas d’avenir. Ce sont les poètes et autres artistes qui ont créé les langues, l’écriture, le sacré, l’essence des civilisations antiques. Certains étaient chasseurs-pêcheurs-cueilleurs, d’autres furent bergers, certains autres encore agriculteurs auscultant la nature, la nommant, analysant le parcours des astres. Je n’y vois pas beaucoup de guerriers ni de commerçants. Les pyramides et les ziggourats, les mégalithes magiques, plus près de nous les tombes étrusques ou les cathédrales sont les monuments les plus inutiles et insensés qui soient, les moins utilitaristes.  De nos tristes jours sans romantisme aucun, les robots si peu roboratifs et les savants bornés, pour l’essentiel ne créent rien… que du malheur, du laid, du nuisible. Et plus encore de la pacotille, volontairement, pour faire du pognon. Du non-art et de l’anti-art.  Un monde en plastoche pour des ombres humaines !!!

Lisez en attendant (sans attendre, plus exactement) cet article d’Olivier Mathieu consacré à la décrépitude pécuniaire, technologiste et partant bourgeoise) de la vieille cité lagunaire.

Ô bonne fée, avant qu’ils ne finissent de la détruire (patrimoine de l’humanité !!! quel grotesque !!! aussi grotesque que des jeux olympiques sous la protection de l’armée) et ne te détruise avec, avant de totalement finir décor hollywoodien, disneylandien, misère ! fasse que Venise soit à tout jamais engloutie, nouvelle Ys, dans les eaux de la décrépitude.

Voir Venise sans pigeons et sans chats et qui sait sans rats !!! maisons tremblotantes, monuments de plus en plus de guingois, assises palustres détruites par l’incommensurable imbécilité humaine… Voir Venise s’enfoncer dans la lagune, envahie définitivement par la mer, sur un air d’opéra italien de préférence… Mort, fini, enterré l’opéra, lui aussi…

Voir Venise et puis…  plus rien.

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/08/05/le-lente-agonie-de-venise-la-ville-submergee-par-une-goldonienne-trop-goldonienne-humanite/

Y A BON PASSE-PARTOUT !

Un ami me disait tout récemment :

– Non seulement les noirs courent plus vite que les blancs (surtout devant les balles des guerres tribales), mais avec ce qu’ils trimballent entre les jambes, je me demande comment ils font ; comment ça ne peut pas les gêner.  C’est incroyable, ils gagnent malgré ce lourd handicap.  

– Mais ce n’est pas un handicap me rétorqua sa délurée copine, enfin, pas pour moi ; et puis, ils ne bandent pas en courant ; et puis ils n’ont pas des « cojones » grosses comme celles d’un taureau, il ne faut quand même pas exagérer.  Enfin, ça se voit bien que vous n’y avez jamais goûté.

– Ben non, repris-je, je suis dois-je te le dire, est-ce correct, un affreux hétérosexuel, et comme tu peux le voir blanc de surcroit, ce qui n’arrange rien de nos jours.  À cause de tous ces salauds de bourgeois blancs qui dirigent le monde, se reproduisent entre eux mais voudraient nonobstant, nous imposer un monde unicolore, uni-pensant, ou plutôt uni-amorphe, du genre gris sale.  Ils exploitent les noirs en Afrique (n’est-ce pas BHL ?) et en font des mercenaires au service de leur cause sportive par exemple, en ce qui reste d’Europe européenne…

J’allais continuer sur le sujet, embrayer sur l’hypocrisie du métissage, de l’antiracisme, lorsque mon ami plus préoccupé de sexe que de politicaillerie capitaliste internationale, m’interrompit en ces termes :

– Je rigole, car ce qu’il y a de sûr, c’est qu’autrefois si tu t’étais battu à poils, à la lutte par exemple, en combat public, contre un noir, tu aurais certainement été le premier à débander de trouille ; et là tu aurais été déclaré manu militari « vaincu » ; et qui disait « vaincu » à l’époque, disait se faire entuber illico presto par le vainqueur. Le public s’en pâmait d’aise. C’est écrit dans tous les bons livres de l’antiquité gréco-latine.  Et ça devait sans doute se passer comme ça, en toute virilité comme dirait l’autre, aux jeux olympiques, forme humanisée des guerres fratricides hellènes, où par respect pour elles (c’était alors la forme du respect), les femmes n’étaient conviées que comme spectatrices, et encore je ne suis pas sûr…  

–  Ouais, ouais, je repris, cause toujours, de nos jours c’est fini tout ça !  Quoi que ça ne manquerait pas d’air ces sodomies.  Est-ce que ça sonnerait la fin des jeux olympiques modernes, ou bien l’inverse ? Enfin, bon ! 

Et me tournant vers sa copine, j’ajoutais spécialement pour elle :

– Ce n’est pas la taille qui fait le plaisir.  Et ce n’est même pas le plaisir bestial (celui du simple caniche comme disait Bardamu) qui fait l’amour.  Beaucoup d’hédonistes semblent confondre les deux. Et je ne sache pas que le « divin marquis », qui pour moi n’a rien de divin, ait jamais écrit une seule fois le mot « amour » dans sa copieuse, souvent lourde et redondante, mais aussi hétéroclite littérature.  De même en fut-il de Sader Masoch.  Livres à lire uniquement de la main gauche sauf en de courts passages «philosophiques».

J’achevais sur la taille, par :

– Certes les jeunes romaines de bonne famille se faisaient déflorer en compagnie, ou plus exactement sous le regard bienveillant et attentif de matrones, par l’énorme phallus en marbre d’un Priape au cœur d’un temple sacré.  Mais c’était pour les préparer à être mère, à tester les accouchements futurs… Mesure d’hygiène et crainte d’un passage trop étroit, des césariennes à venir qui se terminaient le plus souvent par la mort de la parturiente : de souffrances, de non-rétablissement des chairs et des muscles coupés, plus banalement de septicémie.

– Ah, bon dit mon amie… j’ignorais cette histoire.

– Eh, oui, tant que le christianisme n’avait pas pourri l’esprit antique, le sexe était la chose la plus naturelle du monde, mais aussi parfois très cruelle, je pourrais t’évoquer, parmi bien d’autres pratiques antiques, les prêtres auto-castrés de Cybèle. 

Mais comme je voyais que mon amie commençait à changer de tête, j’ajoutais pour la rassurer :

– Plus sympathique la naissance idéelle de déités, de la semence d’une divinité primordiale comme en Égypte, et en bien d’autres lieux aussi.

Puis je revenais à ma première idée priapique :

– Et oui ! En Égypte, à Sumer, en Akkadie babylonienne ou encore chez les celtes et les germains, j’ignore ; mais dans le monde gréco-latin je t’assure que l’olisbos était l’objet le plus courant des accessoires de beauté et d’hygiène de ces dames grecques et romaines des temps anciens.  Comme un peigne ou une agrafe à cheveux. Ni plus, ni moins. Onan était un dieu non nommé, ou nommé d’un tout autre nom car Onan est biblique, mais très présent.  Et toutes les pratiques buccales en particulier, à visées absolument pas reproductives ou reproductrices, étaient monnaie courante, c’était une forme de contraception ; et puis, il existait des procédés contraceptifs et l’avortement n’était pas inconnu. 

Il est d’ailleurs amusant de constater, je l’ai déjà vérifié, que le Gaffiot la somme latine de petit-prof (je pouvais parler librement ainsi, je n’ai pas ou plus d’amis enseignants depuis bien longtemps, et je ne m’en plains pas vraiment) la somme latine à l’usage des écoles est muet sur les mots du sexe tandis que le Lebaigue autre somme latine, moins bégueule, ne bégaie pas du tout sur ce sujet.  Tu y trouves à sa place « cunnus », con ; et même « cunnilingus », « qui lèche le con » en toutes lettres, c’est dire si tout ça ne date pas d’hier, mes amis… Tiens, un autre exemple en passant :   Apulée philosophe platonicien du deuxième siècle, d’origine berbère, qui dit-on écrivait en une langue latine très châtiée et très pure, nous évoque le « glabellum feminal » ; en bon français : le « glabre féminin », ou pour être plus clair « le sexe de la femme épilé ».  

Je me mis à ricaner.

– Tu vois, ajoutais-je en regardant mon amie, c’est la décadence romaine qui en introduisant puis imposant cette religion totalitaire du péché (et de pseudo-amour inquisitorial) qui a tout foutu en l’air pour des siècles. Mais braves moines pourtant qui n’ont pas tout censuré, et recopié comme ils pouvaient, comme ils le sentaient, comme ils ont pu le conserver contre la populace et la soldatesque « non-ignifugeuses » ; le bon grain et l’ivraie du passé, le chrétiennement correct mais tout autant le proprement scabreux, paillard ou simplement païen !  Braves moines et bons clercs sans qui, sans le travail fastidieux et lent de copie, on ne connaîtrait plus rien de la littérature antique. 

Puis je revins à mon propos premier…

– Mais ça se redresse de nos jours, si je puis dire d’ailleurs, car l’obsession présente tient justement dans les dimensions et les capacités ithyphalliques. Mais c’est curieux, rien n’évoque la bonne étroitesse d’un « bon sexe » féminin.

Mes amis me laissaient parler, monologuer maintenant :

– Autrefois du temps des civilisations de l’antiquité, certes très imparfaites et souvent cruelles, non exemptes de barbarie mais pas plus et même moins dans la démesure que de nos jours technicistes finalement, donc civilisation humaine somme toute assurée, chacun et surtout chacune, du moins dans les hautes couches de la société, agissait à sa guise.  Et j’aimerais savoir comment Sapphô et ses amies se satisfaisaient, prenaient plaisir sexuel animal, « cuniculatim » (de manière creuse en dedans), sans homme… 

– Ou plutôt si, je devine, continuais-je.  Elles avaient même le choix des tailles, puisque l’objet procurant le plaisir était artificiel et de matériaux divers.  Elles se passaient bien des lourdauds mâles pas toujours au mieux de leur forme. Enfin, tout ça pour dire que la taille ne fait rien à l’affaire et que le plaisir relève autant d’Onan et de substituts que de partenaires mâles ou femelles.  C’était du temps où en pays latin, Cunina était la bonne déesse qui protégeait les enfants au berceau.  Cunina, son nom vient de « cunae » qui signifie berceau, objet en creux comme la matrice, la « matrix » en latin, probable mot cousin de « cunnus » con et de « cuneus » coin (celui qu’on enfonce) ou encore de « conus » (cône) et de « cunica », conique.  Même l’expression « poser un lapin » en français, ajoutais-je encore, vient peut-être indirectement du latin puisqu’en cette antique langue « cuniculus » signifie aussi bien « lapin » que « trou de lapin » et plus généralement « conduit souterrain, souterrain, cavité souterraine, cavité, creux » ou encore, parmi d’autres et au pluriel : « moyen détourné ». Sacrés latins ! Saprés lapins (comme on dit par chez moi) !

Mais en attendant, mon but n’est pas de vous poser à vous-même un lapin, aussi je vous livre à suivre les liens de deux articles d’Olivier Mathieu sur ce vaste sujet.  Enfin, comme disait un copain d’autrefois : « les petites, c’est les meilleures ; elles passent partout ».  Et j’ajouterai : « elles peuvent tout faire ; elles sont bonnes à tout ». Jugeons-en…

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/07/24/merci-aux-grandes-artistes-de-la-fellation-qui-me-firent-tant-de-pipes-et-finirent-malgre-leglise-avec-le-sperme-en-bouche-semen-in-os/

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/07/27/la-fellation-ciment-dolivier-mathieu-le-doigte-ciment-de-mon-robert-pioche/

 

UN NOUVEL ARTICLE D’OLIVIER MATHIEU

Tuerie au film de BATMAN : un scoop au sujet des cheveux orange du “JOKER”, JAMES HOLMES

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/07/25/tuerie-au-film-de-batman-un-scoop-au-sujet-des-cheveux-oranges-du-joker-james-holmes/

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Enfin, comme nous dit le pote de Batman, le redresseur de torts Spiderman :

I care responsibility  for my actions.

Je prends la responsabilité de mes actions.

Ou :

Je me soucie d’être responsable de mes actions.

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Le Quichotte migrateur

Ce blog prend la suite du blog Lequichotte.unblog.fr.

Pourquoi ? Parce que je n’avais pas remarqué qu’au bout de trois mois je devais me taper des débilités publicitaires qui, me semble-t-il, gâchent mes petits articles et vont à l’encontre de ce que je dis régulièrement à propos de notre société de décadence.

Cigale ou fourmi ?

Radin, du moins radin pour tout ce qui touche à Internet, il me suffit déjà d’utiliser un logiciel payant pour réaliser des sites, certes en jachère actuellement, mais qui reprendront  je l’espère quand la bise sera venue.

Pour démarrer en fanfare, je vous livre cet extrait (et les liens correspondants) d’Olivier Mathieu, en rapport avec ce que l’on fait au temps chaud, surtout dans des lieux obscurs et toujours frais comme vous allez le lire :

http://leblogderobertpioche.wordpress.com/2012/07/24/merci-aux-grandes-artistes-de-la-fellation-qui-me-firent-tant-de-pipes-et-finirent-malgre-leglise-avec-le-sperme-en-bouche-semen-in-os/
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– « J’ai envie de te sucer.»

Elle le déshabilla, fébrilement. François sentit sur la peau de son dos la brûlure glaciale du marbre. Cachées dans un confessionnal de beau bois sculpté de noyer rehaussé d’or, d’une exceptionnelle richesse, Sara et Sasha les épiaient. Elles murmuraient. Leurs yeux brillaient. François et Laure négligèrent leur présence, ou, plutôt, s’en accommodèrent.

Babylone à Venise. Nul confesseur n’était présent. Sur l’un des prie-Dieux, Sara était assise. De l’autre côté de la cloison, là où prennent place les pénitents pour confesser leurs péchés, pour rien au monde Sasha n’eût voulu perdre le moindre détail, à travers la grille ajourée et à la lueur d’une chandelle d’Arras, de ce qui se passait. Elle sentit perler sous ses doigts lents, entre ses cuisses, une chaleur citronnée.

François promena ses regards autour de lui. Il leva les yeux vers les vitraux polychromes. Ce fut, d’abord, illusion, surprise et joie. Il avait l’impression de se trouver à l’intérieur d’un kaléidoscope. Les parois étaient recouvertes par une fresque de Giovanni Bellini. Un Saint Sébastien et une Madone y souriaient, énigmatiques. La Madone avait les cheveux, comme Laure, couleur de soleil. François immergea ses mains dans la chevelure de la jeune femme. L’organiste, sur son clavier, plaquait des accords et égrenait des gammes. Des thèmes du prêtre roux se mêlaient à la rumeur du soufflet et du pédalier, jaillissaient des tuyaux des grandes orgues. Le Temps s’arrêta. Plus que sucer, il semblait que Laure fût en train de prier.

Laure suçait. Elle suçait bien, Laure. A travers les interstices du confessionnal, François voyait rayonner les yeux de Sasha. Ils se sourirent. Les cloches battaient à toute volée, quand la lumière et la sonorité de l’église entrelacèrent leurs ondes et leurs reflets, leurs filtrations et leurs échos. François brama sa jouissance. Il avait les yeux pleins d’étincelles.

– « Laure… Si tu me suces, pourquoi l’épouser ?»

– « L’envie de me sentir une salope, peut-être. C’est toi qui m’as embrassée… Je ne sais pas ce que je veux, François. Je t’en prie, ne me rends pas les choses encore plus difficiles. »

Que Laure dise « oui » ou « non » à Jules Gratarolo, cette syllabe n’aurait qu’une seule signification : « fin ». Ce serait, pour François, une même mortification. Oui, et Laure serait Madame Gratarolo. Non, qu’est-ce qu’un non résoudrait ? Il y avait autre chose. Il y avait pire. Comme autrefois, la langue de Laure avait accompli une exquise œuvre d’orfèvre autour de son gland, entre chacune des saccades par lesquelles il avait éjaculé sa semence. Elle l’avait avalé jusqu’à la dernière goutte. Pourtant, François se demanda :

– « Ce n’est donc que cela ? »

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Un extrait d’un texte d’Olivier Mathieu sur la FELLATION, l’intégralité de ce texte est ici :

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http://wp.me/p1CzPP-42